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actualité - Page 5034

  • Les duettistes Valls Sarkozy, champions de la « taqiya »

    Chacun a le droit de critiquer l’entreprise Total et les orientations de sa direction. Pour autant, Gérard Filoche membre du Bureau national du PS, a prouvé  qu’il était un grossier personnage en ne respectant pas le temps élémentaire du recueillement, en accablant sur tweeter son PDG Christophe de Margerie. Il l’a traité notamment de «suceur de sang» le jour même ou l’on apprenait son décès dans un accident sur un aéroport moscovite, à son retour d’une réunion avec le Premier ministre russe Dimitri Medvedev. L’ensemble de la classe politique française a rendu hommage au patron de Total. Vladimir Poutine a salué mardi la mémoire « d’un vrai ami de la Russie » ainsi que Gennady Timchenko avec lequel il avait noué de profonds liens d’amitiés et qui co-présidait avec le patron français le conseil économique de la chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCIFR). M. Timchenko est le co-propriétaire du groupe gazier privé Novatek, qui en partenariat avec  Total a lancé un immense chantier dans l’Arctique. Une dépêche de l’agence Ria Novosti a rappelé que M. de Margerie « critiquait le conflit en Libye et les sanctions antirusses. Désormais, Moscou a perdu un canal de liaison informel important avec l’élite politique et d’affaires européenne…».

     Gérard Filoche ex responsable de la LCR qui comme beaucoup d’anciens trotskistes a trouvé le gîte et couvert au PS, s’est attiré les foudres de Manuel Valls pour son tweet (« il ne mérite pas d’être au PS »), tandis que le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis indiquait que cet apparatchik  sera bientôt convoqué par la Haute autorité du parti chargée des questions d’éthique.

     Un moindre couac certes pour le PS et le gouvernement au regard de la montée en puissance de la fronde contre sa propre politique. 39 députés socialistes se sont abstenus mardi sur le budget 2015 –des « Prophètes de malheur » selon  le secrétaire d’État à la Réforme de l’ÉtatThierry Mandon-, dont les anciens ministres Benoît Hamon (Education) , Aurélie Filippetti(Culture), Delphine Batho (Ecologie) et l’ «alliée» écolo-gauchiste Cécile Duflot (Logement).

     Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture,  Stéphane Le Foll,  a invité M.  Hamon à «(quitter) le Parti Socialiste » ce dernier ayant  affirmé que la politique de l’exécutif « menace la République » et mène vers un « immense désastre démocratique »  en 2017.

     Jean-Christophe Cambadélis, lui, n’a pas incité Benoit Hamon à quitter le PS mais  lui rétorque que « le danger pour la République, ce n’est pas le PS, c’est le FN. » Dialogue de sourds  puisque c’est bien la politique menée par le gouvernement Valls que les frondeurs considèrent comme précipitant le passage au vote  FN des électeurs des classes moyennes rejoignant ainsi celui des classes populaires….

    Jean-Luc Mélenchon, rigolard s’est empressé de son côté proposer d’ouvrir «un camp de réfugiés», d’offrir gracieusement «l’asile politique » à ces  frondeurs, proposant à  Filoche et Hamon de  rejoindre le Parti de Gauche.

     Il est aidé dans sa stratégie de débauchage  par le Premier ministre qui dans un entretien accordé auNouvel Obs  publié mercredi se dit, «pourquoi pas»,  favorable à un changement de nom du Parti socialiste (M. Cambadélis y est opposé) qui symboliserait son souhait d’acter dans les faits le virage idéologique  de la gauche de gouvernement, d’«en finir avec la gauche passéiste».

    Prenant bien soin de ne pas utiliser le qualificatif socialiste et anticipant la disparition de François Hollande de la présidentielle de 2017, M. Valls propose de «bâtir une maison commune» de «toutes les forces progressistes», celle d’une  gauche «pragmatique, réformiste et républicaine». «La gauche qui renonce à réformer, qui choisit de défendre les solutions d’hier plutôt que de résoudre les problèmes d’aujourd’hui, cette gauche-là se trompe de combat», estime notre spécialiste de l’enfumage. Comprendre  surtout dans sa bouche qu’hors la fuite en avant euromondialiste il n’y a point de salut.

     Un constat que Nicolas Sarkozy fait également sien, lui qui veut aussi changer le nom discrédité de l’UMP mais qui,  enregistrant le succès phénoménal du livre de Zemmour -qui vaut tous les sondages-,  a tenu un discours ciblé sur l’immigration mardi soir à Nice.

     « Tu as de la chance, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir. » Cette remarque de M. Sarkozy à Philippe de Villiers, rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans leur ouvrage consacré au créateur duPuy-du-Fou, pose le personnage.

     Mais mardi soir, le mari de Carla Bruni avait endossé le costume du patriote vigilant :  « les Français veulent rester en France, que la France ne ressemble pas à un autre pays. Nous voulons bien accueillir les autres, mais nous ne voulons pas changer notre pays». «Nos valeurs doivent être défendues, face à un islamisme fanatisé qui rêve de semer la terreur en Occident».

     Un proche de l’ex chef de l’Etat, le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé vient aussi opportunément de rendre son rapport cette semaine sur le radicalisme islamique dans les prisons françaises. « Alors qu’environ 60 % de la population carcérale en France, c’est-à-dire 40 000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane relateLe Figaro,  la radicalisation islamiste est aujourd’hui susceptible de concerner plusieurs centaines de détenus» constate notamment l’étude de M. Larrivé.

     Il affirme que «les signes extérieurs de radicalisation (dans nos prisons)  ont presque totalement disparu, laissant la place à une radicalisation et à un prosélytisme beaucoup plus discrets et, partant, plus difficiles à repérer et précise que cette stratégie de dissimulation ou de camouflage est théorisée par certains radicaux sous le nom de Taqiya.»

     Fort bien mais faut-il rappeler à M. Larrivé qui critique aujourd’hui dans ce même rapport  le laxisme de la réforme pénale de Mme Taubira  que la loi sur les peines planchers du précédentgouvernement Fillon  -qui peuvent être assorties en tout ou partie du sursis…- était sans effetpuisque le texte comporte une dérogation de «circonstances exceptionnelles» systématiquement appliquée par les juridictions (loi du 10 juillet 2007)?

     Faut-il encore lui rappeler que c’est Nicolas Sarkozy qui a supprimé la loi –trop rarement appliquée- permettant d’expulser un criminel étranger du territoire national une fois sa peine exécutée, appelée bien improprement selon la terminologie gauchiste « Double peine » ?

     Faut-il rafraichir la mémoire de M. Sarkozy et de ceux qui vont  à ses meetings  en rappelant que  la délinquance  a continué de progresser entre 2002 et 2012 ?  Qu’entre 2007 et 2012 sont entrés  sur notre territoire et en toute légalité plus d’immigrés non européens (environ 200 000 par an) que sous le gouvernement Jospin ? Que la majorité présidentielle n’a pas souhaité revenir sur le droit du sol, mettre réellement fin au regroupement familial, à la fabrication à la chaîne de Français de papier ?

     Faut-il de nouveau souligner que si le droit de vote n’a pas été accordé aux étrangers non communautaires  par l’ex  majorité présidentielle  -alors même que M. Sarkozy et de nombreux cadres UMP y sont favorables- c’est sous la pression des électeurs du FN…et par peur de la sanction des urnes ?

     En fait de Taqiya, constate Bruo Gollnisch, M.  Sarkozy est un champion toute catégorie,  même si son clone Manuel Valls peut  monter lui aussi  sur une marche du podium.

    http://gollnisch.com/2014/10/23/les-duettistes-valls-sarkozy-champions-taqiya/

  • LMPT : la France a plus besoin d’une IIe Révolution que d’une VIème République…

    Entretien avec Alain de Benoist

    La Manif pour tous (LMPT), dans sa dernière édition, a récemment rassemblé entre 80.000 et 500.000 personnes à Paris. Une bonne nouvelle, à votre avis ?

    On ne peut que se réjouir de voir défiler dans la rue des foules hostiles à un gouvernement dont la nocivité n’est plus à démontrer. Mais au-delà du spectacle ? Béatrice Bourges, fondatrice du Printemps français, était à la manifestation. « J’en suis revenue, a-t-elle déclaré, non pas galvanisée comme je l’espérais, mais triste et mal à l’aise ». Je la comprends. Toute la question, en effet, est de savoir si les manifestations sont une fin ou un moyen. Si c’est un moyen, le plus élémentaire des réalismes oblige à constater que celle de ces dernières semaines, tout comme les précédentes, n’a strictement rien obtenu : « La vérité oblige même à dire que nous avons tout perdu », dit encore Béatrice Bourges.

    Je vois à cela deux raisons. La première est l’indécrottable naïveté, typiquement droitière et révélatrice d’une absence totale de sens politique, qui porte les animateurs de la Manif à mettre tous leurs espoirs dans « l’aile droite » de l’UMP – cette même UMP qui vient de porter à la tête de la commission des Affaires sociales du Sénat un partisan résolu du mariage gay, de la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes et de la gestation pour autrui, en l’occurrence le sénateur Alain Milon. En oubliant que pratiquement toutes les réformes « sociétales » dont se plaignent aujourd’hui les membres de la Manif pour Tous ont historiquement été réalisées par la droite ! Qu’on en soit encore aujourd’hui à attendre de l’UMP qu’elle « sauve la famille » est plus que pathétique, c’est consternant.

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  • Transition énergétique : le gouvernement a-t-il les moyens de ses ambitions ?

    Le projet de loi sur la transition énergétique actuellement étudiée au Parlement se présente comme l’accomplissement d’une des promesses phares du président Hollande. Elle est en l’occurrence portée avec éclat par Ségolène Royal. Si la loi est effectivement dense (64 articles), on y retrouve les contradictions larvées des politiques énergétiques des vingt dernières années, fruits inévitables d’une volonté de satisfaire simultanément les règles du marché libre, les lobbies et les croyances électorales en matière de réchauffement climatique.

    François Hollande et Nicolas Sarkozy avaient bataillé autour de la question de la fermeture de Fessenheim lors du débat d’entre-deux-tours en 2012. Le premier parlait de fermer l’installation au plus vite, le deuxième se montrait outragé, accusant Hollande de sacrifier des emplois et la puissance nucléaire française pour des basses histoires d’accords électoraux avec des Verts ne représentant plus qu’eux-mêmes. Une passe d’armes qui ne doit pas faire oublier qu’en matière de politique énergétique, la « gauche » et la « droite » ont globalement la même vision et les même contraintes (Europe, réalité techniques et terrible mythe médiatique du réchauffement climatique obligent), et sont donc amenées à se chamailler sur d’étroites marges de manœuvre. Le débat se cristallise donc sur les quelques différences entre les deux bords, comme le temps que doit prendre la sortie progressive du nucléaire.

    Quels sont les grands objectifs de la « transition énergétique » ?

    Rappelons les caps fixés en termes de transition énergétique par le président Hollande : baisser de 30 % la consommation d’hydrocarbures d’ici 2030, ramener à 50 % le poids du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, ou encore diminuer de 30 % les émissions gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990). Au niveau quantitatif, il s’agirait d’aboutir à une baisse totale de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050.

    Le terme de « transition » énergétique est effectivement adapté à cette vision, car il s’agirait non seulement de baisser la consommation d’énergie en général (comme dit l’adage, le mégawattheure le moins cher et le plus propre est celui qu’on ne consomme pas), mais surtout de modifier le « mix » énergétique, aujourd’hui dominé par les énergies fossiles (qui représentent 68 % des consommations d’énergie finale) et le nucléaire (75 % de la production d’électricité). Les énergies renouvelables seraient amenées à monter en puissance continuellement ; on parle par exemple d’un objectif de 23 % d’énergie renouvelables dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2020 (contre 10 % aujourd’hui).

    Les moteurs idéologiques de la transition sont connus et n’ont rien de nouveau. Il y a d’abord la volonté, assez logique et louable, de diminuer les dépendances aux importations d’hydrocarbures, et de se détacher du nucléaire (le plan impliquerait l’arrêt d’une vingtaine de réacteur sur les 58 actuellement en service). Mais la raison la plus souvent avancée est aussi celle qui fait le plus débat : la lutte contre le réchauffement climatique.

    Quelles mesures concrètes propose la loi ?

    La batterie de mesures que prévoit la proposition de loi pour accélérer la transition énergétique relève de la dynamique duale et habituelle de la carotte et du bâton : crédit d’impôts, « éco-prêts », « chèques énergie », subventions, mais aussi taxes et réglementations. Il s ‘agit ainsi d’inciter financièrement à la rénovation des logements (pour enfin parvenir à l’objectif fixé de 2012 des 500 000 rénovations par an), de strictement encadrer la construction de bâtiments nouveaux, de mettre en place un système de bonus pour l’achat d’un véhicule électrique, de remplacer progressivement le parc automobile de l’État, de mettre en service 7 millions de bornes de recharge sur les routes…

    La vente directe d’électricité issue d’énergies renouvelables sur le marché fera l’objet d’une nouvelle prime, et une « filière d’excellence » des énergies renouvelables marines va être créée.

    Comme aujourd’hui, le développement des énergies renouvelables est censé être financé par les énergies polluantes. La CSPE, taxe sur l’électricité qui n’a cessé de croître ces dernières années, est aujourd’hui de 16,5 €/MWh (contre 4,5 €/MWh en 2010). Coté gaz, pas question de revenir sur l’interdiction d’exploration du gaz de schiste (le présidentiable Sarkozy y est au contraire favorable) mais un accent fort est mis sur le développement du biogaz, censé s’appuyer entre autres sur une taxe spécifique, la CSPG. 

    Les contradictions majeures de la transition énergétique

    La première problématique évoquée dans les médias au sujet du projet de loi est l’argent. On parle d’un plan « flou », surtout pour le nucléaire, et on juge les mesures pour inciter aux rénovations « insuffisantes ». Jusqu’à aujourd’hui, d’ailleurs, le cap des 500 000 rénovations par an est loin d’être atteint. De plus, Ségolène Royal promet l’apport de 10 milliards d’euros pour les trois premières années, ce qui peut laisser perplexe en période de disette budgétaire. Il restera donc à voir si les principes posés par la loi se traduisent bien par les décrets censés les appliquer.

    Mais ce sont aussi les aspects techniques de la transition qui font ricaner certains professionnels du secteur. Outre la contraction latente d’un discours qui prône une baisse drastique de la consommation d’énergie tout en étant obsédé par la croissance du PIB – les processus industriels nécessitent de façon irrémédiable des hydrocarbures –, on peut évoquer certaines situations pour le moins ironiques. Les énergies renouvelables sont par exemple impropres à garantir le passage de la « pointe » de la demande hivernale, qu’aujourd’hui seules les centrales thermiques, par leur démarrage rapide, peuvent assurer. Ainsi, à l’aube même de la « transition », des effets contraires ont déjà été observé : de nombreuses centrales gaz d’appoint étant mises hors service faute de subventions (les financements étant d’abords dédiés à l’éolien ou au solaire), la France et l’Allemagne se retrouvent à devoir s’appuyer sur le charbon, bon marché aujourd’hui (du fait de la baisse de la demande américaine et du niveau bas du marché du CO2), et surtout bien plus polluant que le gaz ! Les acteurs privés ou semi-privés sont en effet maîtres des moyens de production et d’acheminement soumis aux obligations de la rentabilité, et pratiquent ainsi l’arbitrage rationnel.

    Ceci ramène à la problématique de l’actuelle distorsion du prix du gaz entre la zone nord et la zone sud de France, une situation sans précédent au niveau national. Les acteurs privilégient l’exportation de gaz naturel liquéfié vers l’Asie (effet Fukushima et croissance des pays émergents), où le prix de marché est plus haut qu’en Europe, délaissant les terminaux méthaniers de Fos Cavaou et Fos Tonkin (Bouches-du-Rhône), clefs majeures de l’approvisionnement en gaz de la zone gazière sud.

    Dans un registre plus douteux, on peut rappeler que les mesures visant à s’attaquer au réchauffement climatique (sujet, rappelons-le, scientifiquement très décrié) ont parfois fait l’objet de spéculations incontrôlables ou de prises d’intérêts abusives. On peut par exemple évoquer la taxe carbone ou l’écotaxe. Même si Ségolène Royal parle de créer 100 000 emplois grâce à son plan, il ne faudrait pas oublier que les politiques d’« énergies vertes » ont souvent été exploitées par des intérêts purement spéculatifs et financiers.

    Au final, on peut s’interroger sur la viabilité d’un plan mené par des politiques qui ne peuvent pas toucher au sacro-saint libéralisme imposé par Bruxelles. Les questions énergétiques nécessitent certes des coopérations dépassant le cadre national, mais la loi du libre marché reste la doxa. Il faudrait pourtant un jour trancher : la sécurité d’approvisionnement, la consommation et la production énergétiques sont-elles des affaires d’intérêt général que l’État doit prendre en main, ou sont-elles des questions que peut résoudre le laisser-faire vertueux du marché mondialisé ? À défaut de pouvoir répondre à cette question, ou au moins de trouver un équilibre durable, nos pouvoirs publics sont donc condamnés à ne déployer concrètement que des demi-mesures et des bricolages en tout genre... Malgré l’apparente grande détermination dont ils font preuve lors des débats télévisés.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Transition-energetique-le-gouvernement-a-t-il-les-moyens-de-ses-ambitions-28333.html

  • Hamon, Filippetti, etc. : l’art de cracher dans la soupe quand on est parvenu

    Voilà comment la France court à l’abîme, abrutie par les discours romantico-paléo-marxistes de petits marquis parvenus.   

    Ils sont trois ex-ministres, trois « frondeurs » comme ils disent, à avoir refusé de voter le budget : Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, respectivement sortis du gouvernement le 2 juillet 2013 pour la première, et le 25 août 2014 pour les deux autres.

    Avant de se pencher sur leur geste de frondeurs, il est intéressant de se pencher un instant sur leur passé. Aurélie Filippetti, agrégée de lettres, fait sa carrière politique et littéraire sur le passé familial, celui de mineurs lorrains, communistes de père en fils et filles. Pourquoi pas. Delphine Batho comme Benoît Hamon sont « nés en politique » lors des manifs contre le projet de loi Devaquet, en 1986, elle à Paris, lui à Brest. Batho abandonne, avant de les avoir commencées, de vagues études d’histoire, Hamon obtient une licence du même métal à l’arraché, mais comme les Dray, Désir, Julliard et Compagnie avant eux, ils vont faire carrière au PS.

    La suite, on la connaît : députés, députés européens, porte-parole des candidats en campagne ou du parti, ministres… Preuve s’il en fallait encore que les manifs estudiantines vous ouvrent la carrière bien plus sûrement que les diplômes. Même pour enseigner à l’université ! Car en lisant sa fiche Wikipédia, on découvre, fait ahurissant, que Benoît Hamon fut même membre du conseil d’administration de l’université Paris-VIII (ex-Vincennes) en tant que « personnalité extérieure » durant l’année 2008-2009, avant d’y devenir « professeur associé » à l’Institut d’études européennes.

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  • Tuer les méchants et sales Français.. Tel est le mot d'ordre de l'État islamique

    Lundi 22 septembre, le groupe terroriste « État islamique »(1) a lancé un appel en plusieurs langues à ses partisans à tuer des citoyens, en particulier des Américains et des Français, ressortissants des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le djihadisme en Irak.

    Cet appel (un long message audio de près de 42 minutes) survient au lendemain des frappes aériennes menées par la France et les États-Unis contre les forces du groupe terroriste dans le nord de l'Irak.

    « La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu 'il soit Français, Américain ou d'un de leurs pays alliés », déclare le porte-parole du groupe, un certain Abou Mohamed al Adnani, dans un message adressé aux musulmans du monde entier.

    Au-delà de l'appel au meurtre, le message donne des détails très précis pour y arriver car tous les moyens sont bons pour mettre à mort un « mécréant » : « Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le. »

    À défaut de tuer...

    Pour ceux qui ne seraient pas capables de tels gestes, l'Etat islamique a d'autres idées. « Si vous êtes incapable de le faire [tuer], alors brûlez sa maison, sa voiture, ou son entreprise, ou détruisez ses cultures. Si vous êtes incapable de le faire, alors crachez-lui au visage. » Si les destinataires de ce message refusent de suivre cette voie, l'Etat islamique leur conteste le droit de se prétendre bons musulmans : « Si vous refusez de le faire alors que vos frères sont bombardés et tués, (...) alors interrogez-vous sur votre religion. »

    Le message affirme par ailleurs que l'intervention militaire conduite par les États-Unis sera « l'ultime campagne des croisés ». « Elle sera détruite et mise en échec, comme l'ont été toutes vos précédentes campagnes », poursuit Adnani. « Nous conquerrons votre Rome, nous briserons vos croix et nous réduirons vos femmes en esclavage. »

    Vigilance accrue

    Selon le site du Figaro, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé aux préfets dès vendredi dernier, « d'élever le niveau de vigilance des forces de sécurité intérieure, notamment vis-à-vis des édifices sensibles ».

    Fustigeant l'« appel au meurtre », dans une déclaration solennelle place Beauvau à Paris, notre bon ministre a martelé, à plusieurs reprises : « La France n'a pas peur. » Ce « n'est pas la première fois qu'elle est menacée par des terroristes (...) la France n'a pas peur car elle sait pouvoir compter » sur la « solidarité de tous les citoyens de France » et la « vigilance » des forces de l'ordre qui sont la « meilleure réponse ». Les enfants de Bernard Cazeneuve et de l'élite rose prennent-ils le métro ? En fait, la France qui se lève tôt a de bonnes raisons de craindre d'être victime d'attentats dans la rue ou dans les transports en commun...

    Les Français ont aussi raison d'avoir peur de la bêtise de ce ministre : bloquer les djihadistes en France et les laisser revenir alors que c'est exactement le contraire qu'il faut faire !

    « L'Amérique descendra au sol »

    S'adressant à Barack Obama, le message raille la décision du président américain de ne mener que des frappes aériennes et de ne pas envoyer de troupes au contact au sol. L'Amérique et ses alliés sont-ils encore capables de se battre sur le terrain ? Obama est prévenu : « L'Amérique descendra au sol et y sera conduit à sa tombe et à la destruction. »

    L'enlèvement dimanche d'un touriste françaisdans l'est de l'Algérie par le groupe djihadistealgérien Jund al-Khilafa (« les soldats duCalifat ») est la première mise à exécution desmenaces de l'État islamique. Le Quai d'Orsayinvite les Français « à la plus grande prudence »partout dans le monde.

    Henri Malfilatre monde & vie  1 octobre 2014

    I. Par « respect pour l'Islam », le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé à ne pas utiliser l'expression « État islamique » (El) pour désigner le groupe djihadiste qui a pris possession d'une partie de l'Irak et de la Syrie...

  • Tuerie d'Ottawa : des convertis à l'islam

    Lu sur l'Observatoire de l'islamisation :

    "Michael Zehaf-Bibeau est un Montréalais né au Canada en 1982. Né Michael Joseph Hall, converti à l'islam, il était connu des autorités, son passeport ayant été saisi avant l'attentat.

    Martin Couture-Rouleau  Québécois converti à l'islam depuis avril 2013, qui a percuté deux militaires (un est mort) mardi dans le stationnement d'un édifice de la défense militaire à St-Jean sur Richelieu avec sa voiture, était lui aussi interdit de sortie de territoire, et n’a pu rejoindre l’Etat islamique comme son camarade Zehaf-Bibeau.

    Ils ont donc déclenché à un jour près avec d’autres djihadistes non encore identifiés, des attaques contre les intérêts canadiens. Les deux djihadistes suivaient le même compte Twitter, celui de @Islamic Media qui a le premier révélé l’identité de Zehaf-Bibeau.

    Couture-Rouleau était dans la mire des autorités fédérales, et ses comptes Facebook et Twitter indiquent qu'il était un partisan de l'État islamique…Bizarrement, les médias français ont été très discret sur l'attaque de mardi contre les militaires à St-Jean sur Richelieu.

    Les deux fous d’Allah sont  connus  : Zehaf-Bibeau a été condamné pour des vols et Couture-Rouleau était suivi depuis sa radicalisation islamique.

    Le journal La Presse a publié un article citant le président de la mosquée al-Imane de St-Jean sur Richelieu (un dénommé Abdel Hamid Bekkari) disant que Rouleau venait «à peu près» trois fois par semaine à cette mosquée.

    Rappel: le porte-parole de l'État islamique, le cheikh Al-Adnani, a émis en septembre une fatwa ordonnant aux musulmans du Canada d'y massacrer les incroyants: «Si tu peux tuer un mécréant canadien, alors tue-le par n’importe quel moyen»."

    Michel Janva

  • Pour l'écologie aussi, "Politique d'abord" !

    J'étais dimanche au Festival du livre et de la presse d'écologie, dans le quartier de Belleville, et j'en suis revenu avec les bras chargés de littérature scientifique, militante ou simplement informative, après avoir longuement discuté avec quelques exposants et écrivains présents. Le fait de me présenter comme royaliste, professeur d'histoire de surcroît, n'a guère choqué, même si j'ai parfois senti, au début, quelques crispations chez des militants plus habitués à la conversation avec libertaires ou « zadistes »...

    En fait, il n'y a rien d'étonnant à ce que les royalistes soient des partisans, sinon de la décroissance (même si, personnellement, je suis proche de ce courant de pensée et de pratique), en tout cas de la préservation de l'environnement et de ses équilibres nécessaires, de la biodiversité comme de ses espaces : quoi de plus naturel pour des royalistes qui, depuis plus d'un siècle, répètent dans leurs cercles d'études que « l'on ne commande à la nature qu'en lui obéissant » ! C'est d'ailleurs une des premières citations que j'ai retenues des cours de formation politique de l'Action Française du début des années 1980, sans doute au détour d'une page du fameux cahier bleu rédigé par Bernard Pascaud sur « l'empirisme organisateur », et que je n'avais de cesse de répéter lors des discussions politiques au lycée Chateaubriand de Rennes, comme une sorte de sésame...

    Or, aujourd'hui, et malgré tous les avertissements des « amis de la nature » (qui ne sont pas forcément favorables à « l'impuissance face à la nature », cette dérive qui déifie la nature au détriment de toute humanité et de toute intégration de cette dernière dans un écosystème terrien), nos sociétés industrialisées ou post-industrielles (ou les deux à la fois) ne savent pas s'entendre avec l'environnement et ne savent plus l'écouter : l'Homme se fait démiurge et ne veut accepter aucune limite à sa toute-puissance, asservissant complètement la nature quand il faudrait s'en faire une alliée, notre amie... C'est la démesure arrogante et destructrice de l'Homme contemporain, cette fameuse hubris que dénonçaient déjà nos ancêtres grecs depuis Homère !

    En feuilletant les livres et revues achetées ce dimanche, je relève quelques excellentes propositions et initiatives, dont certaines sont déjà pratiquées depuis quelques temps, et je note les appels à changer de logiciel idéologique sur la question économique et au regard des enjeux environnementaux. Mais, souvent, et au-delà des appels libertaires à « rompre avec le Système » (Système dont la définition varie selon les interlocuteurs et les doctrines, mais qui paraît porter le plus souvent les traits du capitalisme et du libéralisme, parfois confondus dans la même entité...), les uns et les autres butent sur la question politique, certains la négligeant carrément quand d'autres la maximisent au détriment de « l'état d'esprit » qui, pourtant, ne peut être si facilement contourné.

    Pour ma part, je reste persuadé que le « Politique d'abord » (à ne pas confondre avec le « Tout est politique » des gauchistes de l'après-Mai 68) cher à Maurras doit être considéré comme le moyen de résoudre la délicate équation entre le bien-être des populations et le respect des équilibres écologiques. En effet, c'est l’État qui peut agir, en politique et non en simple gestionnaire d'une gouvernance qui n'est rien d'autre que la soumission du pouvoir politique aux puissances de la Finance et de l’Économie. C'est l’État qui peut imposer, au nom du Bien commun, des limites aux féodalités actionnariales et économiques qui ont tendance, aujourd'hui, à s'émanciper de toute contrainte et, surtout, de tout devoir et de tout sens du service, prises qu'elles sont dans une logique du « Toujours plus » que notre bonne vieille Terre ne peut supporter éternellement, quelles que soient ses capacités exceptionnelles à s'adapter et à réagir.

    Encore faut-il que l’État soit libre de ses décisions, de ses actions, et qu'il ne doive rien à des commanditaires qui ne seraient rien d'autre que ses véritables maîtres ! La crainte des libertaires à l'égard d'un État qui soit le simple représentant des puissances matérialistes et capitalistes se comprend, au regard de ce qu'est la République quand elle n'a que la démocratie représentative pour se légitimer, cette forme de démocratie (qui peut néanmoins convenir pour certaines assemblées ou pour les communes) « achetant » l’État (par le jeu des partis et des groupes de pression auxquels ils peuvent être redevables d'un succès souvent temporaire, d'une élection à une autre) plus que le servant, et pouvant prêter le flanc à diverses formes de corruption néfastes pour l’État et la nation elle-même. L'exception d'un de Gaulle est justement liée au fait que sa propre légitimité venait d'abord de l'événement fondateur du 18 juin 1940 et non d'une élection (celle-ci ne venant « qu'après »...), ce qui lui donnait une grande liberté, quasiment capétienne, pour « parler et décider »...

    Or, aujourd'hui, pour rendre sa liberté à l’État, il faut d'abord la rendre à sa magistrature suprême : c'est la fonction même d'une Monarchie qui ne doit rien aux jeux de partis ou à « l'entretien des clientèles » ! Et, qu'y a-t-il de plus naturel que la transmission de cette magistrature suprême du père au fils (ou à la fille) ? Un Pouvoir à ce point marqué et légitimé par le fait naturel de la naissance, de l'apparition d'une vie nouvelle au cœur d'une famille, n'oublie pas ce qu'il doit, justement, à la nature, au cycle éternel de la vie, ce qu'il faut préserver et transmettre aux générations à venir...

  • Jean-Paul Mongin de SOS Éducation commente l'exposition "Le zizi sexuel"

  • Recul du "modèle social" dans l'opinion

    Puisque Mme Aubry croit gagner le cœur des Français avec le discours coutumier de la gauche, à base de réglementation redistributrice, de misérabilisme et d'étatisme, essayons de mesurer ses chances de succès auprès du public. Je voudrais donner une part d'espoir aux lecteurs de cette chronique : car je les crois minces désormais.

    Le débat social de fond, dans notre pays, tourne toujours autour de ce qu'on appelle, son "modèle". Il s'agit pourtant d'un mot, et plus exactement : d'un double concept dont on devrait mesurer la nocive ambiguïté.

    Si par "modèle" en effet, on entend ce que l'on donne à admirer, il faudrait s'empresser de reconnaître actuellement le peu de succès du nôtre. Fort peu nombreux, en effet, se comptent les pays, parmi les 193 siégeant à ce jour aux Nations-Unies, qui se préoccupent de l'adopter.

    Si au contraire on appelle "modèle" une sorte de donnée invariante, structure fixe, figure imposée à partir de laquelle le législateur même réformateur reste, quoiqu'il advienne, contraint de s'inscrire, nous devons convenir que la définition semble malheureusement s'appliquer.

    Or, ceci dure depuis fort longtemps, trop longtemps.

    Il y a quelque 25 ans, MM. Balladur et Juppé s'employaient à définir les logiciels sur lesquels travaille, aujourd'hui encore, ce qu'on appelle la droite.

    En cette époque un peu oubliée, ils partaient d'un postulat, – non démontré, on me pardonnera ce pléonasme – selon lequel "les Français sont très attachés à leur système de protection sociale".

    Premier ministre "droit dans ses bottes" de 1995 à 1997, Juppé allait donc s'employer à sauver ce merveilleux système monopoliste, au prix d'un plan annoncé en 1995, d'une réforme constitutionnelle votée en 1996, d'une dissolution et d'un échec électoral en 1997.

    S'agissant de son prédécesseur Édouard Balladur, et alors que celui-ci dirigeait le gouvernement, L'Humanité portait étrangement une telle analyse à son crédit. Déjà d'ailleurs ce journal esquissait un mot d'ordre de soupçon "anti-européen". Celui-ci a, depuis lors, fait florès, et il s'est amplifié. Les communistes usaient alors d'une timide litote, ils ne parlaient que de prétendues "réflexions de la CEE".

    Quelle horreur en effet : "quelques experts de la Commission économique européenne suggèrent aux États membres de réduire les charges sociales des employeurs et de partager le travail et les salaires. Ces mêmes experts estiment que la protection sociale serait un frein à la création d'emplois." (1)⇓

    La dénonciation du "complot contre notre beau modèle social" allait prendre son essor. Et Mme Aubry n'avait pas fait encore voter ses deux lois désastreuses de juin 1998 et de janvier 2000 instituant la réduction du temps de travail. De même que l'ordonnance de mai 1982 abaissant à 60 ans l'âge de la retraite (2)⇓, toutes ces dispositions démagogiques et ruineuses avait été conçues par les socialistes dans le but de "partager le travail". Et cette conception arithmétique d'une redistribution absurde guide encore la "contribution au débat" de la maire de Lille.

    En 2002 pourtant ni la courbe du chômage ni le résultat des élections n'avaient donné raison au gouvernement Jospin.

    Parallèlement en Allemagne Gerhard Schröder allait entreprendre de réformer en profondeur la législation sociale, ce qui allait redresser l'économie, sans recourir d'ailleurs à aucun technocrate "expert", sinon Peter Hartz directeur du personnel deVolkswagen.

    Aujourd'hui, la "gauche de la gauche", se trouve confrontée à de surprenants reculs électoraux réitérés.

    Son point faible essentiel consiste à méconnaître l'évolution évidente de l'opinion populaire, quant à ce que les bons esprits appelaient autrefois "la question sociale" : le peuple français n'est "attaché" à son prétendu "modèle social" que par les chaînes du monopole, de la contrainte et de la désinformation. Une certaine droite dirigiste en partage la responsabilité avec la gauche archaïque dont "la" Aubry vise à reprendre la tête.

    Soulignons aujourd'hui que deux études officielles sont venues prendre acte de cette évolution du sentiments populaire. En septembre, une note de synthèse N° 11 du Credoc établissait que "soutien à l’État-Providence vacille" : par exemple 64 % de l'opinion "pense que s’ils le voulaient vraiment, la plupart des chômeurs pourraient retrouver un emploi". Puis, en octobre son rapport N° 312 réalisé à la demande de la Direction Générale de la Cohésion Sociale faisait état, sur 77 pages de sondages, du souhait grandissant des Français "d’un modèle social où l’individu jouerait un plus grand rôle."

    Cette évolution n'a cessé de s'affirmer depuis 15 ans. Et on note que ceux qui prennent le plus rapidement conscience des méfaits du "modèle social" se recrutent précisément chez ceux que celui-ci est supposé protéger : les titulaires de bas revenus, les personnes au foyer, les non-diplômés et les handicapés.

    Il est vrai que la gauche caviar dispose d'une solution de rechange en recherchant un autre peuple, et peut-être même d'autres populations.

    Les gens comme Aubry ne comprennent pas l'évolution du peuple comme ils ignorent la marche du monde.

    Le camp de la liberté doit au contraire y voir les raisons d'espérer.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. L'Humanité du 24 mai 1993
    2.  qui avait été fixé à 65 ans en 1910 quand l'espérance de vie des Français était évaluée à 65 ans… 

    http://www.insolent.fr/

  • Hollande accélère la fin de l’Etat providence !

    Evidemment, le gouvernement se moque du monde quand il assure qu’il maintiendra le principe de l’universalité des allocations familiales. Certes, dans son projet, chaque foyer continuera à percevoir une aide publique. Mais la nouvelle modulation en fonction des revenus aboutira à une réduction par deux ou quatre des sommes perçues.

    En réalité, l’intouchable acquis égalitaire légué par le Conseil national de la Résistance est remis en question par une partie de la gauche. L’avenir du sacro-saint Etat providence, hérité du communisme, est posé par ceux-là mêmes qui ne cessent de jurer vouloir préserver le modèle social français. Il n’est pas certain que le gouvernement, aveuglé par son acharnement à faire les poches des contribuables en laissant la gratuité des soins aux clandestins (AME), ait bien mesuré les conséquences de sa décision.

    En rompant avec le principe de la solidarité nationale et de l’équivalence des droits, il ouvre la porte à la contestation d’un système de protection devenu déséquilibré et perméable au clientélisme. Derrière la mauvaise nouvelle de la modulation des allocs, se cache la bonne nouvelle de l’enterrement programmé d’un Etat mamma coûteux et inégalitaire : l’histoire retiendra, si la réforme annoncée se confirme, que François Hollande en fut le fossoyeur.

    Non contents de cotiser toujours davantage, de plus en plus de foyers toucheront toujours moins. Il n’est pas besoin d’être fin psychologue pour comprendre, dès lors, l’intérêt qu’ils auront à fuir ce mécanisme. L’adhésion au modèle social de l’après guerre, déjà ébranlé par l’hétérogénéité de la société et sa paupérisation, devient de plus en plus fragile.

    Dans une étude de septembre titrée “Le soutien à l’Etat providence vacille”, le Crédoc notait les réticences de l’opinion face à une justice sociale construite seulement sur le prélèvement des riches (L’Opinion, ce lundi). Pour sa part, l’association de DRH Entreprise et Personnel note une demande de plus en plus forte pour un modèle social “cafétéria”, c’est-à-dire où chacun se sert selon ses besoins, sans payer pour les autres.

    Ce modèle est défendu par ceux qui, comme Claude Reichman depuis vingt ans, incitent à sortir de la Sécurité sociale, qui engloutit les deux tiers des dépenses publiques et ponctionne une large partie des salaires bruts. De plus en plus nombreux sont les Français qui quittent la Sécu pour des régimes d’assurances privées, moins chers et plus généreux. C’est ce mouvement qui est amené à s’accélérer, à cause du ras-le-bol social que suscite le hollandisme devenu fada. 
    Ivan Rioufol

    http://francelibre.tumblr.com/post/100538639911/hollande-accelere-la-fin-de-letat-providence#.VEjBuYusViA