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actualité - Page 4444

  • Bachar el-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez le soutien aux terroristes»

    Dans un long entretien accordé aux médias russes, le président syrien Bachar el-Assad donne une leçon de realpolitik à l’occident. L’occasion de revenir sur la situation dans la région et les prises de position de nos hommes politiques sur le sujet.

    Certes, le régime de Bachar el Assad n’a rien de sympathique : c’est une dictature d’un modèle assez « traditionnel », qui a conduit son lot de guerres d’agression, de répression brutale et, à une époque, a soutenu des mouvements terroristes au Moyen-Orient.
    C’est aussi un régime qui permet à ses ressortissants une certaine liberté, notamment religieuse, et qui assurait à son peuple un certain bien-être matériel avant le déclenchement de la guerre.
    C’est surtout actuellement le seul rempart à l’État Islamique sur le terrain et à, ce titre, un acteur incontournable de la région.

    Un point que ne manque pas de souligner Bachar el Assad dans son interview :

    Il n’y a pas le moindre contact ou la moindre coordination entre le gouvernement syrien et son homologue américain ni entre nos deux armées. Et tout cela parce qu’ils ne peuvent avouer, ne peuvent accepter que nous soyons la seule force capable de se battre contre l’État islamique sur le terrain.

    Le bon sens même, une notion qui ne semble pas effleurer Manuel Valls, qui s’enferre dans un discours dicté par les États-Unis

    Bachar al Assad est une grande part du problème, il ne peut en aucun cas être la solution. Transiger, pactiser serait d’abord une faute morale. Et peut-être d’abord une faute stratégique.

    déclarait-il le 15 septembre devant l’Assemblée nationale.
    À rapprocher de la prise de position du département d’État américain, exprimée par son porte-parole John Kirby :

    Il [Assad] est la raison pour laquelle les groupes terroristes comme Daesh sont apparus […] Le régime d’el-Assad a permis aux groupes comme Daesh de se développer et se renforcer en Syrie

    À l’inverse, le Front National, par la voix de Marion Maréchal Le Pen, soutient l’idée d’une coalition contre Daesh qui inclurait Assad. François Fillon est aussi sur cette même ligne, estimant que le régime d’Assad est sur le point de tomber alors qu’il constitue le dernier rempart contre l’État islamique. Une position à laquelle Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, semble se rallier du bout des lèvres
    Les mêmes regardent aussi la Russie avec sympathie, y compris dans son soutien au pouvoir légal syrien. Il faut souligner que ce soutien n’a rien d’étonnant au vu des traités signés de longue date entre ces pays et qu’il faut la mauvaise foi américaine et la docilité des médias officiels pour s’en offusquer.

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  • IL A VU DES HORDES DE SAUVAGES EN ACTION! UN TÉMOIGNAGE HALLUCINANT!

    Le témoignage brutal sur Facebook d’un voyageur qui accompagnait comme guide un groupe de pèlerins polonais revenant d’Italie est repris par plusieurs médias polonais (comme ici par exemple, où il fait un gros buzz). Auteur du blog « Obywatel Świata » (Citoyen du Monde), Kamil Bulonis se dit lui-même très surpris du retentissement de son histoire. Un retentissement d’autant plus grand qu’il s’agit justement d’un citoyen du monde, grand voyageur et homosexuel revendiqué : « journaliste, globe-trotter, gay », ainsi qu’il se décrit sur Instagram.
    Tandis que sa photo de profil Facebook est bien entendu sur fond arc-en-ciel. Voici donc ce qu’à publié ce parfait gauchiste polonais le 4 septembre dernier au soir :
    « Il y une heure et demie à la frontière entre l’Italie et l’Autriche [sur la route SS621 en direction du Parc national du Hohe Tauern], j’ai vu de mes propres yeux les gigantesques hordes d’immigrants… Malgré toute la solidarité que je peux ressentir à l’égard de gens qui sont dans une situation difficile, je dois dire que ce que j’ai vu inspire la terreur… Cette énorme foule de gens – je suis désolé de l’écrire –, ils sont d’une sauvagerie absolue… Les vulgarités, les jets de bouteilles, les cris « Nous voulons aller en Allemagne » – l’Allemagne est-elle un paradis aujourd’hui ?
    J’ai vu comme ils encerclaient la voiture d’une vieille dame italienne, ils l’ont sortie en la tirant par les cheveux et voulaient partir avec sa voiture. Ils essayaient de faire se balancer l’autocar dans lequel je me trouvais avec mon groupe. Ils nous balançaient de la merde, ils frappaient de toutes leurs forces contre la porte pour que notre chauffeur leur ouvre, ils crachaient sur la vitre…
    Je pose la question : dans quel but ? Comment ces sauvages doivent-ils s’assimiler en Allemagne ? Je me suis senti un moment comme en temps de guerre. Vraiment, je plains ces pauvres gens, mais s’ils venaient en Pologne, je ne crois pas qu’ils trouveraient de la compréhension chez nous.
    Nous sommes restés bloqués trois heures à la frontière que nous n’avons finalement pas franchie. Tout notre groupe a été transporté de retour en Italie sous la protection d’un cordon de police. Notre autocar a été massacré, il est couvert de matières fécales, rayé, avec des vitres brisées.
    Et ce doit être la solution au problème du déficit démographique ? Ces hordes de sauvages ? Il n’y avait pas de femmes ni d’enfants avec eux. La grosse majorité, c’étaient des jeunes hommes agressifs… Hier encore, alors que je lisais les nouvelles sur tous les sites Internet, j’éprouvais inconsciemment de la pitié, je m’inquiétais pour leur destinée.
    Aujourd’hui, après ce que j’ai vu, j’ai peur et en même temps je suis content qu’ils ne choisissent pas notre patrie comme but de leur voyage. Nous, Polonais, nous ne sommes tout simplement pas prêts, culturellement et financièrement, pour accueillir ces gens. Je ne sais pas qui peut être prêt. Ce qui rentre dans l’UE, c’est une pathologie comme nous n’en avons encore jamais vue. Et pardonnez-moi si certaines personnes se sentent insultées par ce que j’écris ici…
    J’ajouterais encore que des véhicules sont arrivés avec de l’aide humanitaire – surtout de la nourriture et de l’eau – et eux, ils renversaient ces voitures… Par mégaphones les Autrichiens leur faisaient savoir que l’autorisation avait été donnée de les laisser passer la frontière. Ils voulaient les enregistrer et les laisser continuer leur voyage.
    Mais eux, ils ne comprenaient rien à ce qu’on leur disait. Et c’était le plus horrible dans tout ça. Sur ces quelques milliers de personnes, aucune ne comprenait, ni en italien, ni en anglais, ni en allemand, ni en russe, ni en espagnol… Il n’y avait que l’usage des poings qui comptait… Ils se battaient pour qu’on les autorise à continuer et ils avaient l’autorisation, mais ils ne comprenaient pas qu’ils l’avaient, leur autorisation ! Dans un autocar avec un groupe français, ils ont ouvert les soutes à bagage. Tout ce qui était à l’intérieur a été volé en un instant, il y avait une partie des affaires par terre… Dans ma courte vie, je n’avais jamais eu l’occasion de voir de telles scènes, et j’ai le sentiment que ce n’est qu’un début. Pour finir, je veux ajouter qu’aider, c’est bien, mais pas à n’importe quel prix. »
    Après les reportages émis par la première chaîne d’information en continue du pays TVN 24 sur le comportement des migrants sur l’île de Lesbos, en Grèce, voilà qui ne va pas inciter les Polonais à accepter les quotas obligatoires de clandestins que l’UE voudrait imposer avec le soutien de Merkel et Hollande. Vendredi, les premiers ministres de Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie ont redit leur opposition à ces quotas et les trois premiers ont exprimé leur solidarité avec Viktor Orbán dans ses efforts pour stopper l’invasion. La Tchéquie et la Slovaquie ont proposé de créer un corridor ferroviaire à travers leur territoire pour emmener en Allemagne les immigrants entrés illégalement en Hongrie, mais ce témoignage montre qu’il faudrait peut-être faire la même chose entre l’Italie et l’Allemagne, puisque celle-ci s’est engagée, sans se soucier de l’invasion et de l’anarchie qui en résulterait sur le territoire d’autres pays européens, à donner l’asile à tous les Syriens et à accueillir dignement tous les immigrants. Ainsi que l’a dit Viktor Orbán à propos de la politique d’accueil et d’incitation à l’immigration de Berlin et de l’UE, ils sont des centaines de milliers cette année, l’année prochaine ils seront des millions.
    source

  • Dans l’invasion migratoire, tout est prévu, y compris les itinéraires bis

    Bloqués à l’entrée de l’espace Schengen à la frontière serbo-hongroise, les envahisseurs ont obtenu hier matin l’autorisation d’entrer en Croatie. De là ils espèrent rejoindre l’Europe occidentale via la Slovénie puis l’Italie ou l’Autriche.

    Les clandestins ne cherchent donc plus à entrer dans l’espace Schengen par la Hongrie ? 
    La route par la Hongrie est bloquée à deux niveaux. D’abord par le déploiement de barrières à la frontière avec la Serbie. Ensuite, plus en aval et à l’intérieur de l’espace Schengen, par la fermeture des frontières entre l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie. La Croatie apparaît donc comme un itinéraire de délestage naturel.

    Cet envahissant cortège semble présenter une étonnante capacité d’adaptation…
    En effet, les plans B se multiplient. La route des Balkans avait déjà pris le relais de la route méditerranéenne, délaissée depuis le printemps. Dans le même temps, à l’autre bout de l’Europe, quelques centaines de Syriens ont franchi la frontière russo norvégienne !
    Dans un article récent, le journaliste Alexandre Latsa relevait à juste titre le caractère organisé de ces cortèges. Les clandestins apparaissent propres et bien habillés, équipés de téléphones portables et de banderoles. Difficile d’imaginer les réseaux de passeurs capables d’assurer une telle organisation à l’échelle du continent.

    Il ne s’agirait donc pas d’un mouvement de migration totalement spontané ? 
    Comme pour les soi-disant printemps arabes, la question de la spontanéité de l’invasion migratoire mérite d’être posée.

    S’agit il de la mise à exécution par l’État islamique de sa menace de nous envoyer 500 000 immigrés ? 
    La revue autrichienne Info Direkt, citant un agent du renseignement militaire autrichien, affirme quant à elle que ces mouvements seraient en partie financés par des réseaux américains. S’agirait-il d’un plan américain pour déstabiliser l’Europe, comme l’avançait Thierry Meyssan en avril ? C’est en tout cas l’opinion exprimée hier par Sergueï Narychkine, président de la Douma russe, sans toutefois nommer expressément les États-Unis.

    http://fr.novopress.info/

  • Les pires stéréotypes sur les femmes

    Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport Rodrigues (14/09/15))

    L’émancipation des jeunes filles dans l’Union européenne

    Pas une session sans son rapport « gender ». Le pire, cette fois-ci, est le rapport Rodrigues. J’ai eu l’occasion de le dire des centaines de fois ici : ni la famille ni les programmes éducatifs ne sont du ressort de l’Union européenne. Encore moins quand il s’agit d’organiser propagande et bourrage de crâne de nos enfants dès le plus jeune âge, au nom de théories fumeuses et sous la pression de lobbies ultra-minoritaires.

    Comme ses prédécesseurs, le rapport Rodrigues véhicule lui-même les pires stéréotypes sur les femmes, éternelles victimes, éternelles dominées, éternelles discriminées d’une société machiste perpétuant des schémas surannées. Parle-t-on du sort des femmes dans les zones dominées par Daech ? En Arabie Saoudite ? Non, on parle de l’Union européenne dans sa globalité, en 2015.

    Je conseille à Mme Rodrigues, pour avoir une vue claire des véritables causes des situations éducatives les plus problématiques en Europe, d’aller elle-même tenter un cours sur la dimension de genre et la tolérance dans un collège d’un quartier sensible de France. A défaut de la laisser intacte psychiquement et physiquement, peut-être cela la remettrait-elle en contact avec la réalité que vivent hélas, au quotidien, des milliers de professeurs et de leurs élèves féminins.

    http://gollnisch.com/2015/09/18/les-pires-stereotypes-sur-les-femmes/

  • Coût de l’immigration, entre propagande et mystification

    Vous l’entendez sur tous les plateaux de télé : « L’immigration sera bénéfique pour la croissance et remplira les caisses de l’État ! » et comme ceux qui pensent le contraire ne sont jamais invités à s’exprimer vous pourriez en déduire que les experts sont unanimes sur le sujet. Attention ! Le sujet est tabou et chacun sait que derrière un tabou se cache souvent une gigantesque mystification. 

    Les « immigrationnistes » avancent les précédents de l’Histoire qu’ils illustrent de façon imagée par deux superbes courbes parallèles orientées à la hausse, celle de l’immigration et celle de la croissance. Mensonge ! Ne confondons pas le peuplement d’un territoire en friche avec l’immigration vers des zones fortement urbanisées. Dans le second cas de figure, c’est la croissance qui attire les immigrés et non les immigrés qui déclenchent la croissance. Leur démonstration n’est donc qu’un sophisme classique qui consiste à inverser cause et conséquence.

    Un autre argument couramment avancé est celui des rentrées fiscales. Là aussi, il y a tromperie. Avant de rapporter le moindre sou à l’État, l’immigration a un coût, un coût qui démarre dès le passage de la frontière. Les immigrés paient aussi peu de TVA car la part de leur consommation consacrée à des biens soumis au taux réduit est plus importante que chez la moyenne des français. Dans le meilleur des cas, un immigré trouvera un emploi (déclaré) après de longs mois de chômage et probablement aux dépens d’un autre puisque nous sommes en sous-emploi chronique, recettes pour l’État, quasiment nulles. Si par chance, il parvient à s’affranchir des aides sociales, il épargnera une fraction importante de son salaire pour venir en aide aux parents restés au pays. Les transferts des travailleurs étrangers représentent en France cinq milliards d’euros chaque année, cinq milliards qui sortent du circuit économique, impact sur la croissance nul voire négatif. La vérité est que lorsqu’un État accuse un déficit structurel de ses finances publiques, l’augmentation de la population ne fait qu’aggraver ce déficit. Un mot sur les retraites. Les immigrés cotisent certes mais on fait semblant d’oublier qu’ils y ont droit aussi, impact nul donc, à moins bien sûr de se placer dans une logique de « Ponzi ». 

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  • 3 ex-Républicains : "Nous aurions préféré des alliances avec le FN qu'avec les socialistes"

    Le député Gilbert Collard a annoncé mardi que 3 élus du parti « Les Républicains » rejoignent le « Rassemblement Bleu Marine » : Laurent Milesi, vice-président de la communauté de commune de Vers-Pont-du-Gard, Mélanie Dufour, conseillère municipale d’opposition à Redessan et Joffrey Léon, élu d’opposition à Uchaud. Ils expliquent :

    R"Joffrey Léon : Quand je me suis engagé en politique, il y avait le RPR de Pasqua notamment. Les programmes de l’époque sont dans la même ligne que ceux du Rassemblement Bleu Marine d’aujourd’hui. Le problème, c’est qu’on ne s’y retrouvait plus chez Les Républicains.

    Laurent Milesi : Oh que oui ! On n’est plus sur la même ligne idéologique.

    Joffrey Léon : Allez, je vous donne un exemple. Pendant les élections départementales en mars dernier, sur ma zone de Vauvert, on me demande de dire que Jean Denat est l’homme à abattre, l’ennemi public numéro un. Et au deuxième tour, on me dit d’appeler à voter pour lui. Faut savoir ! Moi, j’ai maintenu ma ligne de conduite."

    Votre principale raison de quitter Les Républicains était le "Front Républicain" de Jean-Paul Fournier aux Départementales, contre l'avis de Nicolas Sarkozy. Pourtant, n'est-ce pas là que l'on reconnaît un leader ? Un homme capable de s'opposer à la ligne du parti pour respecter ses convictions ?

    Mélanie Dufour : Nous aurions préféré des alliances avec le Front National qu'avec les socialistes."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • En Syrie, Poutine joue la carte anti-Daech

    En intensifiant son soutien militaire à Bachar el-Assad, la Russie entend signer son grand retour au Moyen-Orient, mais aussi redevenir une puissance globale.

    Les Russes le surnomment le «Syrie express». Dans les grands instituts de la capitale, le corridor aérien qui relie Moscou à Damas est presque aussi connu que la ligne ferroviaire qui rejoint Saint-Pétersbourg. Aujourd'hui les Russes l'utilisent pour envoyer des chars et de l'artillerie, mais aussi des conseillers à leur allié Bachar el-Assad. Une action offensive qui vise à imposer aux puissances régionales et aux Occidentaux une grande coalition anti-Daech. Un coup tactique destiné à pousser même les plus réticents, comme la France, à désigner les djihadistes de l'État islamique comme leur principal ennemi.

    De Catherine la Grande qui voulait étendre son influence au Moyen-Orient à la guerre froide, qui attira dans son orbite plusieurs pays arabes, la Russie a toujours été présente en Syrie. Dans les années 1950, l'URSS a fourni plus de 200 millions de dollars d'aide militaire à Damas. L'arrivée au pouvoir d'Hafez el-Assad, un officier formé à Moscou, a consolidé l'alliance dans les années 1970 et permis à l'Union soviétique de faire de la Syrie baasiste et socialiste l'un de ses principaux clients militaires. Missiles sol-air, roquettes antichar, système de défense antiaérienne: l'armée syrienne a été équipée par le grand frère soviétique, puis russe. Les livraisons d'armes au régime de Damas se poursuivent depuis la chute du mur de Berlin. Environ 25.000 Russes vivent encore dans ce pays.

    Le nouveau renforcement militaire de Moscou en Syrie s'insère donc dans une stratégie de longue date. Il s'appuie sur des réseaux puissants et fidèles en partie installés pour contrer l'influence occidentale. «C'est le retour d'une diplomatie néo-primakovienne consistant à replacer la Russie au cœur du Moyen-Orient avec des cartes limitées mais utilisées sans état d'âme», décrypte Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Spécialiste du Moyen-Orient, ministre des Affaires étrangères de Boris Eltsine, Evgueni Primakov fut l'artisan du retour de la Russie sur la scène internationale ainsi qu'un âpre défenseur des intérêts de la puissance russe face à Washington.

    Un partenaire indispensable

    Le «retour» de la Russie au Moyen-Orient s'effectue parallèlement au «retrait» des États-Unis dans la région. Élu pour ramener les troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan, hostile à l'idée d'ouvrir un nouveau front au Moyen-Orient, tenté par un pivot vers l'Asie, Barack Obama a créé un vide que la Russie veut aujourd'hui combler. Elle le fait d'autant plus facilement que vis-à-vis de la Syrie, sa politique n'a jamais changé depuis le début de la guerre. Contrairement aux Occidentaux et à leurs alliances hésitantes, les Russes ont toujours soutenu le régime de Damas et leur allié Bachar el-Assad, même dans les périodes les plus difficiles.

    La Russie ne voit que des avantages à ce retour précipité en Syrie. Elle sécurise sa présence dans le port de Tartous, qui lui offre son seul accès à la Méditerranée. Marginalisé après l'effondrement de l'URSS, isolé par son coup de force en Ukraine et les sanctions internationales, Moscou veut revenir au cœur du jeu moyen-oriental. Affirmer ses intérêts de puissance et contrer l'influence occidentale en imposant sa propre voie. Redevenir une puissance globale. En soutenant le régime syrien, Vladimir Poutine prévient aussi qu'il n'acceptera pas pour Bachar el-Assad le destin qui fut réservé à Kadhafi en 2011 après l'intervention franco-britannique en Libye. Le retrait d'un homme fort, selon Moscou, entraîne toujours plus d'instabilité. «Et les Russes n'aiment pas l'instabilité quand ce n'est pas eux qui la provoquent», commente ironiquement un diplomate français.

    11 septembre 2001, lorsqu'il était critiqué par les Occidentaux pour sa brutalité en Tchétchénie, en offrant son soutien à la coalition antitalibans, le Kremlin se présente aujourd'hui comme un partenaire indispensable pour combattre les djihadistes, devenus l'ennemi commun. Pour les Russes, qui s'inquiètent des turbulences dans leurs Républiques musulmanes et du nombre croissant de djihadistes qui partent combattre en Syrie, la lutte contre le terrorisme est une question de sécurité nationale. Elle est aussi un moyen de se réhabiliter aux yeux de la communauté internationale. «Les Russes préfèrent ne combatte qu'un ennemi à la fois. Ils pensent en outre que l'idée d'une coalition anti-Daech peut réconcilier tout le monde», poursuit le diplomate.

    Car le «retour» militaire des Russes au Moyen-Orient se double d'une initiative diplomatique. Vladimir Poutine pourrait rencontrer Barack Obama en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, où il se rendra le 28 septembre pour la première fois depuis dix ans. La stratégie occidentale en Syrie ayant conduit à l'impasse, la Russie devient maître du jeu. Pour mettre fin à la guerre en Syrie, Poutine propose de créer une grande coalition internationale contre les djihadistes, incluant l'armée syrienne, sous parapluie onusien. À charge pour le Kremlin de mener ensuite Bachar el-Assad à la table des négociations et d'imposer à tous une formule de transition politique qui préserverait le régime. Le projet russe assure à Moscou une place de choix à la table des futures négociations. En quelques mois, le Kremlin a réussi à imposer sa vision du futur syrien et à convaincre les Occidentaux, notamment la France, que le départ de Bachar ne devait plus être une condition préalable à des pourparlers mais l'aboutissement d'un processus de transition.

    Le plan russe, qui se nourrit du manque de vision et des incertitudes de l'Occident, a cependant des failles et des faiblesses. «Les Russes ont-ils les moyens de leur politique en Syrie ?» s'interroge Camille Grand, le directeur de la FRS. Comment convaincre, après quatre ans et demi de guerre, les opposants syriens de s'asseoir à la même table que leur bourreau? Comment garantir la survie du régime sans Bachar el-Assad? Autant de questions auxquelles l'initiative russe n'a pas encore répondu.

    Intenses négociations

    Sur la route de Vladimir Poutine en Syrie se lève aussi l'Iran, beaucoup plus impliqué que Moscou auprès du régime de Damas. Le renforcement militaire russe a sans doute été orchestré à l'occasion d'une visite fin août à Moscou de Qassem Soleimani, le général iranien commandant al-Qods, les forces spéciales des gardiens de la révolution. Mais si les Russes ont confié aux Occidentaux qu'ils n'étaient pas mariés avec Bachar el-Assad, aucun signe de cette nature n'est venu de Téhéran.

    Le président russe pourrait aussi trouver sur son chemin les États-Unis. L'Administration Obama acceptera-t-elle l'intervention russe comme un fait accompli, alors que la Syrie est utilisée par Vladimir Poutine comme un nouveau terrain de confrontation entre l'Est et l'Ouest? Elle n'a pas encore répondu à l'offre russe d'ouvrir un dialogue «entre militaires» sur le conflit en Syrie. Tout en estimant qu'une «coopération est possible», le département d'État redoute «que le soutien continu de la Russie à Assad intensifie le conflit et sape (notre) objectif commun de lutte contre l'extrémisme». La communauté internationale est toujours en panne de stratégie face à Daech, qui ne cesse de gagner du terrain, comme l'a confirmé cette semaine le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

    Les intenses négociations autour de la Syrie ont en outre relégué le conflit ukrainien en seconde position. «Grâce à la Crimée, la Russie est parvenue à renforcer sa stratégie d'accès, sa présence en Méditerranée et son ombre portée au Moyen-Orient… Il s'agit désormais de modifier l'ordre de sécurité post-1991, en profitant du retrait américain d'Europe et du Moyen-Orient», écrit le directeur de l'Ifri Thomas Gomart dans Politique étrangère.

    Isabelle Lasserre

    source : Le Figaro ::lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuukVFkFFASJHKMpQe.shtml

  • Sondage : 54 % des Français contre le“mariage pour tous”

    C’est un sondage choc réalisé par l’Ifop et commandé par Frigide Barjot, ex-porte-parole de La Manif pour tous, aujourd’hui présidente de son mouvement L’Avenir pour tous.

    Cette enquête, que Valeurs actuelles a pu consulter et dont nous publions les résultats en exclusivité, révèle que, plus de deux ans après l’adoption de la loi Taubira, seuls 46 % des Français souhaitent, en 2017, “conserver la loi Taubira sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels avec reconnaissance à l’état civil des enfants conçus à l’étranger d’une mère porteuse (GPA) ou par insémination artificielle (PMA avec donneur anonyme)”, comme c’est actuellement le cas.

    Les opposants au “mariage pour tous”, majoritaires, sont en revanche divisés en deux camps : ceux souhaitant l’“abrogation pure et simple” de la loi (22 %) et ceux souhaitant une “réécriture dans le sens d’une union civile en mairie pour les couples homosexuels avec droits égaux aux couples hétérosexuels sans adoption plénière” (32 %). « Deux ans après le vote de la loi Taubira, dont l’examen avait suscité une intense mobilisation, l’opinion française reste divisée sur cette question, relève Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop et auteur de l’étude, selon qui « une majorité d’électeurs de droite souhaite aujourd’hui une réécriture (40 %) ou une abrogation (36 %) ».

    La question brûlante du “mariage pour tous” pourrait donc s’inviter dans la prochaine élection présidentielle et, avant cela, dans le débat pour la primaire à droite…

    Vu sur Valeurs Actuelles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sondage-54-des-Francais-contre-le