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actualité - Page 3845

  • Emeutes à Charlotte : le prisme racialiste des médias français

    Pour ceux qui ont entendu parlé des émeutes dans la ville de Charlotte aux Etats-Unis, opposant une partie de la population aux forces de police, vous aurez sans doute retenu la chose suivante : un noir a été abattu par des policiers alors qu’il ne faisait rien, d’où le déclenchement des émeutes. Cette version est fausse, non pas que ce qui y est dit soit matériellement faux, mais ce qui n’est pas dit change tout.

    Certes l’homme abattu est noir. Mais le policier qui l’a abattu est noir aussi, et le chef de la police locale est noir, ce qui change largement la perspective de l’information. Car bien évidemment, avec une telle précision, on comprend aisément que la couleur du policier comme de la victime n’ont aucun intérêt à être relevé si ce n’est pour désinformer et en faire un acte raciste ce qui n’est pas le cas. Imaginez que le policier fut blanc et l’homme abattu noir, l’évidence raciste sans contestation possible sous peine de révisionnisme aurait été proclamé. Quant à un homme blanc abattu par un policier noir, personne n’en n’aurait parlé.

    Les médias qui font une telle présentation des faits sont racistes et malhonnêtes : peu importe la couleur de l’un ou de l’autre. Il y a un homme qui a été abattu par un policier dans un contexte où les policiers semble avoir la gachette de plus en plus facile dans des Etats où ils ont un quasi droit de tuer. Il s’agit donc d’une problématique sociale et non raciste, n’en déplaise aux médias racistes et maçonniques du système. 

    http://www.medias-presse.info/emeutes-a-charlotte-le-prisme-racialiste-des-medias-francais/61426

  • Mercredi 28 septembre : Jean-Marie Le Pen sera en Seine-et-Marne

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    Et le dimanche 2 octobre, à Rungis (94) :

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  • La choquante vérité à propos de la surprise d'octobre d'Hillary (VOSTFR)

  • La presse politiquement correcte en baisse

    La presse quotidienne nationale a vu ses ventes diminuer de 2,3% sur les 7 premiers mois de l'année, davantage que la baisse de 1,4% sur l'ensemble de 2015. 

    Concurrencés par l'info gratuite sur internet, la fameuse fachosphère (!), pénalisés par les fermetures de kiosques, la plupart des titres ont subi une baisse de leurs ventes papier, que la hausse des ventes numériques n'a pas suffit à compenser. Le politiquement correct n'attire pas le lecteur...

    Le quotidien le plus touché est "Libération" dont les ventes ont chuté de 21,5%, à 73506 exemplaires en moyenne par jour. Sont également en baisse

    • Le Parisien/Aujourd'hui en France -4,9% (341000 exemplaires quotidiens en cumulé dont 209000 pour Le Parisien),
    • Le Figaro (-2,8%, 307.000 ex.),
    • Le Monde (-1,8%, 267.000 ex.)
    • La Croix (-0,4%, 93.000 ex).

    Parmi les titres en hausse, Les Echos (+1,2% à 127.000) et L'Equipe (+5% à 228.000). 

    Nous n'avons pas les chiffres du quotidien Présent, mais Francis Bergeron annonçait dans le numéro du 9 août que les ventes en kiosque étaient en hausse et écrivait même :

    "nous ne sommes plus très loin de L’Humanité ou de La Croix."

    Dans la presse magazine, c'est L'Express qui souffre le plus (-21%). 

    • Marianne (-12%)
    • Le Point (-8%)
    • Le Journal du Dimanche (-9% )

    L'Obs n'a pas encore transmis ses chiffres. Seuls quelques titres sont en hausse : Valeurs Actuelles (+5%) et Challenges (+3%). 

    Dans la presse quotidienne régionale, les 67 titres recensés sont tous en recul, entre -0,5% et -9% sur un an (entre juillet 2015 et juin 2016).

    • Ouest France a vu ses ventes baisser de 2,3% sur un an, à 688.000 exemplaires,
    • Sud Ouest de -3,6%,
    • La Voix du Nord de 4,6%
    • Le Parisien de -6%. 

    Selon l'étude de l'ACPM, 95% de la population française déclare lire chaque mois au moins un titre de presse papier, et 61% en lit un chaque jour, dont 39% au moins un quotidien et 45% au moins un magazine. 71% des français lisent aussi au moins une marque de presse en version numérique, dont 46% sur mobile.  

    Michel Janva

  • Le destin de l'Europe s'est-il joué à Gettysburg ?

    Voilà une bien curieuse question!... Comment et pourquoi l'avenir du Vieux continent aurait-il pu être radicalement transformé dans cette paisible bourgade de l'Etat de Pennsylvanie, fut-elle le lieu de la plus célèbre bataille de la Guerre de Sécession ?

    Tenter d'y apporter quelque réponse ne serait que pure spéculation. Mais la question mérite d'être posée.

    Le présent article n'a pas la prétention de dresser un minutieux détail de la fameuse bataille qui se déroula du 1er au 3 juillet 1863. Le lecteur intéressé se reportera aux ouvrages de Lee Kennett, de même qu'au Blanc Soleil des vaincus de Dominique Venner que les Editions Via Romana ont eu l'heureuse idée de rééditer, enrichi d'une préface d'Alain de Benoist.

    Après les victoires confédérées d'Antietam, Perryville et Fredericksburg et celle de Chancellorsville en mai, Gettysburg constitue le dernier verrou de l'armée des Etats-Unis, dont une nouvelle défaite autoriserait l'enlèvement, par les troupes confédérées, des grandes cités septentrionales de Washington et Philadelphie, puis New York et Boston. Que serait devenue la Nation américaine si le drapeau confédéré avait triomphé sur le Stars 'n' Stripes ? On peut sereinement juger que l'Histoire géopolitique des Etats-Unis en eût été profondément modifiée. Et ainsi, le destin de notre Vieille Europe.

    Car Gettysburg constitue une incompréhensible défaite de l'armée de Virginie du Nord, dont le commandement est assuré par le général Robert Lee, face à l'armée du Potomac, dirigée par le général George Mead. Malgré une faible infériorité numérique, la victoire semble acquise à Lee l'Invincible. C'est sans compter sur le talent tactique du général nordiste John Buford qui parvient à imposer le choix du terrain au profit des troupes Unionistes. Tournant décisif de la Guerre de Sécession, Gettysburg consacre le Stalingrad des Confédérés qui perdent une large part des territoires acquis au cours des derniers mois. La bataille fut, en outre, la plus coûteuse en vies humaines dans chaque camp.

    Quelques mois plus tard, en novembre, le président Abraham Lincoln rend hommage aux combattants des deux camps dans un célèbre discours prononcé sur les lieux mêmes de l'affrontement. La guerre terminée, l'heure est à la construction du lieu de mémoire de l'un des sites majeurs de l'Histoire des Etats-Unis d'Amérique.

    Le voyageur qui se trouverait sur la côte Nord-Est des Etats-Unis aurait tort de ne pas faire un détour par cette charmante petite ville qui se situe à une heure de route de la Maison blanche. Toute la bourgade vit bien évidemment du souvenir de la bataille mais évite l'écueil de sombrer dans la "Disneylandisation". Antiquaires militaires de tous les conflits, bouquinistes et magasins souvenirs de qualité avec une prédominance nordiste, même Picsou y perdrait quelques plumes et dollars...

    Voyager, c'est aussi déguster ! Si la gastronomie américaine ne mérite guère que l'on s'y attarde plus, il sera conseillé d'oser (et le verbe n'est pas trop fort) franchir la porte du Hunt's Café et commander un cheesesteak. Le regarder, c'est déjà accuser deux kilos supplémentaires sur la balance mais Dieux que c'est bon !

    C'est le ventre plein qu'il vous sera permis d'effectuer les trente kilomètres du circuit remarquablement aménagé reliant l'ensemble des sites de la bataille. Et que cela est impressionnant de voir cette immense plaine de plusieurs dizaines de kilomètres carrés constellée de centaines de monuments à la gloire de chaque brigade de chaque Etat. Difficile d'accorder son attention à tous mais la vue est impressionnante.

    Gettysburg, c'est aussi le symbole d'une histoire assumée. Le grandiose monument du général Lee est le plus majestueux des centaines d'autres à la gloire des Confédérés. Contraste saisissant quand on analyse les rapports de la France à sa propre histoire et à ses Réprouvés ; le Maréchal Pétain en tête dont le nom n'est plus honoré que par le village du Moule en Guadeloupe, quand douze villes américaines lui dédient une rue ou une avenue.

    Ainsi, Gettysburg serait le trait d'union d'une Nation américaine qui a parfaitement digéré sa guerre civile. Et pourtant...

    La Guerre de Sécession a cessé, ça c'est sûr ?

    Polémique sur le drapeau Sudiste, le Waterloo de la liberté de penser au pays d'Oncle Sam

    Lorsque Obama ne tient plus la Barack, c'est toute la société multiraciste américaine qui s'enflamme. Si les tensions raciales aux Etats-Unis n'avaient jamais complètement disparu, l'accession d'Obama à la présidence en 2008 ne manqua pas de les exacerber.

    Sous les feux des projecteurs, nul Ku Klux Klan moribond, ni quelque mouvement suprémaciste condamné à une existence marginale... Non ! Oussama ben Laden désormais mort et offert au tumulte des flots, c'est un drapeau sur lequel se concentrent toutes les attentions de la bien-pensance occidentale.

    Identifié au Klan et au souvenir de l'esclavagisme, le drapeau sudiste, dont les onze étoiles figurent les onze Etats confédérés, est la cible de nombreuses polémiques qui traversent l'Atlantique et sont relayées jusqu'en Occident comme une actualité internationale majeure. L'Etat du Mississipi qui arbore le drapeau confédéré comme emblème officiel est montré du doigt. Idem le sénat de Caroline du Sud sur lequel flotte la bannière étoilée du Sud. On a l'actualité qu'on mérite !

    Il fallait bien un incident pour asseoir définitivement la revanche des minorités sur le Sud. Le 17 juin 2015, à Charleston, en Caroline du Sud justement, Dylann Roof, âgé de 21 ans, ouvre le feu dans une église noire de la ville. La fusillade fait 9 morts et consacre la condamnation définitive du Dixie Flag.

    Cité par son porte-parole Eric Schultz, Obama indique que la bannière confédérée conserve toute sa place aux Etats-Unis... dans un musée. Sous la pression, l'Etat de Caroline du Sud met son drapeau dans sa poche.

    Bien loin de faiblir, les tensions grandissantes font couler le sang. Le 24 juillet 2015, à Oxford dans le Mississipi, Anthony Hervey, homme noir de 49 ans et défenseur infatigable du drapeau confédéré, voit son véhicule percuté par un autre bondé de jeunes afro-américains. L'embardée de l'automobile tue Hervey sur le coup. Cinq jours plus tard, à Columbus dans l'Ohio, trois hommes blancs sont poignardés et une femme reçoit une balle dans le cou devant leur maison qui arbore le drapeau honni. Le 15 août, à l'université d'Austin au Texas, des groupes de pression obtiennent le retrait de la statue de l'ancien Président des Etats confédérés, Jefferson Davis. Le 16 octobre, à Bradenton, en Floride, un afro-américain tire à trois reprises sur un véhicule arborant un autocollant sudiste sur le parking d'un supermarché. Le 30 décembre, le cimetière confédéré de Raleigh est profané. Les exemples pourraient être multipliés à l'infini. Curieusement, les nouvelles se noient en mer et ne parviennent pas aux rédactions françaises...

    Gettysburg, un passé qui ne passe plus ?

    L'essayiste Martin Peltier a récemment trouvé 20 bonnes raisons d'être anti-américain. La Nation, passée maître dans l'art de la subversion en vue d'asservir le reste du globe, conservait quelques traits séduisants pour qui a traîné ses guêtres au pied des gratte-ciels d'Oncle Sam et autour des majestueuses maisons coloniales d'Oncle Ben's. Son travail de mutilation quasiment achevé, les Etats-Unis semblent bien déterminés à se saborder eux-mêmes dans leur démente vision eschatologique judéo-protestante.

    Et les espoirs que place la frange réactionnaire et droitarde européenne dans la candidature du new yorkais Donald Trump semblent bercés des illusions d'une Europe incapacitante dans le choix de son avenir qui se joua autant sur la verte plaine de Gettysburg que chaque jour sur notre Vieux continent.

    Donald Trump, on dirait le Sud... Mais le temps dure longtemps...

    Virgile / CNC

    Texte paru à l'origine dans Livr'arbitres #20 (site; notre revue de presse ici)

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-conforme/

  • DIREZIONE RIVOLUZIONE : AU COEUR DE LA FÊTE NATIONALE DE CASAPOUND

    Vendredi 9 Septembre 2016, quinze heures. Chianciano Terme en Toscane. La météo est au beau fixe, il fait 29 degrés, le cadre est magnifique.

    Depuis plusieurs heures déjà, des centaines de militants et de sympathisants affluent des quatre coins de l’Italie. Leur destination : la fête nationale de CasaPound Italia, édition 2016 de Direzione Rivoluzione, qui durera trois jours et aura attiré plus de 2000 militants et sympathisants.

    Au programme : conférences, débats, théâtre, sport, concerts… Des dizaines de stands sont installés, tenus par les sections locales de CasaPound ou de sa branche jeune, le Blocco Studentesco, ainsi que par les associations partenaires. La Dissidence Française était représentée sur place : voici notre reportage.


    Tout est prévu pour que l’évènement se déroule dans les meilleures conditions : le staff d’encadrement et de logistique compte plus d’une soixantaine de militants qui s’activeront bénévolement jour après jour avec discipline et efficacité pour garantir le succès de l’évènement.

    À l’intérieur du gymnase, on trouve la scène, la plupart des stands, ainsi que le studio mobile de Radio Bandiera Nera (RBN) qui retransmet l’évènement en direct, notamment sur les réseaux sociaux. À l’extérieur, d’autres stands, des buvettes, un restaurant, un espace dédié au sport, un autre à l’accueil des enfants.

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  • Journal du Jeudi 22 septembre 2016 - Politique / Sarkozy veut démanteler Calais

  • Le cœur vivant de la refondation de la droite se situe en dehors des partis

    Extrait d'une tribune de VosCouleurs parue sur Boulevard Voltaire :

    "[...] Cette espérance porte un nom qui ne doit rien au hasard. Elle est portée par des personnes bien réelles, qui agissent de leur propre initiative. Ces personnes proposent une réalisation « à contre-pente ». Elles sont inconnues du grand public et des appareils politiques, elles ne cherchent pas la publicité personnelle. Elles s’effacent derrière ce projet qui appartient aux Français signataires. Comme l’écrivait Yves de Kerdrel dans un éditorial le 18 décembre dernier :

    « Aujourd’hui, le cœur vivant de la refondation de la droite se situe en dehors des partis traditionnels, qu’il s’agisse de l’UMP, de l’UDI comme du Front national. Cette droite “hors les murs”, […] qui refuse les vieilles combines électoralistes mais croit au sursaut moral de la politique, sera le pivot de l’alternance en 2017. »

    Il est seulement besoin de regarder la vidéo, lire l’appel pour comprendre qu’il n’y a pas lieu de fantasmer sur « qui est derrière ». Quel parti, quelle personnalité politique, quel lobby pourrait y avoir songé. La démarche est libre et désintéressée. C’est ce qui en fait et le sel et la force.

    Pourquoi ces huit-là et pas d’autres, en plus, en moins ? Les milliers de signataires de l’opération semblent l’avoir déjà parfaitement bien compris.

    Pourquoi Wauquiez et pas Sarko ? Pourquoi Marion et pas Marine ? Simplement parce qu’il est temps de briser l’axe mortifère de ceux qui disent « Jamais avec le Front national » ou« Jamais sans le Front national ».

    Il est temps de passer à autre chose.

    Des villes, des régions ont été perdues sur ces bases-là.L’illusion est du côté de ceux qui pensent que la solution est dans le maintien du statu quo. Car que se passera-t-il après les élections ? On se comptera, on déplorera, on réalisera qu’on ne peut pas faire grand-chose et on continuera à dire « jamais avec »ou « jamais sans » le Front national. Et on égrènera les jours avant le départ d’Alain Juppé ou de François Hollande.

    Car – ne nous y trompons pas – sans l’intervention d’un événement nouveau, les divisions éternelles de la droite se prolongeront demain, dans l’Hémicycle cette fois, où – nouveauté – le Front national aura un groupe parlementaire. Il faut s’en réjouir au nom de la représentation nationale. Un groupe parlementaire qui ne sera pas majoritaire.

    Les grands perdants de cette arithmétique seront toujours les électeurs. Or, à l’aube de ce rendez-vous quinquennal majeur pour la nation, il est urgent d’exiger ce qui semblait impossible : l’union, un programme commun, un candidat unique.

    Aucun parti ne se rangera derrière l’autre, aucun leader ne sera rejoint par d’autres, aucune personnalité politique ne peut, en son nom propre, faire mieux qu’une réunion ponctuelle sans lendemain immédiat.

    En agissant de leur propre initiative par une action de grande ampleur, les Français seuls peuvent décider de faire vraiment changer les choses. Enfin. À l’époque où Jeanne traversa Vaucouleurs, que de mises en garde ne dut-elle pas entendre !« Vous rêvez, vous êtes dans l’illusion ! » [...]"

    Michel Janva

  • Un islam sécessionniste ?

    L’enquête de l’Ifop réalisée à la demande de l’Institut Montaigne sur l’islam en France apporte, sans aucun doute, des informations précieuses dans un domaine mal identifié. Il faudra attendre les réactions des spécialistes du sujet et leurs éventuelles corrections et objections pour porter un jugement critique.

    Mais les résultats de l’enquête confortent les idées a priori que l’on peut avoir du sujet. En gros, l’islam de France pourrait se répartir en trois groupes. Le premier rassemble ceux qui n’éprouvent pas de difficultés particulières à vivre selon les lois de la République. Il représenterait 46 % de l’effectif global. Le second (26%), fortement pratiquant, serait partisan d’une plus forte expression publique de la religion. Enfin, le troisième groupe conteste directement la laïcité. C’est à un tel point que l’Institut Montaigne qualifie de « sécessionnistes » les participants de cette tendance dont l’importance n’est pas du tout négligeable puisqu’ils constitueraient 28 % du total.

    D’évidence, l’attention se concentre sur ce troisième groupe, eu égard au climat actuel et aux défis nationaux et internationaux que pose l’islam fondamentaliste avec tout son dispositif de conquête. On note que c’est lui qui attire souvent la jeunesse. Est-ce parce que l’islam est pour les jeunes un moyen de s’affirmer en marge de la société, selon l’expression de l’Institut Montaigne ? C’est possible, mais on peut discuter aussi de la qualité de l’enracinement religieux, éventuellement pour évaluer les risques d’extrémisme. Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord avec l’affirmation exprimée parfois selon laquelle l’islam serait un effet de mode chez les jeunes. Les choses sont singulièrement plus complexes et s’enracinent dans une profondeur inaccessible à une mentalité areligieuse. [...]

    Gérard Leclerc

    La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Un-islam-secessionniste

  • ça suffit?

    Il venait tout juste de retirer le prix «d’homme politique de l’année» (!)  pour  sa lutte contre  le terrorisme que lui avait décerné en mai dernier la très controversée et étrange association  new-yorkaise Appeal of conscience (« Appel à la conscience ») créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier.  François Hollande, c’est de lui dont il s’agit , n’a pas manqué de justifier la confiance mise en lui. «Je n’ai qu’un seul mot à dire : ça suffit ! », a ainsi clamé le Président de la république mardi  à la tribune de l’ONU. Il visait par son propos le régime laïque syrien,  responsable selon lui de «l’échec du cessez-le-feu conclu sous l’égide des Etats-Unis et la Russie» et  notamment la reprise des combats à Alep pour en chasser les  bouchers de l’Etat islamique. Chacun se renvoie la balle: Moscou avait accusé samedi soir  l’opposition  syrienne dite  modérée, soutenue par les Etats-Unis, d’avoir  fait échouer ce cessez-le-feu.

    Jacques Chirac l’affirmait pour étayer le refus de la France de participer à la seconde guerre contre l’Irak en 2003,  «on exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé.» La sentence garde toute sa justesse au moment ou la lutte  de M.  Hollande contre le régime syrien ne se dément pas.  Il n’a eu de cesse  de vouloir éradiquer, à l’instar de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Etats-Unis et de ses vassaux atlantistes, le gouvernement en place à Damas.  Depuis l’ONU, Le président le plus impopulaire de la Vème république  a de nouveau dénoncé le soutien de Moscou à Bachar el-Assaddans son combat contre un golem islamiste qui aurait échappé (?) à ses créateurs.

    Hier rapportait Le Monde, lors de  la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, «a demandé solennellement à la Russie de faire en sorte que l’aviation syrienne soit clouée au sol pour ne plus bombarder l’opposition et les civils et  pour rétablir la crédibilité du processus  diplomatique (…). Montrant du doigt la Russie et la Syrie, M. Kerry a encore qualifié de violation flagrante du droit international le raid de lundi contre un convoi humanitaire de l’ONU (une vingtaine de morts) et celui de mardi soir contre deux ambulances (quatre tués). En réponse, l’ambassadeur syrien, Bachar al-Jaafari, a accusé les Etats-Unis et leurs partenaires de conduire une guerre de propagande immonde, pendant que son pays combat des dizaines de milliers de terroristes ».

    « Impassible devant le Conseil de sécurité,  (le ministre des affaires étrangères russe)  Serguei Lavrov n’a pas fermé la porte à un retour de la trêve mais il a affirmé qu’il  ne pouvait plus y avoir de pause unilatérale  par l’armée du président Bachar al-Assad, accusant l’opposition d’avoir repris les hostilités. Il a également indiqué que les frappes aériennes de lundi méritaient  une enquête profonde et impartiale ».

    Chacun sait que le concept de guerre propre ou de frappes chirurgicales qui épargneraient les civils est un mythe. On se souvient  ainsi du bombardement  par l’US Air Force en octobre  2015 de  l’hôpital de MSF (Médecins sans frontières) de Kunduz en Afghanistan, une «erreur» ( ?) qui elle, avait été révélée au grand public. Autre «bavure», en fin de semaine dernière des avions de la Coalition ont bombardé une position tenue l’armée syrienne Deir Ezzor (nord-est de la Syrie).

    Il y a quatre jours Le Figaro  faisait état de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, «à  la demande de la Russie » pour avoir des éclaircissements sur ce bombardement . Il n’était pas «intentionnel» a expliqué  l’ambassadrice américaine  auprès des Nations Unies Samantha Power. Celle-ci décrite par wikipédia comme une militante  des droits  de l’homme à Harvard et un soutien de longue date de Barack Obama  «s’est livrée ensuite à une violente critique contre Moscou qui a convoqué cette réunion, parlant de moralisme, de mise en scène et de cynisme». Toutes choses dont la diplomatie américaine  ne peut bien évidemment pas être taxée…non ?

    La reprise de  Deir Ezzor est un enjeu hautement stratégique, une ville nous l’évoquions sur ce blogue, où 200 000 Syriens sont  assiégés depuis des mois par l’EI et dans laquelle l’aviation russe a fait parvenir des tonnes de nourritures à la population affamée,  dans les  quartiers contrôlés par les forces armées du gouvernement légal syrien. Une zone  pétrolière où sévissent  notamment des miliciens islamistes de nationalité française et où les terroristes du Front al-Nosra  -ceux qui «font du bon boulot» selon Laurent Fabius- se sont signalés par des attaques  et des attentats  contre les villages et les églises des chrétiens Syriaques.

    La recension de la situation en Syrie est toujours marquée dans les médias Français, à de notables exceptions près, par un fort parti-pris anti Assad et anti russe ce qui n’est pas pour surprendre quand on connait la coloration idéologique des grands groupes financiers qui contrôlent la quasi totalité des canaux d’information. Reste que sous l’effet de la poursuite du conflit, de ses conséquences géopolitiques (terrorisme, invasion migratoire…)   en Europe, et  des éclairages alternatifs auxquels  ont désormais accès les citoyens sur internet et les réseaux sociaux, une vision moins manichéenne  des événements  se fraye (parfois)  un chemin dans les « gros » médias ».    Ce qui ne change pas cependant constate Bruno Gollnisch,  c’est le crédit donné à  l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), officine décrit laconiquement par Le Figaro comme «une ONG installée à Londres et disposant d’informateurs sur le terrain», «une organisation disposant d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre…».

    Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, rappelait pourtant  que si «le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale», l’OSDH, «dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales (…)  est devenu la source d’information privilégiée voire unique (des médias) ». Or, «c’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’OSDH  s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris.» «Je suis tout de même surpris  que les médias occidentaux et en particulier français, l’utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane» faisait mine de s’étonner M. Chouet…Un manque de curiosité de la presse française, pour dire les choses poliment,  qui ne se limite certes pas  au conflit syrien.

    http://gollnisch.com/2016/09/22/ca-suffit/