actualité - Page 4215
-
ZOOM - JEAN-PAUL CHAYRIGUES DE OLMETTA : « PORTRAIT D’UN GAVROCHE MONDAIN EN LIBERTÉ »
-
Formation à l'action politique et culturelle
Un de nos jeunes lecteurs nous communique ce qui suit :
"Il existe des milliers d’ouvrages dans nos bibliothèques pour se former à la pensée politique mais les ouvrages pour se former à une méthodologie de l’action politique et culturelle sont rares.
Ichtus a donc mis en place un cycle de cinq séances de formation sur cette question à partir de la pensée de Jean Ousset. L’objectif est d’apprendre concrètement à penser son action, à la concevoir et à la mettre en œuvre avec efficacité mais aussi à mettre en conformité les moyens avec les buts recherchés.
Car comme le dit Jean Ousset : « On ne saurait s’y prendre pour construire comme on s’y prend pour démolir. ». On ne peut combattre la subversion avec les moyens qu’elle emploie.
Chaque séance sera construite de la façon suivante :
- Un temps de témoignage par un entrepreneur du mouvement social qui montrera comment il est passé de l’idée à la réalisation
- Un temps de formation par un des membres de l’équipe Ichtus à partir de la méthodologie proposé par Jean Ousset.
- Un temps pour avec des professionnels pour proposer des outils concrets et efficaces.
Pour vous inscrire : http://www.ichtus.fr/events/action-politique-et-culturelle/
Jeudi 4 février 2016
1 – Ouverture par Bruno de Saint Chamas et Alban Gérard
Les fondements de l’action politique par le Frère HumbrechtMercredi 9 mars 2016
2 – Penser l’action pour qu’elle soit conforme à son but
Une action politique sous le primat de la culture
L’organisation dans l’entreprise par François Bert, consultant en RHMercredi 13 avril 2016
3 – Quels instruments, quelles méthodes employer pour une action efficace ?
Comment passer de l’idée à sa réalisation par Charles Beigbeder, entrepreneur
La gestion de projet par Guillaume AngierMercredi 11 mai 2016
4 – A chaque circonstance son type d’action
Témoignage des Gavroches : action de rue autour d’un tableau
Témoignage d’action dans différentes associations
Utilisation de l’action culturelle par Nicole BuronMercredi 8 juin 2016
5 – Comment être acteur de l’action de demain par Guillaume de Prémare et Alban Gérard
La parole militante de Clotilde Brossollet des Gavroches
Clôture par Bruno de Saint ChamasCes soirées de formation seront animées par Guillaume de Prémare et Alban Gérard, argumentées à travers l’enseignement d’acteurs de premier plan et illustrés par des témoignages concrets."
-
France : vers une dictature ultra-libérale communautaire à l’américaine ?
Source : Boulevard Voltaire
Tout le monde comprend que c’est le patronat qui exige l’immigration de masse pour écraser les salaires.Depuis 2005, quand la quasi-totalité de la caste médiatico-politique s’est essuyé les pieds sur le vote populaire majoritaire, on s’achemine vers une dictature ultra-libérale communautaire à l’américaine.
Elle se partage le pouvoir en alternance depuis que l’ex-PCF anti-immigrationiste s’est rallié au libéralisme et que le FN n’est pas encore assez puissant pour y faire barrage.Tout le monde comprend que c’est le patronat qui exige l’immigration de masse pour écraser les salaires, mais aussi un flux sans fin, car il faut mettre en concurrence les derniers arrivés des migrants, prêts à tout accepter et subir et moins exigeants que ceux qui les ont précédés.
Profitant d’une forte population de culture islamique en France, une minorité salafiste, issue d’un islam rigoriste et soudoyée par les pays du Golfe, a trouvé un terreau favorable au recrutement et à la fabrication d’une armée de fanatiques religieux, dans la foule d’inadaptés mécontents de leur sort qui végètent de façon endémique au sein de communautés réfractaires à notre mode de vie.
Pourtant, l’ennemi, ce n’est pas l’islam, y compris salafiste, mais la tête pensante qui achète le personnel politique promoteur de l’immigration, manipulateur et fournisseur d’armes aux terroristes. Fabius n’a-t-il pas déclaré cyniquement qu’Al-Qaïda a fait du bon boulot en Syrie et n’a-t-on pas vu l’homme de main de l’oligarchie américaine McCain sur une photo visible sur la Toile, en compagnie du chef de Daech, Abdelhakim Belhadj ?Le caractère artificiel de cette thèse apparaît dans les frasques de prétendus islamistes, ex-habitués des bordels et des beuveries, fraîchement « convertis » à la foi et à l’abstinence, qui se sont lâchés en Allemagne, enhardis par une culture de l’impunité accordée aux « ilotes » du système complice objectif du patronat, des politiciens achetés et soutenus par la plèbe des idiots utiles du capital financier.
Il faut exiger l’arrêt total de l’immigration rejetée par 70 % des Français, fer de lance du patronat dans sa lutte de classe contre les salariés, qui doivent se mobiliser contre le pouvoir à la botte des multinationales. Rompons avec l’impasse de l’alternance entre les immigrationistes achetés de gauche et de droite à la botte du patronat français qui tire les ficelles.La classe ouvrière, qui a perdu son indépendance politique, peut la regagner en investissant les organisations prônant la triple sortie et les pousser à passer des alliances électorales avec le FN en le prenant au mot, sur la base minimale de la triple sortie (euro, Union européenne, OTAN) pour rétablir la politique du CNR, charte progressiste unitaire qui a fait ses preuves.
Mao et Staline ont bien conclu des accords tactiques avec leurs pires ennemis Tchang Kaï-chek et Hitler, l’un pour vaincre les Japonais et l’autre pour diviser les bellicistes européens antisoviétiques !
Robert Politzer
-
Enfants de paires homosexuelles : « Toutes les études sont invalides »
« Toutes les études sont invalides » sur l’adoption d’enfants par des paires homosexuelles a expliqué le docteur Pierre Lévy-Soussan, psychiatre, psychanalyste et auteur de Destins de l’adoption. Il était l’invité de l’émission « Le Rendez-vous santé », présentée par Brigitte Milhau, sur LCI.
-
JOURNAL DU MERCREDI 20 JANVIER 2016 : INTERNATIONAL / L’OLIGARCHIE FAIT SALON À DAVOS
Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, international, lobby 0 commentaire -
La politique familiale en Grèce et les réponses proposées par Aube Dorée
Alain Escada interroge Irène Dimopoulou-Pappa, journaliste grecque, proche d’Aube Dorée sur la politique familiale en Grèce et les réponses proposées par ce parti.
-
L’État-zombie
Aux premières rencontres du Carrefour de l'Horloge, je fus gentiment convié à intervenir sur un sujet qui m'est cher aujourd'hui – celui, épineux, de l’État.
Je pus dès lors développer succinctement l'idée de « l'Etat zombie », dont je fais ici un compte rendu écrit à l'attention de tous ceux qui me le demandèrent.
1 – Je parlai de la question de l’État en France, au prétexte que cette question se pose avec plus d'acuité dans notre pays que sous d'autres tropiques. On a dit que, contrairement aux autres Nations, l’État, en France a existé avant la nation, tandis que, généralement, la nation préexiste avant qu'elle ne se dote d'un État. Par nation, vous pouvez entendre « peuple ». Cela peut paraître excessif ; disons plutôt que l’État et la nation en France se sont créés de façon concomitante. Cela fait de la France un Etat-Nation par excellence : l’État et la Nation étant à ce point chevillés charnellement dans l'Histoire qu'il semble que s'en prendre à l’État, pour un Français, c'est s'en prendre à la Nation du même coup.
2 – Sans entrer dans un long développement philosophique sur la nature de l’État, je me contentai d'en exprimer les objets, les sources de sa légitimité et les justifications de son existence. D'une manière générale, l’État est censé défendre des intérêts. Dans une conception marxiste, l’État est fondé pour défendre les intérêts de la classe dirigeante. Dans une conception nationale, l’État doit défendre les intérêts du peuple, ou des populations, ou des individus qui le composent, qu'il a l'honneur de présider. Par « défendre les intérêts », il faut entendre « garantir la survie et promouvoir la puissance ». Dans une conception hobbesienne, l’État trouve sa légitimité par la concorde civile, par la paix, qu'il établit dans la société, notamment en introduisant parmi les hommes l'ordre et la justice. En résumé, l’État trouve la justification de son existence dans la défense des intérêts du peuple qu'il permet, et dans la concorde civile qu'il assure.
3 – Le problème actuel, c'est que l’État (pour ne parler que du cas Français) a, absolument et systématiquement, inversé tous ses objets originels. Par voie de conséquence, il est désormais possible de s'interroger sur sa légitimité.
Je n'écrirai pas ici tous les reproches qu'il est possible d'émettre à l’État actuel. Ils sont connus : infantilisation du citoyen, désarmement moral et spirituel, fiscalité impossible, inflation législative, application méthodique en vue du changement de peuple, introduction des germes de la discorde civile par la société multiculturelle mise en place, interdiction de défendre son honneur, soit individuel, soit national, bureaucratie, lourdeur, absence de projet, etc. En somme, ni le peuple, ni l'individu, ne voit ses intérêts défendus par l’État : au contraire, il les voit menacés par lui.
4 – Nous nous retrouvons donc en face d'un État à son stade zombie. Les films sur les zombies font florès aujourd'hui, or, qu'est ce qu'un zombie ? Quelque chose autrefois bien portant, désormais mort, qui avance lentement, qui est lourd, qui ne ne pense plus, et qui n'a plus d'autres projets que de se retourner contre sa propre famille, ses anciens congénères, pour les dévorer. L’État actuel est zombie. Autrefois efficient, désormais lourd, incapable de penser, de se projeter, et dont l'unique objet, même s'il est inconscient, est de chercher à dévorer son propre peuple.
5 – Face à ce constat, une critique simpliste mais qui n'en demeure pas moins pertinente : « Ce n'est pas l’État qui est en cause, c'est ceux qui le président. Pourquoi incriminer le véhicule quand il ne s'agit que de la nullité du conducteur ? ». Façon de dire, changez de président de la République et de ministres, mettez Marine Le Pen, Philippe de Villiers, votre serviteur, Napoléon ressuscité ou Dieu le père, et tout pourrait entrer dans l'ordre. Réflexion d'une banalité confondante, à laquelle il faut répondre par l'Histoire : pourquoi un État est-il à son stade zombie ? D'abord, parce qu'il est mort.
Entendu que les morphologies politiques (la Citée, l'Etat-Nation, etc.) appartiennent à l'Histoire, alors il faut les inscrire dans une temporalité. Ce ne sont pas des « objets » absolus et éternels. Ils ont une jeunesse, un âge mur et une mort. L'Histoire montre des milliers de fois où des personnes de bon sens et de hautes capacités prirent le pouvoir à des moments où leurs empires étaient déjà moribonds. Ils parvinrent parfois à retarder l'échéance, mais ne renversèrent jamais la fatalité.
6 – Sans aller jusque là et ne pouvant, hélas, pas entrer dans les détails, il faut convenir que laréforme de l’État, à un stade où il est aujourd'hui à un niveau de complexité très élevée, que la corruption y règne, que ses ramifications sont partout et que son idée, en général, n'est plus soutenue, se révèle être d'une difficulté sans pareille. Quiconque prendrait le pouvoir sans avoir conscience que, face à un arbre qui est prêt à mourir (si l'on veut encore croire qu'il n'est pas déjà mort), il faille élaguer au maximum pour le voir refleurir, ne parviendrait pas à le diriger. Les nouvelles Lois qu'il ferait, les nouveaux règlements qu'il établirait, viendraient tous s'ajouter aux anciens et, tombant dans le tonneau des danaïdes, il en résulterait encore plus de lourdeur, d'incompréhensions et de complexité. A la tête d'un État zombie, pour le soigner, le diriger, il faut recourir au sécateur.
7 – Quoiqu'il en soit, ni vous, ni moi, n'avons le pouvoir, et nos amis qui espèrent un jour le prendre, n'en sont pas assurés. En attendant donc cette heureuse probabilité, si l'on souscrit à l'idée de l'Etat-zombie, il faut agir avec l’État comme on agirait en face d'un vrai zombie : il ne nous reste qu'à nous éloigner de lui, ou de lui tirer dans la tête.
-
Bernard Monot présente le Bulletin économique du Front National - 15/01/2016
-
Journal de la guerre infernale : la Turquie triomphante
De toute évidence Hollande est désorienté. Il vient de se rendre à Moscou pour y quémander l'aide et la compréhension du président Poutine mais avec guère plus de panache que la chancelière Merkel dans son exercice de lèche-babouches du sultan Erdogan en son palais de Yildiz le 18 octobre dernier. Depuis, les commissaires politiques bruxellois épaulés des chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit ont fait encore plus fort et sont venus à Bruxelles offrir la tête décrépite de l'Europe sur un plateau d'argent... d'une valeur de trois milliards, à un Davutoglu aussi sardonique qu'hilare(1)
À Bruxelles les 28 procèdent à un exercice approfondi de lèche-babouches
Un sommet en grande pompe qui avait pour but de fêter le sinistre couple Erdogan-Davutoglu, lequel couple venait tout juste, avec un cynisme sans pareil, en violation de toutes les lois de la civilité et de la guerre, d'abattre un appareil de la Fédération de Russie. L'Europe, ou ce qui prétend la représenter, a donc avalisé un authentique acte d'agression sournoise et s'est couchée dans l'espoir imbécile que le Turc noir tarira le flot de migrants dont il nous inonde(2). Autre forme d'une guerre non déclarée, mais bien réelle, que l'islamisme turc - celui des Frères musulmans protégés de la Maison-Blanche(3) - a lancé à l'assaut de nos démocraties moribondes.
L’affaire gravissime Soukhoï-24
Pendant ce temps le général Viktor Bondarev, chef d'état-major de l'armée de l'Air russe, vient de rendre public à Moscou, au cours d'une conférence de presse, des éléments qui ne laissent plus subsister aucune doute : l'aviation turque avait été informée du plan de vol du bombardier russe à géométrie variable, Soukhoï-24, le 24 novembre [voltairenet.org29nov.15]. Ceci en vertu des accords de coordination militaire passés avec l'état-major américain, et avait ainsi, de toute évidence, reçu des instructions lui permettant de se prépositionner pour abattre l'aéronef(4). Sachant que le Premier ministre turc revendique et se vante haut et fort d'avoir personnellement donné l'ordre de tir contre un appareil qui aurait, au mieux, traversé pendant dix-sept secondes l'espace aérien de la sérénissime République khazar [www.wsws.org27nov15]. Au pays des anciens ottomans le temps devient très élastique, reste qu'Ankara ne serait certainement pas aussi arrogante si elle ne s'adossait à une Union européenne confite en abjection.
Des mots qui n'ont rien d'excessifs si l'on garde à l'esprit que l'enjeu de tout ce désordre est la guerre universelle. Ce pourquoi tant de monde, et des plus huppés, s'est précipité à la conférence du Bourget, la Cop 21, non pour y parler de réchauffement climatique mais pour s'informer des risques d'embrasement général au Proche-Orient. Ajoutons - pour faire preuve d'un surcroît de mauvais esprit - qu'il devient in fine loisible d'imaginer, voire de supposer, que les coordonnées de vol des Russes aient été sciemment transmises à Incirlik(5) via Ankara afin que les Turcs envoient un « signal fort » au Kremlin, ceci, pourquoi pas, sur incitation directe du Pentagone. Donc un acte pesé et prémédité à charge des fauteurs de guerre d'ici et de là-bas.
C'est dire qu'à ce stade de tension et d'actions offensives, la guerre non déclarée entre l'Est et l'Ouest fait déjà rage... tout en demeurant toutefois hors du champ des écrans radars auxquels les opinions publics ont accès via les médias dits professionnels. Signalons qu'Erdogan et son Premier ministre Davutoglu, le 30 novembre, avec le toupet d'enfer qui les caractérise, ont catégoriquement refusé de présenter quelque excuse que ce soit à la Russie, mentant, truquant, falsifiant de façon éhontée, niant toute responsabilité dans l'incident à l'instar de l'emblématique loup de la fable. En faisant passer les Russes du statut d'agressés à celui d'agresseurs, le binôme turc, quoique tout à fait expert en inversion accusatoire, prend néanmoins les peuples européens pour plus demeurés qu'ils ne sont. Ils ne devraient en fin de compte pas l'emporter au paradis.
L'Europe paillasson
Tout cela serait sans doute consternant, et peut-être risible, si ce Monsieur Erdogan n'était venu pavoiser à Bruxelles où des dirigeants paillassons ne a plus quoi inventer pour lui complaire... par exemple en l'assurant de leur soutien, militaire et autre. Il est vrai que l'Union européenne est elle aussi en guerre - non officiellement déclarée - avec la Fédération de Russie, à la fois sur le front ukrainien (un instant oublié mais où les feux de la guerre se rallument actuellement) et sur le front des sanctions économiques, financières et politiques. À telle enseigne que pour le Danemark l'urgence n'est pas le contre-terrorisme en général, ni la chasse aux pirates en Mer Rouge devant les côtes somaliennes, mais de contrer « la menace russe ». Pour ce faire, d'après le quotidien Jyllands-Posten, Copenhague va déployer son navire l’amiral Absalon au large des côtes turques comme « résultat direct d’un regain d'activité de la Russie en Syrie ». L'on reste abasourdi par l'expression ahurissante d'une telle schizophrénie politique ! Par suite, il faut comprendre que pour le gouvernement danois, la menace ne provient pas de ceux qui sèment la terreur de Bagdad à Bamako via paris - même si les exécutants ne sont pas, et de loin, les commanditaires - mais de ceux qui les (combattent avec quelque efficacité let succès depuis le 30 septembre [sputniknews.com30nov15] !
On croit rêver, ou plutôt cauchemarder. D'autant que les Européens de souche semblent - pour l'instant - tolérer sans réagir cette inversion du pôle géopolitique et moral. Certes les Danois excipent pu fait qu'ils doivent faire montre de "solidarité" à l'égard d'Ankara exposée « aux violations par la Russie de son espace aérien et au déploiement de ses systèmes de missiles en Syrie ». Remarquons en passant - et cela, ni le tribunal de histoire ni celui des hommes ne devront l’oublier - que le déploiement de systèmes sol-air hypersoniques [Mach 6,2] russes S-400 Triumph en Syrie a suivi la destruction du Su-24 et non l’inverse. Ankara appelle donc au secours pour se prémunir contre les conséquences de ses crimes de guerre.
Et l’Union européenne, plus abrutie et veule que jamais, donne à la Turquie quitus de ses fautes et plus encore, s'engage aux côtés des islamo-kémalistes turcs qui n'ont d'autre ambition - à peine voilée - que de reprendre la conquête de l'Europe abandonnée le 12 septembre 1683 avec l'échec du siège de Vienne ! Autant dire hier. Projet pourtant en cours d'exécution avec l'envoi de vagues successives de colonisation. Cela au méchant prétexte de sauver ceux qui fuient des guerres allumées et entretenues par cet Otan dont se prévaut Erdogan afin de pousser en première ligne les forces résiduelles de l'Union, cette entité faillie. Toujours selon le support danois Jyllands-Posten, d'autres pays de l'Otan pourraient d'ailleurs répondre également et positivement aux demandes d'aide militaire de la Turquie : l'annonce devait en être faite lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan à Bruxelles, les 1er et 2 décembre 2015.
Verticalité de la montée en puissance des menaces
En dernière heure, Ankara aurait discrètement commencé à bloquer les Détroits pour interdire à la Flotte russe de la Mer Noire de gagner les eaux de la Méditerranée orientale [dnipress.com30nov15]. Cela signifie l'arrêt, ou le ralentissement, des approvisionnements des forces russes combattant en Syrie. Bien entendu Ankara ne manquera pas d'exciper de la Convention de Montreux (1936) sur le franchissement des détroits - notamment en temps de guerre - et d'en faire une interprétation allant dans le sens de ses sordides intérêts : le président Poutine n'a-t-il pas déclaré juste avant de s'envoler pour Paris (où il est arrivé avec deux heures de retard ce qui lui a permis de ne pas serrer la pogne de Hollande et de ne pas figurer sur la photo souvenir) le 30 novembre que « le Su24 n'avait été détruit en vol que pour empêcher la Russie de détruire les convois de camions citernes grâce auxquels Daech exporte le pétrole brut dont il tire son trésor de guerre ». Une accusation grave, surtout quand l'on sait que le propre fils d'Erdogan, Bilal, serait impliqué au premier chef dans ce trafic du Sang de la Terreur.
Au demeurant la fermeture des Détroits, si elle intervenait ouvertement, ne pourrait avoir d'autre issue que militaire. « Selon le système AIS6 de suivi des mouvements de navires, le lundi 30 novembre seuls les vaisseaux turcs se déplaçaient dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles où le trafic est interrompu et où nombre de navires sont massés des deux côtés du détroit. En outre, en Mer Noire, aucun bâtiment russe en provenance de Sébastopol et de Novorossiysk en direction du Bosphore n'est actuellement en mouvement » [marinetraffic.com30nov15].
Last but not least, le bruit court que le président Poutine aurait pris le 28 novembre une ordonnance relative à la 58e armée affectée à la zone du Nord-Caucase [globalsecurity.org]. Ordonnance qui dispose du déploiement à la frontière turco-arménienne, et de la mise en ordre de bataille, de 7 000 militaires dotés de moyens de guerre électronique, de combat anti-aérien de dernière génération, de lance-roquettes multiples, de lutte contre les formations blindées, d'artillerie lourde [eutimes.net28nov15]. Dispositif qui couvre la majeure partie du territoire turc (85 %) et s'inscrit dans le cadre d'accords de défense balistique (l'équivalent du bouclier anti-missiles déployé en Europe orientale et en Mer Baltique par les États-Unis) russo-arméniens en cours de ratification par les deux parties.
C'est dire que le monde retient son souffle en espérant que les choses en resteront là. Hélas rien n'est jamais aussi sûr en ce bas monde que le pire. Pour cela nous pouvons compter sur la folie et la lâcheté du monde occidental rassemblé frileusement au Bourget autour de ces deux grandes figures et chantres de la paix mondiale que sont le nobélisé Obama et le franchouillard Hollande... avant que ceux-ci n'aillent bâfrer de concert place des Vosges, l'une des trois places royales de la capitale hexagonale.
Léon Camus. Rivarol du 3 décembre 2015
1) « Hollande n'a pas fait le poids devant Poutine » [businessbourse.com27nov15]. « Au cours d'un sommet avec l'Union européenne, la Turquie a scellé un pacte pour contenir l'afflux de migrants et a obtenu le versement de 3 milliards d'euros. À Bruxelles, ce 29 novembre, par un dimanche pluvieux, la Turquie a eu son heure de gloire : les 28 chefs d’État européens se sont réunis pour un sommet en son honneur. Du jamais vu. C'est donc avec un sourire béat que le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, est arrivé dans la capitale bruxelloise, persuadé que « ce jour historique marque un nouveau départ dans le processus d'adhésion du pays à l'Union européenne » [lepoint.fr30nov15].
2) Grosso modo cette distinction entre Turcs blancs et noirs remonte à l'ancienne organisation tribale hunnique. Les "blancs" étant la classe dirigeante (huns blancs "akhunlar" ou moutons blancs « aq qoyunlu »), les "noirs" étant le reste du peuple, le vulgum pecus, (huns noirs "ka-rahunlar" ou moutons nois, « qara qoyunlu »). De nos jours Turcs blancs désigne, mezzo voce, l'élite cosmopolite juive et donmeh dont les enfants poursuivent leurs études en Californie. On lira avec intérêt un article relatif à la « grande bourgeoisie cosmopolite turque » in <http:llcdlm.revues.org/5741>
3) « Des preuves convaincantes et presque écrasantes existent que non seulement Barack Hussein Obama, Valérie Jarrett et Hillary Clinton ont été à l'origine des Printemps arabes en soutien aux Frères musulmans, mais qu'ils ont aussi créé, financé et protègent pratiquement l'État islamique. Jarrett Bowman, née à Chiraz, en Iran, de parents afro-américains, est une militante islamo-marxiste réputée jouer un rôle déterminant à la Maison-Blanche » [israel-flash.com2mars15].
4) Dans le cadre d'un mémorandum relatif à la Syrie, signé par Moscou et Washington le 26 octobre, les Russes ont informé leurs homologues américains, 12 heures avant, de la mission des deux bombardiers Su-24. Précisant l'heure du décollage (9h40), l'altitude : 5 600 à 6 000 m et les objectifs dans les environs de Chefir, Mortlou et Zahia au nord de la Syrie, à la frontière de la région turque de Hatay. De 9h51 jusqu'à 10h11 les bombardiers Su-24 sont restés dans une zone d'attente à une altitude située entre 5 650 m et 5 800 m au sud de la ville syrienne d'Idlib. À 10h11, les deux bombardiers russes ont reçu les coordonnées GPS des cibles et effectuent un premier passage à la verticale de l'objectif à 10h16 en larguant leurs premières bombes. Après avoir effectué la manœuvre pour revenir sur sa cible, l'un des bombardiers est frappé à 10h24 par un missile air-air tiré depuis un F-16 turc [voltaire-net.org29nov15].
5)Base aérienne stratégique turque de l'Otan (proche de la ville d'Adana) à partir de laquelle les forces américaines conduisent leurs opérations contre l'État islamique. En contradiction avec le Traité international de non-prolifération, la base d'Incirlik abriterait un nombre indéterminé de têtes et de vecteurs nucléaires.
On peut observer en temps réel l'évolution du trafic maritime à travers les Dardanelles et le Bosphore sur <http://wwwmarinetraffic.com/en/ais/home/centerx:26/centery:40/zoom:9>.
-
L'Anarchie plus Un
Sur le site de La Faute à Rousseau, un contributeur donna une belle définition du royalisme : « Le royalisme c'est la démocratie royale et celle-ci c'est l'échelle pour cueillir les cerises. D'un côté les barreaux en commençant par le plus large qui est la base, paroisse ou commune. Ensuite le barreau plus court qui est le canton. Ensuite plus court encore, la sous-préfecture ou bailliage, puis la province et enfin le plus petit, la Nation. Tous ces barreaux ou assemblées élémentaires liés les uns aux autres. En face la béquille ou chandelle qui tient l'échelle droite, c'est le Roi dont la fonction est héréditaire pour éliminer les courses à la présidence. Louis XVI avait parfaitement réussi à recomposer l'échelle par la création des Assemblées provinciales en 1787. C'est pour cela qu'ils l'ont tué.»
Magnifique allégorie du cerisier que voilà. On pense aussi à l'échelle de Jacob, avec les anges de deuxième classe en bas et les séraphins en haut. Sinon c'est le roi-pylône vertical dont la pointe dépasse de la pyramide aryenne des prêtres, des soldats, des laboureurs et des gueux. Magnifique allégorie de l'Ancien régime déposé.
La verticalité des pouvoirs est devenu dans notre époque post-moderne le handicap le plus sérieux au nécessaire progrès de l'espèce humaine qui affronte en ce siècle le défi de sa continuation. D'autant que, dit en passant, le désordre moral entraîné par les dernières élections régionales en a vacciné beaucoup contre les strates politiques intermédiaires. Et que constatons-nous par ailleurs ? Tous les blocages des corps constitués, des ligues et jurandes, ordres et confréries, tout ce carnaval obscène de la vanité humaine qui aménage des positions retranchées inexpugnables partout où elle le peut.
Il faut capter le soleil rasant et pas le soleil plombant.
L'avenir est à l'horizontalité des pouvoirs qui améliore la porosité aux sollicitations venant de l'extérieur, chargées souvent d'innovation décisive. Il ne s'agit plus d'emboîter les étages constitutionnels qui sont autant d'écluses retenant l'innovation, la création, l'intelligence et les crédits mais d'organiser une anarchie libératrice des énergies individuelles. Le monde est désormais digital et neuronal. Faut-il détruire alors les enceintes de pouvoirs retranchés, inutiles et dépensières ? C'est une chose à voir pour la prochaine révolution française qui fera bon marché de l'Ancien régime reconstitué.
Si l'on va jusqu'à supprimer toutes les subventions publiques et les strates administratives redondantes ou inutiles pour revenir à l'Etat régalien stricto sensu, la société française au-dessous de lui devra apprendre enfin à se démerder par elle-même et elle enterrera ses "morts". En fait elle ne fera que recouvrer les libertés conquises par la révolution communale sous la monarchie (clic). Il y aura beaucoup de déchets parmi les prébendiers, de gens inemployables selon les nouveaux critères de demain ; il faudra les accompagner en justice et charité jusqu'au soir de leur vie, à mesure des moyens que l'on pourra distraire des programmes de rénovation du pays. A défaut nous appellerons le bon docteur Attali avec sa petite piqûre.
Mais il peut être besoin quand même d'une vue d'ensemble pour guider les choix lourds de conséquence pour la nation aux étages pertinents. Aussi serons-nous contraints d'infuser une nouvelle verticalité dans nos organisations, la chaîne qui retendra la trame du tissu national. La meilleure circonscription de solidarité civique devrait être l'arrondissement (ou bailliage) et l'assemblage des circonscriptions se feraient projet par projet. Mais si l'on scrute la mentalité du citoyen sur sa conscience de sa position politique sur l'échelle du cerisier, on verra tout de suite qu'il ressortit à trois communautés : sa commune, son département d'origine et la nation. La région n'a jamais fait souche dans l'esprit des gens à l'exception de provinces très typées comme la Corse, l'Euzkadi ou l'Alsace. Et encore moins depuis le redécoupage créant d'immenses entités sans âme jetées aux gloutons. En dessous du département, la commune est trop exiguë pour un esprit français et la plupart d'entre elles sont en voie de fusion pour donner de nouvelles communautés administratives plus larges et plus manœuvrables ; au-dessus de la nation, l'Europe reste un concept éthéré qui ne s'est toujours pas incarné.
Il en ressort que l'Anarchie pourrait être "organisée" au niveau départemental bien que le bailliage soit conceptuellement plus attrayant. A l'intérieur du département et dans les circonscriptions subordonnées les arbitrages seraient tranchés en régime de démocratie directe comme au bon vieux temps des rois. Entre le département et les pouvoirs centraux, n'existerait plus que l'intérêt général, concrétisé dans des projets d'aménagement ou d'entretien du territoire. On va prendre trois exemples.
- cliquer pour agrandir - Partant de l'hypothèse qu'après la II° Révolution il n'y a plus de régions artificielles dans le projet, les défis et contraintes qui dépassent le cadre départemental doivent être quand bien même gérés. Prenons l'exemple de l'aménagement du segment français du Range Nord de Cherbourg à Dunkerque. Il faut monter une agence de bassin qui coordonne tous les investissements portuaires et leurs conséquences de bout en bout. Sont impactés d'ouest en est les départements de la Manche, du Calvados, de la Basse Seine, de l'Eure, de la Somme, du Pas de Calais et du Nord. Si on décide une politique d'internationalisation du transport fluvial, seront impactés tous les départements en contact direct ou indirect avec les réseaux voisins : Eure, Yvelines, Hauts de Seine, Val d'Oise, Oise, Somme, Nord, Aisne, Ardennes, Meuse, Moselle et Bas-Rhin. Cette deuxième agence de bassin croisera les intérêts de la première mais ne les absorbera pas et réciproquement, car les champs d'activités sont trop différents même si l'on va de l'un à l'autre au fil des dossiers . On peut multiplier les exemples. Encore un : Le développement quel qu'il soit du Massif central dans un domaine donné agrégera des départements appartenant à quatre anciennes régions : Puy de Dôme, Cantal, Haute Loire, Loire, Lozère et Aveyron.
Donc la grille régionale telle qu'elle aurait survécue au grand nettoyage aurait été un handicap, typique de la verticalité des pouvoirs. L'arrondissement de Rodez, intéressé au développement géothermique du Massif central aurait dû faire des représentations à Toulouse, capitale tournée depuis toujours vers l'Espagne et l'aviation, pour obtenir le droit de négocier ses intérêts périmétriques et pleurer des crédits.
Les royalistes n'aiment pas le département parce qu'il fut créé sous la Révolution française mais la normalisation du royaume en départements étaient dans les tiroirs de Calonne et le critère de distance au chef-lieu retenu jadis tient encore la route puisqu'on peut de nos jours aller à la préfecture et en revenir dans la demie-journée, ce qui, avec la contraction de l'espace-temps moderne, reste pertinent et comparable à la journée de cheval de l'époque.
Dans cette belle utopie, les briques départementales sont assemblées entre elles de diverses façons eu égard au projet considéré et permettent une administration plastique de l'espace national, adaptée, pertinente. Les départements ont aussi l'avantage d'une longue habitude de gestion, ce que n'ont pas les sous-préfectures. La nation fait l'économie de prébendes figées dans des satrapies provinciales arc-boutées sur leur propre continuation et débitrices d'une fonction territoriale surnuméraire. Les grands projets et les projets moyens sont développés par des professionnels des métiers convoqués à leur succès. L'Etat central veille à l'essentiel, le roi étant l'aimant qui oriente toute la limaille anarchique. A la fin, c'est encore Charles Maurras qui aura eu raison :«la monarchie c'est l'Anarchie plus Un»