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actualité - Page 3752

  • La Bulgarie et la Moldavie élisent des présidents pro-russes

    Comme l'explique Yves Daoudal, il s'agit de deux sérieux revers pour l'Union européenne dont les responsables ne tirent aucune leçon du vent de révolte qui souffle à l'Est et des répercussions catastrophiques que peuvent avoir les tensions et sanctions envers la Russie :

    "Hier, il y avait l’élection présidentielle en Moldavie. C’est le socialiste Igor Dodon qui a été élu, contre la candidate européiste Maïa Sandu, diplômée de Harvard et ancienne employée de la Banque mondiale. Igor Dodon a fait campagne en prônant la dénonciation de l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion du pays à l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. (Mais on a vu en Ukraine comment on pouvait arranger cela…)

    D’autre part, en Bulgarie, c’est aussi un socialiste qui a été élu président, Roumen Radev, ancien chef de l'armée de l'air, clairement pro-russe, très hostile aux sanctions contre la Russie, affirmant haut et fort que la Crimée est historiquement russe, mais sans intention de quitter l’UE (tant que ça rapporte, sans doute…).

    Dans les deux pays, où les gouvernements sont européistes, ces élections vont conduire à des élections législatives anticipées. Le Premier ministre bulgare a immédiatement démissionné."

    Extrait de l'analyse du Monde :

    "Le revers est évident pour l’Union européenne (UE) dans un contexte de tensions entre Bruxelles et Moscou. Les deux candidats – Igor Dodon en Moldavie, Roumen Radev en Bulgarie – ont par exemple une ligne similaire sur l’annexion de la Crimée, qu’ils considèrent comme « de facto russe ». Le général Radev s’est prononcé pour la levée des sanctions de l’UE contre la Russie. Il faut toutefois relativiser le virage que constitueraient les deux résultats de dimanche. D’abord, parce que dans ces deux pays, les présidents ont des pouvoirs très limités. Mais aussi parce que ni M. Dodon ni M. Radev n’ont fait campagne sur un rejet radical de l’Europe (...)

    En Moldavie, les pro-Européens au pouvoir depuis 2009 ont largement déçu leurs partisans. Ils ont mis le pays en coupe réglée, faisant main basse sur de larges pans de l’économie nationale et des institutions, en premier lieu la justice. Le vote prorusse y apparaît clairement comme un vote de rejet d’une élite pro-européenne perçue comme corrompue (...)

    Plus largement, les deux candidats bénéficient de la sévère panne d’attractivité dont souffre l’Europe, déjà ancienne et illustrée encore récemment par le Brexit. Pendant ce temps, dans l’ouest comme dans l’est de l’Europe, la Russie apparaît de plus en plus comme un pôle de puissance alternatif, et son président, Vladimir Poutine, comme un modèle de dirigeant charismatique (...)"

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • L’élection de Donald Trump : un succès et un défi, par Bruno Mégret

    La victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine constitue, chacun en convient, un événement historique de grande ampleur. L’Etablissement, qui dirigeait les Etats-Unis et qui, depuis Washington, régentait le monde, a été vaincu. Malgré le soutien quasi unanime des médias, des sondeurs, du showbiz et des responsables du Système, le peuple américain, celui des classes moyennes, celui de la majorité silencieuse, celui qui subit depuis des décennies les méfaits de la mondialisation économique et migratoire, s’est rebellé et a refusé de voter comme on lui enjoignait de le faire.

    Trump est vulgaire, grossier, incompétent, irresponsable, agressif, leur disait-on. Peu importe, il était celui qui défiait le Système par son style, ses propos et ses projets et c’est pour cela qu’il a été élu.

    L’Etablissement a été vaincu

    Il s’agit donc d’un échec retentissant pour tous les tenants du politiquement correct en Amérique comme en Europe. Ceux-ci ne pourront plus nier la réalité des problèmes liés à la mondialisation ; ils ne pourront plus ignorer l’ampleur du refus qu’elle suscite au sein des peuples. Pis : ils vont être confrontés régulièrement à un discours non correct qu’ils ont jusqu’à présent cherché et largement réussi à occulter et à diaboliser. Comment, en effet, pourront-ils continuer cette entreprise de dissimulation et de discrédit si ce discours est maintenant tenu par « l’homme le plus puissant de la planète » ?

    A cet égard, il est intéressant d’observer que Donald Trump a obtenu cette victoire contre la pensée unique depuis l’intérieur du Système. C’est bien en tant que candidat du très institutionnel Parti républicain qu’il a été élu, et c’est bien à la très officielle Maison-Blanche qu’il va s’installer. Je ne peux pas m’empêcher, dès lors, de songer à Gorbatchev qui, lui aussi, depuis le cœur du régime, a commencé à contester la pensée officielle du système soviétique avec les conséquences que l’on connaît. Certes, la comparaison a ses limites, mais, si Trump reste lui-même dans ses fonctions de président des Etats-Unis, c’est tout le système idéologique de la pensée unique qui pourrait être profondément ébranlé en Amérique mais aussi en Europe.

    Ce succès de Donald Trump est donc incontestablement une défaite considérable de la pensée unique. Constitue-t-il pour autant une victoire pour le réenracinement identitaire et le renouveau civilisationnel ? Il est trop tôt pour le dire, car en l’état c’est plutôt un défi qui est maintenant lancé à Trump et aux Américains.

    Un grand défi à relever

    Le nouveau président va-t-il, en effet, transformer ses projets en réalité ? Sur ce plan rien n’est dit, car l’Etablissement d’outre-Atlantique demeure très puissant. N’oublions pas que le président américain dispose d’un pouvoir limité. Il est institutionnellement contraint par la Cour suprême ainsi que par le Congrès. Or si les Républicains disposent d’une majorité dans les deux chambres, beaucoup de « congressmen » sont loin d’être sur la même ligne que Trump. Ajoutons que les grandes administrations fédérales, tout comme le complexe militaro-industriel, représentent aussi des puissances autonomes et qu’elles ont toujours pesé pour empêcher les présidents successifs de s’écarter par trop de la ligne qui est la leur, notamment en politique étrangère. Enfin, il existe les contraintes de la réalité liées, par exemple, à l’endettement considérable des Américains vis-à-vis de la Chine.

    Aujourd’hui nous n’en sommes certes pas à craindre une normalisation du nouveau président mais la question de savoir s’il va pouvoir transformer ses paroles en actes est néanmoins déterminante pour l’avenir :

    – Parviendra-t-il à inverser les flux migratoires dans son pays et à montrer ainsi qu’il n’y a pas de fatalité à la submersion du monde occidental par les immigrés ?

    – Pourra-t-il mettre un terme au système actuel de libre-échange sauvage à l’échelle de la planète et jeter les bases d’un nouvel ordre économique mondial fondé sur la régulation ?

    – Réussira-t-il à changer le caractère hégémonique et interventionniste de la diplomatie américaine au profit d’une politique nouvelle qui prenne en compte la dimension multipolaire du monde d’aujourd’hui et qui réponde au choc des civilisations par une alliance privilégiée avec l’Europe et la Russie ?

    Il est clair que ce ne sera pas facile pour Donald Trump et qu’il devra affronter de nombreux obstacles, peut-être même au péril de sa vie. Sa présidence s’annonce donc comme un grand défi à relever.

    Un choc idéologique qui va frapper l’Europe

    Mais, qu’ils le veuillent ou non, le défi est aussi lancé aux dirigeants européens.Car la nouvelle politique voulue par le prochain président américain pourrait bien conduire les responsables politiques du continent à de sérieux déboires s’ils refusent de s’adapter à la nouvelle donne ainsi créée.

    S’agissant par exemple de l’Otan, le nouveau pouvoir de Washington demandera sans doute aux pays du Vieux Continent de payer pour le maintien de l’engagement militaire américain. Deux options s’ouvriront alors à eux : ou ils continuent de s’en remettre aux Etats-Unis pour assurer leur protection mais en payant désormais cette soumission au prix fort ; ou ils décident de prendre leur indépendance en consacrant cet argent à augmenter leurs budgets de défense et en créant une alliance militaire européenne autonome capable de rendre sa puissance à notre continent.

    De même, sur le plan économique, que feront nos dirigeants si l’administration Trump instaure un protectionnisme aux frontières des Etats-Unis ? Resteront-ils les bons élèves naïfs et trompés du libéralisme intégral, en tolérant que nos marchandises soient taxées à l’exportation, tout en acceptant que les produits étrangers importés chez nous ne le soient pas ? Ou créeront-ils un système d’écluses douanières aux frontières de l’Union européenne pour permettre à l’Europe de se réindustrialiser elle aussi ?

    On a coutume de dire que les événements qui se produisent aux Etats-Unis surviennent en France et en Europe quelques années plus tard. Gageons que le choc idéologique de la victoire de Donald Trump va venir frapper notre pays dans un avenir proche. Tout dépendra alors de la manière dont les responsables de la classe politique vont faire face à cette situation nouvelle.

    La victoire du 8 novembre est un succès, mais elle conduit à un formidable défi.Un défi pour Trump et son administration, un défi aussi pour les dirigeants européens.

    Bruno Mégret

    Texte repris de Polémia

    http://fr.novopress.info/

  • Crise de la police : Synthèse nationale et la Ligue francilienne diffusent un tract commun à l'attention des flics en colère

    Depuis quelques semaines se développent à travers la France des manifestations de policiers qui en ont assez de se voir considérés comme les les valets d'une oligarchie qui les méprise. Ils en ont aussi assez d'être en permanence humiliés par la voyoucratie d'importation qui a de plus en plus tendance à se considérer chez elle sur notre sol.

    Nous autres nationalistes avons sans doute été, depuis le début de la Ve République et bien avant, ceux qui ont eu le plus à subir la répression policière. Les différents gouvernements qui se sont succédés ayant tous considérés le mouvement national comme son pire ennemi à abattre.

    Cependant, nous savons aussi qu'un Etat sans police n'est pas viable et qu'un Etat qui commence à avoir sa police contre lui est un Etat qui n'en a plus pour longtemps. Voici pourquoi, associé dans cette campagne à la Ligue francilienne cliquez ici, nous publions ce tract à l'attention des flics en colère. Au-delà de leur légitime révolte, il serait peut être temps que, eux aussi, commence à penser à la révolution.

    Nous invitons nos lecteurs militants à reproduire ce tract  (en PJ ci-dessous) et à le diffuser auprès des flics en colère de leur ville.

    Synthèse nationale

    Lettre aux flics français en colère

     NOUS N'AURONS PAS LE GLAIVE VENGEUR !

    ♦ Avoir raison trop tôt n'est pas un avantage face à la dictature de la pensée unique et bon nombre de militants patriotes ont souffert de persécutions, comme ce fut le cas notamment en 2013 au moment des grandes manifestations contre "la loi Taubira", de la part de la Justice et de son bras séculier qu'est la police...

    ♦ Mais, contrairement aux milices d'extrême gauche et autres "antifas", toujours protégés par l'intelligentzia en place, nous n'aurons pas le glaive vengeur.

    ♦ Vous êtes de plus en plus nombreux à ouvrir les yeux et à vous rendre compte que vous êtes manipulés par le pouvoir qui vous livre en pâture à la racaille. Vos manifestations qui se multiplient un peu partout en France en sont la démonstration.

    ♦ Notre pays est fragilisé par sa soumission aux traités internationaux et par une immigration sauvage galopante voulue par les adeptes du "grand remplacement" et du mondialisme. Nous assistons tous à la destruction programmée de notre nation et notre civilisation. Vous, comme nous, ne l'accep­tez pas.

    ♦ Le déclassement d'un nombre croissant de nos compatriotes, touchés par le chômage, ron­gés par la précarité, exposés à l'insécurité de plus en plus difficile à supporter et témoins de la décomposition de nos valeurs ancestrales, vous amène à vous interroger sur les capacités du Système que vous êtes sensés défendre.

    ♦ Nous connaissons votre dévouement et nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez et des humiliations que vous subissez.

    ♦ Nous savons qu'un État digne de ce nom ne peut pas fonctionner sans une police qui dis­pose des moyens qui lui sont nécessaires pour accomplir son travail.

     Nous apportons donc notre soutien à votre combat

    La revue nationaliste et identitaire Synthèse nationale et la Ligue francilienne

    Imprimez le tract cliquez ici

  • Journal du Mardi 15 Novembre 2016 : Immigration / Manifestation tendue en Bretagne

  • Un représentant de la "droite hors les murs" rejoint le FN

    Enfin ! Enfin le ralliement d'un homme politique de droite au FN : Jérôme Rivière (ex-UMP), que l'on voit à la gauche de Philppe de Villiers sur la photo où apparait également Jacques Bompard :

    "Jérôme Rivière, ancien député UMP des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007 et conseiller régional Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) de 1998 à 2004, a annoncé samedi 12 novembre qu’il sera le candidat du FN dans la 6e circonscription du Var, celle qui s’étend autour de la ville de Brignoles en frontière des Bouches-du-Rhône.

    Ancien avocat, consultant d’entreprises de 52 ans, tête de liste en Ile-de-France pour Philippe de Villiers aux élections européennes en 2009, il franchit une courte distance pour rejoindre le FN. Toujours classé à la droite de la droite, partisan du non au traité constitutionnel européen en 2005 et du rétablissement de la peine de mort pour les terroristes, il a, dès 2006, évoqué la nécessité d’accords entre le parti qui allait devenir Les Républicains (LR) et la formation de Marine Le Pen. En 2015, son nom a déjà été évoqué comme possible candidat FN sur les listes régionales de Marion Maréchal-Le Pen en PACA (...)

    Compte tenu de mon parcours, l’élection législative s’est imposée, car je veux faire partie de ces personnes qui feront la majorité de madame Le Pen demain."

    Jérôme Rivière est fermement opposé au mariage homosexuel. Début 2006, il signe le « Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère ». Voici ce qu'il confiait au journal Présent en 2009 :

    "Si la France devait autoriser le mariage des homosexuels et l’adoption d’enfants par des couples dits homoparentaux, ce serait, plus qu’une erreur, la plus grande faute contre notre civilisation qu’elle aurait commise depuis plusieurs décennies. [...]

    Il faut introduire l’enseignement de la culture de vie dans l’Education nationale. Il faut aussi instaurer une politique nataliste volontariste, qui valorise l’image de la famille et assure aux mamans le soutien de la nation dès le premier enfant. [...] Je fais partie des parlementaires qui ont demandé que la référence à nos racines chrétiennes soit clairement affirmée dans tous les documents qui régissent notre organisation au sein de l’Union européenne. Renoncer à le dire envoie à d’autres civilisations le signal que nous avons honte de ce que nous sommes, et que nous sommes donc ouverts à un prosélytisme forcené. C’est ce qui m’inquiète le plus dans la relation que nous avons avec le monde musulman."

    par Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/un-repr%C3%A9sentant-de-la-droite-hors-les-murs-rejoint-le-fn.html

  • L’Ukraine poursuit sa fuite en avant suicidaire dans le Donbass alors que la situation internationale se retourne contre elle

    Avec 5118 bombardements effectués contre la République Populaire de Donetsk (RPD) la semaine passée, un blocage complet de la mise en œuvre des accords de Minsk et une tendance toujours à la hausse de ses bombardements, l'Ukraine semble donc bien avoir décider de jeter la résolution pacifique du conflit à la poubelle.

    Dans ce contexte, les entraînements d'avions de combats ukrainiens près de la ligne de front du côté de la République Populaire de Lougansk (RPL), en violation totale des accords de Minsk, et l'accumulation de nouvelles armes lourdes sur l'ensemble du front, font craindre le pire.

    Les rares baisses du nombre de bombardements sont suivies immédiatement après d'une hausse vertigineuse (l'avant-dernière a été marquée par une hausse de 200 % des bombardements le jour d'après, faisant craindre de nouveaux chiffres en hausse pour demain) :

    Et alors que ces bombardements avaient fait deux morts et sept blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk, et un mort et un blessé en République Populaire de Lougansk, deux soldats de la RPD sont morts ces dernières 24 heures, alourdissant le bilan humain. Il faut aussi y ajouter ce jeune Ukrainien de 16 ans, qui est mort, tué par l'armée ukrainienne alors qu'il essayait d'entrer en République Populaire de Donetsk hors des points de passage autorisés.

    Des crimes qui se rajoutent à la liste interminable des crimes de l'armée ukrainienne, pour lesquels quatre nouveaux commandants d'unités des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) sont désormais poursuivis par le comité d'enquête russe sur les crimes de guerre de l'armée ukrainienne dans le Donbass, portant actuellement à 14 le nombre de commandants poursuivis, auxquels il faut rajouter plusieurs officiels ukrainiens comme le ministre de la Défense actuel et son prédécesseur.

    En parallèle, en République Populaire de Donetsk, Alexander Zakharchenko, a donné les noms de trois des organisateurs de l'assassinat du commandant Motorola, parmi lesquels les chefs du SBU des régions de Donetsk et Lougansk. Une annonce faite quelques jours avant l'arrestation par les services de sécurité de la RPD de six membres du groupe Misanthropic Division à Donetsk. Ce groupe, ouvertement nazi, avait revendiqué l'assassinat de Motorola.

    Des crimes contre la population de la RPD auxquels il faut ajouter ceux commis dans la partie du Donbass occupée par l'armée ukrainienne. Ainsi, les résidents de Shirokino se plaignent du maraudage et des vols commis par les soldats de la 36e brigade de marine des FAU dans leurs maisons. Dans la localité d'Orlovskoye, les soldats de la 56e brigade mécanisée ont tué un civil.

    Et le commandant de la 92e brigade mécanisée n'a pas réussi à cacher au public le fait qu'un de ses soldats avait violé une mineure dans la localité de Novotroitsk, ce qui a obligé les autorités à lancer des poursuites pénales contre ce soldat (sans cela cette affaire aurait purement et simplement été étouffée comme les nombreuses autres qui ont eu lieu régulièrement dans le Donbass occupé depuis le début du conflit).

    À cause de tous les crimes, tortures, viols, vols, arrestations arbitraires et intimidations diverses opérées par les soldats de l'armée ukrainienne venue prétendument libérer le Donbass, il n'y a rien d'étonnant à ce que la population soit de plus en plus remontée contre cette même armée. Un ressentiment qui va jusqu'à la haine, et donne à certains le courage de défier de plus en plus ouvertement les autorités de Kiev.

    Ainsi, les résidents de la région de Kherson, près de la frontière avec la Crimée, ont exprimé leurs remerciements à la Russie et à Vladimir Poutine, malgré les menaces reçues par les nationalistes et le SBU, pour le gaz fourni à une localité privée de chauffage et à qui Kiev avait interdit de demander du gaz à la Russie. Refusant de laisser la population mourir de froid cet hiver, la Russie a promis de faire passer du gaz via la péninsule de Crimée jusqu'en mars. C'est déjà la deuxième fois que la Russie vient à la rescousse de cette localité ukrainienne, dont le problème d'approvisionnement en gaz n'a pas été réglé par les autorités ukrainiennes, qui sont prêtes à laisser leur population mourir de froid juste pour rester dans leur posture anti-Russe.

    Une posture qui va devenir de plus en plus compliquée à tenir, alors qu'après l'élection de Trump, c'est la Moldavie et la Bulgarie qui viennent d'élire des présidents pro-Russes, qui se sont tous les deux positionnés pour la reconnaissance de la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, et pour la levée des sanctions en ce qui concerne le président bulgare.

    Une situation qui n'arrange pas du tout l'Ukraine empêtrée dans une situation interne de plus en plus difficile, et des manifestations à répétition. Ainsi, demain, une manifestation des déposants floués par des banques insolvables est prévue à Kiev. Les autorités ont décidé de fermer une des artères principales et la police et la garde nationale ont été mises en état d'alerte dès aujourd'hui pour assurer la sécurité dans le centre de la capitale. Et le 17 novembre ce sont les syndicats qui comptent défiler avec 50 000 personnes vers la Verkhovna Rada pour demander des hausses de salaire et la baisse des charges communales.

    Alors que la hausse des tarifs de chauffage risque de provoquer encore plus de manifestations, les autorités de Kiev ont mis sur pied un comité spécial chargé de gérer ce risque de nouveau Maïdan. Ainsi en cas de manifestations importantes il est prévu d'empêcher les transports de manifestants d'entrer à Kiev, d'empêcher toute installation de tentes dans la ville, et de faire appel si nécessaire à des unités de volontaires (en clair des unités du même genre que les bataillons nazis présents dans le Donbass) pour maintenir l'ordre.

    Une situation qui amène de plus en plus de personnes à se dire que l'Ukraine risque bien de sombrer totalement à l'instar de Saakashvili, l'ex-gouverneur d'Odessa, qui a déclaré que le pays était désormais le plus pauvre d'Europe et que s'il continuait sur sa lancée, le pays disparaîtrait bientôt.

    Quant au Donbass, de plus en plus de voix se font entendre pour une intégration de ce dernier à la fédération de Russie, comme l'a fait la Crimée il y a deux ans. Ainsi, il y eu cette discussion que Sergeï Chargounov a eu avec le chef de la RPD, Alexander Zakharchenko, durant laquelle ce dernier a exprimé l'attachement du peuple du Donbass à la Russie et son souhait de rentrer à la maison :

    « Nous, Russes, nous battons ici pour la troisième année. Ce sont des Russes qui vivent ici et nous voulons retourner à la mère patrie, nous voulons retourner en Russie. »

    Suite à cette discussion, Sergueï Chargounov, qui est écrivain et député de la Douma russe, a décidé de proposer une loi permettant aux résident des deux républiques populaire du Donbass de pouvoir recevoir des passeports russes. Si cette loi était votée, cela changerait radicalement la situation des habitants de la RPD et de la RPL, et permettrait de mettre fin au blocus administratif imposé au Donbass par Kiev. Mais ce serait aussi signer la fin de l'Ukraine telle qu'elle existe actuellement, en menant de fait petit à petit à la scission inévitable du pays.

    Une scission dont les autorités de Kiev porteront la responsabilité, pour avoir mis en place un blocus de la région, ainsi que pour avoir refusé de négocier et de mettre en œuvre une solution pacifique au conflit dans le Donbass. Décidée manifestement à résoudre ce conflit par la violence, l'Ukraine vient de signer sa mort en tant qu'état.

    Christelle Néant

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-ukraine-poursuit-sa-fuite-en-186532

  • Manifestation anti-migrants à Arzon (56) après l’agression d’une sexagénaire

    Les manifestants tentent de forcer l’entrée du centre pour migrants et les policiers utilisent du gaz lacrymogène pour les repousser.

    http://www.contre-info.com/

  • Quand Sting invoque Allah au Bataclan ... Attentat à la décence ?

    Qui a bien raison de poser la question en titre et y apporte la réponse qui s'impose [Causeur, 14.11].

    Il y a une semaine s’éteignait Leonard Cohen, dont la chanson Hallelujah résonne en chacun de nous comme un cantique éternel. « J’ai entendu qu’il y avait un accord secret / Que David a joué, et il a plu au Seigneur / Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas? (…) Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves / Tu l’as vue se baigner sur le toit / Sa beauté et le clair de lune t’ont renversé » … Par ces paroles mystérieuses, à la fois bibliques et profanes, s’ouvre un des plus beaux morceaux jamais composés, mêlant à des arpèges d’une beauté saisissante ce refrain sacré, Hallelujah - Dieu soit loué ! - qui se répète inlassablement, s’élève et s’abaisse, espère et renonce, s’exalte et se brise.

    Samedi soir, au Bataclan, dans un concert censé honorer les victimes du 13 novembre, le chanteur britannique Sting a choisi de célébrer un autre Dieu. Accompagné du trompettiste Ibrahim Maalouf, il a ainsi interprété Inchallah, un des titres de son dernier album qui rend hommage aux réfugiés perdus en mer Méditerranée. « La chanson raconte l’histoire d’une famille partie sur un petit bateau. Je n’ai malheureusement pas de solution politique pour la crise des migrants mais, s’il y en a une, je pense qu’on peut la trouver en faisant preuve d’empathie. En s’imaginant sur ce bateau avec vos enfants et ceux que vous aimez » a-t-il expliqué sur scène.

    Homo Festivus ne pouvait imaginer plus belle réouverture ni plus belle rédemption pour la salle de spectacle la plus tristement célèbre de la planète : un artiste engagé chantant l’Islam et l’amour. Dans un narcissisme qui confine au délire, faisant fi de la souffrance infinie de centaines de familles, Sting allait absoudre et sauver l’Humanité de la haine des victimes à l’endroit de leurs bourreaux, des peurs occidentales à l’égard des migrations orientales, des phobies archaïques vis-à-vis des lumières de la diversité.

    Sting a tenu à préciser au public qu’inchallah était « un très beau mot », comme pour appuyer un peu plus sa pédagogie lumineuse dans l’arène même où Allah était invoqué pour l’assassinat de 130 personnes, il y a un an.

    Souhaitant probablement faire définitivement taire les allahou akbar des terroristes, cet Inchallah très maladroit les a bien au contraire fait résonner.

    Il y a des choses que la pudeur commande de ne pas faire. Mais cette pudeur gagne rarement les hommes de spectacle que l’hubris finit toujours par métamorphoser en prêtres. La grande messe des émotions faciles et des absolutions immédiates a tellement corrompu la société du spectacle que tout artiste qui se respecte se croit sommé par la Providence de remettre les hommes de leur péchés, de leurs angoisses, de leurs préjugés, de leurs peurs.
    Samedi soir, Sting n’a pas pris la mesure de l’événement auquel il était convié. Il aurait probablement pu se contenter de jouer ses titres classiques. Et pourquoi pas rendre un double hommage en interprétant ce merveilleux Hallelujah, bien plus consensuel, bien moins violent, bien moins violemment prescriptif.

    Mais la promotion de son nouvel album et la propre célébration de son âme ne pouvaient se contenter d’une simple dédicace aux disparus du Bataclan.   

    Thomas Clavel

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Capituler devant la mort

    Entretien avec Jesse Hughes, chanteur du groupe Eagles of Death Metal par Gavin Mcinnes. Ce que nous dit Jesse Hughes, dans son témoignage, mérite qu’on lise, et plutôt deux fois qu’une, tant ses propos viennent battre en brèche le ronronnement des media maintream sur ce qui s’est vraiment passé au Bataclan, dont Jesse Hughes est l’un des survivants.

    Takimag. C’est difficile de parler des attaques sans donner l’impression de blâmer les victimes, mais c’est impossible de nier que la peur de l’islamophobie et la peur des armes ont mené à de nombreuses morts ce soir là.

    Jesse Hughes. J’ai vu la peur tomber comme une couverture sur toute la foule et ils sont tombés comme du blé dans le vent, la façon dont vous le feriez devant un dieu. J’étais totalement conscient dès le tout début. La première chose dont j’avais besoin était de trouver ma compagne. La peur a pris un siège arrière et « où est ma compagne ? » est passé devant. Je pouvais sentir la poudre dans les coulisses et j’ai compris que quelqu’un avait tiré là. J’ai vu un type avec un fusil automatique et quand il s’est retourné vers mois, ses yeux ressemblaient à des billes. Il était totalement défoncé et nous savons maintenant qu’ils étaient sous Xanax et cocaïne. Je l’ai reconnu. Je l’avais vu plus tôt dans la journée et l’avais remarqué en train de nous regarder.

    Takimag. Ils étaient dans la salle très tôt. Ce qui veut dire que des membres du personnel étaient avec eux.

    Jesse Hughes. J’ai eu beaucoup de problèmes pour avoir dit ça. Je sais de façon certaine qu’ils étaient là tôt. Je me rappelle d’eux regardant mon pote. J’ai mis ça sur le compte de la jalousie arabe. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand un musulman voit un Américain sûr de lui avec des tatouages, ils le regardent. J’ai réalisé après que c’était Abdeslam et qu’il regardait mon collègue parce qu’ils pensaient qu’il était un danger. Il est incontestable que les terroristes étaient déjà à l’intérieur et qu’ils devaient y être entrés d’une façon ou d’une autre. Pendant la fusillade je suis allé dehors et la porte des coulisses était grande ouverte. Comment cela a pu arriver ?

    Takimag. Pensez-vous que le politiquement correct est en train de tuer nos instincts naturels et nous rend vulnérables ?

    Jesse Hughes. Absolument. Il y avait deux filles qui étaient impliquées. Elles étaient dans la salle et se sont évanouies avant la fusillade et ses femmes étaient en tenue musulmane traditionnelle. Elles savaient que les gens ne les fouilleraient pas à cause de la façon dont elles étaient habillées. Elles ont été arrêtées quelques jours plus tard.

    Takimag. La peur d’offenser les musulmans est l’arme la plus grande des terroristes.

    Jesse Hughes. Regardez les gars qui ont attaqué Bruxelles. Ils portaient des gants noirs à une seule main. Leurs bagages étaient trop lourds pour être soulevés, mais ils ne voulaient que personne ne les aident avec. Personne n’a remarqué ça avant que les bombes n’explosent.

    Takimag. Nous devrions mourir plutôt que d’être traités de bigots.

    Jesse Hughes. Comment la religion peut être associée au racisme ? Prenez juste le mot islam et remplacez-le par communisme. C’est une idéologie. La façon dont les époux Rosenberg auraient pu vendre des secrets nucléaires depuis l’intérieur de l’Amérique est la même manière dont les terroristes musulmans peuvent nous attaquer de l’intérieur. C’est légitime de discerner quand cela vient des musulmans aujourd’hui et à cette époque.

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