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actualité - Page 5189

  • États-Unis : Obama en croisade fiscale contre les entreprises quittant le pays

    Une quinzaine de grandes entreprises ont déjà transféré leur résidence fiscale hors des Etats-Unis cette année. La Maison-Blanche veut supprimer cette possibilité, avec 20 milliards de dollars d’impôts supplémentaires à la clef.

    Le patriotisme économique n’est pas que français. C’est au nom de ce principe que Barak Obama entend empêcher les entreprises de transférer leur résidence fiscale hors des Etats-Unis. Le phénomène a pris des proportions alarmantes depuis quelques mois : une quinzaine d’entreprises ont opté pour l’exil fiscal, depuis le début d’année, en rachetant des entreprises implantées dans des pays fiscalement attractifs. Le plus inquiétant est qu’il s’agit de grandes sociétés, représentant des dizaines de milliers d’emplois.

    Les groupes pharmaceutiques, qui ont des montagnes de trésorerie à dépenser à l’étranger – sous peine d’être taxés aux Etats-Unis – sont les plus représentés. Deux d’entre eux ont encore sauté le pas la semaine dernière : basé en Pennsylvanie, Mylan va bientôt pouvoir payer ses impôts aux Pays-Bas grâce à l’acquisition d’une partie des Labotoires Abbott. Quant à AbbVie, il a confirmé, vendredi, son intention de rejoindre le Royaume-Uni grâce à l’acquisition de Shire.

    Ils allongent, ainsi, encore un peu plus la liste d’entreprises américaines ayant rejoint l’Irlande (Medtronic, Actavis, Perrigo, Chiquita Brands, etc.) et les Pays-Bas récemment (Applied Materials, etc.). Il s’en est également fallu de peu que le géant américain Pfizer devienne britannique, via une fusion avec AstraZeneca.

    L’exil fiscal s’accélère d’autant plus que les entreprises redoutent de voir la Maison-Blanche modifier les règles du jeu prochainement. Les entreprises, qui sont longtemps restées discrètes sur leurs pratiques, n’ont visiblement plus aucun état d’âme : « Tout le monde semble s’excuser de ces exils fiscaux. Pas moi. Je pense qu’il n’y a aucune raison de s’excuser », a lancé récemment le directeur général d’Abbott Miles White.

    Si les sociétés sont si nombreuses à abandonner la nationalité américaine – sans délocaliser leurs équipes pour autant –, c’est parce que l’impôt sur les sociétés y est l’un des plus élevés de l’OCDE (35 %). C’est aussi parce que l’intégralité de leurs bénéfices sont taxables aux Etats-Unis, y compris ceux générés à l’étranger – un principe d’extraterritorialité quasi unique au monde.

    Pour échapper à ces contraintes, les entreprises américaines peuvent facilement s’exiler, via une procédure dite d’inversion fiscale : il leur suffit d’acheter une entreprise étrangère et d’accorder au moins 20 % des actions de la nouvelle entité aux actionnaires de ladite entreprise étrangère. La Maison-Blanche veut passer ce taux à 50 %, avec un effet rétroactif au 1er mai 2014. Les PDG américains devraient donc renoncer au contrôle de la nouvelle société, ce qui serait certainement rédhibitoire à leurs yeux.

    « Si nous n’agissons pas, l’exil fiscal va s’étendre bien au-delà du secteur pharmaceutique » , a martelé dimanche le sénateur démocrate de New York, Charles Schumer. La mesure permettrait de sauvegarder 20 milliards de dollars d’impôt au cours de la prochaine décennie. Le texte sera soumis au Congrès prochainement, mais en cette année d’élections, il n’y a guère de chances que les républicains fassent le moindre cadeau à Barack Obama. Ils dénoncent une nouvelle charge contre les entreprises, n’ayant d’autre but que de rallier les classes moyennes dans la perspective des élections de mi-mandat, en novembre.

    Le problème est pris à l’envers, estiment-ils : il faut réduire l’impôt pour le rendre acceptable, et non pas empêcher les entreprises de le fuir. Mais Barack Obama, qui réclame une remise à plat fiscale depuis sa réélection, n’a jamais réussi à bâtir le moindre consensus sur la question.

    Les Echos

    http://fortune.fdesouche.com/348755-etats-unis%E2%80%89-obama-en-croisade-fiscale-contre-les-entreprises-quittant-le-pays#more-348755

  • Manifestations : L'Express pointe les approximations médiatiques

    Lu sur L'Express :

    "Des médias français ont commis plusieurs erreurs en suivantles manifestations pro-palestiniennes interdites en France, qui ont notamment donné lieu à des heurts à Paris et Sarcelles ces derniers jours. Le point sur les fausses informations qui ont circulé. 

    "INFO LE FIGARO - Une synagogue en partie incendiée dans le Val d'Oise, un commissariat attaqué". Voilà l'alerte info envoyée par le site du quotidien dimanche à 18h12. La première version de l'article évoque un bâtiment "vraisemblablement à Sarcelles", qui aurait été "en partie incendié", comme le note un journaliste duMonde sur Twitter.

    Problème: la synagogue, bien que prise pour cible par des engins incendiaires, n'a pas brûlé. Le journal a reconnu son erreur en envoyant une deuxième alerte rectificative à 18h53et en mettant à jour son article

    Le journaliste de LCP et Radio J est allé un peu vite en besogne dimanche. Il a raillé, sur Twitter, l'attitude d'un supposé manifestant pro-palestinien face à un policier. Sauf qu'il s'agissait d'une image prise en Iran, comme l'ont noté de nombreux observateurs. 

    Une fois averti de son erreur, l'intéressé a supprimé le tweet incriminé et s'est excusé. Sur sa page Facebook, le journaliste a reconnu avoir fait une erreur, mais estime qu'il n'y a pas eu de désinformation, car "il y a bien eu des heurts entre forces de l'ordre et manifestants à Sarcelles et que la synagogue a bien été visée". 

    Autre critique, venue notamment de Henri Maler, d'Action-Critique-Medias: un titre du site d'Europe 1 qui évoque une "centaine de participants" seulement à la manifestation pro-palestinienne à Paris. Un chiffre loin de la fourchette donnée par la police, écrit-il. Un petit rappel chronologique relativise cependant cette "bourde": à 15h, samedi, aucun chiffre officiel ne circule et les premières informations rapportées notamment par l'AFP évoquent "des dizaines de militants" qui commencent à affluer. Puis, à 15h41, une nouvelle dépêche de l'AFP fait état de "plusieurs centaines".  

    L'estimation de 1500 à 2000 participants à Barbès citée par Henri Maler émane du Monde, qui a contacté la préfecture de police dans l'après-midi samedi. Cette estimation a donc pu échapper à Europe 1 qui a, cependant, été un peu vite en écrivant "une centaine de participants". Le site a corrigé l'information le soir même. Difficile, donc, de l'accuser de mauvaise foi volontaire."

    Michel Janva

  • Bien-pensance médiatique : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire…

    J’ai attendu. Plusieurs jours. Je me suis même pincé en l’absence de toute (ou presque) réaction médiatique concernant le magnifique lapsus de notre Taubira nationale.

    Refusant (?) de commenter la peine prononcée à l’encontre d’Anne Sophie Leclere, l’ardennaise qui l’avait accolée à un singe sur son blog, la ministre s’est empiergée dans le tapis, affirmant sur I Télé : « Je ne commente pas les injust… heu, les décisions de justice. »

    Pensez… Un ministre de la Justice qui reconnaît, certes en trébuchant mais de manière suffisamment audible, qu’une décision de justice serait justement une injustice, le tout en arguant du contraire. Bon, d’accord, la ministre en question nous a déjà fait le coup, d’affirmer haut et fort l’envers de ce qu’elle brandit à pleine main. Je ne rêvais donc pas. Notre presse, la grande, s’était finalement désintéressée d’un lapsus digne de retouner Sigmund dans sa tombe. Oh, certes, pas le plus croustillant. Un petit lape-suce naguère proposé en direct par une ministre d’une autre mandature (de la justice également, ce doit être la fonction), c’était plus sexy. Et la gâterie tout de suite plus classe en tailleur Prada qu’avec les dreadlocks qui frétillent.

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  • Le Système implose, Mélenchon expose : Marine « élue » en 2017 ?

    C’est ce mercredi que  l’Assemblée nationale doit adopter la réforme territoriale qui  doit acter la création de  13 régions en France métropolitaine, contre 22 actuellement. Bruno Gollnisch, les dirigeants du FN  (voir notre blogue) ont dit tout le mal qu’il fallait penser de cette réforme mal ficelée, motivée par  de mauvaises  arrières pensées politiciennes et qui ne fera pas économiser un euro, bien au contraire, aux Français. Comme il arrive parfois que le diable porte pierre, Florian  Philippot a estimé lundi que « (de ce)  d’un grand mal pourrait naître un bien, notre victoire (celle du FN, NDLR) dans la  région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, quasi assurée». Le Parisienrapportait pour sa part en début de semaine, cette confidence d’ «un responsable UMP du Nord » : « Manuel Valls veut faire ch… Aubry ! Elle voulait se présenter aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais face à Marine Le Pen, elle ne peut plus.» Si la  profonde inimitié, pour rester poli, entre Mme Aubry et M. Valls est de notoriété publique, le maire de Lille a voulu rassurer ses amis : «Je ne crois pas que Mme Le Pen puisse gagner ni la région Nord-Pas-de-Calais, ni la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, ni quoi que ce soit» (sic).

     Un optimisme qui n’est pas partagé par François Hollande rapportait également le site du Parisien ces  derniers jours, qui  «  ne voit plus la vie en rose »,  ne pense pas  quel’implosion de l’UMP  sous l’effet des  affaires  sordides et des haines intestines lui profitera automatiquement lors de la prochaine présidentielle  « Et si le candidat de gauche n’était pas au second tour en 2017 ? Si le séisme du 21 avril 2002, quand Lionel Jospin fut balayé par Jean-Marie Le Pen, se renouvelait ? Ce cauchemar est pris très au sérieux par le président. « Je me prépare pour qu’en 2017 on ait un bilan qui permette à la gauche d’être au deuxième tour et de gagner l’élection, confie-t-il à ses visiteurs. Comme s’il avait un doute sur le sujet… ».

     « Au PS aussi, c’est la grande trouille. Nombre d’élus pensent que sa seule chance de gagner est d’arriver derrière une Marine Le Pen qui virerait en tête au premier tour.  On sera dans une présidentielle à un tour. Celui qui arrivera au second tour avec elle sera élu , prédit une figure de la majorité, qui pense la France  mûre pour une aventure populisteOn a eu un 21 avril primo-ministériel, on peut avoir un 21 avril présidentiel , redoute un fidèle du chef de l’Etat. Le FN au second tour ?  Ce n’est pas un risque, c’est une réalité , lâche Hollande,inquiet de voir l’extrême droite prospérer en silence » (sic).

     « L’exécutif a reçu une douche froide en découvrant fin juin les chiffres de l’Insee sur l’économie expose encore Le Parisien.  Ça ne bouge pas, ils ont pris un gros coup sur la tête , glisse un hollandais. Mercredi en Conseil des ministres, Michel Sapin (Finances), d’habitude optimiste jusqu’à la caricature, a plombé l’ambiance. Il a enlevé ses lunettes roses, sur le thème rien ne va plus , glisse un conseiller gouvernemental ».

     Au sein même du  Parti socialiste , qui a perdu 25 000 adhérents depuis 2012 et 30 000 élus municipaux en mars dernier, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, comme chez leurs « alliés » d’EELV, contre les orientations économiques du gouvernement. Une fracture  que l’on retrouve  dans le positionnement des cadres et dirigeants socialistes vis-à-vis de la   crise israélo-palestinienne qui apparaît comme un nouveau facteur de division.Pour tenter de récupérer un électorat arabo-musulman qui s’est massivement  détourné de la gauche, notamment pour protester  contre la loi Taubira sur le mariage homosexuel et qui dénonce aussi avec une  virulence  accrue  son « sionisme », des élus du PS  ont dénoncé l’interdiction  de certaines   manifestations pro-palestiniennes.

     Dimanche, le député de Seine-Saint-Denis, Razzy Hammadi, a expliqué  que « l’interdiction est venue nourrir une certaine radicalité. Des manifestations aux quatre coins de la planète se sont bien passées, et pas en France où elle était interdite», a relevé l’élu pointant  «une erreur du gouvernement ».

     Son collègue Yann Galut, député du Cher et chef de file au PS  du courant dit de  la gauche forte,  s’est dit lui aussi   «très en colère face au massacre de civils (Palestiniens, NDLR) , très en colère face aux abrutis qui manifestent leur haine du Juif, très en colère de la position de la France qui est tout sauf équilibrée ».

     Quant au Front de Gauche, il a certes  fait  savoir officiellement qu’il   «participera aux prochaines manifestations prévues en solidarité avec le peuple palestinien », mais son leader maximoJean-Luc Mélenchon,  vient d’annoncer son souhait de prendre du recul avec la politique. « J’ai fait mon temps à organiser la vie d’un parti » déclare-t-il. Une manière de tirer le bilan de ses échecs électoraux successifs, des défections, des désaccords stratégiques minant cette coalition trotsko-communiste, pour ne rien dire   de la pusillanimité de ses «camarades »  du PC.

     Un coup dur pour l’extrême gauche qui perd ainsi (provisoirement ?) son seul tribun d’envergure, la seule personnalité incontestablement  brillante et  intellectuellement  affûtée qui l’avait fait sortir de sa léthargie constate Bruno Gollnisch.

     « Nous sommes en échec. » a avoué M.  Mélenchon.   Certes, il reste  incapable de dire  que son immigrationnisme est la cause principale de son incapacité à rallier le monde ouvrier et les déçus de la gauche qui votent massivement FN. Un  immigrationnisme, arme de destruction massive  du grand capital mondialiste,  qui rendait totalement  impossible  son pari de dépasser  Marine Le Pen dans les urnes. Mais  il note avec  cohérence que  « la force » capitalisée par un  FG  au positionnement « anti-Systéme » à la  présidentielle– 11,10 % –,  a été « étouffée par le poids du retour aux vieilles traditions partiaires, aux arrangements, aux accords électoraux ».

     « Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales ». Et principalement par le Parti communiste  qui, refusant la stratégie d’autonomie qu’il préconisait vis-à-vis de la gauche bruxelloise,  a « complètement décrédibilisé » le Front de gauche. Dans les faits,  la direction du PC a préféré en effet   se    vendre  pour un plat de lentilles, quelques postes et prébendes,  en choisissant lors des élections municipales  l’alliance  dés le  premier tour avec le PS dans de nombreuses communes.

     M.  Mélenchon appelle donc  à « tout changer en profondeur » , exposant les deux lignes antinomiques qui minent le Front de Gauche depuis sa création en 2008.  A savoir  « celle qui est portée par la direction du Parti communiste, qui est plus institutionnelle, plus traditionnelle, où on continue à penser que la gauche est une réalité partiaire, organisée et qu’on peut rectifier le tir du Parti socialiste. Et puis, il y a une autre qui pense que ça, c’est un monde qui est quasiment clos, qu’il faut construire et qu’on le fera progressivement à condition d’être autonome. »

      « On ne doit pas faire d’alliance avec des gens qu’on combat, juge-t-il. Et aussi longtemps qu’on fera ça, les gens, qui se disent qu’ils en ont ras-le-bol, se diront qu’on est comme les autres », ce qui aura pour effet d’augmenter l’attractivité d de opposition  nationale affirme-t-il encore.  

     On  se souvient des nombreuses  insultes   prononcées par M.  Mélenchon  vis-à-vis  du FN et de sa  présidente. Signe de cette mise en retrait de la vie politicienne,  il reconnait cette fois dans  cet entretien  du « talent » à  Marine, et même  une « chance » d’être élue en 2017.  « Parce que la société est en train de se diriger vers le point qu’ils s’en aillent tousEt quand le point qu’ils s’en aillent tous est atteint, tout saute en même temps »…

     Nous en  acceptons l’augure, nous y travaill(er)ons et  en attendant de voir ce Système inique laisser effectivement  la place à une démocratie restaurée,  nous souhaitons un bon repos et qui sait,  de saines lectures à M. Mélenchon. Cours, cours camarade, le vieux monde est derrière toi! 

    http://gollnisch.com/2014/07/23/systeme-implose-melenchon-expose-marine-elue-en-2017/

  • Le drame des Chrétiens de Mossoul


    Vendredi, l’Etat Islamique posait un ultimatum aux Chrétiens à Mossoul, depuis, tous ont fui, seule solution pour éviter la conversion, le règlement d’une lourde taxe ou la mort par le glaive.

    Samedi à midi, heure limite de l’ultimatum, Mossoul ne comptait plus de Chrétiens.

    Depuis, l’archevêché des syriaques catholiques, situé dans le centre-ville de Mossoul a été brûlé.

    Samedi, les terroristes s’emparaient du couvent de Saint-Georges au nord de Mossoul, et dimanche, les combattants de l’Etat islamique mettaient la main sur le monastère des martyrs Behnam et Sarah, situé à quelques kilomètres de Mossoul, obligeant les moines à quitter le monastère.

    Ces moines ont fui vers le Kurdistan irakien eux-aussi, n’ayant pas le temps d’emporter quoi que ce soit. Joint par téléphone, le supérieur de la communauté, le père Yakoub Hassou confiait que tous avaient rejoint Erbil.

    Ils laissent derrière eux un hau lieu de spiritualité, un monument historique magnifique, une bibliothèque remplie de manuscrits anciens et de livres liturgiques.

    Le tout condamné timidement par nos dirigeants, pourtant prompts à l’indignation…

    http://www.contre-info.com/

  • Jean-Jacques Candelier demande la dissolution de la LDJ

    Nous verrons la suite que donnera le gouvernement à cette requête du député. En effet dans une lettre ouverte à François Hollande ce député communiste réclame : «J’en profite pour réclamer la dissolution administrative de la Ligue de Défense Juive, organisation criminelle, classée organisation terroriste par le FBI, et interdite d’activité en Israël comme aux États-Unis. L’impunité de ces barbares dont le seul but est de créer un amalgame entre judaïsme et sionisme est inacceptable. »

    Le député s’était déjà illustré en juin lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, en parlant « grand capital apatride », estimant que « cette purge ultra-libérale ne se fait qu’au bénéfice du grand capital apatride »

    http://www.contre-info.com/jean-jacques-candelier-demande-la-dissolution-de-la-ldj

  • Le FBI pourrait avoir manipulé des attentats terroristes

    Lu dans Le Point :

    "Le FBI a "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d'opérations montées de toutes pièces, après le 11 Septembre, affirme lundi un rapport de Human Rights Watch. Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, "le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique", dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples. [...]"

     
     

    Michel Janva

  • Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

    Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étudeparue dans l’International Studies Quarterly.

    Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

    «Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

    Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

    Ils concluent que les partis «de gouvernement» (ceux qui ont déjà occupé la position majoritaire au sein d’une coalition) répondent en effet beaucoup moins aux mouvements de l’électorat si le pays est très ouvert:

    «Alors que les élections incitent les partis à répondre aux mouvements de l’électorat, l’interdépendance économique distrait les élites politiques de celui-ci vers les acteurs des marchés, ajoutant de l’incertitude au paysage politique.»

    Là encore, l’étude cite l’exemple de la France, et plus précisément d’une période de vingt ans (1988-2007) où son économie s’est considérablement ouverte: quand les opinions de l’électorat évoluent sur l’échelle gauche-droite, celles des partis évoluent aussi, mais de manière beaucoup plus atténuée en 2007 que deux décennies avant.

    La courbe montre le déplacement des promesses des partis quand les préférences de l’électorat changent. Plus le chiffre vertical est élevé, plus les partis y sont sensibles; plus le chiffre horizontal est élevé, plus le pays est ouvert à la mondialisation. (Lawrence Ezrow/Timothy Hellwig)

    Dans tous les pays, cet affaiblissement se réalise au profit des opinions portées par les décideurs économiques, qui sont plus à droite que la moyenne de l’électorat: sur une échelle gauche-droite allant de 0 à 10, ils sont plus à droite d’environ 0,8 point en France, par exemple.

    «Si les partis sont tiraillés entre les électeurs et les marchés, alors considérons les préférences des acteurs des marchés. Les données suggèrent qu’elles se situent plus à droite que la moyenne de leur pays, que les décideurs économiques préfèrent un rôle de l’État réduit par rapport aux citoyens ordinaires», écrivent les deux auteurs dans un post publié sur Monkey Cage,le blog de sciences politiques du Washington Post.

    Plus le chiffre est élevé, plus les préférences des acteurs économiques sont à droite comparées à celles de la moyenne de l’électorat. (Lawrence Ezrow/Timothy Hellwig)

    À noter que cette étude ne porte pas sur les réalisations concrètes des partis en question, mais sur leur programme: elle ne dit pas que les partis trahissent, une fois au pouvoir, les promesses faites durant la campagne (reproche souvent fait au gouvernement socialiste actuel en France), mais que ces promesses sont déjà en elles-même un reflet beaucoup plus atténué aujourd’hui des prises de position des électeurs «moyens».

    En cela, elle rejoint les conclusions d’une autre étude publiée au printemps, qui montrait que les opinions des électeurs riches comptent quinze fois plus que celle des électeurs lambda aux États-Unis.

    Slate

    http://fortune.fdesouche.com/348777-les-partis-politiques-obeissent-aux-marches-et-non-aux-electeurs#more-348777