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  • Laetitia Casta, Castaner et les gilets jaunes

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    Comment pourrions-nous appeler cette nouvelle saga qui se déroule devant nos yeux depuis le 17 novembre, cette espèce de roman-feuilleton qui n’en finit pas de nous apporter son lot de rebondissements et de nouveaux personnages ? Castaner, jamais à court de nouvelles hyperboles et d’expressions tout droit sorties des années 30, vient de nous exhumer « les brutes ». On est bien d’accord qu’il n’y a pas que de doux poètes qui viennent déambuler le samedi après-midi « dans nos villes de grande solitude », comme chantait Sardou. Mais là, faut reconnaître qu’il s’est surpassé, notre ministre de l’Intérieur.

    Jusqu’à présent, on diabolisait : les chemises brunes, les factieux, les séditieux, etc. D’ailleurs, la délicieuse Marguerite l’avait bien compris en chantant, en début d’année, Les gentils, les méchants! Avec la brute, on passe sur un autre registre. On monte en gamme. On exclut de l’espèce humaine. Carrément. Étymologiquement, la brute est un animal dans ce qu’il a de plus bas. Il fallait y penser. Mais il se peut aussi que Christophe Castaner ne connaisse pas tout le sens des mots. Donc, avec cette nouvelle contribution castaneriesque (certains disent castanérienne), notre saga, dite des gilets jaunes – car, vous l’avez compris, c’est de cela qu’il s’agit –, pourrait s’intituler Le bon, la brute et le truand. Une idée comme une autre. La brute, c’est le gilet jaune, évidemment, le bon, c’est Emmanuel Macron, re-évidemment. Problème pour le truand : j’hésite, d’autant que je n’ai pas eu encore le temps d’aller voir le dernier Vidocq.

    Et puis, en ce début de semaine, est apparue la lumineuse Laetitia Casta qui vient de donner une interview dans le magazine Grazia. Elle y rappelle que, dès le début du mouvement, elle a pris partie pour le mouvement des gilets jaunes. En décembre, elle déclarait déjà dans Libération : « Les gilets jaunes, c’est ce qu’on est nous… C’est les miens, c’est moi avant… Les ronds-points, je viens de là. » Façon de parler pour la dernière phrase, vu qu’elle n’a pas dû faire souvent le pied de grue sur un rond-point, cet ange venu tout droit de l’île de Beauté. Mais elle ajoutait, sans tomber dans Cosette : « J’ai vu mes parents galérer, je suis fière de ce qu’ils ont fait et de la façon dont ils nous ont éduqués mais ce n’était pas facile tous les jours. » Et donc, aujourd’hui, elle réitère son soutien dans le très chic magazine Grazia« Beaucoup se sont demandé pourquoi, avec le train de vue d’une actrice, mannequin… Je me suis simplement souvenue d’où je venais. » On se souvient de ce dialogue dans le Finistère entre un petit retraité de 73 ans et Édouard Philippe. Le premier évoquait ses 700 euros de retraite, le second la série de débats (« …et ça sera extraordinaire ! ») : surréaliste. Pourtant, Édouard Philippe, qui est un homme intelligent, doit savoir d’où il vient, lui qui est petit-fils de docker. On rétorquera que l’exercice du pouvoir ne permet pas la compassion et que la belle actrice a beau jeu de prendre parti pour les gilets jaunes : elle ne risque pas de se faire agonir comme le très atrabilaire François Berléand qui, il est vrai, a beaucoup moins de charme que l’ancienne bicycliste bleue.

    Il n’empêche que la prise de position de celle qui offrit naguère son profil de déesse méditerranéenne à Marianne donne, sans doute, un peu de baume au cœur, notamment aux femmes des ronds-points à qui l’ancien mannequin rend hommage avec tendresse. Dans ce monde de brutes, comme dirait Castaner, un peu de tendresse ne fait pas de mal. Et cette saga, du coup, comment pourrions-nous donc l’intituler ? Tiens, La Belle et la Bête. La Belle est toute trouvée. La Bête, je vous laisse chercher.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/laetitia-casta-castaner-et-les-gilets-jaunes/

  • Éric Zemmour : « Bouteflika, symbole du mal-être de l'Algérie »

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    CHRONIQUE - Le président algérien incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ». (Figaro Magazine du 1.03). Mais surtout, Zemmour dénonce ici « les lois (...) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene ». L'essentiel est dit. Et le plus grave.  LFAR

    « Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant. »

    Dans les traditions du Maghreb, le chiffre 5 est censé porter bonheur. Les mères bénissent leurs enfants les doigts grands ouverts au-dessus de leurs têtes, ou leur accrochent autour du cou des pendentifs en forme de main. En Algérie pourtant, depuis quelques jours, des manifestations vouent aux gémonies ce chiffre 5. Le porte-bonheur est devenu symbole du malheur algérien. Du mal-vivre de tout un pays gangrené par une démographie exubérante, la corruption endémique, l'aliénation à une économie de rente, fondée sur les deux seules richesses du pays, le pétrole et le gaz. Le chiffre 5, comme le 5e mandat présidentiel que s'apprête à solliciter un Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant.

    Bouteflika a symbolisé à son avènement la fin de la guerre civile des années 1990 et la défaite improbable des islamistes. Bouteflika incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ».

    Quand on parle de l'Algérie, le spectre du général de Gaulle n'est jamais loin. Bouteflika fut ministre du gouvernement Ben Bella en 1962 à l'indépendance algérienne. Il avait 25 ans et était une des vedettes de la dolce vita algéroise de l'époque !

    Bouteflika incarne ce FLN à qui le Général a livré l'Algérie, alors même que l'armée française avait gagné la guerre sur le terrain. Des adversaires impitoyables qui exécutèrent par milliers opposants politiques et harkis fidèles à la France, et chassèrent violemment les pieds-noirs (« la valise ou le cercueil »), alors qu'ils auraient pu stabiliser l'État et l'économie du nouveau pays, à l'instar de ce que fit Mandela avec les Blancs d'Afrique du Sud. Un FLN qui, dès les années 1960, au temps de Boumediene, refusa de prendre des mesures de répression démographique à la manière chinoise, au nom d'une politique de puissance qui a étouffé tout développement économique. Un FLN enfin qui engagea l'arabisation de l'éducation pour extirper les traces de la colonisation française, et fit ainsi le lit des enseignants islamistes.

    Après que l'armée eut gagné la guerre civile, Bouteflika, au nom de la réconciliation nationale, a ouvert les prisons et donné les clés de la société aux islamistes, préparant leur victoire politique future. Il ne faut jamais oublier que la bataille du FLN contre le colonisateur français se fit au nom de l'islam contre « les infidèles ». Des infidèles chez qui toute l'Algérie a pris l'habitude de se faire soigner et de déverser son trop-plein démographique depuis cinquante ans - alors que de Gaulle avait accordé l'indépendance à l'Algérie pour que son village ne devienne pas Colombey-les-deux-Mosquées. Des infidèles assez fous pour avoir multiplié les lois (dans la lignée des accords d'Évian, jamais abrogés) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene…   

  • Russia Today propulse les Bobards d’Or à l’international

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    La cérémonie des Bobards d’Or est un événement en France. Ce rendez-vous annuel, incontournable depuis 10 ans, a réuni plus de 700 personnes au théâtre du Gymnase il y a quelques jours. Mais les Bobards d’Or, c’est également un concept qui s’exporte très bien puisque, malheureusement, les Bobards médiatiques ne sont pas circonscrits à l’hexagone !
    Les Bobards d’Or, un concept fait en France qui plaît aux étrangers

    Polémia a déjà réalisé un tour de force dont nous ne sommes pas peu fiers : avoir donné à Donald Trump lui-même l’idée d’organiser ses « Fake News Awards » !

    Cette année, la cérémonie voyage de nouveau à l’étranger puisque c’est Russia Today qui consacre une vidéo de près de 3 minutes 30 aux Bobards d’Or !

    Influence croissante

    L’influence de Polémia grandit. Tout d’abord en France, bien entendu.
    Libération a d’ailleurs récemment reconnu la qualité de notre travail.

    Mais l’influence de Polémia s’étend également à l’international ! Et puisque la lutte contre la caste au pouvoir n’est pas seulement nationale mais mondiale, c’est évidemment un immense motif de satisfaction !

    Merci à tous ceux – contributeurs, donateurs, équipes, habitués, simples lecteurs – qui permettent aux idées et aux travaux de Polémia de prospérer.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 26 février 2019 et repris du site de Polémia

    https://fr.novopress.info/

  • APRÈS LA PUBLICATION DU LIVRE SUR L'HISTOIRE DE TV LIBERTÉS : UN ENTRETIEN AVEC PHILIPPE RANDA

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    Entretien avec Philippe Randa, auteur avec Marie-Simone Poublon du livre Le défi (Éditions Dualpha), publié sur le site Breizh infos).

    « J’ai été sollicité pour écrire avec Marie-Simone Poublon ce livre sur le groupe Libertés car je présentais l’avantage d’avoir été associé à cette aventure très tôt ; de ce fait, je connais (pratiquement) tout le monde. Je fais un peu “partie des meubles”… »

    Le défi est un livre qui relate la grande aventure de TV Libertés et qui a été présenté à l’occasion du 5eanniversaire de TV Libertés. En cinq ans, TV Libertés a réalisé plus de cinq mille émissions, totalisant plus de trois mille cinq cents heures de production et plus de trente concepts d’émission. Le succès de la chaîne se mesure également au nombre grandissant de téléspectateurs. En mai 2015, la chaîne comptait un peu moins de cinq cent mille vues sur les plateformes de diffusion. Trois ans plus tard, ce chiffre a été multiplié par cinq pour atteindre deux millions cinq cent mille vues. Marie-Simone Poublon et Philippe Randa racontent ce pari fou auquel bien peu croyaient… Et pourtant !

    Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre, 5 ans après la création de TVL ?

    Justement à cause de cet anniversaire : 5 ans ! Savez-vous que c’est un « palier » important pour une société ? Les comptables ont l’habitude d’assurer que lorsqu’une société a réussi à « tenir » cinq ans, c’est qu’elle est viable… Certes, le groupe Libertés est une association, mais de ce point de vue, c’est la même chose. L’idée du livre est de Marie-Simone Poublon qui l’a proposée au président du groupe Libertés Philippe Milliau ; ils m’ont ensuite sollicité pour l’écrire avec Marie-Simone car je présentais l’avantage d’avoir été associé à cette aventure très tôt (par ma participation à l’émission Bistrot Libertés, animée par Martial Bild ; par la direction du site EuroLibertés ; puis par l’animation avec Roland Hélie de l’émission « Synthèse » sur Radio Libertés) : de ce fait, je connais (pratiquement) tout le monde – je fais un peu « partie des meubles »… Également, je pouvais en assurer l’édition, ce qui « gagnait du temps », car, bien sûr – est-il besoin de le préciser ? – ce beau projet ayant été décidé au dernier moment, le temps était compté (euphémisme !) pour qu’il soit disponible début février à l’occasion de la soirée anniversaire du Groupe.

    Quelles sont les raisons particulières qui, selon vous, ont permis le succès de la chaîne ?

    La première de toutes, c’est la détermination de Philippe Milliau et de Trystan Mordrel : rien ne les a arrêtés, ni le manque cruel de moyens financiers, ni le scepticisme sur le succès du projet qu’ils n’ont pas manqué de rencontrer parmi leurs amis. Mais si la foi soulève des montagnes, l’amitié aussi, puisque sans les premiers soutiens, sans les premiers donateurs, rien n’aurait pu démarrer… Si l’absence d’argent est un handicap (ô combien !), cela peut aussi être un formidable atout pour ne pas croire trop vite, trop tôt – en fait, jamais ! – que « c’est gagné »…

    Ce que d’« autres » ont pu croire…

    Dans Le Défi, Marie-Simone et moi n’avons pas voulu faire de comparaison entre TVLibertés et Le Média, la chaîne web née à l’instigation de Jean-Luc Mélenchon et de ses « amis » : je mets amis entre guillemets, car malgré leurs moyens financiers sans commune mesure avec ceux du groupe Libertés, malgré une publicité aussi tapageuse qu’indécente lors de leur lancement par toute la presse « mainstream », ce ne sont pas les télespectateurs qui ont été au rendez-vous, mais rapidement les dispute et les procès sur la place publique entre journalistes, directions et associés… À défaut du Grand Soir des Damnés de la Terre, on a assisté à la Grande Déconfiture des stipendiés de la Bien-Pensance : car tous les dirigeants, officiels ou officieux du Média n’ont jamais été les oubliés des prébendes de l’État ou des confortables niches professionnelles dans les médias appartenant à de grands financiers… Tout au contraire, parmi les collaborateurs du Groupe Libertés, malgré parfois certaines approches spirituelles ou politiques différentes, des parcours passés qui ont même pu s’opposer ponctuellement, la bienveillance règne depuis le début au sein des équipes de la TV, de la Radio ou des médias partenaires (presse imprimée ou sites internet de réinformation)… Ça, Marie-Simone Poublon et moi l’avons particulièrement constatés.

    Que racontez-vous dans ce livre ?

    Tout… ou presque ! sur la création, le développement et le fonctionnement du groupe Libertés… Il y a les portraits des dirigeants, des collaborateurs, mais aussi des témoignages de donateurs et de personnalités extérieures qui ont été invités dans certaines émissions ou qui suivent les programmes avec attention. Parfois des reproches qui sont faits (nous ne les avons pas occultés), mais bien évidemment surtout la satisfaction de l’immense majorité pour un espace de liberté d’expression à nul autre pareil… Nous avons également beaucoup insisté, Marie-Simone et moi, sur ce que les télespectateurs, les auditeurs ou les lecteurs ne voient pas… qu’ils devinent parfois… L’envers du décor, notamment les techniciens de TVLibertés sans qui, comme c’est le cas des fidèles donateurs, rien ne serait possible.

    Vous qui fréquentez « ce Milieu politiquement incorrect » depuis plusieurs décennies, diriez-vous que TVL, et plus globalement la presse alternative, est-une des plus belles réussites métapolitiques jamais développée par le courant identitaire/patriote ?

    Pour tous ceux qui, dès les années 60 ou 70 (ou 80 en ce qui me concerne), ont considérés que le combat métapolitique était primordial, qu’aucune victoire politique significative ne pouvait faire l’impasse dessus, c’est évidemment une grande satisfaction d’assister aux progrès continuels de l’audience du Groupe Libertés : surtout après la scandaleuse censure par le réseau Youtubede toutes les émissions de la chaîne pour un motif dérisoire (et faux, qui plus est !). Malgré cette péripétie qui en aurait tué ou découragé plus d’un, le Groupe Libertés a très vite repris sa marche en avant… Toutefois, il reste du chemin à tracer, cela n’échappe à personne.

    Le défi, Marie-simone Poublon & Philippe Randa, Éditions Dualpha, collection « Patrimoine des Héritages », 152 pages, 10 euros (+ 5 euros de frais de port). CLIQUEZ ICI

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Jamais deux sans trois… Les Etats-Généraux de la bioéthique ont donné lieu à un rapport mensonger, qui ne tient pas compte de l’immense opposition à l’extension de la PMA.

    Le grand débat national faisant suite à la mobilisation des gilets jaunes est une tentative de récupération par Emmanuel Macron, à ses fins de propagande électorale.

    Mais cela ne lui suffit pas. Dans un texte larmoyant (Brexit, manipulations, fausses informations, piège, nationalistes sans solution…) le chef de l’État s’est adressé aux citoyens européens pour vanter sa vision et prôner des mesures concrètes, dans la perspective des élections européennes. Rassurez-vous, il ne compte pas revenir sur le Traité de Lisbonne adopté contre l’avis des “citoyens européens”. Il propose pêle-mêle (ça ne coûte rien de proposer) la remise à plat de Schengen, un traité de défense et même une révision des traités… propositions pour lesquelles il oublie d’expliquer qu’il faudra l’accord des 27 Etats membres à l’unanimité. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

    Alors il propose une autre mesure :

    d’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des États, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités. Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l’Union européenne traduisant en actions concrètes ces grandes priorités.

    C’est beau comme un grand débat national…

    https://www.lesalonbeige.fr/apres-les-etats-generaux-de-lintox-et-le-grand-monologue-national-voici-la-conference-pour-leurope/

  • Toujours plus comique : Aurélien Taché compare le voile islamique au serre-tête catholique

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    La République en marche toujours plus loin, toujours plus fort. Les sites satiriques peinent à se renouveler, ont l’angoisse de la page parce qu’il faut bien le dire : certains politiques leur font une concurrence déloyale éhontée. Ainsi un député vient de comparer le voile islamique au serre-tête catholique : Le Gorafi en avait rêvé, Aurélien Taché l’a osé. Mis en difficulté par Zineb El Rhazoui qui lui demandait son avis sur les fillettes de 11 ou 12 ans voilées, c’est la seule parade qu’il a trouvée. Parce qu’il est bien connu qu’un peu partout dans le monde, de nombreuses jeunes filles catholiques ne peuvent pas sortir sans leur serre-tête. Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Prisonnière du serre-tête à Versailles » fait florès, des jeunes résistantes ayant préféré la barrette ou l’élastique pour se coiffer auraient même été aspergées d’acide ou assassinées.

    Même Marlène Schiappa – c’est dire ! – a trouvé que c’était un peu fort de café : « Il faut cesser ce relativisme qui nous fait mettre sur le même plan des choses qui sont opposées. » C’est l’hôpital qui se moque de la charité, pourrait rétorquer son petit camarade, eu égard à sa propre sortie sur LMPT et les islamistes. Le postulat de base est, d’ailleurs, le même : le problème, c’est LA religion, quelle qu’elle soit, avec cette différence près que si l’on a réussi à mater le catholicisme, l’islam plus jeune et plus fougueux commet encore quelques « incartades » avec lesquelles il faut être indulgent, compte tenu du traitement discriminatoire dont tant de musulmans font l’objet dans notre pays. Contrairement aux catholiques, en tous points favorisés comme chacun sait : on peut donc, avec eux, se défouler à loisir sans se gêner.

    Et tant pis si laïcité et féminisme, qui sont au cœur de leurs propos, ont l’une (« il faut rendre à César ce qui est à César ») et l’autre (« il n’y a plus ni grec, ni juif, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme, car vous êtes tous en Jésus-Christ ») fleuri sur ce terreau chrétien qu’est l’Occident.

    Notons, au passage, que si le catholicisme est immédiatement appelé à la rescousse pour relativiser les écarts islamistes, l’inverse, en revanche, n’est pas vrai, l’amalgame ne fonctionnant que dans un sens : il n’est de pédophiles, par exemple, que dans le clergé catholique.

    Agnès Thill qui, eu égard à ses positions contraires à la doxa sur la PMA, subit les persécutions de son propre camp – Aurélien Taché en tête, signataire de la lettre exhortant leur président de groupe à faire montre de « fermeté » à son endroit – ironise sur Twitter : « Ouh la la… le coup du serre-tête des petites filles catholiques… et du voile islamiste… par notre Fouquier Tinville d’opérette… Aurelien Taché des excuses ? Une commission des conflits ? #2poids2mesures ? Bah nul n’est parfait ! »

    C’est surtout Aurélien Taché qui devrait songer à ôter son propre serre-tête idéologique, qui tend à lui comprimer le cerveau et lui atrophier les neurones.

    Addenda : Aurélien Taché a publié dimanche soir un communiqué de presse : « Je tiens à m’excuser si mes paroles ont pu blesser. »

    Gabrielle Cluzel

    http://www.bvoltaire.fr/toujours-plus-comique-aurelien-tache-compare-le-voile-islamique-au-serre-tete-catholique/

  • Entretien avec Loup Mautin (forum Terres de France): “Agriculture : promouvons le localisme !”

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    Loup Mautin est père de famille et agriculteur dans le Perche. Il exerce son activité dans les domaines de la polyculture et de l’élevage depuis 22 ans. Au sein du Rassemblement national, il a lancé le forum Terres de France en novembre 2018. Le journal Présent l’a rencontré à l’occasion du 56e Salon International de l’Agriculture qui a fermé ses portes ce dimanche.

    — Que vous inspire cette vitrine du monde agricole qu’est le Salon de l’agriculture ?

    — Comme toujours, ce salon est une réussite. La grande vitrine des campagnes de France s’offre au monde entier comme un instrument diplomatique et commercial de premier plan. C’est le salon de l’excellence française et quelque part aussi celui de la fierté française, de la fierté de nos productions et de nos terroirs. Ce sont les produits de siècles de labeur dont les façons ont produit les fruits les plus savoureux.

    — Pourtant le monde agricole souffre et la réalité est parfois difficile ?

    — La vitrine est un peu trop belle quand on connaît la vraie vie des campagnes, quand on côtoie la misère du bout des chemins ou que l’on partage le quotidien du fin fond du bocage. C’est pourtant une bonne chose qu’une fois par an, la plus grande ferme de France se mette sur son 31 pour montrer le meilleur d’elle-même parce qu’elle sait que les Français l’attendent, que le monde entier la regarde. Il n’y a jamais eu un tel attachement pour le monde agricole. Les citadins sont fiers de leurs terroirs et de leurs paysans. Et c’est bien là le paradoxe car dans l’arrière-boutique, la réalité est très différente.

    La dérégulation en cours actuellement favorise les ambitions affichées des Etats-Unis, du Brésil et de la Chine qui ont la capacité de pratiquer des prix issus d’un dumping social ou environnemental sur lequel il est impossible de nous aligner. C’est la raison pour laquelle notre agriculture est grandement fragilisée, y compris vis-à-vis de certains pays au sein même de l’UE en raison de l’absence d’harmonisation fiscale et sociale, et de charges salariales plus élevées en France. De plus, le démantèlement de la Politique Agricole Commune en cours actuellement, a largement fragilisé la position des agriculteurs français et européens par une exposition plus forte à la volatilité des prix.

    En conséquence de quoi, le monde rural souffre et nos agriculteurs n’arrivent plus à vivre de leur travail. Personne n’ignore le drame des suicides (un tous les deux jours en France) et la misère des revenus toutes filières confondues. Nous avons le sentiment d’être la variable d’ajustement de choix politiques dont le pouvoir n’a plus les moyens.

    — Cette réalité de la mondialisation, comment se manifeste-t-elle dans votre profession ?

    — Les défis des prochaines années sont colossaux. En 2050, il y aura 10 milliards de bouches à nourrir et notre agriculture est grisonnante. Certains l’ont bien compris, ce qui attise d’ores et déjà les convoitises. Un immense mouvement de financiarisation du foncier est à l’œuvre : 40% de nos terres agricoles sont détenues par le biais de sociétés par actions, contre 10% il y a seulement une dizaine d’années. Les Chinois (20% de la population mondiale pour 10% des terres arables) s’intéressent de plus en plus à nos exploitations agricoles. Des milliers d’hectares leur ont été vendus. L’envol du prix des terres rend de plus en plus difficile l’installation des jeunes agriculteurs qui ne peuvent soutenir la concurrence. Dans ce domaine, un protectionnisme ciblé est vital. L’alimentation est trop stratégique pour répondre aux règles classiques du libre-échange. C’est notre souveraineté et notre sécurité alimentaires qui sont en jeu.

    D’autre part, d’ici dix ans, la moitié des agriculteurs cesseront leur activité et un exploitant sur deux ne sera pas remplacé. Qu’allons-nous transmettre ? Que deviendra le modèle d’agriculture familial français qui a façonné le monde rural ? Nos savoir-faire ? Nos traditions ? Ce patrimoine a besoin d’être protégé.

    — Mais l’agriculture française possède déjà de nombreuses marques et appellations reconnues ?

    — Nos produits sont d’une qualité exceptionnelle. Malheureusement, les produits importés en vertu des accords de libre-échange signés avec la terre entière par l’UE inondent nos marchés et font chuter les cours. De surcroît, nos concurrents ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales que nous nous imposons. C’est une distorsion de concurrence déloyale très préjudiciable aux producteurs que nous sommes et c’est un danger pour le consommateur dont la sécurité alimentaire peut être menacée.

    — Comment notre modèle agricole pourrait survivre dans ces conditions ?

    — Si rien n’est fait, ce modèle mourra et le productivisme produira son œuvre de destruction et de déracinement. Il faudrait réduire le déséquilibre entre un amont atomisé, avec des centaines de milliers d’agriculteurs, des dizaines de milliers de PME de l’agro-alimentaire, et un aval extrêmement concentré, avec cinq centrales d’achats qui tiennent la distribution. Ce rapport de force doit être corrigé. Il faudrait pouvoir revenir à des choses simples qui étaient saines. Le plus simple doit être de faire ses courses chez les commerçants de proximité, de son village. Le plus simple, ce doit être de pouvoir habiter où l’on a ses racines, sa famille, ses engagements de vie. C’est la clé de la revitalisation de nos territoires ruraux. Le localisme est la réponse appropriée au nomadisme forcé induit par les règles européennes de libre circulation et de libre-échange. 

    — Que propose le RN sur ces sujets dans son programme pour les européennes ?

    — Il faut avant tout extraire l’agriculture des traités de libre-échange qui mettent en péril notre sécurité alimentaire, sanitaire et menacent notre modèle agricole. Nous préconisons l’exception agri-culturelle. Le RN souhaite mettre en place un patriotisme économique qui privilégiera la consommation de nos propres produits dans la commande publique. La consommation locale doit devenir la norme et l’importation, l’exception. La traçabilité doit être améliorée afin que chaque Français sache ce qu’il consomme réellement dans son assiette.

    Le localisme doit permettre de restructurer nos filières et d’assurer la sécurité alimentaire de nos compatriotes tout en préservant l’environnement dont la circulation anarchique des biens et des personnes est devenue le principal destructeur. Enfin, mettre en place les conditions fiscales et législatives qui faciliteront la reprise et l’installation des jeunes générations d’agriculteurs.

    — Peut-on envisager une France sans paysans ?

    — Le monde rural est l’âme de notre pays. Il l’a façonné. Nous y avons tous des racines et nous en vivons quotidiennement, que nous le voulions ou non. La défense de l’agriculture et du monde rural devrait être le socle du redressement de notre pays. C’est la raison pour laquelle la politique agricole a absolument besoin d’être sanctuarisée et préservée.

    Notre métier ne devrait pas être considéré uniquement sous l’angle économique. Paysan, c’est bien plus que cela. C’est une passion et la vérité, c’est qu’il faut de l’amour pour élever des veaux ou faire pousser des betteraves. Le monde agricole est dur au mal et nous sommes plutôt des taiseux. Nous partageons dans la discrétion l’effort du quotidien, le rythme des saisons et des aléas climatiques. Notre emploi du temps est tout fait. C’est le travail qui commande, le temps qui décide et en fin de compte, la nature qui l’emporte toujours. Il en est bien ainsi… préservons-le pour les générations futures et le bien de tous !

    Propos recueillis par Hélène Rochefort

    Article paru dans Présent daté du 4 mars 2019

    https://fr.novopress.info/213803/entretien-avec-loup-mautin-forum-terres-de-france-agriculture-promouvons-le-localisme/

  • Le retour des djihadistes

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    Ils sont partis en Syrie faire ce qu’ils appelaient le Djihad. 
    C’est quoi le djihad ? 
    C’est une lutte impitoyable contre la démocratie, contre la liberté en général et contre celle des femmes en particulier. 
    Mais aussi contre les apostats, contre les homosexuels, pour la soumission des chrétiens et leur conversion forcée, contre les athées et les agnostiques qu’ils appellent des mécréants et n’ayant même pas le droit de vivre. 
    Finalement presque contre tout ce qui fait notre civilisation.
    Avant de partir en Syrie, ils connaissaient parfaitement les méthodes barbares et ce mot ne suffit pas à décrire la monstruosité dans le raffinement sadique de ces fanatiques. 
    Par le biais d’internet et des sites islamistes ils prenaient régulièrement conscience de ces horreurs. Plus ils en envoyaient, plus ils en redemandaient, au point d’en faire de la propagande et de recruter de nouveaux adeptes. 
    La France, ils la méprisaient de bon cœur, ils la détestaient et voulaient sa perte. 
    Les attentats les réjouissaient ; à Nice, au Bataclan, à Strasbourg. 
    Comment faire pour en préparer d’autres encore plus terribles ? 
    La bas en Syrie l’occasion se présentera pour eux de tuer des Kouffars et quand on reviendra on sera des combattants affirmés prêts à faire la guerre sainte dans cette France qui doit devenir musulmane ou être exterminée.
    Maintenant Daesh s’écroule mais n’a rien perdu de sa nocivité. 
    Mais un problème se pose. 
    Ces combattants du diable doivent ils rester place ou entrer sur notre territoire pour y être jugés ? Pour Castaner « ils sont français et doivent être jugés en France » 
    Non Monsieur Castaner, ils ne sont plus français, pour la raison majeure qu’ils ont brûlé leurs papiers d’identité en partant. 
    Pour Nicole Belloubet, ils ont droit à un procès équitable et « nous veillerons à ce que les droits de la défense soient assurés » . 
    Mais un procès équitable Madame, alors que « comme vous le dites » notre pays n’accepte pas la peine capitale signifie qu’un jour ils sortiront de prison dans 10 ans 15 ans avec les remises de peine et que le problème de leur dangerosité se posera à nouveau. 
    Mais restons encore, je crois dans la culture de l’excuse. 
    On connait le refrain « Les délinquants sont victimes de la Société »
    Propos faussement chrétiens, assaisonnés à la sauce bisounours. 
    Ces criminels là ne sont plus des délinquants ordinaires mais des hommes et des femmes transformés en bêtes féroces . 
    N’oublions pas que cette idéologie mortifère prospère sur la faiblesse de nos démocraties. 
    Nous sommes en guerre et l’on ne peut répondre à la guerre qu’à travers des lois correspondantes.
    Je pense qu’ils et elles doivent s’acquitter de leurs actes auprès des autorités judiciaires syriennes ou Irakiennes. 
    La peine capitale ne devrait pas leur faire peur puisqu’ils voulaient mourir en martyrs . 
    Il n’est pas inhumain de leur donner satisfaction.
    La raison devrait dans ce cas-là triompher de la passion et de l’idée de vengeance.
    Onyx

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  • Voile islamique en entreprise : la complaisance d’Emmanuel Macron

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    Soyons clair : petit 1, Emmanuel Macron ne l’est pas sur la question du voile islamique ; petit 2, il est en campagne électorale. Et en campagne, toute voix est bonne à prendre. 
    Jeudi soir, à Pessac (Gironde), le grand débat national avait pris des couleurs de soirée privée : pour participer, il fallait être une femme (voilée ou pas), président de la République ou garde du corps.
    Ça doit être ce qu’on appelle une société inclusive. Pour ça, peut-être aussi que la salle était tellement peu remplie que les caméras n’ont même pas pu le cacher aux téléspectateurs.
    Alors, nous avons eu droit à la scène touchante de cette dame voilée qui a dénoncé la discrimination dont elle serait victime. Là, Marlène Schiappa frémit et tend l’oreille : on est au cœur de son sujet, vu que le Président, au dernier remaniement, lui a refilé en sus le dossier des discriminations. « Je ne trouve pas de travail car le gouvernement a fait une circulaire pour m’interdire de travailler, tout simplement, parce que je porte un foulard », explique la dame voilée. On notera la manière quelque peu biaisée de présenter le « dossier » : c’est ce qu’on doit appeler l’accroche. À l’écouter un peu vite, cette femme serait victime d’une mesure individuelle. Elle précise, néanmoins son cas : « J’ai fait le choix de mettre un foulard, donc je n’ai pas le droit de travailler dans l’administration. » Eh oui, car les agents publics qui travaillent au service et au contact des usagers sont soumis à une obligation de neutralité. Voici ce que dit la loi du 13 juillet 1983, modifiée par celle du 20 avril 2016 : le fonctionnaire « dans l’exercice de ses fonctions est tenu à l’obligation de neutralité. Le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. À ce titre, il s’abstient notamment de manifester, dans l’exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses. » Sauf à changer la loi, la messe est dite, oserions-nous dire à cette dame. Ce que, objectivement, Emmanuel a rappelé très clairement.
    Mais c’est après que cela s’est gâté. La dame voilée d’ajouter : « Cette interdiction est arrivée aussi dans les entreprises, toutes les entreprises. On n’a plus le droit de travailler parce qu’on a un foulard. Donc, on nous empêche de travailler, du coup, on fait de nous des assistés… On nous rejette de la société, on nous exclut… » Et là, Emmanuel Macron, très sûr de lui, est parti, bille en tête, sur la grand-route des approximations. D’aucuns ont même parlé de « fake news » ! « La loi, il n’y a aucune loi qui prévoit que, dans une entreprise, on n’a pas le droit d’être embauché parce qu’on a un signe de religion… Je veux tout simplement, ici, rétablir la vérité. »
    Sauf que la vérité, ce n’est pas tout à fait cela. La loi Travail, dite El Khomri, de 2016 qui fut discutée, votée, promulguée alors qu’Emmanuel Macron était encore ministre de l’Économie (mais il avait, sans doute, déjà la tête ailleurs…) reconnaît aux entreprises le droit de restreindre « la manifestation des convictions des salariés » à travers une clause de neutralité dans le règlement intérieur. La loi offre donc une certaine liberté en ce domaine aux entreprises : ce qui devrait pourtant plaire à Emmanuel Macron ! Du reste, la Cour de cassation, en novembre 2017, avait rendu une décision qui permet à un employeur de licencier un employé pour port du voile, sous certaines conditions, notamment que le règlement intérieur prévoie la « clause de neutralité ».
    Emmanuel Macron est en campagne, disions-nous. Le 5 février 2017, dans un discours, il évoquait une rencontre faite à la gare :  » …une jeune femme est venue me voir en me disant “Moi, on m’empêche de travailler avec le voile”. Ce ne sont pas les règles de la République. Et accepter qu’elle perde un peu de cette liberté, c’est accepter que nous perdions de la nôtre. » C’était à Lyon, premier grand discours de campagne. Déjà en campagne, déjà approximatif, déjà très compréhensif, aussi, envers le port du voile…
    Georges Michel pour bvoltaire.fr
  • Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

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    Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

    Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).

    https://fr.novopress.info/213794/jean-messiha-le-parti-populaire-europeen-na-pas-interet-politiquement-a-se-separer-de-viktor-orban/