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GRANDE MANIFESTATION « FACE AUX ISLAMISTES : DÉFENDONS L’EUROPE ! » À PARIS LE 25 NOVEMBRE
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L'armée victime collatérale du macronisme
La polémique entre l’armée et Macron est-elle éteinte depuis le départ du général De Villiers ? Rien n’est moins sûr, tant le comportement de caporal du président a choqué les militaires. Mais surtout parce qu’elle a des raisons bien plus profondes ...
Tout le monde s'en souvient, Macron a décidé de sacrifier l'avenir de son outil de puissance sur l'autel de la rigueur budgétaire et d'une chimérique défense européenne, qui verrait l'Allemagne et d'autres verser au pot. Il est vrai que taper dans les fonctions régaliennes, c'est tout de même plus simple que de baisser les budgets sociaux, les militaires ne font pas grève.
« Je ne me laisserai pas baiser comme ça par Bercy ! » avait pourtant tonné le général de Villiers - à huis clos - devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Un « recadrage » humiliant par Macron à la veille du 14 juillet et une démission tonitruante du CEMA (Chef d'État-major des Armées) plus tard, c'était apparemment la fin du drame. Macron qualifiait l'épisode de « tempête dans un verre d'eau » et assumait son « je suis votre chef » dans la presse. Le roitelet-soleil nommait au poste laissé vacant le général François Lecointre. Ce brillant officier de Marine est surtout connu pour avoir repris le pont de Verbania, à Sarajevo, quand il était capitaine. Un fait d'armes qu'il exploitera au profit de son ambition, aiguisée depuis dans les antichambres du pouvoir. Comme le soulignait en privé un colonel, « il a les dents qui rayent le parquet, mais il a progressé si vite qu'il n'a pas eu le temps de les user ». Bref, le parfait profil du lèche-bottes qui allait la fermer ? Pas si simple.
Lecointre, moins de deux mois après sa nomination, se lâchait devant l'Université de la défense. Il dézinguait « la régulation budgétaire sauvage » de Bercy qui venait « détruire le travail de cohérence des lois de programmation militaire ». Bref, « on ne reconstruit pas un appareil militaire en deux coups de cuillère à pot. Ça prend du temps, et ça se détruit bien plus vite que ça ne se construit ».
Il faut dire que les promesses d'augmenter le budget de la Défense dès 2018 sont, des promesses, tandis que les 850 millions de coupes, auxquels s'ajoutent 700 millions d'euros de crédits militaires gelés pour 2017 sont une réalité. Une ponction d'autant plus franche qu'avec le jeu des acomptes non versés, ce sont en fait plusieurs milliards d'euros de matériel dont la livraison sera différée, mettant encore plus à mal une armée « à l'os ».
Réaction de Macron ? Silence radio devant cette intervention publique. Le « chef » a sans doute compris qu'il fallait arrêter de chatouiller des militaires à bout. Car bien que l'inexistante ministre des Armées, Florence Parly, ait affirmé qu'elle ne voyait pas le problème, puisque les soldes seraient payées, cette énième mise à la diète a des conséquences directes. Ne parlons même pas des retards sur les soldes ou sur les primes OPEX (opérations extérieures) non payées, dysfonctionnements officiellement dus au logiciel de gestion Louvois, catastrophique.
Il n'y a plus de matôs
« … nos troupes auront moins de munitions sur le terrain. Les formations vont être réduites, les renouvellements du matériel seront rallonges et l'entraînement largement réduit. On va sous-entraîner des personnes qui sont déjà à un niveau 30 % inférieur à h moyenne des pays de l'OTAN », déplorait le général Vincent Desportes.
De fait, les indisponibilités de matériels (chars, hélicoptères, avions...) vont de 50 à près de 90 % du fait de leur vétusté et de leur suremploi. Suremploi qui touche aussi les hommes, engagés dans la lourde opération Sentinelle - qui va encore connaître une réforme - et en Opex en Afrique ou au Moyen-Orient, notamment.
De moins en moins de moyens pour de plus en plus de missions, l'effet ciseaux est imparable la dégradation de l'armée s'accélère. Les entraînements sont réduits à la portion congrue, faute d'argent (« il n'y a même pas de quoi actuellement faire tirer une roquette par an et par tireur dans l'armée de terre », témoigne un spécialiste). Faute de temps aussi, la faute à l'opération Sentinelle, vraiment chronophage. Les permissions sont souvent refusées, mettant à mal la santé des hommes, déjà usés par un entretien de plus en plus lourd d'un matériel à bout de souffle, dont une partie sert de stock de pièces pour l'autre. Évidemment, le contexte ne favorise pas le recrutement, qui baisse en qualité et en quantité.
Et donc, dans cette institution à bout, la grogne monte. En témoigne la tribune récemment publiée par six généraux de réserve dans Boulevard Voltaire, faute d'avoir été acceptée dans les médias mainstream. S'ils concentrent leur tir sur leur liberté - et leur devoir - d'expression de plus en plus bafoué, c'est pour pouvoir mieux tirer la sonnette d'alarme « Car ce qui gêne ce dernier [le pouvoir politique, ndlr], c'est que le citoyen puisse être informé sur les insuffisances du Pouvoir politique et surtout sur les risques qu'elles font peser sur la nation. »
Des risques de plus en plus réels à l'étranger, mais aussi sur notre sol, rongé par le communautarisme. Pourrons-nous y faire face ?
Richard Dalleau monde&vie 28 septembre 2017
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La France, pays le plus taxé au monde
Brocardé par les Inconnus, le système fiscal français est le plus contraignant au monde pour une contrepartie qui est loin d’être aussi satisfaisante. Certes, la France n’arrive en tête dans aucune des catégories en tant que telles (à part bien sûr l’ISF), mais l’addition des accessits fait qu’au final, elle prend la première place.
Avec un indice de 168.3, la France est même largement en tête, devançant la Chine (159 en indice) et la Belgique (156.4). En ce qui concerne l’imposition des revenus des entreprises, avec un indice de 34.4, la France est au 8e rang mondial, le pays où les entreprises sont les plus taxés est l’Etat de New-York avec un taux de 46.2, mais si on s’en tient aux nations, il s’agit de l’Inde avec un taux de 42. A l’autre bout du classement, il n’y a pas d’impôts sur les entreprises aux Emirats Arabes Unis.
En ce qui concerne les revenus des particuliers, la France est le 4e pays le plus taxé au monde, la palme revenant à la Suède avec un indice de 61. A l’autre extrémité, par d’impôts pour les particuliers aux Emirats Arabes Unis et au Qatar.
L’Impôt sur les grandes fortunes n’existe que dans 6 pays ou états du monde, la France était en tête avec un indice de 1.8, devançant l’Argentine et son indice d’1.3, les autres pays taxés étant l’Italie, la Suisse, la Norvège et l’Inde.
Pour les charges patronales, la France est au 3e rang mondial avec un indice de 45, derrière l’Ukraine (50) et la Chine (49). A contrario, plusieurs pays ignorent les charges patronales : le Qatar, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud.
Pour les prélèvements sociaux sur les employés, la France est au 14e rang mondial avec un indice de 15, loin derrière le premier, les Pays-Bas, qui ont un indice de 31.2. Il n’y a aucun prélèvement social sur les salaires des travailleurs du Pakistan, du Kazakhstan, de la Russie, de la Macédoine, de la Géorgie et du Qatar.
En ce qui concerne la TVA, qui n’est pas une spécificité française, la France pointe au 11e rang mondial, le taux maximum, 25 % étant celui de la Suède, de la Norvège, du Danemark et du Brésil. Pas de TVA au Qatar et aux Emirats Arabes Unis.
En ce qui concerne la tendance des taxations, elle est extrêmement haussière en Inde (24 points d’indice en plus rien qu’entre 2008 et 2009), à Malte, en Turquie et en Chine et en baisse aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et en Pologne. La France avec une augmentation de 1.1 d’indice, voit s’aggraver ses équilibres économiques.
Si on classe les pays par strates, on obtient la répartition suivante :
– Indice supérieur à 160 : la France (168.3).
– Indice supérieur à 150 : la Chine (159), la Belgique (156.4) et la Suède (150.7).
– Indice supérieur à 140 : les Pays-Bas (146.5) et l’Autriche (144.5).
– Indice supérieur à 130 : l’Italie (139.4), l’Argentine (136.3) et la Finlande (136.1).
– Indice supérieur à 120 : la Grèce (127.1), le Brésil (126.3), l’Espagne (125.6), la Hongrie (124), le Portugal (123.3), le Japon (122.6) et l’Allemagne (120.5).
– Indice supérieur à 110 : la Slovénie (119.2), la Turquie (118), la Pologne (116), la Norvège (116), l’état de New York (115.4), l’Ukraine (113.6), l’Inde (113.4), le Mexique (112.5), la Suisse (111.2) et le Danemark (110.5).
– Indice supérieur à 100 : Le Luxembourg (108.8), Malte (108), le Royaume-Uni (106.8), la Roumanie (106.7), l’Allemagne (106.3), la Slovaquie (105.6), le Canada (105.5), Israël (104.9), l’état de l’Illinois (101.6) et l’Azerbaïdjan (100).
– Indice supérieur à 90 : La Tchéquie (99), l’Australie (96.5), l’Estonie (95.5), l’Irlande (94.8), la Lituanie (94), le Vietnam (93), l’Ouzbékistan (93), l’état du Texas (92.6) et la Corée du Sud (91.7).
– Indice supérieur à 80 : la Lettonie (89.1), l’Indonésie (89), les Etats-Unis (85.3), la Malaisie (85), les Philippines (84.3), l’Afrique du Sud (84), la Thaïlande (84) et la Nouvelle-Zélande (80.9).
– Indice supérieur à 70 : le Kazakhstan (79)), Singapour (78.5), la Russie (77), le Pakistan (77) ; Taïwan (75), la Bulgarie (73.5), Chypre (72.3) et la Macédoine (70.9)
– Indice supérieur à 50 : la Géorgie (52)
– Indice supérieur à 40 : Hong Kong (41.5)
– Indice inférieur à 20 : les Emirats Arabes Unis (18) et le Qatar (12).
Hristo XIEP
http://www.medias-presse.info/la-france-pays-le-plus-taxe-au-monde/83344/
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Pologne : une foule immense de patriotes polonais dans les rues de Varsovie

La Marche de l’Indépendance organisée par les nationalistes chaque 11 novembre à Varsovie dérange de plus en plus. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’incroyable quantité de fake news produites par les grands médias à son sujet. Deux exemples de mensonges particulièrement grossiers, parmi bien d’autres. Le journal Le Monde expliquait dans un article publié lundi : « À l’unisson, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la violence et à la xénophobie, tels que : « La Pologne pure, la Pologne blanche. » Le Washington Post publiait quant à lui la photo d’une banderole appelant à prier « pour un holocauste islamique », en prétendant qu’une telle inscription avait été brandie samedi à Varsovie. Il s’agissait en fait d’une banderole déployée il y a deux ans sur un pont de la ville de Poznań et cela n’avait rien à voir avec la grande marche patriotique organisée par les nationalistes à Varsovie. Quant à la clameur « à l’unisson » citée par Le Monde, c’est une invention qui devrait valoir au Monde une pastille rouge dans son propre Décodex.Si cette Marche de l’Indépendance dérange, c’est qu’il s’agit de la plus grosse manifestation patriotique en Europe, et qu’elle attire chaque année une centaine de milliers de patriotes. Pire encore pour les médias libertaires, le mot d’ordre de cette année était : « Nous voulons Dieu. »
Autre outrage à la bien-pensance, alors que ce sont des mouvements nationalistes qui organisent la manifestation, la plupart des participants sont des patriotes qui ne sont absolument pas liés à ces nationalistes et qui ne partagent pas leurs convictions, mais qui partagent leur attachement pour la patrie et leur foi catholique.
Point de cordon sanitaire pour enfermer les nationalistes en Pologne, car contrairement à ce qu’en disent de nombreux médias qui évoquent une marche « fasciste » ou « néonazie », les nationalistes polonais sont des nationalistes chrétiens qui rejettent tous les totalitarismes : fasciste, national-socialiste, communiste, LGBTiste…
Pire encore pour la gauche libertaire, y compris polonaise, depuis l’arrivée au pouvoir du PiS en 2015, la Marche de l’Indépendance est protégée par la police contre les attaques des antifas et l’on n’assiste plus aux provocations policières qui étaient, selon toute probabilité, organisées par le gouvernement précédent. Le président du comité organisateur de la Marche de l’Indépendance le reconnaît d’ailleurs lui-même : beaucoup des manifestants sont des sympathisants du PiS et non pas du mouvement nationaliste.
On voit en effet à cette marche beaucoup de jeunes, mais aussi des personnes âgées et des familles, et encore des prêtres en soutane, etc. C’est une foule variée qui participe à cet événement patriotique qui vient d’en bas, et qui doit son succès, selon les représentants de la droite du gouvernement que nous avons pu interroger avec l’équipe de TVLibertés et du Visegrád Post envoyée pour couvrir l’événement, au fait que ce genre de commémorations avait été négligé par les gouvernements successifs et que l’on assiste en Pologne à un renouveau du patriotisme et de l’intérêt pour l’histoire et la tradition du pays, en particulier au sein de la jeune génération qui vote, précisons-le, massivement à droite.
Olivier Bault
correspondant de Présent en PologneArticle paru dans Présent daté du 15 novembre 2017
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Scènes de pillages par des immigrés à Bruxelles après le match Maroc-Côte d’Ivoire

Les émeutes et pillages commis par des hordes d’immigrés dans le centre ville de Bruxelles après le match Maroc-Côte d’Ivoire témoignent de ce qu’est le véritable » vivre ensemble « .
La vidéo ci-dessous montre ces immigrés se livrer au pillage d’une boutique d’ameublement et de literie. On entend clairement à plusieurs reprises l’intervention de l’un d’eux pour dissuader certains de mettre le feu à des matelas dans le magasin.
« Il y a des gens au-dessus ! Tu veux tuer des gens ? », crie l’un des immigrés, essayant de rappeler ces enragés à un minimum de raison. Sans quoi, ils n’auraient pas hésité à faire griller les locataires des appartements situés au-dessus de cette boutique.
D’autres se jettent alors sur un distributeur de billets juste à côté pour essayer de démolir l’appareil et d’en extirper l’argent.
Malgré tout cela, il se trouve des journalistes complaisants pour donner la parole à certains de ces voyous et les laisser dire qu’ils ont eu peur de la police. La vidéo ci-dessus montre clairement le contraire, les émeutiers se vantant de faire peur à la police. Et d’ailleurs, depuis quand, lorsqu’on est pris de peur, on se met à incendier des voitures et piller des magasins ?
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Recul général des islamistes en Syrie

Le Ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov
Par Antoine de Lacoste
Les forces de Daesh sont de plus en plus acculées sur la frontière irakienne, prises en étau entre l'armée syrienne (appuyée par les Russes dans les airs et les Iraniens au sol) et l'armée irakienne. Les Kurdes, depuis la rive gauche de l'Euphrate, suivent et surveillent les mouvements syriens sans vraiment combattre les islamistes. C'est ainsi depuis la prise de Raqqa, conformément aux consignes américaines.Les islamistes se défendent avec acharnement et, plus d'un mois après l'offensive syrienne, Deir ez-Zor n'est toujours pas totalement libérée. Il est vrai que de nombreux étrangers sont parmi eux (Caucasiens, Tunisiens, notamment, sans oublier les "Français") et, n'ayant pas beaucoup de clémence à attendre en cas de reddition, sont bien décidés à se battre jusqu'au bout. Mais leur défaite ne fait plus aucun doute.
Dans l'autre place forte islamiste, la province d'Idleb (au nord-ouest de la Syrie), c'est le Front al Nosra (rebaptisé Fatah al-Cham) qui domine. Mais depuis le déploiement de l'armée turque, la situation évolue.
On sait qu'Ankara et Moscou, depuis leur réconciliation et les discussions d'Astana, se sont mis d’accord pour une installation durable des Turcs dans le nord de la Syrie. Idleb est en effet la quatrième zone de "désescalade" après la Ghouta (dans la banlieue est de Damas), Deraa (dans le sud) et Homs (au centre). Et ce sont les Turcs qui sont chargés de veiller au bon déroulement des accords.
Erdogan avait de toute façon bien l'intention de ne pas laisser une zone kurde autonome s'organiser tout le long de sa frontière sud, et une implantation solide dans le nord de la Syrie lui permet d'atteindre cet objectif. Quant à l'armée syrienne, occupée à l'est, elle n'a pas les moyens de mener plusieurs opérations d'envergure en même temps.
Al-Nosra a choisi de ne pas combattre les Turcs, faute de moyens suffisants et malgré l'affaiblissement incontestable de l'armée turque depuis les purges d'Erdogan. Elle les a donc accueillis et doit, progressivement, leur céder plusieurs de ses bases. Cette docilité en dit long sur l'état de ses forces dans une région où, pourtant, les islamistes pullulent.
De plus, al-Nosra est minée par les divisions. Deux courants s'opposent : l'aile dure, dite jordano-égyptienne, composée des anciens d'al-Qaida et hostile à la Turquie, et une aile plus modérée (si l'on peut dire...) dite syro-saoudienne. Les services secrets turcs jouent de ces divisions, espérant, à terme, provoquer une scission.
Al-Nosra s'inquiète d'autant plus que des assassinats ciblés continuent de l'atteindre. Ces derniers jours, six dirigeants importants ont été discrètement liquidés. Les auteurs sont potentiellement nombreux : services secrets russes, turcs voire syriens (toujours très actifs), règlements de comptes internes ou venant d'un autre mouvement islamiste.
Sur le front diplomatique les choses avancent également. Une nouvelle réunion a débuté lundi à Astana où Russes, Iraniens et Turcs vont poursuivre leurs discussions en présence du gouvernement syrien et de représentants de l'opposition.
Le Ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, mène les discussions avec l'habileté qu'on lui connait.
Les Russes ont toujours la main en Syrie.
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COMMENT ÊTRE FRANÇAIS DANS UN PAYS QUI NE L'EST PLUS ?
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Éric Zemmour : “À vouloir trop rassembler, Wauquiez s’est coupé les deux bras”
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L’islamisme radical est une agression directe sur notre civilisation. Cependant, il y a aussi un autre adversaire
Mardi 14 novembre se déroule à Paris un colloque intitulé « L’esprit de défense en Île-de-France », organisé à l’initiative du groupe Front national au conseil régional d’Île-de-France. Le philosophe et écrivain Thibaud Collin intervient à ce colloque. Il répond aux questions de Boulevard Voltaire."L’islamisme radical est une agression directe sur notre civilisation. Cependant, il y a aussi un autre adversaire. C’est un adversaire peut-être plus diffus, mais non moins important parce qu’il est plus intérieur. Marcel Gauchet parle de « l’individu total ». Il y a eu le totalitarisme de l’État total : le communisme et le nazisme. Aujourd’hui, nous faisons face à une forme plus sournoise du totalitarisme, peut-être moins violente au premier abord, et aux caractéristiques bien différentes. Il s’agit de cet « individu total » auquel tout devrait être dû, et qui refuse de recevoir comme un don tout ce qui a été accumulé et travaillé par les générations précédentes. D’ailleurs, bien souvent, il refuse d’assumer cette fonction de transmission et d’enrichissement de ce patrimoine. Ce patrimoine ne se réduit pas simplement à des monuments.
Cet individualisme est une forme de nihilisme et d’hédonisme. Il empêche de mobiliser en nous l’esprit de défense. Cet esprit de défense implique de se défendre contre cet adversaire qui nous traverse chacun. L’hédoniste, ce n’est pas simplement mon voisin, c’est moi sous un certain rapport qui peut, à un moment, se dire « à quoi bon ? », « pourquoi pas ? » Toutes ces questions me mettent sur la pente d’une forme de nihilisme où je n’ai plus rien à transmettre. J’aime rappeler le livre de Philippe Muray Chers djihadistes… écrit après le 11 septembre 2001 qui montre que, plus encore que le djihadisme, le véritable ennemi peut être un certain esprit de négation qui peu à peu ruine de l’intérieur ce que nous sommes et qui nous traverse chacun."
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TROIS CORNICHONS TIENNENT UN BALLON…

La photo des trois cornichons tenant un ballon pour commémorer les attentats sanglants du 13 novembre vaut à elle seule toutes les analyses et autres chroniques zemmouriennes.
Tout est résumé dans ce cliché. L’air absent de Hollande qui semble tenir un préservatif dans lequel il vient de souffler, la mine enfantine de Macron accompagné de sa maman qui lui a promis une barbe à papa… Il lorgne du côté du vendeur… Ah, ça fait envie. Mais à quelle heure vais-je l’avoir ? Maman, s’il te plaît…
Le marchand de ballons qui se tient sur la droite du cliché tente de convaincre la responsable du trio d’en acheter trois autres… Mais rien à faire. Elle est inflexible. Le budget de l’État ne permet pas de faire de telles dépenses. Derrière, on devine quelques manèges… Marcel Campion ne doit pas être bien loin. Il veut sa grande roue devant le Bataclan. Ah, elle aurait belle allure ! Un stand de pommes d’amour, des statuettes de terroristes… Le créneau festif est évident.
Et ce sont donc ces trois cornichons pitoyables de niaiseries et d’inconséquences que certains appellent l’élite. D’accord. Le gratin de la clientèle qui fréquente « la fête à neuneu ». Dans le cadre d’une fête foraine, l’appellation « élite » est pertinente. Bien habillés, brushing impeccable malgré les tours de grand huit. Quelle tenue ! On dira ce qu’on voudra, ma chère, mais l’ENA, ça vous façonne son homme.
S’imaginer la rigolade des djihadistes devant ce spectacle ridicule vous fait monter une de ces hontes… L’indécence d’une telle cérémonie devrait se dérouler huis clos. Dans un souterrain, dans une cave… Entre cornichons. Tous réunis dans le même bocal. Et tant pis si le lâcher de ballons bute contre le plafond. C’est le geste qui compte. Qu’ils se livrent à leurs pitreries en cachette. De grâce… Ce cliché avoue de manière trop flagrante l’absence de volonté d’en finir avec ces barbaries. L’infantilisme y est trop fort. La décadence trop voyante. L’envie de perdre est là tout entière. Étalée sans pudeur, montrée à tous. Allons enfant de la patrie, le jour de défaite est arrivé… Allez, changeons les paroles de l’hymne et n’en parlons plus.