
Les députés auraient-ils enfin pris conscience de l’urgence à traiter la question des prisons ? Les récentes mutineries dans le nord de l’Italie, coronavirus oblige, pourraient les avoir réveillés. On l’espère, à la lecture d’une tribune de Mme Braun-Pivet dans L’Obs. Cette dernière, par ailleurs président de la commission des lois et député LREM, nous livre un texte qui pourrait constituer un premier pas, insuffisant, mais nécessaire.
Dans la mentalité de gauche dominante, la prison, c’est mal. Inspirée des pages de Victor Hugo, de son célèbre et apocryphe « Ouvrir une école c’est fermer une prison », toute la bien-pensance humaniste a considéré, des années durant, que la prison était l’école du crime, quand ce n’est pas la société qui a généré le criminel. Cette douce utopie a fait, et continue de faire, des ravages au sein de la magistrature biberonnée au lait de l’indulgence dès son entrée à l’École nationale de la magistrature. Sauf, bien entendu, pour certains déviants que notre société libérale avancée doit empêcher de nuire, surtout lorsqu’ils ne partagent pas la doxa officielle.




Messager ultime d’une certaine conscience occidentale de l’être, Dominique de Roux s’adresse à nous dans un style testimonial. N’écrivait-il pas que seules importent les œuvres qui témoignent d’une vérité agonisante ? Cependant, tout dans l’œuvre de Dominique de Roux n’est pas désespérance. Même si le monde dont elle capte les clartés dernières est perdu, irrémédiablement semble-t-il pour les vivants, la littérature, elle, est sauvée, et peut être salvatrice pour les héros, les morts, et ceux qui viendront et garderont mémoire des ombres qui cheminent à leurs côtés. Le silence qui nous entoure est un faux silence, comme l’on parlerait d’un faux-jour, la nuit n’est pas la Nuit mais une pénombre où se précisent les lames ardentes de nos prophéties.
