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Les 9 terroristes de Paris étaient arrivés en tant que "réfugiés"
Tous les neuf auteurs de l’attaque de Paris, il y a un an, étaient arrivés camouflés en tant que réfugiés en Europe. Ce n’est pas un hasard : d’après les services secrets, des combattants de l’État islamique préparent spécifiquement des candidats aux procédures d’asile. (Der Spiegel)
Alors, les migrants sont toujours « welcome » ?
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Un ancien médecin-avorteur : "Votre génération peut réellement inverser l'avortement"
Très beau témoignage de conversion :
"Le Dr. Vansen Wong, médecin athée pratiquant les avortements, avait l’habitude de penser que l’avortement aide les femmes et leur donne la possibilité de choisir la vie qu’elles désirent pour elles-mêmes. Il avait d’ailleurs choisi cette pratique de la médecine pour apporter un regard bienveillant et dépourvu de jugement aux femmes faisant le choix d’avorter.
Docteur Wong était convaincu d’aider les femmes, en particulier les victimes de viols et celles dont la vie est menacée par leur grossesse. Il commença toutefois à revoir ses positions lorsqu’il comprit que de plus en plus de femmes avaient recours à des « avortements de confort ». Il raconte par exemple le cas d’une dame, qui avait avorté pour ne pas avoir à reporter son voyage en Europe.
Fatigué de pratiquer des avortements, Vansen Wong commence à requestionner ses pratiques. Evoquant le tube transparent utilisé pour aspirer le foetus lors d’un avortement, il déclare aujourd’hui :
« Il ressemble à un dispositif assez inoffensif… Il est flexible et de la taille d’une grande paille, mais il est responsable de la mort de millions d’enfants à naître. »
Après avoir eu recours à cette technique durant 7 ans, le médecin a finalement été pris d’un violent sentiment de culpabilité et de misère, qui l’a conduit dans une église. Dans cette église, il a découvert le message de l’Evangile et reçu l’amour et le pardon de Dieu.
« Chaque personne est créée à l’image de Dieu. »
Vansen Wong a finalement abandonné son poste. Il est désormais directeur médical du Centre de grossesses Alternatives à Sacramento. Chaque fois qu’il le peut, Wong dit aux personnes qu’il rencontre que l’avortement est «barbare» et «intolérable» et qu’il «n’a pas sa place dans une société civilisée. » Il espère que les générations futures aideront à freiner la pratique de l’avortement.
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Galileo, les limites de « leur » Europe
C’est aujourd’hui qu’Emmanuel Macron annonce sa déclaration de candidature à la présidentielle. Fini la visite au Puy-du-Fou, c’est sous le signe des banlieues, du multiculturalisme, de la France plurielle que l’ex ministre de l’Economie et protégé de Jacques Attali se lance dans la course. Aujourd’hui à Bobigny (Seine-Saint-Denis), il sera demain dans le 13e arrondissement de Marseille, dont le maire n’est autre que notre camarade Stéphane Ravier. M. Macron a placé résolument son combat sous le signe de la lutte contre le populisme, le FN, et en cela il ne diffère guère de ses concurrents Mais aussi peut être avec moins d’ambiguïté, plus de franchise que d’autres, en faveur de l’ouverture libérale et d’une adhésion renouvelée à l’Europe libre-échangiste bruxelloise.Une Europe dont il est encore question dans l’actualité pour se féliciter d’une de ses réussites (la réalité est en fait bien plus contrastée) avec le lacement ces prochaines heures par la fusée Ariane de quatre nouveaux satellites du programme de la constellation Galileo. Saluons de nouveau ici le niveau d’excellence de nos ingénieurs et techniciens, de notre bade de Kourou et de l’agence spatiale européenne, capables de réaliser ce type de mission toujours très délicates. Et félicitons nous de cette réponse du vieux continent, bénéficiant des dernières avancées technologiques, au système de localisation yankee, qui devrait être encore plus précis et performant que le GPS américain
L’enjeu n’est pas mince. Outre les nombreux pays a travers le monde intéressés par une coopération au sein de ce projet, la Commission européenne rappelait dans un communiqué en janvier 2011 que «le marché mondial des applications de navigation par satellite devrait atteindre une valeur de 240 milliards d’euros d’ici 2020 et connaît un rythme de croissance de 30 % depuis quelques années. Selon les estimations, 6 à 7 % du PIB des pays développés (800 milliards d’euros en Europe) dépendent actuellement de la navigation par satellite.»
Bruno Gollnisch l’a dit, il estime que « la recherche est un des rares domaines légitimes de coopération au niveau de l’Union européenne», citant à l’appui de son propos le financement de certaines infrastructures de transports mais aussi des programmes comme Airbus, Ariane, Erasmus, ITER, le Cern ou encore Galileo . Rappelons tout de même, et les députés frontistes s’en sont souvent émus, que ce programme Galileo, lancé et financé par la Commission européenne en 1999, devait être mis en service il y a déjà neuf ans et a empilé les retards.
Dans un rapport remis au Premier ministre en début d’année, la Cour des comptes relevait le coût, sur la période 1994-2020, des programmes Galileo et EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service, soit Service Européen de Navigation par Recouvrement Géostationnaire). En l’espèce «plus de 13 milliards d’euros» (trois fois plus que la somme initiale annoncée de 4,6 milliards d’euros), dont «2,45 milliards» pour notre pays. Dans le détail plus de 10,2 milliards d’euros ont été dépensées pour le seul programme Galileo dont la moitié avait été utilisée à fin 2013.
La Cour des comptes pointe ce qui relève des impondérables difficiles à budgéter («les déboires techniques») , mais aussi «une conduite de projet peu performante», citant la facture du déploiement EGNOS, (700 millions d’euros, «soit deux fois plus cher que prévu»).
Les Sages, qui face à la concurrence d’uns service gratuit comme le GPS appelaient «à réviser à la baisse les perspectives de recettes commerciales susceptibles d’être procurées directement par Galileo», dont les applications seront déclinées sous forme d’un service ouvert et gratuit ou d’un service commercial et payant, insistaient cependant sur la nécessaire promotion commerciale de Galileo et Egnos. Ils déploraient que la France, qui a joué un rôle de tout premier plan dans leur élaboration, ne s’investisse que trop timidement. Or, « le succès de la nouvelle infrastructure européenne requiert une promotion efficace de ses utilisations potentielles, en s’appuyant particulièrement sur les avantages de Galileo soit son service commercial (payant), par rapport au GPS».
«(L’influence de la France) s’est, ces dernières années, érodée dans les instances de pilotage de la maîtrise d’ouvrage des deux programmes», la Cour pointant «la faible visibilité politique d’EGNOS et de Galileo», l’avenir incertain des deux programmes. «Tout comme sur le plan industriel, le risque existe que la France ne tire pas suffisamment parti de Galileo et d’EGNOS, après en avoir été pourtant le premier et le plus tenace promoteur».
Bruno Gollnisch le répète, les grandes réussites dites européennes ne doivent rien à l’Europe bruxelloise. Elles sont d’abord à mettre « au crédit de l’excellence de nos scientifiques, ingénieurs, chercheurs Français et Européens, le fruit d’une coopération concrète menée hors du cadre de l’Union européenne »… C’est cette Europe des nations performante là, cette Europe de la libre coopération qui a les faveurs du FN. Une Europe de libre coopération des nations libres qui auraient été certainement plus à même d’éviter les écueils qui ont frappé le projet Galileo, «les tergiversations et les imbroglios politico-administratifs». En 2005, les élus frontistes au parlement européen relevaient qu’au moins cinq ans avaient été perdus du fait de la méthode choisie : partenariat public-privé, coopération internationale au delà de l’Union européenne, participation impérative de tous les Etats-membres, rôle imposé de la Commission européenne…
Enfin, rappelons aussi une crainte exprimée par Bruno Gollnisch, au sujet de la faille que laisse apparaître Galileo quant à l’autonomie politique, du fait de sa vocation purement civile qui laisse l’Europe dans la dépendance du système militaire américain pour les applications de défense.
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Erdogan marche sans mystère vers un totalitarisme islamiste
Poignée de main glaciale. Ce 15 novembre à Ankara où les deux ministres des Affaires étrangères l'Allemand Steinmeier et le Turc Cavusoglu se rencontraient. Leur échange public est clairement sorti des ronds de jambes habituels aux diplomates, même au bord de la guerre. Voici comment le conservateur Die Welt résume la situation :
"Jamais une visite allemande en Turquie n'a jamais été aussi froide. Pour la crise des réfugiés ou pour combattre l'État Islamique : l'Europe aurait besoin d'Ankara. Mais les négociations sont maintenant très difficiles. La visite en Turquie de Frank-Walter Steinmeier, qui était censé calmer les choses le démontre. Le gouvernement turc a servi des allégations mensongères à Steinmeier.
Le ministre turc des Affaires étrangères Cavusoglu prétend que l'Allemagne est un refuge pour les terroristes du PKK. Steinmeier récuse ces allégations et exhorte la Turquie à respecter le droit."
Walter Steinmeier sait qu'il joue serré. La pauvre petite Mogherini propulsée responsable de ce qui tient lieu de diplomatie de l'Union européenne ne fait à l'évidence pas le poids. Et les fautes répétées de François Hollande ont sérieusement mis à mal l'entente franco-allemande.
De la sorte c'est bien à Berlin que se joue, pour le meilleur et pour le pire, le destin de l'Europe. Or, actuellement ministre, Herr Steinmeier membre du parti social-démocrate est officiellement candidat à la succession du pasteur Gauck comme président de la république fédérale. Ceci déplaît à toute une partie de la droite, et sans doute aussi à l'énigmatique chancelière. L'élection présidentielle allemande aura lieu au printemps et les élections législatives à l'automne 2017. Toute [nouvelle] faute dans un dossier aussi sensible que le dossier turc risque fort de compromettre le fragile équilibre de la Grande coalition socialo-conservatrice et de conduire à une alliance à gauche "rot-rot-grüne" incluant les nostalgiques de l'Allemagne de l'est de Die Linke. On passerait de la Große Koalition à une Große Katastrophe.
Dans une telle partie les régimes autoritaires comme celui d'Erdogan tirent facilement, au début, leur épingle du jeu.
Mais Walter Steinmeier semble tenir bon. Souhaitons qu'il ne cède pas. Non la Turquie des islamistes ne doit pas entrer en Europe.
Rien de cela n'étonnera vraiment ceux qui ont pris le soin de lire mon petit livre sur "La Question turque et l'Europe" publié en 2009, à une époque où pourtant le totalitarisme rampant de l'AKP ne se dessinait qu'en demi-teinte.
Les docteurs Tant Mieux ne voulaient pas l'admettre. Et pourtant nous y sommes.
J'avançai accessoirement alors une certitude : la diplomatie turque saurait reprendre la route de Moscou. C'est ce qui s'est produit – en dépit des désaccords profonds sur de nombreux dossiers, y compris en Syrie. Et plus encore, sur le dossier kurde où Erdogan a fait délibérément le choix de plonger les Kurdes de Turquie dans une guerre que l'on croyait finie.
Le directeur de l'Obs, Matthieu Croissandeau, parmi tant d'autres qui avaient cru en la Turquie européenne, se lamentait le 10 novembre à propos de cette "fragile démocratie".
Depuis l'étrange tentative coup d'État de juillet, Erdogan a mis en place une répression sans précédent, totalement arbitraire, frappant tous ceux qui lui déplaisent, les dénonçant comme des "comploteurs" : plus de 35 000 personnes ont été jetées en prison, appartenant à l’armée, à l’administration, à l’enseignement, à la magistrature, aux médias ... Il a dû vider les prisons des voyous pour les remplir des honnêtes gens.
En vain les hauts magistrats internationaux ont-ils demandé à visiter leur collègue diplomate et juriste Aydin Sefa Akay qui fut arrêté le 21 septembre. Juge des Tribunaux criminels internationaux des Nations Unies, il travaillait en particulier sur les crimes au Rwanda. On ne sait rien sur son sort – présent et à venir – ni sur celui des autres prisonniers.
Personne ne peut plus fermer les yeux.
JG Malliarakis
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ZOOM - Robert Ménard : "Je soutiens Marine Le Pen malgré de vrais désaccords"
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Marrakech au coeur de la capitulation mondiale des peuples
Une fois encore il faut revenir à ces radios coréennes, ou radios Pravda d'avant la perestroïka, que sont France Culture, France Inter et France Info. Voici que depuis quelques jours elles ont tourné leur attention sur le Réchauffement Climatique Anthropogénique qui a établi son 22e chapiteau guignolesque à Marrakech. Le samedi 5 novembre France Culture consacra une partie de ses émissions du matin à la promotion de ce grand raout pollueur et consommateur de gaz carbonique rameuté à coups de ponts aériens venus du monde entier. Capitale touristique du Maroc, cette ville est largement pourvue en installations hôtelières de luxe afin de pourvoir aux besoins et au confort des 20 000 imbéciles chargés de réfléchir puis de nous expliquer les techniques les mieux appropriées pour faire des économies d'énergie et polluer moins. Ressort de ce "débat" organisé par Mme Ockrent une formule dont on a tout lieu de penser qu'elle en est l'auteur : « La solidarité nécessaire face au péril climatique annonce-t-elle une autre forme de gouvernance mondiale où les États mais aussi les opinions publiques, les ON.G. et le secteur privé, à commencer par les multinationales, participent à une autre définition de la souveraineté ? ». N'est-ce pas ce qu'affirmait l'extrême droite depuis trois quarts de siècle et qui lui aura valu tant d'accusations de conspirationnisme ? C’était ce qu'écrivaient dans les années 1950 et 1960 Henry Coston et Jacques Bordiot et Yann Moncomble dans les années 1980. Aujourd'hui nos maîtres se sentent si sûrs d'eux qu'ils peuvent, par l'intermédiaire de leurs porte-parole - comme Mme Ockrent - l'exposer avec brutalité afin que tous soient informés de ce vers quoi nous allons : la dictature globale instrumentée par VONU dont le Réchauffement Climatique est le principal instrument de la progression planétaire. Nos contemporains ont-ils vraiment compris que, sous couvert de lutter contre un renversement global du climat qui est une pure construction intellectuelle, se met en place une bureaucratie planétaire visant à l'uniformisation de tous les peuples selon un processus dictatorial partout en développement ?
A Marrakech on va beaucoup parler de la répartition des 100 milliards de dollars qu'annuellement les pays "blancs" se sont engagés à verser à ceux du "Sud" et singulièrement à l'Afrique. Au prétexte que ces derniers seraient les victimes les plus exposées de phénomènes climatiques dont le Nord serait le responsable. Cela fait vingt ans que ce monument d'imposture est patiemment élevé de forum en congrès et de conférence en convention-cadre. Il faut bien comprendre en effet que l'on a désormais dépassé les phases préliminaires. Depuis 18 ans il n'y a eu aucune augmentation de la température sur terre, depuis plusieurs années, à l'échelle de la planète, les hivers sont plus froids, les océans n'ont pas cru d'un centimètre, en dépit des affirmations des média tenus en laisse par les faiseurs d'opinions - les "multinationales" ne craint pas de préciser Mme Ockrent qui en a reçu l'autorisation. L'acidité des eaux, provoquée, nous dit-on, par le gaz carbonique serait responsable de la disparition des barrières coralliennes tropicales. Or c'est une pure invention, aucune d'importance n'ayant disparu si ce n'est sous l'action du tourisme de masse ou de pollutions urbaines qui sont la conséquence non des gaz à effet de serre mais de l'inconséquence des populations riveraines victimes de leur démographie débridée. Dont cependant les protestations déclamatoires imputent aux Européens, rongés de contrition, les ravages dont ils sont les seuls responsables. Nous avons si souvent donné en exemple Malé, la capitale des Maldives avec ses plus de 100 000 habitants entassés sur moins de 2 km2 (densité de près de 18 000 h/km2) alors que l'altitude de l'île ne dépasse pas 2 mètres. Néanmoins les hommes politiques de cet Etat bidon n'en finissent pas de parcourir le monde occidental en exigeant de ses habitants qu'ils leur viennent en aide, limitent leurs activités, réduisent leur consommation et transforment radicalement leur façon de vivre.
La stupidité écolo
Depuis dix ans toute l'idéologie du Réchauffement Climatique anthropogénique qui définit et domine la gouvernance mondialiste repose sur le rapport Stern, l'étude probablement la plus contestée sur le sujet. Non seulement la plupart de ses prévisions se sont déjà révélées fausses et contredites par la réalité climatique dans le monde - la canicule de 2003, événement exceptionnel, n'a pas eu de suites et ne saurait être prise comme un modèle des temps futurs. La banquise antarctique dont la fonte devrait faire monter le niveau des mers de 1,5 m, n'a cessé de s'étendre à l'est et la désintégration progressive de l'ouest de cette banquise - côté sud-américain - est un processus naturel qui dure depuis la nuit des temps et se poursuivra sans pour autant entraîner la submersion des côtes et des îles. Depuis dix ans l'absence de cyclones de forte intensité est une des caractéristiques climatiques de l'Atlantique tropical. Enfin il devient de plus en plus évident pour un grand nombre de scientifiques qui ne sont pas soumis aux programmes d'État, que le climat de la planète est surtout influencé par les rayonnements solaires, la nébulosité, les vents et les alternances El Nino/SENSO et El Nina qui, à eux seuls, remettent en cause toutes les belles théories du changement climatique. Renvoyant la perception des phénomènes météorologiques aux cycles naturels qui de temps immémoriaux ont provoqué ou non les catastrophes naturelles dont la mémoire des peuples conserve les traces sans que leur activité industrielle ait quoi que ce soit à y voir. Mais Sir Nicholas Stem demeure le gourou incontournable dont le rapport vétusté, dépassé et archaïque, sert de bible à toutes les académies sponsorisées par les États, les multinationales, les ONG et les « opinions publiques » façonnées par les Journaux de 20 heures qui « participent à une autre définition de la souveraineté », comme le clame Mme Ockrent. Pour en "débattre", ce matin-là, elle avait invité trois scientifiques.
Nicolas Imbert, ingénieur, est directeur exécutif de la branche française de Green Cross International. Etroitement liée au Système mondialiste mis en place lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992, cette ONG a été créée par Mikhaïl Gorbatchev comme une sorte de contre-point écologique à la Croix Rouge. Parmi les éminentes personnalités qui la patronnent ou la dirigent, on trouve donc Gorbatchev, le socialiste portugais
Mario Soares, Ernst von Weizacker, co-président du Club de Rome, Ted Turner (CNN), Robert Redford, Pat Mitchell du Council of Foreign Relations, ancienne directrice de PBS et de CNN Productions, Javier Perez de Cueliar, ancien secrétaire général de l'ONU, etc. Green Cross France, présidé par Jean-Michel Cousteau, s'est donné comme mission l'éradication de la pauvreté dans le monde et de la dégradation environnementale. D'où l'intérêt qu'il porte au soi-disant Réchauffement Climatique qui fut au demeurant la pierre angulaire de Rio traduite par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). C'est donc bien également son fonds de commerce. Activiste déterminé de la lutte contre le Réchauffement Climatique de la planète par le biais de la bureaucratisation forcée (Agenda 21), Imbert se cantonne dans la bonne tradition de stupidité écolo : « (Il s'agit d'être) collectivement à la hauteur et de montrer l'exemple... En supprimant très rapidement les sacs plastiques jetables, en sortant les mégots de la rue, en économisant l’eau de voirie et l’éclairage public, en réduisant drastiquement le gaspillage alimentaire sur le territoire...».
Christian de Perthuis, professeur d'Économie associé à l'Université Paris-Dauphine, fondateur et directeur scientifique de la Chaire Economie du Climat et co-directeur du Master Energie, Finance, Carbone, est l'auteur d'un ouvrage, Le climat à quel prix ? dans lequel il s'en prend furieusement aux climato-sceptiques, ces gens que l'on peut d'autant mieux attaquer qu'ils sont écartés de tous les débats. Comme de celui de Mme Ockrent.
Intervient également Pascal Canfin, insubmersible écologiste qui fut ministre délégué au Dé-veloppement (principalement africain) dans un gouvernement Ayrault, il est réapparu en janvier 2016 à la tête du WWF, un des principaux fronts de la lutte contre le Changement Climatique. On ajoutera aux invités de cette émission la très médiatisée juriste Mme Mireille Delmas-Marty, professeur honoraire au Collège de France. C'est une des égéries de la mondialisation par le dérèglement climatique. Elle le dit et le répète sur tous les tons : « Les problèmes de la planète sont de plus en plus pressants... Tout cela appellerait une gouvernance mondiale. Peut-être que notre chance c'est que grâce au dérèglement climatique cette gouvernance va se mettre en place. Toute une méthodologie qui va se définir, se développer. Voilà pourquoi je pense que cet accord (COP 21) pourrait servir de modèle pour les futures gouvernances mondiales... Le climat c'est le domaine dans lequel la communauté mondiale est en train de se constituer ». On a là un parfait exemple de cette pensée unique qui écrase de son totalitarisme toute liberté d'expression : quatre intervenants, tous convaincus du changement climatique au nom d'idéologies qui n'ont rien à voir avec des catastrophes naturelles qui ont toujours existé. Nul ne saurait s'exprimer sur un tel forum s'il n'appartient à la cabale. D'ailleurs tous parlent à longueur de temps de consensus. Hors leur discours il n'en est point d'autres. Tous ceux qui s'en écartent sont mis au bûcher. Et ça n'est pas que des mots. Aux Etats-Unis on a déjà réclamé l'ouverture de camps pour les climato-sceptiques, la peine de mort, l'enfermement dans des asiles psychiatriques, l'exécution par des hommes de main. En France c'est la mort sociale et professionnelle qui a été institutionnalisée. On se souvient de ce qu'il advint de Claude Allègre, du présentateur météo Philippe Verdier ou du géo-chimiste Vincent Courtillot. On parle moins des sommités internationales qui dans tous les domaines de la climatologie ont depuis longtemps, dans l'indifférence des petits marquis de la presse aux ordres qui continuent à ânonner leur bréviaire catastrophiste, claqué la porte du Giec. Se privant ainsi de tous moyens d'expression publique, des financements étatiques qui assurent les prébendes des autres et des notoriétés académiques qui les laissent sur le bord du chemin.
René BLANC. rivarol du 10 novembre 2016
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Après Donald, François ... Attention : un séisme pourrait-il en cacher un autre ?
Sur le Niagara de commentaires dont nous avons été - et sommes encore - abreuvés à propos de l'élection de Donald, est-il utile de revenir ? Les journaleux papier-radio-télé nous ont assez dit ce qu'il fallait faire (installer un abri antiatomique dans nos jardins ou caves, et stocker des provisions pour quatre ans, en attendant que les effets de la bombe Trump ne se dissipent), il semble que l'on puisse, maintenant, passer à autre chose, car cela devient, franchement, lassant.
Surtout que, question séisme, il y a matière à écouter, lire et... réfléchir.
Obsédés, jusqu'à la névrose, par la défaite de « leur » Hillary (salaud de peuple ! répètent, en boucle, nos bons démocrates et républicains...) les journaleux n'ont pas vu et entendu - ou pas voulu entendre et voir - l'autre éruption volcanique qui s'était produite le premier novembre, juste une semaine avant l'élection états-unienne, qui était du 8. Ils étaient tellement focalisés sur Donald qu'ils n'ont pas prêté attention à... François.
Eh, oui, le 1er novembre, dans l'avion qui le ramenait de Suède - où il avait été curieusement assez indulgent pour Luther - François a lâché une bombe : certes, pas une bombe atomique (deux, en fait, « à la Truman ») mais une bombe tout de même, et qui ne restera pas sans conséquence(s).
On le sait, dans l'avion qui les emmène lors de leurs voyages apostoliques, les Papes, depuis Paul VI et Jean-Paul II, aiment bien parler aux journalistes, en cabine. Et François a parlé... et ses paroles marquent un certain tournant par rapport à ses paroles précédentes
D'abord, il a invité les gouvernements à traiter « avec prudence » la question de l'immigration. Si on était Madame Merkel - avec son million huit d'immigrés à qui elle a fait dire « Willkommen », et dont au moins quelques uns ont déjà « sauté » chez nous, merci... - on se sentirait un peu gêné...
Bon, d'accord, les grincheux diront que François se contredit : pourtant, c'est bien connu, l'Eglise ne veut pas la mort du pêcheur, mais sa conversion. François ayant pêché par angélisme, par naïveté et tout ce que l'on voudra, on ne va tout de même pas lui reprocher, ou lui interdire, de faire marche arrière et de changer - un tant soit peu - d'avis !
Surtout que, là, dans l'avion, François a été clair : « ... en théorie (admirez le jésuite !) on ne peut pas fermer son coeur à un réfugié, mais la prudence des gouvernants est également nécessaire...» et il a continué en affirmant que les Etats ont le droit et le devoir « de faire preuve de responsabilité dans la gestion de leurs flux migratoires »; il a ensuite distingué le « réfugié » du « migrant », celui-ci ayant le droit de migrer mais que « migrer est un droit très réglementé ».Il a mis en garde les Etats contre « l'imprudence politique » qui consiste à « recevoir plus de personnes qu'on ne peut en intégrer... (car) que se passe-t-il quand un réfugié ou un migrant n'est pas intégré ? Il se ghettoïse, entre dans un ghetto. Et une culture qui se développe sans entrer en relation avec l'autre culture, c'est dangereux ».
En fait, François ne fait que revenir à la relative prudence de ses prédécesseurs, Benoît XVI et Jean-Paul II et... au Catéchisme de l'Eglise catholique !
Benoît XVI ne disait-il pas que "les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières" ? Et Jean-Paul II, allant encore plus loin, ne parlait-il pas du « droit des Nations » ? Quant au Catéchisme de l'Eglise catholique, voulu et réalisé par le même Jean-Paul II, il est très clair sur le sujet*
On ne peut donc que se réjouir, sur un sujet si important qu'il en devient vital, de ce virage pris par le chef de l'Eglise catholique. Après tant de gestes accomplis par les derniers papes en soutien de l'immigration ... Nos journaleux ne l'ont pas vu, eux dont l'esprit est intégralement rempli par l'idéologie et dont - de toutes façons - la capitale mentale est New York. Pourtant, le changement de cap papal, s'il devait se confirmer, est aussi important pour nous, et nous concerne autant, et plus, que l'élection états-unienne. Oui, mais, voilà : les journaleux et autre auto-proclamés « élites » (!) ont oublié que nous sommes en France, et que nos capitales, avec Paris, sont Athènes, Rome et Jérusalem. S'il est légitime qu'ils regardent ce qui se passe partout dans le monde, leur idéologie de fond et le yanqui-centrisme qui s'y rajoute leur interdit de voir le dit monde autrement qu'avec des lunettes, en l'occurrence, you-éssé...
C'est triste, mais surtout pour eux, car pendant qu'ils tournent en rond autour de leurs obsessions, le monde, lui, continue aussi de tourner, mais de plus en plus sans eux; voire contre eux... •
* Catéchisme de l'Eglise Catholique, page 459 [troisième partie, deuxième section, chapitre deuxième, article 4, paragraphe 5 et dernier, côté 2241].
« Les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir autant que faire se peut l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l'hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent.
Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. »
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Du bon usage de l'article 68
C'est un peu plus qu'une pétition installée sur un site de rencontre ou de fichage sur la toile. Il s'agit en effet d'une proposition de résolution tendant à faire passer Hollande en Haute Cour. (1)⇓
Elle a été enregistrée le 10 novembre par la présidence de l'Assemblée nationale, sous le numéro 4213, après avoir été déposée par 79 députés, dont François Fillon, décidément en forme, et Jean-Frédéric Poisson. Je dois à ce stade rappeler que je ne prends pas parti, dans cette chronique, dans le cadre des primaires de la droite. Alors que le dépôt de la proposition était en préparation, Nicolas Sarkozy avait déclaré : "Je partage à 100 % l'analyse présentée par François Fillon (…) Je suis sûr qu'un jour ou l'autre M. Hollande aura à rendre compte de cette violation manifeste du secret défense". (2)⇓
Quant à Alain Juppé, ancien électeur d'Alain Krivine, il ne siège pas au Palais-Bourbon, depuis que les électeurs de la Gironde, en 2012, l'ont renvoyé à son mandat municipal. D'autres noms manquent, d'autres déparent un peu la démarche tel celui de Balkany. On s'en tient donc aux faits.
L'article 68 de la constitution dispose que : "le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour. La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours. Etc."
S'appuyant sur ce texte, et pour la première fois depuis 1946, les 79 députés pétitionnaires prennent l'initiative d'une telle procédure. Le groupe socialiste pourra en tout état de cause la bloquer au sein de l'Asemblée. Mais le Sénat pourrait la voter Palais-Bourbon mais qui ne manque pas d'arguments quant au fond.
En cause les révélations incroyables faites au cours de 60 rendez-vous à l'Élysée à deux journalistes du quotidien Le Monde et publiées dans le consternant volume "Un Président ne devrait pas dire ça".
Pas une démocratie au monde n'accepterait ce que le prédécesseur du p. de la r. appelle du nom décoratif, quoique vague, de forfaiture, mais qui dans d'autres contextes serait tenu pour de la haute trahison.
On a, par exemple, célébré, non sans une bonne dose d'ambiguïté, voire d'hypocrisie, l'anniversaire des attentats criminels perpétrés par les islamo-terroristes le 13 septembre 2015.
Or, à la suite de cette tuerie, le 16 septembre 2015, le chef de l'État, à ce titre, chef des Armées, avait réuni le congrès à Versailles. En cette occasion, il avait déclaré hautement, et faussement, que "nous sommes en guerre".
Il n'en a tenu aucun compte depuis quant à son comportement personnel.
Le civisme, dans son esprit de petit blagueur irresponsable, c'est bon pour les autres, probablement pour les sans-dents.
Sous sa responsabilité nominale, nos forces armées se trouvent engagées dans des opérations extérieures de plus en plus nombreuses.
L'Opération Barkhane dans le Sahel depuis août 2014, succédant à l’opération Serval déclenchée en 2013 au Mali, ou bien l'opération Chammal lancée le 19 septembre 2014, en Syrie et en Irak pour soutenir les frappes aériennes américaines contre l'État islamique, mais aussi Sentinelle, laquelle mobilise 10 000 hommes sur le territoire français, etc. tout cela devrait imposer une mobilisation politique. Il n'en est rien, par la faute du chef de l'État
Or, matériellement, en ce moment, l'armée française peut déplorer, de ce fait un niveau jamais atteint de souffrance de ses équipements, entraînant de graves problèmes de maintien en conditions opérationnelles sur certaines flottes d'hélicoptères ou d'avions de patrouille. La situation financière du budget défense en cette fin d'exercice 2016 marque une dégradation exceptionnelle.
Une augmentation sensible de l'effort budgétaire de défense serait dès lors la moindre des manifestations concrètes que les civils doivent à ceux qui les défendent au péril de leur vie. Mais au bout du compte le budget de la défense restera en 2017 inférieur à 33 milliards d'euros, en recul par rapport à ce qu'il était il y a une dizaine d'années dans une situation bien moins dangereuse.
L'initiative basée sur l'article 68 vient à point nommé pour rappeler la responsabilité essentielle du chef de l'État dans la démobilisation. Celui-ci d'ailleurs refuse de nommer l'ennemi islamiste, ne parlant que du "terrorisme" (3)⇓
JG Malliarakis
Apostilles
- téléchargeable sur le site de l'Assemblée Nationale ⇑
- sur France Info, le 9 novembre. Cette déclaration correspond d'ailleurs plutôt à l'article 67 qui renvoie les procédures pénales à la fin du mandat présidentiel. ⇑
- sur la guerre que l'islamisme a entreprise contre l'Europe en général et contre la France en particulier, il faut lire le livre prophétique de René Marchand.
Il est devenu une sorte de classique "underground" qu'il est presque interdit de citer, même dans les médias dits de droite.
Cette guerre, en effet, ne se limite aux attentats terroristes si criminels soient-ils.
Pour le commander livre : sur la page "islam et islamisme" des Éditions du Trident ⇑
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Rappel : Le Qatar, à l'assaut de la France... et de ses banlieues
Du PSG aux associations de quartier, ce micro-Etat du golfe Persique fait pleuvoir des dollars sur la France. Un livre signé Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget explique comment Doha a su tisser des liens avec notre pays. Des liens souvent troubles.
La scène se passe en août 2012. Dans les salons de l'Elysée, François Hollande s'apprête à recevoir le souverain du Qatar Hamed ben Khalifa al-Thani. Le président de la République s'entretient avec l'ambassadeur de France dans le richissime émirat.«Au fond, interroge le chef de l'Etat, que faut-il penser de ce pays ?-Monsieur le Président, dans les prochaines années, il est susceptible d'investir une centaine de milliards d'euros en France.-Dans ce cas, je comprends mieux dans quel état d'esprit il faut se tenir.»
La messe était dite et la France, malgré l'alternance, allait rester dans les petits papiers du Qatar. Cette scène est rapportée par les deux journalistes Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget dans leur livre le Vilain Petit Qatar (Fayard) paru le 5 mai et dont Marianne publie cette semaine les bonnes feuilles. Ce que révèlent, entre autres, les auteurs ? Que ce micro-Etat du golfe Persique, deuxième pays le plus riche au monde par habitant et défenseur d'un islam wahhabite sans concession, investit dans les banlieues françaises, soutient des associations de quartier, finance des mosquées, forme des imams et drague les jeunes générations grâce au miroir aux alouettes du football-spectacle.
"Success story" wahhabite
Que l'on s'intéresse aux affaires, à l'audiovisuel, au foot, à l'art, à l'immobilier parisien, à la défense du patrimoine, aux banlieues, à l'islam, au «printemps arabe» ou à la guerre du Mali, très vite on tombe sur le nom de ce petit pays, grand comme deux départements français et peuplé de moins de 2 millions d'habitants, dont 80 % d'étrangers. Il y a vingt ans, rares étaient les Français qui connaissaient l'existence du Qatar. C'était avant... Non pas avant l'explosion de la formidable richesse pétrolière et gazière, mais avant l'arrivée sur le trône de l'actuel émir, qui a renversé son père en 1995. Cet homme a changé le visage de son pays et son rôle international comme peu de dirigeants politiques sont parvenus à le faire. La success story est impressionnante, qu'on l'aime ou pas.
Beau et Bourget n'aiment pas. Leur livre est une charge sabre au clair contre «cet ami qui nous veut du mal». «La raison d'être de cet ouvrage est de révéler un scandale d'Etat. Comment la France en est-elle arrivée à trembler quand le Qatar fronce les sourcils ?» Les deux enquêteurs entendent dévoiler «les desseins cachés de l'émirat», cette «enseigne islamo-commerciale» qui rêve d'imposer de par le monde un «islam wahhabite conquérant, celui qui se livre à l'interprétation la plus mortifère du Coran». L'instrument de cette «conquête» : l'argent. «Deux cent dix milliards d'investissements à travers la planète.» Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget explorent les différents domaines dans lesquels se nouent les liens souvent troubles entre la France et le Qatar. S'ils se sont considérablement développés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ils avaient débuté avant et se poursuivent depuis. Non sans certains échecs, notamment dans l'industrie. Le palmarès est pourtant impressionnant, l'immobilier parisien, le PSG, diverses formes de mécénat : le Qatar est un client intéressant... Tellement intéressant qu'en 2009 la majorité UMP lui a accordé, à la demande de Nicolas Sarkozy, un statut fiscal exorbitant du droit commun. Toutes les plus-values réalisées en France par les Qataris sont, depuis, exemptées d'impôts.
En clair, la France est devenue le paradis fiscal du Qatar. Et François Hollande n'a rien fait pour mettre fin à ce privilège. Au nom des intérêts supérieurs - financiers et diplomatiques - de l'Etat français. Résultat : le fonds souverain qatari regarde tous les dossiers. Voici dix jours, l'émirat a encore soufflé, au nez et à la barbe de tous les investisseurs, Le Printemps, un des fleurons de la distribution française. Prix : 1,6 milliard d'euros. Et ce alors que les Galeries Lafayette en proposaient 200 millions d'euros de mieux ! Certains évoquent en effet la possibilité de contreparties financières - 40 millions d'euros ? - qui pourraient être versées à l'actuel PDG du Printemps, via le Luxembourg...
Mais sa présence ne se résume pas au seul business - c'est ce que veulent démontrer les deux auteurs. L'émirat a aussi un projet politique. S'il entretient des liens avec la classe politique française de droite et (un peu moins) de gauche, il est très actif auprès des musulmans de France, et donc bien présent dans les banlieues, comme le racontent les extraits que nous publions.
Sur la ligne des Frères musulmans
Au plan international, le Qatar joue à fond sur sa chaîne de télévision Al-Jazira, «une télé qui possédait un Etat», et sur sa petite sœur française, BeIN Sport, qui se partage désormais avec Canal + les principaux droits sportifs audiovisuels. Énorme succès, Al-Jazira est surtout un média très engagé en faveur des révolutions arabes... tant qu'elles ne concernent pas les affaires intérieures de l'émirat. Si ses reporters ont soutenu la cause des Tunisiens et des Égyptiens, ils travaillent pourtant pour un État dénoncé par Amnesty International pour ses violations des droits de l'homme et où le pouvoir est absolu !
Si le Qatar soutient le renversement des régimes en place, c'est sur la ligne islamiste des Frères musulmans, pas celle d'une démocratie libérale à l'occidentale. En Libye, le Qatar était, avec la France, l'un des principaux pays de la coalition contre Kadhafi. En Syrie, il équipe l'opposition armée au régime de Bachar al-Assad. Il est aussi accusé d'avoir aidé les islamistes radicaux d'Aqmi au Mali, ceux contre lesquels la France est en guerre. Sur ce point, toutefois, Beau et Bourget n'apportent guère d'éléments nouveaux ou de preuves indubitables.
Les auteurs constatent surtout que le Qatar, qui en fait souvent trop, commence «à inquiéter même ses amis» français. Mais ils ne semblent guère croire à un changement politique venant de Paris, pas plus qu'à un improbable «printemps qatari». D'ailleurs, ces inquiétudes dépassent largement le cadre de la France. Le questionnement sur les intentions véritables du Qatar est le même à Londres où, après le rachat des célèbres magasins Harrod's, il vient de se porter candidat à la construction d'un «supersystème d’égouts» pour la modique somme de 12 milliards d'euros...
Marianne
