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actualité - Page 5023

  • Livre : Parution : La gauche en soutien au capital , Comprendre la domination Libérale

    Charles Robin offre, avec La gauche du capital, un regroupement de ses études sur la généalogie du libéralisme libertaire. Sa thèse est connue des lecteurs de Jean-Claude Michéa. Il n’y a pas un « libéralisme » économique, de « droite », qui s’oppose à un « libertarisme » sociétal, de « gauche ». Il y a un seul mouvement qui transforme la société, et passe par des acteurs socio-politiques qui se partagent le travail mais font, précisément, le même travail. Le libéralisme est en d’autres termes toujours en phase avec le libertarisme car il s’agit de déconstruire tous les liens, tous les enracinements, toutes les communautés pour aboutir à un homme nu, donc désaliéné selon l’extrême gauche, mais aussi totalement ouvert au libre marché, à la consommation mondiale unifiée, selon les libéraux. C’est le même homme suradapté à un monde de plus en plus intégralement marchandisé, postpolitique qui convient aux libéraux (dits de droite) et aux libertaires (dits de gauche). 

    Le travail de désencastrement de l’homme, de désincarnation (au profit de sa liquéfaction), de « libération » de toutes les valeurs et de tous les liens, est convergent, qu’il soit opéré par la droite « libérale avancée » ou par la gauche « libérale-libertaire », et concourt à un même résultat. Car, de fait, l’homme sans liens devient homme sans qualité, sans spécificité, sans identité culturelle, sans classe, sans syndicat, et est livré au marché, et celui qui est livré au marché est bel et bien « libéré », comme le rêve l’extrême gauche, de la famille, de la durabilité, de la transmission, de la « patrie », de la « solidarité de tribu » (ou de métier), du sexisme, du machisme, au profit de la consommation hédoniste de la sexualité et du relationnel en général (les « amis » que l’on a sur Facebook…).

    Résumons. Le libéralisme n’est pas conservateur, il n’y a rien de plus révolutionnaire. Quant à la gauche elle n’est pas socialiste, elle est « la gauche du capital », elle est la pointe avancée de la déconstruction des peuples. Qui profite à qui ? Au capital.

    Voilà notamment ce que développe, rigoureusement, Charles Robin. Autant dire que son livre est essentiel.

    Pierre Le Vigan

    notes : Charles Robin, La gauche du capital, ed. Krisis, 244 pages, 18 €

    source :Metamag :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EuEuulEEppKoiQJcAe.shtml

  • Polygamie, répudiation de la femme par son mari, droit réduit de la femme en matière de succession… La charia au Royaume-Uni

    Hier, nous évoquions la charia en Grèce. Au Royaume-Uni, la charia peut également faire son apparition de façon insidieuse, en raison de la politique des “accommodements” qui institutionnalise un système juridique parallèle fondé sur la foi et les coutumes des immigrants. Au nom du multiculturalisme, le Royaume-Uni a développé la validation du communautarisme.
     
    La communauté pakistanaise du Royaume-Uni peut ainsi compter, au nom de l’antiracisme et de la lutte contre les discriminations, sur un système légal britannique qui s’adapte à ses pratiques religieuses et culturelles. Or les Pakistanais sont majoritairement musulmans et les jeunes générations de Pakistanais installés au Royaume-Uni affirment cette identité islamique et se réfèrent à la charia.
     
    Quelles sont les différences de traitement perceptibles ? Il y a, par exemple, la dispense accordée aux enfants de moins de quinze ans des familles pakistanaises concernant les cours d’éducation sexuelle dans les écoles publiques. Question logique : pourquoi faut-il être un parent musulman pour avoir le droit de ne pas envoyer ses enfants suivre de tels cours ? Ce droit devrait naturellement être conféré à n’importe quel parent.
     
    La règlementation britannique autorise également les élèves musulmans des écoles publiques à se référer à leurs propres usages concernant le sport, l’uniforme et la prière.
     
    Mais “l’accommodement” le plus significatif concerne la polygamie. Approuvée par le Coran et autorisée par le Pakistan, la polygamie est bien tolérée “de fait” au Royaume-Uni à la suite de l’immigration massive de populations musulmanes. 
     
    Le plus hallucinant, c’est que c’est l’Archevêque de Canterbury qui, en février 2008, avait prôné l’adoption de certains éléments de la charia dans la législation britannique, soutenu dans cette folie par un ancien Lord Chief Justice qui affirma qu’autoriser les musulmans à choisir, dans certains cas, s’ils veulent être gouvernés par la charia, n’était pas en contradiction avec les lois britanniques.

  • [Aix] Le Café Actualités d’Aix se demande : "Que faire ?"

    Après avoir montré dans les réunions précédentes les aspects de la crise actuelle, le Café Actualités d’Aix-en-Provence va poser la question : "QUE FAIRE ?". Antoine de CRÉMIERS tentera d’y répondre

    Mardi 4 novembre, de 18 h 45 à 20 h30 au Café "Le Festival", 1 cours Mirabeau.

    Antoine de Crémiers, animateur du « café d’actualités », est conférencier, conseiller éditorial de la « Nouvelle Revue Universelle et collaborateur régulier ou occasionnel de diverse publications.

    Le monde qui est aujourd’hui le nôtre, dont nous avons l’habitude de dire qu’il est « en crise » étrange euphémisme, qui vise à rassurer, n’est autre qu’un formidable basculement de civilisation dont nous sommes les spectateurs rageusement impuissants. Nous voilà contraints de reconsidérer nos « logiciels d’analyses, formatés par des siècles de Tradition et de Modernité, l’une et l’autre disparues corps et biens dans un même naufrage. Ce monde « immonde » se présente comme ectoplasme, protéiforme, insaisissable, qui inaugure une nouvelle cage de fer, celle du totalitarisme de la dissolution et d’un retour de la fatalité. Est-ce irréversible ? et n’aurions-nous donc que le choix entre la guerre civile et le meilleur des mondes ?

    Terrible alternative ! qui mérite toute notre attention et notre réflexion.

    Soyez présents.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Aix-Le-Cafe-Actualites-d-Aix-se

  • Leur Europe, la notre

    Zone de plus faible croissance au monde, économiquement non viable, mais maintenue au bord du gouffre par pure idéologie, la zone euro a-t-elle encore un avenir ? Le président de la Banque centrale européenne (BCE), le très mondialiste Mario Draghi, a exhorté vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro à un effort commun. « En 2011-12, nous avons évité l’effondrement de la zone euro grâce à un effort commun. Nous devrions à nouveau nous atteler à agir en commun pour éviter une rechute en récession ».  Pendant ce temps, en marge du Conseil européen à Bruxelles, le Premier ministre britannique de David Cameron a tapé du poing  sur la table…soucieux de ne pas donner davantage de grain à moudre au courant eurosceptique qui ne cesse de prendre de l’ampleur outre-manche. Sommé par la Commission européenne, au titre de la révision technique des contributions nationales pour 2014, de verser, avant le 1er décembre, une contribution supplémentaire pouvant atteindre 2,1 milliards d’euros, M. Cameron s’est fâché tout rouge.

     Boursier.com le souligne avec justesse, «cette rallonge  émane d’une révision technique statistique à laquelle procèdent chaque année les instances européennes. Cette fois, le calcul intègre à la richesse des pays les activités illicites comme le trafic de drogue et la prostitution.» On arrête pas le progrès… « Je ne paierai pas cette addition le 1er décembre » a  affirmé  David Cameron… qui n’ a donc pas dit qui ne la paierait pas après cette date…

     Le même jour Pierre Lellouche, député UMP de Paris,  faisait mine de s’indigner  sur France Info de la subordination de notre pays aux instances bruxelloises.  Evoquant la lettre envoyée par les gauleiters bruxellois  demandant des « précisions » sur le budget 2015 de la France,  il a déclaré qu’il est « très fort de café» que la Commission européenne veuille« retoquer le budget » qui relève de la « souveraineté nationale.»

     Le site du magazine Politis a eu beau jeu de noter que « les textes (traité, directives et règlements) qui autorisent cette immixtion dans nos débats budgétaires ne datent pas tous du quinquennat de François Hollande. Et tous ont été approuvé par les députés, sénateurs et députés européens membres de l’UMP, avec l’aval de Nicolas Sarkozy quand celui-ci était à la tête de l’État. ll est extrêmement improbable que Pierre Lellouche l’ignore, lui qui fut secrétaire d’État aux Affaires européennes dans le gouvernement Fillon II, du 23 juin 2009 au 13 novembre 2010 ».

     « On épargnera à Pierre Lellouche poursuit cet article le rappel des votes au Parlement européen des directives et règlements du  Six pack  et du  Two pack , ainsi que celui de la ratification du TSCG, qu’il a approuvé comme député. Les élus de l’UMP, comme la plupart de nos socialistes, ont tout avalé. De la même manière qu’ils ont adoubé les deux Commissions de Barroso, dont il déplore aujourd’hui qu’elles aient été  lamentables , après que Nicolas Sarkozy eut soutenu ce dernier pour un second mandat ».

    Dans une UE sous domination et au service de intérêts de Berlin,  nous nous en faisions l’écho sur ce blog en septembre dernier,  le voyage de Manuel Valls  a fait figure de symbole.  Il est allé humblement quémander à Angela Merkel un délai supplémentaire pour notre déficit public et des encouragements pour les réformes en cours.

     Nous n’allons pas reprocher à l’Allemagne de défendre ses intérêts mais il s’agit de regretter l’incapacité de nos gouvernements à défendre les nôtres, alors que la crainte d’une hégémonie allemande sur cette Europe là ne date pas d’hier. Le juriste et politologue Maurice Duverger, ancien du PPF,  décoré de la Francisque mais rapidement rallié au «camp du bien», s’inquiétait déjà dans «Le lièvre libéral et la tortue européenne » (1990) d’une Europe «dominée par la Pangermanie régnant sur l’espace vital que lui avait assigné les théoriciens du XIXème siècle ».

     D’autres, supputant une souterraine continuité géopolitique économique allemande, ont d’ailleurs rappelé que les origines véritables de l’idée de Communauté économique européenne (Die europaïsche Wirtschafsgemeinschaft) a été faussement attribuée à Jean Monnet,ses disciples et ses suiveurs,  mais qu’on l’a doit en réalité à Walther Funk, ministre de l’Economie du IIIe Reich.

     Au-delà de l’hégémonique omnipotence allemande c’est bien la question du  déficit démocratique de l’UE qui est posée. Le site Polemia a mis en ligne un article de  Arnaud Dotézac, directeur des rédactions, market magazine (Genève) qui la résume parfaitement.

     « La souveraineté des États membres est aspirée au bénéfice des institutions européennes par l’effet de suprématie absolue du droit européen. Le principe de suprématie des constitutions nationales, qui traduit normalement l’expression la plus haute des souverainetés populaires, s’est depuis longtemps laissé dissoudre dans un droit conçu et contrôlé par des experts, eux-mêmes irresponsables politiquement et protégés diplomatiquement. Au peuple souverain se sont substitués des fonctionnaires qui produisent ce droit n’émanant que d’eux-mêmes, générant un modèle autocratique au sens propre du terme. Les valeurs qui sous-tendent le projet européen sont issues d’une idéologie qui méprisait le modèle démocratique et d’une puissance étrangère (les Etats-Unis, NDLR)  qui défendait ses propres intérêts stratégiques (…)».

     Comme le notait plus largement déjà Michel Rocard  en 1973 (!) dans « Le Marché commun contre l’Europe », « ce que l’on a appelé la construction européenne s’est faite en réalité…contre l’Europe, au profit de la libre entreprise, au profit par conséquent du capitalisme en général, quelle que soit sa nationalité, et plus encore au profit de celui qui n’en  a pas.»

     Nous l’avons souvent dit, ce projet européen transnational, le FN s’y  oppose  au nom de sa défense de l’Etat nation,  d’une Europe des patries, de la libre-coopération. Mais ledit projet impérial aurait pu puiser sa justification dans une vision enracinée de notre civilisation européenne, en s’abreuvant  à la source de son génie propre, dans le respect et la défense de l’identité commune des peuples de notre continent.

     Or pour ses concepteurs,  l’idée de l’unification européenne ne constitue pas une fin en elle-même, le sommet d’une hiérarchie de valeurs et d’identités  héritées de l’histoire des peuples du vieux continent, elle est plutôt une marche vers le gouvernement mondial de l’humanité. Dans ses « Mémoires »,  Jean Monnet rappelle que  la «Communauté (européenne, NDLR) elle-même n’est qu’une étape vers les formes d’organisation de demain ». Son acolyte Robert Schumann expliquait dans « Penser l’Europe » (1963), que l’idée d’Europe doit être «le mot d’ordre pour les jeunes générations désireuses de servir l’humanité enfin affranchie de la haine et de la peur, et qui réapprend la fraternité chrétienne».

     Maurice Duverger cité plus haut, ne masquait pas ce message humaniste sous le vernis de la  fraternité chrétienne sans frontières mais  nous donnait à son  tour une définition de ce qu’est l’Europe et sa mission, à savoir un simple relais d’une conscience planétaire, qui est largement partagée actuellement  par les élus  de gauche et de droite qui dominent le Parlement européen, les officines et la technostructure européistes. «Il y a une civilisation européenne écrivait-il, qui a enseigné les droits de l’homme et de la démocratie, valeurs supérieures à toutes les autres, et qui doivent l’emporter sur les cultures encore rétives à leur universalité.»

     Cette réduction de la civilisation européenne au totalitarisme des droits de l’homme  va de pair  avec une Europe qui subordonne le politique à l’économique, qui se construit sur la dépouille des Etats souverains. La dérive de cette Europe là avait été parfaitement anticipée  par Julien Freund dans «La fin de la Renaissance» (1980) : « on s’en prend aux nationalismes, sources de guerres intra-européennes qui auraient été, durant ce siècle (le XXe siècle, NDLR), des guerres civiles européennes. Mais en réalité c’est l’Etat qui est visé dans sa substance.»

     Au  plus fort du débat sur l’adhésion de la Turquie dans l’UE il y a dix ans, le refus de réaffirmer les racines  helléno-chrétiennes de l’Europe,  d’en faire un «club chrétien» comme le notait pour s’en offusquer  le premier ministre Turc Erdogan et  chez nous  la quasi totalité  du microcosme politico-médiatique, répondait   bien  sûr à un objectif.

     Bruno Gollnisch le soulignait alors, «si l’Europe se définit par l’adhésion à des valeurs communes laïques qui sont celles en gros de l’individualisme libéral et des droits de l’homme , alors effectivement à ce compte il n’y a pas de raison de ne pas l’étendre jusqu’au Zaïre le jour où ce pays pratiquera la démocratie parlementaire ! C’est là qu’on voit bien, sans déformation et sans exagération, que dans l’esprit de ces gens là, l’Europe n’est qu’une espèce de plate-forme commune qui a vocation à s’entendre de plus en plus, dans laquelle, à condition de respecter une règle sacrée qui est celle de l’ouverture et du métissage, n’importe quel pays pourrait finir  par entrer ». Alors non, décidemment non, leur Europe n’est pas la notre.

    http://gollnisch.com/2014/10/28/europe-notre/

  • 3.000 ans d’idées politiques… à ne pas sortir de leur contexte !

    Entretien avec Éric Branca

    3000 ans d’idées politiques, vaste sujet… Vu de 2014, y a-t-il des choses ayant fondamentalement changé en la matière, ou en sommes-nous condamnés aux mêmes affrontements ?

    C’est justement parce que tout change que j’ai voulu réagir contre la manière dont beaucoup de nos contemporains conçoivent la pensée politique des siècles passés. La culture ambiante conduit à tout juger avec les yeux de notre temps. De même qu’au XIXe siècle, il était illusoire de vouloir analyser la pensée politique de saint Thomas d’Aquin à l’aune des critères marxistes, de même est-il stupide, au XXIe siècle, de juger des idées politiques d’un Richelieu ou d’un Bossuet à partir des critères néo-libéraux d’un Milton Friedman qui estime, par exemple, que la société n’existe pas… Je serais très heureux si j’arrivais à remettre un peu de perspective dans la tête de jeunes générations qui sont sorties de l’école, et même parfois de l’enseignement supérieur, sans posséder de repères très clairs, et parfois sans repères du tout, sur ce qu’il est convenu d’appeler l’histoire des idées.

    Pourquoi n’ont-ils pas ou plus de repères ? Parce qu’on ne leur apprend plus l’histoire de manière chronologique – la chronologie est même devenue un gros mot dans l’enseignement actuel. Or, quand on n’apprend plus la chronologie, on se met en position de ne plus raisonner logiquement.Chronos + logos : le temps et la raison. Ou, si l’on préfère, le temps éclairé par la logique… Le pire des écueils, quand on essaie d’y voir clair dans l’histoire de la pensée et, spécialement, dans celle de la pensée politique, c’est de sortir les idées de leur contexte. De l’ambiance qui les a fait naître, émerger, triompher, ou parfois échouer.

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  • Des milliers de Hooligans manifestent contre les salafistes à Cologne

    C’était une démonstration de force, dont l’ampleur a surpris même la police: Le groupe “Hooligans contre les salafistes” a mobilisé dimanche à Cologne (Allemagne) autour de 4.000 manifestants aux cris en particulier de « Pas de charia en Europe ».

  • L'euthanasie, c'est le non-sens comme réponse au non-sens

    Extrait de la réponse de Marie-Sylvie Richard, religieuse xavière et médecin en soins palliatifs, à une consoeur catholique qui se justifie, dans un ouvrage, d'avoir accédé en Belgique à des demandes réitérées d'euthanasie :

    "Quelle est la liberté du médecin dans cette situation ? [L'auteur] considère que dans certaines situations difficiles, on n’a pas d’autres moyens que de répondre à la demande d’euthanasie. Qu’il faut reconnaître son impuissance et suivre le malade dans sa supplique. A la Maison Médicale Jeanne Garnier comme dans d’autres unités de soins palliatifs, nous ne refusons pas les personnes qui réclament l’euthanasie, au contraire nous sommes particulièrement attentifs à leur souffrance et l’on cherche à leur donner les meilleures conditions de soulagement pour que leur souffrance intérieure puisse être apaisée si possible. Nous nous intéressons à la question du sens que posent souvent malades et proches ; dans un très grand nombre de cas, les patients changent d’idée.

    Confrontée au non-sens de la souffrance, [l'auteur] accède dans certains cas à l’euthanasie. Mais pratiquer l’euthanasie, ce n’est pas pour moi donner du sens ! C’est répondre au non-sens par le non-sens. C’est s’octroyer un pouvoir considérable, démesuré sur autrui, que je veux respecter comme personne unique et sacrée, qui ne m’appartient pas."

    Louise Tudy

  • Pourquoi la robotisation peut faire disparaître près de la moitié des emplois d’ici 2035

    Robin Rivaton explique pour Figarovox quelle influence l’innovation technologique a sur l’économie et notre vie quotidienne. Il décrypte l’étude du cabinet Roland Berger, qui montre que la robotisation pourrait menacer 3 millions d’emplois d’ici 2025.

    FigaroVox : Qu’est-ce que sont précisément ces robots ? Qu’est-ce qui a déclenché cette évolution ? 

    Robin RIVATON : C’est la rencontre de deux mondes, d’un côté l’ingénierie avec des capteurs de plus en plus performants, des matériaux de plus en plus solides, des processeurs de plus en plus rapides et de l’autre les sciences informatiques avec les progrès spectaculaires en direction de l’intelligence artificielle.

    Les robots voient leurs « corps » devenir de plus en plus mobile et réactif et leur « cerveau » de plus en plus gros. Ils sont en train de se redresser, d’apprendre à marcher et de voir leur boite crânienne grossir comme les hominidés. Sauf que le changement se compte en dizaine d’années quand il nous a fallu des millions d’années.

    Si Google rachète continuellement les meilleures sociétés de robotique et d’intelligence artificielle, c’est que la fusion entre le corps et la tête approche.

    On parle de 3 millions d’emplois menacés par les robots ? Est-ce plausible ? Dans quels secteurs ?

    Comme je l’ai déjà écrit, ce qu’on appelle à tort robotisation et qui est en fait la poursuite d’un mouvement multiséculaire d’automatisation, est tout à fait capable de conduire à la disparition d’un tiers à la moitié des emplois d’ici 2035. Voitures sans chauffeur, drones effectuant des livraisons, travail dans la restauration, robots-infirmiers devraient fortement se développer, même s’il y a souvent un fossé entre le laboratoire et la vie réelle du fait des résistances sociales.

    Mais ce chiffre aussi impressionnant soit-il reste proche du mouvement de tertiarisation qui a eu lieu entre 1970 et 2000. C’est là que cette étude est pernicieuse, le nombre d’emplois ou le niveau global d’activité ne sont pas figés. Un emploi peut disparaître mais d’autres apparaissent. Une perte nette de 2,5 millions d’emplois en dix ans et un taux de chômage à 18 % sont totalement faux ! Comme nous avons surmonté la tertiarisation, nous surmonterons l’automatisation des services, à condition d’ajuster la formation. Ne tombons pas dans le piège tendu par les « déclonomistes », ces économistes du déclin qui veulent nous faire détester le progrès technologique `[....]

    La suite sur le Figarovox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Pourquoi-la-robotisation-peut