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actualité - Page 3403

  • Elisabeth Lévy : Macron sous-estime “les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical”

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    A l’occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur, Elisabeth Lévy revient sur les premières semaines de présidence d’Emmanuel Macron. Pour elle, Macron sous-estime les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical en France.

    Vous reprochez à Macron d’oublier le terrorisme et l’angoisse identitaire. Ça ressemble à une obsession chez vous…

    Elisabeth Lévy : Nous reprochons effectivement au président de sous-estimer gravement les problèmes posés par l’avancée d’un islam radical qui, d’une part met à mal la cohésion française et d’autre part, nourrit la violence terroriste. Ce qui nous menace encore plus que la volonté d’emprise islamiste, c’est le déni qui nous rend incapables d’affronter les défis. Et si c’est une obsession, nous la partageons avec pas mal de nos concitoyens. À en croire, par exemple, un sondage publié dans Le JDD, la question de l’intégration de l’islam est une priorité pour 61 % des Français, loin devant les retraites (43 %), l’emploi (36 %) et le pouvoir d’achat (30 %). Alors oui, au risque de déclencher les habituels airs excédés et les mêmes pincements de nez de la gauche olfactive, je crois que la crise de l’intégration devrait être une priorité du pouvoir. Or, sur ce sujet, c’est silence radio ou presque. De même que sur l’assassinat, à Belleville, de Sarah Halimi par un de ses voisins, aux cris d’«Allah Ouakbar». Et si je suis démentie sur ce point par le discours qu’Emmanuel Macron prononcera à Nice, tant mieux! Reste que, plus largement, il est urgent de négocier un pacte entre l’islam de France et la République c’est-à-dire de définir la règle du jeu. Dire cela n’a rien de raciste. Pour qualifier les djihadistes qui détiennent une humanitaire française, le président a employé exactement les mêmes mots qu’à la Halle F: «Ils ne sont rien.» Cette récurrence révèle peut-être une autre facette de la «pensée Macron»: une propension à écarter de la photo les réalités déplaisantes. Quand le président affirme «on ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique», il ressort la vieille antienne selon laquelle l’économie est la source de tous les maux et de toutes les solutions. L’homme macronien se nourrirait-il seulement de pain?

    https://fr.novopress.info/207046/elisabeth-levy-macron-sous-estime-les-problemes-poses-par-lavancee-dun-islam-radical/

  • De l’incompétence dans la fonction publique

    Bernard Plouvier

    Il est évident que n’importe quel être humain peut se tromper de bonne foi. L’essentiel est de ne pas s’enraciner dans l’erreur ou de la reproduire dans des circonstances analogues… et il n’est nul besoin de croire en un diable quelconque pour éviter cet écueil : le bon sens et l’attention suffisent.

    De ce fait, persécuter un individu parce qu’il s’est trompé – si l’erreur fut commise de bonne foi – est une absurdité et une injustice. Quand cela gâche l’existence d’un honnête homme, au point de le pousser au suicide, il y a crime, induit par ces deux fondements de la vie sociale : la joie de nuire et la jalousie, mères de la calomnie.

    Aussi bien n’est-ce pas l’erreur, toujours regrettable et qui n’est nullement un droit, qu’il faut dénoncer dans la fonction publique – soit les emplois financés par l’argent des impôts et des taxes -, mais bien l’incompétence. Celle-ci est à l’évidence, pour qui la connaît de l’intérieur, liée aux conditions de recrutement et au mode de (dys)fonctionnement.

    Étant entendu qu’il ne s’agit ici que de la fonction publique française, l’auteur n’ayant pas la prétention d’en connaître d’autres, bien que les voyages et diverses discussions avec des médecins étrangers lui aient procuré l’impression, vague et peut-être fausse, qu’il en allait de même en Belgique, en Allemagne réunifiée, en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grande-Bretagne.

    En principe, un employé de l’État et des collectivités publiques se recrute par concours… et il arrive parfois, en effet, que certains emplois soient ainsi pourvus. En réalité, nombre d’emplois sont obtenus par l’effet du piston maçonnique et/ou politique, d’une préférence ethnique, de relations personnelles, de belles aptitudes sportives ou sexuelles, etc. Le grand classique reste, bien sûr, le bon vieux népotisme, qui fait ressembler certaines administrations à la banque ou à l’industrie.

    Là s’arrête la ressemblance. Car dans le secteur privé, l’on met à la porte (en terme noble : on congédie) le sujet inefficace multipliant les bourdes, le fainéant méprisant les horaires logiques de travail, le psychopathe qui développe son potentiel de nuisance et empêche les autres de travailler, le demeuré incapable de s’adapter à son poste de travail ou encore le perpétuel insatisfait, sûr de faire mieux que tout le monde et dont les prétendues innovations étaient déjà abandonnées, pour cause d’ineptie, du temps de ses aïeux… qui n’a jamais vécu au sein de la fonction publique ne peut savoir que, si ces lignes pêchent, c’est par défaut de rosserie.

    Qu’un chef de service ait sous ses ordres un demi-fou, un sujet professionnellement insuffisant ou une réserve de productivité jamais exploitée, il lui est impossible de le faire renvoyer. On ne peut s’en débarrasser qu’au moyen d’une promotion. Et cela est particulièrement nuisible dans les postes sensibles de la fonction publique : médecine hospitalière, police, justice, enseignement, forces armées.

    La première chose qu’a dite une surveillante générale à un très jeune chef de service hospitalier, parfaitement inexpert dans les très délicates relations avec les hautes autorités, était empreinte d’une sagesse née de décennies d’exercice professionnel dans le secteur public : « L’Administration est une mère pour ses mauvais agents »… et cette excellente personne en accusait la démagogie syndicale autant qu’une lâcheté certaine des cadres de direction.

    Seuls de très rares chefs d’État sont parvenus à modifier – mais pour une durée fort réduite – cet état de fait. Pour ne fâcher personne, l’on ne citera que deux personnages d’un passé tellement révolu qu’il en paraît légendaire : Frédéric II de Prusse et Napoléon Bonaparte. Plus près de nous, de grands hommes d’État ont chassé de leurs sinécures des inutilités décoratives, initialement engagées pour avoir été puissamment recommandées par leur famille, leur tribu, leur syndicat etc. La mémoire de ces grands hommes en fut d’autant plus agonie.       

    Pourtant il faudra bien un jour réfléchir à la finalité de la fonction publique, qui est de gérer le Bien commun au mieux des intérêts des payeurs, ces sujets imposés et taxés qui ne devraient jamais être traités comme du bétail (c’est la signification de l’expression vulgum pecus) et qui ne devraient jamais être les victimes de l’incompétence des agents de la fonction publique.

    Le premier droit de celui qui finance est d’être assuré que son argent sera bien employé. Dans un État bien géré, cette règle laisse supposer que les emplois publics ne soient dévolus qu’à des sujets offrant un maximum de qualifications intellectuelles et morales. C’est ce que, pour l’État français, l’on pourrait espérer d’un lointain avenir… sauf à mettre en selle un régime populiste qui hâterait la venue de cet heureux temps !

    N'oubliez pas de lire le livre

    de Bernard Plouvier sur le populisme :

    SN BP Populisme 2017 01.jpg

    Le commander en ligne cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les Républicains et le Parti socialiste risquent la faillite

    6a00d83451619c69e201b8d296e7cb970c-800wi.jpgC'est le contre-coup de la débâcle électorale. Pour éviter ce scénario, la solution est de louer ou vendre leur patrimoine immobilier. LR hésite encore quant au sort de son siège, situé rue de Vaugirard à Paris et dont l'acquisition avait plombé ses finances. Le PS, lui, est sur le point de faire son choix : selon son trésorier Jean-François Débat, "l'hypothèse de mettre en location le siège de la rue de Solférino, à Paris (un hôtel particulier de 3000 mètres carrés), n'est pas retenue, car elle ne nous permettrait pas de faire face au choc financier qui s'annonce". Le PS va passer de 25 millions à 7 millions d’euros de subventions publiques annuelles. 

    Mais pour Jean-François Débat :

    "Un parti ne meurt jamais de ses finances. Il meurt de l’absence de message et de perspective."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Gilles Gaetner : les journalistes ne devraient pas dire ça !

    Gilles-Gaetner-Journalistes-230x350.jpgAncien rédacteur en chef adjoint de l’Express, Gilles Gaetner est journaliste d’investigation et spécialiste des affaires politico-financières. En plusieurs décennies de carrière, il s’est intéressé de près à Renaud Van Ruymbeke, Roland Dumas, le juge Halphen ou Rachida Dati. Mais, pour se faire un maximum d’ennemis, il a décidé de faire un portrait au vitriol du métier actuel de journaliste.

    Dans un livre foisonnant d’anecdotes, de faits précis et fouillés, Les journalistes ne devraient pas dire ça, sous-titréQuand la presse va trop loin… ou pas assez (éditions du Toucan), Gilles Gaetner porte un regard critique mais lucide sur ce quatrième pouvoir qui a décidé de devenir le premier.

    Une plongée déconcertante dans les arcanes d’une profession qui, il y a peu encore, fascinait mais qui ne cesse de rejoindre des rivages peu flatteurs qui ont pour nom : entorses à la déontologie, vénalité, conformisme systématique ou connivence avec les pouvoirs politiques et les lobbys financiers. Il s’en explique sur le plateau de TVLibertés.

  • Ces parcs éoliens qui menacent la biodiversité et les espaces naturels

    Dans les zones protégées françaises, nous assistons à la prolifération de parcs éoliens qui menacent la biodiversité et les espaces naturels. Une énergie renouvelable qui met à mal la nature, c’est une absurdité sans nom, un non-sens écologique.

    Dans certaines régions françaises, plus de 50% des éoliennes sont construites en zones Natura 2000 de protection des oiseaux, ce qui pose de sérieux problèmes de cohabitation avec les espèces locales : risque de collisions avec les pales qui dépassent les 250 km/h, déviation des couloirs de migration, ce qui demande plus d’effort pour les oiseaux, fragmentation des espaces naturels qui met à mal la biodiversité de ces zones, dépressions causées par les turbines qui font éclater les capillaires des poumons des chauves-souris… Pour certaines espèces menacées ou rares, chaque cas de mortalité peut avoir un impact irréversible.

    Nous sommes un collectif citoyen qui lutte contre l’incohérence écologique de ces parcs éoliens construits en zones protégées.

    En France, la capacité éolienne cumulée représentait 12 000 MW début 2017. A l’horizon 2020, selon les objectifs du Grenelle de l’Environnement, la capacité devrait passer à 25 000 GW. Si nous nous félicitons de la politique de transition énergétique menée par les gouvernements successifs, nous nous inquiétons des conditions dans lesquelles cette politique est menée.

    Si rien n’est fait pour endiguer ce phénomène, la situation ne fera qu’empirer dans les prochaines années. Il est urgent que la France apprenne à concilier énergie renouvelable et développement durable !  

    Nous demandons à cet effet :

    1. Un moratoire immédiat sur les constructions d’éoliennes dans les zones protégées ou sensibles ;
    2. Des mesures de protection pour les ouvrages existants : bridage ou arrêt des éoliennes en période de risque, installation de dispositifs d’effarouchement ;
    3. Une amélioration de la qualité et de l’accessibilité des études d’impact et de suivi des parcs éoliens ;
    4. Une enquête quantitative sur la mortalité causée par les éoliennes en France.

    Vous aussi, joignez-vous à nous :

    • Signez la pétition qui sera remise à M. Hulot
    • Partagez-la
    • Interpellez directement le Ministre sur Twitter avec le message suivant : @N_Hulot, pour une vraie politique de #DéveloppementDurable, interdisez les éoliennes en zones protégées qui sont un non-sens écologique !

    Facebook : https://www.facebook.com/LeSouffleDBS/
    Twitter : https://twitter.com/LeSouffleDBS

    Un parc éolien ne devrait jamais menacer les espèces locales !

    Cette pétition sera remise à:

    • Ministre de la transition Ecologique et Solidaire
      Nicolas Hulot
    • Conseillère en charge de la biodiversité, de l’eau, de la mer et des territoires
      Justine Roulot

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/ces-parcs-eoliens-qui-menacent-la-biodiversite-et-les-espaces-naturels_188628.html

  • SECONDE ÉDITION DE REWILD : INSCRIPTIONS OUVERTES !

    Après le succès de sa première édition l’année dernière, le camp d’été de la Dissidence Française ReWild, Rebel’s Training Center revient cette année pour sa seconde édition !

    Ce camp d’été annuel, dont l’inscription est exclusivement réservée aux adhérents de la Dissidence Française, aura lieu cette année du 12 au 19 Août (le lieu sera communiqué uniquement aux inscrits).

    Au programme de cette édition : formation, sport, dépassement de soi, aguerrissement et camaraderie !

    Vous êtes adhérent de la Dissidence Française et vous souhaitez participer à ce camp d’été ? Contactez-nous en cliquant ici, en précisant votre demande et votre numéro adhésion.

    Suivez la page Facebook ReWild – Rebel’s Training Center.

    https://la-dissidence.org/2017/06/20/seconde-edition-de-rewild-inscriptions-ouvertes/

  • Eudes Baufreton : « La situation est catastrophique et les impôts vont être, une fois de plus, augmentés ! »

    Eudes Beaufreton revient sur l’intervention du Premier ministre devant le Parlement, et l’augmentation des impôts qui se profile une fois de plus.

    Selon lui, le gouvernement fait face à présent à la réalité, une réalité qu’Emmanuel Macron, en tant qu’ancien ministre de l’Économie, ne pouvait pas ignorer. Au gouvernement, certains semblent prendre conscience de la nécessité de réduire des dépenses, mais sauront-ils mener des réformes structurelles et non homéopathiques ? La France compte, par exemple, 1.600.000 fonctionnaires de plus qu’en Allemagne !

    On ne parle depuis deux jours que des annonces d’Édouard Philippe devant le Parlement.
    Il a notamment annoncé que la hausse de la CSG se ferait bien.
    En revanche, il faudra du temps pour mettre en place la baisse de la taxe d’habitation.
    Il annonce également de nouveaux impôts concernant le diesel et les cigarettes.
    Que faut-il penser de tout cela ?
    Est-ce que c’est une manière pour Emmanuel Macron de reculer par rapport à ce qu’il avait promis pendant sa campagne ?

    Je crois qu’Emmanuel Macron fait désormais face à la réalité.
    On sort des promesses de campagne.
    La situation du pays est catastrophique.
    Je rappelle quand même qu’Emmanuel Macron était ministre du Budget et conseiller économique de François Hollande. Il ne peut donc pas faire comme s’il découvrait la situation.
    La réalité nous montre que la situation est catastrophique, alors qu’on nous expliquait qu’on pourrait faire des réductions en compensant.
    Nous avons la réponse.
    Les impôts vont une fois de plus être augmentés. Pour la réduction, on verra plus tard.
    Dans tous les cas, c’est le sens du discours d’Édouard Philippe lors de son intervention à l’Assemblée nationale.

    Avec beaucoup de promesses pendant la campagne et finalement une hausse des impôts, nous avons l’impression de revivre 2012.
    Quelle pourrait être pour vous, Contribuables associés, la solution pour baisser le déficit et réguler tous ces problèmes de dépenses ?

    Peu de solutions s’offrent à nous.
    Il faut mener des réformes structurelles, tout le monde les connait.
    Hier, je participais aux états généraux de la dépense publique organisés par le ministre du Budget, Gérald Darmanin. Le premier Président de la Cour des comptes, Didier Migaud, y participait également. Il dresse un bilan remarquable.
    La Cour des comptes fait un travail remarquable, je tiens à le saluer.
    C’est le bon sens que l’on partage chez Contribuables associés depuis des années.
    Le ministre semble vouloir mener un certain nombre de réformes.
    La seule interrogation est de savoir s’il aura la marge de manœuvre suffisante de la part de Matignon et de l’Élysée.
    Je l’ai entendu dire des choses positives, notamment sur la réduction des effectifs de la fonction publique.
    Nous avons besoin d’une véritable radiothérapie et non pas d’homéopathie.
    Supprimer 120.000 postes de fonctionnaires en 5 ans, ce n’est absolument pas à la hauteur des objectifs à atteindre.
    Je rappelle que l’une étude menée par Contribuables associés indique que nous avons aujourd’hui en France 1.600.000 fonctionnaires de plus qu’en Allemagne.
    Sans tomber dans l’extrême, si on faisait seulement la moitié du chemin, on pourrait économiser 50 milliards d’euros par an.
    C’est dire qu’il y a des enjeux qui passent par des réformes et que celle-ci pour le moment me paraît plus être une réforme homéopathique que structurelle.

    Finalement, de bons élans sont au gouvernement, mais vous craignez encore qu’on continue sur le même chemin ?

    Au sein du gouvernement, je ne sais pas.
    Pour le moment, je n’ai rencontré que Gérald Darmanin.
    J’ai fait des demandes d’audiences auprès d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe.
    En tous les cas, la prise de conscience de ce que Contribuables associés dénonce depuis sa création il y a 27 ans va au-delà de la Cour des comptes.
    Nous avons enfin l’impression de partager le même constat, ce qui est déjà une étape non négligeable.
    Il est certain que Gérald Darmanin, ministre du Budget, souhaite aller dans le sens de la réduction des dépenses.
    Il l’a dit à plusieurs reprises hier.
    Maintenant, entre le dire et le faire, il y a une marge.
    Jusque-là, avec les hommes politiques, on a vu jusqu’où cette marge peut nous amener…

    http://www.bvoltaire.fr/situation-catastrophique-impots-etre-de-plus-augmentes/

  • FN se trompe de diagnostic

    Tribune libre de notre contributeur Lionel :

    51mGqr08F7L._SX331_BO1,204,203,200_.jpg«  Le FN qui a complètement raté les élections de 2017 veut analyser ses échecs. Fort bien, mais il semble que ce parti se trompe complètement sur les causes : en effet, la discussion actuelle porte quasi-exclusivement sur l’euro (dont la position actuelle est son abandon pour un retour à une monnaie nationale, position soit dit en passant qui semble juste et que le FN va peut-être changer !). Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la position que le FN a eue sur l’euro qui explique ses piètres scores, c’est d’en avoir fait l’alpha et l’omega de son programme, comme si ce problème était le problème numéro 1 de la France. Or, de toute évidence, le principal problème de la France aujourd’hui n’est pas un problème économique, mais un problème ethnico-religieux : autrement dit, c’est l’invasion par des hordes étrangères de l’Europe qui est la préoccupation principale de l’électorat potentiel.

    Dans ces conditions, pour gagner des élections, il fallait tenir des propos très fermes sur l’immigration, ce qui pousse vite au politiquement incorrect (bien plus que des points de vue économiques). Or, le FN philippot-mariniste, en pleine dédiabolisation n’a absolument pas parlé de ce problème, faisant même pire : dans son programme, Marine Le Pen ne souhaitait pas la remigration des intrus, ni même une immigration zéro, mais seulement ramener l’immigration à 10.000 personnes/an. Toujours dans le but de se normaliser, le FN rejette le concept de Renaud Camus de « grand remplacement » – qui est une réalité qui saute aux yeux simplement en sortant de chez soi -, ce concept étant jugé lui aussi trop politiquement incorrect. Beaucoup de Français, dans ces conditions, n’ont pas jugé utile de voter pour un parti qui ne se différenciait des autres qu’à la marge et qui n’aurait en rien résolu des problèmes actuels : l’arrivée massive des migrants sature les infrastructures (pourtant financées par les seuls contribuables français), favorise le terrorisme (à titre d’exemple, des terroristes du Bataclan avaient emprunté la route des migrants, ou autre exemple : le terroriste de Nice était venu de Tunisie, il y a plusieurs années, en tant que clandestin), démultiplie les problèmes de sécurité (les migrants sont surreprésentés dans la criminalité comme en attestent, par exemple, les viols à Cologne)… Mais de tout cela, le FN philippot-mariniste a fait motus, car c’est hypersensible, c’est s’opposer frontalement à la doxa officielle ce qui nécessite du courage, c’est prendre le risque de dérapages montés en épingle par les media voire d’être confronté à des procès tant la liberté d’expression sur ce thème est restreinte.

    C’était pourtant cela la préoccupation numéro 1 des Français, une libanisation de la France avec des communautés qui se détestent en vivant sur le même territoire, et les multi-problèmes que ça engendre. Qu’a-t-on affaire du cours de l’euro, si, quand on va acheter des tomates sur un marché, on se met en danger de mort à cause d’un possible attentat ? Devant une telle dégradation de la qualité de vie, les problèmes économiques passent au second rang ! Comme le rappelle à juste titre Jean-Yves Le Gallou, ce n’est pas le cours du sesterce qui a provoqué la chute de Rome, mais ce sont bien les invasions barbares. Le FN avait un atout car les positions qu’il a toujours défendues étaient pile en phase avec le ressenti des Français, d’autant qu’un attentat sur les Champs Elysées dans lequel un policier a perdu la vie est survenu 4 jours avant le premier tour et avait fait la une de tous les titres ! Mais le FN, conseillé par Philippot n’en a pas politiquement profité puisque pour lui, il était plus important de parler de l’euro ! Difficile de faire plus en décalage avec les attentes et préoccupations des Français. Pire, il semble que certains au sein de ce parti n’ait encore rien compris, comme en atteste le tweet de Sophie Montel (bras droit de Philippot) qui explique que le discours actuel du FN sur l’immigration serait anxiogène ! (pour carrément, sans doute, ne plus parler de ce thème et devenir totalement chloroformé en soutenant que l’immigration n’est pas un problème pour la France !)

    Ainsi, les débats qui s’annoncent semblent hors sujet : faut-il ou non abandonner l’euro ? Certes, on peut débattre là-dessus, mais en mettant ce sujet à sa place, c’est à dire dans le contexte actuel une place secondaire ! Si le FN veut reprendre son ascension, il doit parler des problèmes principaux, ceux qui préoccupent d’abord les Français et sur ceux-ci se montrer intransigeant : non seulement l’arrêt immédiat de toute immigration, mais aussi la remigration, au moins de tous les clandestins ainsi que de tous les porteurs de papiers en règle et qui ne respectent pas les lois françaises ! »
    http://www.contre-info.com/le-fn-se-trompe-de-diagnostic#more-45789 |