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ZOOM - Louis Aliot : "Nos politiques sont des apprentis-sorciers qu’il faut mettre dehors"
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La France sous Hollande, médaille d'argent... des pays les plus taxés.
Pour celui qui se disait parti en guerre contre la finance,le résultat est plutôt bien nul :
"Aussi, un bon exemple vaudra mieux que de longs discours.Partons de l’hypothèse suivante : un débutant décide de réaliser son premier investissement immobilier. Son choix s’arrête sur un bien présentant les caractéristiques suivantes :
- prix d’achat de l’appartement : 60 000 euros
- frais d’agence : 5500 euros
- frais de notaire : 6000 euros
- financement de l’opération : fonds propres, ce qui, évidemment, est à proscrire !
- loyer : 500 euros
- base du calcul : 20 ans
Dans cet exemple, vous allez voir que celui qui gagne facilement de l’argent n’est pas celui que l’on croit !
Notre investisseur est plutôt content de son acquisition qui lui permet de dégager une rentabilité d’environ 10 % brute : il conserve donc cet appartement durant 20 ans.
Durant ce laps de temps, voici ce que cette opération va rapporter au fisc :
- TVA sur commission d’agence = 1078 euros (si TVA à 19,6%)
- frais de notaire (part du fisc) = 3 900 euros, soit environ 65 % des frais dits « de notaire »
- taxe foncière = 550 euros / an soit 11 000 euros au bout de 20 ans
- impôts sur les revenus locatifs + prélèvements sociaux = 1200 euros par an ; partant du principe que notre investisseur laissera environ 20 % de ses revenus locatifs en impôts, soit 24 000 euros. Ceci sera évidemment fonction de la composition du ménage, des autres revenus, des éventuels crédits et réductions d’impôts…
- taxe d’habitation 500 euros par an soit 10 000 euros, réglée par le locataire
Soit au total près de 50 000 euros ! À 10 000 euros près, c’est le prix de l’appartement ! C’est pourtant bien l’investisseur, personne privée, qui a pris le risque !!!
Il y aura encore une taxe sur la plus-value si, au bout de 20 ans, il décide de revendre, les biens n’étant exonérés de cette taxe qu’au bout de 22 ans et de 30 ans pour les prélèvements sociaux. Tout dépendra du prix de revente, de la plus-value réalisée, des éventuels travaux à déduire… Complexité fiscale oblige !"
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Trump et la gauche Banania
Dans le Nevada, 44% des électeurs latinos ont voté pour Trump contre 29% pour Marco Rubio, dont les origines n’ont pas eu l’effet escompté.
La gauche morale a presque tout perdu sous les coups du réel. Il ne lui reste plus guère, comme fonds de commerce, que la culpabilisation de l’homme blanc. Elle se complaît dans la victimisation des immigrés présumés irresponsables dans une version paternaliste et rose vif de Tintin au Congo.Le monde étant ce qu’il est, même les moralistes doivent bien vivre et gagner des élections. Le think tank français de gauche, Terra Nova, recommande ainsi de s’appuyer sur les minorités en partant du principe qu’elles voteront pour quelqu’un issu de leur rang ou qui défend leurs intérêts particuliers. Opposées à une majorité nationale fragmentée, elles seraient la clef de la victoire. Il est sans doute inconscient d’appuyer sur des fractures pouvant aboutir à la libanisation du pays. Passons, c’est l’avenir, pense la gauche, et on sait à quel point elle aime être dans le sens de l’Histoire, quel qu’en soit le prix à payer pour les autres. Le préjugé méprisant selon lequel les minorités ethniques ou sexuelles seraient incapables de s’intégrer au point de réagir en citoyens et non en opprimés fait pourtant long feu.
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Depuis 2000, deux millions de personnes sont devenues françaises...
Lu dans Minute :
"La fable, on la connaît – pour écrire comme Hollande parle. Elle consiste à dire et à répéter, statistiques à l’appui, que les chiffres de l’immigration sont stables. Dans son ouvrage monumental ImmigrationLa Castastrophe, Que faire ? (éd. Via Romana), dont nous rendrons bientôt compte, Jean-Yves Le Galloupulvérise cette thèse.
La transformation d’étrangers en français, par naturalisation, est un des moyens, et un moyen simple, de modifier la substance de la population française pendant que les statistiques permettent de clamer qu’il ne se passe rien. Par définition, un étranger qui devient français sort de la catégorie des étrangers. Or le rythme des naturalisations est effréné. L’acquisition de la nationalité française se fait principalement de trois manières : par naturalisation, par mariage et par déclaration anticipée (des jeunes qui, sans attendre d’avoir la majorité, font la démarche de devenir français).
Au total, les différents modes d’acquisition de la nationalité française font plus de 100 000 néo-Français chaque année (il y en eut même près de 170 000 en 2004 !). Depuis le début du siècle, soit depuis l’an 2000, ce sont environ 2 millions de personnes – oui, deux millions ! – qui sont devenues françaises ! En seize ans..."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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A Calais… C’EST LA GUERRE (vidéo) ! : routiers et automobilistes caillassés, riverains poursuivis avec des couteaux, policiers blessés !
Suite au démantèlement d’une infime partie de la jungle les clandestins se sont livrés à des violences extrêmes. De nombreux véhicules ont été endommagés, des crs blessés, des citoyens menacés. Telle fut la journée du 29 Février a Calais. Nous nous sommes fait gazer et caillasser pour vous apportez la Vérité.Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, insécurité, lobby 0 commentaire -
« Une vie ne vaut rien ; rien ne vaut une vie »
André Malraux était un curieux auteur, souvent prolixe et confus, parfois illisible, mais dans ses grands jours (hélas rares), il était exceptionnel. Ce fut le cas lorsqu’il forgea ce chiasme grammatical qui résume à la perfection les XXe et XXIe siècles de l’ère dite « chrétienne » (probablement par antinomie, car jamais l’on n’y respecta le commandement de charité).
La première moitié du chiasme illustre admirablement les années terribles 1914-1980, où deux guerres atroces, qui ont détruit l’essence et l’indépendance de l’Europe, l’immonde barbarie marxiste, les génocides de la décolonisation se succédèrent ou s’associèrent pour faire du XXe siècle le plus sanglant et le plus barbare de l’histoire humaine telle qu’on la connaît (ou que l’on croit la connaître). La seconde moitié du chiasme – soit le triomphe de l’individualisme & de l’hédonisme – caractérise le monde occidental depuis les années 1960 et, depuis les années 1980, la quasi-totalité des autres pays, débarrassés de l’ignominie marxiste et non touchés par la recrudescence de barbarie musulmane.
De nos jours, toutefois, en zones (encore) riches et (presque encore) prospères d’Europe occidentale et scandinave, les deux parties de la phrase de Malraux (tirée de l’un de ses rares romans qui ne déclenchent ni la migraine ni l’hilarité du lecteur : Les Conquérants) s’appliquent simultanément.
Une vie d’enfant poignardé ou assassiné par un voleur de voiture en cavale, une vie de clients de bar ou de magasin mitraillés, de femmes violées, puis parfois assassinées, de passants soufflés par une explosion, ne vaut manifestement rien, hormis les larmes de crocodiles des pantins de la politique et des pitres des media, qui, tous, connaissent l’origine de la plupart de ces crimes : le racisme anti-européen et le fanatisme musulman inutilement importés, pour complaire aux bienfaiteurs, sponsors, investisseurs islamo-pétroliers. Une fois pour toutes, il faut arrêter de distinguer les termes musulman et islamiste fanatique, puisque le Djihâd est ordonné à tout musulman en bonne santé par neuf sourates coraniques et, vis-à-vis des assassins non-musulmans, il faut cesser les arguties pseudo-humanistes concernant leur réinsertion.
Puisque l’humanité souffre (ou semble souffrir) de surpopulation – ce sont des experts qui nous l’affirment -, les familles des victimes pourraient au moins espérer que les assassins capturés vivants soient exécutés, ainsi que leurs complices. Hélas, à ces meurtriers, à ces pervers, à ces fous furieux fanatiques sortis d’un cauchemar moyenâgeux, nos merveilleux politiciens appliquent la seconde partie du chiasme de Malraux.
Rien n’est plus précieux que la préservation, dans une jolie prison dotée d’un tas d’avantages matériels, de la vie d’assassins, de fanatiques meurtriers, de psychopathes, d’alcooliques et de drogués dangereux, sans oublier les tueurs pervers, qu’on laisse ensuite sortir pour qu’ils puissent de nouveau donner libre cours à leur criminalité, à leurs perversions, à leur capacité illimitée de nuisance, inscrites dans leur génome et non réprimées par une conscience éthique, par définition inexistante chez ces rebuts de l’humanité.
Une seule conclusion s’impose : l’espèce humaine n’a pas progressé moralement depuis l’aube des temps historiques. Au moins, nos ancêtres savaient-ils qu’il n’est pire bête féroce que certains êtres humains et qu’une bête nuisible doit être éliminée. Cette antique sagesse, fruit du plus élémentaire bon sens, a disparu, anéantie par une naïveté confinant au crétinisme. Et même les Suisses, que l’on a connus mieux inspirés, se laissent convaincre par une propagande absurde de ne pas expulser les immigrés criminels, à défaut d’en débarrasser définitivement le genre humain.
Ces tristes constatations, bien en phase avec notre époque où les dingues triomphent à la ville et aux écrans, petits et grands, poussent tout naturellement à évoquer un autre aphorisme de l’auteur cité en introduction. Pour qualifier les contorsions mentales des pitres pseudo-humanitaires actuels, on ne peut en effet mieux faire que de soupirer avec Malraux : « C’est là où l’extrême subtilité affleure mystérieusement le niveau de la connerie ».Docteur Bernard Plouvier
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Sur Numero Zéro d'Umberto Eco, en hommage /Théories du complot : l'inutile découverte
par François-Bernard HuygheEx: http://www.huyghe.fr
Dans son dernier roman Numéro zéroUmberto Eco décrit la rédaction d'un futur quotidien au début des années 90. On y bidonne tout, des horoscopes aux avis mortuaires, et le journal, aux rédacteurs ringards et aux moyens restreints, et il n'est en réalité pas destiné à paraître. Il servira plutôt d'instrument de chantage à un capitaine d'industrie : il menacera ceux qui lui font obstacle de lancer des révélations scandaleuses ou des campagnes de presse.Cette histoire, et cette critique un peu convenue des médias "classsiques" se croise avec la naissance d'une théorie que l'on dirait aujourd'hui conspirationniste : un des journalistes commence à se persuader que ce n'est pas Mussolini qui a été exécuté et dont on a vu le cadavre pendu par les pieds à la Piazzale Loreto en 1945, mais un sosie. Partant de détails du récit des derniers jours ou de l'autopsie qui ne colleraient pas, le journaliste ne cesse de trouver des bizarreries dans l'histoire de ce cadavre. Par ailleurs, le vrai cadavre du Duce, enterré secrètement a été effectivement enlevé par un commando de jeunes néo fascistes pour finir remis à sa famille en 1957. Un essai de Sergio Luzzato, récemment traduit, "le corps du Duce" analyse d'ailleurs cette histoire vraiment très romanesque de cadavre caché, enlevé, encombrant, honoré, retrouvé, etc.Et Eco de décrire la construction d'une théorie par le journaliste qui part du postulat que les partisans n'ont pas tué le bon Mussolini. Dans un pays où l'on pratique beaucoup le "dietrismo" (l'art d'imaginer de tortueuses manœuvres derrière -dietro- la version "officielle" de l'Histoire), cela marche bien. Tous les ingrédients qui nourrissent les bonnes conversations de table en Italie - Vatican, affaire Gelli, organisation Gladio chargée de faire du "stay behind" en cas d'invasion soviétique, tentative de putsch du prince Borghese bizarrement annulée, inévitable attentat de la Piazza Fontana et autres massacres d'innocents qui le suivront, autres "coïncidences", contradictions et affaires jamais expliquées sur fond de manipulations et stratégie de tension... Évidemment le journaliste se fait assassiner.Et c'est à ce moment que le livre, par ailleurs astucieux et entraînant, pose une hypothèse intéressante qui pourrait être que trop de complot tue le complot.Dans "Le pendule de Foucault", bien des années avant "Da Vinci Code", Eco imaginait un délirant qui, partant d'éléments faux, construisait une explication de l'Histoire par des manœuvres secrètes, Templiers, groupes ésotériques et tutti quanti. À la fin du livre, l'enquêteur se faisait également tuer, et l'auteur nous révélait à la fois que les constructions mentales sur une histoire occulte, qu'il avait fort ingénieusement illustrée pendant les neuf dixièmes du livre, étaient fausses, mais qu'il y avait aussi des dingues pour les prendre au sérieux. Et tuer en leur nom.Ici, dans "Numéro zéro", il se passe presque l'inverse. Le lecteur (qui n'a pas pu échapper aux nombreux livres et articles sur les théories du complot ne croit pas une seconde aux hypothèses du journaliste. Quand il est assassiné, son collègue (l'auteur parlant à la première personne) se sent menacé. Mais, coup de théâtre, à ce moment est diffusée une émission de la BBC "Opération Gladio" (authentique : on peut voir sur You Tube ce documentaire de près de deux heures et demi. présenté pour la première fois en 1992, année où est sensé se dérouler le livre). Or, le documentaire, truffé d'interviews des acteurs, révèle d'effroyables histoires sur une supposée armée secrète d'extrême droite, en rapport avec la CIA, le MI6, l'État italien et autre, exécute secrètement crimes et massacres, y compris en tentant de les faire attribuer leurs méfaits à l'extrême gauche. Ce qui, soit dit en passant, devrait nous rappeler que la théorie du complot n'est pas un monopole des populistes de droite."Numéro zéro" se termine un peu en queue de poisson, du moins du point de vue narratif : puisque toutes ces histoires de complot sont notoires, plus personne n'a de raison de tuer personne, et l'histoire se finit bien.Mais le paradoxe soulevé mérite l'attention. Il y a des dizaines de théories sur l'assassinat de Kennedy, à peu près autant sur les massacres des années de plomb. Parmi toutes ces théories, il y en a forcément une qui doit être vraie mais nous ne saurons sans doute jamais laquelle.En revanche, l'inflation des révélations et pseudo-révélations a produit quelque chose qui ressemble à une incrédulité résignée de masse. Il faut s'habituer à l'idée qu'une vaste partie de la population puisse simultanément se persuader d'être abusée par les mensonges fabriqués par des appareils politiques et médiatiques et ne pas se révolter, ou du moins accepter de continuer à subir un système qu'ils croient profondément perverti et néanmoins indépassable. Comme si Eco nous suggérait que, quand tout le monde sait qu'il y a secret, ce que cache le secret n'a plus aucune importance.Lien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, divers, géopolitique, lobby 0 commentaire -
JT du Mercredi 2 Mars 2016 : Société / M. Le Pen au secours des agriculteurs
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« A vous glacer le sang »
Pour les adversaires du FN, c’est bien connu, si le Mouvement national rencontre un succès et une audience croissante c’est parce qu’il «surfe sur les peurs», «le désespoir», «flatte les bas-instincts», voire incite à la «haine». Certains se sont encore livrés à cette grille de lecture, intellectuellement peu fatigante mais idiote, pour expliquer l’accueil particulièrement chaleureux qui a été réservé hier à Marine Le Pen et à la délégation FN au Salon de l’Agriculture. Marine a notamment fait mouche dans sa dénonciation de cette Europe de la destruction ultra libre échangiste, symbolisée par le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan: «Si on veut sauver la peau des agriculteurs, il faut avoir la peau de Hogan (…). La politique agricole commune fait partie, avec l’espace Schengen, des « deux grands échecs de l’Union européenne (…). Les agriculteurs ont la corde du libre-échange autour du cou, et chaque année on tranche un peu plus les pieds du tabouret que représentent les subventions ».
Les partis bruxellois, les gardiens du dogme européiste comme la FNSEA, frémissent à l’idée de voir les agriculteurs rejoindre massivement les catégories populaires, à l’instar des classes moyennes converties de plus en plus au vote national. Dans son éditorial sur RTL, Alain Duhamel a constaté ce que tous ses confrères ont noté, à savoir «qu’à la différence de François Hollande ou de Manuel Valls, la présidente du FN a reçu un accueil cordial lors de sa déambulation.»
«Elle (Marine, NDLR) est la première récupératrice de voix de France. Elle est une machine attrape-tout. Évidemment quand elle arrive en disant : de toute façon je suis une inconditionnelle, je suis d’accord avec tout ce que vous dites (…), au degré de colère et quelquefois de désespoir qu’ils (les agriculteurs, NDLR) ont atteint, il est probable que pour eux, ça soit ça qui l’emporte (…) Ce qu’elle fait avec les agriculteurs, elle le fait avec tout le monde. (…) C’est cynique, c’est démagogique, mais c’est extrêmement efficace.» Et d’ajouter qu’«entre la polémique sur la réforme du droit du travail, les tensions à Calais et la montée de Donald Trump dans le camp républicain auxEtats-Unis (qui a remporté sept Etats sur douze lors du Super Tuesday, NDLR) , tout sourit au FN. Donald Trump est grossier, vulgaire, violent et raciste, mais il est talentueux, très riche et il réussit très bien et la presse américaine le compare à Marine Le Pen.»
Les dirigeants du FN et sa présidente, comparés hier à l’Etat islamique, aujourd’hui à M. Trump, ne seraient donc animés par aucun idéal, aucune rectitude morale, aucune sincérité, aucunes valeurs et seraient forcement des cyniques-menteurs-démagos-manipulateurs … Cette antienne mille fois rabâchées est surtout le signe d’une peur de la Caste vis-à-vis des Français qui entendent tout simplement le rester; mais elle ne manque pas d’être inquiétante car elle peut justifier demain tous les coups tordus, antidémocratiques, contre le verdict des urnes.
Paris-Match a mis hier en ligne sur son site un entretien avec le sociologue de gauche, Michel Wieviorka, «spécialiste des fractures sociales, des violences et du racisme, initiateur avec Daniel Cohn-Bendit de l’appel à une primaire à gauche.»M. Wieworka était questionné notamment sur son dernier roman de politique fiction, « Le Séisme : Marine Le Pen présidente», qui décrit les six premiers mois, forcément chaotiques et affreux, de l’arrivée de Marine à l’Elysée.
Le sociologue confesse son penchant pour «Martine Aubry et Cohn-Bendit, les deux seuls à posséder des qualités de crédibilité politique et à pouvoir répondre à des attentes de gauche. Mais ils ne veulent pas y aller. Je crains donc qu’à la présidentielle, la victoire appartienne soit à la droite, soit à Marine Le Pen.» «Elle a une grande chance d’être élue si elle a François Hollande en face d’elle au deuxième tour» pronostique-t-il. «Une partie de la droite préfèrera voter pour elle. Et les électeurs de gauche sont tellement déçus qu’ils se mobiliseront peu en faveur de Hollande. Ce scénario est donc loin d’être une fiction farfelue. J’espère que mon livre va faire réfléchir, et réagir » (sic).
Car dit-il encore, «qu’il s’agisse de la sortie de l’euro, du rétablissement de la peine de mort et autres promesses, son programme se révèlera inapplicable et on rentrera dans une spirale de tensions et de violence.» Et de détailler son scénario pour faire peur aux (grands) enfants : «Alain Finkielkraut, dont Marine Le Pen pense qu’il ferait un bon ambassadeur en Israël, pète les plombs à la télévision. Eric Zemmour est contraint de démissionner du ministère de l’Éducation. Gilbert Collard propose de rouvrir le bagne pour y envoyer les terroristes, et beaucoup d’autres. Adeline Hazan est virée de son poste de contrôleur des prisons. Marion Le Pen conduit un bulldozer et détruit une mosquée. La violence rôde. Tout cela peut être drôle, c’est terrifiant. A vous glacer le sang» (sic).
Ce qui est tout à la fois drôle et terrifiant de notre point de vue, c’est que Paris-Match estime ici que Michel Wievorka «déroule sa parfaite connaissance de la société française, de ses acteurs et de ses élites». Et ce qui peut éventuellement glacer le sang, ce sont les menaces proférées par un certain nombre de hiérarques socialistes en cas d’un vote majoritaire pour la candidate du camp patriotique, national, souverainiste.
Minute revient dans son numéro qui vient de paraitre sur les paroles lourdes de sens prononcées par François Hollande le 19 février sur France Inter: «L’Europe a les moyens juridiques d’empêcher un pays de froisser les principes démocratiques.» «Si un parti d’extrême droite prenait le pouvoir, (des) procédures s’appliqueraient», «un pays peut être suspendu de l’Union européenne.»
Et l’hebdomadaire de rappeler que selon le traité de Maastricht, «l’UE n’est pas fondée sur un espace de civilisation mais des valeurs, les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les hommes et les femmes.»
«C’est beau comme une déclaration à la Jacques Prévert, ça ne veut absolument rien dire, mais c’est suffisamment totalitaire pour qu’un régime de droite dure, voire tout simplement de droite, soit considéré comme contrevenant à ces principes. Ne parlons même pas d’un pouvoir qui voudrait instaurer la préférence nationale…».
Criminalisation de la préférence nationale qui s’accompagne plus largement, constate Bruno Gollnisch, là aussi au nom des valeurs socialo-bruxelloises, d’une immigration de peuplement et de son corollaire, une politique de naturalisations massives, «moyen simple de modifier la substance de la population française». Et Minute de souligner dans ce même numéro que «deux millions de néo-Français ont obtenu la nationalité française»…depuis l’année 2000. De quoi rassurer MM. Hollande, Duhamel et Wievorka?
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Marine dans son Salon
Consternation dans les rangs des journalistes mardi : l’accueil de Marine Le Pen est excellent. Sur RMC, les Grandes Gueules guettent l’incident minute après minute : « La visite de Marine Le Pen semble se passer très bien. » Puis, juste après : « Il se confirme que tout se passe toujours bien pour la délégation FN dans les rangs des éleveurs »… Non seulement la présidente du FN ne se fait ni insulter ni huer, mais son passage est salué de véritables ovations, de salves d’applaudissements, de « bravo » et de « Marine présidente ». Évidemment, ça tranche avec les jets de bouse, les hurlements de colère et les noms d’oiseaux que les agriculteurs ont réservés à François Hollande, Manuel Valls et Stéphane Le Foll (Présent des 1er et 2 mars).« Marine, sors-nous de l’Europe ! », ça se bouscule ferme pour approcher la présidente du Front national qui est venue apporter aux éleveurs français un soutien sans condition. Elle n’a cessé de le marteler face aux journalistes qui s’offusquaient de sa formule : « Je comprends la colère des agriculteurs, je les soutiens de manière inconditionnelle. » De même qu’ils se sont scandalisés, Ruth Elkrief en tête, de ses déclarations de combat : « Si on veut sauver la peau des agriculteurs, il faut avoir la peau de Hogan » (le commissaire européen chargé de l’Agriculture).
Quand Hollande et Valls ont dû raccourcir leurs visites, Marine Le Pen a passé plus de dix heures dans les allées du Salon auprès d’agriculteurs à qui elle a aussi exposé ses solutions : l’étiquetage obligatoire de l’origine des aliments, la régulation des volumes produits, les modalités d’attribution des aides, la levée des sanctions contre la Russie, la lutte contre le dumping social, l’arrêt du traité transatlantique…Plus encore que l’année dernière où Jean-Michel Apathie déclarait déjà tout contrit : « Jean-Marie Le Pen était régulièrement accueilli au Salon de l’Agriculture par des sifflets et des huées, Marine a reçu aujourd’hui un accueil de rockstar », la présidente du FN semblait perçue cette année comme une solution par ces paysans qui ne sont pourtant pas traditionnellement des sympathisants du Front national. Mais c’est en train de changer assez radicalement. Selon une estimation du baromètre BCA Terre-net d’avril 2015, 36 % des agriculteurs se disent prêts à voter pour Marine Le Pen en 2017 contre 19 % en 2012. Elle est également la présidente d’un parti dont les électeurs aiment le monde paysan. Le baromètre d’image des agriculteurs publié dimanche 28 février par Ouest-France indique en effet que ce sont les électeurs du FN qui sont les plus forts soutiens des éleveurs.
Caroline Parmentier
