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actualité - Page 2214

  • Quel avenir pour LR avec Christian Jacob à sa tête ?

    Quel avenir pour LR avec Christian Jacob à sa tête ?

    Christian Jacob a donc été élu président des Républicains avec 62,58% des voix. Le taux de participation n’a été que de 47,44% des inscrits. Autrement dit, Christian Jacob n’a été élu que par 29,69% des adhérents LR, soit moins d’un adhérent sur 3.

    • Julien Aubert : 13 162, soit 21,28%.
    • Christian Jacob : 38 712, soit 62,58%.
    • Guillaume Larrivé : 9 982, soit 16,14%.

    C’est le seul des 3 candidats à ne pas être venu manifester le 6 octobre, bien qu’il se soit déclaré prêt à voter contre la loi de bioéthique, comme il avait voté contre la loi Taubira.

    Sur Causeur, Alexandre Domovoï estime que la droite a perdu.

    La Cocarde étudiante vient de publier un texte sur “cette droite qui nous dégoûte” dans lequel on peut lire :

    […] Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui peut la larme à l’œil appeler à défendre notre héritage civilisationnel après avoir bien plus largement que la gauche ouvert grand les portes à l’immigration. 

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui prétend choyer nos terroirs mais qui, par clientélisme ou culte de la croissance, a recouvert de tôle, de plastique et de béton le si beau visage de la France.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui cache sa lâcheté, sa pusillanimité et son absence de mystique en politique derrière le mot de « pragmatisme ».

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui dissimule ses coups de poignards sociaux derrière un écran de fumée sécuritaire.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui tape sur l’épaule de l’agriculteur avant d’apposer sa signature au bas des traités de libre-échange.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui n’a pas de scrupule pour lapider notre souveraineté mais qui a « la République » et ses « valeurs » plein la bouche pour conserver ses strapontins.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui, pour bien fermer l’œil, ne compte pas les moutons mais les économies à faire dans la dépense publique.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui a le verbe haut et la virilité basse, celle qui crie sur tous les toits qu’elle est enfin « décomplexée » mais qui regagnera bien gentiment sa place quand le « front républicain » sifflera la fin de la récré.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui fulmine contre l’anarchie mais qui, par cécité devant les dommages causés par sa politique économique, l’instaure par le haut.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui au nom de valeurs pourtant nobles peut faire défiler enfants, femmes, maris et poussettes, mais qui au nom de valeurs plus bassement matérielles s’accommodera toujours du pouvoir en place.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui fait de l’écologie sa proie favorite tout en déplorant que les fruits et légumes n’aient décidément plus la saveur d’antan.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui n’a pas de mots assez durs à l’égard des « assistés » mais qui ploie le genou devant les manœuvres des grands intérêts financiers.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui, droguée aux pages saumon du Figaro, applaudit la moindre offensive lancée contre les services publics mais se lamente de la fermeture de l’école du village ou peste contre l’éloignement de son médecin. […]

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui prend des accents conservateurs alors qu’elle partage tous les préjugés de la modernité.

    Cette droite qui nous dégoûte, nous finirons bien par la mettre dehors.

    Voici la lettre ouverte à Christian Jacob, d’un groupe de militants et sympathisants LR de Carpentras :

    https://www.lesalonbeige.fr/quel-avenir-pour-lr-avec-christian-jacob-a-sa-tete/

  • Privatisations FDJ: à qui le tour, parmi les gros contributeurs de LREM?

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    Le train de privatisations engagé par le gouvernement avance à grands pas.
    Après la privatisation d'ADP, celle de la FDJ est programmée pour novembre.
    On a enfin trouvé un volet du programme de Macron qui est scrupuleusement et méthodiquement appliqué.
    Pour ADP, il faut savoir que la banque d'affaires qui va traiter le dossier, et empocher probablement de plantureux honoraires n'est autre que la Bank of America Meryll Lynch dirigée par Bernard Mourad, ancien directeur de campagne présidentielle de Macron.
    Un directeur de campagne qui, apparemment, fut très efficace dans la collecte de fond pour le candidat vainqueur : sur les 1800 plus gros donateurs, 150 étaient des libanais, avec des virements émis depuis des comptes bancaires domiciliés dans ce pays.
    A présent, c’est sa banque qui héritera certainement du dossier ADP.
    Avec la FDJ, à qui le tour ?
    Rothschild ? Goldman Sachs ? Messieurs Drahi, Lagardère ou Niel, vont-ils sauter sur l’occasion pour rafler le gros des actions mises en vente ?
    Comme je l’ai écrit dans OPA sur l’Elysée, Macron n’est pas un président comme les autres.
    Sa victoire n’est pas due à une implantation politique, un enracinement dans le paysage, le soutien de nombreux parlementaires, mais à la puissance de feux des banques, multinationales et médias qui l’ont propulsé là où il est aujourd’hui.
    Il est bien plus l’obligé de ces gens-là que de l’électorat, ce qui en fait le fondé de pouvoir d’un aréopage de puissances financières.
    Et il se comporte comme un syndic de faillite, chargé de liquider le patrimoine de la France à ses amis, comme il le fit lors du dossier Alstom : devant l’Assemblée nationale, Macron, alors ministre des finances, avait affirmé que l’Etat n’était pas au courant des tractations avec General Electric, alors qu’une étude avait été réalisée chez Rothschild dès 2011…
    Macron œuvre depuis des années au profit de ses commanditaires, et il va poursuivre, vu la passivité quasi générale qui entoure ce volet de sa politique.

  • 66% des Français favorables à l'interdiction port du voile lors des sorties scolaires, selon un sondage

    femmes-voilees.jpgUn sondage IFOP-Fiducial pour Sud Radio révèle que deux tiers des Français sont favorables à l'interdiction de signes religieux ostensibles comme le port du voile, aux parents d'élèves qui accompagnent les sorties scolaires.

    Deux Français sur trois (66%) se sont prononcés en faveur de l’interdiction de signes religieux ostensibles pour les parents d’élèves qui accompagnent les sorties scolaires. L'enquête a été réalisée fin septembre après la diffusion d'une affiche de la FCPE montrant une femme voilée lors d'une sortie scolaire.
    37% des sondés se disent même "très favorables" à son interdiction quand 18% y sont «plutôt opposés» et 16% «très opposés».
    Pour 65% des Français, l’affiche montrant une femme voilée «représente une atteinte au principe de laïcité», tandis que 69% des personnes interrogées estiment que «la FCPE flatte le communautarisme à quelques semaines des élections des parents d’élèves».
    L’enquête a été réalisée avant la polémique créée par Julien Odoul, qui a demandé à une accompagnatrice scolaire d’enlever son voile, ce vendredi 11 octobre, au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
  • Jean Messiha : « La France n’est pas un désert identitaire »

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    "La France est bien plus ancienne que la République..."

    Polémiques autour de l’intervention de Julien Odoul au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté pour faire enlever le voile islamique à une accompagnatrice scolaire, mais aussi au sujet du match de qualification France-Turquie pour l’Euro 2020. Jean Messiha réagit au micro de Boulevard Voltaire.



    Julien Odoul, le conseiller régional Rassemblement national avait créé une polémique en demandant à une femme voilée accompagnant des enfants en sortie scolaire d’enlever son voile.
    Que pensez-vous de cette histoire ?

    Je ne vais pas revenir sur le soutien que je lui ai accordé dès le début. Il n’a pas demandé à la femme d’enlever son voile, il a demandé à la présidente du Conseil régional de bien vouloir procéder à l’évacuation de cette femme de la salle. Cela n’est pas la même chose.
    Nous ne nous attaquons pas aux individus. Nous nous attaquons aux politiques. Nous nous attaquons à ces politiques qui encouragent l’islamisation de notre société, y compris au travers de la façon dont elles s’incarnent chez les personnes.
    En l’occurrence, ce n’est pas la faute de cette femme, mais surtout celle de l’idéologie de nos élites politiques qui consiste à permettre à cette femme d’arriver voilée dans un Conseil régional, c’est à dire une instance symbolique de la République française.

    Certaines personnes au Rassemblement national concédaient une petite maladresse de la part de Julien Odoul. Pensez-vous vraiment qu’il ait eu raison d’agir de la sorte ?

    Il a parfaitement eu raison d’agir de la sorte. Je crois qu’aujourd’hui l’heure n’est plus ni à la mièvrerie ni aux concessions ni à l’accommodement. L’heure est grave ! L’attitude de Julien Odoul n’a été ni agressive ni excessive. Il a réagi de manière parfaitement calme et sereine. C’est surtout l’excitation que cela a provoquée qui doit être pointée du doigt. La polémique n’a pas été créée par Julien Odoul, mais par l’envie pressante de cette femme d’arriver voilée dans un Conseil régional. Ces gens n’ont plus peur de rien !

    Le match France-Turquie est un match sous tension. Beaucoup s’expriment pour annuler ce match.
    Faites-vous partie de ceux-là ?

    J’étais ce matin parmi les premiers à Twitter en ce sens. Quand une équipe nationale se permet de fissurer la limite entre le sport et la politique de manière aussi symbolique qu’un salut militaire, on ne peut évidemment pas laisser passer cela. Ce salut militaire est le symbole d’une allégeance à l’armée turque dont on sait aujourd’hui qu’elle procède à des exactions à la frontière syrienne. À partir du moment où cette équipe nationale a politisé le sport, il faut apporter une réponse politique à cette compétition sportive.
    J’ajoute que les Turcs n’en sont pas à leur première provocation. Rappelez-vous que les supporters turcs avaient refusé de respecter la minute de silence au stade de France à l’égard des victimes du Bataclan. Pour des raisons d’ordre public, mais beaucoup plus pour des raisons symboliques et d’honneur national, il appartient à nos élites dirigeantes de procéder illico presto à l’annulation de ce match.

    Que ce soit au Moyen-Orient avec l’armée turque ou au sein de nos conseils régionaux avec cette histoire de voile, ou encore à la Préfecture de Police d’un point de vue terroriste, les relations entre l’islam et la République se tendent de plus en plus.
    Comment voyez-vous la suite ?

    Cela fait des années que je dis que l’islam n’est pas compatible avec la République. Il ne faut cependant pas faire de confusion avec les musulmans qui sont des citoyens français. Il ne nous appartient pas de dire comment la République doit s’accommoder pour intégrer l’islam comme l’a récemment affirmé Jean-Michel Apathie parlant au nom du système qui gouverne la France. Il nous appartient de réaffirmer notre identité partout et de remettre enfin le mot national dans notre identité. La France n’est pas un désert identitaire que des identités alternatives ou différentes pourraient investir et conquérir. À partir du moment où l’identité nationale n’est pas réaffirmée, d’autres irrédentismes identitaires vont l’investir et faire souche chez nous. C’est précisément ce que nous combattons.
    Nous avons aujourd’hui une islamisation rampante de la société française à tous les niveaux. Le terrorisme n’est que la face émergée, sanglante et tragique de l’iceberg. Au-delà de cela, vous avez tout le terreau identitaire qui fleurit sur des territoires qui ne sont plus des territoires de non-droit, mais des territoires de non France. On ne combattra pas l’islamisation de la société avec la République, mais avec la France. La République est française. Ce n’est pas une République qui se tient en l’air comme cela sans être soutenue. Elle est irriguée par la France qui est bien plus ancienne que la République. Il faut impérativement remettre la France au cœur de la République et la République au cœur de nos territoires.

    https://www.bvoltaire.fr/jean-messiha-la-france-nest-pas-un-desert-identitaire/

  • Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    La Turquie poursuit son offensive et a pris, comme attendu, la ville frontière de Tal Abyad. C’était un des premiers objectifs de l’armée turque et il a été rempli, avec toutefois quelques difficultés. Le lâchage définitif américain se confirme, puisqu’une couverture aérienne demandée par les Kurdes lors de combats a été refusée. C’est la première fois, en plusieurs années de guerre commune, et l’on attend maintenant le retrait effectif des 1.000 militaires américains encore présents.

    Les milices « rebelles » (en fait islamistes), qui accompagnent et soutiennent l’armée turque, sont accusées de sévices sur la population. Une vidéo qui circule montre des combattants abattre un homme sans que l’on sache de qui il s’agit. Les hommes de cette milice répètent en boucle « Allahou akbar » tandis qu’ils criblent de balles le corps.

    Rappelons que ces hommes viennent de la province d’Idleb, où ils servent de supplétifs à l’armée turque qui les présente comme des non-islamistes supposés lutter contre l’ex-Front al-Nosra, devenu Hayat Tahrir al-Cham. En réalité, Al-Nosra les a battus sans difficultés et, depuis, ils sont relativement désœuvrés, aux frais de la Turquie, dans la partie de la province d’Idleb que celle-ci occupe.

    Cette offensive anti-kurde leur permet d’exister à nouveau. Compte tenu de la haine, réciproque, qui les oppose aux Kurdes, les pires exactions pourraient avoir lieu au fil des conquêtes de ce Kurdistan autonome, appelé Rojava par les Kurdes, qui va probablement disparaître. Précisons, toutefois, que cette haine ne relève pas seulement de l’opposition entre islamistes et non-islamistes mais aussi de celle entre Kurdes et Arabes. La surveillance étroite de la part du régime syrien dont faisaient l’objet les uns et les autres empêchait les règlements de comptes sanglants auxquels nous assistons maintenant depuis 2011.

    Cette journée de dimanche a vu, comme hélas on pouvait l’anticiper, les premières fuites de membres de l’État islamique depuis le camp d’Aïn Issa. Les gardiens kurdes sont partis et, bien sûr, beaucoup en ont déjà profité. Ce ne sont même pas des évasions mais de simples départs. Selon des sources kurdes, ce sont près de 800 personnes, combattants, femmes et enfants, qui sont ainsi parties en une journée, et ce n’est qu’un début.

    Plus de 10.000 combattants de Daech, dont 3.000 étrangers, pourraient ainsi reprendre du service. Avec leurs familles et les très nombreuses veuves et leurs enfants, ce sont près de 100.000 islamistes* qui pourraient se retrouver dans la nature.

    L’armée turque va maintenant tenter de prendre une autre ville frontalière, Ras al-Aïn. Un premier assaut a été repoussé, grâce à la tactique des tunnels (très utilisée par Daech en son temps), qui a permis une contre-attaque surprise au détriment des milices islamistes pro-turques. Mais ce n’est sans doute que partie remise, tant la puissance de l’aviation et de l’artillerie turques font la différence.

    Après trois jours de combats, les pertes sont d’une centaine de combattants kurdes, quatre soldats turcs, une cinquantaine de civils. Curieusement, aucune information ne filtre sur celles des miliciens islamistes pro-turcs, mais logiquement, elles devraient être non négligeables car ce sont eux qui sont les fantassins de l’armée turque.

    Les Syriens, après une période d’observation, commencent à faire mouvement vers le nord, dans une zone de peuplement arabe, à Manbij notamment. Les Kurdes ont déclaré qu’un accord avait été conclu avec Damas « pour que l’armée se déploie le long de la frontière syrienne ».

    Selon les Kurdes, les Américains ont tenté d’empêcher cet accord, mais ils ne sont bien sûr plus en position d’arbitrer quoi que ce soit.

    Que va-t-il se passer lorsque les Syriens et les Turcs seront face à face ? Nul doute que Poutine et Erdogan vont beaucoup se parler dans les heures qui viennent.

    * Chiffres avancés par L’Express et l’AFP dans un article du 27 septembre dernier.

    https://www.lesalonbeige.fr/affrontements-entre-turcs-et-kurdes-plus-de-10-000-combattants-de-daech-pourraient-reprendre-du-service/

  • Premier aperçu du Rendez-vous BBR de Synthèse nationale

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  • Syrie : les Kurdes retournent finalement du côté de Damas – Journal du lundi 14 octobre 2019

     

    Syrie : les Kurdes retournent finalement du côté de Damas

    Le grand jeu de poker menteur qui se joue actuellement au nord de la Syrie prend un nouveau tournant… Les Kurdes, soutenus par l’Occident après l’attaque de leurs positions par la Turquie, vont à présent être appuyés par l’armée syrienne de Bachar al-Assad face à la Turquie… de quoi donner du fil à retordre aux détracteurs du président syrien.

    Affaire Dupont de Ligonnès : l’échec de tout un système

    Après 8 ans de cavale, les médias annoncent vendredi soir que Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir assassiné sa femme et ses 4 enfants à Nantes en 2011, a été interpellé à l’aéroport de Glasgow, en Ecosse. Après près de 24h, l’homme arrêté est disculpé… Retour sur un fiasco policier, médiatique et européen.

    Christian Jacob, nouveau chef des Républicains

    6 mois après la débâcle des européennes et la démission de Laurent Wauquiez, Les Républicains se sont choisis un nouveau chef dimanche. Le favori et patron du groupe à l’Assemblée, Christian Jacob, l’a emporté face à Julien Aubert et Guillaume Larrivé. Le début d’une route toujours aussi sinueuse.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/syrie-les-kurdes-retournent-finalement-du-cote-de-damas-journal-du-lundi-14-octobre-2019

  • La méthode Médiapart, vue par Pierre Péan dans Le Monde diplomatique

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    LE JOURNALISTE PIERRE PÉAN EST DÉCÉDÉ LE 25 JUILLET 2019. IL COLLABORAIT AU MONDE DIPLOMATIQUE DEPUIS 1975 ET A FAIT PARVENIR AVANT SA MORT, À CE JOURNAL UN ARTICLE RÉDIGÉ EN MAI ET QUE LE MENSUEL A PUBLIÉ EN SEPTEMBRE 2019. PÉAN ÉTAIT TRÈS CRITIQUE VIS-À-VIS DE CEUX QUI SE DÉFINISSENT COMME « JOURNALISTES D’INVESTIGATION », QU’IL VOYAIT PLUTÔT COMME DES SOUS-TRAITANTS D’INFORMATIONS FOURNIES PAR LA POLICE OU LES MAGISTRATS. L’ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS DU MENSUEL OU AUX ACHETEURS AU NUMÉRO, NOUS EN EXTRAYONS QUELQUES PÉPITES EN RENDANT UN HOMMAGE POSTHUME À PIERRE PÉAN, ET UN HOMMAGE TOUT COURT AU JOURNAL QUI L’A PUBLIÉ PENDANT PLUS DE QUARANTE ANS. LE TITRE EST DE PIERRE PÉAN, LES INTERTITRES SONT DE NOTRE RÉDACTION.

    DANS LES CUISINES DE L’INVESTIGATION

    Depuis le milieu des années 1980, la vie publique française semble marquée par un paradoxe. D’un côté la montée du chômage, des inégalités sociales et géographiques, la mondialisation économique, le désengagement de l’Etat-providence tel qu’il fut conçu après la seconde guerre mondiale et son redéploiement au profit des entreprises privées ont scandé notre temps. De l’autre, le monde médiatique a hissé au sommet de sa hiérarchie non pas l’enquête sociale ou le reportage économique, susceptibles d’éclairer ces transformations mais un genre et une figure qui d’ordinaire prospèrent quand tout se délite : le scandale de corruption politico-financière et le journaliste dit « d’investigation »… Ces anges dévolus corps et âme à la vertu suprême, le droit à l’information, forment une élite au sein de leur profession…

    OPACITÉ DE FONCTIONNEMENT

    (…) Une singularité de cette activité menée au nom de la morale et de l’exigence de transparence est son opacité. Un gouffre sépare en effet l’image du journaliste d’investigation véhiculée par la presse elle-même à coup de portraits d’enquêteurs, individus au regard ombreux et aux facultés supposées exceptionnelles, photographiés dos à dos comme sur les affiches des films d’espionnage et la pratique du métier…

    (…) Bien qu’elles prétendent généralement suivre ce chemin escarpé, la plupart des têtes d’affiche du journalisme travaillent d’une manière radicalement différente (de celle du journalisme d’enquête classique, NDR). Il ne s’agit pas d’enquêter mais d’attendre une fuite. Celle d’un procès-verbal d’audition ou d’enquête que transmet un juge, un policier, un avocat… L’intrépide limier s’emploie ensuite à le réécrire en style journalistique… L’ascension de ce journalisme qui défraie la chronique découle ainsi d’une alliance de circonstance entre une petite fraction du monde judiciaire et une tête d’épingle du monde médiatique…

    PRÉSOMPTION D’INNOCENCE ET SECRET DE L’INSTRUCTION AUX OUBLIETTES

    (…) l’enquêteur est un gestionnaire de fuites. Le deuxième aspect tient justement à l’origine et à l’usage de ces informations. Leur exploitation repose sur la violation de deux lois, la présomption d’innocence et le secret de l’instruction, au nom d’un principe, le droit à l’information… En d’autres termes, le journaliste ne se contente plus d’aider à la manifestation de la vérité et d’éclairer le jugement des lecteurs : il se fait, dans le cas d’espèce, auxiliaire de justice, voire de police…

    EFFETS PERVERS

    (…) Cette économie de l’investigation a un double effet pervers. Les journalistes qui acceptent de nouer l’alliance médiatico-judiciaire payent l’accès aux documents d’une extrême dépendance aux sources… Compte tenu du tout petit nombre de magistrats, d’avocats ou de policiers qui acceptent de s’affranchir du secret de l’instruction, le nombre de « grands journalistes d’investigation » se consacrant aux affaires fortement judiciarisées s’est jusqu’ici limité en France à une douzaine… un quarteron d’enquêteurs détient le monopole de l’accès aux pièces d’instruction des affaires sensibles…

    L’article en entier mérite lecture, nous espérons que cet emprunt au Monde diplomatique incitera nos lecteurs se procurer le numéro de septembre 2019.

    https://www.ojim.fr/la-methode-mediapart-vue-par-pierre-pean-dans-le-monde-diplomatique/

  • L'écologisme intégral, nécessité publique.

    La semaine passée devait être la semaine de « l’insurrection civique pour le climat », promise et initiée par le groupe Extinction Rébellion, mais elle s’est plutôt soldée par un échec assez retentissant, malgré un soutien médiatique certain mais désormais un peu ironique, voire agacé : il semble que le discours « septembriseur » de Greta Thunberg à la tribune de l’ONU ait marqué la fin de la bienveillance à l’égard de sa croisade, pourtant honorable au regard de son ambition affichée d’alerte sur les questions environnementales, et que, désormais, le « reflux écologiste » soit prévisible malgré les dangers qui s’accumulent sur notre pauvre planète, bien mal en point depuis que les sociétés humaines ont basculé dans un consommatorisme débridé et « individualiste de masse ». Le fait que le prix Nobel de la Paix, que l’on annonçait comme destinée à la jeune militante suédoise dans cette semaine particulière, ne lui ait pas été attribuée malgré ces pronostics qui le lui offraient sans concurrence, est sans doute le symbole de ce reflux et de ce retournement en cours.

    Faut-il se réjouir de la fin (provisoire ?) de cette illusion écologiste ? Je n’en suis pas certain, car il est à craindre que ce soit tout le souci environnemental et la réaction écologique tellement nécessaire à notre avenir et à celui de la beauté du monde, mais aussi à notre propre humanité aujourd’hui menacée par l’horreur transhumaniste, qui soient ainsi oubliés, en attendant de nouvelles catastrophes et pas seulement en Amazonie… Mais il faut repenser le combat écologique, et le raisonner sans forcément le dépassionner, l’ordonner sans le formater : en ce sens, l’écologie intégrale, si chère aux royalistes (et née dans leurs milieux au début des années 1980), est sans doute la meilleure proposition écologiste possible et la plus complète, même si elle n’est pas la plus facile et si ses formes peuvent être multiples, complexes et parfois encore mal définies, malgré les réflexions initiales de Jean-Charles Masson, premier théoricien de celle-ci (1), et celles de ses successeurs monarchistes (2), jusqu’aux catholiques lecteurs de l’encyclique Laudato Si’, le texte écologiste le plus lu et diffusé sur la planète.

    L’écologie intégrale est la reconnaissance du « souci environnemental » comme étant celui, éminemment politique, de la recherche du bien commun des sociétés en lien avec leur environnement et avec la nature profonde des hommes, loin des définitions idéologiques qui réduisent les personnes à des individus égaux et interchangeables quand elles n’existent, en fait, que par leurs actions et interactions avec le milieu naturel qui les nourrit et qui les fait (et voit) vivre. Elle est autant défense de la biodiversité végétale et animale que de l’espèce humaine comme partie intégrante de celle-ci, avec cette particularité que cette dernière a la capacité de domination sur le reste de la Création, pour employer la terminologie religieuse commune aux religions du Livre, mais que cela lui donne le devoir de protéger tous les autres êtres vivants et leurs milieux, dans leur variété : protection des autres espèces (et de la sienne propre) et humilité devant les mystères et richesses de la vie, devant ses cycles et sans négliger d’en corriger les effets si ceux-ci risquent d’attenter à la pérennité de l’ensemble. C’est pourquoi l’écologie intégrale ne cherche pas à créer un « homme nouveau » mais considère ceux d’aujourd’hui tels qu’ils sont, non pas par impuissance car elle cherche à changer leurs comportements quand ils sont inappropriés au bien commun ou à l’équilibre écologique, et cela sans pour autant céder aux facilités du fatalisme…

    Est-ce un hasard si l’écologisme intégral conclue à la Monarchie royale, pouvoir le plus « naturel » qui soit au regard de la transmission de la magistrature suprême de l’Etat, le fils succédant au père, avec tous les liens filiaux et les différences qu’il y a du père au fils, comme dans toutes les familles humaines ?

    Notes : (1) : les premières occurrences de « l’écologisme intégral » apparaissent dans le mensuel Je Suis Français, publié par les royalistes marseillais d’Action Française, dans deux articles de 1984. Dans ceux-ci écologisme équivaut, plus largement, à écologie, même si, à bien y regarder, l’écologisme est ce qui doit permettre à l’écologie d’advenir et d’être une mise en pratique de la théorie par l’Etat politique.

    (2) : en particulier Frédéric Winkler, ancien rédacteur de la revue Le Paysan biologiste dans les années 1980-90, et aujourd’hui dans les colonnes de Libertés, publication du Groupe d’Action Royaliste, et les jeunes plumes toulousaines de l’Action Française, entre autres…

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1581:lecologisme-integral-necessite-publique&catid=53:2019&Itemid=64