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actualité - Page 2215

  • Terres de Mission : Aux origines de La Manif Pour Tous

    Eglise universelle : Le synode sur l’Amazonie a commencé

    Du 6 au 27 octobre a lieu, à Rome, le synode des évêques sur l’Amazonie. Le sujet en est : De nouveaux chemins pour l’Eglise et une écologie intégrale. Jeanne Smits revient sur les raisons de la convocation de ce synode et analyse le document préparatoire, dit Instrumentum laboris. De nombreuses nouveautés dont l’ordination sacerdotale d’hommes mariés sont à l’ordre du jour.

    Eglise en France : Une contre-révolution catholique. Aux origines de La Manif Pour Tous

    Quelques jours après le succès de la manifestation du 6 octobre organisée par le collectif Marchons enfants, Yann Raison du Cleuziou expose les origines de La Manif Pour Tous et les raisons pour lesquelles, alors que le catholicisme vit un déclin numérique alarmant, il n’a jamais été aussi présent dans le débat politique.

    Eglise en Marche : Les fake News de l’histoire de France

    Du 30 octobre au 3 novembre aura lieu, à Sées (61), la session annuelle de Renaissance catholique pour les jeunes sur le thème : Les fake news de l’histoire de France. Cécile présente les sujets qui seront abordés : croisades, inquisition, guerres de religion, Révolution, colonisation, 2nde Guerre mondiale, etc et les modalités d’inscription à cet événement.

    https://www.tvlibertes.com/terres-de-mission-aux-origines-de-la-manif-pour-tous

  • Marion Maréchal en cible, analyse sémantique

    La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.

    Rappelons que l’usage du mot « extrême droite » n’a aucune scientificité concernant les objets auquel il s’applique dans les médias principaux. Il sert à désigner pêle-mêle les populistes de droite, les conservateurs, les catholiques (mais pas les musulmans radicalisés islamistes et terroristes), les souverainistes, les identitaires… autrement dit, tous ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite centriste, et ne pensent pas dans les clous de l’univers mondialiste et libéral-libertaire. Cet usage, qui est aussi une facilité et une paresse, révèle le degré d’infox que peut produire un système médiatique convenu et officiel : aucun de ces courants ne correspond à une quelconque définition du terme « extrême droite » en sciences politiques, sauf sous la plume « d’intellectuels » qui sont avant tout des militants, ainsi de Gérard Noiriel.

    Pourtant l’extrême droite est clairement définissable par des invariants : elle est avant tout antiparlementaire, opposée aux élections et à la démocratie, sinon par appel direct au peuple, autoritaire, raciste, réactionnaire, éventuellement fasciste ou nazie. Le lecteur trouvera une excellente analyse de cette problématique ici. Sans doute de telles mouvances existent-elles en France, elles se rencontrent cependant ailleurs que dans les courants de pensée cités plus haut, dans de rares groupuscules (avant l’été, Macron a eu des difficultés à en trouver trois à dissoudre). D’où la manipulation digne des pires fake news que représente l’utilisation frauduleuse de ce terme de sciences politiques à l’encontre de certains adversaires que l’on souhaite ainsi, au fond, à réduire au silence

    La chasse à la Marion est ouverte ?

    Marion Maréchal a eu droit elle aussi à un traitement particulier de la part du Monde, sous l’égide de Lucie Soullier, journaliste qui semble obsédée (ou amoureuse ?) de la jeune retraitée de la vie politique. L’article est paru dans l’édition du 2 octobre 2019 et semble s’inscrire dans une offensive plus vaste visant à légitimer l’accusation de « retour aux années 30 » employée à tort et à travers contre ceux qui pensent autrement que le bloc libéral élitaire. C’est à l’image des « travaux » prétendument scientifiques de Noiriel, encensés et promus par le même journal. L’idée ? Faire analyser par des intervenants supposés de bonne foi et neutres puisque universitaires (pas de rires, s’il vous plaît), ayant d’ailleurs été conviés à la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite au printemps 2019. Ces derniers, « démontrant » par la comparaison des discours combien un Éric Zemmour (Noiriel) ou une Marion Maréchal (Le Monde du 2 octobre 2019) tiendraient des discours identiques à ceux tenus par l’extrême droite d’antan, discours qui seraient masqués par de nouveaux mots. Avec ce mode d’analyse, Le Monde s’approche de pratiques de type théorie du complot.

    Il s’agit surtout de faire des amalgames anti-historiques puisque la base de tout travail d’historien est justement de ne pas pratiquer l’anachronisme, ce que fait avec volontarisme un Noiriel quand il veut assimiler Zemmour à Drumont.

    Il en va de même de l’offensive lancée contre Marion Maréchal.

    Titre et chapeau :

    « Dans le discours de Marion Maréchal, les mots de l’extrémisme. Lors d’une convention organisée par ses proches, samedi, Marion Maréchal a prononcé un discours quasiment programmatique, dont « Le Monde » a fait analyser de larges extraits par quatre chercheurs ».

    Le but :

    « Cette allocution d’une trentaine de minutes offre l’occasion de décrypter la ligne radicale de Marion Maréchal, « ex-Le Pen », à travers sa sémantique très identitaire, son idéologie sociétalement ultra-conservatrice et économiquement libérale et sa référence décomplexée à la théorie d’extrême droite complotiste du « grand remplacement » (selon laquelle la population française serait progressivement remplacée par une population non européenne). Un véritable acte politique. D’où l’importance de décrypter les mots de celle qui revendique mener une « bataille culturelle ». »

    Si le lecteur n’habite pas dans Paris centre ou dans un quartier bobo de métropole de province, il saisira combien il faut vivre en dehors du réel, pour ne plus voir simplement et avec honnêteté ce qui se passe dans la rue.

    Pour lire la suite, c’est ici !

  • Islamisme : la fierté de Mme Belloubet

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    Mme Belloubet, qui exerce avec brio les fonctions de ministre de la Justice, est très fière. Depuis le début de l’année 2019, 5 gardiens de prison ont été écartés de leurs fonctions pour islamisme radical. Oui, 5 ! Et 25 personnes ont été recalées au concours d’entrée dans la fonction publique pénitentiaire pour les mêmes raisons en 2018. Voilà pourtant un résultat qui démontre l’inefficacité de l’action gouvernementale dans la lutte contre l’islamisme radical.

    Cette déclaration a été faite quelques jours après l’attentat de la préfecture de police de Paris. Alors que quatre personnes sont mortes sous le couteau d’un fonctionnaire converti à l’islam, et après que le gouvernement a prudemment affirmé dans un premier temps qu’aucun élément ne permettait de placer cet acte de barbarie dans un contexte terroriste. Avant d’être sèchement recadré par le patron du parquet antiterroriste, qui a déroulé devant les caméras toutes les preuves du caractère islamiste de ce massacre.

    Ces gens n’ont décidément aucune pudeur, aucune honte. À quels imbéciles – surtout parmi ceux qui connaissent réellement l’institution – feront-ils croire que la profession de gardien de prison ne compterait que cinq terroristes en puissance ? Que parmi les candidats à cette fonction ingrate, mais au contact permanent de criminels et délinquants musulmans, seules vingt-cinq personnes seraient suspectes d’accointances avec cette idéologie criminelle ? Et on ne parle ni de la police – dont Mickaël Harpon est le dernier avatar – ni de l’armée, ni des hôpitaux, des administrations, ni des entreprises nationales « sensibles ». Mme Belloubet, qui s’intéresse plus aux transsexuels hommes devenus femmes candidats à la PMA, n’en parle pas.

    Il est vrai qu’il ne faut pas en parler. Cela pourrait donner des idées aux électeurs. Semer la panique, peut-être. Accorder du crédit au fantasme remplaciste. À tout le moins, le gouvernement, dont la fonction est de protéger les Français, pourrait agir, à défaut d’en parler. Mais il ne le peut pas. Paralysé par les conséquences de la lutte contre toutes les discriminations, il ne peut pas mettre en œuvre les filtres efficaces qui élimineraient des postes à risques les adeptes d’un système théocratique immuable et irréformable, puisqu’il est révélé une fois pour toutes. Alors il se rabat sur des concepts creux, au premier rang desquels la notion de « radicalisation ». Cela ne signifie rien du tout, chacun le sait, mais cela permet de ne pas stigmatiser.

    Un gouvernement courageux pourrait prendre des mesures courageuses. Il dénoncerait toute idéologie, toute religion, toute pratique qui ne respecte pas les principes élémentaires de notre civilisation occidentale, et en interdirait la manifestation, y compris vestimentaire. Il imposerait à ses agents publics et, au-delà, à tous ceux qui ont une activité dans des secteurs essentiels (énergie, communications, sécurité, etc.) de souscrire à une déclaration d’adhésion à ces principes : égalité entre les hommes et les femmes, égale dignité de tous, liberté de conscience, distinction du spirituel et du temporel, primat de la loi nationale sur les coutumes extranationales. Et, surtout, il mettrait en place une surveillance régulière en sanctionnant ceux qui ne respecteraient pas ces principes.

    L’idée est séduisante, mais irréaliste. Elle nécessite d’abord des moyens que l’État n’a plus. Contrôler ses agents n’est pas dans ses capacités, cela nécessiterait un appareil de surveillance tentaculaire. Mais cette idée est surtout porteuse d’un risque majeur de totalitarisme, de la part d’un régime tenté en permanence par la censure et le conditionnement des esprits. Mise en œuvre pour empêcher l’infiltration d’éléments criminels au nom d’une civilisation exogène, elle serait légitime. Utilisée pour criminaliser tous ceux qui n’adhèrent pas au dogme républicain, elle serait redoutable et terrifiante. Les technologies numériques lui donneraient un pouvoir exorbitant, à côté duquel Gestapo et KGB passeraient pour de minables amateurs.

    Ainsi, le régime de M. Macron et tous ses émules sont essentiellement incapables de lutter contre l’infiltration islamiste sans risque pour l’ensemble de la population. Aux Français d’en tirer les conséquences…

    François Teutsch

    https://www.bvoltaire.fr/islamisme-la-fierte-de-madame-belloubet/

  • «Provocation communautariste» : malgré la polémique, Julien Odoul persiste et signe

    images.jpegInvité sur le plateau de CNEWS, Julien Odoul a une nouvelle fois dénoncé une «provocation communautariste» après l'incident de vendredi lors d'une assemblée plénière du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

    Au beau milieu de la séance plénière, le responsable du groupe Rassemblement national avait demandé à une accompagnatrice scolaire d’enlever son voile dénonçant "une atteinte scandaleuse à notre principe de laïcité".

    "Au nom de nos principes républicains et laïcs, j’ai demandé à Marie Guite Dufay de faire enlever le voile islamique d’une accompagnatrice scolaire présente dans l’hémicycle. Après l’assassinat de nos 4 policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautariste", avait écrit sur Twitter, Julien Odoul.

    Trois jours après le début de la polémique, Julien Odoul persiste et signe.
    Pourtant, ni le règlement du conseil régional ni la loi n'interdisent le port du voile au sein de l’hémicycle, a argumenté la présidente du conseil régional, qui envisage de porter plainte.
    Ce dimanche, Jean-Michel Blanquer a affirmé sur BFMTV que "Le voile n'est pas souhaitable dans notre société." Le ministre de l'Education estime que le port du voile "n'est pas quelque chose à encourager". "Ce que ça dit sur la condition féminine n'est pas conforme à nos valeurs."
    Le ministre a rappelé également que la loi autorisait le port du voile dans l’espace public ainsi que lors des sorties scolaires par les femmes accompagnatrices. Mais « nous n'avons pas envie d'encourager le phénomène », a-t-il ajouté.
    Le 31 août 2019, Julien Odoul s'en était violemment pris à une jeune lycéenne d’origine algérienne pour son voile islamique. Dans un tweet, l'élu du Rassemblement national avait qualifié la lycéenne de « communautariste en puissance » et l’accusait d’avoir violé « le principe de laïcité » en portant un voile islamique.
  • En dix ans, la taxe foncière a augmenté de 34,7% en moyenne

    Dans certaines villes, les propriétaires doivent faire face à une envolée encore plus spectaculaire de l’impôt local.

    La taxe foncière a véritablement flambé en 10 ans. C’est ce que révèle une étude de l’Observatoire national des taxes foncières de 2019, publiée par l’Union Nationale des Propriétaires (UNPI) et rapportée par RMC.

    Ces dix dernières années, l’impôt des propriétaires immobiliers a en effet augmenté de 34,7% en moyenne. Et les grandes villes sont les plus touchées. À Paris par exemple, on observe un bond de 80% cette dernière décennie.

    L’Express

    https://www.tvlibertes.com/actus/en-dix-ans-la-taxe-fonciere-a-augmente-de-347-en-moyenne

  • Pendant que les télés bavassent sur Dupont de Ligonnès et le voile, des « jeunes » attaquent violemment policiers et pompiers !

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    Pendant que toute la presse et toutes les télés vous faisaient tourner en boucle le vrai-faux retour de Dupont de Ligonnès et qu’on débattait mollement, une énième fois, sur ce voile « pas souhaitable pour notre société” (Jean-Michel Blanquer) mais qu’on laisse de fait s’imposer, samedi soir, une banlieue s’enflammait.
    Dans le quartier du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie, des groupes de « jeunes » nombreux, et particulièrement violents, s’en sont pris sans raison à une voiture de police qui patrouillait.
    D’après Le Parisien, « une cinquantaine de jeunes, décrits comme excités et très agressifs, se mettent à agresser les fonctionnaires qui se trouvent dans leur véhicule. Des projectiles et une dizaine de mortiers de feux d’artifice sont lancés sur eux ».
    Les policiers ont été contraints d’effectuer « un tir de lanceur de 40 mm pour disperser leurs agresseurs » et ont dû quitter le quartier !
    Mais les choses n’en sont pas restées là : une heure plus tard, rebelote !
    Une nouvelle voiture de police prend en chasse une Clio ayant refusé un contrôle.
    Les policiers sont de nouveau la cible de projectiles.
    Contraints de nouveau de battre en retraite, ils endommagent leur véhicule…
    Il y a eu, malheureusement, un troisième acte.
    Le Parisien rapporte qu’« à minuit, une autre patrouille est violemment prise à partie sur le boulevard Charles-de-Gaulle qui traverse le quartier. Le pare-brise du véhicule, pourtant renforcé, est brisé par des tirs de mortiers. »
    Une voiture est incendiée.
    Les pompiers, à leur tour, ne peuvent pénétrer dans le quartier et doivent laisser la voiture brûler.
    Bilan de la soirée : pompiers et forces de l’ordre sont tenus en échec.
    Le Parisien ajoute, sans détailler, que « des violences similaires se sont produites dans la nuit aux Mureaux et à Trappes obligeant les forces de l’ordre à intervenir ».
    Et à reculer ?
    Le ministre de l’Intérieur a-t-il réagi ?
    Dominique Monthus

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/10/pendant-que-les-teles-bavassent-sur.html#more

  • Plusieurs milliers de patriotes se sont retrouvés samedi et dimanche à Rungis aux Bleu Blanc Rouge de Synthèse nationale

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    Le pari était audacieux mais il méritait d'être pris. Passer nos journées annuelles de un à deux jours, ressusciter un concept, les BBR, qui avait fait la force du Front national au moment de sa percée historique des années 1980 et 1990, réunir près de 30 orateurs, un meeting unitaire avec une intervention de Jean-Marie Le Pen, 80 stands, pratiquement toute la famille nationale pendant deux jours... sans oublier le côté festif avec quatre concerts et un banquet qui s'est terminé en soirée dansante. Tout cela n'était pas gagné.

    Et, finalement, nous avons réussi ! Samedi et dimanche, ce sont près de 3000 nationaux, nationalistes et identitaires qui se sont retrouvés, avec l'enthousiasme des grands jours, au Rendez-vous Bleu Blanc Rouge de Synthèse nationale.

    Une nouvelle page de la grande épopée nationaliste et identitaire a été écrite, un nouvel élan a été donné... de tout cela nous reparlerons très rapidement sur ce site... Photos, films, reportages se succéderont pour mieux vous faire revivre ou découvrir ces très belles 13emes journées de Synthèse nationale...

    Lire Le Parisien de samedicliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les conservateurs de Kaczynski remportent les législatives en Pologne, selon un sondage sortie des urnes

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    Selon les premiers résultats des législatives qui se sont déroulées ce 13 octobre en Pologne, le parti au pouvoir Droit et justice de Jaroslaw Kaczynski occupe la première place avec 43,6% des votes. Il devrait ainsi garder la majorité absolue au parlement polonais.

    Le parti polonais au pouvoir, Droit et justice (PiS), présidé par Jaroslaw Kaczynski, a remporté les élections législatives qui ont eu lieu ce 13 octobre, selon un sondage à la sortie des urnes. Avec 43,6% des suffrages, le parti devrait garder la majorité absolue au parlement et obtenir 239 sièges à la chambre basse qui en compte 460, à l’issue de ce scrutin, selon les estimations de l’institut Ipsos.

    La Coalition civique (KO, centriste), arrive en deuxième position avec 27,4% et devrait disposer de 130 députés à la Diète, suivie par la gauche (11,9% et 43 députés) qui fait son retour au parlement après quatre ans d’absence. Le Parti paysan polonais (PSL) associé au mouvement Kukiz’15 dirigé par le chanteur Pawel Kukiz obtient 9,6% des votes, pour 34 députés.

    Le taux de participation a atteint 61,1%, selon le sondage à la sortie des urnes.

    https://fr.sputniknews.com/international/201910131042259517-les-conservateurs-de-kaczynski-remportent-les-legislatives-en-pologne-selon-un-sondage-sortie-des/

  • La nation jacobine des programmes scolaires de 2019.

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    La France de l’an 2019 n’est plus celle de 1914 ni celle de 1945, ni même celle de Mai 68 : parfois, du coup, nous, Vieux Français, avons du mal à la reconnaître, bercés que nous étions par une histoire qui puisait ses racines dans une France d’Ancien Régime pas encore morte dans les tranchées de Verdun, qui trouvait sa respiration dans les paysages familiers et si divers de ce cher et vieux pays ayant survécu aux tourments des révolutions et des empires, et qui se reconnaissait dans toute une galerie de personnages, héros ou salauds, dont nous étions les héritiers parfois infidèles. Or, ce qui formait une sorte de terreau commun aux Français dans leur être propre et au-delà de leurs préférences, semble se déliter ou s’effacer devant la mondialisation et son revers, les identitarismes agressifs et exclusifs : évoquer les périodes lointaines qui ont fait l’histoire de France semble ne plus rien réveiller au cœur de nombre d’élèves ou d’étudiants, et le frisson qui pouvait nous traverser jadis au souvenir des épopées antiques ou médiévales (ah, Alexandre, Duguesclin, Jeanne…) a laissé la place à une indifférence polie ou une concentration studieuse purement scolaire devant des programmes qui manquent de ce souffle que l’on pourrait attendre de toute œuvre formatrice des intelligences et fondatrices des rêves du lendemain…

    Bien sûr, les nouveaux programmes d’histoire du lycée accordent visiblement plus de place à notre histoire nationale que les précédents, et le thème même de la nation prédomine dans l’étude de la Révolution française et de ses suites, jusqu’au grand cataclysme mondial de 14-18. Mais cela ressemble parfois plus à une autopsie qu’à la reconnaissance de la nation vivante au fil des siècles. Et la nation n’est guère évoquée autrement que sous sa définition et ses lourds oripeaux jacobins, négligeant son caractère pluriel d’avant 1789, un caractère qui a longtemps survécu à travers les langues de France, du breton au basque, et par les cultures locales qui n’étaient pas encore (dé)confites en folklores parfois bien artificiels. Cette réduction scolaire à une Nation idéologique, née des Lumières et codifiée sous la Révolution, explique alors que certains collègues enseignants se croient ainsi autorisés, excusés pourrait-on dire, à faire de 1789 la date de naissance d’une France qui ne serait plus qu’un cadre idéologique dans lequel la Nation servirait désormais de ciment mais aussi bientôt de clé de voûte en remplacement d’une dynastie violemment déposée en 1792 : l’identité nationale est née de la déconstruction de l’unité française qui, en perdant son incarnation royale, cherchait désormais à survivre en se figeant en un bloc « un et indivisible ».

    Le drame de notre société contemporaine naît sans doute dans les affres des déchirements et des illusions de la période révolutionnaire, celle qui court de la Bastille à Waterloo, et les programmes scolaires cherchent à redonner du sens à ce qui en a perdu aux yeux des jeunes générations habituées à une mondialisation intrusive et « ouverte » à tous les vents de la mode et de la « consommation de possession », sans remettre en cause (ni officiellement le permettre) la doxa « républicaine » qui, en jacobinisant la nation, en a fait un monstre idéologique, sans doute aujourd’hui apaisé mais toujours pesant. Le refus répété de la République de reconnaître l’existence d’une pluralité provinciale inscrite dans l’histoire de la « fondation française » se marque jusqu’à l’absence de l’évocation des résistances ou des particularités régionales, dans des programmes « centralistes » qui oublient que la diversité française est, d’abord, « intérieure » avant que d’être issue de « l’extérieur ».

    Que les jeunes générations actuelles connaissent quelques difficultés à saisir la richesse de l’héritage français peut ainsi aisément se comprendre quand le système éducatif officiel ne valorise que ce qui « doit être obéi » quand il faudrait que cela soit, d’abord, « la noble occasion du sentiment amoureux » : à quinze ans ou à vingt ans, une matière scolaire soumise à examen de contrôle ne suscite trop souvent que bachotage ou esprit de compétition, et non esprit de vie et, éventuellement, de sacrifice… Et la « nation enseignée et obligatoire » n’émeut guère quand la nation charnelle et sentimentale, intimement vécue, celle qui vibre sous nos pieds et nous rattache à des ancêtres lointains et si proches, parfois un peu légendaires et imaginaires, cette nation qui porte le nom de France avant que d’être une « idée », même « certaine », nous fait, par l’histoire et le rêve, ce que nous sommes, des Français issus d’une terre d’histoire, et fils d’histoires de terres et de terroirs

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1580:la-nation-jacobine-des-programmes-scolaires-de-2019&catid=53:2019&Itemid=64