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actualité - Page 2521

  • Mathieu Bock-Côté: « Marlène Schiappa et les amalgames de la gauche mondaine »

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    CHRONIQUE - Les propos de la secrétaire d'État sur la Manif pour tous et les terroristes islamistes traduisent l'incapacité d'une certaine gauche de débattre autrement qu'à travers le scandale moral. [Le Figaro, 22.02]. Mais Bock-Côté va plus loin lorsqu'il dénonce l'amalgame que fait la gauche mondaine entre l'islamisme radical et la tradition profonde de notre civilisationLFAR 

    Une violence idéologique inouïe

    Interviewée par Valeurs actuelles , la secrétaire d'État Marlène Schiappa en a profité pour s'en prendre avec une violence idéologique inouïe aux militants de la Manif pour tous, en les comparant aux islamistes, avec lesquels elle leur trouve quelques troublantes ressemblances.

    Certes, le commentaire est bête, et de ce point de vue, pas nécessairement surprenant de la part d'une ministre qui n'est pas la puissance intellectuelle dominante de son gouvernement. On pourrait aussi dire simplement qu'il est absolument odieux et fermer le dossier. Pourtant, une telle déclaration est révélatrice de ce qu'on appellera la psychologie politique de la gauche mondaine et de son incapacité quasi congénitale à penser le désaccord politique autrement qu'à la manière d'un scandale moral. Elle mérite qu'on s'y attarde.

    Essayons de reconstruire le raisonnement de Marlène Schiappa. Dans son esprit, la société française est engagée dans un mouvement d'émancipation diversitaire comme le sont les autres sociétés occidentales. Ce mouvement se concrétiserait autour de grandes réformes sociétales s'enchaînant logiquement une après l'autre, chacune appelant la suivante. Il faudrait suivre le rythme du progrès et ne jamais s'arrêter, l'humanité se purifiant ainsi de ses toxiques préjugés. Devant cela se dresserait un grand parti conservateur transculturel fédérant les retardataires de toutes les civilisations, qui se caractériserait par le refus de la différence.

    En d'autres mots, entre les militants de la Manif pour tous et les islamistes, la différence ne serait pas de nature, mais de degrés. Dans son esprit, la droite versaillaise et les islamistes sont les deux revers d'une même médaille. Ils convergeraient idéologiquement. Marlène Schiappa a même trouvé le moyen de rendre la Manif pour tous responsable des agressions contre les homosexuels.

    On avait entendu un semblable raisonnement après la tuerie du 12 juin 2016 à Orlando. On s'en souvient, Omar Mateen qui avait prêté serment d'allégeance à l'État islamique, avait fait 50 morts et 53 blessés dans une discothèque gay. Sans surprise, le commentariat progressiste avait entonné le chant désormais célèbre du « pas d'amalgame ». L'islamisme n'aurait non seulement rien à voir avec l'islam, il en serait même le contraire. Mais l'argument avait été poussé plus loin. Cet attentat aurait en fait été révélateur de la profonde homophobie inscrite au cœur des grandes religions monothéistes. Autrement dit, s'il fallait refuser l'amalgame entre l'islam et l'islamisme, il fallait en faire un entre l'islam, le christianisme et le judaïsme, décrétés coupables par association de ce massacre. D'ailleurs, à ce moment aussi, la Manif pour tous avait été ciblée, comme si sa position sur le mariage la conduisait automatiquement à la persécution des homosexuels et même à la volonté de les exterminer ! En d'autres mots, du conservatisme traditionnel à l'homophobie meurtrière, il n'y aurait qu'un pas ou deux à franchir.

    À travers cela, le parti progressiste trouve une nouvelle manière de relativiser l'offensive islamiste, qu'il n'accepte de dénoncer qu'en lui trouvant quelque ressemblance avec un péril intérieur pour éviter toute forme de stigmatisation. Ainsi, on ne dénoncera l'islamisme qu'à condition de dénoncer en parallèle l'islamophobie et la tentation identitaire qui rongerait nos sociétés de l'intérieur. On ne s'inquiétera de l'antisémitisme islamiste qu'à condition de soutenir au même moment que l'antisémitisme européen demeure le principal vecteur de la haine des Juifs. Dans le même esprit, on condamnera l'infériorisation structurelle et explicite de la femme dans l'islam à condition d'ajouter que son sort ne serait guère plus enviable dans le monde occidental, l'aliénation par le niqab trouvait son équivalent dans l'aliénation par le string.

    Que l'islamisme soit ouvertement en guerre contre le monde occidental, qu'il cherche à le soumettre en misant notamment sur le terrorisme le plus meurtrier, n'est finalement plus qu'un détail auquel il ne faut pas accorder une attention exagérée.

    Revenons-y : le progressisme version Schiappa se montre manifestement incapable de penser la figure d'un adversaire politique raisonnable, qui ne serait pas un ennemi public, non plus qu'un ennemi de l'humanité. Il se montre étranger au pluralisme politique le plus élémentaire qui consiste à accepter une diversité de points de vue légitimes sur le bien commun, et plus encore, qui tolère la coexistence de plusieurs philosophies politiques s'opposant mais ne cherchant pas à s'exclure mutuellement de la cité. Dans l'esprit de Marlène Schiappa, on trouve d'un côté les gens avancés, et de l'autre côté, les retardataires, qui sont aussi des retardés. Elle a beau prétendre aimer le débat, en fait, elle préfère sermonner, quand ce n'est pas tout simplement diaboliser.  

    Mathieu Bock-Côté 

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (éd. VLB, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (éd. Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille (éd. Boréal, 2007). Ses derniers livres : Le multiculturalisme comme religion politiqueaux éditions du Cerf [2016] et le Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).   

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/02/28/mathieu-bock-cote-marlene-schiappa-et-les-amalgames-de-la-ga-6132411.html

  • Samedi 6 avril 20 h : 3e DINER ANNUEL DE SYNTHÈSE NATIONALE AVEC COMME INVITÉ MARTIAL BILD, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE TV LIBERTÉS

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    LA VÉRITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE...

    Pour la troisième année consécutive, les Amis franciliens de Synthèse nationale, présidés par Hugues Bouchu, organisent leur dîner annuel en ce début de printemps. Après Massimo Magliaro, pour les 70 ans du MSI en 2017, et Jean-Marie Le Pen l’an dernier à l’occasion de la sortie du premier tome de ses mémoires, nous aurons le plaisir de recevoir le samedi 6 avril prochain Martial Bild, Directeur général de TV Libertés.

    En effet, cinq ans après le lancement de cette magnifique arme de combat qu’est TVL, il nous a semblé intéressant de donner la parole à son directeur. Ce media était inimaginable il y a encore peu de temps. Il incarne désormais, sur le plan télévisuel, la résistance quotidienne aux tenants de la pensée dominante. Preuve en est : depuis le début du soulèvement populaire des « Gilets jaunes », TV Libertés donne une toute autre interprétation que celle de la presse stipendiée aux ordres du Système. Pour TVL, comme pour nous, au moment où Macron veut nous imposer encore plus de lois liberticides, la vérité n’est pas négociable...

    D’ailleurs, dans cet esprit, depuis deux ans, un partenariat entre Synthèse nationale et TV Libertés a donné naissance à l’émission politique et culturelle hebdomadaire « Synthèse » sur Radio Libertés (la web-radio liée à TVL). La 100émission vient d’être diffusée fin février.

    Les dîners annuels des Amis franciliens de Synthèse nationale sont devenus le pendant printanier de nos Journées nationales et identitaires du mois d’octobre. Elles sont l’occasion pour nos lecteurs et amis de se retrouver, de s’informer et de soutenir la cause qui leur est chère.

    Pour nous, elles sont aussi un véritable encouragement à continuer et intensifier notre combat. Voilà pourquoi nous vous donnons rendez-vous nombreux, le samedi 6 avril à 20 heures, à ce troisième dîner annuel des Amis franciliens de Synthèse nationale*.  

    Roland Hélie,

    Directeur de Synthèse nationale

    * ce dîner est ouvert aux Amis franciliens et d’ailleurs bien entendu...

    RETENEZ DÈS MAINTENANT VOTRE PLACE CLIQUEZ ICI

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/01/samedi-6-avril-20-h-3e-diner-annuel-de-synthese-nationale-av-6132478.html

  • [vidéo] Interdit d’interdire – De qui (et de quoi) peut-on encore rire ?

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    Dans cette nouvelle émission, Frédéric Taddeï reçoit Ganesh2 (vidéaste), Sony Chan (humoriste), Océan (humoriste), Patrick Charaudeau (linguiste) et Gaëtan Matis (humoriste).

  • Entretien avec Bernard Margueritte : souvenirs de la Pologne communiste (Jean-Paul II, Wałęsa, Solidarność) et d’un journalisme d’un autre temps

    Bernard Margueritte est une figure du journalisme français. Né en 1938 à Paris, il a passé la majeure partie de sa vie en Pologne, où il fut correspondant de presse du Monde et du Figaro. Il dirige aujourd’hui le Forum international des communications, qui traite de la question des médias.

    Si le nom de Bernard Margueritte est essentiellement connu en France des spécialistes de la Pologne, il jouit en revanche d’une véritable notoriété en Pologne.

    Interrogé par Nicolas de Lamberterie, il raconte ses souvenirs de la Pologne communiste : la vie des Polonais à cette époque, l’élection de Jean-Paul II, l’émergence du syndicat Solidarność, ses rencontres avec Lech Wałęsa.

    Il prend également à contrepied les nombreuses contre-vérités qui sont régulièrement énoncées à l’endroit du gouvernement conservateur polonais actuel du PiS.

    Enfin, il évoque aussi le journalisme d’un autre temps, lorsqu’il a notamment commencé sa carrière de journalisme dans le Monde dirigé par son fondateur Hubert Beuve-Méry.

    https://www.tvlibertes.com/entretien-avec-bernard-margueritte-souvenirs-de-la-pologne-communiste-jean-paul-ii-walesa-solidarnosc-et-dun-journalisme-dun-autre-temps

  • Intégration ? Macron brade la France à l’Allemagne

    Intégration ? Macron brade la France à l’Allemagne

    De Paul-Marie Coûteaux dans La Nef, à propos du traité d’Aix-la-Chapelle, « Traité de coopération (formule habituelle) ET d’intégration ».

    […] L’intégration étant l’« incorporation d’un nouvel élément à un système », on voit mal le sens : qui intègre quoi ? S’il s’agit de coopération européenne, pourquoi ne pas le dire ? Sans doute l’Allemagne, qui refuse tout abandon de souveraineté, préféra-t-elle rester dans le vague… En son Préambule, il réaffirme l’attachement commun à « un marché mondial ouvert », puis viennent différents articles visant à l’établissement d’une politique étrangère commune. L’article 3 fixe des consultations « afin de définir des positions communes sur toute décision importante » – est-ce là subordonner les opérations extérieures de la France à des « décisions conjointes » ? L’Allemagne, qui n’en fait pas, a tout à gagner à ce droit de regard, tandis que l’article 4 entend étendre la coopération militaire en enjoignant les deux États à agir « conjointement en matière de sécurité » et créé un « Conseil franco-allemand de défense ». Ici encore, la France apporte beaucoup plus dans la corbeille « intégrée », notamment, si les mots ont un sens, son arme nucléaire et un effort militaire (60 milliards de dollars, en hausse, contre 40 milliards, en baisse, pour l’Allemagne). L’article 8 prévoit, comme nous l’annoncions voici six mois, des échanges de diplomates dans les instances multilatérales, notamment l’ONU, aux fins de parvenir à des « positions communes » (garantie de paralysies nombreuses, tant les positions sont éloignées sur la plupart des théâtres, en particulier au Proche-Orient), affirmant que « l’admission de la République Fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité est une priorité de la diplomatie “franco-allemande” ». Sic !

    À ceux qui se sont alarmés de tant de grâces, les thuriféraires de ce qui passe pour le couple franco-allemand répondent qu’il ne s’agit là que d’orientations destinées à renforcer le cœur d’une Europe unifiée. Passons sur le fait que ladite unification est sans cesse démentie alentours, de l’Angleterre à la Hongrie, de la Pologne à l’Italie, pour observer que, sous couvert d’unification européenne, les dividendes allemands viennent vite : dès mars, le siège français à l’ONU sera réputé occupé deux mois durant par l’Ambassadeur allemand aussi bien que le Français (étrange mélange de deux statuts différents, guère compatible avec l’actuelle Charte), tandis que se préparent l’ouverture d’ambassades franco-allemandes à Dacca, Khartoum et Lagos, ainsi que, pour 2020, de dix « centres culturels franco-allemands ».

    Il suffit de rappeler les partenariats franco-allemands en matière industrielle pour savoir ce que l’Allemagne entend par « partenariat » : il y a 60 ans, l’Allemagne n’avait plus d’industrie aéronautique ; la coopération franco-allemande se chargea de lui en donner avec Airbus, dont l’essentiel de l’activité fut longtemps à Toulouse, sous direction française et qui est désormais à Hambourg (notamment) sous direction allemande. On pourrait en dire autant de l’industrie pharmaceutique française, longtemps brillante, désormais partagée entre laboratoires américains et allemands, et regarder ce que faillit être, sans le véto de la commissaire européenne à la concurrence, la vente, tant voulue par M. Macron, de la branche Transports d’Alstom : sous couvert de « pôle européen », une fusion-acquisition au bénéfice de Siemens. C’est ainsi que la France distribue ses dernières cartes, glissant vers le déclassement politique, et donc économique, dont les actuels troubles sociaux typiques d’un pays qui s’appauvrit, ne sont que les prodromes.

    https://www.lesalonbeige.fr/integration-macron-brade-la-france-a-lallemagne/

  • Quelques remarques concernant l’euro

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    Le billet de Patrick Parment

    Dans le quotidien Présent (03/03), Francis Bergeron s’est livré à une sorte de recension sur l’euro, rappelant les propos du professeur Olivier Pichon et s’appuyant sur le rapport d’un réputé think tank allemand démontrant que l’euro nous avait appauvri, nous autres pauvres Français. Pas les Allemands, évidemment. Comme chacun sait, l’économie n’est pas une science et nos brillants économistes ont toujours raison… a posteriori. On ne saurait donc leur en vouloir de n’être pas Madame Soleil. Il est certain que Jacques Sapir et Alain Minc ne passeront pas leurs vacances ensemble. Reste qu’on raconte beaucoup de bêtises au sujet de l’euro. Il faut donc s’en tenir aux faits.

    Première question : combien de dévaluations du franc aurions-nous subies avec une monnaie nationale depuis la mise en place de l’euro ? Parce que du pétrole à l’électronique, on se fournit beaucoup à l’étranger. La conséquence serait qu’à payer en monnaie dévaluée, cela reviendrait nettement plus cher au Français moyen et à l’économie nationale.

    Deuxio : Le choix n’est pas entre une bonne monnaie bien gérée à Francfort et mal gérée à Paris. Il est que l’euro appartient à une zone monétaire cohérente. D’où sa force.

    Tertio : La seule raison pour laquelle des politiciens français, de droite comme de gauche, veulent un retour à une monnaie nationale, c’est parce qu’ils espèrent bien la manipuler à coups de dévaluations tous les deux ans pour échapper aux conséquences de leurs actions. Ou, ce qui est sans doute pire, pour échapper aux conséquences de leurs inactions.

    A votre avis, ces dévaluations, à qui profiteraient-elles ? Elles ne produiraient sans doute pas d’inflation (hausse des prix ET des salaires) mais une simple hausse des prix avec au mieux des salaires à la traîne. Par ailleurs, ce serait l’euthanasie des rentiers car la dévaluation toucherait essentiellement les retraités. Or les retraités sont quand même plus souvent blancs que les néo-arrivants sur le marché du travail… si c’est favoriser tendanciellement plus les immigrés sous le prétexte [idéologique] idiot de favoriser le travail et pouêt-pouêt vive la Nation nationale, je ne vois pas bien l’intérêt.

    Dernier point. Si l’on en était encore aux monnaies nationales, dans le cadre de la mondialisation, Américains et Chinois en profiteraient pour diviser encore plus les Européens. L’euro constitue, malgré ses défauts, une barrière et un frein à leurs ambitions. Regardez la Chine qui est en train de coloniser l’Afrique, zone où il n’y a aucune unité monétaire. Ou encore l’Amérique latine où le dollar fait office d’étalon !

    Si une monnaie forte et stable qu’on ne dévalue pas appauvrissait, la Suisse serait le pays le plus pauvre d’Europe…

    Tout cela mérite réflexion, n’est-ce pas mon cher Watson…

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Encore une fausse nouvelle diffusée par Emmanuel Macron

    Encore une fausse nouvelle diffusée par Emmanuel Macron

    Et repérée par l’Observatoire de l’islamisation :

    « Il n’y a aucune loi qui prévoit que dans une entreprise on a pas le droit d’être embauché parce qu’on a un signe religieux [ndlr: oui mais un règlement intérieur peut l’interdire]et dans ce cas là c’est sanctionné par la loi . Il y a même des politiques de testing que nous sommes en train de mettre en place à l’embauche (…). Et donc vous pouvez être victime de discrimination et dans ce cas là un foulard comme vous le portez n’est absolument pas interdit pour travailler dans une entreprise privée, et si parce que vous portez un foulard ou que vous portez tel ou tel prénom et que vous n’êtes pas embauchée ceci est une discrimination à l’embauche et c’est sanctionné par la loi nous avons renforcé les contrôles [ndlr: de testing] «

    A Pessac le 29 février, Emmanuel Macron veut rassurer une femme voilée en disant qu’il va lutter contre les chefs d’entreprises qui refuseraient de les recruter, sauf que…

    La loi El Khomri de 2016 a prévu qu’il était possible d’introduire une clause de neutralité (religieuse, philosophique, politique) en entreprise.

    La Cour de cassation dans sa décision du 22 novembre 2017, a précisé le cadre de cette fameuse clause (elle avait saisi il y a quatre ans la Cour de justice de l’Union européenne, d’une question préjudicielle sur le sujet).

    Il ressort de cette décision que l’entreprise peut licencier un salarié pour le port du voile, mais il faut réunir plusieurs conditions que vient préciser la Cour de cassation.

    https://www.lesalonbeige.fr/encore-une-fausse-nouvelle-diffusee-par-emmanuel-macron/

  • Jihab Décathlon : la France, risée du monde ? Si Yassine Belattar le dit…

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    Ça y est, la sentence est tombée : avec cette affaire du hijab Décathlon®, la France est devenue « la risée du monde ». Carrément. Et ça ne vient pas de n’importe qui : d’un expert en dérision, Yassine Belattar, l’« humoriste » membre du Conseil présidentiel des villes. Une sentence qui fait écho à l’article publié, mercredi, sur le Washington Post dans lequel son correspondant en France, James McAuley, ironise sur cette affaire : « Une fois encore, la France sombre dans le mélodrame à l’idée que les musulmanes puissent choisir quoi porter. »

    Le sang de Belattar n’a fait qu’un tour avec cette polémique. Avec la distinction qui sied à un conseiller présidentiel, il a publié sur son compte Twitter une petite « tribune » dans laquelle il explique qu’à son époque (l’artiste rappelle qu’il est né en 1982), « on s’en battait les couilles de savoir qui était musulman, juif, chrétien, noir, gay. On était tous égaux face au club Dorothée ». C’est bien connu, c’était mieux avant. Et avant avant, pourrait-on dire à Belattar, c’était encore plus mieux… Bref, les années Mitterrand étaient un âge d’or. Et il est vrai qu’à cette époque, pour ma génération, qui n’était pas celle du club Dorothée, Belphégor évoquait un feuilleton télévisé avec Juliette Gréco dans les années 60, pas des fantômes croisés dans les rues de certaines de nos cités. On a la mémoire de sa génération, que voulez-vous.

    Donc, Belattar est en colère parce que Décathlon® a renoncé à commercialiser le hijab en France, selon lui, sous la pression des populistes. « Décathlon® a pris peur et l’a retiré. » La France serait donc la risée du monde. Car « maintenant, il va falloir demander l’autorisation pour vendre ou pas certains produits. Les cagoules des enfants, est-ce que c’est islamiste ? » Le hijab serait donc tout simplement une sorte de cagoule pour femmes, quelque chose de très anodin, rien d’autre ? Rien d’islamiste ? Du coup, Belattar appelle « à un grand rassemblement, le 13 avril, place de la République, pour montrer notre mécontentement ; ce sera la dignité, c’est tout ce qu’il nous reste ». Mais c’est qui, ce « nous » ? On croyait qu’il n’y avait qu’une seule communauté en ce pays : la communauté nationale !

    On voit bien que tous les arguments sont bons pour banaliser, dans notre espace public, des coutumes qui ne correspondent pas à notre civilisation européenne. Par une sorte de manœuvre de contournement, on invoque déjà celui de la liberté des femmes. Le hijab permettrait, aux femmes de confession musulmane, de pratiquer le sport en toute liberté. Interdire le port reviendrait à interdire aux musulmanes le sport. Avec cet argument, il n’y a pas de raison de ne pas revenir sur l’interdiction de la burka (interdiction mollement appliquée en certains lieux) : si les femmes musulmanes pouvaient porter ce voile intégral dans l’espace public, beaucoup moins d’entre elles seraient contraintes au cloître dans l’appartement et à renoncer à aller faire les courses au Franprix®. Ça se défend, n’est-ce pas… Mais un nouvel argument surgit : nous nous ridiculisons aux yeux du monde. Ce qui reste à prouver, mais ça, c’est pas grave… Cet argument ? Au fond, les arriérés, les obscurantistes, c’est ces Français qui s’opposent au libre choix des femmes de se couvrir la tête (ou pas, en option). C’est ainsi que le Washington Post qualifie cette affaire d’« histrionics », que l’on pourrait traduire librement par « mélodrame », « psychodrame », « comédie » et, pourquoi pas, « hystérie collective ».

    La France, l’histrion, c’est-à-dire le bouffon, de la planète ? Sur certains sujets peut-être… Mais sur celui de son identité profonde, cette affaire du hijab Décathlon® révèle peut-être que les Français ont encore quelques ressorts. La risée du monde entier, donc ? Il faudrait peut-être que M. Belattar pose la question aux femmes de certains pays, par exemple, aux Iraniennes, qui se battent pour ne plus être voilées.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/jihab-decathlon-la-france-risee-du-monde-si-yassine-belattar-le-dit/