Jean-Jacques Guitard, conseiller municipal (ex. FN) de Beausoleil (06), qui s'est opposé à l'ultra gauche
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Un acte courageux samedi dernier à Menton : un groupe de militants patriotes s'oppose à une manifestation de collabos
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"FEMMES, SOYEZ SOUMISES..." : LA VÉRITABLE FÉMINITÉ EXPLIQUÉE AUX HOMMES
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L’affaire Lafarge dévoile les liens entre Daech et l’élite dirigeante française
L’enquête sur le financement de Daech (groupe État islamique) par LafargeHolcim souligne le caractère frauduleux de la lutte antiterroriste prétendument menée par la France et ses alliés de l’Otan. Elle laisse entrevoir un financement délibéré sur cinq ans par une entreprise du CAC 40 d‘organisations terroristes responsables d‘attentats dans toute l‘Europe, notamment en France.
Elle pose directement la question du rôle joué par l’État et le gouvernement PS de François Hollande. Le PS a réagi aux attentats meurtriers de janvier et novembre 2015 en France en imposant l’état d’urgence et il a promu le FN en invitant Marine Le Pen à l’Élysée. L’état d’urgence a fourni un faux prétexte à la répression brutale de manifestations contre la loi travail du PS, à savoir que ces luttes gênaient le travail de police nécessaire à la lutte contre le terrorisme et à l’unification de la France autour d’un projet sécuritaire et une lutte contre l’islamisme.Or, selon les informations ressorties lors de la mise en examen ces deux dernières semaines de six dirigeants du cimentier – dont l’ex-PDG de LafargeHolcim, Bruno Lafont, et l’ex-directeur général du groupe, Éric Olsen – Lafarge finançait le milieu des milices terroristes en Syrie à l’époque où celles-ci commettaient les attentats qui ont servi de prétexte à l’état d’urgence.
Le Monde a traité la mise en examen des patrons de Lafarge de «coup de tonnerre». «C‘est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause pour une infraction terroriste» écrit ce journal.
De plus, Lafarge aurait eu recours au mensonge et à la production de faux pour justifier son financement des groupes terroristes. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ), qui a mené les interrogatoires des cadres de Lafarge ayant conduit à leur mise en examen, a estimé que la direction française du groupe avait «validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables».
Les informations fournies par Lafarge invalident son alibi précédent, à savoir que le groupe n’avait versé ces sommes aux milices terroristes que parce que le groupe devait se plier à un «racket» de Daech afin de protéger son usine de ciment située près de Raqqa, dans le nord de la Syrie.
Un rapport de la société d’audit londonienne PricewaterhouseCoopers (PWC), commandité par Lafarge, précise que le groupe aurait versé 13 millions de dollars entre 2011 et 2015 aux diverses milices islamistes en Syrie. Selon ce rapport, ce financement a continué jusqu’en 2015, bien après la fermeture de l’usine en septembre 2014.
Selon les avocats de Sherpa – l‘association qui s‘est portée partie civile dans cette affaire en 2016 pour «mise en danger de la vie d‘autrui» et a ainsi déclenché l’enquête pour «financement d‘entreprise terroriste» menée par trois juges des pôles antiterroriste et financier de Paris – une grande partie de cet argent est allé, indirectement ou directement, dans les poches de Daech.
Un autre rapport rédigé par le cabinet d‘expertise américain Baker McKenzie, lui aussi missionné par Lafarge, révèle que la filiale syrienne de Lafarge aurait à elle seule versé de juillet 2012 à septembre 2014 près de 5,6 millions de dollars aux milices, dont plus de 500.000 dollars à Daech. Le fils de l‘ex-ministre de la Défense syrien, Firas Tlass, aurait servi d’intermédiaire.
Ainsi, alors même que la classe politique française débattait en 2014 et 2015 de l‘opportunité ou non de bombarder Daech en Syrie, Lafarge finançait la milice terroriste. Le gouvernement Hollande a ordonné le premier bombardement des positions de Daech en Syrie juste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Jusqu’alors, la France ne bombardait que les positions irakiennes de Daech et gardait ainsi la possibilité de profiter des actions de Daech en Syrie.
L‘image ressortant de l’enquête n‘est pas celle d‘une entreprise ayant voulu rester en Syrie pour y représenter la France ou encore rentabiliser un des plus gros investissements français hors pétrole au Moyen-Orient, et aurait donc accepté le «racket» de Daech, comme l’ont prétendu les cadres incriminés. C‘est plutôt celle du financement délibéré d’organisations terroristes que le PS présentait alors comme des forces légitimes dans sa guerre, menée en alliance avec Washington, pour renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.
Une lutte intense se poursuit à l’intérieur des milieux officiels français à propos de cette affaire, que suivent manifestement de près les milieux financiers et judiciaires anglo-américains.
Cette semaine, Sherpa a demandé au parquet de lancer une enquête «pour entrave à l’exercice de la justice» et accusé Lafarge d‘avoir voulu «acheter le silence» des six cadres mis en examen et ainsi «devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises».
L‘association a réitéré sa demande que les investigations ne se limitent pas à Lafarge mais qu‘elles fassent aussi la lumière sur le rôle des autorités françaises de l’époque. Son porte-parole a évoqué «la frilosité, la complaisance, voire la complicité» des ces autorités. «Qui nous dit qu’entretemps une partie de l’argent versé à l’EI (Daech) n’a pas servi à financer un attentat en France?» s’est interrogée son avocate Marie Dosé.
En fait, l’affaire Lafarge soulève le rôle non seulement de la France, mais des gouvernements de toutes les grandes puissances de l’Otan. A partir de 2011, ces puissances ont organisé avec les monarchies du Golfe le financement de milices islamistes en Syrie à la hauteur de milliards de dollars. Cette guerre a dévasté la Syrie, fait des centaines de milliers de morts, et forcé plus de 10 millions de Syriens à fuir leurs foyers.
Les médias et les responsables politiques des pays de l’Otan ont tenté de cacher autant que possible le caractère politiquement criminel de cette guerre, et notamment le fait que les alliés de l’Otan en Syrie, comme dans la guerre de 2011 en Libye, étaient des milices terroristes liées à Al Qaïda.
L’affaire Lafarge montre aussi le rôle réactionnaire et mensonger des groupes de la pseudo-gauche petite-bourgeoise, comme le Nouveau Parti anticapitaliste en France, qui ont été des partisans et des complices de l’impérialisme dans ces conflits. Ils ont présenté éhontément les groupes djihadistes anti-Assad comme l‘émanation d‘une révolte populaire. Alors que le CAC-40 finançait les différentes milices islamistes sur le terrain en Syrie, ils prétendaient que cette opération était une révolution démocratique syrienne.
Dans ces conditions, il faut poser la question: pourquoi les responsables du gouvernement PS ne sont-ils pas entendus – commencer par l’ex-président Hollande, qui a décidé en 2012 de reconnaître les milices d’opposition en tant que gouvernement de la Syrie? La «demande d‘acte» de Sherpa en octobre avait d’ailleurs exigé que les ambassadeurs français en Syrie et l‘ex-ministre PS des Affaires étrangères Laurent Fabius soient entendus. Toutefois, les médias et la classe politique française font le silence sur cet aspect central de l‘affaire.
Les agissements de Lafarge en Syrie soulignent le caractère politiquement illégitime de l‘état d‘urgence, dont la loi antiterroriste d’Emmanuel Macron a inscrit les dispositions dans le droit commun. Alors que l’impérialisme finançait les terroristes de Daech, il utilisait leurs crimes en Europe pour justifier la répression de l’opposition des travailleurs et des jeunes à la suppression des droits sociaux et démocratiques acquis au cours de plusieurs générations de lutte. Toute cette politique est marquée du sceau du mensonge d’Etat dans l’intérêt de l’aristocratie financière.
Francis Dubois et Alexandre Lantier
Texte daté du 22 décembre et repris du site Polemia
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Spectacle • Gaspard Proust, un moderne antimoderne

Par Jean-Christophe BuissonQuel artiste, en 20I7 peut se targuer de remplir tous les soirs une salle de 800 places en se contentant, pour toute promotion, de quelques affiches aussi sobres que rares ?
Un seul : Gaspard Proust. Sur son seul nom (et prénom), cet homme au mauvais esprit revendiqué affiche quasi complet au Théâtre Antoine jusqu'à la fin de l'année.
On se presse pour venir entendre, supporter et applaudir ses saillies contre les bien-pensants, les commentateurs politiques gonflés d'orgueil, les féministes hystériques, les savants fous et leurs thuriféraires, les progressistes sourds et aveugles, les complices objectifs de Daech, les obsédés de la modernité, Anne Hidalgo... Dans son Nouveau Spectacle, il a ôté beaucoup de politique (merci la vague dégagiste du printemps dernier) au profit heureux d'une véritable réflexion philosophique et anthropologique sur notre société.
Entre deux rafales de formules drôles, cruelles, hilarantes, embarrassantes, il développe une vision du monde aussi noire que son humour. Héritier incontestable de Desproges et de Muray, il se montre de plus en plus houellebecquien (de belles dents et une énergie comique en plus). Est-il un faux pessimiste ? Un décadentiste joyeux ? Un nihiliste conservateur ? Bref, un oxymore sur jambes ? Seule certitude : il est le plus cultivé, le plus littéraire et sans doute le plus intelligent de ceux qui font office de divertir. La preuve : il ne parle pas aux journalistes. •
Jean Christophe Buisson est écrivain et directeur adjoint du Figaro Magazine. Il présente l'émission hebdomadaire Historiquement show4 et l'émission bimestrielle L'Histoire immédiate où il reçoit pendant plus d'une heure une grande figure intellectuelle française (Régis Debray, Pierre Manent, Jean-Pierre Le Goff, Marcel Gauchet, etc.). Il est également chroniqueur dans l'émission AcTualiTy sur France 2. Son dernier livre, 1917, l'année qui a changé le monde, vient de paraître aux éditions Perrin.
1917, l'année qui a changé le monde de Jean-Christophe Buisson, Perrin, 320 p. et une centaine d'illustrations, 24,90 €. -
“Google filtre ta pensée” – “Facebook contrôle ce que tu peux lire” : La Quadrature du Net dénonce le flicage organisé par les géants du Net
La Quadrature du Net, une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, diffuse actuellement une campagne qui dénonce le flicage organisé par les géants du Net.“Google filtre ta pensée” : Google filtre ses résultats de recherche et les recommendations YouTube pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.“Apple sait où est ta mère” : Si tu as un smartphone sous iOS ou Android, il permet à Appel, Google et leurs apps d’enregistrer ta position, sans toujours te le dire ou te laisser le choix.“Facebook contrôle ce que tu peux lire” : Facebook trie les contenus de son fil d’actualité pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.“Amazon sait quels cadeaux tu auras” : Les comportements qui te semblent les plus anodins, analysés en masse, révèlent précisément ta personnalité, tes attentes et celles de ton entourage.“Microsoft forme tes enfants” : En 2015, Microsoft a payé 13 millions d’euros à l’Education nationale pour pouvoir former et fournir ses outils aux élèves et enseignants. -
Maeva Anissa ose critiquer l'avortement : elle est lynchée pour sa liberté d'expression
Maeva Anissa est notamment chroniqueuse sur NRJ12. Hier, sur son compte Twitter (suivi quand même par 228 000 abonnés), elle a jeté un pavé dans la mare :
Evidemment, le lobby de l'avortement a avalé cela de travers et il s'en est suivi un lynchage en public, y compris par Gilles Clavreul, chargé de mission auprès du secrétaire général du ministère de l'intérieur. Maeva Anissa a notamment rétorqué :
"Hey j'ai le droit d'avoir un avis ? Une vie ? Une liberté sans que des matons du net viennent me casser la tête ???? MOI JE CONNAIS DES FILLES QUI AVORTENT 5 fois par mois !!!!!".
Et non, pour les hystériques de l'"avortement, il est interdit d'avoir un avis critique sur l'avortement. Alors ils essaient de la faire virer de NRJ12. Réponse de Maeva :
Ils mentionnent tous Nrj12 pour me faire virer mdr on leur dit que je suis patronne de ma propre société pour me nourrir et que nul ne me retirera le pain de la bouche ? Vous imaginez la méchanceté de ces gens diaboliques qui veulent faire licencier des gens ? C’est horrible
— Maeva Anissa SHL (@MaevaAnissaSHL) 21 décembre 2017Et elle a un courage certain que l'on aimerait voir plus souvent :
Ici ils pensent que si ils t’attaquent en meute tu vas retirer ton tweet et allez à la niche mdr mais attaquez moi même jusqu’au 7 mars personne va m’empêcher de l’ouvrir et j’effacerai jamais. J’ai rien dit de mal j’assume tout
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LES FINANCIERS ET LES MÉDIAS CACHENT LES VÉRITÉS ÉCONOMIQUES AUX FRANÇAIS

Mathilde Lemoine, chef économiste du groupe Edmond de Rothschild, nous avoue, dans Le Figaro du samedi 23 décembre, « qu’il y a un décalage entre la sphère financière et la réalité économique ». Elle reconnaît que le niveau de la dette privée des ménages et des entreprises, deux fois plus important que celui du PIB, peut devenir insoutenable si les taux remontent brusquement.
La BCE (Banque centrale européenne) se contredit. Elle pratique une politique de taux bas et non conventionnelle d’achat de dettes d’entreprises françaises (29 % du total de ses achats, contre 25 % pour les entreprise allemandes) afin de faciliter leur accès aux marchés financiers, mais elle dérègle les prix du marché des actifs financiers comme dans une économie administrée. Elle émet en même temps des signaux contradictoires en imposant aux grandes banques, par le biais du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de limiter leurs crédits et leur exposition à la dette de certains grands groupes.
La BCE cherche, aujourd’hui, à tempérer l’appétit des entreprises pour la dette et celui des banques pour le crédit. La BCE cherche donc d’un côté à relancer l’économie par la politique de l’assouplissement quantitatif, mais donne des directives en sens contraire au HCSF.
Alors que la dette publique française a atteint le niveau astronomique de 2.230 milliards d’euros au troisième trimestre 2017, qui serait insoutenable si les taux d’intérêt remontaient, les médias nous rassurent en nous rappelant que le coupon actuel n’est que de 0,7 % en 2017 et ne sera que 1,85 % en 2018 pour les obligations à dix ans. Quid si c’est, demain, 6 % et 15 % après-demain ? On nous rassure faussement en nous disant que les fonds propres des entreprises financières et non financières ont augmenté respectivement de 5,6 % en et 5,3 % en 2017, ce qui ne change rien au problème fondamental de l’insuffisance des capitaux propres.
Les médias économiques évoquent aussi un argument impressionnant pour le néophyte en nous rappelant que, selon l’INSEE, le patrimoine économique national détenu par les ménages, les entreprises et les institutions publiques atteignait 14.023 milliards d’euros en 2016, soit 7,7 fois le produit intérieur net tricolore, et 6,5 fois le niveau d’endettement.
Aux États-Unis, même scénario. Le Dow Jones flirte avec 2.500 points et le NASDAQ est proche des 7.000 points. Wall Street s’est adjugé 35 % de hausse en quatorze mois sans raison valable, si ce n’est l’augmentation de la masse monétaire, mais on nous rassure avec la réforme fiscale de Trump qui va propulser les bénéfices par action d’environ 10 %, oubliant qu’elle va augmenter la dette publique des États-Unis. La réalité, c’est que les valeurs américaines se payent en moyenne environ dix-huit fois les bénéfices attendus pour 2018 – du jamais-vu depuis la bulle des années 2000.
De plus, aucun journaliste des médias traditionnels n’ose écrire que les totaux des bilans des quatre grandes banques américaines représentent 44,5 % du PIB des États-Unis et que les totaux des bilans des quatre banques françaises représentent trois fois le PIB de la France. Aucun journaliste français ne nous écrit que l’endettement des banques françaises est encore plus démentiel que celui des États-Unis. Les quatre grandes banques françaises ont des capitaux propres insuffisants, un effet de levier moyen de 25,53, c’est-à-dire 25,53 euros de dettes pour un euro de capital engagé (de 21,92 pour le Crédit agricole à 31,41 pour la Société générale).
L’effet de levier de Lehman Brothers au moment de sa chute, le 15 septembre 2008, était de 31. Celui des banques américaines, aujourd’hui, n’est que de 11,63, une des rares nouvelles rassurantes en provenance des États-Unis. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.
La vérité, c’est que la sphère financière et les médias ne nous parlent que de surchauffe et d’hirondelles qui font le printemps, alors que les clignotants sont au rouge avec une croissance économique artificielle, instable et fragile.
http://bvoltaire.com/financiers-medias-cachent-verites-economiques-aux-francais/
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La gabegie hospitalière française, par Francis Bergeron

La nouvelle est tombée alors que personne ne s’y attendait vraiment : le secteur hospitalier public, qui avait perdu 460 millions d’euros en 2016, s’attend à perdre cette année 1,5 milliard d’euros, alors que chacun pariait sur une stagnation voire un reflux des pertes.Le budget annuel du secteur hospitalier étant de 200 milliards, cette perte de 1,5 milliard n’en représente qu’une fraction assez modeste. Mais à y regarder de plus près, la situation est sérieuse, car elle traduit une tendance lourde. Les charges des hôpitaux sont en augmentation de 3 % par an, alors que le budget, principalement constitué de dotations publiques, n’augmentera que de 2,3 %. Cela signifie tout simplement que ce déficit, qui a triplé en un an, pourrait tripler chaque année. Si rien n’est fait, c’est notre système de santé tout entier qui s’effondrera. Or ledit système se veut la vitrine de l’exception française, l’héritage de 1945.
La gauche, qui a avalé tant de couleuvres ces derniers mois, n’acceptera jamais une réforme de fond. On peut donc s’attendre à une remobilisation sur le thème, toujours populaire, de la défense de la santé, si le gouvernement se lance dans la réforme de fond impérative. Mais si Macron ne fait rien ou se contente d’un replâtrage, c’est tout son discours, toute l’approche « experte » de son équipe qui en sortira discréditée. Et l’appel au renflouement permanent de ce secteur risquerait en outre de contribuer à un étouffement de la reprise.
De quoi souffre le secteur de la santé, énorme pilier du secteur public ? De plusieurs maux qui méritent d’être rappelés ici. Il y a d’abord et avant tout l’empilement des réformes. Le diagnostic sur l’état de santé… de notre système de santé, tous les gouvernements successifs l’ont fait, depuis une trentaine d’années. Mais il faut bien reconnaître qu’ont souvent été casés à la tête du ministère de la Santé, sous des gouvernements de gauche ou de droite, d’ailleurs, les pires politiciens de la Ve République. Il suffit de les nommer. Jack Ralite ! Bernard Kouchner ! Simone Veil ! Martine Aubry ! Roselyne Bachelot ! Marisol Touraine !
La fin de l’avortement gratuit ?
Chacun d’eux a voulu « sa » réforme. Mais à la réformite aigüe s’est ajouté le manque de continuité. Des mesures catégorielles non financées étaient annoncées, et sont à présent portées comme des boulets.
Une réforme de fond du système de santé doit être portée par de vrais experts et s’inscrire dans la durée. Il faut en finir avec les mesures catégorielles, avec les 35 heures à l’hôpital, avec l’accès aux soins gratuit pour les clandestins, avec la prise en charge de l’avortement. Mais vous voyez que l’on touche là à de terribles tabous. On a du mal à penser qu’une Agnès Buzyn (l’actuelle nouvelle ministre de la Santé) aura les reins assez solides pour mener une telle réforme. Et malgré les nécessités financières, ne parions pas trop sur la fin du remboursement des avortements, quand on sait que madame Buzyn est l’ex-belle fille de Simone Veil.
Francis Bergeron
Article repris du quotidien Présent
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Afin que l’or de l’aurore réponde à l’or du couchant
Proche de Laurent Wauquiez, Brice Hortefeux – visé actuellement par une polémique que Bruno Gollnisch a jugé ridicule au regard des« extravagantes rémunérations de certains fonctionnaires devenus patrons d’entreprises du CAC 40» – a rappelé son opposition au Front National. Dimanche dernier, il a a tenu le discours classique qui est celui de la droite libérale depuis quelques années : « Notre ambition, c’est bien sûr de convaincre les électeurs du Front National qui sont souvent de bonne foi (monsieur est trop bon!, NDLR) et qui ne sont pas des sous-citoyens (ouf!, NDLR) de leur démontrer, leur rappeler, leur expliquer que voter Front National, c’est aller dans une impasse. »« Le Front National ne gagne jamais. Il n’a jamais eu de majorité législative, jamais gagné de région, de département, jamais gagné, et de très loin, la campagne présidentielle. » Sur boulevard voltaire, Nicolas Gauthier soulignait assez cruellement mais très factuellement que M. Hortefeux n’était pas forcément « l’homme le mieux placé pour donner des leçons de gagne. Car si l’on résume, le RPR/UMP/LR, tous nains et pieds-bots confondus, combien d’Austerlitz et de pont d’Arcole ?» Fin novembre, sur la chaîne I24, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy réaffirmait son refus de toute alliance entre LR et le FN, même conjoncturelle, dans le cadre de cogestions à l’échelle locale. Et ce, du fait des « différences de fond », et « surtout parce que que ce serait une drôle d’idée que de supposer que nous voudrions passer des alliances, de vouloir s’allier avec une famille (le FN, NDLR) qui n’a qu’un seul espoir c’est de nous voir disparaître. S’allier avec quelqu’un qui veut notre disparition ce serait très original, il y aurait un côté masochiste ce qui n’est pas notre cas. »
Par charité, nous n’allons pas égrener à Brice Hortefeux la très longue liste des déclarations émanant de sa famille politique souhaitant l’éradication du FN, et prônant l’alliance avec la gauche, voire avec la gauche de la gauche, pour l’éliminer des compétitions électorales et du paysage politique. Ni même les sondages récurrents indiquant que les sympathisants de LR sont très nombreux à être favorables à un rapprochement entre la droite et l’opposition nationale, notamment au niveau municipal. La question centrale est de savoir si le périls mortels qui menacent notre pays sont véritablement intégrés par cette droite là qui semble uniquement obsédée par ses petits intérêts boutiquiers et son désir ne pas trop heurter la gauche et une oligarchie transnationale. Est-il si difficile de comprendre que ce qui aiguille le combat du FN ce n’est pas la volonté mesquine , petit-bras, dérisoire, de remplacer LR mais l’impérieuse et vitale nécessité d’empêcher la disparition de la France que nous aimons?
En cette période de Noël, fête de l’invincible espérance, fête par excellence de la famille, des enfants, du devenir, à quelques jours de la célébration de la Nativité – période du solstice d’hiver où déjà l’Europe pré-chrétienne fêtait les graines invisibles et le combat contre l’obscurité -, que l’on soit chrétien ou non, chacun ressent plus profondément peut-être, la nature du combat proprement métaphysique qui se joue entre eux et nous. D’un côté les tenants de l‘hiver intégral, de la glaciation marchande, massifiante, des ténèbres mondialistes. De l’autre ceux qui défendent les libertés d’un monde différenciée, les porteurs de la flamme de l’espérance, de la renaissance, de la résistance patriotique.
Il y a plus de vingt ans déjà, en, 1996, à l’occasion d’un colloque du Conseil scientifique du FN sur Les origines de la France, « fille aînée d’Athènes et de Rome, fleuron de l’histoire humaine »,« née à l’aube du Moyen-âge de l’union subtile du vieux fonds indo-européen et du christianisme », Jean-Marie Le Pen, soulignait que « constater que nous traversons une époque de décadence, de crise profonde est une évidence. » Mais « aller à contre courant de la marée des idées molles équivaut à être mis au ban de la société politico-médiatique. » « Etre fier d’être français revendiquer haut et fort son appartenance à cette nation à nulle autre pareille, défendre son identité est assimilé à du racisme. » Une « ruse dialectique sans grande finesse », mais toujours utilisée par une droite et une gauche qui au nom de l’idéologie hors-sol dite antiraciste , refusent dans les faits tout arrêt des pompes aspirantes d’une l’immigration-invasion qui menace notre peuple dans son existence, dans sa substance même. C’est pourquoi, comme l’a rappelé Bruno Gollnisch, il s’agit là du problème numéro un pour notre avenir en tant que nation libre, sûre, prospère et indépendante.
De manière toute aussi problématique, « l’Occident a sombré dans le matérialisme absolu. celui-ci peut bien, à l’instar de Janus, avoir deux visages intitulés tour à tour libéralisme ou socialisme, il n’en demeure pas moins que l’absence de morale, l’extinction de toute mémoire, le refus de respecter l’ordre naturel des choses conduisent lhomme sur la voie de l‘Ubris, c’est-à-dire de la démesure, cet aveuglement de l’homme qui le conduit à sa perte et qui constituait aux yeux des Grecs le défaut majeur de toute civilisation en dégénérescence (…). Sur le mode des romans de Mac Luhanou d’Orwell se met en place une société où les hommes ne seront plus que des numéros, une société où les hommes seront seulement destinés à consommer, surveillés sans relâche, épiés et dénoncés au moindre faux pas par l’insupportable police de le pensée. »
C’est ce monde gris que nous rejetons, fort de la certitude qui est la nôtre que la France est une réalité tant au niveau physique, que spirituel et philosophique. Le congrès de refondation du Front National voulue par Marine sera l’occasion de réaffirmer aussi auprès des nos compatriotes, qui devront se déterminer dans leurs choix politiques sur des clivages simples, nos valeurs, d’affiner, de peaufiner, d’exposer nos grands axes programmatiques. Il s’agit pour les hommes et les femmes de l’opposition nationale de répondre aux grands défis, aux grands dangers mais aussi aux formidables opportunités pour le triomphe de nos idées que nous offre la période historique que nous traversons.
En ce début de troisième millénaire, en cette année qui s’annonce, le FN doit être « le porteur des prémisses d’une possible et nécessaire renaissance. Réaction saine d’un corps affaibli il se révèle comme une certaine manière de voir le monde dans sa réalité crue, dans sa globalité, sans fard, sans tabous, sans dogmes. Il est aussi et surtout une manière de se comporter dans le monde. L’idéal vers lequel il tend est celui de l’honnête homme nourri d’humanisme et pétri par une éducation aussi longue que notre mémoire, une paidéia au sens premier du terme. Cet homme n’est ni nouveau, ni ancien. Il est d’aujourd’hui et de toujours. »
Assumer notre héritage, le transmettre à nos enfants, ne rien renier, ne rien abdiquer de nos libertés, de nos souverainetés, affirmer tranquillement notre destin, poursuivre opiniâtrement notre longue marche vers le pouvoir … et gagner, gagner enfin! La tâche est immense, ô combien difficile mais exaltante. Tous nos compatriotes y sont conviés.
Joyeux Noël à tous. Beaucoup auront la chance de le passer dans la joie et l’abondance mais n’oublions pas dans nos pensées et par nos actes en cette période de fêtes les millions de Français frappés par le malheur, la pauvreté, souvent victimes des politiques des inquisiteurs et des donneurs de leçons des partis du Système.
https://gollnisch.com/2017/12/22/afin-lor-de-laurore-reponde-a-lor-couchant/


