

Vendredi 2 juin, les valets du Système envisagent manifester contre l'ouverture du Bastion social, face aux larbins antifas : mobilisation générale pour la résistance patriotique !
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Vendredi 2 juin, les valets du Système envisagent manifester contre l'ouverture du Bastion social, face aux larbins antifas : mobilisation générale pour la résistance patriotique !
Dans certains milieux, on a tendance à opposer entre elles deux notions dont tout le monde parle aujourd’hui : l’identité et la souveraineté. Au Front national, Marion Maréchal-Le Pen aurait représenté la première, par opposition à Florian Philippot, qui défend avant tout la seconde. Une telle opposition vous paraît-elle légitime ?
Interrogée il y a quelques mois dans le magazine Causeur, Marine Le Pen déclarait : « Mon projet est intrinsèquement patriote parce qu’il défend dans un même mouvement la souveraineté et l’identité de la France. Quand on oublie l’un des deux, on triche. » Alors, ne trichons pas. Pourquoi faudrait-il voir dans l’identité et la souveraineté des idées opposées, alors qu’elles sont complémentaires ? La souveraineté sans l’identité n’est qu’une coquille vide, l’identité sans souveraineté a toutes chances de se transformer en ectoplasme. Il ne faut donc pas les séparer. L’une et l’autre, au demeurant, sont transcendées dans la liberté. Être souverain, c’est être libre de déterminer par soi-même sa politique. Conserver son identité implique, pour un peuple, de pouvoir décider librement des conditions de sa reproduction sociale.
Alors que l’identité est un concept nécessairement flou, la souveraineté n’est-elle pas plus facile à définir ?
Moins qu’il n’y paraît. La souveraineté « une et indivisible » dont se réclame Jean Bodin dans Les Six Livres de la République (1576) n’a pas grand-chose à voir avec la souveraineté répartie, fondée sur la subsidiarité et le principe de compétence suffisante, dont parle Althusius en 1603 dans sa Politica methodice digesta. La démarche de Bodin est éminemment moderne. Elle implique l’État-nation et la disparition de la distinction que l’on faisait auparavant entre le pouvoir (potestas) et l’autorité ou la dignité du pouvoir (auctoritas).
La souveraineté bodinienne a ceci de dangereux qu’en faisant du souverain un être qui ne saurait dépendre d’un autre que de lui-même (principe individualiste), elle rend aveugle aux communautés naturelles et supprime toute limite au despotisme : tout ce qui fait entrave à la décision du prince est considéré comme une atteinte à son indépendance et à sa souveraineté absolue. On perd ainsi de vue la finalité du politique, qui est le bien commun.
La souveraineté populaire est, en outre, différente de la souveraineté nationale ou de la souveraineté étatique. La première fonde la légitimité du pouvoir politique, tandis que les secondes se rapportent au champ d’action et aux modalités d’action de ce pouvoir. Jacques Sapir, de son côté, distinguait récemment le souverainisme social, le souverainisme identitaire et le souverainisme de liberté, « qui voit dans la souveraineté de la nation la garantie de la liberté politique du peuple ». Le souverainisme identitaire, observait-il, n’est nullement incompatible avec l’ordre des choses néolibéral, alors que le souverainisme national et social en rejette tout naturellement la tutelle.
Il ne faut pas oublier, non plus, qu’il pourrait très bien exister une souveraineté européenne, même si celle-ci n’est aujourd’hui qu’un rêve. Le drame, de ce point de vue, n’est pas que les États-nations aient vu disparaître des pans entiers de leur souveraineté (politique, économique, budgétaire, financière et militaire), mais que celle-ci soit allée se perdre dans le trou noir des institutions bruxelloises sans avoir jamais été reportée à un niveau supérieur.
Que dire, alors, de l’identité, aujourd’hui devenue une revendication et un slogan, mais dont on peut donner les définitions les plus différentes ?
Qu’elle soit individuelle ou collective, l’identité n’est jamais unidimensionnelle. Lorsque nous nous définissons au moyen de l’une ou l’autre de ses facettes, nous disons seulement quelle est la dimension ou le trait distinctif de notre identité que nous estimons être le plus important pour exprimer ce que nous sommes. Une telle démarche contient toujours une part d’arbitraire, même quand elle s’appuie sur des données qui peuvent être empiriquement vérifiées.
Un individu doit-il attacher plus d’importance à son identité nationale, linguistique, culturelle, religieuse, sexuelle, professionnelle ? Il n’y a pas de réponse qui s’impose. Pour un peuple, l’identité est indissociable d’une histoire qui a façonné la sociabilité qui lui est propre. La revendication ou la protestation identitaire apparaît lorsque cette sociabilité semble menacée de dissolution ou de disparition. Il s’agit, alors, de lutter pour que se perpétuent des modes de vie et des valeurs partagés. Mais il ne faut pas se faire d’illusion : l’identité se prouve plus encore qu’elle ne s’éprouve, faute de quoi on risque de tomber dans le fétichisme ou la nécrose. Pour les individus comme pour les peuples, c’est la capacité de création qui exprime le mieux la perpétuation de la personnalité. Comme l’écrit Philippe Forget, « un peuple n’exprime pas son génie parce qu’il est doté d’une identité, mais il manifeste une identité parce que son génie l’active ».
Entretien réalisé par Nicolas Gauthier
http://www.bvoltaire.fr/identite-souverainete-deux-notions-indissociables/
Le “nouveau monde” singe l’ancien. La macromania – cette pensée unique relayée par une presse unique qui annoncent le parti unique – se montre incapable de la moindre autocritique. Elle devient une sorte de “macrocrature”, c’est-à-dire une démocratie réservée aux membres du club : rien n’existe en dehors du sérail.
C’est particulièrement visible dans l’affaire Richard Ferrand. Le ministre de la cohésion des territoires, un des piliers d’En Marche !, n’avait pas de mots assez cruels contre François Fillion. Il l’avait accusé d’avoir “souillé tous les élus de la République” avec ses histoires de costumes, de népotisme, de contrats dans sa société de conseil. Or voici que Ferrand reprend à son tour les indignations du candidat LR, pour se disculper lui-même d’avoir embauché son fils comme assistant parlementaire et, surtout, d’avoir pistonné sa compagne, avocate, dans une fructueuse affaire immobilière liée à sa position de l’époque de directeur général des Mutuelles de Bretagne.
Ce lundi, dans Le Parisien, l’avocat à l’origine de l’opération immobilière parle d’une “manœuvre” qui l’”avait beaucoup choqué”. Alors que Ferrand assure n’avoir pas été partie au contrat, la promesse de vente du bien incriminé a bien été signée par lui. Favoritisme, népotisme, enrichissement sans cause sont les moindres griefs qui peuvent être faits au ministre donneur de leçons de morale. Ne serait-ce que par cohérence et honnêteté intellectuelle, il devrait démissionner.
Les histoires d’arroseurs arrosés sont toujours plaisantes. Ferrand, trempé jusqu’à l’os, persiste à se dire “honnête”. L’arrogance est la marque de fabrique de la macrocrature. Elle a même déteint sur les petites mains, à lire la justification qui avait été donnée par le cabinet de Ferrand pour justifier l’emploi du rejeton : “Je vous invite à aller faire un tour en Centre Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet”. Ferrand s’est désolidarisé par la suite de cette formulation. Il n’empêche : elle dit bien le mépris de classe qui se devine chez ces hauts technocrates, hauts diplômés, hauts techniciens, hauts financiers, pour les ploucs de Centre Bretagne ou d’ailleurs, présumés illettrés sinon alcooliques.
En réalité, cette élite qui se pousse du col ferait mieux d’atterrir rapidement avant de s’enfoncer dans les sables mouvants d’une politique de moralisation nombriliste. Répétons-le : la vraie morale, c’est le courage de la vérité. Elle devrait inviter d’ailleurs le chef de l’Etat à dévoiler les noms des plus riches donateurs qui ont financé sa campagne (15 millions d’euros au total) afin d’écarter les soupçons de conflits d’intérêts pouvant dicter certains aspects de sa politique. Il est vrai que cette suggestion, déjà faite ici, n’a reçu aucun écho de l’opposition. Celle qui n’a pas rejoint En marche ! reste couchée.
Ivan Rioufol
Texte daté du 29 mai et repris du blog d’Ivan Rioufol
Au départ, il s’agissait seulement de trois petits délateurs. Trois petits gardes rouges des temps modernes, endoctrinés, haineux, adeptes de la délation des « contre-révolutionnaires » comme aux plus belles heures de la Russie stalinienne, de la Chine maoïste, du Cambodge Khmer rouge ou du Cuba castriste. Prénommés Manon (qui est âgée de 21 ans), Théo et Alexandre, ces trois petits fanatiques d’extrême gauche (Manon Müller milite chez les néo-staliniens du FDG) scolarisés au lycée Berthelot, dénoncèrent au rectorat une professeur de français, qui donne aussi par ailleurs des cours de théâtre, Marie-Jeanne Vincent. Le « crime » de Madame Vincent ? Etre candidate pour CIVITAS, parti légal et reconnu comme tel.
Seulement, le temps change, comme il changeait vers janvier 1944… Avec près de 11 millions de résistants électoraux dans notre pays, les temps deviennent durs pour les collabos. Sur le site Riposte Laïque, le gauchiste repenti Martin Moisan, a consacré un article aux trois délateurs. Quelques commentaires assez vifs (beaucoup de lecteurs de Riposte Laïque sont d’anciens rouges) à l’encontre de la donzelle et de ses deux acolytes vont amener celle-ci à aller pleurnicher dans le giron de Nord Littoral qui dans un article larmoyant (repris par le site d’extrême gauche Les Moutons enragés que l’on pensait plus avisé) pris la défense de nos trois Stooges contemporains (en beaucoup moins drôle).
Nord Littoral n’est pas un journal ordinaire. Il a du sang sur les mains… Celui de Sandra Kaz, une jeune mère de famille candidate pour le Front National aux cantonales de 2011, que le torchon avait poussé au suicide suite à une campagne de calomnie l’accusant à tort et sur la simple parole d’un ex jaloux, d’être une prostituée. Ceci était bien entendu faux, mais quelle importance pour Nord Littoral et sa déontologie particulière. A quoi bon vérifier ses informations quand on peut nuire à une personne sans défense. Nord Littoral appartient bien sûr à La Voix du Nord, comme le Courrier Picard dont la plume la plus hystériquement anti-FN, Philippe Houbart, a eu à deux reprises quelques petits ennuis avec la justice pour ses penchants pédophiles, sans oublier sa condamnation pour avoir traité de vermine Thomas Joly, l’actuel n°2 du PDF… Rappelons aussi que Nord Littoral, outre les dénonciations calomnieuses, a une longue tradition de délation tout court, notamment en livrant au pilori le nom de ceux qui avaient protesté un peu trop fermement contre l’implantation de colonies de peuplements à Calais.
Notons également que si le torchon évoque des menaces de morts qu’auraient reçu « le trio de nullos qu’il faudrait empailler » (pour reprendre l’expression de feu Thierry Roland en parlant du corps arbitral gallois fortement imbibé lors d’un tristement célèbre Saragosse-Caen et dont les erreurs d’arbitrage amenèrent à l’élimination du club normand), il se garde bien d’évoquer celles, bien plus nombreuses, émises contre Marie-Jeanne Vincent et sa famille (notamment ses enfants). Pierre Cassen, le patron de Riposte Laïque, avait proposé un débat à la donzelle Manon qu’elle s’empressa de refuser. Il publia sur son site l’échange de courriel qui me fit danser le tropanka, si ravi de voir quelqu’un faisant encore plus de fautes d’orthographe que moi (et même plus encore que ma fille qui s’est pris plus de 0 en dictée que de titres de champion pour le CSKA Sofia). On lit la prose d’une véritable petite fanatique, qui avoue elle-même que madame Vincent est une excellente enseignante et qu’elle n’a jamais fait de politique en cours. Elle est tellement endoctrinée qu’elle se réfère à une idéologie qui a tué plus de Français que les nazis…
La valeur n’attend pas le nombre des années dit-on. L’ignominie non plus. Comme disait un chanteur (Brassens ?), le vieux con a d’abord été un petit con. Ou une petite conne… Au Sierra-Leone, en Ouganda, au Cambodge, au Vietnam, des enfants avaient été transformés en machine à tuer. Il n’y a pas d’âge pour être un monstre. « On ne lâche rien » disait le principal slogan de La Manif pour Tous. Faisons goûter les joies du harcèlement démocratique à ceux qui le prônent. Dénonçons les délateurs. Brisons la carrière de ceux qui veulent détruire celle des autres. Pour finir par une référence culturelle (Rambo III), les pleurnicheries de Mademoiselle Müller m’inspire la réplique suivante tirée de ce film :
(le général russe) : « Pour qui le prenez-vous ? Pour Dieu ? »
(colonel Trautman) : « Non. Dieu aurait pitié. Pas Rambo ».
En guise de dernier conseils, je lui prodigue ceux de Kaa dans le dessin-animé Le Livre de la Jungle : (à lire en sifflant les « s » comme le ferait un serpent : « sache que tu viens de commettre une grosse maladresse, insensé, en une sinistre stupidité. C’est comme si tu venais de te suicider… ». L’avantage, c’est qu’elle vient de se reprendre en pleine figure ce que d’ordinaire elle réserve aux autres. Au moins, elle n’aura pas perdu son année scolaire. Dernière minute : Muller est défendue bien entendu par les délateurs professionnels de La Horde. C’est aussi surprenant qu’une grève à la SNCF…
Hristo XIEP
http://www.medias-presse.info/calais-sale-temps-pour-les-gardes-rouges-contre-civitas/74653/

« Le Royaume-Uni abrite 23 000 djihadistes », titrait samedi le Times. Jusqu’ici, les autorités faisaient croire aux Britanniques qu’il y avait environ 3 000 djihadistes potentiels dans leur pays, dont 500 faisant l’objet d’une enquête active des services chargés de la sécurité intérieure (MI5). Mais après l’attentat de Manchester, commis par un ressortissant britannique d’origine libyenne qui avait été suivi par le MI5, l’on apprend que ces 3 000 djihadistes sont en fait ceux qui font l’objet d’une surveillance active et que ce nombre correspond en fait aux capacités de surveillance du MI5. Quand un nouvel individu doit être incorporé à ce lot, il faut en transférer un autre dans le lot des 20 000 ne présentant plus qu’un « risque résiduel ».
Aussi bien Salman Abedi, 22 ans, revenu de Libye peu avant de commettre le massacre de Manchester, que Khalid Masood, 52 ans, qui a volontairement écrasé des piétons avec sa voiture et a poignardé un policier devant le palais de Westminster en mars, faisaient partie de ces 20 000 djihadistes potentiels ne présentant plus qu’un « risque résiduel ». Depuis l’attentat-suicide de Manchester du 22 mai qui a fait 22 morts et 116 blessés (dont 19 très graves), parmi lesquels des enfants et des adolescents, la police britannique a procédé à une vague d’arrestations et quatorze hommes sont toujours détenus sur des soupçons de liens avec l’entreprise macabre du musulman Salman Abedi.
Parmi les personnes arrêtées, le cousin de Salman Abedi qui s’était déjà distingué en regrettant sur les réseaux sociaux qu’Hitler ne soit plus en vie pour brûler les juifs.
Cela pourrait être pire, rassurent les autorités britanniques, puisque cinq projets d’attentat terroriste ont été déjoués entre l’attaque de Westminster et celle de Manchester. Certes, mais à l’instar des autorités françaises, les autorités britanniques font preuve d’une grande légèreté. C’est ainsi qu’elles laissent courir libres les djihadistes qui reviennent des zones de combat comme la Libye ou la Syrie. C’est encore une fois le Times qui a forcé la ministre de l’Intérieur Amber Rudd à reconnaître que la loi votée en 2015 pour permettre de bloquer provisoirement le retour des citoyens britanniques ayant lutté aux côtés des islamistes à l’étranger n’avait été à ce jour utilisée que pour un seul djihadiste.
Pourtant, un sondage YouGov conduit après l’attentat de Manchester pour le Sunday Times montre que 55 % des Britanniques souhaiteraient que ces combattants musulmans jouissant de la nationalité britannique soient interdits de retour.
Olivier Bault
Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 31 mai 2017
https://fr.novopress.info/206033/il-y-aurait-23-000-djihadistes-potentiels-au-royaume-uni/
Gabrielle Cluzel est interrogée dans l'Homme Nouveau à propos de la nouvelle secrétaire d'État à l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa:
"La nouvelle secrétaire d’État à l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, envisage de verbaliser le sexisme par la police de sécurité quotidienne que prévoit le Président Macron. Qu’en pensez-vous ?
Il faut d’abord noter que Marlène Schiappa – à l’instar d’à peu près toutes les féministes ayant pignon sur rue – est restée silencieuse durant plusieurs jours après l’affaire du harcèlement dans le quartier de La Chapelle Pajol. Face à l’insistance des réseaux sociaux et l’étonnement manifesté dans les médias par certains politiques, elle s’est même sentie obligée de se justifier sur Twitter : « je ne suis pas commentatrice de l’actualité, je conduis des politiques publiques. J’agis d’abord et je communique après ».
Préconiser de faire verbaliser le sexisme par la police n’est pas une réponse si élaborée qu’elle mérite trois ou quatre jours de préparation, si ? Passons. Pour être positif, on peut dire que c’est quand même moins surréaliste que d’élargir les trottoirs, comme le suggère Caroline de Haas. Mais c’est l’archétype du vœu pieux. Vous imaginez la situation, concrètement ? Un harcèlement par définition, n’est pas une agression caractérisée, c’est une phrase obscène lancée en passant, un geste déplacé, un frôlement insistant… Il faudrait un policier derrière chaque femme pour réussir à constater l’infraction ! Et si en plus, les policiers sont des femmes, comme cela est souvent le cas avec la police de proximité… qui va fliquer les flics ? Soyons sérieux, les policiers peinent déjà à intercepter les auteurs d’agressions violentes voyantes et objectives commises devant de nombreux témoins, comment pourraient-ils verbaliser un mot graveleux glissé l’air de rien ?
On remarquera au passage que la gauche, qui n’est pas censée être l’amie de l’ordre et de la répression, dégaine « le flic » à tout propos. À chaque problème – qu’elle a généralement créé – son policier. Une « task force » pour tout.
Je crains par ailleurs, eu égard à la grande confusion mentale ambiante, que cette coercition, sans réflexion de fond sur les causes du problème – l’arrivée massive d’une population allochtone dont le regard sur la femme est bien différent du nôtre, ce qui ne peut être sans conséquence pour la condition féminine sous nos latitudes – mène vers toujours plus de féminisme fondamentaliste, ce féminisme absurde qui ne fait pas la différence entre le petit compliment galant – « vous avez une jolie robe, mademoiselle » remontant le moral à l’étudiante qui vient de rater ses partiels – et l’injure dégradante qui salit.
Un compliment n’est pas une insulte, c’est une lapalissade. Brel et Ronsard ne sont pas des délinquants. Quand le ton est gentil et poli, il suffit de dire merci, et voilà, c’est fini. Cela n’a rien à voir avec du harcèlement. Sauf que les féministes mélangent tout.
Vous avez remarqué, d’ailleurs, que quand Jean-Pierre Elkabach dit d’Aurélie Philipetti qu’elle est une très jolie femme, il est traité de sexiste, mais que lorsqu’Emmanuelle Cosse dit d’Emmanuel Macron qu’il est beau, personne ne pipe mot. À ce train-là, seuls les hommes auront bientôt la petite joie d’être complimentés sur leur joli minois… Les femmes auront tout gagné. [...]
Que faudrait-il faire aujourd’hui pour mettre en valeur le rôle et la place des femmes dans la société ? Quel est cet autre féminisme que vous préconisez dans votre livre, Adieu Simone ?
Ne pas laisser les femmes entre le marteau d’un féminisme radical et l’enclume d’un islam radical, l’un ayant fait, d’ailleurs, le lit de l’autre. Cet autre féminisme n’usurperait pas son suffixe. Car si le perfectionniste aime la perfection, le syndicaliste aime le syndicat, etc., le féminisme – tel que nous le connaissons, héritier des théories de Simone de Beauvoir – n’aime pas la femme. Il n’aime pas ses qualités propres et ce qui la caractérise. Il ne cherche qu’à la changer. Comme un conjoint pervers narcissique qui prétend faire le bien de son épouse en l’accablant de reproches sur ce qu’elle est et de recommandations autoritaires sur ce qu’elle devrait être. Améliorer la condition féminine, c’est donner à la femme un cadre de vie pour évoluer en sécurité et être respectée. Où elle ne sera ni harcelée, ni reléguée, ni bafouée, ni niée dans son identité. Vous voyez, il y a du pain sur la planche."