Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 1646

  • Covid-19. Des héros et des salauds

    covid-19-heros-salauds-800x450.jpg.webp

    Dresser un bilan provisoire de l’épidémie de Covid-19, ce n’est pas seulement comptabiliser les victimes de la maladie et les effets économiques du confinement. C’est aussi s’intéresser au monde de la Santé et à sa médiatisation. Dominique Remmaker dresse un bilan incisif de cette période pour les professionnels de santé.
    Polémia

    Don et contre don

    On doit à l’écrivain Alphonse Karr (1808-1890) cette phrase un rien sibylline : « Un service que l’on rend est une dette que l’on contracte ». À la suite de Marcel Mauss et des théoriciens du don – contre don, il ne faut jamais perdre de vue en effet que contracter une dette, c’est subir en retour le pouvoir et le prestige du donneur. Un sentiment difficile pour l’ego, d’autant plus que le créancier est une construction sans chair ni os. Voici donc « les soignants », héros de vingt heures comme le gigot l’est de sept, qu’il fallut applaudir dans un élan de concorde nationale, à l’unisson des propagandistes médiatiques. Un peu comme dans le temps de la guerre – mythifié par un président qui ne l’a jamais connu –, tous montèrent au front en gants blancs et masques invisibles, contre un ennemi qui ne l’était pas moins. En face d’un simple bout d’ARN ceint de quelques protéines, notre société des droits individuels s’éprit d’un travers collectif : renoncer à la haine de classe, de caste, corporatiste, raciale, religieuse, anti-mâle blanc, progressiste, traoriste, en un mot, multiculturelle. Point de distinction entre médecins, infirmières ou aides-soignantes parmi ces professionnels qui consentirent à prendre le risque de leur vie pour leur idéal. Point de médecins nantis, corrompus et surpayés, à opposer à des personnels affamés et opprimés par un pouvoir d’essence patriarcale. Seulement de vrais courageux, altruistes et solidaires, qui s’infectèrent et parfois moururent sans distinction d’appartenance. Et dont on découvrit soudain l’importance sociale, la précarité, les faibles rémunérations et la mise en coupe réglée par la technocratie politico-gestionnaire. Des idoles, en somme, qu’il fut bon de célébrer au son des casseroles entre l’apéro et le repas du soir, durant deux mois de grande trouille nationale entretenue par les clairons mortifères de BFMTV. Ils n’en demandaient pas tant. L’ennui, c’est que ce qu’ils demandent aujourd’hui, ils ne l’obtiendront pas. Et que les groupies d’hier commencent à déboulonner leurs statues – décidément, une manie !

    Lire la suite

  • Il y a plus de glace au Pôle sud qu’il y a 40 ans

    Il y a plus de glace au Pôle sud qu’il y a 40 ans

    Le réchauffement climatique se fait vraiment attendre… L’étendue de la banquise en Antarctique a atteint 13,2 millions de km² en moyenne en juin 2020 : elle est nettement supérieure aux valeurs enregistrées en juin au cours des 3 dernières années, selon les données du Copernicus Climate Change Service (C3S). L’étendue de la banquise en juin 1980 était de 12,5 millions de km².

    La concentration de glace de mer en juin 2020 était de 10,6 millions de km² (9,6 millions de km² en juin 1980).

    Le pôle Sud est toujours le pôle Sud : froid. Les températures moyennes annuelles ont établi un record de -47 ° C en 2018.

    https://www.lesalonbeige.fr/il-y-a-plus-de-glace-au-pole-sud-quil-y-a-40-ans/

  • Thierry Mariani : “C’est la première étape vers la création d’un véritable impôt européen”

    thierrymariani.png

    Après un weekend de négociations à Bruxelles, le plan de relance à 750 milliards d’euros n’est toujours pas validé. Thierry Mariani, député au Parlement européen, réagit au micro de Boulevard Voltaire.

    https://www.bvoltaire.fr/thierry-mariani-cest-la-premiere-etape-vers-la-creation-dun-veritable-impot-europeen/

  • Plan de relance européen : encore la désunion

    FZ5BY744AITPO7ZR252GF6AFGY.jpg

    Par Mathieu Solal

    Ils voulaient la paix. En arrivant à Bruxelles, Angela Merkel et Emmanuel Macron entendaient faire de leur alliance le socle de la relance européenne. Dans la droite ligne de leur initiative historique du 18 mai, le Président et la chancelière n’avaient plus qu’à transformer l’essai en convainquant leurs partenaires de réaliser pour la première fois l’union de la dette, pour faire face à la crise qui s’annonce. Quitte à faire des concessions, ils imposeraient leur leadership à cette nouvelle Union européenne débarrassée de l’épouvantail britannique et enfin encline à resserrer ses liens face à l’adversité.

    Ils voulaient la paix, mais ils ont oublié de préparer la guerre. En arrivant à Bruxelles « dans un esprit d’unité et de compromis » vanté par leurs entourages, et avec comme unique but de défendre la proposition de plan de relance mise sur la table par la Commission européenne, le Français et l’Allemande se sont logiquement retrouvés en position de faiblesse.

    Lire la suite

  • Chloroquine Vs Coronavirus Didier Raoult Violaine Guérin Idriss Aberkane... dénoncent GILEAD

  • Europe : la déception (2008) 3/4

    Les frontières de l'Europe sont dictées par l'histoire comme par la géographie : elles s'arrêtent à l'ouest aux rives de l'Atlantique, au nord aux régions circumpolaires, au sud au Bosphore, à l'est aux portes de la zone d'influence russe. C'est à ce cadre territorial que les Européens doivent s'en tenir s'ils veulent jouer leur rôle au sein d'un monde multipolaire - ce qui n'exclut pas, bien entendu, la signature d'accords de partenariat privilégié avec leurs plus proches voisins. Mais l'absence de débat sur les frontières est lui-même lié à l'absence de débat sur les finalités. Que l'Europe choisisse de devenir une grande zone de libre-échange ou une puissance autonome implique en effet, pour les deux projets, des frontières différentes (le premier projet permet l'adhésion de la Turquie, par exemple, alors que le second l'exclut). Enfin, le problème capital de la langue de l'Europe n'a jamais été sérieusement soulevé, alors qu'il se pose d'une façon cruciale à un moment où l'Union européenne est en passe de compter près de 30 États membres. Comment l'Europe pourrait-elle fonctionner avec 25 ou 30 langues officielles, alors que les Nations-Unies n'en connaissent que cinq ou six ? L'Europe doit avoir une langue qui lui soit propre, mais qui coexiste en même temps avec les langues nationales ou régionales déjà existantes (le multilinguisme, c'est l'avenir). Si elle ne s'y résout pas, c'est évidemment l'anglais qui s'imposera par défaut. L'apprentissage d'une langue commune demanderait au moins une génération. C'est dire l'ampleur du retard déjà pris.

    Lire la suite

  • Michel Onfray évoque «une destruction des racines chrétiennes à bas bruit» après l’incendie de la cathédrale de Nantes

    1030122424_0:618:4896:3261_1000x0_80_0_1_a422ca91fa747ef481be9c59f1a40a0d.jpg.webp

    Le philosophe Michel Onfray s’est exprimé sur LCI concernant l’incendie de la cathédrale de Nantes, lequel révèle non seulement un problème de gestion du patrimoine en France, mais aussi des actes antichrétiens qui sont en réalité quotidiens et dont les médias ne parlent qu’en cas d’événement majeur.

    Samedi 19 juillet, le philosophe et essayiste Michel Onfray s’est exprimé en duplex sur LCI sur l’incendie de la cathédrale de Nantes, et plus généralement sur le patrimoine français. Il estime que celui-ci n’est pas suffisamment entretenu et que cette décision vient non pas d’un manque d’argent mais d’un manque de volonté politique.

    Lire la suite et la video sur Sputnik

  • Europe : la déception (2008) 2/4

    Parallèlement, cet économisme a donné naissance à une conception de la citoyenneté vidée de sa substance politique. Reposant sur l'idéologie transnationale des droits de l'homme, indépendamment de toute inscription territoriale particulière, cette citoyenneté ne se définit plus par la capacité de participation politique, mais par la jouissance de droits-créances dans le domaine économique ou social et par la constitution d'un espace juridique unifié, le rôle de l’État étant réduit à sa capacité «providentielle» de gestion et de redistribution des biens collectifs. Il est évident que, dans cette dernière conception de la «citoyenneté», la différence de situation, dans un pays donné, entre les nationaux et les étrangers en situation régulière devient imperceptible : tout projet politique commun ayant été évacué, la seule résidence à titre de consommateur ou d'usager ouvre droit à la citoyenneté(11).

    En 1992, avec le traité de Maastricht, on est passé de la Communauté européenne à l'Union européenne. Ce glissement sémantique est lui aussi révélateur : ce qui unit est moins fort que ce qui est commun. Le passage d'un terme à l'autre, comme l'a remarqué René Passet, « consacrait la primauté des impératifs du libre-échange sur ceux du rapprochement des peuples »(12).

    Lire la suite

  • Europe : la déception (2008) 1/4

    Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, «construire l'Europe» est l'objectif majeur des relations entre les principaux États-nations du continent. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Union européenne actuelle ne correspond pas aux nécessités de l'heure. Soumission aux États-Unis, incapacité d'une véritable décision politique, élargissement et non approfondissement, inspiration économique toujours prévalente... L'Union européenne a déçu les Européens.

    Quand on parle aujourd'hui de l'Europe, les termes qui reviennent le plus souvent sont ceux d'impuissance, de paralysie, de déficit démocratique, d'opacité, d'architecture institutionnelle incompréhensible. L'incapacité de l'Europe à empêcher la guerre dans l'ex-Yougoslavie, qui a finalement débouché sur le spectacle humiliant des premiers bombardements américains sur une capitale européenne depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, a été une illustration exemplaire de cette situation. Pendant des décennies, la construction européenne avait été présentée comme une solution; elle est devenue un problème que personne ne sait plus résoudre. Elle donnait hier des raisons d'espérer; aujourd'hui, elle fait peur. On en attendait un plus, on en redoute un moins. Le projet européen ne s'assortit d'aucune finalité précise. Il n'a ni contours géographiques ni formes politiques bien caractérisées. Il manifeste une incertitude existentielle aussi bien stratégique qu'identitaire, que les souverainistes et les eurosceptiques ont beau jeu d'exploiter.

    Lire la suite