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actualité - Page 3799

  • Jean-Yves Le Gallou : "Le FN doit se méfier des sirènes médiatiques"

    Suite à l'initiative du FN de réaliser une émission de télé banlieue, Jean-Yves Le Gallou donne son avis :

    Vous avez critiqué l’initiative de Banlieues patriotes, qui a lancé une web télé black-blanc-beur et invité Camel Bechikh pour son émission inaugurale. Pourquoi ?

    Parce que je ne crois pas que la vocation du FN – dernier espoir électoral des Francais de souche – soit de promouvoir une France black-blanc-beur, slogan de SOS Racisme dans les années 1980… D’autant que Camel Bechikh se voit reprocher par sa propre organisation – Fils de France – sa complaisance et ses liens avec l’UOIF, émanation des Frères musulmans.

    Mais il est bien normal que le FN cherche à élargir son électorat ?

    Certes, mais nul besoin, pour cela, de faire le grand écart à la mode UMP ou LR. Au demeurant, la première démarche pour élargir son électorat, c’est de mobiliser les abstentionnistes de son camp. C’est ce qu’avait recommandé le think tank Terra Nova à Hollande et aux candidats socialistes en 2012. Ils avaient, alors, fait le porte-à-porte dans les quartiers immigrés. Avec succès.

    Est-ce à dire que le vote des banlieues est définitivement perdu pour le FN ?

    Assurément, non : il y a des réserves d’électorat démoralisé dans les quartiers pavillonnaires encore européens. Il faut aller les voir. Rue par rue et maison par maison. Et les convaincre. Il y aussi toute la « France périphérique », celle qui se révolte contre l’implantation de clandestins venus de Calais. En voilà, des champs électoraux à labourer avec des militants convaincus et formés.

    Cela suppose un travail militant plus ingrat, c’est sûr, que de faire le beau dans les médias. Mais le plus grand risque aujourd’hui pour le FN, ce serait d’apparaître comme un parti comme les autres. D’autant que la « normalisation » n’empêchera pas les campagnes de « diabolisation » là où il y aura des deuxièmes tours.

    Le FN doit-il renoncer à tout espoir de vote immigré ?

    Ce n’est pas sa vocation première ! Et les études politiques sont implacables. Selon l’IFOP et Jérôme Fourquet : « Karim vote à gauche et son voisin vote FN. »

    C’est si radical que cela ?

    À 95 %, c’est vrai. C’est de la statistique électorale. Cela n’interdit pas les phénomènes individuels d’assimilation ni les distinctions subtiles. Je ne crois pas à un vote musulman pour le FN qui n’a jamais existé. Pour une raison simple : l’islam est incompatible avec la culture, la civilisation, le mode de vie français.

    Pour autant, il y des hommes et des femmes originaires d’Afrique du Nord qui ont choisi de devenir des patriotes français et des Européens de civilisation. Mais ils sont chrétiens et/ou ont rompu avec l’islam. Je pense à Malika Sorel, qui a claqué la porte du « Haut Conseil de l’intégration ». À Jean Messiha, le porte-parole des Horaces. Ou à Karim Ouchikh, qui fait un travail remarquable avec le SIEL (Souveraineté, Identité Et Libertés) et la droite hors les murs. Mais ceux-là n’attendent pas un discours complaisant avec l’islam. Ni la mise sur le même plan, au nom d’une illusoire laïcité, de l’islam d’un côté et du christianisme et des traditions européennes de l’autre.

    Que doit faire le FN, selon vous ?

    Se méfier des sirènes médiatiques : les médias, c’est la France des années 68. Chercher à leur faire plaisir ou éviter de les heurter, c’est risquer d’être ringard, néo-ringard, en croyant être moderne. N’oublions pas que le grand mouvement social des années 2010, c’est la Manif pour tous contre la loi Taubira : l’arbre de vie, non la culture du bonzaï. La

    Écouter davantage les grands intellectuels. À quoi sert de nier le Grand Remplacement pensé par le grand écrivain Renaud Camus ? À quoi sert de de ne pas reconnaître le bien-fondé des analyses d’Éric Zemmour ? À quoi sert d’affirmer, comme Valls et Juppé, que l’islam est compatible avec la République et la France. Dans son livre de confessions (Un Président ne devrait pas dire ça), Hollande dit tout bas ce que le FN officiel n’ose plus dire tout haut… J’ajoute que c’est aussi inélégant que contre-performant de hurler avec les loups contre Camus, Zemmour, Ménard ou Morano (...)"

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Terrorisme, que proposent la Droite et le Centre ?

  • Jean-Frédéric Poisson explose sur twitter

    Lu sur le Figaro :

    "Un candidat a gagné plus de popularité que tous les autres grâce au débat. Logique puisqu'il était inconnu du grand public avant cette élection. Jean-Frédéric Poisson connaît une hausse jamais vue dans ce #baromètre: +757% en une semaine.

    En sept jours, le candidat chrétien-démocrate est passé de la dernière place qu'il trustait depuis le début de la campagne à la quatrième place, avec plus de 60 000 citations. De même, il dépasse trois candidats en termes d'écho, puisque chacun de ses tweets a été repris en moyenne 86 fois. Le candidat est parvenu à imposer ses thématiques, son rejet de l'immigration massive et du «multiculturalisme». Pour couronner le tout, sa prestation lors du débat a été appréciée des twittos, les deux mots qui reviennent le plus souvent étant «surprenant» et «révélation»."

    Philippe Carhon

  • Quand tout n'est pas négatif à droite

    Quand tout n'est pas négatif dans un débat républicain on peut marquer l'événement d'une pierre blanche.

    Certes en 145 minutes, à diviser par 7 candidats, limités à des réponses d'une minute, questionnés par 3 journalistes, on ne pouvait pas aborder tous les sujets importants. Et à vrai dire quand je relis les 25 pages de script je trouve évoquées des questions qui relèvent surtout de l'assistance sociale et ne correspondent pas à la mission constitutionnelle d'un chef d'État authentique.

    Mais, en dehors de ces réserves, tout n'était pas négatif, bien au contraire, dans ce premier débat, à 7, de la primaire de la droite et du centre ce 13 octobre.

    On aura noté, en particulier, qu'à 80 %, en dehors de points économiques en relative question, les programmes de tous ces gens convergent sur le fond. Il n'en va absolument pas de même à gauche et au centre-gauche, où coexistent des points de vue radicalement antagonistes.

    Savoir s'il faut commencer par réduire la pression fiscale ou diminuer la dépense publique représente certes un vrai problème ; à la fois théorique et pratique, mais l'important est de se préparer à cette double politique, et d'y préparer le public avec son accord puisqu’on lui en serine la nécessité de façon récente.

    Il est toujours facile de mettre en cause la crédibilité des promesses électorales de la part de gens qui dans le passé ne nous ont pas laissé le souvenir d'une adéquation parfaite entre leurs dires et leurs actes : vous voyez comme je pratique, ici, la litote.

    Mais, si on peut ranger au nombre des promesses les baisses d'impôts, voire de charges on ne peut pas en dire autant des diminutions envisagées de la dépense publique.

    Puis-je me permettre de témoigner de ce que, lorsque j'ai entrepris en 2011, pour répondre à la "révolution fiscale" (rouge) du néo-marxiste Piketty, d'écrire une "libération fiscale" (bleue) (1) j'ai développé exactement l'argumentaire que je retrouve sous la plume et dans la bouche en 2016 des candidats de la droite.

    Or, il y a 5 ans nous étions infiniment peu nombreux à prendre position dans ce sens, et personne dans la classe politique prétendument "responsable" ne développait la nécessité de diminuer franchement, structurellement, la dépense publique.

    Les politiciens, habituellement, pensent en effet d'instinct que diminuer la dépense c'est diminuer leur pouvoir.

    Aujourd'hui ils se sont tous, à droite, emparés de l'idée, parce que la France n'a plus le choix, et on doit se féliciter de leur ralliement, sinon de la situation.

    Un journaliste classé à gauche, Matthieu Croissandeau, directeur de la rédaction deL'Obs, se plaignait à ce sujet, le soir même du débat. Il qualifiait ces programmes de droite de "punitifs" par référence à cette vision de l'État Père Noël qui donnerait autre chose que ce qu'il a pris. Mais Croissandeau a-t-il pris la mesure du changement profond de l'opinion qui "ne marche plus" dans cette illusion naïve et destructrice dont les politiciens de gauche ont fait pendant des décennies leur fonds de commerce ?

    La question du vainqueur de l'épreuve passionne les journalistes et les supporteurs. Elle me semble un peu dérisoire, lors même que deux autres débats interviendront avant le 20 novembre. Ils aborderont des sujets essentiels quant à la fonction présidentielle. La sécurité intérieure, la politique extérieure, le rapport de la France à l'Europe, la défense nationale et bien entendu la réponse à l'offensive du terrorisme islamiste compteront au moins autant dans le choix à opérer.

    Si l'on en croit, cependant, la grosse presse le grand vainqueur aurait été d'emblée Juppé qui était au départ le favori des sondages. Jean-Frédéric Poisson a certes été plébiscité, au titre d'un prix de consolation.

    Mais on tient absolument à nous convaincre qu'il n'existe que deux candidats plausibles à droite et que le meilleur serait le maire de Bordeaux. Sur ce point qu'on nous permette d'exprimer notre scepticisme.

    JG Malliarakis 

    Note:

    (1)Libération-fiscale Le titre de ce livre bleu "Pour une libération fiscale" le situe en réponse au livre rouge de l'équipe de gauche dirigée par Thomas Piketty "Pour une révolution fiscale".

    Il souligne les voies de réformes possibles de l'archaïque fiscalité française, en fonction des réductions nécessaires de la dépense publique. Il reste quelques exemplaires de ce livre de 190 pages publié en 2012. Son prix est de 20 euros, port compris. 

    ••• Les lecteurs de L'Insolent peuvent encore le commander : 
    - par carte bancaire sur la page catalogue des Éditions du Trident 
    - ou adresser un chèque de 20 eux aux Éditions du Trident vente par correspondance
    39, rue du Cherche-Midi 75006 Paris 
    - Tel : (+33)   06 72 87 31 59.

    http://www.insolent.fr/

  • Même au Québec, ils ne sont pas les bienvenus...

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    Des militants du mouvement Atalante et de la Fédération des Québécois de souche cliquez ici ont déployé des banderoles pour manifester leur hostilité à l'implantation de l'islam dans leur pays...

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Union européenne : les gémissements du fantôme

    L’Union européenne pourrait s’auto-détruire et c’est inacceptable pour un certain nombre de responsables politiques, qui, selon l’expression du président du conseil européen Donald Tusk ont, décidé de « reprendre le contrôle ».

    La rentrée est bien délicate pour les dirigeants européens : rien ne va plus au sein de l'Union, et cette construction européenne, si ardemment désirée par certains au point d'avoir autorisé toutes les compromissions, tous les mensonges, toutes les tricheries, paraît aujourd'hui dans l'impasse. Pire ! Ils n'avaient pas fière allure, en cette mi-septembre, en se retrouvant pour le sommet de Bratislava. Pensez ! le Brexit, la présidentielle autrichienne, l'opposition qui gronde et progresse un peu partout, à commencer par l'Allemagne ; la construction européenne paraît se déliter plus vite que ne se démaillait la toile de Pénélope ! Alors, contre mauvaise fortune, nos politiques s'essayaient à faire bonne figure. L'inénarrable François Hollande, qui n'en peut manifestement plus d'accumuler les casseroles alors qu'il ambitionne de moins en moins secrètement de se succéder à lui-même, affirmait à la veille dudit sommet que le choix qui se posait à eux était « soit la dislocation, soit la dilution, soit c'est au contraire la volonté commune de donner un projet à l'Europe »...

    La question nationale

    Angela Merkel, quant à elle, n'a pas hésité à souligner que l'Union européenne était dans une « situation critique », en l'appelant à « mieux faire ». Et pour cela, elle a en quelque sorte, parmi d'autres idées, enterré la question européenne des quotas de migrants. Il est loin le temps où Bruxelles devait être l'inspiratrice des États-membres. C'est bien la question nationale, il est vrai multipliée par autant de pays qu'en compte l'Union, qui prévaut désormais.

    Mais détricoter ce qui a été fait n'a jamais constitué une politique, mais plutôt signé son échec. Jean-Claude Juncker en a bien conscience qui a voulu prononcer un « discours sur l'état de l'Union » offensif.

    Le président de la Commission européenne ne manquait pas de courage en cela. Car, à défaut d'une vision qui paraît manquer étrangement à tous ces responsables politiques, il faut une forte dose d'imagination et de bonne volonté pour évoquer, sans trembler, l'état européen actuel.

    Un plan B pour Juncker

    Car, pour satisfaire d'abord les États-membres de l'est, il faut convenir que leur situation, en première ligne migratoire, est loin d'être facile. Et accepter donc d'entendre leurs objurgations qui paraissent rimer avec Europe des nations. Même si la rime doit s'avérer pauvre...

    La Hongrie vient d'ailleurs de confirmer cette démarche, quelque critique que se permettent d'aucuns du scrutin, en votant contre la politique migratoire de Bruxelles. Ses voisins du groupe de Visegrad font depuis des mois chorus. Et Angela Merkel lâche donc du lest.

    La tâche de Jean-Claude Juncker n'était donc pas aisé, d'autant que le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, envisage tout bonnement d'exclure la Hongrie de l'Union européenne. On n'est jamais trahi que par les siens...

    Le président de la Commission européenne nous a donc proposé, en quelque sorte, un plan B, jusqu'ici décrété inexistant. Mais ce plan B, à la façon du traité de Lisbonne succédant au projet de Constitution européenne, ressemble furieusement au plan A, saupoudré de quelques formules destinées à calmer les ardeurs colériques, voire belliqueuses de certains.

    De ce point de vue, le discours catastrophiste d'Angela Merkel va dans le même sens - jusque dans l'expression. Quand Donald Tusk évoque faiblesse et chaos, Jean-Claude Juncker parle de menace. En clair, tout trois s'entendent sur la situation critique de l'Union européenne.

    Il faudrait être naïf pour croire que cette dramatisation tendait à satisfaire certains esprits eux aussi critiques. Le discours, rodé depuis des décennies, et manifestement emprunté à certaine logorrhée soviétique, ne varie guère : si l'Union européenne va mal, c'est qu'il faut davantage d'Union européenne. Et tant pis pour les Britanniques. Et, songe sans doute François Hollande, pour Nicolas Sarkozy...

    La colère des Italiens

    Dans cette atmosphère quasi médicale, beaucoup n'auront sans doute pas prêté attention aux protestations de Matteo Renzi. Le président du Conseil n'a pas caché sa déception de voir que ce nouveau sommet n'avait, en définitive, et une fois de plus, rien changé. Et refusé, pour ce motif, de participer à la conférence de presse que donnaient Angela Merkel et François Hollande.

    « Je ne peux pas prendre part à la conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand et le président français, parce que je ne partage pas leurs évaluations », a-t-il déclaré. « S'ils sont satisfaits des résultats, je suis heureux pour eux. » Devant la satisfaction manifestée par ses collègues, il ajoute : « Dire que le document d'aujourd'hui est un pas en avant sur la question des migrants relèverait de l'imagination ou de l’acrobatie verbale. » Et d'ajouter : « Je ne sais pas à quoi Angela Merkel se réfère quand elle parle de "l'esprit de Bratislava". »

    « Si les choses continuent ainsi, conclut-il auprès de nos confrères du Corriere della Sera, au lieu de l'esprit de Bratislava, nous parlerons du fantôme de l'Europe. »

    Hugues Dalric monde&vie 12 octobre 2016

  • Jacobinisme pour tous

    Elles avaient pourtant l'air gentil, elles respiraient la jeunesse, l'allant et l'espoir ces joyeuses militantes, de droite assurément, qui se préparaient à manifester dans Paris ce 16 octobre pour la défense de la famille. Pourquoi fallait-il qu'elles s'affublassent de l'emblème le plus affreux, celui des coupeurs de têtes, le Bonnet Rouge, et cela le jour de l'anniversaire du martyre de Marie-Antoinette ?

    La culture de la droite ne semble donc pas encore avoir évacué toutes les scories du gaullisme, qui aimait tant se parer du bonnet phrygien, du bonapartisme, et, disons-le de façon générale, du jacobinisme dont la France crève.

    Le recul évident de la connaissance historique dans la jeune génération ne contribue pas à lui faire ouvrir les yeux sur les vrais errements de ses aînés et enseignants soixante-huitards, et même, on doit s'en rendre compte, soixante-huitards de la troisième génération.

    Or leurs aînés restent précisément, malgré la poussée des idées de droite, largement mutilés par l'état d'esprit jacobin.

    En cela, dans une première approche on doit considérer utilement, non pas ce qui oppose Juppé à Fillon, Sarkozy à Copé, NKM à Bruno Le Maire ou à Jean-Frédéric Poisson, ce dernier étant lui-même un peu à part, mais au contraire ce qu'ils disent dans leur ensemble.

    Or, si on relit attentivement le script de l'émission et si l'on veut bien examiner les idées échangées entre les 7 candidats lors du premier débat de la primaire de la droite ce 13 octobre, on n'y trouve pas du tout l'impression soporifique qu'ont voulu retenir les professionnels de la communication.

    Ils ne se sont guère querellés, pas au-delà de la bien séance, en dépit de deux ou trois moments de tension à propos des affaires, dont les Français se désintéressent mais qui passionnent les journalistes et le microcosme socialiste.

    Pour l'essentiel, ils convergeaient dans leur proposition d'ensemble. Ils divergeaient, certes sur la question de savoir si on doit commencer par la baisse de la fiscalité et des charges ou par la baisse des dépenses. Débat utile, mais non guerre civile.

    Or, leur cohérence entraînait aussi, malheureusement, un corollaire. Ils adhéraient pour la plupart d'entre eux à quelques clichés récurrents dont on se demande quand l'idéologie française s'en débarrassera enfin.

    Prenons un seul simple exemple : celui du salaire minimum.

    La modulation des charges fait que personne n'a éprouvé le besoin de citer son montant exact, exprimé en termes de salaire direct, ou de coût salarial.

    Mais, plus grave, François Fillon disant, à plus ou moins juste titre, qu'il reflète ce que la société française peut payer esquive une autre question : le montant exprimé en euro, étant administrativement fixé à la même hauteur à Dunkerque et à Perpignan, on devrait rappeler qu'il ne représente pas le même pouvoir d'achat à Paris et dans la Creuse.

    Dans la préhistoire de ce qui s'appelait alors le SMIG, institué en 1950, et qui comportait une version agricole, les abattements de zones n'ont été supprimés qu'en 1968, en même temps que le montant national de ceui s'appellerait désormais le SMIC, salaire dit de croissance, désormais unique était augmenté de 35 % ce qui allait entraîner une longue période d'inflation, finalement désastreuse pour les salariés. Et je me souviens avec une pointe d'émotion d'un vaste colloque de la Renaissance française en 1963 où les gaullistes de gauche représentés par Jacques Dauer, lequel venait de s'illustrer dans la lutte anti-OAS, réclamèrent avec passion "la fin des abattements de zones"…

    L'idéologie jacobine fait donc aujourd'hui ce genre de dégâts, très concrets.

    Quand comprendra-t-on qu'il faut en sortir ?

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2016/10/jacobinisme-pour-tous.html

  • Choisir son camp, éviter le pire

    C’est une première, dix jours après l’attaque au cocktail Molotov  faite pour tuer contre leurs collègues à la Grande Borne, des centaines de policiers ont manifesté hier  sur les Champs-Élysées à Paris. Ils ont crié leur ras-le-bol devant  la montée en puissance de la violence anti-flics des bandes en banlieues, qui  découle du sentiment d’impunité au sein des territoires perdus de la république. Etat d’urgence ou pas, plusieurs cocktails Molotov ont été lancés également  par des jeunes hier sur  le lycée professionnel Hélène-Boucher de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) La proviseure de cet établissement a été frappée, les forces de l’ordre dépêchés sur place  ont essuyé des tirs de mortiers artisanaux  et ont été harcelés par une centaines de «sauvageons», dixit M. Cazeneuve, qui  savent apparemment qu’ils ne risquent pas grand-chose…

    De racailles, d’un autre calibre peut-être, il est encore question avec la reprise ces dernières heures  de la ville syrienne de Dabiq aux mains de l’Etat islamique, proche de la frontière turque, par des miliciens anti Assad soutenues par Ankara. Une petite commune de 5000 habitants connue pour «abriter le mausolée du septième calife de la dynastie omeyyade, Sulayman Ibn Abd Al-Malik(674-717), que les djihadistes ne se sont pas privés de détruire à l’été 2014 au nom de la lutte contre les symboles idolâtres. Une ville érigée en symbole par l’EI comme lieu «d’une tradition prophétique particulièrement populaire chez certains djihadistes: celle de la dernière heure. Un hadith attribué au prophète Mahomet évoque une bataille décisive qui devait opposer   les musulmans et les Romains, les Byzantins à l’époque. Lesquels sont aujourd’hui les croisés et les Occidentaux, dans la propagande de l’EI» (LeMonde).

    Bien sûr les regards sont aussi tournés vers l’Irak dont la capitale Bagdad est toujours l’objet quasi quotidiennement d’attentats sanglants.  A Mossoul, deuxième plus grande ville irakienne à majorité sunnite, l’attaque au sol pour chasser l’EI  a débuté, avec le soutien de l'aviation de la coalition internationale. 30 000 hommes, militaires et policier irakiens, peshmergas kurdes, milices chiites du Hachd al-Chaabi (en retrait pour ne pas attiser les tensions communautaires, forces spéciales américaines britanniques, françaises sont donc engagés dans la libération de cette agglomération de 1,5 millions et demi d’habitants qui abriterait entre 3000 et 9 000 djihadistes de l’EI.

    Le site de langue française Sputnik, qui défend et promeut la politique de Vladimir Poutine, doute de la sincérité des intentions de Washington et de Ryad de se débarrasser vraiment du golem djihadiste. Il cite les propos d’«une source militaire et diplomatique russe», qui explique que «les services spéciaux américains et saoudiens sont convenus d’assurer pour les extrémistes de l’État islamique (…) une sortie en toute sécurité de Mossoul avant son assaut par les forces de la coalition internationale.» Selon (cette source), le plan des États-Unis et de l’Arabie saoudite prévoit également que les rebelles se déplacent de Mossoul à la Syrie pour attaquer les villes contrôlées par les troupes gouvernementales. Plus de 9000 militants de Daech seront déployés de Mossoul dans les régions orientales de la Syrie pour procéder à une offensive majeure qui impliquerait la prise de Deir ez-Zor et de Palmyre. L’autre but de cette opération sera, évidemment, de discréditer les réussites des forces aérospatiales russes et, bien sûr, c’est une tentative de saper les positions du président Bachar el-Assad.»

    Djihadistes qui fuyant l’offensive pourrait aussi  débarquer sous nos latitudes. Le britannique Julian King, commissaire européen à la Sécurité, a déclaré au quotidien allemand Die Welt que «la reprise (…)  de  Mossoul, peut conduire à ce que des combattants de Daech prêts à en découdre reviennent en Europe». «Même un petit nombre (de djihadistes) représente une menace sérieuse, à laquelle nous devons nous préparer » en « augmentant notre capacité de résistance face à la menace terroriste».

    A l’occasion de la réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’UE pour discuter du siège d’Alep en Syrie, le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a affirmé que Bruxelles  n’envisage pas de sanctions contre la Russie mais probablement d’autres supplémentaires contre le régime syrien.  La veille à Londres, en présence du ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, le secrétaire d’État américain John Kerry s’est montré beaucoup plus agressif et menaçant au terme d’une autre réunion avec les pays soutenant les milices décidées à abattre le régime laïque syrien.

    «Nous envisageons des sanctions supplémentaires et nous voulons nous montrer clairs, le président Obama n’a exclu aucune option pour le moment», a déclaré M. Kerry qui a qualifié les bombardements contre les civils à Alep de «crimes contre l’humanité»;  M Ayrault a demandé lui aussi que les bombardements cessent sur cette « ville martyre », son homologue britannique Boris Johnson s’est prononcé pour des sanctions accrues «contre les auteur de ces crimes».

    Sur le site Atlantico Roland Hureaux (universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels) étrille l’«alignement aveugle (de la  France) sur la diplomatie américaine dominée par les néo-conservateurs». «La rupture totale des relations diplomatiques avec la Syrie en 2012 nous a privés de moyens essentiels tant pour lutter contre le terrorisme que pour diversifier notre action comme il sied à toute diplomatie compétente, ce que n’est plus la nôtre

    «Les Russes affirme-t-il, ont naturellement les moyens de réduire en quelques jours la résistance. Si la bataille traîne, c’est que, à l’encontre de la propagande déchaînée contre leurs supposés crimes contre l’humanité, ils tiennent à épargner la vie des civils, moins par humanisme d’ailleurs que par souci de l’opinion.»

    «Ceux qui tiennent le quartier Est d’Alep depuis quatre ans avaient commencé – qui s’en souvient ? – par précipiter leurs prisonniers du haut des immeubles. Les mêmes se réjouissent bruyamment (quand ils ne les revendiquent pas) des attentats perpétrés en France depuis deux ans». « Le gouvernement syrien, sinon démocratique (il n’y a plus de démocratie passé un certain seuil de tensions sociales, comme nous risquons d’en faire bientôt l’expérience) du moins légitime en droit international, a demandé l’appui des Russes dont l’intervention est donc légale. Toutes les autres interventions étrangères, à commencer par celle de nos forces spéciales en appui des djihadistes, sont illégales.»

    http://gollnisch.com/2016/10/18/choisir-son-camp-eviter-le-pire/

  • Allex [Drôme] et Hayange [Moselle] : cette révolte populaire qui monte « d'en bas »...

    En son temps, Raffarin avait eu un mot heureux en inventant l'expression « la France d'en-bas ». Aujourd'hui, la colère de  cette France d'en bas non seulement n'est pas retombée, mais elle ne cesse de s'amplifier, finissant par mettre le Système en contradiction avec ses prétendus fondamentaux démocratiques (le pouvoir viendrait du peuple...).

    Voici que deux maires, celui d'Hayange (Moselle, FN) et celui d'Allex (Drôme, LR) secouent le cocotier, et même assez fortement pour que toute la clique du politiquement correct, qui prétend remplacer - en y réussissant souvent... -  la souveraineté populaire s'insurge et monte au créneau pour clouer ces deux élus du peuple au pilori; et pour leur clouer le bec, tout court.

    Le premier en date, Fabien Engelmann, maire FN d'Hayange, a décidé que, puisque le Secours Populaire confondait allègrement charité envers les plus démunis et politique (communiste, et « anti-mairie »), il lui retirait le local prêté à titre gracieux. Le maire a évidemment raison : mais il fallait voir le journaliste inquisiteur d'I-Télé « interroger » ce maire pour comprendre à quel point nos médias sont - et ce depuis 1945 - une place forte inexpugnable de ceux qui confondent carte de journaliste et carte de parti.

    De quel droit quelqu'un censé informer les gens prend-il position, à ce point, dans une décision relevant de la seule responsabilité d'une mairie démocratiquement élue ?

    Maintenant, si vous lui posez la question, ce « journaliste-aux-ordres » du politiquement correct, idéologiquement pas très éloigné du commissaire du peuple ou du ré-éducateur genre garde rouge de Mao ou de Pol Pot ou d'Ho Chi Minh, vous jurera qu'il est bon républicain et bon démocrate...

    Le second maire a avoir défrayé la chronique n'est pas FN mais LR : c'est celui d'Allex, dans la Drôme. Sommé par l'Etat d'accueillir une cinquantaine de migrants dans sa petite commune (2.500 habitants), il a décidé de demander son avis au peuple souverain : et, donc, d'organiser un référendum. Horreur et damnation ! Un référendum ? Mais vous n'y pensez pas ! Demander leur avis aux bouseux ? Et puis quoi, encore ! Les bobos des salons parisiens, bien protégés dans leur bulles triple ou quintuple vitrage n'ont nul besoin de demander son avis au peuple : ils ont décidé, ils savent ce qui est bon pour le peuple et ce qu'il lui faut : au peuple d'obéir ! Non, mais... Le Préfet et le Tribunal administratif ont tôt fait de faire plier l'arrogant : ils ont invalidé la décision du conseil municipal ! « Déni de démocratie » et « dictature » ont lancé le maire et le président du Conseil départemental, Patrick Labaune, tous deux LR.

    Encore ne parle-t-on ici que de deux cas, mais une bonne dizaine d'oppositions résolues à l'arrivée de migrants ont eu lieu ces derniers jours, dans autant de communes de France, dont Béziers (le maire étant avec Zemmour l'une des cibles privilégiées des journaleux...).

    Tout ceci pose deux questions :

    • la première, où est la vraie démocratie, là-dedans ?

    • et, la seconde : pense-t-on vraiment, en haut lieu, que le Système pourra continuer longtemps comme cela, frontalement opposé aux volontés de la France d'en-bas ?

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/