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JT du Mercredi 13 Janvier 2016 - Politique : La primaire déchire la gauche
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Pour un bilan de gauche a droite
Ces élections régionales contiennent-elles un message ? Peut-on dire que le peuple, renvoyant chacun des partis à son échec, a voulu faire entendre aux politiques qu’il était urgent de changer leur fusil d’épaule ?
À l'Élysée en tout cas, on ne l'entend pas de cette oreille. Une fois de plus la note dominante est l'autosatisafaction... « On ne change pas, on persévère » déclarait un ministre, répétant d'ailleurs ce que dit le Président Hollande depuis le début de son quinquennat. Jean-Christophe Cambadélis a eu beau insister sur la nécessité d'une « inflexion » de la politique gouvernementale en osant son « Il faut que cela change ». D se heurte au silence superbe de l'Elysée. Symbole au lendemain du Second tour : il n'y aura pas de revalorisation du SMIC cette année encore. Extraordinaires ces socialistes ! On peut dire que François Hollande est le grand gagnant de ces élections en demi-teinte. Il obtient le permis de continuer sans se remettre en question jusqu'en 2017.
Le camarade Julien Dray, de son côté, de manière sans doute plus réaliste, a compris que la seule chose qu'il pourrait changer, ce n'était pas la politique gouvernementale, c'était la cuisine socialiste en interne : « On va changer beaucoup de choses dans le fonctionnement de notre Parti. On va même peut-être changer de nom ». À défaut de changer de politique, comme l'exige de son côté désormais rituellement la maire de Lilles Martine Aubry, on va faire de la tambouille. La tambouille d'ailleurs, Manuel Valls lui-même est pour. Ce qu'il faut changer, c'est ce Parti socialiste qui ose juger un gouvernement issu de ses rangs. Depuis 2008, Manuel estime que « Parti socialiste c'est daté ». Alors effectivement, pourquoi ne pas changer de nom et, à cette occasion, élargir la Plate-forme politique du PS ? Le nom est tout trouvé d'ailleurs : après « Les Républicains », ne peut-on pas créer « les Démocrates ». ? Ca ce n'est pas daté, c'est moderne, c'est Américain. Pendant que le gouvernement travaille à la loi Macron II, pour infuser toujours plus de libéralisme dans les rouages économiques et dans le vécu sociétal, pendant
que l'on cherche à aligner le droit français et la société française sur le droit anglo-saxon et sur les sociétés anglo-saxonnes, autant essayer à nouveau d'amuser l'électeur en lui montrant qu'on change... La politique ? Non. Le Parti, pour le rendre toujours plus docile.
Dans l'échec historique de Claude Bartolone en Ile de France, ce plantage politique du troisième personnage de l'État après dix sept ans de gestion socialiste de la Région, on peut lire aussi l'échec de « l'ouverture à gauche » des socialistes, la disparition électorale programmée des communistes, du Front de gauche et des écologistes. La dictature verte n'a pas été du goût des Franciliens. Ils auront en échange, comme tous les Français, la dictature de la Pensée unique, de la Politique unique et en prime peut-être une mue du Parti socialiste,devenu un Parti centralo-gauchiste, gauchiste sur le plan de la culture, du vivre ensemble, des pseudo « valeurs républicaines » et européen sans état d'âme, c'est-à-dire anglo-saxon pour le reste.
Ce Parti centralo-gauchiste qui existe en espérance a déjà littéralement aspiré le Centre. L'échec du Modem dans la Région Aquitaine est cinglant. La très courte victoire d'Hervé Morin en Normandie ne donne pas envie de pavoiser. C'est que les centristes réels, avec le duo Hollande-Valls, sont au pouvoir et que le centrisme de M. Bayrou - hors sa bonne ville de Pau - est devenu franchement illisible. Et ce n'est pas l'éclatement des centristes dans ces micro-composantes électorales qui se retrouvent à l'UDI qui les rendra plus déchiffrables.
La droite qui marche n'est pas la droite du centre, cette droite de M. Juppé, battu sévèrement à travers son adjointe Virginie Calmels, c'est la droite forte et fière de ses valeurs, la droite Manif pour tous, comme l'a bien vu Madeleine de Jessey, la présidente de Sens commun , citant les succès de Laurent Wauquier, Valérie Pécresse et Bruno Retailleau. Pourquoi ? Oh ! La raison tient encore à une tambouille électorale : parce que dans cette droite là, beaucoup d'électeurs du Front national peuvent se reconnaître et ils votent pour ses représentants. NKM, qui le paye aujourd'hui de son éviction, est sans doute partie en guerre trop vite contre le « Ni... Ni... » de Nicolas Sarkozy, parce que ce « Ni FN ni PS » cache au fond un « Surtout pas socialistes » qui est électoralement seul payant pour la droite dans une France de droite.
Et qu'en est-il de la droite de la droite, le Front national ? Il est électoralement à son plus haut avec presque 7 millions de voix au Second tour, tout près du PS... Il a à nouveau surélevé le fameux plafond de verre, mais il s'y est à nouveau cogné. La dédiabolisation ne suffit pas, il faudrait maintenant trouver des alliés, faire des alliances et vite ! Le Front national est condamné à la cuisine électorale s'il veut réussir.
Alain Hasso monde&vie 14 décembre 2015
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Marion Maréchal-Le Pen : « Nous sommes face à un phénomène d’émeutes sexuelles de masse dans plusieurs pays européens »
« Nous sommes face à un phénomène d’émeutes sexuelles de masse dans plusieurs pays européens, dans plusieurs villes allemandes, nous avons eu aussi une tentative de viol du même type en France« , a affirmé Marion Maréchal-Le Pen, député FN du Vaucluse, ce mardi sur LCI.Elle a rappelé que ces horreurs sont le résultat d’un « droit d’asile totalement dévoyé ».
« La plupart des personnes suspectées en Allemagne ne viennent pas de pays en guerre. Quand allons-nous à un moment donné faire un état des lieux ? Il faut réformer le droit d’asile car c’est une filière d’immigration clandestine utilisée par (le groupe) Etat islamique pour frapper les pays dits ‘mécréants’« , a-t-elle encore ajouté.
« Quand on est catholique, on cherche le bien commun, le bien commun de notre pays c’est aussi de réguler l’immigration« , a aussi répliqué Marion Maréchal-Le Pen à une question sur l’appel du pape François aux Européens à accueillir les immigrés.
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ZOOM - GEORGES-HENRI SOUTOU : "LA FRANCE DOIT APPRENDRE À GÉRER SÉCURITÉ INTÉRIEURE ET EXTÉRIEURE"
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Une urgence de civilisation: neutraliser les puits de pétrole saoudiens
Ex: http://www.europesolidaire.eu
Les puissances occidentales ont créé ont créé une monstruosité, l'Arabie Saoudite. Elles doivent dorénavant, pour leur propre sauvegarde, l'empêcher de nuire. Pour cela, une mesure simple devra être appliquée par la communauté internationale, mettre hors service les exploitations pétrolières saoudiennes.L'Arabie saoudite, une monstruosité
Par Arabie saoudite, il faut entendre la maison royale des Saoud et les quelques dizaines de milliers de saoudiens qui comptent sur elle pour protéger les immenses intérêts pétroliers, financiers, économiques et diplomatiques qu'ils ont acquis en vendant à l'Occident l'accès aux réserves pétrolières considérables dont la nature les avait dotés.
Or, de quelles monstruosités l'Arabie saoudite se rend-elle coupable? La liste en est longue.
- Une négation permanente des droits de l'homme dont l'Occident se fait partout le défenseur. La récente exécution par décapitation et crucifixion des cadavres sans tête de dizaines d'opposants politiques et religieux en est un exemple renouvelé. Ce massacre a « ému » l'Occident, mais ceux-ci ne réagiront pas et continueront à tolérer la peine de mort, les prisons et les tortures utilisées par les Saoud pour combattre leurs adversaires politiques. Notons malheureusement que la Russie, pour des raisons compréhensibles mais injustifiables, vient de se ranger aux cotés des puissances occidentales dans cette inadmissible mansuétude.- Une négation permanente des droits des femmes à l'égalité avec les hommes. Imposer à celles-ci un statut aujourd'hui considéré comme dégradant ne peut qu'encourager dans le reste du monde les mouvements opposés à la libération de la femme
- Un financement à guichets ouverts de tous les mouvements terroristes qui se sont donné pour mission la destruction des sociétés européennes. Ils préparent aujourd'hui leur infiltration dans toute l'Afrique, aux Etats-Unis, en Russie, en Chine et ailleurs. On évoque actuellement Daesh mais si rien n'est fait, d'autres émules de Daesh apparaitront et recevront l'appui des Saoud. Spontanément, les victimes de ce terrorisme djihadiste l'associent à l'Islam. Mais la source de ce terrorisme n'a rien de particulièrement religieux, même si l'Islam ne s'y oppose en rien. La source en est la maison des Saoud.
- L'alimentation, en argent et en prédicateurs salafisto-wahabites, des mécontentements pouvant naitre, au sein des banlieues musulmanes européennes, du fait de l'inégalité sociale dont elles souffrent. Au lieu de faire appel aux mouvements politiques et syndicaux disponibles pour améliorer leur sort, des populations musulmanes ne demandant qu'à vivre en paix avec leurs voisins sont incitées par l'Arabie saoudite à trouver le salut dans l'encouragement à un terrorisme issu d'elles. Elles en sont les premières victimes.- Combattre par le raréfaction de la production pétrolière et la baisse des prix qu'elle entraine, tous les ennemis politiques que s'est donné la maison des Saoud. L'Arabie saoudite est encore pour le moment assez riche pour supporter ces baisses. L'objectif est de ruiner ou d'assagir tous ceux qui peuvent concurrencer le pouvoir pétrolier saoudien. Il s'agit d'abord de pays très divers comptant sur un prix raisonnable du pétrole pour assurer leur développement ou leur indépendance politique: pays rivaux de l'Arabie au sein de l'Opec, Russie, Iran, Venezuela, Brésil et même Etats-Unis. Ceux-ci, a tort ou à raison, comptaient sur le gaz de schiste pour se rendre indépendants des pays du Moyen-Orient. Aujourd'hui ils sont ruinés, ce que n'a pas manqué de remarquer Donald Trump.
- Empêcher ou retarder l'inéluctable passage aux énergies renouvelables qui à terme signeront la mort du pouvoir de l'Arabie saoudite. Celle-ci est en effet incapable de se donner d'autres perspective que le pétrole pour se diversifier. Tous les pays qui se sont engagés lors de la dernière CPP21 à combattre par de nouvelles énergies et de nouveaux types de consommation le réchauffement climatique sont devenus de ce fait des ennemis des Saoud. Tous bénéficieront de la disparition de leurs pouvoirs...y compris les Big Oils américains qui se reconvertiront ailleurs ou autrement.
Comment détruire la tyrannie saoudienne?
Il s'agira essentiellement de détruire par la voie aérienne les puits de pétrole saoudiens et les exploitations associées, après avoir prévenu les personnels de ces explorations en temps suffisant pour qu'ils évacuent les cibles. Certes, il en résultera une très forte pollution due à la combustion des carburants, mais celle-ci sera à terme bien inférieure à celle qui résultera de la poursuite de l'exploitation de ces mêmes puits. Des opérations de moindre ampleur avaient été conduites par les Etats-Unis lors de la Guerre du Golfe.
- Cette destruction devrait être décidée dans les meilleurs délais, pour arrêter les périls que l'Arabie saoudite fait courir sur le monde. Tout mois perdu aggravera le risque.
- La responsabilité des bombardements devra si possible être assurée par une coalition des puissances occidentales, de la Russie et des pays musulmans, notamment chiites, tels que l'Iran, le Yémen et la Syrie de Damas pour qui l'Arabie saoudite se comporte désormais en ennemie déterminée. D'autres grands pays musulmans, tels le Pakistan et l'Indonésie, devraient y être associés. N'oublions pas cependant qu'un Etat tel la France attend de l'Arabie saoudite des commandes de matériels militaires et biens d'équipement d'environ 10 milliards. Il n'est pas le seul. Cela ralentira fortement la volonté de participer à de tels bombardements.
- Les puits détruits, la maison des Saoud et son pouvoir sur les entreprises occidentales avec qui elle s'est associée s'effondreront comme des châteaux de cartes. Il ne serait sans doute même pas nécessaire que les puissances ayant pris la responsabilité de cette destruction fournissent des moyens militaires au sol pour éviter des désordres. Ce qui, malgré les exécutions, reste de démocratie dans la population saoudienne pourra s'en charger.
Une précaution essentielle
La destruction des puits et par conséquence celle de la maison des Saoud devra se faire sans menacer aucunement les lieux saints que sont pour les musulmans la Mecque et d'autres lieux de culte en territoire saoudien. Les Saoud se sont imposés, pour renforcer leur pouvoir, en gardiens et protecteurs de la Mecque. La communauté des autres pays musulmans devrait pouvoir s'entendre pour reprendre ce rôle, selon des modalités dont ils seront juges. La sécurité des pèlerinages devrait s'en trouver renforcée.
NB. Sur la question plus précise de la position de l'Arabie saoudite compte tenu des résolutions de la COP21, voir notre article
L'Arabie Saoudite met en danger l'application des résolutions de la COP21
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2016/165/edito1.htmLien permanent Catégories : actualité, économie et finance, géopolitique, international 0 commentaire -
Le pire est à venir ! Lucien cerise sur Meta TV
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Libye: la version de Sarkozy remise en cause par des mails de Clinton
Dévoilés dans le cadre d'une enquête sur un attentat anti-américain en Libye, les emails de l'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton apportent un autre éclairage sur la position de la France au printemps 2011.Les emails de l'ancienne secrétaire d'Etat rendus publics par le département d'Etat dans le cadre de l'enquête sur l'attentat anti-américain de 2012 en Libye contre le consulat de Benghazi réservent des surprises. A en croire le conseiller d'Hillary Clinton qui les a envoyés, les services secrets français auraient organisé et financé la rébellion contre Mouammar Kadhafi.Plusieurs milliers de courriers électroniques envoyés ou reçus par Hillary Clinton, lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, ont été rendus publics sur internet, par le département d'Etat, sous le coup d'une ordonnance judiciaire.Parmi ces documents, une série de mémos transmis à la chef de la diplomatie par un ami et homme d'affaires, Sidney Blumenthal, conseiller informel sur la Libye, qui se targuait de disposer de "sources" au sein du régime de Tripoli de l'époque. Ces missives auraient été écrites, selon le site Al Monitor qui couvre l'actualité du monde arabe et du Moyen-Orient, par une tierce personne, un ancien agent de la CIA, Tyler Drumheller. Ces documents mettent en cause le récit fait par la France du déroulement des événements en Libye en 2011.Rencontres secrètes dès février 2011La version officielle de la France est que Paris a choisi d'intervenir à l'appel d'opposants libyens pour éviter un bain de sang causé par la répression du dictateur libyen contre les mouvements contestataires lancés à la fin de l'hiver 2011. Al Monitor, basé à Washington, rappelle que Bernard-Henri Levy, aurait, selon la version officielle, rencontré le chef du Conseil national de transition Moustapha Abdel Jalil, le 4 mars 2011, appelé aussitôt Nicolas Sarkozy qui aurait invité l'opposant à l'Elysée, et reconnu le CNT le 10 mars.Mais selon un mail daté du 22 mars, des agents de la DGSE ont entamé des rencontres secrètes avec Jalil et le général Abdelfattah Younès -qui venaient de quitter le gouvernement de Kadhafi- dès la fin février à Benghazi. Paris aurait fourni argent et conseils pour la formation du CNT. "En échange de ce soutien, indique la note, la France attendait que les nouvelles autorités favorisent les entreprises françaises, en particulier dans le secteur pétrolier." La France a été le premier pays à reconnaitre le CNT.Des cadres de Total, de Vinci, et de l'EADS à bord de vols humanitairesAl-Monitor souligne l'existence d' un autre mémo, daté du 5 mai, qui évoque des vols humanitaires organisés mi-avril de la même année, qui auraient compté parmi les passagers des cadres de Total, de Vinci, et de l'EADS. Le site a également consulté un mémo datant du mois de septembre selon lequel la France demanderait que 35% des contrats pétroliers soient attribués à des entreprises françaises.Dans un autre email, au début de l'année 2012, selon Mediapart, Blumenthal évoque la potentielle partition de la Libye, dans laquelle il voit la main de la France. "Une source extrêmement sensible indique que la DGSE et le SIS (les services secrets britanniques) entendent organiser le mouvement vers un État semi-autonome dans un système fédéral." Mais, précise, Mediapart, Hillary Clinton qui, en transmettant ce message à ses équipes, ajoute un mot: "Cela me paraît difficilement crédible d'après ce que je sais".L'auteur des mails, Sidney Blumenthal, souligne Le Temps, n'est pas précisément neutre. Il avait des intérêts en Libye où "il conseillait la société américaine Constallations Group avec deux associés dont Tyler Drumheller, l'agent de la CIA et présumé auteur des notes envoyées à Hillary Clinton". -
XXeme Table Ronde de Terre et Peuple (video)
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Les progrès de la démocratie russe
Ivan Blot, homme politique, écrivain, essayiste. Membre du conseil des experts de « Rethinking Russia ».
Docteur de l’Institut d’études politiques de Paris.♦ Le couple Russie et démocratie ne semble pas très naturel et rien, apparemment aujourd’hui, n’incite le public occidental à reconnaître chez les Russes une propension à l’usage du vote libre, une acceptation d’une opposition politique ou, plus simplement, un rapprochement entre l’Etat et le peuple ; et pourtant… Ivan Blot livre ici une sorte d’inventaire au terme duquel on devrait créditer à la présidence Poutine une volonté d’ouverture dans ce sens. Voyons.
Polémia
De 2011 à 2016, sous la présidence de Vladimir Poutine, la démocratie russe a beaucoup progressé avec d’importantes réformes pour rapprocher le peuple et la classe politique. Le think tank « Rethinking Russia » vient de publier un bilan significatif.
1/ Le nombre de partis politiques autorisés à participer aux élections est passé de 7 à 74. Il suffit maintenant d’avoir 500 membres contre 40.000 auparavant pour être enregistré et admis à présenter des candidats.
2/ Les élections législatives étaient à la proportionnelle intégrale entre les listes, ce qui donne un pouvoir considérable aux états-majors partisans. Désormais, la moitié des députés sont élus sur liste et l’autre moitié au scrutin uninominal de circonscription, un peu comme en Allemagne.
3/ Le seuil à atteindre pour avoir des députés au Parlement (Douma) est passé de 7 à 5%.
4/ Le nombre de partis à présenter des candidats aux élections régionales et locales est passé de 7 à 55.
5/ Selon les 85 régions, 4 ou 5 partis se présentaient. Aujourd’hui le chiffre est de 5 à 18 partis, avec les chiffres les plus élevés au Daghestan, à Moscou et dans la région de Sverdlovsk (Oural).
6/ Pour ce qui concerne les signatures requises pour présenter des listes ou des candidats de circonscription : il fallait 2% du corps électoral pour une liste et 0,5% à présent. Pour les candidats, il faut 5% ; pour les élections à l’exécutif local, aucune signature n’est nécessaire.
7/ La participation électorale fut de 50,9% des voix au niveau régional il y a 5 ans et de 41,8% à présent. La présidence voudrait inverser cette tendance due à la fermeture des partis dans le passé (phénomène bien connu en France).
8/ Le parti du président Russie Unie est passé en 5 ans de 48,97% des voix à 55,09%.
9/ Afin de rapprocher les électeurs des élus, il faut désormais 5 ans de résidence pour être candidat au conseil de la Fédération (Sénat). C’est une disposition antiparachutage.
10/ Une réforme très populaire en Russie : les gouverneurs (préfets) étaient ratifiés par le conseil local et présentés par le président. Aujourd’hui, ils sont directement élus par les citoyens sur 75 régions. Dans dix autres, ils sont élus par les conseils locaux à partir d’une liste de trois candidats présentée par le président. 48% des gouverneurs avaient été élus à un moment ou à un autre dans leur carrière. Désormais, c’est 79%.
11/ Cinq sortes de collectivités locales existaient ; 7 types différents existent désormais.
12/ L’exécutif local pouvait être élu, ou bien se composer d’un élu et d’un fonctionnaire nommé ou bien d’un élu et d’un fonctionnaire tous deux nommés. Aujourd’hui, il y a 5 systèmes différents allant de l’élection pure à la nomination pure en passant par des directions à deux têtes, une élue et une nommée.
13/ Une seule région avait un gouverneur d’opposition (communiste). A présent, il y a des gouverneurs communistes mais aussi de Russie juste et du parti libéral démocratique, soit 4 gouverneurs d’opposition au total (rappelons qu’en France, tous les préfets sont nommés par le gouvernement, donc il n’y a pas de préfets appartenant à l’opposition).
14/ L’opposition présidait 6 des 32 commissions ; aujourd’hui, l’opposition préside 15 commissions sur 30.
15/ Il n’y avait aucun sénateur d’opposition autrefois ; aujourd’hui, les trois partis d’opposition de la Douma sont représentés.
16/ Les partis non enregistrés sont autorisés à présenter des candidats et à faire des manifestations.
17/ Une nouveauté est le Front national pan-russe (ONF) qui est un regroupement d’organisations (dont 20 partis politiques) et de membres de toute la société civile chargés de contrôler si la politique du président est bien appliquée sur le terrain (mécanisme antitechnocratique).
18/ Au sein du parti « Russie Unie », on est passé des primaires fermées aux primaires ouvertes (à tous les citoyens) pour désigner les candidats aux élections.
19/ Le président est désormais au-dessus des partis tout en présidant Russie Unie. Le premier ministre dirige effectivement le parti Russie Unie.
20/ La chambre civique nommée par le président comporte des représentants des régions et des professions. Désormais les régions sont obligatoirement représentées dans cette sorte de conseil économique et social.
21/ Le site d’initiatives publiques russes enregistre et sélectionne en fonction de leur succès à la base les initiatives populaires que doivent prendre en compte les autorités.
22/ Un poste de ministre pour les affaires gouvernementales ouvert à tous est créé. Des ombudsmenspécialisés sont créés (pour les enfants, pour les entreprises).
23/ Le conseil fédéral des droits de l’homme était nommé ; il est désormais nommé en fonction du résultat d’élections faites sur Internet et passe de 40 à 63 membres.
Conclusion : toutes les grandes tendances de l’opinion, communistes, sociaux-démocrates, libéraux et nationaux-patriotes sont représentés soit au Parlement soit dans d’autres organismes ou collectivités locales.
On a voulu ouvrir le système politique à des personnes et des talents nouveaux. Pour cela, il a fallu casser le monopole des grands partis en permettant des élections par circonscription, en libéralisant la création des partis politiques, en permettant un contrôle au quotidien des administrations (Front national pan-russe) et en permettant aux citoyens de présenter des initiatives sur Internet. Il s’agit progressivement de se rapprocher d’une démocratie directe (dixit Rethinking Russia) afin d’augmenter la motivation électorale des citoyens. 44% des citoyens ont une bonne opinion des partis contre 30% il y a deux ans. En France, 20% à peine des citoyens font confiance aux partis politiques.
Sur certains points, comme l’élection des préfets, ou bien l’existence du Front national pan-russe pour contrôler l’administration à la base (dispositif antitechnocratique), la Russie est très en avance démocratiquement par rapport à un pays comme la France. La présidence russe s’intéresse de près aux institutions de démocratie directe alors qu’en France les principaux leaders politiques montrent une certaine méfiance.
Le fort soutien du peuple au président (plus de 80%) montre que la politique présidentielle est bien conçue « pour le peuple » comme il doit être de mise dans une vraie démocratie et non en faveur des groupes de pression les plus puissants (oligarchie).
Ivan Blot, 8/01/2016
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François Hollande, menteur ordinaire
Le président de la République est pris de nouveau en flagrant délit de reniement.
« Interposer l’obstacle et la barrière d’une élection dite primaire entre le président de la République, élu du peuple tout entier, et son droit naturel à être candidat et à être réélu, laisser les partis organisateurs d’une telle consultation, susceptible de toutes les manœuvres et de toutes les tricheries, cuire à leur idée leur petite tambouille sur leur petit feu, faire du vainqueur de ce comice agricole qui aura dû multiplier les ruses, les courbettes et les bassesses pour triompher le représentant légitime de la droite ou de la gauche avant d’être celui de la France, c’est couper le lien particulier qui unit un homme, un destin et un pays, c’est incompatible avec l’esprit de la Ve République… »
Ainsi aurait pu parler le général de Gaulle, que son passé et sa stature autorisaient à s’excepter des structures, des procédures et des investitures partisanes. Ainsi aurait-il pu stigmatiser une innovation que l’on a peut-être un peu trop vite considérée comme entrée dans les mœurs et qui fait de l’élection présidentielle une élection à trois ou quatre tours et deux degrés. Mais Hollande ! Hollande !