Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 5255

  • La Coupe du Monde de football, c’est aussi le développement du tourisme sexuel

    Tous les amateurs de foot ne parlent que de la Coupe du Monde qui va débuter au Brésil. Mais derrière les joies du sport se cachent une autre réalité.

    A Fortaleza, les filles des favelas sont nombreuses à se prostituer pour survivre. L’arrivée des « gringos », ces touristes venus du monde entier pour la Coupe du Monde, va multiplier les clients. Du coup, ces jours-ci, beaucoup d’entre-elles ont eu recours à des injections de silicone industriel pour se doter d’une poitrine proéminente. Un artifice très dangereux pour la santé.

    Le plus inquiétant, c’est le développement de la prostitution enfantine. Les filles des favelas commencent souvent à se prostituer dès 12 ou 13 ans. Les pédophiles de la planète vont pouvoir sélectionner leurs proies en prétextant être venus suivre la Coupe du Monde.

  • Entretien dans L’AF 2887 avec Yannick Jaffré sur "Vladimir Bonaparte Poutine"

    Entretien avec Yannick Jaffré, auteur de "Vladimir Bonaparte Poutine" chez Perspectives libres, 2014.

    Il est également président du Collectif Racine (FN). 

    L’AF 2887 - Pourquoi vous êtes-vous intéressé à Vladimir Poutine ?

    Yannick Jaffré - J’ai voulu pratiquer un billard à trois bandes historique entre la France consulaire, qui succède à l’épisode du Directoire (marqué par un capitalisme erratique, une ploutocratie qui prospère, un État abaissé dans son autorité, des mœurs commotionnées), la Russie post-soviétique qui a connu, à mon sens, une situation analogue sinon tout à fait identique, et puis, enfin, notre situation présente. Nous oublions aujourd’hui que nous avons eu besoin d’un Bonaparte. Les Russes ont le leur en Poutine. Nous le leur reprochons depuis le confort de nos démocraties libérales atones. Ce confort précaire nous fait perdre de vue les exigences de l’Histoire, de l’incarnation personnelle d’une nation par un chef, les efforts et les patiences qui ont été nécessaires pour que se forment nos États de droit. En outre, je ne cacherai pas à vos lecteurs mes sympathies particulières : j’ai de l’affection pour la grande nation russe, dont je parle un peu la langue et où j’essaie de me rendre aussi souvent que je le peux. J’aime sa littérature, j’aime son peuple, j’aime son histoire. Et puis, il y a le style personnel de Poutine, qui m’a intrigué d’abord, a stimulé ma réflexion ensuite, a rencontré chez moi des affinités éthico-politiques, enfin. A n’en pas douter, l’homme a du style, un style que l’on caricature à l’envi en Occident alors qu’il est un personnage beaucoup plus subtil et dialectique qu’on ne le pense. J’ai souvent l’occasion de rappeler que sa qualité de juriste est au moins aussi importante pour en dresser le portrait que sa trajectoire au KGB. Il a le sens du raisonnement et des formes, pas seulement celui des rapports de force.

    Au-delà de l’intérêt personnel que vous portez à Vladimir Poutine, qu’en est-il de l’intérêt français ? La politique de Poutine lui est-elle favorable ? La France doit-elle s’allier à la Russie ? Marine Le Pen, que vous soutenez, vous semble-t-elle favorable à une telle alliance ? 

    Je crois qu’il est de l’intérêt de la France de se rapprocher de la Russie pour de nombreuses raisons : sa profondeur continentale et énergétique, le contrepoids qu’elle forme face à l’atlantisme dans lequel nos élites nous font plonger, son modèle économique plus productif, territorial, colbertiste, la part essentielle qu’elle prend à la constitution d’une véritable multipolarité. Celle-ci correspond d’ailleurs au destin de la France, qui est d’être une puissance intermédiaire défendant ses intérêts propres, toujours, en s’appuyant souvent sur le droit des autres nations à la conduite souveraine de leurs affaires. La France a besoin de la multipolarité contre les logiques impériales. Il ne s’agit donc pas pour la France de s’arrimer à la Russie mais, dans son intérêt, de s’allier librement à elle pour renouer avec sa propre vocation. Je ne parle ici qu’en mon nom propre. Marine Le Pen, qui s’apprête à exercer la fonction suprême, est une personnalité aussi libre que la France souveraine qu’elle veut faire renaître. Mais je peux dire qu’elle est une amie de la Russie. Elle a très récemment affirmé que Vladimir Poutine était un patriote défendant les intérêts de son pays et de son peuple. J’ajoute qu’il le fait sans messianisme ni démesure.

    Peut-on considérer Vladimir Poutine comme un "monarque" ? 

    Non, c’est un prince républicain. Il a été capable de coups de force qui attirent au chef cette légitimité charismatique qui n’est ni la légitimité légale, ni la légitimité traditionnelle, pour reprendre la tripartition de Max Weber. Il se situe quelque part entre Machiavel et Hobbes, Bonaparte et De Gaulle. Il conduit l’État, de manière très incarnée, choquant la bien-pensance libérale-démocrate occidentale, restaure un principe d’autorité issu de l’histoire dans les conditions de la modernité libérale, comme l’a fait Bonaparte par rapport à l’Ancien régime. Poutine s’inscrit ici dans la longue durée russe alors que nos élites politiques, nos chefs de l’État eux-mêmes, nous éloignent chaque année davantage de la continuité nationale française. Sans doute aiment-ils la France, je ne sonde pas les cœurs, mais alors qu’ils l’aiment mal ! Comme ces hommes qui battent leur femme en protestant de leur amour... J’aspire pour la France à de nouvelles élites qui respectent sa personnalité propre, sa trajectoire historique, son droit souverain et ses intérêts présents.

    Propos recueillis par Stéphane Blanchonnet - L’AF 2887

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-dans-L-AF-2887-avec

  • Slaviansk sous les bombes

    Publié initialement sur le groupe Facebook "Soutien à la rébellion du Donbass"

    Slaviansk est une ville de plus de 110 000 habitants (dont près de la moitié a été évacuée aujourd’hui) et qui est devenu avec sa voisine immédiate Kramatorsk (10 km au sud) le symbole vivant de la rébellion du Donbass.

     

    C’est le premier objectif de l’opération spéciale déclenchée il y a plus d’un mois. Rapidement encerclé et mise sous blocus, cette cité du Donbass vit un véritable siège militaire moderne depuis plusieurs semaines, soumise à des bombardements aéro-terrestres continuels et des assauts blindés quasi quotidiens. [...]

    La suite sur Alawata Tradition

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Slaviansk-sous-les-bombes

  • UMP : la guerre de l'intérim est déclarée

    Carole Barjon est Rédactrice en chef adjointe au service de politique intérieure. Spécialiste de la droite. A longtemps dirigé la rubrique « Téléphone Rouge ». Auteur de « Si on me cherche » avec François Chérèque (Albin Michel, 2008) et de « Le Coup monté » avec Bruno Jeudy (Plon, 2013). Etudes de droit et Centre de formation des Journalistes. Utilise Twitter avec modération, convaincue qu’il ne faut s’exprimer que lorsqu’on a vraiment quelque chose à apporter.
    Un bureau politique doit nommer mardi un président par intérim. Avec deux grains de sable pour le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin : la présidente de la Haute Autorité et le directeur général du parti.
    Face à la perspective d'un retour rapide de Nicolas Sarkozy, la résistance s'organise à l'UMP. Alain Juppé et François Fillon sont en effet décidés à ne rien lâcher, lors du bureau politique prévu mardi en fin de journée. A en juger par les conversations de la semaine passée entre les responsables du parti, Juppé et Fillon d'un côté, Raffarin et sarkozystes de l'autre, la réunion de mardi s'annonce un rien tendue.
    Mais d'autres débats, plus techniques, ont opposé les collaborateurs des premiers et la présidente de la Haute Autorité, Anne Levade. Cette agrégée de droit public, chargée d'organiser les primaires de 2016, est celle vers laquelle les regards vont converger dans les prochains jours.
    En début de semaine dernière en effet, Jean-François Copé ne s'est pas contenté d'écrire aux militants du parti. Il a aussi adressé une lettre à Anne Levade dans laquelle il lui dit son souhait de voir "l'élection du nouveau président et la période d'intérim qui le précédera" se dérouler "dans le respect des règles juridiques […] approuvées à 93% lors du congrès extraordinaire" du mois de juin 2013. En conséquence, il lui demande d'intervenir lors du prochain bureau politique "afin d'éclairer ses membres sur le cadre statutaire qui s'impose à lui".
    En clair, Copé, qui abandonnera officiellement ses fonctions le 15 juin, estime que la présidente de la Haute Autorité n'a pas comme seule mission d'organiser le futur congrès, de veiller à la régularité des opérations de vote et de proclamer les résultats de la future élection, mais qu'elle a également vocation à donner son point de vue sur l'organisation de la période d'intérim. Ce que contestent Juppé et Fillon.
    Anne Levade n'est en effet pas membre du bureau politique. 
    Ambiance…
    Vendredi dernier, la conversation entre François Fillon et Anne Levade a été "très crispée". L'ancien Premier ministre de Sarkozy estimerait s'être fait duper par Jean-François Copé qui lui avait présenté cette prof de droit en 2013 après la crise interne qui les avaient opposés : il fallait alors remplacer la fameuse Cocoe et son président Patrice Gélard.
    Aujourd'hui, le camp Fillon la voit comme "une copéiste enragée". Motif : la présidente de la Haute autorité, qui n'a pas souhaité répondre aux questions du "Nouvel Observateur", aurait argué que, d'après les statuts, c'est le vice-président délégué Luc Chatel qui devrait assurer l'intérim et non pas le triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin. Ce que contestent Juppé et Fillon. Pour eux, l'UMP fait face à une situation "inédite" puisque seul le cas de la démission du président a été prévu dans les statuts mais pas celui d'une démission collective de la direction comme celle qui est intervenue mardi 27 mai.
    Au-delà du cas de Chatel, la vraie question qui fâche est celle-ci : quel mandat, quelles attributions pour le triumvirat ? Réel pouvoir de gestion ou simples potiches ?
    Même son de cloche chez Fillon.
    Car le véritable enjeu de cette bataille au couteau, c'est le contrôle de la machine, et le sort d'Eric Cesari, actuel directeur général de l'UMP. Ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy au conseil général des Hauts-de-Seine, Cesari est surnommé "l'œil de Sarko" à l'UMP. Depuis la démission de Copé et le départ de Jérôme Lavrilleux, il est l'homme le plus puissant du parti. Il contrôle tout : les salariés… et les salaires, les avantages en nature, la machine administrative et financière… et les fichiers.
    Depuis que l'affaire Bygmalion a éclaté, on s'interroge en outre sur son rôle pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Compte tenu de sa fonction, Cesari travaillait au quotidien avec Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de cabinet de Copé, qui a confessé avoir indûment facturé à l'UMP des dépenses de Bygmalion liées à la campagne présidentielle. Cesari pouvait-il l'ignorer ?
    En tout cas, ni Juppé, ni Fillon ne font mystère de vouloir le remplacer aussitôt après le départ effectif de Jean-François Copé le 15 juin. Nicolas Sarkozy, on s’en doute, ne l’entend pas de cette oreille. Perdre Eric Cesari, c’est perdre le contrôle sur le parti. Officiellement, pourtant l’ancien président "ne veut pas s’en mêler". En réalité, il a envisagé, en fin de semaine dernière, d’accélérer son retour et de se déclarer dimanche (hier) pour prendre tout le monde de vitesse avant le bureau politique, mais a finalement renoncé. Il souhaite "un consensus", dit-on dans son entourage et "voit d’un bon œil" l’installation du triumvirat à la tête de l’UMP qui est là comme "solution provisoire" pour "organiser l’élection de l’automne". Il regrette simplement qu’Alain Juppé n’ait pas pris la peine de lui téléphoner comme l’a fait Jean-Pierre Raffarin.

    Carole Barjon

    Le Nouvel Observateur :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupkFuZZFlQGBNeBmf.shtml

  • L’ancien vice-président de la Bundesbank recommande l’or

    « En se tapant la tête contre le mur sans cesse, on finit par perdre tout espoir avant de complètement perdre la tête.»

    Toute personne capable de penser clairement sait que le système économique géré par les banques centrales est totalement et complètement hors de contrôle.

    Les programmes répétitifs de QE (*), les dévaluations successives de devises, les taux d’intérêts proches de zéro et la bulle sur l’internet suivie de celle sur le marché immobilier puis de la bulle actuelle sur le marché des actions en sont une preuve suffisante.

    Le sujet que je suis sur le point d’aborder ici n’est ni plus ni moins qu’une question de bon sens, si ce n’est peut-être qu’il provienne d’une source inhabituelle, où l’on entend pas souvent parler de ce genre de choses.

    Jürgen Stark, ancien vice-président de la Bundesbank et ancien économiste en chef pour la BCE (titre non officiel), a déclaré que « le système est hors de contrôle ». Voici un extrait d’une traduction de Libre Mercado :

     Stark, qui était jusqu’il y a très récemment l’une des grosses pointures de la banque centrale allemande et connu pour sa passion pour l’orthodoxie monétaire, a démissionné à la fin de l’année 2011 suite à son désaccord avec l’achat d’obligations souveraines par la BCE lancé par le président de l’institution de l’époque Jean-Claude Trichet. Depuis lors, Stark a fait usage de ses rares mais précieuses apparitions publiques pour avertir des risques que présentent les politiques actuelles des banques centrales pour la crise.

    Lors d’une conférence organisée par l’Institut Mises en Allemagne, il a conseillé aux conférenciers de se préparer à l’effondrement potentiel du système monétaire global. Stark s’est exprimé ouvertement.

    Stark a ajouté que les banques centrales, BCE incluse, « ont perdu leur perspective et leur capacité à contrôler la situation économique ».

    Le système monétaire a pu être sauvé en 2011 suite aux efforts joints des banques centrales du monde. Mais selon Stark, le système n’est rien de plus qu’une fiction. Les autorités monétaires se battent depuis 2008 pour éviter un nouveau Lehman Brothers, mais si une situation similaire devait se produire, « le système ne survivrait pas ».

    Le problème vient du modèle monétaire lui-même, c’est-à-dire de l’impression de monnaie fiduciaire sans aucune garantie et du multiplicateur par lequel les banques commerciales peuvent élargir le crédit – sans contrôle et sans épargne préalable. Stark recommande une allocation d’une partie de l’épargne de chacun sur une valeur de réserve traditionnelle comme l’or ou l’argent.

    Lors d’un autre discours prononcé la semaine dernière à Paris, Stark a déclaré que la fragile reprise aperçue en Europe n’est pas due à l’absence de stimuli monétaire et fiscal (taux d’intérêts faibles, rachats de dettes, etc.) et à une hausse des dépenses gouvernementales, mais au désendettement et au manque de réformes structurelles.

    Loin d’avoir des effets favorables, les politiques monétaires laxistes de la BCE entravent la reprise et le marché libre. La clé de la croissance, de la création d’emplois et de la fin de la crise est la compétitivité. « Nous devons gagner en flexibilité. Des progrès ont été faits, mais ils ne sont pas suffisants. La situation s’est améliorée, mais la crise n’est pas terminée ».

    « L’appréciation du capital a donné lieu à un renforcement de l’euro. Mais les marchés en crise sont distordus. Nous ne devrions pas nous réjouir de ce qui s’est passé ».

    Le système n’est que pure fiction

    Stark prêche à des convertis, mais son comportement est apprécié. Il est rare d’entendre de telles choses de la bouche de banquiers centraux ou d’anciens banquiers centraux.

    Ceci étant dit, son discours aurait bien plus de poids s’il travaillait toujours pour la Bundesbank. J’aimerais tant qu’il ne soit jamais parti.

    On dit que Stark est parti pour des raisons personnelles, mais il est facile de comprendre qu’il en a eu assez d’être le seul banquier central qui ait encore les pieds sur terre.

    En se tapant la tête contre le mur sans cesse, on finit par perdre tout espoir avant de complètement perdre la tête.

    Mish

    Global Economic Analysis, 5/06/2014

    (*) Note de la rédaction : Le terme assouplissement quantitatif, traduction de l’anglais quantitative easing, désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » auquel peuvent avoir recours les  banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et financières de grande ampleur. (source : Wikipédia)

  • Les causes profondes de la crise de feue la Droite française

    Pour comprendre la crise mortelle de feue la Droite française, il faut d'abord comprendre ce qu'elle était.   

    Tout un chacun peut observer les querelles de personne à l’UMP et s’indigner des turpitudes comptables de ce parti et de la campagne de Sarkozy en 2012. Mais ce n’est pas le problème le plus sérieux de l’UMP. Car la désagrégation socio-politique et donc électorale de feue la Droite française a des causes profondes, incontrôlables et irréversibles.

    Au XIXe siècle, la politique était polarisée entre républicanisme et royalisme. Au XXe s., cette polarisation a fait place à une opposition entre Droite et Gauche dans des termes différents, puisque le républicanisme a gagné par forfait en 1873, lorsque le comte de Chambord a sabordé la restauration royaliste, pourtant à deux doigts d’aboutir.

    Pour comprendre la crise mortelle de feue la Droite française, il faut d’abord comprendre ce qu’elle était, à savoir une synthèse entre une certaine idée de la France, les bonnes mœurs bourgeoises ou catholiques, l’attachement à la patrie et la défense de la propriété et de la libre entreprise. Cette synthèse fonctionnait bien à l’intérieur du cadre national. Elle a bien fonctionné tout au long du XXe siècle. Mais, avec la montée du mondialisme, elle ne fonctionne plus. Le nœud gordien de feue la Droite française et les convulsions pre-mortem de l’UMP gisent dans cette synthèse perdue.

    Lire la suite

  • Europe : L’avenir de l’industrie se trouve sur la rive sud de la Méditerranée

    La crainte de nationalisations est tout à fait déplacée et aucun slogan des révoltes arabes de 2011 n’a montré d’hostilité au capital étranger, européen ou non européen. Il convient simplement de sortir progressivement de la logique des zones franches et des avantages fiscaux qui ne sont en rien corrélés avec des indicateurs de développement des capacités de maîtrise et d’innovation technologiques.

    Si l’on songe que la côte sud de la Méditerranée est la porte d’entrée vers le continent africain, d’un côté, et vers la riche péninsule Arabique, de l’autre, comment ne pas s’orienter vers de grands investissements industriels pour produire localement et exporter des biens d’équipement comme des biens de consommation, grâce à la valorisation des très vastes ressources humaines disponibles sur les deux rives de la Méditerranée ?

    En bref, il est temps de commencer à penser la complémentarité active et productive au bénéfice des deux rives, en lieu et place des situations rentières qui dominent trop souvent les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

    La coproduction peut, bien sûr, prendre également la forme de capitaux du sud de la Méditerranée, investis en Europe dans des entreprises de taille moyenne à la recherche de liquidités pour assurer leur développement et leur expansion.

    L’essoufflement des économies européennes et le blocage des économies du sud de la Méditerranée appellent un sursaut dans le cadre d’un ensemble euro-méditerranéen plus compétitif, aussi bien vis-à-vis de l’Extrême-Orient que de la zone économique nord-américaine (port de Marseille).

    La marche forcée vers toujours plus de mondialisation économique et de transferts d’activités d’Europe occidentale et des États-Unis vers les économies émergentes semble connaître une pause. La hausse des salaires en Chine et le développement de son gigantesque marché intérieur, la baisse du niveau des salaires ouvriers en Europe et aux États-Unis expliquent notamment ce ralentissement.

    Aux États-Unis, des frémissements se font sentir dans les industries textile et automobile. En Allemagne, des politiques appropriées ont permis de sauvegarder des pans entiers de l’industrie de biens d’équipement, toujours en forte demande sur le marché international du fait de la qualité de sa production.

    L’heure est peut-être venue, pour les économies européennes, de sortir de leur sommeil grâce à une renaissance industrielle. Si le redéploiement des industries des pays d’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est a vraisemblablement atteint ses limites, il n’en est pas de même en ce qui concerne les relations industrielles avec les pays au sud de la Méditerranée.

    Pour l’heure, les accords d’association et de libre-échange de l’Union européenne (UE) avec les pays tiers méditerranéens n’ont pas donné les bénéfices escomptés pour ces pays : le taux de chômage des jeunes – et notamment des jeunes diplômés – n’a pas diminué ; la part des exportations de ces pays vers l’UE n’a pas substantiellement augmenté.

    Ensemble euro-méditerranéen

    Dans le domaine industriel, les zones franches et les avantages fiscaux accordés à la sous-traitance des multinationales européennes vers les sociétés locales n’ont pas entraîné de dynamique d’industrialisation des pays arabes du pourtour méditerranéen.

    Cette sous-traitance a certes fourni de l’emploi local et des bénéfices défiscalisés, mais elle n’a guère poussé les entrepreneurs locaux à pratiquer une remontée progressive de filières technologiques.

    Sortir de la logique des zones franches

    Il est temps d’être plus ambitieux et de faire émerger un ensemble productif et compétitif euroméditerranéen, en passant de la sous-traitance à la coproduction. Dans une telle approche, la réindustrialisation de l’Europe devrait se déployer en tenant compte du potentiel dormant de consommation comme de production des économies du Sud.

    La politique d’assistance de l’UE à ces pays a permis une modernisation des institutions économiques et financières, voire une convergence institutionnelle. Elle n’a cependant pas réussi à dynamiser les structures de production restées chétives et incapables d’offrir les indispensables opportunités d’emploi, ce qui explique en partie les révoltes de 2011 sur la rive sud de la Méditerranée.

    Ces structures sont restées prisonnières de situations rentières et de concentration massive de l’activité économique aux mains de quelques groupes d’affaires oligopolistiques ayant l’appui des autorités politiques.

    Peut-on coproduire entre les deux rives de la Méditerranée aujourd’hui ? La situation est mûre pour cela. Au nord comme au sud de la Méditerranée, les politiques de modernisation et l’objectif de convergence des économies ont atteint leurs limites dans le cadre des structures de production actuelles.

    Pour cela, il faut que les réserves cachées de productivité soient enfin libérées de toutes les contraintes et pesanteurs qui leur font barrage depuis des décennies, en dépit des politiques de libéralisation mises en œuvre avec l’aide de l’UE et des institutions de financement internationales. Il faut d’ailleurs reconnaître que les économies au sud de la Méditerranée ont montré qu’elles sont favorables aux investissements privés des économies au nord.

    Le Monde

    http://fortune.fdesouche.com/343673-europe-lavenir-de-lindustrie-se-trouve-sur-la-rive-sud-de-la-mediterranee#more-343673

  • Percée du FN : Les « fractures françaises » traversent désormais l’Ouest

    « Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. »

    « L’Ouest résiste à la vague Bleu Marine » titraient les quotidiens régionaux au lendemain des élections européennes, se félicitant que la circonscription Ouest soit la seule (hormis le cas particulier de l’Ile-de-France) à ne pas avoir porté la liste Front national en tête du scrutin européen. La liste conduite par Gilles Lebreton a ainsi rassemblé 19,3% des suffrages sur l’ensemble de la circonscription, avec « seulement » 17,10% des suffrages en Bretagne et 19,5% dans les Pays-de-la-Loire. Dans la région Poitou-Charentes, la liste Bleu Marine arrive en tête avec 23,18% des suffrages.

    Pourtant, même en écartant la région Poitou-Charentes qui ne correspond pas sociologiquement et culturellement à l’électorat démocrate-chrétien de l’Ouest de la France, ces résultats plus qu’honorables confirment lourdement les tendances de fond observées partout en France, avec une poussée importante du vote national populiste en des terres qui lui étaient jusqu’à présent fort rétives.

    En Bretagne, le FN multiplie son score par 6

    En Bretagne tout d’abord, le Front réalise une remarquable percée et multiplie son score par 6, comparé à 2009, en gagnant 449.000 voix ! Il arrive en tête dans 502 communes sur 1.270 et dépasse les 25% dans 206 d’entre elles.

    Pour l’essentiel, les communes où le FN est en tête se situent dans l’est de la région, au sud d’une ligne Guiscriff/Saint-Malo, où l’UMP réalise habituellement ses meilleurs scores. Dans le Morbihan, seul département breton à avoir mis le FN devant l’UMP (20,3%), 80 communes affichent un score supérieur à 25%. En Ille-et-Vilaine, le Front national peut également se prévaloir d’une forte percée avec 80 communes sur 353, essentiellement rurales, à plus de 25%. C’est dans les départements occidentaux de la péninsule bretonne, Côtes-d’Armor et Finistère, que le Front national peine à percer, avec seulement 40 communes costarmoricaines et 6 finistériennes où la liste frontiste obtient plus de 25% des voix.

    Le Troadec et les Bonnets rouges : 7,60% en Bretagne

    En parallèle de ces résultats, il faut également prendre en compte la présence de la liste du maire de Carhaix, Christian Troadec, porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, qui rassemble 7,20% des voix bretonnes sur sa liste. En l’absence de celle-ci, il est probable que la Bretagne aurait porté la liste Front national en tête du scrutin européen le 25 mai : en effet, seules 14.000 voix séparent la liste de Gilles Lebreton de la liste UMP conduite par Alain Cadec tandis que la liste de Christian Troadec a obtenu plus de 76.000 suffrages dont un bon nombre auraient sans doute été susceptibles de se porter sur le FN.

    Un vote FN très largement rural

    Autre enseignement du scrutin : si jusqu’aux années 2000 le FN obtenait ses meilleurs scores dans les communes maritimes, ce n’est plus seulement le cas aujourd’hui. Le vote frontiste est devenu très largement rural, avec des scores importants, y compris dans des communes du Centre-Bretagne où le Parti communiste représentait jusqu’à il y a peu la force principale. A l’inverse, en Bretagne comme ailleurs, ce sont désormais les grandes villes qui accordent les plus faibles suffrages au Front national : Nantes 10%, Rennes 9,35%, Quimper 12%, Vannes 14,5%. Au-delà des frontières de la Bretagne, les centres urbains sont tout aussi rétifs, comme à Angers 12,8%, Poitiers 13,03%, Le Mans 16,2% ou La Rochelle 14,3%.

    Dans la région voisine des Pays-de-la-Loire, il manque seulement 5.000 voix à la liste du Front national pour dépasser la liste UMP. Le département breton de la Loire-Atlantique tient la lanterne rouge avec 16,4% des voix mais le FN arrive cependant en tête dans plus de la moitié des communes du département. C’est dans la Sarthe que le vote patriote obtient son meilleur score, avec 24,9%, distançant de 5 points la liste UMP. En tête dans 296 communes du département, la liste FN frôle même les 29% des suffrages dans la 3e circonscription de la Sarthe.

    En Vendée également, la liste frontiste obtient 21,9% des suffrages et arrive en tête dans plus de 40% des 282 communes du département. Très clairement, le Front national a largement profité de l’absence de Philippe de Villiers dont la liste souverainiste avait obtenu 33% des suffrages lors de l’élection européenne de 2009.

    Dans le Maine-et-Loire, d’essence conservatrice mais qui glissait vers le Parti socialiste au fil des scrutins, le Front national talonne de 5.000 voix la liste UMP, avec 19,3% des suffrages. Près de la moitié des communes ont placé la liste RBM en tête, particulièrement dans le Saumurois, et dans 132 d’entre elles le FN passe la barre des 25%. Le Parti socialiste est laminé, n’arrivant en tête que dans une poignée de petites communes rurales !

    Enfin, la très rurale et démocrate-chrétienne Mayenne représente le seul département où l’UDI, conduite par le local de l’étape Jean Arthuis, mène largement la course en tête avec 32% des voix. Ses adversaires de l’UMP (12,8%) et du PS (11,7%) sont laminés et le Front national arrive en seconde position avec 18,3% des suffrages, enregistrant de bons résultats dans l’est et le nord du département.

    Dans les grandes villes, gauche sociétale et droite centriste dominent encore

    La nouvelle carte politique du vote Front national dans ces régions de l’Ouest est totalement bouleversée au lendemain du 25 mai. Les « fractures françaises » du géographe Christophe Guilluy traversent désormais l’Ouest. Dans les grandes et moyennes villes régionales où réside une population urbaine possédant de bons revenus et qui semble accepter (à distance) une mixité sociale avec des banlieues à forte immigration, le Front national reste relégué aux marges et la gauche « sociétale » ou la droite centriste dominent encore. Au-delà de ces villes, on trouve un monde rural, relégué à la périphérie lointaine, qui conteste de plus en plus fortement le système en place. Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. Ainsi dans le Maine-et-Loire, la cartographie du taux de pauvreté relevé par l’INSEE, qui touche particulièrement les secteurs ruraux de l’est et du nord-ouest du département, se superpose quasi parfaitement avec les communes où le vote Front national arrive en tête. Les mêmes constats se répètent dans la Sarthe, la Mayenne ou l’Ille-et-Vilaine.

    Il s’agit là incontestablement d’un phénomène nouveau. Sous l’air iodé de l’Atlantique où, protégées par la douceur toute angevine du Val-de-Loire, ces régions étaient jusqu’alors considérées comme légitimistes et peu revendicatrices, épargnées par une immigration massive, jouissant d’une bonne santé économique, elles figuraient au palmarès des régions où il faisait bon vivre. Mais, ici comme ailleurs, la montée en puissance des effets ravageurs de la mondialisation multipliant les plans sociaux comme en Bretagne, l’afflux des clandestins et demandeurs d’asile dans les grandes villes et la flambée de l’insécurité qui touche désormais les campagnes auront achevé de changer la donne.

    Pierre Domenesche

    http://www.polemia.com/percee-du-fn-les-fractures-francaises-traversent-desormais-louest/

  • Bistrot Libertés #1

  • Avis de tangage à l'Elysée

    Faouzi Lamdaoui - conseiller de François Hollande et chargé des questions d’Égalité et de Diversité à l’Élysée - pourrait être prochainement entendu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris et menée par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

    Le chef de cabinet de François Hollande durant la dernière présidentielle serait soupçonné de fraude fiscale et de recel d’abus de biens sociaux dans deux entreprises dont il aurait été le gérant de fait.

    Par ailleurs, trois conseillers de l’Élysée, Claude Sérillon, David Kessler et Emmanuel Macron, vont démissionner de leurs fonctions de conseillers de l’Élysée.

    Michel Janva