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actualité - Page 4615

  • Pourquoi l’Occident déteste-t-il Poutine ? La raison secrète

    Voici un éclairage qui permet de mieux analyser ce qui se cache derrière l’agressivité américaine suivie par les vassaux occidentaux, dont la France, sans doute le pays le plus zélé. Le Réveil français ne cesse de dénoncer cette imposture qui peu à peu se dévoile aux yeux des peuples.

    « Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne pourront pas prendre seuls toutes les décisions importantes du monde ».

    Les raisons officielles

    Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses: la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne ; la Russie a aidé les « rebelles pro-russes » à abattre le MH-17 ; la Russie a « envahi » illégalement la Crimée ; des milliers de troupes et de tanks russes combattent en Ukraine. Certains d’entre nous pensent que ces affirmations sont de la propagande de guerre à l’intention des citoyens de l’Ouest dans le but de justifier des sanctions contre la Russie et de faire monter les tensions militaires.

    Les raisons géopolitiques

    Beaucoup moins largement débattues, mais beaucoup plus importantes, il y a les raisons géopolitiques qui considèrent les zones de conflit entre les intérêts économiques des Etats-Unis et ceux de la Russie et de la Chine. Pour le moment, l’Union européenne est très dépendante de l’énergie russe. Les Etats-Unis aimeraient faire cesser cela. Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, ce groupe de pays rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar américain. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle Route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.

     La raison secrète : la guerre qui n’a pas eu lieu

    Tous ces facteurs sont importants, mais il y en a encore un autre, qui n’est jamais débattu dans les médias occidentaux. L’élément déclencheur de la soudaine hostilité contre la Russie et Poutine peut être trouvé dans presque tous les événements non déclarés qui se sont déroulés entre la fin août et le début de septembre 2013. Ce qui est arrivé dans cette période cruciale est qu’une attaque surprise de l’Otan contre la Syrie a été stoppée par la Russie. C’était probablement la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu’une attaque militaire planifiée par l’Occident se trouvait confrontée à une force suffisante pour exiger son annulation. On ne le dira pas aux gens en Occident parce que leurs dirigeants bellicistes, au discours martial, ont « fermé les yeux ». Ils ont reculé et ont décidé de changer leur plan, le nouveau plan étant de démolir l’Ukraine et de s’emparer de la Crimée au profit de l’Otan. Cela, à l’évidence, n’a pas marché non plus ; le désordre qu’ils ont créé est toujours là.

    L’attaque US/France prévue sur la Syrie

    Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire de s’attendre à un appel d’Obama plus tard dans la journée.
    « Présumant que cet appel téléphonique du soir annoncerait le début des frappes aériennes états-uniennes (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à son état-major de mettre au point son propre plan d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp et ordre a été donné aux pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1)

    Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes états-uniennes attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il lui fallait consulter le Congrès. (2)
    Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4)

    Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir: « Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’Otan en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air. Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5)

    Les navires de guerre étaient prêts

    Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missiles raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante armada de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dansGlobal Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)

    Pourquoi l’Occident déteste-t-il Poutine ? La raison secrète

    A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir, « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie se sont croisées en Méditerranée orientale » et les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire.

    Un commentateur a plaisanté en disant qu’après tout Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix. Voici comment The Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste, évalue la situation – de par sa vie antérieure, The Saker possède une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’Otan :
    « Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, ni avec des missiles de croisière, ni avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme, manifeste ou secret, d’assistance matérielle et technique à la Syrie qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)

    Pourquoi les Etats-Unis ont-ils modifié leurs plans ?

    Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. A présent, avec le recul, on peut voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’ISIS [l’Etat islamique].

    Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses dont veulent débattre les dirigeants politiques occidentaux :

    – L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment expliquer autrement la décision inattendue du Parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à des frappes contre la Syrie?

    – L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils n’apprécient pas ce que les Etats-Unis ont projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent visiblement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre.

    Qu’est-ce que cela veut dire

    Pour des raisons qui ne sont pas difficiles à imaginer, il y a eu peu de discussions sur la signification plus large de ces événements dans les médias occidentaux. Cependant, des commentateurs comme Israël Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une intervention d’Israël Shamir au Forum de Rhodes le 5 octobre 2013 :

    « Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée.
    Nous avons dégagé le Cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962.
    Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10)

    Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même.
    Pepe Escobar est encore plus brutal. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) La dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l’arrêt des Etats-Unis [faillite budgétaire bureaucratique, NdT] venant s’ajouter à la crise financière provoquée par les banques de Wall Street.

    Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important :
    « Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges éhontés. » (13)
    Dans cette nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes. Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies. Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement. Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollar américain ». (14)

    Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants occidentaux ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne pourront pas prendre seuls toutes les décisions importantes du monde.

    Australianvoice, 1/03/2015

    Titre original : WHY DOES THE WEST HATE PUTIN? THE SECRET REASON (1/03/2015)

    Traduit par Diane Gilliard pour Arrêt sur Info

    Notes:

    1. Cité d’après un article de David Axe, « Les bombardiers français étaient chargés, les rebelles syriens étaient déployés – Tous attendaient le OK d’Obama pour attaquer »; https://medium.com/war-is-boring/69247c24253f(en anglais)

    2. http://israelmatzav.blogspot.com.au/2013/09/france-was-ready-to-strike-syria-obama.html

    3. http/::beforeitsnews.com:middle-east:2013:09:two-missiles-launched-toward-syria-fall-into-the-sea-2454030.html

    4. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/10282788/Missiles-launched-in-Mediterranean-towards-Syrian-coast-claims-Russian-defence-ministry.html

    5. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-september-2013-military-stand-off-between-five-us-destroyers-and-the-russian-flotilla-in-the-eastern-mediterranean/5355644

    6. https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-akash3/1176205_566256046755921_1140583716_n.jpg

    7. http://www.globalresearch.ca/massive-naval-deployment-us-and-allied-warships-deployed-to-syrian-coastline-before-the-august-21-chemical-weapons-attack/5347766

    8. http://thesaker.is/submarines-in-the-desert-as-my-deepest-gratitude-to-you/

    9. http://www.redflagnews.com/headlines/alert-china-sends-warships-to-syria-joining-russian-warships-in-mediterranean-sea

    10. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-september-2013-military-stand-off-between-five-us-destroyers-and-the-russian-flotilla-in-the-eastern-mediterranean/5355644

    11. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china

    12. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm
    Cela semble être le même éditorial important analysé par Jeff J. Brown dans le post de Wikileaks « Baba Beijing’s Belly Laugh Felt Round the World »,

    http://www.wikileaksparty.org.au/baba-beijings-belly-laugh-felt-round-the-world-2/.
    La seule différence que je voie est que Jeff Brown se réfère à un auteur nommé Tang Danlu, tandis que le site web de Xinhua se réfère à Liu Chang comme auteur de l’article.

    13. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm

    14. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china

    Source : Réveil français

  • « Droit vers le désastre »

    Le PS tenait son congrès cette fin de semaine à Poitiers dans une ambiance globale  de consensus implicite  entre les différents courants, seul moyen d’atténuer la raclée que le parti  s’apprête de nouveau à recevoir dans  les urnes lors des régionales en décembre prochain. Selon le dernier sondage Ifop pour le JDD, il se  trouve à peine un Français sur quatre pour juger que le PS possède  « des dirigeants de qualité », «  un projet pour la France », ou  « est proche de leurs préoccupations »…Dans ce même journal, l’ex ministre Arnaud Montebourg tire de nouveau à boulet rouge sur le duo Hollande-Valls soulignant que la   politique menée par le gouvernement conduisait la France « droit vers le désastre ». Lors de son discours, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n’a pas  manqué de fustiger l’opposition nationale et le discours de nombreuses personnalités du parti  Les Républicains , calqué sur celui du FN. M. Camabdélis s’est ainsi ému de ce que Nicolas Sarkozy  laisse  Christian Estrosi  dire qu’ « une carte d’identité ne suffit pas à être français » ou encore que certains musulmans  sont « la cinquième colonne du terrorisme en France » reprenant ici  les propos du député frontiste  Aymeric Chauprade. Or, affirme le responsable socialiste, soutenir ce discours n’est pas « un acte républicain ». M. Cambadélis feint de  découvrir que comme à chaque fois que le FN  est en dynamique électorale, la droite  reprend ses formules, son discours, voire des points de  son  programme  pour mieux les  oublier en arrivant au  pouvoir.

    Cela fait trente ans que les dirigeants des  différentes hypostases de la  droite,    RPR,  UMP, aujourd’hui LR, promettent l’arrêt des flux massifs d’immigration…qui ont battu des records sous le quinquennat  Sarkozy. D’autres au contraire, pour  des questions de cuisine interne,  de tactique , de  positionnement  politicien, renoncent  aujourd’hui   à  la fermeté qu’ils affichaient hier.

    C’est le cas d’Alain Juppé, qui vise la captation de la clientèle centriste pour  l’emporter face à Sarkozy  lors de primaires. Un article du Point a eu la bonne idée de rappeler les propos tenus par M. Juppé dans Lui en octobre 1990. Il était alors  député de Paris, et évoquait  les problèmes d’immigration  « auxquels il est confronté dans le 18e arrondissement » de la capitale.

     « C’est un problème permanent et gigantesque » disait-il.  «Il y a beaucoup d’écoles de ma circonscription où 80 à 90 % des petits enfants qui sont dans les classes primaires sont d’origine étrangère et souvent assez peu francophones (…). J’ai, à l’heure actuelle, dans mon arrondissement, des quartiers très chauds où la coexistence entre les communautés devient de plus en plus difficile, parce que les gens ont le sentiment que ça continue à se dégrader. Si on pouvait leur dire : Bon, maintenant, on a arrêté le flux, on va essayer de vivre en bonne intelligence…, les Français de ces quartiers, qui ne sont pas spontanément racistes, seraient tout à fait prêts à jouer le jeu avec des populations venues d’ailleurs. Mais ils ont le sentiment que ça continue et qu’ils sont totalement submergés.»

    Une submersion qui n’est pas un fantasme.  M. Juppé en  est indirectement responsable ces dernières années, en tant  que ministre des Affaires étrangères  de Nicolas Sarkozy  ayant validé le plan de  liquidation du régime Libyen  en 2011 avec la complicité de BHL, ce qui a entraîné le  chaos que l’on sait. Les côtes de la Libye voient ainsi le départ chaque jour de milliers de clandestins qui attendent d’être arraisonnés par les navires européens…afin  d’être débarqués en Italie.

    Rien que cette fin de semaine, 6000 migrants sur des rafiots de fortune ont été secourus par « la flotte internationale en Méditerranée ». Sans évoquer ici le cas de  l’Espagne et de la Grèce,  ils sont   50 000   depuis janvier à avoir gagné l’Italie. Les centres d’hébergement transalpins qui accueillent déjà  officiellement 84 000 immigrés en provenance d’Afrique  ont atteint leur seuil de saturation. La situation de submersion est telle que trois régions italiennes ont annoncé qu’elles refuseraient désormais tour nouvel « arrivage » imposé par le gouvernement.

     L’année dernière,  le coût pour le contribuable italien de l’accueil des 174 000 clandestins ayant quitté les côtes de la Libye –ils n’étaient  selon les chiffres officiels « que » 23.719 en 2002- a  atteint 800 millions d’euros,  l’aide de l’UE, se montant à  45 millions d’euros. D’ores et déjà cette immigration là est en hausse de 10% cette année et devrait atteindre fin 2015 le chiffre de 200 000 réfugiés rien que chez nos voisins italiens.

    Une analyse froide et objective de la situation, ce que l’on demande à tous dirigeants politiques dignes de ce nom,  commanderait bien évidemment d’en finir avec des mesures qui consistent à écoper la mer avec une petite cuillère. C’est-à-dire, au nom même de considérations humanistes, pourtant brandies par les têtes molles qui tentent de gérer cette invasion, de faire preuve de fermeté. Il s’agit de refouler et de ramener systématiquement sur les côtes africaines  les migrants, souvent  malheureuses  victimes des mafias de passeurs,  dont un nombre non négligeable  trouve la mort en essayant de gagner l’Europe.

    Une fermeté qui a été celle  du gouvernement  australien confronté à une  immigration clandestine  de même nature, et qui a été payante. Et qui serait d’autant plus légitime en cette période de crise qui frappe durement des dizaines de millions d’Européens, sans même parler des risques d’infiltration de militants djihadistes  qui pourraient tenter de se fondre dans la masse des réfugiés  accueillis.

    Or, il se sait en Afrique qu’un clandestin recueilli par les navires européens, arrivant en Italie, à toutes les chances de rester et de gagner ensuite  les autres pays de l’UE. Fabrice Leggeri, le patron de Frontex,  l’Agence européenne de surveillance des frontières, a avoué  qu’en Libye, un million de personnes sont « prêtes à embarquer pour l’Italie. »

    Il conviendrait donc  de changer radicalement de braquet, de prendre des mesures à la hauteur de la menace,  comme le préconisait une nouvelle fois  Bruno Gollnisch dans sa vidéo enregistrée depuis le parlement  européen  et mise en ligne le 28 mai sur ce blogue. Faute de quoi…

    http://gollnisch.com/2015/06/08/droit-vers-le-desastre/

  • Les tares de l’opposition nationale

    L’action entreprise depuis l’échec d’avril 1961 a mis en œuvre des moyens nouveaux. Elle a mobilisé un nombre accru de partisans et s’est résolument engagée dans la voie de la violence et de la clandestinité. Cette transformation des formes de lutte n’a cependant pas affecté des données de la méthode antérieurement appliquée. Elle est restée conforme aux caractéristiques des luttes « nationales », jalonnées de courage et d’échecs lamentables. 
         Lénine, prenant en 1917 les risques d’une défaite militaire afin de créer les conditions de la révolution bolchévique, ou encore Franco, marquant sa prise de commandement insurrectionnelle en 1936 par l’exécution de son propre cousin qui refusait de le suivre, sont deux exemples d’un comportement inverse de celui des « nationaux ». 
         Par contre, le refus de porter réellement l’action en métropole le 22 avril 1961, comme la sanglante et inutile manifestation parisienne du 6 février 1934, sont typiques de la mentalité « nationale ». 
    DEFAUT DE CONCEPTION 
    Les « nationaux » qui utilisèrent le mot « révolution » sans en connaître la signification, croient au « sursaut national » spontané ! Ils croient également que « l’armée bougera »... Confiants dans ces deux rêves irréalisables, considérés comme des remèdes-miracles, ils ne conçoivent pas la nécessité d’éduquer des partisans au moyen d’une doctrine juste expliquant les causes de la décadence occidentale, proposant une solution et servant de gouvernail à la pensée dans l’action. C’est pourquoi, ils se complaisent dans une série de maladies politiques qui sont responsables de leurs échecs. 
    Confusion idéologique 
    Les « nationaux » s’attaquent aux effets du mal, pas à ses racines. Ils sont anticommunistes mais oublient que le capitalisme et les régimes libéraux sont les principaux artisans de la propagation du communisme. Ils étaient hostiles à la politique algérienne du gouvernement, mais oublient que cette politique était le produit d’un régime, de son idéologie, de ses intérêts, de ses maîtres réels financiers et technocrates, comme de ses structures politiques et économiques. Ils voulaient sauver l’Algérie française contre le régime, mais ils reprennent à leur compte ses principes et ses mythes. Imagine-t-on les premiers chrétiens adorant les idoles païennes et les communistes chantant les louanges du capitalisme ? 
    Conformisme 
    Tous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne. 
    Archaïsme 
    Faute d’imagination, les « nationaux » continuent à emboucher le clairon de Déroulède qui n’ameute plus personne. Programme et slogans sont fixés dans le tricolore d’avant-guerre. De l’armée au pouvoir à l’anticommunisme négatif, en passant par la contre-révolution et le corporatisme, les « formules nationales » repoussent plus qu’elles ne séduisent. Cet arsenal politique date d’un demi-siècle.Il est sans prise sur notre peuple. 
    DEFAUT D’ORGANISATION 
    Les raisons qui poussent les « nationaux » à nier la nécessité des idées dans le combat politique, les poussent à nier la nécessité de l’organisation. Leur action est viciée par des tares qui expliquent tous leurs effondrements. 
    Opportunisme 
    Les notables « nationaux », parlementaires et autres, militaires et civils, sont opportunistes par ambition personnelle. Le prétexte généralement invoqué pour camoufler leur arrivisme est celui de « l’habileté ». C’est au nom de l’habileté que les « nationaux » ont cautionné... le référendum de 1958, les entreprises de politiciens depuis lors. Derrière chacune de ces positions se dessinait la perspective d’un ruban, d’une sinécure ou d’une élection. Ils sentent le vent et savent se faire violents, voire séditieux quand cela leur apparaît profitable. Leurs discours fracassants ne font peur à personne. Ils attaquent un homme, un gouvernement et se gardent bien de toucher à l’essentiel et de s’en prendre au régime lui-même. L’Algérie fut un bon tremplin et une occasion de faire fortune grâce aux subsides généreusement dispensés, tandis que les militants devaient combattre les mains nues. Si le vent tourne, ils n’hésitent pas à trahir le drapeau et leurs camarades. Le siège au parlement n’est pas un moyen mais une fin en soi ; il doit être conservé à tout prix. Les simples partisans, eux, sont opportunistes par défaut de doctrine et de formation. Ils se fient à la mine du beau parleur et aux impressions superficielles plutôt qu’à l’analyse politique des idées et des faits, ils sont voués à être dupes. 
    Mythomanie 
    La lecture des romans d’espionnage, les souvenirs de la résistance et autres services spéciaux, le récit des comploteurs, gaullistes et autres, plongent les « nationaux » dans une atmosphère de rêve permanent. Un bridge avec un général en retraite, un parlementaire ou un sergent de réserve devient une sombre et puissante conjuration. Pour peu que l’on recrute dix lycéens, on se prend pour Mussolini. Quand on se vante de commander à 5000 hommes structurés, c’est que l’on rassemble péniblement quelques centaines de fonds de tiroir. Si, par chance, ils reçoivent une circulaire d’une quelconque administration militaire, ils montrent l’enveloppe avec des airs de conspirateurs, des sourires et des silences lourds de sous-entendus. Ils sont partisans de l’union autour d’eux et se répandent en amers reproches de sectarisme à l’encontre des militants qui se refusent à les prendre au sérieux. Les mêmes « nationaux » dans une période de véritables clandestins, se font arrêter avec des listes d’adresses et de documents, se mettent à table dès que la police lève la voix. 
    Terrorisme 
    La fausse analyse d’une situation, l’absence de doctrine et de formation qui poussent les uns vers l’opportunisme, jettent les autres dans la violence négative et le terrorisme. La mauvaise digestion des études pas trop primaires, consacrées à certains aspects de la subversion communiste du F.L.N., a accru ce penchant. Les pétards sous les fenêtres des concierges n’ont pas apporté un seul partisan à l’Algérie française. Le terrorisme aveugle est le meilleur moyen pour se couper d’une population. C’est un acte désespéré. Autant l’action clandestine et l’utilisation calculée de la force peuvent être indispensables lorsqu’une nation n’a plus d’autres moyens pour rentrer dans son droit, et dans ce cas l’action vise à faire participer le peuple à la lutte, autant le terrorisme rejette celui qui l’emploie hors de la communauté populaire et le condamne à l’échec. 
    Anarchisme 
    Les « nationaux » qui admirent tant la discipline chez les autres sont, en pratique, de véritables anarchistes. Incapables de se situer à leur place dans la lutte, ils ont le goût de l’action désordonnée. Leur vanité les pousse aux actes individuels gratuits, leur cause dût-elle en pâtir. Ils ignorent la parole donnée et nul ne peut prévoir où les entraînera leur fantaisie. Ils suivent à la rigueur un chef de bande et s’épanouissent dans les petits clans. L’absence de référence idéologique commune accroît leur éparpillement et interdit leur unité. 
    Dominique Venner, Pour une critique positive

  • Républicains?

    Aymeric Chauprade a bien raison de camper sur la même ligne que  Bruno Gollnisch quand il rappelle à la « justice » de son pays que les propos qu’il tient en tant que député,  dans le cadre de son activité de député au Parlement européen,  sont couverts par « les   dispositions de l’article 9 du protocole sur les privilèges et immunités du 8 avril 1965 des parlementaires européens ». Celui-ci dispose que «les membres de l’Assemblée ne peuvent être recherchés, détenus ou poursuivis en raison des opinions ou votes émis dans l’exercice de leurs fonctions». Assigné devant les tribunaux suite à la plainte d’une coquille vide socialiste,  SOS racisme, pour les propos tenus dans sa vidéo diffusée début janvier «La France est en guerre» -dont on  peut par ailleurs ne pas partager toutes les analyses- il  vient d’annoncer sur son blogue qu’il « ne (cédera) pas aux desiderata des ligues de vertu ». Une se ses officines tristement connues du lobby antinational, dit antiraciste  qui, « à l’instar de la Licra, prétendent fixer les limites de la liberté d’expression à des députés légitimement élus par le peuple français». Si la question de la montée en puissance en France d’un islamisme se nourrissant de la poursuite de l’immigration  de peuplement était au cœur des réflexions du député frontiste, l’islam était hier l’objet d’un débat opportuniste, contesté par de nombreux ténors, et  à huis-clos chez Les Républicains. Il s’est achevé dans le ridicule et  en eau de boudin –voir notre article publié hier.

    Dalil Boubakeur, de la Grande Mosquée de Paris, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est prêté à cette pantalonnade, rappelant que « l’islam est une religion respectable ». C’est celle en tout cas de nombreux croyants  qui le sont tout autant, vivant pacifiquement sur notre sol et qui ne sont assimilables en rien aux tarés-manipulés des milices d’égorgeurs que l’ont voit à l’œuvre au Proche-Orient. Ou aux  courants extrémistes salafistes et autres prosélytes  du fondamentalisme  qui se sont aussi implantés en France.  Une réalité qu’il  s’agit aussi de regarder en face. Quand bien même s’agirait-il  d’une minorité  dans nos villes et banlieues plurielles,  celle-ci n’a par définition pas le même poids quand elle se niche  au sein d’une population stable, en nombre raisonnable  condition indispensable  de son assimilation,  ou au contraire  en extension,   de 4, 5, 6 (plus ?)  millions de musulmans, ce qui  représente de facto  une masse d’individus non négligeable…

    Signe  de la confusion  intellectuelle qui règne au sein du parti présidé par Nicolas Sarkozy, véritable auberge espagnole, L’Obs mettait en ligne hier la tribune d’un « Militant UMP et  juriste »,  Kévin Duvivier. Celui-ci s’emportait contre « le maintien de cap de la ligne Buisson » consistant à  draguer l’électorat frontiste, en pariant sur ses trous de mémoire. Car  « en continuant sur cette ligne, Sarkozy est sûr d’une chose : unir la gauche face à lui et perdre le soutien essentiel des centristes en vu des prochaines élections présidentielles. La grande gagnante de cette histoire sera encore une fois Marine Le Pen ».  Et de  s’insurger pareillement contre  «  la position du ni ni en cas de duel PS/FN : ni de vote pour le PS, ni de vote pour le FN. Cette position est-elle toujours la même maintenant que le parti se prénomme Les Républicains ? ».  « Oui, la laïcité est un principe essentiel de notre pays, de même que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie » notait-il encore.

    Vraiment ? Ce qui devrait  être défendu prioritairement  par un parti dit de  droite conservatrice, c’est  l’essence de notre nation, son identité singulière,  les  valeurs  civilisationnelles qui en sont l’âme, qui ont fait sa grandeur, sa singularité.  Et non  pas reprendre les mots d’ordre de la gauche hors-sol, utiliser ses mots-valises,  son terrorisme sémantique. Toutes choses  visant à paralyser  les capacités de réaction, les défenses immunitaires de  notre peuple face à l’agression dont il est l’objet de la part d’une idéologie mondialiste qui déploie se effets pervers dans tous les domaines.

    Il ne suffit pas d’ailleurs de se dénommer «  républicains » pour défendre la république française. La réalité de ce parti, comme d’ailleurs de son frère ennemi socialiste,  c’est qu’il  est soumis à une oligarchie supranationale, eurobruxelloise qui lui  dicte ses mots d’ordre. Il n’est pas  étonnant que ce personnel politique qui n’a  que le mot république à la bouche, contribue à le démonétiser par une politique de  négation de notre identité  française. Or,   leur république est  devenue idole creuse, une entité  abstraite, un mauvais  fétiche  puisqu’elle ne tire plus sa   légitimité de la nation…concept qui n’est pas  né en 1789 mais qui  remonte aux Capétiens et  soit dit en passant.

    Nous le notions le mois dernier, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion  de l’IFOP,  relevait au terme  d’une enquête effectuée par cet institut que «force est de constater que pour deux tiers des Français (65%) ces termes (de « république » et de « valeurs républicaines », NDLR) ne parlent plus vraiment car ils ont été trop utilisés et ont perdu de leur force et de leur signification. Il n’y a qu’un tiers des Français (…), qui se déclare encore sensibles à ces termes quand les politique les emploient, et qui possède une fibre républicaine très développée.   Plus on va vers la droite, plus on a tendance à privilégier l’identité nationale. On culmine à 64% au Front National, et à 47% à l’UMP. Cependant, là aussi, un bon quart de l’électorat de gauche se dit plus sensible à l’identité nationale qu’à la République, ce qui n’est pas rien ».

    Député PS  des Yvelines et ancien ministre de l’Éducation, Benoît Hamon prédisait  en novembre dernier la fin de ce Système accusant le gouvernement Valls de «menacer la République en préparant un immense désastre». Hier dans les colonnes de Libération,  l’ancien ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg écarté en même temps que M. Hamon,  pointait l’impasse mortifère dan laquelle les politiques d’inféodations aux dogmes bruxellois ont conduit notre pays.  «Toutes les décisions que les gouvernements ont prises depuis quinze ans dit-il, y compris celui auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir -et ce n’est pas faute de m’être battu contre ça- ont été aggravantes. On a fait exploser le chômage et le FN». «Nous avons une classe dirigeante qui ne s’intéresse pas aux souffrances des gens. Les alternances se succèdent, elles se ressemblent. ll n’y a pas de démocratie. Donc les gens sont furieux».

    Une furia francese qui doit faire tomber ce Système dans les urnes le plus vite possible affirme Bruno Gollnisch, tant il est vrai que sans le soutien d’une majorité du peuple,  le travail de reconstruction, de retricotage, de réparation de notre pays abîmé par quarante ans de politiques globalement indignes ne sera pas possible.

    C’est là la mission historique de notre Mouvement. En février 2014,  l’enquête annuelle Opinionway et du Centre de Recherche Politique de Sciences Po enregistrait un degré d’exaspération voire de désespoir rarement  atteint chez nos compatriotes.  50% de sondés se prononçaient   pour le rétablissement de la peine de mort ( 35% en 2011),  disaient  ne plus croire  à la démocratie et voulaient   « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections » pour diriger la France ; 67% affirmaient  qu’il y  trop d’immigrés en France;  71%  indiquaient ne  pas faire confiance   aux syndicats et 75% manifestaient leur défiance vis-à-vis  de l‘Etat  et la république , 88% rejetaient catégoriquement  les partis politiques. La tâche qui nous attend sera rude !

    http://gollnisch.com/2015/06/05/republicains/

  • Valls : Un match à 15 000 € (Présent 8372)

    Le Premier ministre a annoncé que, pour une première embauche, une entreprise qui n’a aucun salarié touchera 4 000 euros, en deux fois. Il espère créer 60 000 emplois grâce à ce pactole incroyable de générosité. Le coût de son voyage en Falcon Poitiers-Berlin, 15 000 euros, pour voir jouer le Barça, aurait donc permis de financer près de quatre emplois ! Matignon et l’Élysée s’enferrent dans des justifications contradictoires pour cette dilapidation pourtant injustifiable des deniers publics, destinée à satisfaire l’amour du foot et du Barça du chef du gouvernement.8372-P1
    La détente est la première explication que Valls a livrée avec une déconcertante désinvolture : « Je travaille beaucoup, je m’engage beaucoup. Et puis de temps en temps, il y a aussi un moment de détente, même s’il y a de la tension et de la passion dans le sport. » Ça, c’était le lendemain de son équipée berlinoise, il répondait depuis Roland-Garros où, cette fois, il assistait à la finale du tournoi de tennis, car nous avons un Premier ministre multisports. Entre deux compétitions sportives, s’il lui reste un peu de temps, s’il est bien détendu, sa passion étant assouvie, il s’occupera de sa priorité des priorités, le chômage, c’est promis.

    Les Français travaillent beaucoup, eux aussi ont besoin de moments de détente, mais ils doivent sortir leur portefeuille de plus en plus léger pour payer eux-mêmes leurs distractions. Le métier d’origine de Manuel Valls, c’est la communication ! C’est à ce titre qu’il a cornaqué Hollande pendant sa campagne présidentielle, son principal fait d’armes ayant été de réajuster la cravate du candidat avant une intervention publique. Que serait-ce s’il n’était pas un « communicant » !
    Voyant le scandale poindre c’est Hollande, cette fois, qui a volé à son secours et avec lui pas moins de trois ministres, sans compter le premier secrétaire du PS.
    Figurez-vous que Valls était en mission officielle, d’où les moyens de la République qui ont été mis à son service ! Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a assuré sans rire : « Il est invité par le président de l’UEFA à la finale de la Ligue des Champions, en tant que Premier ministre de la France, c’est la République, il représente le gouvernement français. » On se moque de nous, Le Foll prend les Français pour des gogos ! Mais Hollande, qui n’en est pas à un mensonge près, a confirmé : il était à Berlin « pour parler de l’Euro 2016 de football » avec Michel Platini. Or, ce dernier doit être reçu cette semaine à l’Élysée, où le Premier ministre aurait pu le rencontrer sans bourse délier. Et pour voir Platini en Allemagne, on a fini par savoir aussi que l’hôte de Matignon devait embarquer deux de ses quatre enfants, car il avait sans doute besoin de leur expertise juvénile pour saisir dans leur plénitude les enjeux de l’Euro 2016.
    Tout cela pourrait n’être qu’anecdotique si cet épisode de notre vie publique n’illustrait une fois de plus la morgue, l’arrogance et l’aveuglement de ceux qui nous gouvernent, membres du gouvernement comme ceux de leur cabinet ou hauts fonctionnaires qui, coupés de ceux qu’ils sont censés représenter et servir, se croient tout permis avec l’argent du contribuable. Aveugles, sourds aussi, car ils n’entendent pas les cris d’une colère montant d’un peuple écœuré qui, un jour, les balaiera. En attendant, Valls doit nous rembourser.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/188888/match-15-000-e-present-8372/#more-188888

  • Infanticide suite à avortement raté : témoignage glaçant

    Le Conseil de l'Europe a été saisi sur les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement via une pétition lancée pétition en novembre 2014 par l’ECL. L'Assemblée parlementaire se prononcera le 23 juin. Zenit publie à cette occasion le témoignage d'une sage-femme.

    "Sage-femme depuis bientôt 9 ans, je peux témoigner que les bébés nés d’avortement tardif (cas des ITG) sans foeticide, c’est-à-dire le plus souvent entre 20 et 24 semaines d’aménorrhée, peuvent naître vivants.

    L’équipe médicale est alors souvent mal à l'aise et soit met le bébé dans un plateau dans une pièce à part jusqu’à ce qu'il arrête de montrer des signes de vie, soit demande au gynécologue, anesthésiste ou pédiatre de faire une injection de morphine dans le cordon ce que certains acceptent... ou non.

    Pour ma part, j'ai déjà proposé à des couples concernés, si le bébé était vivant à la naissance, de le poser sur le ventre de la dame pour qu’il meure dignement. Deux couples ont accepté.

    J’ai récemment décidé de ne plus participer aux IVG ou ITG et d’appliquer ma clause de conscience, ce que je peux faire car je suis titulaire. Je devrai probablement quitter les services concernés, y compris la salle d'accouchement. Les contractuelles qui voudraient appliquer leur clause de conscience sont menacées de licenciement."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Se former cet été 2015

    Se former 2015

    Cette année encore, votre blog vous propose de donner du sens à vos vacances avec pas moins de 8 routes, 3 sessions, 12 camps, 7 colonies, 6 services et 7 universités d'été.

    Communiquez-moi par mail (lahirelsb@yahoo.fr) ou dans les commentaires de post vos propositions et les éventuels oublis qui pourraient profiter à tous.

    Que l'été soit bénéfique à tous pour un vrai repos et une saine formation!


    Sessions et séminaires


    FMND SessionSession de la Famille missionnaire de Notre-Dame

    Du 11 au 13 juillet 2015 à Sens

    Session : La famille, Gaudium et Spes, joie et espérance de l’Eglise et de l’humanité.

    Lettre du Père Bernard qui présente ce rendez-vous majeur de l'été sur un thème crucial pour notre civilisation :

    "Bien chers amis,
              Notre prochaine Session de Sens, en cette année 2015, sera centrée sur la famille. Elle vous permettra de mieux comprendre le plan de Dieu sur le mariage et la famille. Le titre de notre Session est tiré du message de Jean-Paul II donné le samedi 8 octobre 1994 à Rome, lors de la première rencontre internationale des familles : « Famille, que dis-tu de toi-même ? “Je suis”, dit la famille. “Pourquoi es-tu?”: Je suis parce que Celui qui a dit de Lui-même : « Seul, Je suis celui que Je suis » m’a donné le droit et la force d’être. Je suis, je suis famille, je suis le milieu de l’amour ; je suis le milieu de la vie ; je suis. Que dis-tu de toi-même ? Que dis-tu sur toi-même ? Je suis “gaudium et spes”! » Jean-Paul II avait avoué que la moitié de son discours avait été improvisé, dit par le cœur et recherché dans la prière plusieurs jours avant la rencontre des familles.
              Depuis Vatican II, le Magistère de l’Eglise a donné des enseignements lumineux sur la famille, en se fondant sur la Révélation et en développant la Tradition. La famille chrétienne est une intime communauté de vie et d’amour. Elle naît au moment du mariage sacramentel entre un homme et une femme, qui se donnent et se reçoivent mutuellement l’un à l’autre pour toute leur vie. Elle est sanctuaire de la vie et une petite église domestique. La famille est souveraine. Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. La civilisation de l’amour ne peut pas se construire sans la famille. Cette civilisation, en effet, ne peut s’édifier que sur la base de l’amour, don désintéressé, auquel on est éduqué dans la famille.
              Saint Jean-Paul II avait parlé des graves menaces contre la famille. Notre Pape François est conscient de ces menaces dont nous parlerons au cours de notre Session. Mais nous ne resterons pas sur cette note pessimiste. Nous conclurons notre Session en commentant la prophétie de Jean-Paul II : le troisième millénaire sera le millénaire des familles" (suite).

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