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actualité - Page 2423

  • Ramadan business

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    Si vous ignorez que le ramadan a commencé le lundi 6 mai, à 4h22, c’est que vous n’avez ni télévision ni radio, et que vous ne traquez pas non plus l’information sur Internet. Car une déferlante s’est abattue sur ce thème, dans nos médias. D’abord parce qu’il s’agit d’une fête, pour ceux qui pratiquent cette religion, ensuite parce que la période du ramadan est l’occasion de dépenser son argent, c’est devenu l’une des plus fortes périodes pour la consommation.

    La date exacte du ramadan avait été annoncée deux jours plus tôt. Pendant cette période, qui s’achèvera dans la nuit du 4 au 5 juin, les musulmans pratiquants jeûneront, ne fumeront pas, et s’abstiendront de relations intimes avec le conjoint, ceci pendant la journée c’est-à-dire du lever du soleil au crépuscule, fixé à 21 h 16.

    La France compte… combien de musulmans, au fait ? Six millions ? On ne sait pas trop, mais ce qui est certain, c’est que l’islam est désormais la deuxième religion du pays. Il représente 6 à 10 % de la population vivant sur le territoire français. 6 à 10 %, une fourchette très large, tout simplement parce qu’il est impossible – et vaguement incorrect – de recenser avec précision cette communauté. Et c’est en France que vit la plus importante communauté musulmane d’Europe.

    Une communauté où le taux de pratique religieuse est bien supérieur à celui des adeptes d’autres religions. Cette pratique favorise donc une consommation communautaire. Ramadan et ramdam ont la même origine : c’est une période où l’on fait la fête, en tout cas le soir, quand le soleil s’est couché. Les dépenses de nourriture des familles musulmanes augmentent de 30 %, à cette occasion, pour une consommation effrénée dès que le jeûne de la journée est rompu.

    Statistiquement davantage de violence, d’attentats, d’AVC, d’accidents du travail

    Nos chaînes de télévision l’ont bien compris et les messages publicitaires en direction de cette communauté envahissent nos écrans. Ce qui, soit dit en passant, est un indicateur de la situation réelle, un indicateur que nous fournit le marché, en quelque sorte. Le mois du ramadan est celui où, dans les pays musulmans, les chaînes de télévision font leurs meilleurs scores d’audience.

    Mais l’augmentation de la consommation tous azimuts, lors de la rupture du jeûne, se traduit au profit de toutes sortes de consommations. C’est par exemple le mois du plus gros chiffre d’affaires pour… la prostitution. Statistiquement les nuits de ramadan génèrent également davantage de violence que les autres nuits, une violence favorisée par le fait que les populations restent éveillées une partie de la nuit. Dans les « quartiers », la période donne lieu à des « défoulements » collectifs favorisant les incendies de voitures, les bagarres de rue. Le ramadan est également un mois où le nombre d’attentats attribués à des islamistes augmente. Mourir pendant le ramadan, dans une action visant des « mécréants », réjouit Allah, paraît-il.

    Le ramadan est enfin le mois des AVC, et celui où fleurissent les conseils diététiques, dans notre bonne presse : ne pas se bourrer de sucreries ; éviter la nourriture trop riche en graisses animales. Pendant le ramadan, les accidents du travail sont plus nombreux, souvent liés à la somnolence. Et pour échapper aux coups de fatigue, les médecins conseillent de se nourrir de légumes et de viande blanche. Mais en tout état de cause, éviter le porc…

    Francis Bergeron

    Article paru dans Présent daté du 7 mai 2019

    https://fr.novopress.info/214467/ramadan-business/

  • Un entretien avec Vincent Vauclin, tête de liste de la Reconquête présentée par La Dissidence française, sur le site "Nous sommes partout"

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    Source cliquez ici

    La Liste de la Reconquête (cliquez ici) est officiellement validée dans la course aux Européennes. Quelle est votre réaction et celle de vos militants ?

    Vincent Vauclin : Quel que soit le score que nous ferons, c’est déjà une grande victoire. La Dissidence Française a opéré sa transformation en parti politique il y a un moins d’un an : réussir à bâtir et à déposer une liste complète, respectant la parité, dans les délais qui nous étaient imposés relève du tour de force pour une organisation comme la nôtre. Mieux : pour la première fois, c’est une liste 100% nationaliste qui sera proposée au suffrage des électeurs, sur l’ensemble du territoire national. Une liste d’union, puisqu’elle rassemble des cadres et militants de la DF, mais aussi des militants issus de plusieurs autres organisations ainsi que des élus locaux. C’est donc une occasion historique pour brusquer le politiquement correct, démasquer les imposteurs de droite comme de gauche, et imposer nos thématiques dans le débat public.
     
    Nous imaginons que vous ne pourrez pas livrer des bulletins de vote dans tous les bureaux de France; comment les personnes souhaitant voter pour vous pourront-elles agir ?
     
    En effet, compte-tenu du budget que nous souhaitons consacrer à ces élections, vous ne trouverez probablement pas le bulletin de vote de la Liste de la Reconquête dans votre bureau de vote habituel. Mais pas de panique : vous pourrez télécharger et imprimer notre bulletin depuis chez vous pour voter pour notre liste, et ce vote sera effectivement comptabilisé dans les suffrages exprimés.
     
    Autre cas de figure : certaines communes sont dotées de machines à voter électroniques, c’est le cas d’une grande ville comme Le Havre par exemple. Dans ce cas, tous les électeurs de la commune pourront normalement voter pour la Liste de la Reconquête.
     
    Suite à votre épreuve chez Hanouna (cliquez ici), avez-vous eu des retours positifs voire des adhésions ?
     
    Oui cette émission nous a permis d’accroître la notoriété de la Dissidence Française en touchant près de 400 000 téléspectateurs, dont certains nous ont rapidement contactés pour nous rejoindre ou exprimer leur soutien. Cet engouement témoigne de la recomposition du paysage politique français et de l’ouverture d’un espace électoral laissé vacant par le RN : de plus en plus de Français, notamment ceux des nouvelles générations, sont en attente d’une offre politique nouvelle qui assume une certaine radicalité et qui ne passe pas son temps à capituler devant la bien-pensance médiatique.
     
    Finalement, dans la bataille des Européennes ce qui compte le plus ce n’est pas tant le résultat mais le fait que notre famille de pensée puisse se faire entendre ?

    Si nous participons aux élections, nous y allons pour gagner et faire le score le plus haut possible. Mais au-delà de cette considération, notre objectif est d’abord et avant tout de faire émerger durablement un pôle de droite alternative, capable de défier la pensée unique et de formuler des propositions que personne d’autre que nous n’aurait le courage d’assumer : par exemple la remigration. Et pour cela, nous n’avons d’autre choix que de participer à un maximum de scrutins électoraux, car il faut bien admettre que les formes habituelles de militantisme ont aujourd’hui une portée politique très relative, d’une part à cause de la répression croissante du Système qui se saisit de la moindre occasion pour prononcer interdictions et dissolutions, et d’autre part à cause de la censure que nous subissons de plus en plus sur les réseaux sociaux, et sur internet de manière générale.
     
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    Lire aussi sur le site de France Inter (avec au passage une belle pub pour l'émission Synthèse sur Radio Libertés) cliquez là
  • Européennes : rares sont les listes qui, passant la barre des 5 %, pourront avoir des élus

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    Des 33 listes au départ, on ne sait pas encore si toutes seront présentes dans les bureaux de vote, le 26 mai, mais il est assuré que toutes n’atteindront pas la barre des 5 %, au-dessous de laquelle on ne peut avoir d’élus. Ce n’est pas grave pour les toutes petites listes qui profitent de l’élection européenne pour se faire un peu de publicité, l’espace d’une campagne. C’est plus important pour les partis et mouvements qui participent régulièrement au débat politique car leur score, malgré l’abstention prévisible, illustrera leur influence dans le corps électoral. Parmi eux, le PS et Debout la France pourraient bien n’avoir aucun élu.

    Les sondages, à trois semaines du scrutin, ne sont qu’indicatifs mais ils donnent une idée de l’ordre d’arrivée. En tête du peloton, le Rassemblement national et l’alliance LREM-MoDem-Agir-MRSL. Ils se talonnent, mais leur avance est telle sur leurs concurrents qu’ils ne seront jamais rattrapés. Viennent, ensuite, Les Républicains, qui doivent une fière chandelle à François-Xavier Bellamy, La France insoumise, Europe Écologie Les Verts : ils sont assurés d’avoir quelques élus. Mais le PS-Place publique, malgré le soutien de Christiane Taubira, Génération-s, Debout la France, sont actuellement en dessous des 5 % et risquent fort de revenir bredouilles de cette élection. Ne parlons pas des Patriotes de Florian Philippot ni du Parti communiste !

    À gauche, les voix se dispersent, le PS poursuit sa chute, apparemment irréversible : de 8 eurodéputés sortants – ce qui n’était, déjà, pas beaucoup pour un parti alors majoritaire –, il pourrait passer à 0 ! Il faut dire qu’il ne s’est pas remis de sa défaite cuisante aux présidentielles et que le mandat de François Hollande n’a pas contribué à le promouvoir. Sans compter tous les élus qui ont soutenu ou rejoint Macron et ne jurent, maintenant, que par lui – en attendant de s’en séparer, pour ne pas couler avec lui, au cas où son naufrage se confirmerait. Ce n’est pas la première fois que le PS tombe si bas : il n’avait pas fière allure avant que Mitterrand ne le redressât. Mais on ne voit, à l’horizon, aucune personnalité capable de reconstruire l’unité de la gauche.

    Du côté des souverainistes et des eurosceptiques, Florian Philippot ne décolle pas, malgré la couverture médiatique dont il dispose encore, héritée de l’époque où il était vice-président du FN : sans doute les Français n’apprécient-ils pas ceux qui crachent dans la soupe après s’en être longuement nourri. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, qui a préféré faire cavalier seul, il n’est pas certain d’avoir des élus et aura tout le loisir, après le 26 mai, de s’interroger sur la pertinence de sa stratégie. S’il s’était allié avec Marine Le Pen, comme au second tour des présidentielles, au prix de quelques concessions réciproques, le problème ne se poserait pas de savoir qui, du RN ou de LREM, passerait en vainqueur la ligne d’arrivée.

    Finalement, qu’on le regrette ou non, l’intérêt de cette élection se résume au duel entre Macron et Marine Le Pen, respectivement représentés par Nathalie Loiseau et Jordan Bardella. Les médias sont obligés de reconnaître que le second est plus dynamique que la première. Nathalie Loiseau, si elle fait figure d’élève studieuse de l’Europe, ne brille ni par son talent oratoire, ni par l’attractivité du projet qu’elle est chargée de défendre. Le réduire à une opposition entre « progressistes » et « nationalistes », entre gentils et méchants, est trop simpliste et caricatural pour convaincre. Si sa liste arrivait en second, ce serait la juste conséquence de l’ambiguïté des options de notre Président et de son impopularité.

    https://www.bvoltaire.fr/europeennes-rares-sont-les-listes-qui-passant-la-barre-des-5-pourront-avoir-des-elus/

  • Après avoir dénoncé les fausses nouvelles, Emmanuel Macron et ses amis s’embourbent dans les marais de la « post-vérité »

    Après avoir dénoncé les fausses nouvelles, Emmanuel Macron et ses amis s’embourbent dans les marais de la « post-vérité »

    De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

  • Cambriolages, croix gammées, « nique la France »… : Quand les migrants algériens basés à Paris viennent écumer le village de Montigny (77)

    Les interpellations de migrants algériens, venus depuis Paris en train pour commettre des cambriolages à Montigny-sur-Loing, se succèdent.

    Depuis plusieurs semaines, le commissariat de Moret ne cesse d’effectuer des interpellations en flagrant délit de cambriolage à Montigny-sur-Loing.

    « Il s’agit d’équipes de migrants algériens basés à Paris qui se passent le mot, indique une source policière. Le village est facile d’accès, avec sa gare et ses pavillons tout proches. Les délinquants viennent en train, volent, puis repartent aussitôt ».

    Placés 48 heures en garde à vue, ils ont tout cassé dans leur cellule, badigeonnant les murs avec leur sang, en inscrivant des croix gammées. (…)

    « Ils tambourinaient sur les portes et se tapaient la tête contre les murs en hurlant « Nique la France ! »Nous avons dû les casquer et les menotter, indique-t-on au commissariat. Leur état d’excitation était impressionnant, j’ai rarement vu ça ».

    Assistés d’un interprète en langue arabe, les suspects ont décliné plusieurs identités fantaisistes, correspondant en fait à des personnages de fictions et de bandes dessinées algériennes. Ils ont par ailleurs refusé de se soumettre aux prélèvements d’empreintes.

    L’un d’eux se prétendait mineur, mais les multiples radios de des os et de sa mâchoire l’ont contredit.

    Au final, les clandestins ont été remis en liberté avec une convocation au tribunal correctionnel pour le mois de février 2020. Par ailleurs, une obligation de quitter le territoire français leur a été notifiée.

    Voici quinze jours, deux autres Algériens – dont un mineur isolé – avaient été appréhendés à Montigny-sur-Loing pendant un cambriolage. Le mineur, dirigé vers l’Aide sociale à l’enfance, a depuis disparu dans la nature. Quant au majeur, il est censé repartir dans son pays d’origine…

    http://www.fdesouche.com/1201217-seine-et-marne-quand-les-migrants-bases-a-paris-viennent-ecumer-le-village-de-montigny-sur-loing

  • La Russie reprend la main en Ukraine

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    par Jean-Paul Baquiast

    Ex: http://www.europesolidaire.eu

    Vladimir Poutine paraît avoir compris qu'il ne fallait pas attendre du nouveau président ukrainien Volodymir Zelinsky, dit jeune et inexpérimenté qu'il fasse le moindre effort pour redonner à l'Ukraine des relations normales avec la Russie.

    Par ce terme de relations normales, nous entendons celles que par exemple les Etats de l'Union européenne, à qui l'on ne peut reprocher un excès de poutinophilie, entretiennent avec Moscou. Pour rétablir des relations normales avec l'Ukraine, la Russie doit persuader tous ceux qui dans ce pays rêvent encore d'y multiplier des provocations anti-russes, éventuellement militaires, qu'elle ne les laissera plus désormais faire.

    Sans menacer Kiev de réactions de l'armée russe dont les conséquences pourraient être nuisibles aux stratégies géopolitiques internationales de la Russie, elle vient d'annoncer une mesure qui rendra pratiquement impossibles les interventions ukrainiennes hostiles dans les républiques auto-proclamées peuplées de russophones de Donetsk et de Lugansk.

    Etant donné que l'Ukraine a bloqué ces régions, qu'elle n'a pas fourni de services administratifs à leurs populations, qu'elle n'a pas payé les pensions ou les allocations qui leur sont dues et qu'elle n'a pas permis à ses citoyens qui y vivent de voter aux élections ukrainiennes, la Russie a maintenant autorisé les résidents de ces régions à demander la citoyenneté russe, ouvrant des bureaux régionaux pour étudier et satisfaire le cas échéant celles-ci.

    Jusqu'à présent l'armée ukrainienne avait pu bombarder en toute impunité, en y faisant de milliers de victimes, les districts de Donetsk et de Lugansk en prétendant qu'elle y réprimait les rébellions sécessionniste de citoyens ukrainiens. Désormais, elle ne pourra plus le faire car ce seront des citoyens russes qu'elle bombardera. Dans ce cas, Vladimir Poutine serait légitime, conformément au droit international, s'il intervenait militairement.

    Alors l'Ukraine, malgré sa relative puissance militaire, subira le même sort que la Géorgie lorsque en 2008 ses militaires ont bombardé l'Ossétie du Sud, un territoire empli de détenteurs de passeports russes. Au cours de cette courte guerre la capacité militaire de la Géorgie a été neutralisée en moins d'une semaine, et le reste du monde en a pris acte.

    Moscou pourra prendre bien d'autres mesures pour réduire les capacités économiques et diplomatiques de l'Ukraine, si celle-ci sous la présidence de Volodymir Zelinsky ne revient pas à la raison. Nous en ferons une listé éventuellement. Tout laisse croire que Zelinsky en tiendra compte pour établir les relations normales avec la Russie auxquelles nous faisions allusion. Washington devra s'y résigner.

    Lire une excellente analyse de la française Christelle Néant, excellent connaisseuse de la région

    https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/politologue-toute-la-puissance-de-214739
    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Gilets Jaunes : « La gauche m’a tué ! »

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    Une gauche, toutes forces confondues, au dessous de la barre des 30 %… Tel est l’intéressant scénario qui se dessine dans la perspective des élections européennes et qui amplifiera le mouvement de recomposition politique qui s’est ouvert en 2017. Il est important de noter, cependant, que si la gauche est rentrée dans un processus d’effondrement historique qui rappelle celui du PCF au début des années 90, elle détient encore un véritable pouvoir de nuisance qui s’exerce principalement sur les classes populaires et moyennes. Elle n’a plus la puissance de convaincre et d’entraîner, mais elle peut encore détruire et pourrir.
    Autopsie d’un hold-up réussi

    Ce pouvoir de nuisance a montré tout son potentiel avec le mouvement des Gilets jaunes. La gauche a magistralement récupéré, dévié et stérilisé un mouvement de contestation unique en son genre, car issu de la base, jailli spontanément hors des institutions traditionnelles – partis, syndicats ou monde associatif subventionné…

    La séquence politique que nous avons vécue ces derniers mois restera comme un modèle exemplaire d’un processus de sabotage d’un mouvement populaire, à étudier dans les universités et les écoles de communication. Les médias, nous l’avons déjà vu, ont joué un rôle central dans cette affaire, en dégradant l’image des Gilets jaunes par la manipulation de la perception des violences et la mise en avant quasi systématique de personnalités Gilets jaunes porteuses d’un discours gauche-compatible. Le but principal – commun à la gauche, au pouvoir en place et aux médias – étant, prioritairement, d’empêcher la montée en force de la question migratoire.

    Par petites touches successives, entre slogans, éléments de langage répétitifs, mots d’ordre et infiltration dans les manifs, la gauche a enfermé le soulèvement populaire dans une forme de contestation centrée sur la question sociale, axée sur l’ISF et les cadeaux faits aux riches. Elle a, au passage, sciemment occulté le fait essentiel que la révolte des Gilets jaunes exprimait d’abord un rejet du poids écrasant des prélèvements obligatoires et de l’appauvrissement général des revenus du travail, plutôt qu’un désir de s’en prendre aux « riches ». Un désir de revalorisation du travail qui dénonce les violences d’un capitalisme prédateur, mais qui vise également ceux qui sont perçus comme des profiteurs malfaisants du système : politiques, syndicalistes, figures médiatiques et journalistes donneurs de leçons, hauts-fonctionnaires ou administrations impotentes ou répressives.

    Un mouvement anti-système, donc, qui va bien au-delà d’une simple lecture sociale de lutte des classes que la gauche a réussi à imposer alors que – paradoxe suprême – le pouvoir de gauche, sous toute ses formes, est un acteur majeur du système depuis des décennies. Oubliés, en chemin, la démocratie directe, le RIC et, surtout, la crise identitaire.

    La gauche en tant que supplétif du mondialisme libéral

    Ainsi, avec une certaine naïveté, la représentante de La France Insoumise, Danièle Simonnet, ne vantait-t-elle pas sur les plateaux de télé l’action de LFI pour empêcher sur le terrain la montée en force de la question de l’immigration parmi les Gilets jaunes.

    L’enfermement dans une contestation sociale dénaturée d’un côté, et, de l’autre, une censure totale de la question identitaire… Voilà de quoi, à coup sûr, couper le mouvement de sa base initiale, pour le ramener à un événement normalisé de parade cégétiste !

    L’image d’un Philippe Martinez, énervé et décontenancé, lors de la manif du 1er mai, en dit long sur la perte de repère de la nomenklatura de gauche face à la colère de la France d’en bas. D’un rire amer, les derniers Gilets jaunes « canal historique » pourraient bientôt dire : « La gauche m’a tué ! »

    Cette complexité objective entre la gauche et le pouvoir en place qui a permis d’étouffer le mouvement des Gilets jaunes, sans totalement l’éteindre, n’est cependant en rien une victoire politique pour celle-ci. Elle a dévoilé au grand jour sa véritable fonction en parasitant un mouvement issu du peuple qui n’était pas de gauche par nature. C’est un bâton qu’elle a donné pour se faire battre par ceux qui voudront s’en servir et qui lui reviendra dans la figure, comme un boomerang. Faute de pouvoir mobiliser les foules autour de ses propres idées, la gauche est condamnée à un rôle de supplétif du pouvoir libéral-mondialiste qu’elle feint de combattre, tout en le renforçant par sa capacité à dénaturer les nouvelles formes de contestation du système dominant.

    Comme nous l’avons écrit dans l’article ci-dessous, la gauche joue, avec maestria, le rôle « de garde chiourme de la colère populaire », en l’enfermant dans le cadre étroit, archi balisé, d’une contestation « anti-riche ». Frappée de sénilité idéologique, la gauche est incapable de saisir intellectuellement le rôle du processus de déconstruction identitaire dans la domination de l’ordre libéral libertaire.

    L’épreuve des Européennes : chronique d’une chute annoncée

    L’enfermement pathologique de la gauche face à la question identitaire la condamne à un déclin irréversible. Ce n’est pas un hasard si le sujet de l’immigration apparaît comme le premier thème de préoccupation des Français dans leur choix électoral pour les européennes. Ce que confirme bien, en dépit de nombreuses controverses, un récent sondage d’Harris Interactive. L’immigration est le premier sujet d’inquiétude (41%), suivi du pouvoir d’achat (39%) et des impôts (36%).

    La gauche a choisi le suicide politique plutôt que l’aggiornamento idéologique. Son discours, déconnecté du réel, relève de la sidération mentale. Faut-il rappeler que, durant la campagne de 2012, le candidat Mélenchon, avec la grandiloquence qui est la sienne, affirmait qu’il était « absolument certain », que le courant politique qu’il incarne « serait au pouvoir avant 10 ans » !

    La gauche a perdu sa base populaire et ouvrière dans les années 80/90, elle est entrain, désormais, de perdre la main sur les classes urbaines du tertiaire qui formaient, jusqu’à récemment, ses gros bataillons d’électeurs. La bourgeoisie urbaine « progressiste » (nos fameux bobos), au-delà de ses différences sociales, se retrouve largement dans la culture Macron, car elle a très majoritairement intégré l’individualisme économique libéral dans ses repères culturels. Le discours égalitariste, anti-riche de la gauche ne l’atteint plus et elle retrouve dans le discours sociétal de la « Macronie » ses propres valeurs qui dépassent largement les frontières de la gauche « classique », dont les viviers sociologiques se tarissent inexorablement. A la surprise des observateurs, Mélenchon, en 2017, avait recueilli le plus grand pourcentage de voix parmi les 18/24 ans (31 %), devant le Front National (21 %). Il est peu probable que le même scénario se reproduise en mai 2019.

    Enfin, très prosaïquement, il n’est pas inutile de rappeler également que la perte de ses bastions électoraux fait perdre à la gauche les moyens matériels de fidéliser des clientèles électorales. Il sera, à ce propos, particulièrement intéressant de suivre l’évolution du vote des banlieues, qui après avoir longtemps plébiscité la gauche (93 % du vote musulman exprimé a choisi Hollande en 2012), a désormais intérêt à soutenir le pouvoir en place qui peut le favoriser. Macron n’hésite pas à défier la gauche sur son propre terrain, en termes de discours pro-diversité, anti-discrimination et inclusion subventionnée.

    Des réserves à gauche pour Macron ?

    Cet affaissement de la gauche libère, en théorie, des réserves de voix pour Macron car les électeurs de gauche les plus modérés, déçus et découragés n’ont pas vraiment d’autres choix possibles, sauf à s’abstenir de voter. Mais la dramatisation des confrontations face au RN assure encore aux candidats du système une rente électorale.

    La bourgeoisie urbaine reste un socle électoral solide pour le président de la République. Ce socle est renforcé par le vote des séniors qui, malgré la grogne sur le gel des retraites, restent relativement fidèles au vote Macron, toujours en tête parmi les plus de 65 ans, avec, début avril, un niveau de 27 %, suivi de la liste LR (20 %).

    Entre le vote des bourgeoisies urbaines qui se vivent « progressistes », celui des séniors et le vote des populations issues de l’immigration, Macron dispose d’une sociologie électorale solide et limitée à la fois qui lui permet encore d’exister politiquement. Toutefois, le rejet viscéral que suscite sa personne ne lui permet pas d’améliorer son score du premier tour de la présidentielle, ni même de compenser les pertes des déçus.

    Ainsi, en toute logique, le score de LREM aux européennes devrait rester cantonné autour des 20 %, d’autant que le vote pavlovien anti RN perd un peu de sa pertinence dans une élection moins décisive aux yeux du public. A contrario, le RN doit rationnellement conserver sa place de première force politique nationale avec un score qui devrait atteindre, voire même dépasser la barre des 25 %.

    Enfin, mauvaise nouvelle pour l’hôte de l’Elysée, la bourgeoisie de droite « classique » et modérée, rassurée par la personnalité posée, conservatrice et lisse de François Bellamy, ne semble plus tentée par le bulletin Macron, comme le prouve les gains récents de la liste LR. L’hémorragie à droite est stoppée et Les Républicains vont échapper à la catastrophe qui les guettait il y a encore quelques mois.

    Macron, logiquement, devrait reporter ses efforts de séduction électorale du côté de son flanc gauche, là où il peut, peut-être, trouver quelques grains à moudre. Les conséquences politiques du processus de désintégration de la gauche s’annoncent bien comme l’enjeu central des élections européennes et de leurs suites.

    Didier Beauregard

    Texte repris du site de Polémia

    https://fr.novopress.info/214464/gilets-jaunes-la-gauche-ma-tue/

  • La Realpolitik russe en Syrie

    La Realpolitik russe en Syrie

    Alors qu’une pénurie de pétrole pénalise gravement la population syrienne et ralentit la reprise économique dans les zones contrôlée par le gouvernement syrien, la Russie, qui pourrait facilement remédier à cette situation, s’y refuse jusqu’à présent. Andrew Korybko livre sur le Saker francophone une analyse très intéressante, dont nous reproduisons ci-dessous la conclusion.

    L’ensemble de la population syrienne souffre beaucoup de la crise énergétique qui fait rage ; les causes en remontent aux sanctions étasuniennes, mais les effets pourraient facilement en être évités avec l’aide de l’« allié » russe, riche en pétrole. Moscou bloque en ce moment toute aide à Damas, tant que celle-ci n’aura pas souscrit à ses exigences politiques, au premier plan desquelles la mise en œuvre du « brouillon de constitution » rédigé par les Russes et le lancement d’un « retrait programmé » des forces iraniennes présentes sur son territoire. L’aggravation de la crise en cours complique considérablement le retour des réfugiés dans leur pays depuis le Liban voisin, et pourrait déboucher sur une Révolution de Couleur contre le président Assad. La Russie ne craint pas un tel scénario, elle dispose déjà de plans de secours, qui lui permettraient de préserver ses intérêts stratégiques. Après tout, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov en personne avait proclamé haut et fort en 2016 qu’« Assad n’est pas notre allié » : aux yeux de Moscou, il importe peu que l’homme reste en place. Les médias alternatifs refusent pour l’instant de l’admettre, mais on dirait bien que le président Poutine ne craint plus l’incantation maudite « Assad doit partir ».

    https://www.lesalonbeige.fr/la-realpolitik-russe-en-syrie/

  • Le califat est mort, mais pas son calife : il nous promet une guerre d’usure.

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    Antoine de Lacoste 

    Après la débâcle de l’Etat islamique ...

    La fin du califat en Syrie et en Irak ne signifie pas la fin de Daech, loin s’en faut. Pour ceux qui en douteraient, le sympathique Abou Bakr al-Baghdadi s’est rappelé à notre bon souvenir par une vidéo de 13 minutes suivie d’un enregistrement de 6 minutes.

    Dans ces documents enregistrés courant avril, dans un lieu inconnu bien sûr (mais très probablement en Syrie ou en Irak), il évoque la bataille perdue de Baghouz et ses nombreux militants tués. Cela ne semble pas l’affecter outre-mesure, car « la guerre d’usure » qu’il nous annonce va, selon lui, s’étendre largement dans l’espace et dans le temps. Pour une fois nous sommes d’accord : le fléau du djihadisme n’en est qu’à ses débuts et ses exploits barbares se multiplieront assurément.

    792016288.pngLe bon calife [Photo au temps de sa « splendeur »] se réjouit d’ailleurs des attentats anti-chrétiens commis au Sri-Lanka, preuve que la vidéo est très récente. Il annonce également le ralliement de plusieurs cellules situées au Mali, au Burkina-Faso, en Somalie, en Afghanistan et en Turquie. Le fait est déjà bien connu pour ces trois pays africains (nos militaires en savent quelque chose pour les deux premiers). En ce qui concerne l’Afghanistan, on a en effet pu observer ces derniers mois une activité soutenue de nouveaux groupes ayant fait allégeance à Daech. Composés de combattants aguerris, dont un certain nombre viennent directement de Syrie, ils se sont attaqués aussi bien à la piteuse armée afghane qu’aux talibans, avec qui ils sont évidemment en concurrence directe.

    C’est d’ailleurs cette nouvelle menace qui a poussé les Américains à entreprendre des négociations avec les talibans. Trump veut en effet quitter ce pays où l’échec américain est total mais un départ immédiat de leurs 15 000 hommes entraînerait une chute presque immédiate du régime corrompu et discrédité qu’ils ont mis en place. Alors des discussions ont lieu depuis plusieurs mois entre talibans et Américains afin de préparer un futur accord de paix. Inquiets de la teneur d’un éventuel accord précipité, les Russes ont invité à Moscou, le 25 avril,  les dits-talibans et de nombreuses personnalités politiques afghanes non issues du gouvernement. Les Américains ont été bien sûr très mécontents de cette rencontre mais ils n’ont guère le choix : c’est la Russie qui est voisine de l’Afghanistan, et non l’Amérique. En attendant, Daech se renforce sur le terrain.

    Il est plus surprenant que Baghdadi ait cité la Turquie où l’Etat islamique fait moins parler de lui depuis un certain temps. Erdogan a du souci à se faire.

    Baghdadi est donc vivant et, apparemment, en bonne santé. Cela ne change en réalité pas grand-chose : les morts de Ben Laden et de Zarkaoui ont immédiatement été comblées sans affecter les capacités opérationnelles des groupes qu’ils ont créés.

    La menace islamiste, on le sait maintenant, n’est pas intacte, mais croissante. Ce que nous avons vécu en Europe n’est rien à côté de ce qui nous attend.

    Beaucoup de Baghdadi sont déjà chez nous.     

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  • Biodiversité : la terre paye en espèces

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    Un million d’espèces vivantes pourraient disparaître dans les toutes prochaines décennies, sous le coup des activités humaines. Au moins 680 espèces de vertébrés ont péri depuis le XVIe siècle, et beaucoup d’autres s’éteignent avant même que l’humanité ne les découvre. Le constat est vertigineux, difficile à croire, mais impossible à contredire. Il est le fruit du travail de 145 experts issus de 50 pays, sur les trois dernières années, soit le document le plus exhaustif réalisé à ce jour. Basé sur une revue systématique d’environ 15 000 références scientifiques et gouvernementales, le rapport de 1 800 pages est publié ce lundi (6/5) par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), souvent considérée comme le «Giec de la biodiversité».

    La Terre serait ainsi au début de la 6ème «extinction de masse», si on ne déploie pas les moyens pour l’empêcher. «La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais, alerte le président de l’Ipbes, Robert Watson.  Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial.» Depuis plus d’un siècle, le nombre d’individus des 8 millions d’espèces estimées sur Terre (dont 5,5 millions d’insectes) a diminué d’au moins 20% en moyenne. Plus de 40% des espèces d’amphibiens, plus d’un tiers des récifs coralliens et des mammifères marins sont menacés. Du côté des insectes, le tableau est tout aussi noir, bien que les données manquent. Fin 2017, une étude menée sur vingt-sept ans en Allemagne a dénombré la perte de 75% des insectes volants dans le pays – et cela seulement dans les zones naturelles protégées. «On accuse souvent les scientifiques d’être pessimistes, mais ce rapport montre qu’au contraire, nous avons toujours sous-estimé la réalité du déclin qui s’accélère de manière effroyable, interpelle Gilles Bœuf, biologiste, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle. Il n’est pas trop tard pour agir. Les politiques, comme les citoyens, doivent s’emparer du sujet. Cela doit les prendre aux tripes.» Dans les mers, les airs, les forêts, les champs et sous terre, le déclin se produit en chaîne. A chaque fois qu’un maillon des écosystèmes disparaît, tout le reste en subit les conséquences. Du petit ver de terre au plus puissant rapace.

     Déforestation

    Pour pousser les décideurs politiques à l’action, les scientifiques ont rédigé un résumé aux conclusions sans équivoque: il faut changer radicalement de modèle économique. Le système de surconsommation actuel n’est pas compatible avec la protection de la nature, dont l’humanité dépend. Dans le top 5 des principales causes du déclin, établi par les chercheurs, on trouve par ordre décroissant : les changements d’usage des terres et de la mer (soit l’urbanisation, la déforestation, la transformation en terres agricoles), l’exploita- tion des organismes vivants, le changement climatique, la pollution et les invasions d’es- pèces exotiques (favorisées par le dérèglement du climat). Ce résumé de 39 pages a été approuvé, ligne par ligne, samedi par l’ensemble des 196 Etats membres de la Convention sur la diversité biologique de l’ONU, réunis la semaine dernière à Paris. Ils en soutiennent donc le contenu, mais sont encore loin d’en appliquer les principes. Politiquement, l’état des lieux est tout autant dramatique. Deux ans avant l’échéance du Plan d’action stratégique 2011-2020 de la Convention sur la diversité biologique, il apparaît clairement que la plupart des «objectifs d’Aichi», pris en 2010 au Japon, ne seront pas atteints. Ils prévoyaient, entre autres, que « d’ici à 2020 au plus tard, les incitations, y compris les subventions néfastes pour la diversité biologique, seront éliminées, réduites progressivement ou réformées». Ou encore qu’à cette même échéance «les gouvernements, les entreprises et les parties prenantes, à tous les niveaux, auront pris des mesures ou auront appliqué des plans pour assurer une production et une consommation durables». Autant dire que les Etats sont très loin du compte. Certains, comme la France, ont pris des engagements ambitieux, comme l’objectif de zéro «artificialisation» nette des sols (pour lequel aucune échéance n’a été fixée dix mois après l’adoption du plan Biodiversité). Ces promesses attendent juste de devenir réalité. Actuellement, l’Hexagone voit, tous les dix ans, l’équivalent d’un département disparaître sous l’urbanisation et la construction de routes, d’aéroports ou de parking. « Aucun projet humain qui, dès le départ, ne prend pas en compte ses conséquences sur la nature, ne devrait être autorisé, reprend Gilles Bœuf. Nous devons redonner de la vie aux sols, qui hébergent près de 600 000 espèces.»

    Un cadre mondial

    Comme pour le climat, Paris s’autoproclame pourtant leader, à l’international, sur le front de la défense de la biodiversité. Le pays a ainsi accueilli la session de l’Ipbes, à Paris, le G7 Environnement les 5 et 6 mai à Metz, et hébergera en juin 2020 le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature à Marseille. Pourtant, difficile de considérer la France, qui abrite environ 10 % de la biodiversité mondiale, comme exemplaire dans ses actions. Le gouvernement peut encore faire ses preuves, alors que 2019 promet d’être cruciale dans le processus de négociations onusiennes sur la protection de la nature. Les voix sont de plus en plus nombreuses à réclamer un accord, comparable à celui conclu à Paris sur le climat en 2015. Il pourrait voir le jour lors de la COP15 sur la biodiversité, organisée fin 2020 en Chine. Le but : créer un cadre mondial robuste qui pousserait les Etats à prendre des engagements ambitieux après 2020. Et à les respecter.

    Les scientifiques de l’Ipbes soulignent qu’il ne s’agit pas seulement de sauver des espèces innocentes. La nature rend d’énormes services à nos sociétés : du bois qui permet à plus de 2 milliards de personnes de se chauffer et se nourrir, aux remèdes naturels dont dépendent 4 milliards d’être humains, en passant par les processus naturels de purification de l’air, de l’eau et des sols. La planète régule aussi le climat pour qu’il reste viable. Les forêts, sols et océans capturent le dioxyde de carbone émis par les hommes avant qu’il ne participe à l’effet de serre. Le texte insiste: «La majorité des contributions de la nature aux sociétés ne sont que partiellement remplaçables, voire irremplaçables.»

    Aude Massiot  Source :Libération 6/5/2019

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