Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 3456

  • Il faut beaucoup d'optimisme pour applaudir

    En dehors de Daniel Cohn-Bendit, fidèle soutien d’Emmanuel Macron, qui n'hésite pas à saluer ce qu'il considère comme un "coup de génie", peu nombreux semblaient en cette après-midi retardataire les enthousiastes du nouveau gouvernement.

    Certes l'équipage ne se compose pas uniquement de gens irrespirables. On répétait depuis plusieurs années, par exemple, et à l'envi, que Le Drian connaissait une solide popularité en milieu militaire. Ceci justifiait, pouvait-on penser, qu'il soit maintenu en poste. Eh bien, non : il ne le désirait pas, dit-on, et sa vision de la défense s'écarte de celle du président, le voici donc aux Affaires étrangères.

    Quant aux armées, elles seront confiées à Mme Goulard dont on croyait savoir la compétence et l'engagement dans les institutions européennes mais, sans préjudice de sa réussite future, dont on ignorait l'intérêt et la compétence pour la chose militaire.

    Finalement les responsables de droite sont restés chez eux, préférant sans doute la proposition hybride de Juppé : je me rallierai, mais après la victoire, et au camp qui l'aura emporté. En bonne chauve souris je trouverai d'excellents arguments prouvant que de toute éternité j'appartiens à cette catégorie politologique qui mérite de s'appeler la droite-gauche : "je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vivent les rats."

    L’absence d’un ministère dédié officiellement à la famille désole, par exemple, les cercles catholiques. Et elle ne peut pas être considérée comme absolument innocente. (1)⇓

    Mais observons plutôt les ministères effectifs.

    Leur caractère de combinaison typiquement technocratique, de gens, tous ou presque sortis du même moule, et dont les flatteurs vantent la compétence, ne peut échapper à personne.

    Faut-il considérer à cet égard comme une heureuse exception le retour de François Bayrou dans les cercles de pouvoir qu'il avait quittés en 1997, il y a donc 20 ans, après 5 années d'immobilisme à l'Éducation nationale, sous Balladur puis Juppé ?

    En dehors de son honnête désir de combattre les phénomènes de corruption et les "abus de pouvoir" (2)⇓ on peut se demander si la préoccupation actuelle des Français, en matière de politique pénale et pénitentiaire, dont il reçoit la charge, ne requiert pas d'abord un garde des sceaux enterrant radicalement l'ère Taubira.

    Guillaume Tabard dont habituellement nous partageons les conclusions entomologistes relatives à la classe politique, ne nous convainc donc qu'à moitié, quand il écrit : "l'équipe mise en place autour d'Édouard Philippe tourne radicalement la page Hollande." (3)⇓

    Tout dépend en effet de ce qu'on appelle la page François Hollande.

    Pour l'instant par exemple on ne perçoit guère l'intention macronienne novatrice en matière de lutte contre le totalitarisme islamique.

    Hélas, au contraire, dans la foulée de la campagne électorale, on perçoit la même volonté que sous Hollande : celle de ménager l'électorat communautariste, auquel furent vouées tant de déclarations du candidat Macron, parfait héritier sur ce point des pires aspects du hollandisme.

    Oui, véritablement, il faut pas mal d'arrivisme pour se rallier, et beaucoup d'optimisme pour applaudir.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    (1) cf. "Après la nomination du gouvernement" par Tugdual Derville.
    (2) Titre du virulent livre à charge qu'il publia en 2009 contre les années Sarkozy.
    (3) La gauche tonne et la droite marmonne, développe-t-il dans Le Figaro. Et d'ajouter : Mélenchon est énervé et le Medef soulagé. Les réactions politiques à ce premier gouvernement Macron en montrent le centre de gravité idéologique. 

    http://www.insolent.fr/

  • L’Europe en guerre contre l’islamisme

    FullSizeRender-3-1121x660.jpg

    Saffie Rose Roussos, 8 ans, victime du terrorisme à Manchester

    Que pouvons-donc nous faire ? D’abord, commencer par arrêter l’immigration massive provenant de pays à majorité musulmane.

    L’islamisme livre une guerre au monde, à l’Europe et à la France. Pas une semaine sans qu’il ne frappe, semant sur son passage des cortèges de morts innocents, de blessés et de familles brisées. Ses séides visent volontairement les foules confinées dans des endroits de faible superficie, pour tuer le plus possible. Ils n’hésitent pas à viser des adolescents, et même des enfants, comme en témoigne le dernier attentat en Angleterre. À 22 h 23, le lundi 22 mai, une bombe a explosé lors d’un concert de la chanteuse Ariana Grande à la Manchester Arena, l’une des plus grandes salles de concerts du continent.

    L’État islamique a, depuis, revendiqué l’attaque, qui a causé la mort de plus d’une vingtaine de personnes, souvent très jeunes, et blessé plusieurs dizaines d’autres. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier commis sur le sol britannique depuis les attentats du métro de Londres du 7 juillet 2005. Le terroriste aurait utilisé un engin explosif improvisé et n’aurait pas eu de complices pendant le déroulement de l’opération. A-t-il bénéficié d’un réseau ou est-il un « loup solitaire » ? Actuel Premier ministre, Theresa May a indiqué que l’enquête pourrait prendre du temps. Pour l’heure, nous savons qu’il s’appelle Salman Abedi, qu’il est de nationalité britannique et originaire de Libye.

    Il faut bien mesurer les difficultés techniques que posent les terroristes islamistes. Le risque zéro absolu n’existe pas. 

    Nos services de renseignement, en France comme au Royaume-Uni, sont particulièrement performants mais ne peuvent pas surveiller l’intégralité des profils inquiétants, tant ils sont aujourd’hui nombreux. Dès qu’une communauté musulmane importante se trouve dans un pays majoritairement chrétien, bouddhiste ou bien encore hindouiste, elle enfante une marge violente. On le constate partout, y compris dans des pays dont les législations sont considérées comme bien plus dures que les nôtres, à l’image de la Chine ou de la Russie qui ne parviennent pas non plus à juguler le phénomène.

    Que pouvons-donc nous faire ? D’abord, commencer par arrêter l’immigration massive provenant de pays à majorité musulmane. Ensuite, s’attaquer aux prédicateurs musulmans qui propagent une vision guerrière, revancharde ou arriérée de cette religion. Les salafistes ne sont pas tous terroristes, mais leur idéologie religieuse est souvent un sas d’entrée pour les jeunes musulmans occidentaux, convertis ou reconvertis, vers un islam de haine, rigoriste et excluant. Nous avons l’impératif collectif de dire la vérité. Les terroristes ne sont pas des « kamikazes » mais des mudjahidins, des assassins. Enfin, donner encore plus de moyens à ceux qui s’activent sur le terrain, en France comme à l’étranger : nos soldats au Mali, nos forces spéciales en Libye et en Syrie, la DGSE, la DGSI, les Renseignements généraux, les gendarmes et les policiers. Ce combat se joue autant ici qu’au Moyen-Orient et en Afrique.

    Theresa May a promis de s’attaquer aux racines du mal, souhaitant notamment relever la taxe sur les entreprises qui emploient des non-Européens. De la sorte, elle supprimera une pompe aspirante. Elle est sur la bonne voie : celle que nous devrions suivre le plus rapidement possible.

    http://www.bvoltaire.fr/leurope-guerre-contre-lislamisme/

  • Sortir de l'économisme et porter le combat sur le terrain civilisationnel, spécificité de la (vraie) droite

    6a00d83451619c69e201bb099e5cab970d.pngPour Minute, les législatives sont déjà gagnées pour Emmanuel Macron :

    "[...] Face à la nouvelle donne politique qui découle de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, il y a, du moins il y aura, après les législatives, deux façons de s’opposer : l’une consiste à dénoncer à corps et à cris le triomphe de l’ultra-libéralisme et de la mondialisation sauvage ; l’autre consiste à porter le combat sur le terrain civilisationnel, qui est la spécificité de la droite, ce qui fait sa raison d’être, et passe nécessairement par une vision européenne de l’avenir des pays liés par un destin commun.

    Etudier, de près, les évolutions gagnantes des partis conservateurs – et libéraux ! – des autres pays d’Europe, plutôt que de se contenter de les regarder avec une lecture hexagonale bloquée sur les « valeurs de la République » et les « ordonnances de 1945 », serait un premier pas pour appréhender la réalité. Il n’y aurait rien de plus mortifère que de rester figé sur les scléroses françaises."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Manchester pleure ses enfants - Journal du mercredi mai 2017

  • La rançon de la décadence

    explosion-manchester-quand-j-ai-leve-la-tete-il-y-avait-des-corps-partout.jpg

    Bernard Plouvier

    Depuis 2012, les attentats des fous furieux du dénommé allah se sont multipliés à rythme accéléré, devenant de plus en plus meurtriers. Avec des explosifs artisanaux ou volés dans les dépôts militaires (grâce à des complicités internes), avec des armes automatiques dont tous les voyous sont pourvus, ou par des moyens aussi rudimentaires, mais très efficaces, qu’un camion-bélier, les terroristes pulvérisent les records annuels de victimes.

    Le trafic d’armes alimente le fanatisme politico-religieux et se nourrit du trafic de stupéfiants. Chacun sait ou devrait savoir que les preux chevaliers du sieur allah sont de gros négociants de haschich et d’héroïne (appelée « larme d’allah » en Afghanistan).

    Les complicités intérieures ne peuvent que se multiplier en Europe occidentale et scandinave où l’on accepte des islamiques dans les forces armées, la police, la gendarmerie ou le gardiennage de prison… et tout le monde se souvient (ou devrait le faire) d’une gendarmette française de souche permettant à son amant candidat terroriste d’accéder à un QG de la Gendarmerie nationale.

    Pourquoi les terroristes se gêneraient-ils ? Ceux qui meurent en tuant de « l’infidèle » se croient assurés d’aller immédiatement au paradis de leur sanguinaire divinité. Ceux qui s’échappent sont assurés de n’être pas exécutés, puisque les mols Européens ont partout aboli la peine de mort.

    Quant aux services de renseignements, on entend systématiquement leurs patrons se glorifier, lors d’un nouvel attentat, prétendant en avoir déjoué « plus d’une dizaine d’autres », ce qui fait une maigre consolation aux victimes estropiées à vie et aux familles des morts.

    En supposant même que les porte-parole des barbouzes soient honnêtes, tout nouvel attentat témoigne d’une faute grave, voire d’une chaîne d’incompétences… un médecin a beau soigner parfaitement 999 malades curables, il n’en sera pas moins condamné si un millième patient atteint de maladie curable meurt prématurément, faute de diagnostic précoce et de mesure thérapeutique adéquate, et c’est justice.

    Vivre hors des frontières de l’Europe permissive – celle où l’on accueille sans tri réel tous les immigrants venus de terres islamiques – ne met pas à l’abri des tueurs d’allah. Brexit ou pas, les Britanniques viennent d’en recevoir la preuve, sanglante autant qu’évidente.

    En outre, la honteuse Collaboration avec le nouvel Occupant n’est pas non plus un gage de sûreté. Avoir élu maire de Londres un mahométan à la femme voilée ne réduit nullement le risque… et c’est logique puisque le calife Abou Bakr II a changé les règles du Djihâd : un tueur d’allah peut faire disparaître des mahométans du monde des vivants, puisque la divinité est censée reconnaître les siens.

    Stimulé par le pétrodollar, l’islam authentique - c’est-à-dire la religion violente où le Djihâd est exigé de tout mahométan en bonne santé - connaît une vigueur accrue et porte la guerre là où ne règne pas la charî’a, soit dans le Dâr al-Harb où précisément nous autres, Européens, vivons.

    Dans une guerre, l’alternative est simple : ou l’on se bat, ou l’on se couche et on lèche les pieds de son maître. Depuis les années 1980, les Européens se vautrent dans la grotesque repentance coloniale, alimentent en devises les pays exportateurs de tueurs par un tourisme absurde autant que dangereux, accordent les droits civiques à une foule d’immigrants dont on ne sait rien, engagent une énorme 5eColonne mahométane dans leurs soi-disant forces de l’ordre et de la prévention, tolèrent viols, assassinats, vols et vandalisme, tout en finançant la consommation parasite d’immigrés-chômeurs.

    On imagine facilement ce qu’aurait pu être la réaction de l’ultranationaliste Charles De Gaulle ou celle de l’égoïsme britannique incarné Winston-Spencer Churchill face à ce genre de situation récurrente.

    L’on ne sait que trop ce qu’est la réaction des mollassons d’Europe occidentale et scandinave, de nos jours : pleurs & gémissements, crises d’hystérie devant les caméras et dépôts d’une quantité impressionnante de fleurs… en plus des mensonges grotesques des « autorités musulmanes » implantées en Europe.

    Face à la plus immonde barbarie et à l’obscurantisme religieux, les Européens réagissent en veaux et en vaches. Nous ne sommes que les descendants dégénérés, mous et aveulis des hommes de 14-18 et de 39-45.

    Les terroristes, lâches et immondes, ne sont nullement des surhommes. Ce sont intellectuellement des sous-doués, qui vivent en plein Moyen-Âge. Mais, en face d’eux, ils ne trouvent que les détritus de la décadence : nous !

  • Passé Présent n°151 - Aux origines du Front Républicain

  • Ferrand l'argent : le renouvellement a (déjà) du plomb dans l'aile

    6a00d83451619c69e201bb099e6544970d-250wi.pngSelon le Canard enchaîné, les Mutuelles bretonnes alors dirigées par Richard Ferrand, actuel ministre de la Cohésion territoriale, ont loué un bien dont la propriétaire n'était autre que... Sandrine Doucen, l'épouse de Richard Ferrand. En résulte un bénéfice de 586 000 € pour cette dernière.

    Richard Ferrand, premier député PS à avoir rejoint les rangs d’En Marche, aurait profité de ses responsabilités à la tête des mutuelles de Bretagne en 2011 pour gonfler le patrimoine familial. Alors que l’organisation à but non lucratif qu’il dirige est à la recherche de nouveaux locaux à Brest, une offre parmi trois, retient l’attention du conseil d’administration. Celle d’une société civile immobilière du nom de Saca, bien qu’elle n’ait à cet instant ni existence légale, ni le titre de propriété du bien qu’elle propose. Et pour cause. Ce n’est qu’une fois le choix acté par les Mutuelles bretonnes, que la femme de Richard Ferrand a déposé à son nom les statuts de cette société en préfecture, puis acheté le bien immobilier 100% à crédit grâce à un emprunt au Crédit agricole du Finistère... Sans avancer un centime, la femme du conseiller régional de Bretagne s’est ainsi constituée un patrimoine de 402 000 euros, intégralement financé grâce aux loyers de la mutuelle de son mari. «Les lieux seront intégralement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros», ajoute le Canard enchaîné. Un constat qui porte à 586 000 euros le bénéfice de l’opération pour la SCI familiale.

    Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche, a parlé de "boules puantes"... Cela me rappelle quelqu'un...

    Capture d’écran 2017-05-23 à 22.37.34

    A l'heure qu'il est, il semblerait que le parquet national financier ne se soit pas encore auto-saisi...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Manchester… Qui sont les stratèges de la terreur globale ? Réponse à Michel Drac.

  • Reconstruire la droite française

    par Guillaume de Thieulloy

    Au lendemain de cette campagne présidentielle inédite, la droite française est en miettes.

    En miettes électorales, d’abord. Après 5 ans de socialisme, plus de la moitié des suffrages se sont reportés sur des candidats de gauche – alors même que toutes les études d’opinion montrent que la droite est largement majoritaire.

    Plus grave encore pour l’avenir, la «droite de gouvernement» n’a même pas réuni 20% des suffrages exprimés.

    Cela en dit long sur le peu de confiance que les électeurs de droite ont dans leurs «représentants».

    Et cette défiance est amplement justifiée. Les abandons, les lâchages et les trahisons se sont comptés par dizaines au cours de cette campagne.

    Et ce n’est pas fini, puisque des Estrosi ou des Le Maire, qui doivent tout aux électeurs de droite, jouent les lèche-babouches devant le nouveau satrape socialiste pour en obtenir de nouvelles prébendes.

    Mais le plus grave ne réside sans doute pas dans cette sinistre et pitoyable comédie humaine.

    Le plus grave réside, sans nul doute, dans la débâcle idéologique.

    Alors qu’au plan culturel, la droite remporte depuis plusieurs années la bataille des idées, alors que les pseudo-intellectuels de gauche sont totalement discrédités, et que personne n’a plus rien à répondre, sur les plateaux de télévision à Éric Zemmour, les derniers défenseurs du mitterrandisme culturel sont les dirigeants de la droite – comme toujours en retard d’une guerre.

    C’est ainsi que M. Fillon n’a pas voulu défendre le pan «civilisationnel» de son programme: une fois désigné par les primaires, il n’a plus voulu porter ce discours, trop sulfureux aux yeux des caciques LR – discours selon lequel la France n’est pas une nation islamique, et selon lequel la famille est la cellule de base de la société.

    Il est clair que les 460000 voix qui le séparent de Marine Le Pen sont, pour l’essentiel, des électeurs de droite excédés de ces atermoiements. Ce qui signifie qu’un candidat qui aurait assumé tranquillement la «ligne Buisson» l’aurait emporté.

    Ce qui a tué le candidat LR est manifestement sa soumission à la bien-pensance juppéiste.

    Mais, au FN, la situation idéologique n’est pas nettement meilleure. Alors que Marine Le Pen avait mené une efficace campagne, au cours des 3 derniers mois, sur la «ligne Marion» (très proche d’ailleurs de la ligne Buisson), elle a profité de l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, non pas pour «droitiser» encore son discours, mais, au contraire, pour s’adresser aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, selon le principe de la «ligne Philippot»: réunir tous les électeurs du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen.

    Paradoxalement, cette situation critique est également une excellente occasion de clarifier les choses.

    De toute évidence, LR va exploser à la faveur des législatives. Il n’est pas possible de faire campagne contre le programme socialiste d’Emmanuel Macron, après en avoir fait le sauveur de la France. D’autant qu’un nombre significatif de dirigeants LR lui font les yeux doux.

    Quant au FN, son net échec au second tour le force également à des révisions déchirantes.

    Le pire des scénarios serait que rien ne change: que LR garde sa ligne centriste, méconnaissant les motivations des électeurs de droite, et que le FN continue à «geler» un quart de l’électorat, sans possibilité d’alliance.

    Mais la colère des électeurs de droite pourrait bien avoir raison de l’immobilisme des «élites». D’autant que, grâce à Nicolas Dupont-Aignan, l’oukase mitterrandien contre l’entente à droite a enfin été renversé.

    Guillaume de Thieulloy

    Vice-Président de la Fondation de Service politique

    Directeur de publication, Les4Vérités

  • Le parcours trouble du Premier ministre Edouard Philippe

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe a un parcours plutôt trouble. En effet, suite à sa prise de poste en tant que nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron, plusieurs histoires ont ressurgi à son propos. Son parcours, à la fois en tant qu’élu et en tant qu’employé dans le privé, comporte des zones d’ombre.

    Edouard Philippe est un compagnon de route d’Areva. Juppéiste convaincu, Edouard Philippe participera à sa demande à la fondation de l’UMP en 2002. Il devient par la suite conseiller régional de Haute‑Normandie jusqu’en 2008 et il rejoint Areva en tant que directeur de la communication et directeur des affaires publiques, en 2007, après le départ d’Alain Juppé du gouvernement Fillon. Ce poste est essentiellement un poste de lobbying pour le compte d’Areva qui l’amènera à développer des relations privilégiées avec des parlementaires sensibles aux questions atomiques.

    Un travail qui l’amènera à travailler de près sur les questions africaines. C’est à ce moment-là qu’il entretient un contact rapproché avec le président du groupe d’amitié France‑Niger à l’Assemblée nationale. Au même moment, en janvier 2008, un accord est signé entre Areva et le gouvernement du Niger concernant l’exploitation de l’uranium. Cet accord est immédiatement contesté par les rebelles touaregs.

    En effet, selon l’ONG l’Observatoire du nucléaire, citant des enquêtes deCharlie Hebdo et de Mediapart, l’uranium étant extrait de leurs zones de vie et serait supposément sous-payé par Areva grâce à ces accords et ne bénéficierait donc en rien aux populations locales, ce qui aurait contribué à la paupérisation des Touaregs, au développement du djihadisme et à la déstabilisation de la région. Toujours selon cette ONG, les entremises d’Edouard Philippe pour le compte d’Areva pourraient donc bien être responsables de la situation actuelle au Niger et au Mali.

    Ce poste soulève également des questions de conflit d’intérêts . Entre 2007 et 2010, Edouard Philippe a cumulé sans aucun problème son poste chez Areva et son poste d’adjoint au maire du Havre. Il devient maire en 2010 suite à la démission de son prédécesseur. Ayant quitté Areva la même année, il reste un pont direct entre l’entreprise et la municipalité du Havre, où il s’empresse aussitôt d’approuver un projet d’usines éoliennes offshore piloté par Areva, projet qui n’aboutira jamais. S’il est intéressant de voir que le Premier ministre a été un acteur de la société civile et comprend les enjeux d’une entreprise stratégique comme Areva, la question des conflits d’intérêts potentiels reste entière.

    Sa participation à la réunion du groupe Bilderberg en 2016 et son refus d’être transparent sur son patrimoine constituent également d’autres parts d’ombre importantes chez Edouard Philippe.

    https://fr.novopress.info/