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actualité - Page 3155

  • Les Américains attisent le feu en Syrie

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    Rex Tillerson le 17 janvier à Stanford, en Californie

    3034693255.pngLe doute qui pouvait subsister sur les intentions américaines en Syrie a été levé par Rex Tillerson. Dans un discours prononcé le 17 janvier à Stanford, en Californie, le secrétaire d’Etat américain a annoncé que l’armée américaine resterait en Syrie jusqu’à ce que l’Etat islamique soit totalement vaincu.

    « L’EI ne doit pas refaire surface » a-t-il précisé, ajoutant qu’il ne fallait pas renouveler l’erreur de 2011, lorsque les Américains se sont retirés d’Irak permettant à Al Quaïda de prospérer.

    Il aurait pu préciser que c’est l’invasion américaine de l’Irak qui a engendré la création d’Al Quaïda, inexistante jusque là tant le régime de Saddam Hussein était vigilant dans sa traque contre les islamistes….

    Cet argument contre une éventuelle résurgence de Daesh est assez peu crédible : certes, plusieurs milliers de combattants tiennent encore quelques poches dans les provinces de Deir ez-Zor et d’Idleb, mais chacun sait qu’ils sont bien incapables de recréer un califat. D’ailleurs, de nombreux islamistes sont partis en Libye, en Asie du sud-est et dans le Caucase (quelques uns en Europe également…), prenant acte de leur défaite en Syrie.

    Les vraies raisons sont ailleurs et Tillerson ne les cache pas : il faut d’abord contrer l’expansion de l’Iran et « un désengagement américain » fournirait à l’Iran « une occasion en or de renforcer encore davantage ses positions en Syrie ». Cet argument n’est pas nouveau et peut se compléter par le souci de lutter contre tout ce qui pourrait menacer Israël. Il ne faut jamais oublier que la protection de l’Etat hébreu est le vecteur numéro un de la politique extérieure américaine au Proche-Orient. Et ce, quel que soit le Président élu.

    Le troisième argument en revanche est nouveau depuis l’élection de Trump : pour la première fois en effet Tillerson évoque le départ d’Assad afin de « créer les conditions pour une paix durable. » Or, « un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait Assad à continuer de brutaliser son propre peuple. »

    On connait l’antienne depuis le début de la guerre, complaisamment relayée par les medias, du tyran qui tue son propre peuple, comme si les dizaines de milliers de syriens assassinés par les islamistes ne faisaient pas partie du peuple…Les récentes scènes de joie dans les rues de Deir ez-Zor libérée de Daesh par l’armée syrienne en sont un démenti cinglant.

    Mais au-delà de la désinformation rituelle, ce discours marque un tournant dans la politique américaine.

    Obama, échaudé par le champ de ruines provoqué par l’invasion américaine de l’Irak, s’était prudemment tenu à l’écart du conflit, se contentant de bombardements réguliers et..inefficaces (sauf pour aider les Kurdes).

    Pendant sa campagne, Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il s’occuperait d’abord de l’Amérique, rejetant la doctrine interventionniste des néo-conservateurs chers aux Bush. Il a manifestement changé d’avis.

    Tillerson a en outre ostensiblement ignoré le rôle joué par la Russie en Syrie. C’est assez cocasse car au-delà d’Assad et de l’Iran, c’est l’intervention russe qui  a décidé de l’issue du  conflit. Et il ne faudrait pas oublier non plus que c’est elle qui a la maîtrise des airs : même Washington devra en tenir compte.

    Le discours du secrétaire d’Etat a été prononcé quelques jours après l’annonce de la formation de 30 000 combattants FDS (force arabo-kurde) par les 2000 soldats américains présents dans le nord de la Syrie. On ne sait pas très bien à quoi ils vont être utilisés mais dans le chaudron que sont devenues la province d’Idleb (dernier territoire aux mains des islamistes) et la frontière turco-syrienne, l’installation de cette armée privée au service des Etats-Unis risque bien de déclencher un nouveau cycle de violences.

    La Turquie a été, comme on pouvait s’en douter, la première à réagir. Pour elle en effet cette milice pro américaine de 30 000 hommes est un casus belli : largement dominée par les Kurdes, elle peut être l’élément armé qui permettra la constitution d’un territoire kurde autonome le long de la frontière turque.

    Damas avait d’ailleurs violemment contesté la décision américaine, prélude à une possible et inacceptable partition de la Syrie.

    Le 20 janvier Erdogan a donc donné l’ordre à l’armée turque d’attaquer l’enclave kurde d’Afrin, située au nord-ouest de la province d’Idleb.  On ne sait pas si les Russes ont donné explicitement leur accord, mais il est certain qu’après une accalmie de plusieurs semaines, la situation est redevenue explosive. Pendant ce temps, au sud-est de la dite province, l’armée syrienne poursuit son offensive contre Al Nosra et ses alliés islamistes. La base aérienne d’Abou Al-Douhour, aux mains des islamistes depuis 2015, vient d’ailleurs d’être reprise par l’armée après de furieux combats.

    Le nord-ouest de la Syrie concentre donc de multiples intervenants aux intérêts antagonistes : Turcs, Kurdes, islamistes, et bien sûr, l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Dans cette mosaïque complexe, les initiatives américaines semblent relever d’une politique d’apprentis sorciers.

    Décidément, les Américains n’ont pas retenu grand-chose des leçons du passé. 

    Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Vers le début d'une union des droites pour les européennes ?

    6a00d83451619c69e201bb09ebf329970d-320wi.jpgMarine le Pen ne souhaitant pas conduire la liste FN aux européennes de 2019, l'idée de David Rachline, responsable du pôle communication du FN, de proposer à Nicolas Dupont-Aignan la tête d'une liste souverainiste rassemblant les candidats FN et DLF consisterait une première assez remarquable :

    "David Rachline, maire FN de Fréjus, « souhaite » travailler avec Nicolas Dupont-Aignan. L’ancien directeur de campagne de Marine Le Pen à la présidentielle s’est dit favorable ce mardi dans l’Instant Politique sur FranceInfo à ce que le leader de Debout le France soit la tête de liste du Front national pour les élections européennes en 2019.

    « Je pense que cela pourrait être une des idées dont nous discuterons ensemble. Ce n’est pas aberrant au moment où nous souhaitons rassembler plus large », a expliqué David Rachline au journaliste Gilles Bornstein. « Nous devons faire face au pôle des européistes rassemblés autour de Macron, il nous faut donc nous aussi être en mesure et en capacité de rassembler autour des patriotes et des souverainistes », a-t-il ajouté.

    Un article assez complet du Figaro analysait récemment les raisons pour lesquelles il n'y jamais eu de véritable rassemblement souverainiste :

    "(...) C'est précisément la dispersion qui a toujours signé la faiblesse du courant souverainiste. Son chemin de croix sur la voie du rassemblement ne date pas d'hier: les échecs de Philippe Séguin et de Jean-Pierre Chevènement à rassembler au-delà de leur cercle politique et à séduire massivement en sont les plus insignes exemples. Pour s'en convaincre, il suffit aujourd'hui même d'observer la poussière de chapelles souverainistes dont les chefs, divisés qu'ils sont dans leurs querelles d'égo, n'égalent par ailleurs ni en hauteur de vue ni en compétence technique leurs augustes quoique malheureux prédécesseurs." 

    Lorsqu'on sait qu'Alain Juppé n'exclut pas de participer à une liste commune avec LREM et que LR n'arrive pas à se positionner de manière cohérente sur l'Union européenne, un boulevard s'ouvre effectivement pour une liste unique des souverainistes, même si Florian Philippot espère jouer également sa carte.

    Espérons que la bataille des ego et l'enjeu des rétributions financières attachées aux postes de députés européens ne viennent pas gâcher ce premier élan... Les électeurs ne leur pardonneraient pas !

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

     

  • Craquements dans l'État jacobin

    6a00d8341c715453ef01b8d2d1fb34970c-320wi.jpgDeux séquences auront permis, coup sur coup, ces dernières semaines de mesurer la fragilité du modèle jacobin. L'édifice, vieux de plus de deux siècles, semble ne plus survivre que par la pusillanimité de ses adversaires.

    La décision de renoncer à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, prise par l'État central, tourne le dos à plus de 50 ans de piétinement. Elle aura été annoncée le 17 janvier par le chef du gouvernement, alors que, la veille encore, on en attribuait la maîtrise au chef de l'État.

    Très majoritairement, en dépit de quelques voix discordantes, et depuis des années, les représentants élus de ce qu'on appelle le Grand Ouest avaient privilégié la perspective de l'aboutissement de ce projet. Leur avis a été bafoué et nombre d'entre eux ont d'ores et déjà exprimé leur amertume en des termes politiques dont nos dirigeants gagneraient à se préoccuper.

    Quelques jours auparavant, un ébranlement d'un autre genre a été confirmé en Corse. Les nationalistes locaux y ont remporté le 10 décembre une victoire électorale incontestable.

    Des poids lourds du gouvernement, comme Christophe Castaner ou Marlène Schiappa, étaient pourtant venus soutenir la liste Orsucci. Or, celle-ci n’est arrivée, au premier tour le 3 décembre, qu’en quatrième position. Une telle contre-performance, le discrédit infligé aux représentants du clanisme et la progression considérable de l'abstention, soulignent le recul de l'adhésion des Corses, non seulement au gouvernement, mais plus encore au régime.

    Dans une île dont les ressortissants sont connus pour avoir le sang chaud, le cas risque fort de passionner le débat. On parle déjà d'une révision constitutionnelle qui porteraient sur les articles 72, 73 et 74. Cette perspective semble convenir à Jean-Guy Talamoni, le président indépendantiste de l'assemblée corse.

    Or, durant la campagne présidentielle, le 7 avril 2017 à Furiani, le candidat Macron avait évoqué la piste d'une telle révision. Il l'a rappelé début janvier à l'Élysée, en marge de ses vœux à la presse.

    En tout état de cause l'exécutif de collectivité unique de Corse a bien été installé le 2 janvier. Il s'appuie sur l'alliance désormais clairement majoritaire, à hauteur de 56 % des suffrages, entre nationalistes partisans de l'indépendance et partisans de l'autonomie.

    Trois de leurs revendications, – la co-officialité de la langue corse, l'amnistie des prisonniers politiques et la création d'un statut du résident corse, – avaient fait l'objet de réserves exprimées, le 12 décembre, par le Premier ministre Édouard Philippe. Selon celui-ci, les réformes ne seraient possibles que dans le cadre formel de la constitution centraliste.

    On n'oubliera pas cependant qu'en 2013, une tentative de fusion des trois collectivités en Alsace avait été conçue dans le respect timide des carcans jacobins. Or, la procédure choisie a conduit au rejet d'une réforme pourtant supposée répondre à une demande identitaire bien légitime.

    En Limousin, Macron avait montré la désinvolture avec laquelle nos technocrates centralistes traitent cette « France périphérique [qui] a besoin de protection et de permanence »(1)⇓. À La Souterraine, le 4 octobre, le président de la République avait élégamment suggéré que "certains, au lieu de foutre le bordel" feraient mieux d'aller chercher du travail chez Constellium à Ussel. Soit à 140 km de distance et 1 h 55 minutes de temps de trajet. Un tel mépris e doit être hélas considéré comme représentatif de l'attitude des élites qui nous gouvernent.

    N'oublions jamais que De Gaulle, en avril 1969, moins d’un an après le raz-de-marée électoral consécutif aux désordres de 1968, fut amené à quitter le pouvoir, butant sur un projet de régionalisation, lequel déplaisait à la classe politique centraliste.

    Dans les films catastrophes qui se respectent, les premiers craquements de l'orgueilleux gratte-ciel doivent être considérés comme les annonces d'un sort funeste. Peu nombreux apparaissent ceux des personnages qui, sur le moment, s'en inquiètent. Mais, à leur suite, le scénario déploie sa logique. 

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. cf. Gérald Andrieu in Le Figaro du 5 décembre 2017. Auteur du livre Le Peuple de la frontière, Gérald Andrieu, après avoir sillonné les routes de l’est du pays à la rencontre des Français, appelait le président à prendre en considération ce « peuple de la frontière ».

    http://www.insolent.fr/

  • Piotr Gliński, vice-Premier ministre de Pologne : "La croix chrétienne symbolise notre culture"

  • Bernard Connolly et l'effondrement des nations européennes


    En 1995, Bernard Connolly, économiste formé à Oxford, est haut fonctionnaire britannique de la Commission européenne. Fonctionnaire de catégorie A4, il touche un salaire de 560 000 francs par an. Dans les immeubles de l’administration de Bruxelles, Bernard Connolly participe à la mise en place de la monnaie unique. Sa mission consiste à suivre l’évolution des politiques monétaires dans les États membres de l’Union européenne et à analyser les implications nationales de la mise en œuvre de l’Union européenne et monétaire. Bernard Connolly est l’un des personnages les mieux placés pour nous parler de l’euro !
    Il rédigea un ouvrage intitulé The Rotten Heart of Europe. The dirty war for Europe’s money (Le cœur pourri de l’Europe. La sale guerre pour la monnaie européenne) qu’il fit publier sans l’autorisation préalable de son autorité hiérarchique. De nombreux extraits de ce livre furent diffusés dans le Financial Times. On reprocha à Bernard Connolly d’avoir révélé les futurs dégâts sociaux qu’occasionnerait l’euro. Il ne devait pas rendre public les objectifs recherchés par les familles oligarchiques à l’origine du projet de l’euro et de l’Union monétaire européenne. "Dès 1995, avant même l’introduction officielle de la monnaie unique, l’auteur conclut que le futur euro est le coeur pourri de l’Europe. La devise européenne est préparée de telle façon qu’elle risque de conduire à un violent conflit franco-allemand. (...) L’auteur mitraille Jacques Delors, les eurocrates, Mitterrand, Helmut Kohl et son entourage, John Major et les euro-enthousiastes britanniques, les politiciens danois, les hommes de Felipe Gonzalez, les responsables italiens, les Irlandais. Il n’est jamais plus en verve que lorsqu’il décrit les hauts fonctionnaires français abominables énarques, et il soigne tout particulièrement l’ancien directeur du Trésor, Jean-Claude Trichet, aujourd’hui gouverneur de la Banque de France, manifestement sa bête noire". (source : La Tribune, 26.06.1996.)
    Il laissait entendre que les hauts fonctionnaires et les experts des différents pays passaient des arrangements les uns avec les autres sans prévenir leurs ministres, que les commissaires de Bruxelles constituaient une nouvelle caste très dangereuse. Mais tout cela ne rappelle t-il pas ce que disait V. Boukovsky lorsqu’il établissait des parallèles judicieux entre l’Union européenne et l’Union soviétique ?
    Bernard Connolly annonce une lutte de pouvoir sans précédent entre l’Allemagne et la France. Les leaders de ces deux pays savent que détenir le contrôle de la monnaie européenne, c’est détenir le pouvoir sur leur propre avenir économique et aussi sur celui du reste de l’Europe.

  • La Suisse : une descente aux enfers

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    Par Anatoly Livry, philosophe et homme de lettres, auteur de plusieurs livres parus à Paris et à l’étranger, lauréat de trois prix internationaux, russe, américain et helléniste publié depuis 2003 par le Bulletin de l’Association « Guillaume Budé » – géré par l’actuel directeur de la faculté d’Études grecques de Paris 

    Nous avons reçu la dernière publication de Dr Anatoly Livry parue en langue française dans Geopolitika, la revue du professeur Alexandre Douguine, conseiller en géopolitique du Kremlin.

    Ce que des ignares appellent le « progrès civique » n’est en fait qu’une accélération d’une dégradation spirituelle et donc étatique tellement rapide qu’un homme du Système ne parvient pas du tout à la discerner. Sa mise à mort et celle des siens s’opèrent sous ses yeux stupides sans qu’il ait ne serait-ce que l’idée de vouloir y échapper. Dès lors, l’attitude de ceux qui voient et parviennent à prédire le désastre inévitable, agissant donc contre une puissance meurtrière implantée au sommet de nos États, doit consister en une simple éducation des leurs ainsi qu’en de rares tentatives de prévenir les sociétés de leur disparition en espérant que, cette fois-ci, ils seront entendus. Espoir tout à fait vain, il faut l’admettre avec lucidité.

    Il y a maintenant à peine plus de deux ans, dans une publication parisienne qui se révèle aujourd’hui prophétique, j’ai tenté d’alerter ma patrie d’adoption, la Suisse, quant à l’inévitable guerre civile qui la dévastera si la Confédération helvétique continue d’être submergée par des tribus afro-asiates. Voici ce que j’écrivais :

    « C’est la “tactique du voleur chinois” : le criminel entre dans votre boutique et déplace par des mouvements imperceptibles l’objet convoité vers la sortie ; une fois près de la porte, il s’en saisit et se sauve. Or la Suisse a accepté, voire partiellement assimilé sur son sol, des populations issues de pays dépendant depuis des siècles de la culture européenne et germanique. Avec l’Afrique et l’Asie qui s’abattent actuellement sur elle, elle sera désarmée, car elle n’aura aucun moyen pour communiquer avec ces allogènes que les journaux helvétiques du Système montrent, dans un effort de manipulation, nettoyer les chemins suisses avec des râteaux. Quelle image d’Epinal ! Certes, les envahisseurs se tiennent calmes pour l’instant, car, réfugiés statuaires, ils perçoivent le minima social suisse. Il faut qu’en Suisse, l’on soit conscient que ce minima social helvétique surpasse le traitement officiel du chef d’état-major éthiopien ou du président du Mali ! Tant que la Suisse aura la possibilité d’injecter ces sommes monstrueuses – qui, par ailleurs, créent un appel d’air pour des tribus d’Erythrée –, elle connaîtra une certaine paix civile, qui ressemble cependant plus à une anesthésie temporaire. Mais dès que l’argent manquera (car les élites ne font plus confiance aux banques suisses qui ont perdu la guerre financière face aux Etats-Unis) ou dès que se formeront différentes communautés allogènes sur le sol helvétique lesquelles pourront dès lors faire chanter le pouvoir fédéral (regardez les crimes raciaux en France commis quotidiennement dans les zones de non-droit où la police n’ose se rendre), ce sera la fin de la Confédération helvétique ! »

    Or il s’est écoulé un temps insignifiant à l’échelle de l’histoire européenne et ma prévision se révèle totalement exacte : même l’un des pays les plus riches du globe, ne souffrant ni de la monnaie unique ni de la participation dans les soviets dits européens de Bruxelles, ne parvient à nourrir les hordes d’envahisseurs se comportant sur son sol comme sur des territoires conquis, imposant dès lors leur volonté d’une manière de plus en plus insolente, apostrophant les autochtones par le fameux « Vae victis ! » déclamé en dialectes érythréen, kabyle ou albanais.

    À ce stade-là, il suffit de porter notre regard vers la France voisine qui vient d’intégrer les dispositions de l’état d’urgence dans la législation « ordinaire » de la République. Tout comme en France, des enclaves composées exclusivement de populations allochtones verront le jour en Suisse, avec la complicité de quelques élus irresponsables. Ensuite, ces no-go zones se livreront des guerres entre elles, marquant leurs frontières par l’incendie de maisons et de voitures que l’État collaborateur évitera naturellement de comptabiliser dans les frais de l’invasion car le solde du Grand Remplacement doit obligatoirement être positif pour satisfaire les manipulateurs de statistiques (ce qui est un pléonasme). Pour terminer, ces endroits ayant désigné leurs maîtres étrangers par la lutte interethnique deviendront un État dans l’État, influençant la politique nationale suisse (politiques religieuse, financière, linguistique, militaire, culturelle, etc.), tout comme cela se passe dans les nations qui se sont laissé submerger précédemment – la France, la Belgique, la Suède ou l’Italie. In summa, une lutte à mort est menée contre les nations blanches de l’Eurasie par une poignée de créatures étant parvenues au pouvoir planétaire que nul n’ose plus leur disputer, et ce, avec une complicité engagée des pseudo-élites universitaires, surtout de ceux que l’on appelle la « droite » académique subvertie par un trotskysme pratiquant le terrorisme intellectuel depuis plusieurs générations et ayant utilisé pour la démolition des nations indoeuropéennes chaque tendance doctrinale, depuis Foucault jusqu’à Soljenitsyne. Ce que subissent les peuples blancs depuis l’Écosse jusqu’à Vladivostok, ce n’est nullement une attaque religieuse, mais une tentative d’anéantissement raciste – les dieux, nous le savons depuis Xénophane (de Colophon), ne sont que les images des ethnies qui les portent dans leur conscience génétique : « Les Ethiopiens disent de leurs dieux qu’ils sont camus et noirs, les Thraces qu’ils ont les yeux bleus et les cheveux rouges » (21 B 16 DK).

    Au fil des années, je suis parvenu à créer un séminaire universitaire unique en son genre : en analysant les centaines de dénonciations et d’« expertises » du Conseil national des universités (CNU) français qui, à l’origine, visait exclusivement à faire étouffer dans un microcosme franco-français mes découvertes sur « Nabokov le nietzschéen » (Anatoly Livry, Nabokov le nietzschéen, Paris, Hermann, 2010, 212 p.) et Tête d’Or de Claudel hypostase de Julien l’Apostat (1), j’ai réussi à dresser une généalogie du désastre universitaire européen, allant de l’Institut de France jusqu’aux fonctionnaires hystéro-trotskistes portant le titre de professeur universitaire. Au terme de cet enseignement, j’offre la solution – peut-être unique – pour notre univers héritier de l’hellénisme pagano-chrétien, posant les bases d’une contre-révolution spirituelle salutaire. Il serait peut-être temps que je sois entendu…

    Dr Anatoly Livry 17/01/2018

    Note :

    (1) Anatoly Livry, « Tête d’Or et Hélios Roi, la rupture du Cercle de l’Eternel Retour », Bulletin Guillaume Budé, l’Association d’Hellénistes et de Latinistes françaisresponsable de l’édition : professeur Alain Billault, alors directeur de la Faculté d’Études grecques à Paris IV- Sorbonne, Paris, 2008 – 2, p. 167-193. Exposé effectué dans le cadre du colloque « Écrivains du sacré » organisé par la Faculté de la littérature comparée de Paris IV-Sorbonne où Anatoly Livry fut invité à intervenir par le professeur Dominique Millet-Gérard, membre du conseil d’administration de l’Association Guillaume Budé, en février 2007.

    https://www.polemia.com/la-suisse-une-descente-aux-enfers/

  • LE CONSEIL MUNICIPAL DE STRASBOURG DEMANDE LA FERMETURE DE L'ARCADIA, LE LOCAL DU BASTION SOCIAL !

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    Steven Bissuel, président du Bastion Social. Cliquez ici

    Le maire socialiste de Strasbourg Roland Ries, ardent défenseur du droit des étrangers, ainsi que ses amis/soutiens demandent la fermeture de l'Arcadia et la dissolution du Bastion Social pour des motifs complètement fallacieux.

    Ces politiques savent que nous faisons le travail qu'ils ont été incapables de réaliser pendant des décennies, bien installés dans leur place grassement payée.

    Ils savent, Roland Ries en tête, que nous sommes la voix du peuple, ce peuple qu'ils font mine d’écouter à l’occasion des échéances électorales afin de renouveler leur mandat. Ils ont peur de notre ascension et ont raison !

    A l’heure où les représentants de la ville de Strasbourg demandent la fermeture de notre local, des espaces d'extrême-gauche comme le Molodoï sont subventionnés à hauteur de 23 000€ par an depuis des décénnies (ce lieu dont les travaux de rénovation ont par ailleurs été financés à hauteur de 500 000€ d’argent public !) avec la complaisance de la caste politique locale. Rappelons au passage que le Bastion Social et son antenne strasbourgeoise sont intégralement auto-gérés tant financièrement que politiquement, et ne fonctionnent qu’avec l’aide et la contribution de ses membres et de ses sympathisants… le tout pour servir le bien commun et agir sur la politique locale !

    Nous sommes l'alternative aux technocrates à la solde du mondialisme destructeur des identités, aux de défenseurs du politiquement correct et aux élites complètement déconnectées des réalités des Français !

    Il y a des Français qui ne se rendent pas !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • L'étatisation sans fin du modèle social

    6a00d8341c715453ef01b7c9483d94970b-320wi.jpgLe 24 août 2017 le chef de l'État s'exprimait devant la communauté française de Bucarest. Et en cette occasion on l'entendit proférer un lamento bien familier. "Les Français, croit-il savoir, détestent les réformes." Décidément, ce pays "n'est pas réformable".

    Un tel type de jugement, maintes fois répété ne doit pas être interprété de la même manière suivant celui qui l'énonce. S'il émane d'un dirigeant en exercice, d'un technocrate de Bercy attaché à ses propres privilèges et qui s'emploie à les protéger en détournant le sens des réformes, ou s'il vient d'un simple manant contribuable corvéable à merci il ne s'agit pas de la même chose. Hélas, désigner ce dernier interlocuteur comme un citoyen revient peut-être à entretenir de dérisoires illusions quant aux pratiques de notre démocratie.

    On ne saurait objectivement dire en que Macron n'aurait fait, depuis son élection que promettre des réformes, comme une gourmandise proposée mais qui ne sera jamais consommée. Car, évidemment, tout texte de loi, bon ou mauvais, peut être assimilé à une démarche réformatrice : il tend à changer quelque chose.

    D'un tel point de vue, le pouvoir actuel, assis sur une confortable majorité parlementaire, a initié des changements, quant à l'économie et aux institutions sociales, au moins dans 6 directions en 18 mois.

    Les flatteurs ne manquent pas d'applaudir.

    On pardonnera au libre chroniqueur de ne pas se considérer comme obligé de se compter parmi eux.

    Car la vraie question demeure celle de la pertinence des évolutions amorcées.

    En fait, toutes les décisions prises vont dans le sens de l'étatisation. La ligne de plus grande pente de l'action gouvernementale, fiscale et législative, depuis des décennies, ne se démentit pas.

    Premier exemple : la petite manipulation fiscalo-comptable sur la CSG, alourdie de 1,7 point, illusoirement compensée par des baisses de cotisations échelonnées dans le temps. Cette décision, de longtemps annoncée pendant la campagne présidentielle, ne fait que prolonger jusqu'à son achèvement, le plan Juppé de 1996 et son basculement des cotisations d'assurances sociales vers l'impôt. La mainmise de Bercy sur l'assurance maladie est ainsi désormais totale.

    Les autres exemples relèvent de la même farine.

    Ainsi l'apprentissage reste toujours conçu comme une sorte de sous-traitance trop tardive de l'Éducation nationale. Cet immense ministère gère une énorme institution étatique. Celle-ci n'est pas seulement gangrenée depuis les années 1990, non plus même par la vieille FEN devenue UNSA, qui était socialiste, mais par la FSU d'obédience néocommuniste. S'employant à dénigrer systématiquement l'entreprise, elle ne cherchera jamais à former des travailleurs employables dans l'économie, mais ce qu'elle appelle des citoyens, c'est-à-dire des téléspectateurs, des électeurs, et des militants formatés à gauche.

    Il est certes permis d'entrevoir certaines dispositions et déclarations positives de la part du ministre Blanquer. Mais dans la pratique on ne change pas l'article L131-1 du Code de l'éducation qui dispose que "l'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six ans et seize ans."

    Outre la fourchette d'âge, que faut-il entendre par "instruction"? On ne touchera pas à l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans, pas plus que la fameuse réforme du Code du travail ne touche aux 35 heures.

    Tout cela mène à toujours plus d'étatisme.

    L'étatisation du modèle français remontait aux premières étapes de sa fondation : front populaire en 1936, charte du travail version 1941, ordonnances de 1944 et lois d'inspiration communiste votées en 1946, avec presque les mêmes équipes, inchangées, impénitentes, intouchables.

    Les politiciens, depuis plus de 70 ans maintenant, ont piloté nominalement la marche d'un navire essentiellement sous les fourches du ministère des Finances.

    Leur ligne constante aura consisté à aggraver le score et à alourdir l'intervention de l'État. C'est aussi cela qu'on appelle le modèle français.

    Jean-Gilles Malliarakis
  • LA PRISON, HAUT LIEU DU MAL FRANÇAIS ! (1)

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    Le monde carcéral français est, une fois de plus, en ébullition. La prison est un haut lieu du mal français. Depuis des décennies, plus précisément depuis le court passage de la droite au pouvoir entre 1986 et 1988, et le moment plus succinct encore où elle fut vraiment de droite, les gouvernements français ont renoncé à voir et à mesurer le problème de l’incarcération. Madame Taubira n’a fait que pousser cet aveuglement jusqu’à son paroxysme idéologique. La lâcheté du monde politique et du microcosme au pouvoir, hauts fonctionnaires et communicants, plus préoccupés des carrières que du sort des victimes ou du rétablissement d’une hiérarchie efficace des sanctions, a répondu à deux impératifs : réduire la dépense et obéir à l’idéologie dominante, la culture de l’excuse.

    La prison était donc considérée comme une solution honteuse et trop coûteuse, accusée de tous les maux. On fustigeait, par vagues, sa surpopulation. On critiquait son statut d’école du crime. On surveillait de près ses fautes au travers d’un « Contrôleur des lieux de privation de liberté » en dénombrant les suicides, en pointant les conditions indignes de détention. On cherchait les substitutions à l’enfermement, tellement plus économiques sous prétexte d’être plus humaines. On voulait, avant tout, améliorer le confort de la détention en favorisant la cellule individuelle, en permettant le maintien des liens affectifs et intimes, en songeant, récemment, à faciliter les conversations téléphoniques.

    Les agressions subies par le personnel pénitentiaire, méprisé, insuffisamment nombreux, et surtout coincé entre les détenus difficiles et une hiérarchie détachée de la réalité quotidienne, ont brisé l’écran de protection. Le ministre Nicole Belloubet, hué par les surveillants, a payé pour les petits marquis de notre République, les énarques qui ont traité cette question méprisable avec dédain et dont la caste calamiteuse pour le pays est incarnée par le sieur Macron.

    Il faut d’abord établir les faits : contrairement à ce que disent les médias, la France n’emprisonne pas à tour de bras. Elle est laxiste dans ses décisions judiciaires et plus, encore, dans leur exécution. La surpopulation carcérale ne provient pas d’un trop grand nombre d’incarcérations mais d’un nombre insuffisant de places de détention et d’une lenteur des procédures judiciaires. Si la France était au-dessus de la moyenne européenne pour la sur-occupation, avec 113,4 détenus pour 100 places, en 2015, alors que la moyenne de l’Union européenne était de 94,1, en revanche, son taux d’incarcération est l’un des plus faibles : 98,3 pour 100.000 habitants. La moyenne européenne est de 115,5. Le Royaume-Uni est à 146,4 pour le nombre des détenus pour 100.000 habitants, mais avec un taux de 97,3/100 d’occupation des places. Le calcul est simple : la France punit moins, mais n’a pas assez construit de cellules !

    Autre défaut majeur : la lenteur de notre système judiciaire. Ce sont les maisons d’arrêt qui accueillent les détentions provisoires et les condamnés à moins de deux ans qui sont surpeuplées. La comparaison avec les Pays-Bas est éclairante : ce premier de la classe a un taux d’occupation de 76,9/100 et un taux d’incarcération de 53,1 pour 100.000… Mais les décisions d’emprisonnement sont de 252, contre seulement 130 pour 100.000 en France parce que la Justice néerlandaise est plus rapide et, loin d’emprisonner moins, emprisonne moins longtemps. En France, non seulement la Justice est lente, mais les exécutions de ses décisions sont plus lentes encore : 100.000 personnes qui devraient être en prison n’y sont pas. Si le laxisme des juges voire le gauchisme de certains peuvent être mis en cause, la triste vérité, c’est surtout que la France ne consacre pas à la Justice les moyens nécessaires. Son budget pointe au 23e rang sur 28 en Europe : c’est une honte ! Aussi, l’augmentation des postes du personnel pénitentiaire annoncée (1.100 emplois sur quatre ans) est-elle un emplâtre sur une jambe de bois. La Justice a besoin d’une révolution et non d’une ou plusieurs réformettes.

    http://www.bvoltaire.fr/prison-haut-lieu-mal-francais-1/