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actualité - Page 2421

  • Aveuglement des «bien-pensants» face à l’islam

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    La tuerie anti-musulmane de Christchurch en Nouvelle-Zélande, survenue il y a six semaines environ, le 15 mars dernier, a causé cinquante morts et des dizaines de blessés
    Elle a suscité un élan d’horreur planétaire.

    Le tueur, a-t-on lu, était un être abject, abominable, à éliminer au plus vite.

    Il incarnait des idées à rejeter et à éliminer.

    Quand bien même il se disait écologiste, rejetait explicitement le conservatisme, et se disait surtout hostile aux migrations et à la surpopulation, il a été présenté comme un «conservateur».
    Nombre de juifs et de chrétiens ont affirmé aussitôt leur solidarité avec les musulmans.

    La tuerie anti-chrétienne qui s’est produite le 21 avril au Sri Lanka a été bien plus meurtrière, puisqu’il y a plus de trois cents morts et plus de cinq cents blessés, certains dans un état très grave, mais l’élan d’horreur a été moins important.

    Les tueurs (car, cette fois, il y en avait plusieurs) n’ont pas été insultés et traînés dans la fange.

    Leurs idées n’ont pas été fustigées, mais traitées avec précautions: pendant plusieurs heures, alors qu’il était absolument flagrant, au vu du mode opératoire, qu’il s’agissait d’une tuerie islamique, le mot «islam» n’a pas même été prononcé.

    Lorsqu’il l’a été, il a été accompagné de circonlocutions évoquant un groupe bien particulier lié à l’État islamique.

    Dire que cela a été une attaque anti-chrétienne, alors que c’était tout aussi flagrant, ne s’est fait qu’avec réticence.

    Des dirigeants politiques ont même publié des communiqués désignant des «gens qui célébraient Pâques».

    D’autres ont parlé d’attaques «contre des églises et contre des hôtels», comme si c’étaient surtout les bâtiments qui avaient été visés.

    Le moins qu’on puisse dire est que les autorités religieuses musulmanes sont restées très discrètes.

    Cette différence est terriblement significative.

    La tuerie de Christchurch attaquait des musulmans sur un territoire occidental, et elle ne pouvait qu’être immédiatement condamnée par tous les «bien-pensants» du monde occidental.

    Elle ne pouvait qu’être utilisée pour s’en prendre à tous ceux que les «bien-pensants» du monde occidental ciblent en général, fût-ce en pratiquant des amalgames abusifs.

    La tuerie du Sri Lanka était gênante pour les «bien-pensants» du monde occidental: elle donnait le très mauvais rôle à des musulmans, et les victimes étaient des gens envers qui les «bien-pensants» éprouvent de l’indifférence, voire du dédain.

    Elle donnait une image très négative de l’islam et montrait que des musulmans pouvaient tuer des gens pour la seule raison qu’ils ne sont pas musulmans.
    Cette différence est effroyable et inquiétante.

    La «bien-pensance» qui sévit dans le monde occidental propage un aveuglement qui permet à l’islam de se répandre sur la planète.

    Elle ment sur l’islam dans le cadre de cet aveuglement, en dépeignant celui-ci comme imprégné d’un esprit de paix et de fraternité, alors qu’il est un dogme guerrier incitant au meurtre et au massacre, et que ses victimes chaque année se comptent par milliers sur toute la surface de la terre.

    Elle se fait ainsi complice des crimes et des massacres déjà commis et de ceux qui se produiront dans le futur.

    Elle fait tout pour occulter ce qui devrait alarmer. Les chrétiens sont aujourd’hui le groupe religieux le plus persécuté du monde. Ce qui s’est passé au Sri Lanka est une horreur, mais des scènes d’horreur semblables se produisent sans cesse dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, en particulier au Nigéria. Les Coptes, dont la présence en Égypte préexiste à l’émergence de l’islam, sont fréquemment massacrés.

    Des pays tels que l’Irak et la Syrie ont subi une véritable épuration ethnico-religieuse anti-chrétienne. En Europe, églises, basiliques et cathédrales sont saccagées, profanées, incendiées par centaines chaque année. Tous les pays d’Europe où des communautés musulmanes nombreuses se sont implantées ont vu émerger des zones de non-droit qui sont en réalité des zones musulmanes autonomes.

    Il est difficile de ne pas penser que la «bien-pensance » qui sévit dans le monde occidental cherche le pire et est imprégnée d’un amour vénéneux pour la haine et la destruction. L’arrêter dans ses basses œuvres relève maintenant de l’extrême urgence.

    Guy Milliere

    Tribune reprise de les4verites.com

    https://fr.novopress.info/214495/aveuglement-des-bien-pensants-face-a-lislam/

  • Des membres de Debout La France appellent à voter RN

    Des membres de Debout La France appellent à voter RN

    Norbert Chetail membre du bureau national de Debout la France appelle à voter RN :

    « Les élections européennes auront lieu au suffrage universel direct à un tour, le dimanche 26 mai prochain. Dans la logique de l’élection présidentielle, pour faire barrage à la liste de la majorité présidentielle, j’appelle toutes les électrices et tous les électeurs à voter utile pour la liste du Rassemblement National conduite par Jordan Bardella. N’oubliez pas que les votes pour les candidats dont les scores sont donnés inférieurs à 5% sont des votes perdus. «

    Norbert Chetail est délégué national aux collectivités locale et secrétaire départemental de la Loire. Il est ancien conseiller régional et conseiller municipal à Roanne. Norbert Chetail explique à l’Incorrect :

    « Je ne crois pas aux 5%, bien entendu. Il y avait une bonne dynamique grâce aux partenaires : Emmanuelle Gave, Bernard Monnot, Jean-Frédéric Poisson, etc. Cette dynamique a atteint une apogée avec les sondages à 8% du début d’année. Mais sans eux ce n’est plus la même chose. Nous sommes trop affaiblis et il faut une alliance. »

    De son côté, l’ancien député LR de l’Aube, Nicolas Dhuicq, qui avait rejoint Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan en 2018 dont il était devenu délégué national, annonce qu’il votera RN :

    « J’ai vu que NDA partait dans tous les sens, qu’il a constitué une liste sans colonne vertébrale ».

    Il juge que la liste RN, sur laquelle se présente son « ami » de la Droite populaire Thierry Mariani, est « la seule qui soit cohérente ».

    https://www.lesalonbeige.fr/des-membres-de-debout-la-france-appellent-a-voter-rn/

  • Allemagne : L’AfD annule la fin de la campagne électorale à Brême en raison des menaces de mort de l’extrême gauche

    L’AfD a annulé son rassemblement final prévu avant les élections du 26 mai à Brême. Le parti a justifié sa décision mercredi par des menaces de mort à l’encontre de la famille du propriétaire de la salle des fêtes. Jörg Meuthen, dirigeant de l’AfD, a parlé d’une « heure noire dans l’histoire de notre démocratie ». L’AfD, « le plus grand parti d’opposition du Bundestag allemand a dû annuler la clôture de sa campagne électorale européenne à Brême en raison de menaces d’extrême gauche ».

    L’événement de clôture aurait dû avoir lieu le 24 mai. Deux jours plus tard, les élections régionales et les élections européennes auront lieu. Selon les déclarations du parti, un événement prévu le 11 mai à Brême par le co-dirigeant du parti Alexander Gauland a également dû être annulé sans remplacement.

    Jörg Meuthen a appelé le Sénat de Brême à prendre au sérieux le « problème des violence d’extrême gauche » et à garantir un « discours démocratique ouvert ».

    […]

    (Traduction Fdesouche)

    Welt.de

    http://www.fdesouche.com/1203749-allemagne-lafd-annule-la-fin-de-la-campagne-electorale-a-breme-en-raison-des-menaces-de-mort-de-lextreme-gauche

  • PENSER PRINTEMPS !

    Par Philippe Mesnard 

    Penser printemps ! disait Emmanuel Macron à ses fervents, en janvier 2017. 

    Penser printemps pour l’agriculture, répétait-il en janvier 2018. C’est-à-dire être attentif à ce qui lève, à ce qui fermente, à ce qui advient. Penser printemps, c’est semer pour voir germer.

    Mais quelles moissons Emmanuel Macron s’attend-il à voir lever de Notre-Dame ruinée au début du printemps ? Pour le despote éclairé, tout est signe du destin. Sa marche est voulue par les dieux, et c’est fort de cette conviction qu’il entend trancher de tout avec superbe (et gageons que les courageux qui ont appelé le président à plus de retenue et de modestie vont payer leur rigoureuse honnêteté). Alexandre détruisit le nœud gordien – et on se demande encore la vertu de son geste idiot –, Macron profite de l’incendie pour affirmer que tout est plus beau pourvu que cela advienne par ses soins. Il est le démiurge. Tout est meilleur pourvu que cela soit son œuvre. Notre-Dame sera une start-up cathédrale, au cœur d’une île de la Cité enfin conçue comme un touristland inclusif, citoyen et irrigué de luxueuses boutiques. On verra mieux les tableaux ! Les débris seront choyés ! Tout juste si on ne proposera pas à l’évêque d’adapter le format des cérémonies et le calendrier liturgique en fonction des pics de fréquentation. Et pour arriver à ce beau résultat, une loi d’exception, qui fait toutes choses plus belles, et singulièrement les règles qui s’appliquent à tous mais pas aux désirs du printanier Président.

    Notre-Dame-Park ?

    C’est qu’il en a, des désirs ! Des désirs européens, contrariés en permanence par l’Allemagne, qui a compris, elle, qu’elle était au centre de cette Europe démesurément élargie d’où la France a été repoussée à l’extrême-ouest ; contrariés par la Pologne, qu’il conspue ; par l’Italie, qu’il insulte. Quel pays n’a-t-il pas lassé par son verbe haut ? Tous le lui font sentir, à chaque proposition rejetée, à chaque chantier repoussé, à chaque décision prise contre son avis, la dernière en date étant l’ouverture de négociations commerciales avec les États-Unis. Il ne lui reste plus que la France pour parader et songer à son printemps à lui, à son éclosion, à la métamorphose de ce vieux pays décevant, au peuple rebelle, querelleur, vindicatif (et paresseux, selon lui, qui semble ignorer les statistiques sur la productivité du travail en France – sans tenir compte de la fiscalité qui y est associée) et trop ignare pour avoir peur des fantômes qu’il agite, nationalisme ! populisme ! pas le choix ! moi ! Laissez-moi épanouir la France ! Que mille Macrons fleurissent !

    Privatiser l’île de la Cité…

    Moderniser Notre-Dame, privatiser les routes après ADP – en faisant exprès de sous-investir pour leur rénovation –, désirer comme Cédric O que la France ait ses licornes numériques au lieu de considérer ses entreprises déjà milliardaires, réformer la constitution, tout ne concourt qu’à une rénovation forcée du pays, une régénération à la mode révolutionnaire, où le despote éclairé sait seul ce qu’il faut faire au point que sa volonté est l’ultime raison. Hoc volo, sic jubeo, sit pro ratione voluntas : je le veux, je l’ordonne, que ma volonté serve de raison. On ne frustrera pas Macron de son printemps, et si l’Europe reste enfermée dans son hiver, la France, elle, va se réchauffer, l’incendie de Notre-Dame n’étant que le dernier brasier en date, une manière de catastrophe spectaculaire dont Macron ne veut considérer que le symbole d’un vieil ordre qui s’effondre, comme ces Gilets jaunes qui ne sont que des hoquets du progrès. Son unique préoccupation ? Sa stature. « Je me fiche de la prochaine élection, je veux réussir ce mandat. Furieusement. Passionnément. » Nous voilà donc avec un furieux emporté par ses passions qui considère que ses opposants sont des agents de l’étranger ou, pire, des agents du chaos qui refusent le bien dont il est le printanier messager, Jupiter ayant viré Saturne au moment où, en plein âge d’or, il enseignait aux hommes l’usage de la faucille. Pour le moment, il fauche Notre-Dame, il fauche nos libertés, il fauche notre avenir, et ne sème rien. Curieux printemps.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/05/09/penser-printemps-6149596.html

  • L'Église ne peut pas coopérer à des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage.

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    Cardinal Sarah

    Je suis scandalisé par tous ces hommes qui meurent en mer, par les trafics humains, par les réseaux mafieux, par l'esclavage organisé. Je reste perplexe devant ces gens qui émigrent sans papier, sans projet, sans famille. Ils pensent trouver ici le paradis terrestre ? Il n'est pas en Occident ! S'il faut les aider, je pense que c'est sur place, dans leurs villages, dans leurs ethnies. On ne peut cautionner ces déséquilibres économiques et ces drames humains. Vous ne pouvez pas accueillir tous les migrants du monde. Accueillir, ce n'est pas seulement laisser entrer les gens chez soit, c'est leur donner du travail. Vous en avez ? Non. Leur donner un logement Vous en avez ? Non. Les parquer dans un endroit indécent, sans dignité, sans travail, ce n'est pas ce que j'appelle accueillir les gens. Cela ressemble plus à une organisation mafieuse ! L'Église ne peut pas coopérer à des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage.

    Ce que je trouve également scandaleux, c'est qu'on utilise la Parole de Dieu pour justifier cela, Dieu ne veut pas la migration. Le Christ, enfant, s'est réfugié en Égypte, à cause d'Hérode, mais il est rentré chez lui ensuite. De même, Dieu a toujours ramené son peuple en Israël, après chaque famine et chaque déportation en Babylonie. Un pays est un grand trésor, c'est là que nous sommes nés, c'est là où sont enterrés nos ancêtres. Quand on accueille quelqu'un, c'est pour qu'il ait une vie meilleure, et ce n'est pas dans un camp qu'on a une vie meilleure. Quand on est nourri sans travailler, on n'a aucune dignité. Quelle culture avez-vous à leur offrir ? Est-ce que vous êtes encore capable de partager votre culture et vos racines chrétiennes ? J'ai peur que le déséquilibre démographique engendré par ces vagues migratoires vous fasse perdre votre identité et ce qui fait votre spécificité. L'Europe a une mission spéciale que Dieu lui a donnée c'est par vous que nous avons connu l'Évangile, que nous avons connu les valeurs de la famille, la dignité de la personne, et la liberté. Si vous renoncez à votre identité, si vous êtes noyés par une population qui ne partage pas votre culture, vos valeurs chrétiennes et votre identité risquent de disparaître. C'est comme la Rome ancienne envahie par les barbares. Il faut réfléchir aux migrations c'est un nouvel esclavage qu'on organise parce qu'on a besoin de travailleurs. Toutes ces personnes qui viennent ici en croyant trouver une vie rêvée. Quel mensonge ! Quel cynisme ! Benoît XVI fut particulièrement clair et prophétique sur toutes ces questions. [...]

    Vous avez été façonnés par le christianisme, tout est chrétien en Europe. Pourquoi nier cela ? Aucun musulman ne nie son identité. Si vous ne retrouvez pas ce que vous êtes, vous disparaîtrez. Et si l'Europe disparaît, il y aura un bouleversement épouvantable: le christianisme risquerait de disparaître sur la surface de la terre. Voyez bien que vous êtes envahis par l'islam: ils veulent islamiser le monde entier, et ils ont les moyens financiers. Ils ne réussiront pas, parce que le Seigneur est avec nous jusqu'à la fin du monde. Mais il ne faut pas nier ce que vous êtes : ceux que vous accueillez doivent s'intégrer à votre culture. Encore faut-il que vous ayez une culture : vous ne pourrez pas les accueillir dans votre athéisme, dans votre matérialisme, dont ils ne veulent pas.

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  • Jordan Bardella : « Le grand risque qui est en face de nous, c’est la partition de la société »

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    Jordan Bardella est tête de liste RN aux élections européennes. Originaire de Seine-Saint-Denis, le benjamin (23 ans) des candidats répond sans ambages à toutes les grandes questions de l’heure : Macron, Salvini, banlieues, immigration.

    Découvrez quelques extraits de cet entretien publié sur Causeur.

    Daoud Boughezala. Marine Le Pen vous présente comme un jeune militant issu des banlieues arrivé à la force du poignet. En vous ayant désigné tête de liste aux dépens d’eurodéputés plus expérimentés tels que Bruno Gollnisch ou Nicolas Bay, le Rassemblement cède-t-il aux idéologies à la mode ?

    Jordan Bardella. Non. Ce n’est pas une élection de personnes. Une liste est avant tout une équipe. Marine Le Pen a fait le choix un peu audacieux de confier la tête de liste à un jeune de 23 ans. Malgré mon âge, j’ai déjà une petite expérience politique puisque je suis élu au Conseil régional d’ïle-de-France en Seine-Saint-Denis, un territoire difficile dans lequel j’ai grandi. Cela a toujours été une des qualités du mouvement de donner une chance à la jeunesse. On a fait élire en 2012 la plus jeune députée Marion Maréchal, en 2014 le plus jeune sénateur David Rachline, on fera sans doute élire le plus jeune député européen. On a beaucoup de jeunes élus et de jeunes maires qui font leurs preuves. Le RN est un mouvement politique pour lequel les jeunes votent beaucoup. Selon les sondages, un tiers des jeunes voterait pour le RN aux européennes.

    Il y a une cohérence dans le choix de la tête de liste, d’autant que ces élections sont un peu l’épilogue de la refondation du mouvement que Marine Le Pen a lancée en 2011. Cela nous a menés au second tour de l’élection présidentielle (2017), au changement de nom du FN, à nous ouvrir à des gens de l’extérieur (issus des Républicains comme Thierry Mariani ou de la société civile comme Hervé Juvin).

    Concrètement, proposez-vous le retour aux frontières nationales ?

    Absolument. Il faut remettre des portes à la maison France pour décider qui entre et qui sort de chez nous. L’espace Schengen nous avait promis la libre circulation des biens et des personnes mais on a vu que c’était aussi la libre circulation des terroristes, des armes, des trafics. L’absence de frontière en matière économique crée aussi une absence de protection pour les entreprises et les emplois français. Nous sommes favorables à la sortie de l’Espace Schengen tout en prévoyant des dispositifs simplifiés pour les travailleurs frontaliers comme les 60 000 qui passent chaque jour en la France et l’Allemagne. C’est ce qu’on a toujours fait : le mythe de la libre circulation n’a que quelques années. La frontière n’est pas un mur ou un barbelé mais une porte, un filtre, une écluse, une limite. Mais, comme le dit Salvini, la première des frontières en matière d’immigration, c’est la dissuasion.
    C’est-à-dire ?

    Tant qu’on continuera à avoir un système de prestations sociales extrêmement attractif pour des personnes qui viennent de l’étranger, il est évident que l’immigration se poursuivra. La réponse à la question de l’immigration doit être à la fois des frontières nationales – rétablir des postes de douane alors que Sarkozy en a fermés 6500 – et une politique de dissuasion. Il faut réserver les moyens de l’Etat et la solidarité nationale aux Français tout en raccompagnant les bateaux de migrants dans les ports de départ. C’est ce que fait Salvini.

    Mais votre allié Salvini, ministre de l’Intérieur italien, ne partage pas forcément vos intérêts. Ainsi, il souhaiterait que la France accueille davantage de quotas de migrants…

    Ce n’est pas tout fait à juste. En demandant à la France d’accueillir plus, Salvini répond à ceux qui lui donnent des leçons sur l’accueil des migrants mais qui ne veulent pas en assumer l’intégralité de la charge. Par exemple, Macron avait refusé d’accueillir l’Aquarius mais accepté de prendre les migrants si l’Aquarius accostait en Espagne. Salvini pointait donc le double discours de la classe politique européenne. Avec l’environnement, l’immigration est sans doute l’un des deux grands défis majeurs de l’Europe au XXIe siècle. D’ici 2050, la population africaine va doubler. Il faut lire le très bon livre de Stephen Smith La ruée vers l’Europe. On fait face à un continent qui est en train de devenir une bombe démographique. La population africaine est très jeune et voudra ensuite aller vers des terres plus riches qu’ils considèrent – à tort – comme un eldorado : l’Europe. La seule question à se poser est : accepte-t-on cette ruée progressive vers l’Europe qui est déjà en cours ? Cela aurait d’énormes conséquences économiques, sociales, culturelles et cultuelles. L’Italie a accueilli 700 000 migrants sur ses côtes depuis 2013. Depuis que Salvini est aux responsabilités, il a fait baisser de 95% le nombre de débarquements. Cette fermeté est aussi une forme d’humanité parce qu’il a fait baisser de moitié le nombre de morts en Méditerranée.

    Entretien repris du du site Causeur.fr

    https://fr.novopress.info/214489/jordan-bardella-le-grand-risque-qui-est-en-face-de-nous-cest-la-partition-de-la-societe/

  • Autriche : le vice-chancelier dénonce le grand remplacement

    Autriche : le vice-chancelier dénonce le grand remplacement

    En Autriche, le chef du FPÖ, parti au pouvoir aux côtés des conservateurs, le vice-chancelier Heinz-Christian Strache FPÖ a expliqué que son parti lutte contre “le remplacement de population” :

    “Nous ne voulons pas devenir une minorité dans notre propre patrie”.

    Suite à la polémique alimentée par les gauchistes, Heinz-Christian Strache, lors du conseil des ministres, mercredi dernier a déclaré :

    “Nous avons été élus pour mettre fin à cette tendance nocive car les citoyens disent, à juste titre, que cette situation ne leur plaît pas et qu’ils se sentent déjà comme des étrangers dans de nombreux endroits de leur pays. Je ne me laisserai donc pas museler, les citoyens comptent sur nous !”.

    Le lendemain des déclarations de Heinz-Christian Strache, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, rendait visite à Viktor Orbán en Hongrie. Il a mis en garde contre le risque que l’Europe ne devienne “un califat islamique”. 

    https://www.lesalonbeige.fr/autriche-le-vice-chancelier-denonce-le-grand-remplacement/

  • Déconstruction culturelle

    6a00d8341c715453ef0240a4a9473a200b-320wi.jpgCes derniers jours, découvrant Amsterdam qu'il ne connaissait pas votre chroniquer préféré s'est retrouvé quelques instants dans sa chambre d'hôtel trop petite presque contraint de subir la télévision francophone.

    Après avoir visité deux expositions splendides l'une au musée Van Gogh, l'autre au Rijksmuseum consacrée à Rembrandt, place quand même à un peu de mauvaise humeur personnelle…

    Car voici que TV5-Monde, chaîne monopoliste déversant les insanités parisiennes, mais aussi, en collaboration, leurs homologues bruxelloises, québécoises, genevoises, laissa quelques trissotins de service évoquer l'opéra.

    On entendit donc parler en terme laudateurs de l'entreprise de déconstruction culturelle. Et les intervenants de s'en revendiquer, explicitement, comme d'une nécessité. Comme si Verdi ou Wagner, mais aussi Molière, Shakespeare ou Eschyle ne pouvaient se passer d'une révision soumise à la censure du politiquement correct.

    De tout cela nous sommes hélas habitués. Presque trop tolérants.

    Difficile, peut-être même coupable, de supporter les mises en scène attentatoires insupportables de Lohengrin ou de la Tétralogie à l'Opéra Bastille. On y dénature trop librement des chefs-d’œuvre, mais aussi tous ces spectacles subventionnaires qui s'emploient à tétaniser, finalement, une bourgeoisie capitularde, de gauche certes, mais aussi soi-disant de droite.

    On gagnerait à se souvenir du jugement bien connu de saint Augustin : "À force de tout voir on finit par tout supporter… À force de tout supporter on finit par tout tolérer… À force de tout tolérer on finit par tout accepter… À force de tout accepter on finit par tout approuver !"

    Mais il semblerait que Paris, pourtant bien atteint ait encore des leçons de décadence à recevoir de New York.

    Voici en effet ce que nous apprend tout simplement l'AFP à propos du gala du Metropolitan Museum [voir commentaire signé Emmanuel Trogneux] en date du 6 mai :

    "Lieu traditionnel de toutes les extravagances, le gala du Met, événement mondain de l'année aux États-Unis, s'est surpassé lundi, des quatre tenues successives de Lady Gaga à la robe chandelier de Katy Perry."

    On nous assure que tous les intervenants se référaient au "Camp". Il s'agit là en effet du thème de la nouvelle exposition du Metropolitan Museum, qui doit inspirer, chaque année, les invités de ce dîner hors normes.

    Le "Camp", nous explique-t-on, "c'est l'outrance, l'humour, la défiance, une culture qui s'est structurée sous l'influence de la communauté homosexuelle des XIXe et XXe siècles.

    Toujours d'après l'AFP : "Il n'en fallait pas plus pour pousser les curseurs bien au-delà de ce qui s'était jamais vu au gala du Met, pourtant théâtre de plus d'un coup d'éclat ces dernières années."

    Arrivée la première après la grande prêtresse du gala, Lady Gaga a réalisé un numéro, avec danseurs, multiples montées et descentes des marches, mais surtout quatre tenues différentes, toutes signées Brandon Maxwell. En mode effeuillage, elle est passée d'une immense robe rose dont les danseurs ont fait claquer la traîne gigantesque dans le vent, à une autre robe, de bal noire asymétrique, puis une robe fourreau rose, pour finir en sous-vêtements noirs et dentelle. Les quatre tenues étaient portées les unes au-dessus des autres, chaque transformation étant saluée par les cris de la foule amassée de l'autre côté de la Cinquième avenue. L'opération a pris, au total, environ 15 minutes, du jamais vu pour une montée des marches.

    "Fidèles à l'esprit "camp", les hommes sont peut-être même allés plus loin que les femmes sur le plan vestimentaire, lors de ce gala du Met qui fera date" souligne encore l'AFP.

    Accompagné d'Alessandro Michele, directeur de la création de Gucci qui avait dessiné sa tenue, le chanteur Harry Styles, coprésident du gala 2019 avait choisi une combinaison très féminine au haut en tulle noire et jabot. Couturier partenaire de la nouvelle exposition du Met avec Gucci, Alessandro Michele était lui-même en pantalon et chemise bouffante rose moiré. Le designer italien avec également habillé, comme l'an dernier, le chanteur américain Jared Leto, qui portait une robe rouge rebrodée de pierreries avec, en accessoire, une réplique de sa propre tête, comme décapitée. C'était là un clin d’œil à la collection Gucci automne/hiver 2018, lors de laquelle Alessandro Michele avait fait porter à chaque mannequin une imitation de sa propre tête.

    Ne nous sentons pas dépassés en tant que Français. La France macronienne est bien représentée par Bilal Hassani à l’Eurovision. Que les bobos se rassurent : la patrie de saint Louis, de D'Artagnan et de quelques autres, ne restera pas en retard dans la déconstruction culturelle.

    Je prie mes lecteurs et amis de ne pas m'obliger à censurer leurs commentaires éventuellement prohibés par les lois de la république.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/

  • Pas de libido mais gros melons et bottes de cuir

    cinema.jpgUne Russie libre et fière, en pleine renaissance depuis l’ère Poutine, célèbre ce jeudi le Jour de la victoire, la commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale, la signature à Berlin le 9 mai 1945 de l’acte de capitulation de l’Allemagne hitlérienne. La fin d’un conflit  qui fut aussi synonyme, hélas, de déclassement,  d’une décadence accélérée de nos pays au terme de cette épouvantable guerre civile européenne. Et  pour les peuples des pays de l’Est,  livrés à Staline par les alliés, du début du long, éprouvant et terrible (pour les résistants) hiver communiste dont ils ne sortirent qu’avec la chute du rideau de fer et des dictatures rouges il y un quart de siècle. Mais ce 9 mai est aussi l’anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui, il y a soixante-quatre ans, proposa la création d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), embryon de l’actuelle Union Européenne. A quinze jours des élections européennes sont donc réunis symboliquement aujourd’hui au centre de la Roumanie, à Sibiu, les dirigeants des pays de l’UE. Cette rencontre sera l’occasion d’évoquer le futur partage des grands postes européens entre pays, la diplomatie extérieure, le climat, l’immigration…

    Bien sûr, le dernier discours du président (sortant) de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, fera la part belle à la lutte contre les nationalistes et le populisme. «Nous ne nous aimons plus les uns les autres. Nous avons perdu notre libido, a récemment regretté M Juncker qui a participé mercredi à Sibiu à un débat avec des centaines de jeunes Européens» rapportait L’Express. Le très fatigué président de la Commission européenne incarne assez bien la chute d’une Europprogressiste à bout de souffle, mais sa libido en berne n’est pas un cas généralisé. Il serait plus juste de dire que d’autres attirances et affinités électives émergent. On l’a vu ces derniers jours avec une nouvelle étape dans le rapprochement, bien avancé depuis plusieurs mois, entre le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini et le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

    «En délicatesse avec le PPE dont son parti Fidesz est suspendu depuis le 20 mars» rapportait Courrier international, MM. Orban et Salvini se sont rencontrés le 2 mai en Hongrie, «se sont affichés en vigies de l’Union européenne », ont «multiplié les signes d’amitié lors d’une conférence de presse commune»,   «vingt-quatre heures après une interview accordée le 1er mai à la Stampa dans laquelle (V. Orban) affirmait que le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini est la personne la plus importante d’Europe

    Deux dirigeants, qui sont dans le collimateur du très puissant lobby transfrontièriste et mutitculturaliste mais aussi, et les catholiques sont très nombreux à le déplorer, du pape François qui,  comme l’a rappelé Alexandre Del Valle dans Valeurs Actuelles multiplie les outrances. Il «est allé plus loin que d’habitude dans ses prises de positions politiques anti-nationalistes (lors de son déplacement en Bulgarie, le 2 mai également) lorsqu’il a condamné  l’attachement au peuple, à la patrie portant à l’exclusion et à la haine de l’autre, quand il devient nationalisme conflictuel qui lève des murs. Il a exprimé sa  préoccupation face à la réapparition de courants agressifs envers les étrangers, surtout les immigrés, comme ce nationalisme croissant qui omet le bien communvisant en fait non pas des actes racistes-criminels et violents qui auraient été commis ici ou là et qui seraient bien sûr condamnables, mais les leaders et gouvernements populistes européens, à commencer par sa bête-noire Matteo Salvini (et) l’autre bête-noire du Pape (…) Viktor Orban.»

    Certes,  cela fait au moins un point commun entre le pape et François-Xavier Bellamy. La tête de liste de LR aux européennes expliquait ainsi en mars qu’il était «certain» «qu’entre la vision d’Emmanuel Macron et la vision de Marine Le Pen (il était) clairement plutôt du côté d’Emmanuel Macron» et précisait qu’il se sentait « plutôt (Jean-Claude) Juncker que (Viktor) Orban. » C’est ce même M. Bellamy qui, lors de la soirée européenne organisée par Valeurs Actuelles le 25 avril, affirmait sans rire que «Nous ne réussirons pas à redonner vie à l’Europe, si elle demeure le symbole d’une dépossession démocratique.» La faute à qui M. Bellamy? N’incombe-t-elle pas en premier lieu, constate Bruno Gollnisch, à vos amis politiques majoritaires au parlement européen depuis 20 ans, et qui participent, à des postes clés, à  toutes les strates, toutes les instances de l’UE?

    Pour autant, il est vrai qu’en terme de ridicule et d’enfumage, il reste difficile de concurrencer les cadors de LREM et leurs soutiens. C’est le cas notamment de Bernard-Henry Lévy, éreinté par les critiques partout où il passe en Europe pour la nullité de sa prestation et/ou celle de sa pièce altlanto-bruxellosie Looking for Europe. Le bourreau de la Libye et confondateur de sos racisme, rapporte RT, a été aussi épinglé le 30 avril dernier par le Canard enchaîné qui a révélé «la générosité de plusieurs diffuseurs prêts à mettre la main à la poche pour financer un documentaire qui immortalisera la tournée (Looking for europe). D’après l’hebdomadaire satirique, Canal Plus a mis au pot quelque 300 000 euros, France 3, 230 000 euros, et Arte, chaîne qui fait l’éloge de la construction européenne, 200 000 euros. Or leCanard enchaîné fait remarquer au passage que Bernard-Henri Lévy préside le conseil de surveillance d’Arte, sous-entendant une forme de conflit d’intérêts.»

    Tout aussi caricatural peut-être, c’est Daniel Cohn-Bendit (rattrapé par son passé dans le métro) qui était chargé de jouer les boute-en-train le 6 mai au théâtre Bobino pour parler écologie avec le numéro 2 de la liste LREM, Pascal Canfin, ancien ministre de François Hollande . «Avec son ex-mentor Dany Cohn-Bendit», dixit Libération, « Canfin a fait le show devant plusieurs milliers de personnes dont de nombreux parlementaires et plus de la moitié du gouvernement (…). On a vu le public enthousiaste réserver une standing-ovation au patriarche libéral-libertaire qui venait d’improviser de sa voix éraillée, à la limite de la rupture, un furieux plaidoyer pour l’intégration européenne et pour la culture bruxelloise du compromis. Mais aussi pour un accueil digne des migrants (…). Magie du nouveau monde : il y avait au premier rang, parmi ceux qui se sont levés pour applaudir, des ministres de droite comme Jean-Michel Blanquer ou Gérald Darmanin (…). Mais il a (aussi) invité les macronistes à ne pas insulter l’avenir et à bien distinguer les adversaires irréductibles que sont les listes soutenues par Le Pen et Mélenchon des concurrents conduits par Jadot (EELV) et Glucksmann, tête de liste PS-Place publique. ».

    Dans le songe creux, le verbiage et l’étalage des vieilles recettes qui ont conduit l’Europe vers l’abîme, Dany n’est certes pas le dernier mais en vieil animal politique  il sait au moins adapter son langage et ses formules à son auditoire, à la clientèle électorale qu’il vise. Pour Nathalie Loiseau l’exercice n’est  pas si évident puisque c’est sur le parvis du Mémorial-Musée pour la Paix de Caen que la tête de liste LREM a promis, tel le général GUDerian,  un « Blitzkrieg » (sic) pour relancer sa campagne vacillante.

    Si le discours politique comporte toujours une part de subliminal, là nous sommes à la fête!Mme Loiseau se rêve en tankiste en cuir avec un gros canon écrasant tout sur son passage, M. Juncker parle de sa libido défaillante, BHL se plonge sur scène tout habillé dans une baignoire pour défendre une Europe châtrée, Dany se casse la voix pour exiger l‘ouverture, et les jeunes macronistes font campagne sur le thème de la partouze en lançant un préservatif aux couleurs de l‘Europe avec le slogan suivant: «À 2, c’est bien. À 27, c’est mieux!». A chacun son projet

    https://gollnisch.com/2019/05/09/pas-de-libido-mais-gros-melons-et-bottes-de-cuir/

  • On sent comme un vent de panique à LREM…

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    Le Président a réagi après un rapport de l’ONU, publié ce lundi, indiquant qu’un million d’espèces animales et végétales étaient menacées d’extinction.

    Le chef de l’État a profité de l’occasion pour présenter une série de mesures qu’il envisage de prendre en faveur de la cause écologique.

    Qu’en est-il réellement ? Parmi un modeste inventaire de mesures pressenties, il cite pêle-mêle la lutte contre le gaspillage alimentaire, le recyclage du plastique, l’arrêt du glyphosate ainsi qu’un ensemble de « mesurettes » budgétaires incitatives, voire, pour certaines, contraignantes…

    Tout cela n’est, en fait, qu’un catalogue de bonnes intentions. En effet, la réalisation de ses vœux pieux ne dépend pas que de sa volonté et, dès lors, elle est sujette à caution puisque pas nécessairement à l’abri d’un atermoiement que des promesses antérieures ont déjà connu. Cette espèce d’allocution improvisée et parfaitement informelle avait l’aspect d’une séance de rattrapage destinée à remplir les blancs que sa récente conférence de presse avait laissés apparaître en matière d’écologie.

    Sur la question de la protection de l’environnement, il ne prend pourtant pas beaucoup de risques puisque la plus grande partie de l’électorat, toutes tendances confondues, connaît l’étendue des enjeux sans, pour autant, que les grandes mesures de sauvegarde ne lui paraissent évidentes.

    Alors, pourquoi s’est-il fendu de cet exercice insolite dont peu ont réellement deviné le profit qu’il pouvait en tirer, pas plus qu’ils n’ont vu la nécessité de s’y plier ? N’aurait-on pas eu droit à une petite séance de communication opportune à vocation électorale ?

    En fait, pour saisir sa motivation, il faut, sans doute, se souvenir que la première consultation à avoir lieu depuis son élection sera celle des prochaines européennes. Or, chacun sait bien que la mise sera de taille. S’il les gagne, sa légitimité redeviendra entière et sa dynamique réformatrice ne connaîtra plus d’obstacle sérieux. S’il les perd, alors la fin de partie lui sera bien longue et difficile jusqu’en 2022. D’ailleurs, le gouvernement et le Premier ministre ont été sommés de se bouger pour apporter une aide sans faille à Nathalie Loiseau, qui a du mal à prendre son envol dans la campagne qui débute officiellement le 13 mai 2019 mais qui a démarré, en réalité, depuis de longues semaines déjà.

    D’ailleurs, si, depuis des semaines, les sondages de l’Institut Louis Harris (à l’inverse d’autres instituts plus prudents) donnaient LREM assez largement en tête, il n’en va plus ainsi aujourd’hui. Toute les analyses se rejoignent, désormais, pour reconnaître que le parti macroniste et le Rassemblement national sont, au mieux, donnés au coude-à-coude et, souvent, l’avantage est donné au mouvement conduit par Jordan Bardella.

    Le Président qui cherche à détourner l’attention des électeurs par des artifices peu convaincants. Le Premier ministre Édouard Philippe qui, de Caen le 6 mai, à Strasbourg le 11 mai, va enchaîner les meetings à raison de deux par semaine. Tout cela ressemble étrangement à une fièvre qui s’empare du pouvoir et qui, si elle est assez convenue dans sa forme, paraît tout de même un peu inédite par son intensité. On sent comme un vent de panique qui secoue le vaisseau jupitérien. Cela n’est peut-être pas le meilleur moyen de rassurer l’électorat, qui pourrait légitimement s’inquiéter de cette fébrilité et du manque de sang-froid de ses gouvernants.

    Après deux années mouvementées au cours desquelles Emmanuel Macron a méprisé les Français plus que tous ses prédécesseurs, après cinq mois d’une crise que nul autre n’avait connue de manière aussi intense et longue, après trois mois d’un débat au cours duquel il s’est octroyé sans répartition le contenu et dont il a tenu les commandes sans aucun partage, ce Président sera bientôt à la croisée des chemins, à l’heure de vérité, et cela le rend nerveux.

    Jean-Jacques Fifre

    https://www.bvoltaire.fr/on-sent-comme-un-vent-de-panique-a-lrem/