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actualité - Page 5142

  • Faut-il pousser du 6e étage celui qui en ferait la demande ?

    Jean Fontant, président-fondateur de Soigner Dans la Dignité, écrit dans Le Figaro :

    "Il n'est pas dans nos habitudes de nous arrêter sur des cas particuliers. Quelle qu'elle soit, la maladie est toujours une étape douloureuse dans la vie d'une personne et d'une famille, et elle ne doit pas être exposée aux yeux de tous. Nous ne pouvons que déplorer la publicité accordée sans retenue à certains cas difficiles, qui relève parfois de tentatives de manipulation de l'opinion publique. Madame Boucheton, vice-présidente de l'ADMD, a voulu toutefois, dans ce qui semble être un ultime acte de militantisme, donner à sa propre maladie un caractère public. Tout en regrettant cet état de fait, nous nous devons de réagir à ce billet, quelque pénible que soit le commentaire d'un tel cas.

    La liberté d'une personne malade doit être respectée. Le droit français encadre et protège cette liberté, renforcé par les lois de 1999 et 2002. Le médecin se doit d'écouter, de prendre en compte et de respecter la volonté d'une personne malade, même lorsque celle-ci va à l'encontre de sa santé. À la lecture du billet de Madame Boucheton, on comprend qu'elle a pu faire usage de cette liberté, puisqu'elle a refusé le traitement chirurgical qui lui a été proposé, et que les conséquences ont été douloureuses. On a du mal à saisir la teneur du reproche fait aux médecins, qui semblent avoir respecté la volonté de la patiente, en conformité avec la loi et selon l'étendue de leurs connaissances médicales, limitées quand il s'agit de déterminer un pronostic. Ceux-ci se retrouvent alors dans l'impossibilité de donner des réponses précises à ces questions douloureuses.

    Ayant fait le choix d'aller mourir en Suisse, profitant de la flexibilité des lois helvétiques sur le cas du «suicide assisté», Madame Boucheton s'emporte à l'encontre de cette inégalité qui ne permet qu'aux plus riches de profiter de ce dispositif, eu égard à son coût certain. Il est utile de rappeler que l'égalité entre les citoyens que garantit la constitution française est une égalité devant la loi, et non devant la transgression. Qu'il soit plus facile aux plus aisés de se mettre au-dessus des lois n'est pas nouveau, ce n'est pas pour autant qu'il faille autoriser en France tout ce qui est permis dans l'un ou l'autre pays étranger. Que l'on s'avise par exemple de transposer en droit français certaines dispositions législatives mauritaniennes ou saoudiennes relatives aux droits des femmes…

    Pour en rester sur des bases juridiques, la fraternité affirmée par notre constitution et portée au fronton de nos monuments ne peut s'appliquer lorsqu'il s'agit de justifier ou de faciliter une transgression de la loi. Si la France fait preuve de fraternité dans ces situations de fin de vie, c'est en facilitant l'accès aux soins palliatifs, qui soulagent les douleurs physiques et les souffrances morales. Cette même fraternité est au cœur du devoir d'assistance à personne en danger, qui régit notamment la prévention du suicide. Comment qualifier de fraternelle l'attitude d'un homme qui, en réponse à l'appel à l'aide d'un ami traversant une passe difficile, le pousserait de sa fenêtre du sixième étage? La fraternité s'exerce également au sein des services hospitaliers où, chaque jour, l'équipe soignante met ses compétences et qualités humaines au service du patient.

    C'est avec des regrets que nous observons cette affaire inutilement médiatisée, et s'il ne nous appartient pas d'en juger les protagonistes, nous devons faire savoir que le principe et les enseignements qui en sont tirés nous semblent fallacieux."

    Michel Janva

  • Pourquoi Hollande n’achèvera pas son quinquennat

    Chronique de Serge Federbusch.

    L’essayiste et président du Parti des Libertés Serge Federbusch considére que l’aggravation de la situation économique et politique de la France peut entraîner un changement de régime.

    Ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, Serge Federbusch est magistrat administratif. Il a travaillé pour le ministère des Finances, le quai d’Orsay et la ville de Paris. Président du Parti des Libertés, ancien élu du Xe arrondissement de Paris, Serge Federbusch anime Delanopolis, site d’information satirique consacrée à la vie politique dans la capitale.

    «Il faut que rien ne se passe pour que rien ne bouge», aurait pu écrire le prince de Lampedusa en attribuant cette maxime immobile à François Hollande, guépard tombé de son scooter. Car tel est le drame que vit ce pauvre président: dans tous les domaines, économique, financier, culturel, politique, il s’est mis dans la situation de n’espérer qu’en l’inertie, de ne compter que sur la pesanteur des choses.Ainsi en va-t-il d’abord des déficits qui prennent l’État à la gorge. Il faut à tout prix que Bruxelles et Francfort continuent de faire mine d’ignorer le non-respect de nos engagements budgétaires. L’actuelle stagnation conduira pourtant à un déficit public proche des 5 % du PIB. Faites vos calculs: depuis plusieurs années, le chiffre définitif est systématiquement supérieur de 1 % à celui prévu en juin. Comme le gouvernement n’annonce, depuis quelques semaines, que de miraculeux cadeaux fiscaux, telles la sortie de millions de contribuables de l’impôt sur le revenu ou de nouvelles aides au logement étudiant, l’impasse budgétaire ne pourra que croître. Pour que la mascarade continue, il faudra que nos partenaires acceptent de voir leur crédibilité sombrer avec la nôtre.

    Pour durer, il sera également nécessaire que la bonne finance amie, doctoresse Jekyll connue du seul Sapin, ne se laisse pas corrompre par l’odieuse finance ennemie, sa Mrs Hyde, qui fait trembler MM. Hollande et Montebourg.

    Pour durer, il sera également nécessaire que la bonne finance amie, doctoresse Jekyll connue du seul Sapin, ne se laisse pas corrompre par l’odieuse finance ennemie, sa Mrs Hyde, qui fait trembler MM. Hollande et Montebourg. Que cette gentille fée continue d’acheter de la dette française en acceptant des taux d’intérêt très bas. Donc, que les Chinois épargnent toujours autant et que les Arabes des pays pétroliers et autres nantis se disent que la France, surveillée par l’Allemagne, reste un meilleur risque que l’Argentine ou le Brésil.Pour durer, il faudra que la situation diplomatique ne dégénère ni en Ukraine, ni au Pakistan, ni à Taïwan, ni en Israël, ni au Japon, ni en Iran. Car le niveau très élevé de Wall Street n’attend qu’un prétexte pour inciter des gestionnaires plus avisés que les autres à vendre les premiers. Pour durer, il faudra aussi que le prix de l’énergie ne monte pas, réduisant encore plus l’activité dans les pays importateurs, dont la France, sans gaz de schiste et avec une industrie nucléaire placée dans le formol, est une figure de proue.Pour durer, il faudra que la police évite la moindre bavure réelle ou supposée à l’encontre d’un membre d’une minorité visible dont le sort enflammera les banlieues. Ou qu’une manifestation pro palestinienne ne dégénère pas pour de bon.Pour durer, il faudra que les intermittents du spectacle se résignent à leur sort, que les étudiants et les lycéens n’aient pas envie de battre le pavé dès les premiers frimas venus pour oublier la médiocrité de leur environnement et la cruelle perspective du chômage ou de stages à n’en plus finir.

    Pour durer, il faudra que l’UMP continue de se ridiculiser en combats intestins.

    Pour durer, il faudra que les 5 millions de chômeurs dont ils vont gonfler les rangs continuent de ronger leur frein, rêvant de RSA, d’invalidité et de fin de droits.Pour durer, il faudra que les 50 à 80 députés rebelles socialistes ne se décident pas à franchir le Rubicon, tombant «à gauche» pour tenter de sauver leur réélection, menés par Montebourg, Hamon ou Aubry avec comme prétexte la prochaine loi dont ils prétendront qu’elle impose l’austérité.Pour durer, il faudra que la zizanie de la réforme territoriale ne s’étende pas, que le Parti socialiste, syndicat d’élus locaux, ne finisse pas par oublier purement et simplement qu’il fait aussi de la politique nationale.Pour durer, il faudra que l’UMP continue de se ridiculiser en combats intestins, qu’aucune réforme sociétale ne ressoude la Manif pour tous, que les «bonnets rouges» ne deviennent pas écarlates, que tous les volatiles qui composent le mouvement protestataire patronal ne reprennent pas leur envol, que les timides appels à la grève des impôts ne fassent pas tache d’huile, que les prisons ne s’enflamment pas, que les DOM-TOM rongent leur os et se tiennent à carreau, que les portiques Écotaxe soient remisés, etc., etc., etc.Pour durer, il faudra enfin que les médias si indulgents pour le pouvoir continuent à le prendre au sérieux et qu’aucun nouveau Cahuzac ne se fasse remarquer au sein du gouvernement.Car le gros problème, si un de ces éléments vient à bouger, est qu’il entraînera, de proche en proche, tous les autres. C’est la thermodynamique de la politique, le cruel dilemme des situations d’inertie: elles ne se perpétuent qu’à condition d’être totales. L’immobilisme dans un corps vivant n’est jamais autre chose que la maturation de changements brutaux. J’ai montré dans mon récent ouvrage, Français prêts pour votre future révolution ?, les enchaînements possibles et même plausibles d’une révolution à venir. Le système politique français est historiquement victime de son incapacité à concilier extrême centralisation à Paris, scrutin de circonscription et économie ouverte. Le pouvoir exécutif s’enferre alors dans un tête-à-tête paralysant avec les grandes corporations qui le conduit soit à l’effondrement intérieur (1830, 1848), soit à l’incapacité de faire face à une menace extérieure (1870, 1940, 1958), les deux hypothèses étant d’ailleurs liées. En 2014, une combinaison de facteurs extérieurs et intérieurs, crise de l’euro et tension sociale se renforçant l’une l’autre, est devenue probable.

    François Hollande, le placide pépère du dernier 14 Juillet, est dans une nasse et a fort peu de chances de terminer son quinquennat.

    Ceux qui pensent que les Français sont définitivement inaptes à la rébellion devraient se poser la question des scénarii alternatifs: la perpétuation de la situation actuelle ne peut tout simplement pas s’écrire si on veut tenter de le faire. Car, même à environnement constant, tout ne fera que se dégrader. Un nœud coulant entoure bel et bien le cou du pouvoir socialiste.Face à ces menaces, François Hollande n’aura d’autre solution que de tenter de dissoudre l’Assemblée pour passer le mistigri déchaîné à la droite. Elle serait bien stupide de se laisser griffer et aura certainement la sagesse de demander la démission présidentielle tandis qu’un nombre important de députés du Front national, du fait de triangulaires généralisées, ne lui donneront de toute façon que peu de marge de manœuvre. François Hollande, le placide pépère du dernier 14 Juillet, est dans une nasse et a fort peu de chances de terminer son quinquennat. A ceci près que cette crise politique se fera dans un contexte de faillite financière, précipitant un changement de régime. N’oublions pas que les révolutions sont aussi et peut-être avant tout l’habillage politique de la banqueroute. Français, préparez-vous: votre histoire est bientôt de retour !
    Serge Federbusch
    Serge Federbusch est l’auteur de Français, prêts pour votre prochaine révolution ? Aux éditions Ixelles, 11/06/2014, 288 pages.
  • Jean de France, un prince à l’écoute des autres

    FILS DU PRINCE HENRI, COMTE DE PARIS, ET DE LA DUCHESSE MARIE-THÉRÈSE DE WURTEMBERG, DUCHESSE DE MONTPENSIER, IL EST L’HÉRITIER DES QUARANTE ROIS QUI ONT FAIT LA FRANCE, DE HUGUES CAPET À LOUIS-PHILIPPE. EN 2009, IL A ÉPOUSÉ PHILOMENA DE TORNOS Y STEINHART.

    LES DUCS DE VENDÔME ONT TROIS ENFANTS, LE PRINCE GASTON, NÉ EN 2009, LA PRINCESSE ANTOINETTE, VENUE AU MONDE À VIENNE EN 2011, ET LA PRINCESSE LOUISE-MARGUERITE NÉE CE 30 JUILLET 2014 À POISSY. ILS SE PARTAGENT ENTRE PARIS ET DREUX OÙ ILS DISPOSENT D’UNE RÉSIDENCE, NON LOIN DE LA CHAPELLE ROYALE OÙ SONT INHUMÉS LES ANCÊTRES DU PRINCE. SOUCIEUX DE PERPÉTUER LA TRADITION CAPÉTIENNE EN L’ADAPTANT À NOTRE ÉPOQUE ET CETTE NOTION DE SERVICE QUI LUI EST CHÈRE, JEAN DE FRANCE S’AFFIRME COMME UN PRINCE DU XXIE SIÈCLE, À L’ÉCOUTE DES AUTRES.

    L’Eventail - Monseigneur, vos arrière-grands-parents et vos grands-parents ont vécu en Belgique. Vous-même, connaissez-vous notre pays ?

    Jean de France - Oui, bien entendu. [...]

    La suite sur Eventail.be

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jean-de-France-un-prince-a-l

  • La chape du politiquement correct remplace la censure de l’époque communiste

    Le professeur Bogdan Chazan est ce gynécologue obstétricien polonais pro-viedémis de ses fonctions de l’hôpital de la Sainte-Famille en juillet, après avoir refusé de pratiquer un avortement dit "thérapeutique". Il répond à Présent du jeudi 21 août :

    "Vous avez invoqué votre clause de conscience pour refuser d’indiquer à la patiente de votre hôpital un médecin avorteur comme l’exige la loi polonaise. Comment concilier la conscience des médecins et la possibilité offerte par la loi polonaise d’avorter, lorsque l’enfant conçu souffre de déficiences incurables ?

    Il faudrait tout simplement que les autorités en charge des questions de santé publient une liste des établissements où il est possible de se faire avorter. Seulement, le ministère de la Santé et le NFZ [l’organisme qui finance les dépenses de santé des assurés sociaux en Pologne, ndlr] s’y opposent. Peut-être ont-ils peur que les hôpitaux de la liste ne soient alors stigmatisés. Mais d’un autre côté, dans la position où je me trouvais, moi, en tant que médecin et directeur d’hôpital, je ne pouvais pas donner le nom et les coordonnées d’un médecin qui accepterait de faire un avortement, car je ne connais pas les noms de ces médecins, je n’ai pas de liste de médecins avorteurs dans ma ville. Que fallait-il que je fasse ? Que je téléphone à mes collègues médecins et que je leur demande : « Vous ne feriez pas des avortements, par hasard ? » On pourrait alors m’accuser de harcèlement.

    Comment expliquez-vous le contraste en Pologne entre, d’une part, la population qui s’oppose très majoritairement à l’avortement et, d’autre part, une partie importante de la classe politique, et surtout les plus gros médias, qui semblent plutôt en faveur d’une libéralisation de l’accès à l’avortement ?

    Il y a plusieurs causes à cela. Il y a cette chape du politiquement correct qui remplace aujourd’hui efficacement la censure de l’époque communiste. Il y a la pression des organisations à sensibilité de gauche. Il y a l’action du lobby des sociétés qui produisent les contraceptifs, les pilules abortives et les produits utilisés dans les avortements. Et il y a aussi la pression exercée par l’Union européenne.

    Je me souviens encore très bien de l’époque où les yeux des Polonais étaient tournés vers Moscou et où l’on se demandait toujours ce que notre « grand frère » communiste allait penser ou dire. Les Polonais ont une mauvaise estime d’eux-mêmes et, de la même manière, nos yeux sont aujourd’hui tournés vers Bruxelles. Nous nous demandons ce que l’Europe va penser de nous, ce que nos « grands frères » européens, réputés plus mûrs que nous, vont penser… Je crois que cela vient de notre caractère national, qui veut que nous nous sous-estimions souvent. Nous souffrons d’un véritable complexe d’infériorité. On parlait autrefois sans arrêt de l’aide de l’URSS, de l’exemple de l’URSS, et ainsi de suite.Aujourd’hui la situation est identique, sauf que l’UE a remplacé l’URSS.

    Une autre chose, c’est que pendant les campagnes électorales beaucoup de candidats se disent chrétiens ou favorables aux valeurs chrétiennes mais, une fois élus, ils oublient leur discours et considèrent que leur conscience doit rester dans la sphère privée. Cela montre la volatilité de leur conscience, leur immaturité, mais aussi la fragilité de leurs valeurs et de leurs convictions. Ces personnes ne devraient pas être réélues.

    En France, le gouvernement a créé un site internet soi-disant pour informer sur l’avortement, où il n’est question que du « contenu » de l’utérus, et pas d’un enfant ni même d’un fœtus. Du reste, en France, on préfère parler d’IVG pour ne pas dire le mot « avortement ». Vous êtes médecin gynécologue obstétricien. Que pensez-vous des termes qu’on utilise pour ne pas parler d’enfants ?

    Il faudrait qu’on puisse nous dire quand ce « contenu » devient un enfant. Quel est le moment du changement radical qui transforme un simple contenu en être humain ? La réalité, c’est que ce moment n’existe pas. Le fil de la vie n’a que deux bouts : la conception et la mort. Il n’y a pas plusieurs commencements.

    Ces techniques de langage dont vous parlez, le fait de parler de « contenu de l’utérus », ce sont des méthodes sociotechniques qui visent à nous insensibiliser. Ce sont des techniques de propagande. Il y a eu autrefois un monsieur dont le nom commençait par « G » [Goebbels, ndlr] et qui faisait ça très bien. Ces méthodes ne font pas honneur à ceux qui les utilisent encore aujourd’hui."

    Michel Janva

  • Travail dominical : les Français ne manquent pas de temps, ils manquent d'argent

    Laurent Herblay, ancien porte-parole de Nicolas Dupont-Aignan, dénonce le retour du travail dominical :

    "[...] Depuis des années, les partisans du laisser faire concernant le travail du dimanche font miroiter un gain pour la croissance. Ils raisonnent comme si le chiffre d'affaires en plus qui serait réalisé le dimanche viendrait en addition du chiffre d'affaire réalisé les autres jours de la semaine, comme s'il n'y avait pas de phénomène de substitution. Etant donné le climat économique, entre chômage record et pouvoir d'achat en berne, on ne voit pas ce qui pousserait les Français à dépenser plus. Ce n'est pas parce qu'on laisse davantage travailler le dimanche que plus d'argent sera créé. Ce n'est que la répartition hebdomadaire des dépenses qui serait modifiée avec une plus forte proportion réalisée le dimanche. Les Français ne manquent pas de temps pour dépenser, ils manquent d'argent, ce que cette réforme ne traite pas.

    Déjà, en 2008, 48 députés de l'ancienne majorité avaient publié une tribune dans le Figaro pour s'opposer aux projets d'assouplissement des règles sur le travail du dimanche. Mais outre le non sens des arguments économiques (on attend toujours une démonstration solide du plus que cela pourrait apporter), comme ils le soulignaient déjà en 2008, cet assouplissement pose un problème de société. Bien sûr, 29% des salariés travaillent déjà le dimanche (dont seulement 13% habituellement), mais la société doit donner un choix aux citoyens de travailler ou pas le dimanche et le laisser faire dans ce domaine risque de le remettre en cause. Et le commerce n'est qu'un moyen au service d'une fin qui le dépasse, la condition humaine. Le travail du dimanche, c'est une inversion des priorités effarante, la prise de pouvoir du marchand et du commerce sur la vie de famille et des choses qui leur sont pourtant infiniment supérieures.

    Gérard Filoche rappelle sur son blog qu'en avril 2012, François Hollande disait que «le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai!». Il est tout de même effarant que sur ce sujet, comme sur bien d'autres, le président de la République renie à ce point ce qu'il avait dit pendant la campagne électorale. Il faut noter ici que Nicolas Sarkozy avait joué avec cette idée pendant sa présidence, évoquant notamment le cas de Michèle Obama qui ne pouvait pas faire ses courses des deux côtés des Champs Elysées (ce qui en dit tout de même long sur sa vision de la société, Madame Obama n'étant pas vraiment dans la moyenne). [...]

    La proposition d'assouplissement des règles sur le travail du dimanche représente un mauvais coup porté à notre société et à une conception de l'humanité qui ne serait pas uniquement marchande."

    Michel Janva

  • Le Kremlin se prépare à investir dans le lancement de la version française de la télévision Russia Today

    Pour réaliser ce projet, la Russie serait prête à y consacrer 1,3 milliard de roubles (plus de 27 millions d’euros) La création d’une version française de la chaîne d’informations RT, fait l’objet d’un projet de loi publié jeudi sur le site du Kremlin.

    La note explicative accompagnant le projet confirme que la diffusion de la chaîne RT en plusieurs langues constitue le canal le plus efficace pour délivrer des informations russes à des publics étrangers.

    Le projet insiste aussi sur la nécessité de lancer une diffusion de RT en français car à l’heure actuelle « les événements mondiaux dans ces pays sont couverts, en règle générale, d’une manière qui montre la Russie sous un jour défavorable, ce qui conduit à la création d’attitudes négatives envers la Russie ». Le nouveau service francophone sera chargé de remédier à cette situation.

    La nouvelle chaîne ciblera non seulement le public français, mais aussi la Belgique, la Suisse et le Canada, selon le projet de loi.

    RT, anciennement Russia Today, a été lancée en 2005. Elle dispose désormais d’une audience de 664 millions de personnes réparties dans plus de 100 pays. RT est diffusée par le câble et le satellite en russe, en anglais, en espagnol et en arabe.

    http://medias-presse.info/le-kremlin-se-prepare-a-investir-dans-le-lancement-de-la-version-francaise-de-la-television-russia-today/14409

  • Propagande LGBT sur la pseudo-homophobie

    Comme les témoignages sur l'homophobie sont peu nombreux, l'association subventionnée SOS Homophobie lance, avec le soutien du régime Hollande, un appel à l'aide pour obtenir des témoignages, au moyen d'une campagne financée par vos impôts. L'association qui est chargée de sa réalisation la présente ainsi sur son site : il s'agit de simuler une scène de crime (quel bon goût!) pour dénoncer un acte homophobe imaginaire (ce n'est pas étonnant : on sait que les idéologues de ce genre ne sont pas très attachés à la réalité).

    Estimer que les actes homosexuels sont des moeurs dépravés, c'est de l'homophobie... A ce titre, continuer à enseigner, selon le catéchisme, que les actes homosexuels sont contre-nature, c'est certainement de l'homophobie "ordinaire" selon ces censeurs, ces idéologues, ces terroristes intellectuels.

    Leur vision de l'homophobie, c'est le nouveau nom de la police de la pensée.

    Michel Janva

  • Hollande promet de nouvelles "annonces" sur ses priorités de rentrée

    Des annonces "dès la semaine prochaine" sur les dossiers prioritaires de la rentrée: depuis l'océan Indien où il poursuivait vendredi sa tournée par une étape à Mayotte, François Hollande a confirmé sa volonté de "forcer l'allure" face à une situation économique préoccupante.

    "Dès la semaine prochaine" donc, le gouvernement tracera les grandes lignes de réformes dans quatre domaines: le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement.

    "On maintient le cap et on est dans le mouvement, on force l'allure", a insisté le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec des journalistes.

    A Mayotte vendredi, comme à La Réunion, la veille, François Hollande a parcouru un département d'outre-mer confronté à des difficultés économiques et sociales décuplées par rapport à celles de la métropole.

    Le 101e département français, créé en 2011, accumule les superlatifs de la précarité avec un chômage massif (moins d'un adulte sur trois possède un emploi), une population très jeune (un Mahorais sur deux à moins de 17 ans) et peu scolarisée (un sur trois ne l'a jamais été).

    François Hollande en aura eu un aperçu sur les routes de l'île bordées d'habitations en tôle ondulée et de bidonvilles. Puis, coutumier des épisodes pluvieux dont il s'amuse lui-même, il a essuyé un véritable déluge alors qu'il devait s'exprimer devant des élus, en pleine saison sèche sur l'île - la plus sèche depuis 1957 selon Météo France.

    "Je viens un jour à Mayotte et il pleut. Je sais que ça fait quatre mois que vous attendiez ce moment et j'ai donc organisé ce déplacement à cette fin", a-t-il plaisanté. Sa visite s'est cependant achevée par un accueil festif, chaleureux et bruyant sur la place de la mairie de Dzaoudzi, conclu par une Marseillaise tonitruante.

    "Vous êtes venus rappeler votre attachement indéfectible à la France", a lancé le chef de l'Etat.

    Au beau milieu d'un interminable bain de foule, il s'est souvenu de sa campagne de 2012. "C'est la même chaleur", a-t-il estimé avant de faire le lien avec la métropole où il bat toujours des records d'impopularité: la "confiance en l'avenir" des Mahorais est "une leçon pour l'ensemble de la population française".

    Lui en est persuadé: la relance de la compétitivité de l'économie avec son pacte de responsabilité "va marcher".

    "Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a-t-il insisté lors de sa rencontre avec des journalistes, revendiquant "sa constance".

    "Toute autre politique aurait enfoncé le pays soit dans la dette soit dans la désagrégation sociale", a-t-il encore fait valoir, "sortir de l'euro, laisser filer les déficits ou bien sabrer dans la dépense publique, aucune de ces politiques n'a d'avenir".

    - "Un problème de confiance" -

    Même s'il reconnaît "que le pacte de responsabilité n'aura d'effet qu'à moyen terme", n'excluant pas que le "mandat suivant en bénéficie", le président Hollande table à court terme "sur l'effet psychologique d'un cadre suffisamment stable pour que la confiance revienne".

    "Le problème français, c'est un problème de confiance dans l'avenir", a-t-il souligné, estimant que le retour de la confiance pourrait relancer "l'investissement, privé comme public, qui est la clef de tout et qu'il faut débloquer".

    A l'Europe, François Hollande demande du temps pour réduire les déficits publics alors que le ministre des Finances, Michel Sapin, prévoit désormais qu'ils seront supérieurs à 4% cette année, ce qui exclurait de facto un retour à 3%, la norme européenne, dès l'an prochain.

    Les Allemands "ont mis dix ans de réformes pour en arriver là où ils en sont et nous en sommes à deux années", a fait valoir le chef de l'Etat.

    "Nous allons continuer de réduire les déficits, mais au rythme qui nous paraîtra compatible avec la croissance", a-t-il expliqué.

    S'il refuse de se projeter en 2017 - "sinon je n'avance plus" - il estime qu'on peut "faire des réformes et gagner", notant que l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder avait "perdu de peu" en 2005 face à Angela Merkel après avoir engagé une profonde réforme du marché du travail allemand.

    Quant à la reprise, s'il reconnaît qu'elle "est faible" et "fragile", il estime qu'elle est bien là avec désormais 0,5% de croissance attendue cette année par le gouvernement. "On n'est plus dans la crise mais l'enjeu, c'est de libérer et de mobiliser toutes les énergies pour sortir de la stagnation", a-t-il affirmé.

    Le président de la République achèvera samedi sa tournée dans l'océan Indien par une étape à Moroni, capitale des Comores, où il effectuera la première visite d'un président français depuis François Mitterrand en 1990.

    source : Afp via boursorama 

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuplZuZulZZDgdDBEJ.shtml

  • Le bourreau de John Foley identifié

    Les services de renseignement britanniques ont identifié le djihadiste de l’Etat islamique originaire de Grande-Bretagne suspecté d’avoir assassiné le journaliste américain James Foley.

    L’identité du bourreau n’a pas été dévoilée mais le nom d’un » suspect-clé » a été divulgué. Il s’agit de Abdel-Majid Abdel Bary, l’un des 6 fils de Adel Abdul Bary.

    Le journal britannique précise que Bary a 23 ans et qu’il est originaire d’une banlieue londonienne huppée où il vivait dans une maison à 1 million de livres. Il aurait quitté la Grande-Bretagne l’an dernier pour rejoindre la Syrie. L’homme a récemment publié une photo de lui sur les réseaux sociaux, brandissant la tête d’un homme décapité. Bary serait surnommé « Le djihadiste John » par les autres combattants islamistes.

    Michel Janva