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actualité - Page 5437

  • Pédophilie sur internet : l’explosion des chiffres – par Laurent Glauzy

    Il y a dix ans, dans l’article Pedofilia on line raddoppiata negli ultimi due anni, (La pédophilie sur Internet a doublé ces deux dernières années), la journaliste italienne Mariangela Berretti menant la lutte contre la pédophilie, montrait déjà l’incroyable explosion des sites pédopornographiques sur Internet. La « toile » allait rapidement devenir un support idéal pour la propagation de la perversité.

    En 2004, ils atteignaient à l’échelle mondiale le triste chiffre de 19 246. Ces statistiques sont en constante progression. Car, en 2003, 17 016 sites pédopornographiques étaient déjà dénombrés, contre 9 989 en 2002. Entre 2003 et 2004, la croissance enregistrée est donc de 92,67 %. En Italie, en 2004, 89 sites pédophiles étaient dénombrés, contre environ dix mille aux États-Unis.

    Cette augmentation exponentielle est également observée quant au nombre de visiteurs de ces sites. L’Italie se trouve parmi les dix principaux pays abritant des sites signalés comme pédo-criminels.

    En 2004, la nature des sites à caractère pédophile s’établit comme suit dans le monde :

    -  10 108 sites liés aux affaires commerciales de la pédophilie,

    -  7 858 sites des groupes ou de communautés pédophiles,

    -  1 280 sites personnels pédopornographiques.

    Ces prédateurs recourent à l’infiltration systématique à partir de sites de paiement permettant la distribution de matériel illégal comme les films. De 2003 à 2004, les pays où fut enregistrée la progression la plus importante de en nouveaux sites pédophiles furent la Suisse (14 600 %), le Japon (917,57 %) et l’Australie (634,09 %).

    En 2001, dans un rapport de l’Eurispes-Telefono Azzurro (un des organismes principaux de la défense de la petite enfance en Italie) établi pour le ministère de la Communication dévoile que, sur 65,4 % des adolescents qui utilisent l’ordinateur, 56,4 % s’en servent pour jouer aux applications vidéo, centre d’appât essentiel, avec les forums de discussion, pour les pédophiles.

    En 2008, dans Violence et pornographie, les ravages, Benoît Bemelmans, auteur par ailleurs de La médaille miraculeuse, mène une véritable enquête. Il révèle que dans le monde entier, pour 2006, les revenus de la pornographie sur Internet sont de 97 milliards de dollars. Cette même année, 429 adolescents entre 13 et 14 ans ont répondu à une enquête de façon anonyme de l’Université d’Alberta au Canada : 90 % des garçons et 70 % des filles déclarent avoir eu accès à un média ayant un contenu sexuel explicite au cours des douze derniers mois.

    Le Washington Post du 1er juillet 2004 révèle que 40 millions d’Américains visitent des sites Internet pornographiques. Environ 10 % reconnaissent avoir développé une véritable dépendance envers la pornographie sur ce support. Et, plus de 11 millions d’adolescents américains voient régulièrement de la pornographie sur Internet qui est bien devenu une « toile meurtrière » pour nos enfants.

    Laurent Glauzy 

    http://www.contre-info.com/pedophilie-sur-internet-lexplosion-des-chiffres-par-laurent-glauzy#more-31853

  • Afrique du Sud, la question raciale

    Au mois d’avril 1994, porté au pouvoir par une opinion mondiale littéralement sidérée par la pensée unique, Nelson Mandela avait annoncé la fin de la question raciale, prophétisant même l’accession d’une société dans laquelle les races ne constitueraient plus un critère de fractionnement.

    Vingt ans plus tard, après trois présidents noirs - Nelson Mandela, Thabo Mbeki et Jacob Zuma -, la question raciale qui n’a pas été résolue est toujours au cœur de la vie politique, sociale et même religieuse sud-africaine. En dépit des discours lénifiants du politiquement correct, l’idéologie n’a donc pas davantage fait disparaître les races que la pluie les rayures des zèbres.

    En Afrique du Sud comme partout ailleurs en Afrique, là où les sociétés sont hétérogènes, le réel finit toujours par rattraper les idéologues. La base de la question est que la démocratie, cette ethno-mathématique électorale, faisant que les plus nombreux sont assurés de détenir le pouvoir, les peuples minoritaires sont donc devant un choix :

    - Soit ils acceptent le système et ils n’ont alors que deux options, la soumission et (ou) l’émigration ;

    - Soit ils le refusent et dans ce cas, ils n’ont que trois solutions :

    1) La guerre, comme le font périodiquement les Touaregs du Mali.

    2) La séparation comme le tentèrent maladroitement les Blancs en Afrique du Sud avec l’apartheid.

    3) La négation des réalités comme le font les 10% de Tutsi au Rwanda, ce qui leur permet de dire qu’ils ne dominent pas les 90% de Hutu puisque les ethnies n’existent pas étant donné qu’elles ne seraient qu’un fantasme européen.

    Avec le recul du temps, et compte tenu de l’hétérogénéité des populations, la seule solution à la question raciale sud-africaine était soit un éclatement du pays en grandes zones ethno-raciales, soit une cohabitation confédérale dans un cadre de séparation, chaque population ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs dans sa propre sphère politique et territoriale.

    Le Parti national tenta de mettre en place cette dernière politique, mais il le fit d’une manière inégalitaire dans le cadre rigide de l’apartheid qui n’était en définitive qu’une forme de suprématisme blanc quand, pour ses concepteurs il s’agissait tout au contraire d’un ethno-différentialisme.

    A partir de 1994, avec l’ANC au pouvoir, ce fut la plus mauvaise des options qui fut imposée aux peuples d’Afrique du Sud : celle de la démocratie majoritaire dans le cadre d’un quasi système de parti unique. Résultat : l’ethno-mathématique électorale a fait des peuples minoritaires, en l’occurence les Blancs et les métis du Cap, des citoyens de seconde zone. Avec en plus le non-dit du ressentiment lié à l’apartheid qui condamne les premiers à être les éternels boucs émissaires des échecs successifs des gouvernants.

    Aujourd’hui, victimes d’un racisme d’Etat comme nous le démontrons dans ce numéro spécial, ceux des Blancs qui le peuvent fuient l’Afrique du Sud ; certains allant même jusqu’à demander l’asile politique à l’étranger.

    Pour avoir accès au numéro, il vous faut vous abonner à l’Afrique Réelle pour l’année 2014 :

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Afrique-du-Sud-la-question-raciale

  • Municipales : ces candidats de "droite" qui ne se sont pas opposés à la dénaturation du mariage

    Guillaume Bernard écrivait dans une chronique récente :

     

    "Que peuvent donc espérer faire les cathos dans le cadre des élections ? Ne pouvant emporter à eux seuls un scrutin, ils sont en mesure de le faire basculer. Ils ne peuvent espérer peser sur la politique qu’à la condition de devenir un électorat flottant, c’est-à-dire susceptible de changer sa participation (vote ou abstention) ainsi que son bulletin (blanc ou exprimé) en fonction des enjeux (circonstances) et de l’offre (candidats, programmes). Leur poids ne sera pris en considération que le jour où de possibles faux « amis » ne seront plus certains d’obtenir leurs suffrages sous prétexte d’un « ennemi » commun."

     

    Parmi ces faux amis, nous pouvons lister les personnalités politiques de "droite" qui ne se sont pas opposées à la loi Taubira. Et pour cela, il n'y a rien de plus simple que de se reporter à leur vote.

     

    Lors du vote sur la loi Taubira, outre la quasi-totalité de la gauche, les députés de droite qui ont voté pour sont :

     

    • MBenoist Apparu : candidat à la mairie de Châlons-en-Champagne (51). Le maire sortant Bruno Bourg-Broc, dont Benoist Apparu est l'adjoint, ne se représente pas.
    • Franck Riester : candidat sortant à la mairie de Coulommiers (77)
    • Jean-Louis Borloo : n'est pas candidat
    • Philippe Gomès : n'est pas candidat
    • Yves Jégo : candidat sortant à la mairie de Montereau-fault-Yonne (77)
    • Sonia Lagarde : candidate à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) contre la gauche sortante
    • Jean-Christophe Lagarde : candidat sortant à Drancy (93)

     

    Auxquels il faut ajouter ceux qui se sont abstenus :

     

    • Nicole Ameline : n'est pas candidate
    • Nathalie Kosciusko-Morizet : tête de liste à Paris et candidate dans le XIVe
    • Pierre Lellouche : n°2 sur la liste UMP du 8e arrondissement de Paris
    • Bruno Le Maire : dernier sur la liste UMP de Guy Lefrand à Evreux
    • Édouard Philippe : candidat sortant au Havre

    Au Sénat, ceux qui ont voté pour sont :

    • Christian Cointat : n'est pas candidat
    • Jacqueline Farreyrol : n'est pas candidate
    • Fabienne Keller : candidate à Strasbourg contre la gauche (elle l'avait été en 2008)
    • Chantal Jouanno : n'est pas candidate (elle le sera aux européennes)
    Et ceux qui se sont abstenus sont :
    • Alain Fouché : n'est pas candidat
    • Yann Gaillard : n'est pas candidat
    • Roger Karoutchi : n'est pas candidat
    • Alain Milon : 3e sur la liste UMP à Sorgues (84)
    • Vincent Capo-Canellas : candidat sortant au Bourget (93)

    Michel Janva

  • France : pays réel contre pouvoir légal. Vers une révolution conservatrice ?

    De nombreux Français sont au bord de la révolte. Ils ont le sentiment qu’un pouvoir élu légalement s’inscrit de plus en plus dans une dérive illégitime. En gros, une partie de la France estime que le président n’a pas été élu pour ça. C’est assez indiscutable. François Hollande, le président normal, a été élu contre une certaine attitude présidentielle mais depuis il a fait pire que son prédécesseur dans bien des domaines et notamment celui de la vie privée. Il a surtout été élu pour endiguer le chômage et relancer l’économie.
    Échec total. On a donc mis le cap sur des réformes sociétales. Mais qui aurait élu Hollande s’il avait mis en tête de ses priorités le mariage homosexuel et ses conséquences, une éducation nationale qui pense que lire et écrire est moins important qu’apprendre aux petits garçons à langer des poupons asexués.
    Il y a captation de volonté populaire. Le pouvoir le sait bien et c’est pourquoi ils présentent les défenseurs des valeurs de la civilisation française traditionnelle comme des «  factieux ». Il jette de l’huile sur le feu et recherche les incidents pour diaboliser ceux qui refusent de changer par subversion de civilisation. C’est de cela qu’il s’agit… Une fuite d’un pouvoir impuissant vers des idéologies minoritaires mais agissantes. Des enfants sans pères, c’est changer de civilisation. Le déni des différences sexuelles, c’est changer de civilisation. La différence ce n’est pas le sexisme.
    Nier l’histoire et la civilisation de la France pour forcer le pays d’accueil à s’aligner sur les valeurs étrangères et même les préjugés des nouveaux arrivants, c’est changer de civilisation en changeant la hiérarchie des références en changeant de peuple. Contre cette catastrophe annoncée, il y a un sentiment de légitime défense de plus en plus fort. Et bien sur ça fait peur.
    Tous ceux qui manifestent sont bien entendus des «  réactionnaires » comme le titre le journal Le Monde… Non ! Ce sont des conservateurs de ce qui a fait notre culture, notre histoire et notre civilisation.
    Ce sont, pour le pouvoir et la gauche idéologique dominante, des antisémites, des racistes et des homophobes.  Parfois certes, mais ce sont aussi des populations antisionistes dénonçant  un excès de judeocentrisme de la république, des gens trouvant qu’il y a trop d’étrangers et de clandestins ou que le lobby homosexuel est insupportable dans son toujours plus. C’est une France prête à une révolution conservatrice dans la rue avant les urnes. Mais si on l’empêche de s’exprimer, si on la diabolise jouant l’éternel retour des ligues de février 34 et des heures les plus sombres, comme le fait Manuel Valls pour se poser en sauver de la république menacée par les nouveaux factieux, on prend le risque d’une radicalisation par d’autres moyens.
    Quand il y a une volonté il y a toujours un  chemin. On a beau construire des digues quand le flux déborde on ne peut l’arrêter… Il faut arrêter de construire en zone inondable.
    Raoul Fougax
    • D’abord mis en ligne sur Métamag, les 2 et 7 février 2014.
    http://www.europemaxima.com/

  • Petit manuel de la massification bon marché

    Moins de moyens, moins de débouchés et toujours plus d’étudiants ! La massification de l’enseignement supérieur est un désastre commandité, avec force autosatisfaction, par des idéologues de ministère… et dont les étudiants sont comme toujours les premières victimes. Voici un constat qui n’est pas neuf n’étonnant guère que les aveugles et ceux pour qui l’histoire s’est arrêtée en 68. Mais si l’idéologie est coupable de l’effondrement de l’Université, après celui de l’École, il serait bien naïf de penser qu’elle est encore seule aux commandes. Face au désastre, c’est le cynisme qui, sous couvert de bien-pensance altruiste, mène des centaines de milliers d’étudiants à l’abattoir social.
    En effet, devant ce naufrage, l’État n’a pas trouvé de meilleurs moyens que de se désengager, financièrement et symboliquement de l’Université. Après la LRU, portée par l’inénarrable Valérie Pécresse, la dernière loi sur l’Enseignement supérieur et la recherche conduite par Madame Fioraso semble n’être qu’une dérobade de plus face au problème. Sous prétexte d’autonomie (mot-valise signifiant en novlangue énarchique « liberté, modernité, désendettée »), l’État place les universités face à des choix insolubles, engendrés par la baisse sans précédent des dotations financières. Certes, le ministère annonce des créations de postes, mais se garde bien de dire qu’il ne s’agit en réalité que d’autorisations de création… que les établissements ne sont plus aujourd’hui en état de payer ! De plus, la non-prise en compte dans les dotations d’État de l’augmentation mécanique des salaires des personnels conduit les universités à un endettement croissant et automatique. « Cachez-moi ces chiffres que je ne saurais voir », se gaussent en cœur les Tartuffes du ministère ! Si Mesdames Pécresse et Fioraso pavoisent en rhétorique, l’université elle fait face à une bien triste arithmétique. Pour faire honneur à cette, merveilleusement moderne, idée d’autonomie, elle doit prendre des mesures dont on peut douter qu’elles soient compatibles avec les objectifs de massification de l’enseignement.
    D’abord la réduction de la masse salariale. De nombreux postes, soi-disant créés par le ministère, ont ainsi étaient abandonnés faute de moyens. Le non-remplacement des professeurs et des personnels retraités a également été monnaie courante ces dernières années. Si le ministère avait promis 1000 postes en 2013, bien peu ont effectivement vu le jour. La plupart des universités ont préféré récupérer la masse salariale correspondante sans les pourvoir, de manière à éponger l’augmentation automatique des salaires ou le déficit d’autres lignes budgétaires.
    Toutefois, comme il faut bien, malgré tout, faire cours, les universités font appel à de la main-d’œuvre précaire. Des enseignants ont ainsi été recrutés en CDD, ou même en CDI… Les postes d’ATER ne laissent plus aux doctorants le temps de préparer leurs thèses et beaucoup n’assurent qu’un salaire sur 10 mois. Ceci s’accompagne d’une intensification de pratiques à la marge du droit du travail (contournement de la loi Sauvadet, cumul des heures complémentaires, incitation à l’auto-entrepreneuriat…).
    L’offre de formation a de son côté été réduite comme peau de chagrin, en supprimant des options, des enseignements, en surchargeant les TD. Cette politique « de modernisation » a fait l’objet d’un beau consensus au sein de l’UMPS, les deux grands partis ne se distinguant en l’espèce que par leur capacité à bâillonner l’UNEF…
    Dans le même temps, il a été exigé de l’Université qu’elle pallie les carences de l’enseignement secondaire, et même primaire. Ainsi les universités ont été contraintes de mettre en place des cours d’orthographe et de syntaxe… La concurrence des grandes écoles et l’ouverture d’une offre d’enseignement en langues étrangères vont également les forcer à proposer des formations renforcées en anglais… Tout ça au détriment des enseignements fondamentaux !
    La massification de l’enseignement ne peut alors être qu’un désastre pour les étudiants. Pour les plus faibles, elle n’est qu’un mirage que se chargeront de dissiper les redoublements ! Loin d’être une chance, « l’université pour tous » bon marché est un crime contre les étudiants commis avec plus de cynisme que de bonne conscience. Ce sont eux qui perdent temps, argent et estimes d’eux même dans un système dont l’absence de sélection ne dure que jusqu’aux examens partiels. La conjoncture nuit aussi aux bons étudiants qui voient la qualité des enseignements s’effriter, et la valeur de leur diplôme fondre comme neige au soleil. Face à ce constat, la droite et la gauche n’ont plus qu’une politique, celle du pire. Sans moyen supplémentaire ou remise en cause de la politique de massification, c’est vers le sacrifice social de centaines de milliers de jeunes que nous mène l’UMPS. S’il est un niveau qui baisse plus vite que celui des étudiants, c’est peut-être bien celui des ministres de l’Enseignement supérieur.
    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EFAuVFlAVyzeWuTOjq.shtml
    Source : Collectif Marianne : Benoît Michelet :

    http://www.collectifmarianne.fr/petit-manuel-de-la-massification-bon-marche-3/

  • Sarkozy voulait être écouté par les Français ? C’est gagné !

    Comment accepter que les juges aillent chercher dans les conversations entre un avocat et son client la preuve de sa culpabilité éventuelle ?
    Longtemps, Nicolas Sarkozy s’est plaint de ne pas être assez écouté des Français. La récente actualité a dû lui faire chaud au cœur. Car, ces temps derniers, plus écouté que lui, on ne voit guère.
    Patrick Buisson, l’un de ses anciens plus proches conseillers, avait-il ainsi l’oreille de l’ex-président. Trop peut-être, sachant que ce dernier et son épouse, Carla Bruni, ont porté plainte contre lui et le site Atlantico au passage, lui aussi très à l’écoute. Aux dernières nouvelles, la fuite viendrait d’une ex-proche de Patrick Buisson ; cherchez la femme…
    Lire la suite

  • Si la droite remporte Paris, les subventions aux LGBT ne diminueront pas

    GayLib a organisé vendredi 7 mars un «apéro politique» en présence de Roselyne Bachelot, de Nathalie Kosciusko-Morizet et de la candidate à la mairie du IIIe Marie-Laure Harel.

    Marie-Laure Harel a dénoncé «le manque cruel de courage de la gauche» qui n’a pas ouvert la PMA aux couples de femmes. Sic. La candidate UMP s’est également prononcée en faveur de la GPA.

    «On n’a pas été très progressistes à droite sur le mariage. Je suis déçue par la position de l’UMP, mais le mariage n’est pas la seule raison pour laquelle on choisit un parti. Nous sommes en train de faire chez nous le travail que d’autres ont fait à gauche il y a 10 ans

    Elle a précisé que si la droite remporte la municipalité, les subventions aux associations LGBT ne diminueront pas, mais seront réparties autrement. 

    Michel Janva

  • Maxime : la justice socialiste frappe à nouveau très fort

    Maxime : la justice socialiste frappe à nouveau très fort

    L’adage prétend que la justice est la même pour tout le monde, mais le réel semble souvent démontrer le contraire. Dernière preuve en date, Maxime G., apprenti frigoriste de 24 ans et opposant à la loi Taubira, a été condamné à 18 mois de prison dont 6 mois ferme et incompressibles. Ce pour avoir soi-disant agressé un policier (0 jour d’ITT) et un journaliste (6 jours d’ITT).

    Interrogé par Solidarité pour Tous, qui soutient les militants opposés à la loi Taubira, Maxime G. détaille cette condamnation et surtout apporte des précisions utiles quant aux faits qui sont à l’origine de cette condamnation.

    Lors de cette triste date du 23 avril 2013, jour du vote du projet de loi sur le mariage homo, j ai fait l’objet d’une arrestation pour des violences sur des agents dépositaires de l’autorité publique et d’une journaliste. On m’accuse injustement d’avoir porté à leur encontre des coups. Cela est faux, ils n’ont d’ailleurs aucun jour d’ITT.

    Quant à cette journaliste, j’ai appris par la suite qu’elle était très connue dans le milieu de l’extrême gauche. Très soucieuse de prendre des clichés des manifestants anti-mariage, elle aurait effectivement essuyé des coups, mais ne venant pas de moi ! La preuve en a été apportée puisqu’elle ne m’a pas reconnu comme l’agresseur lors d’un tapissage deux heures après.

     

    J’ai été condamné en première instance au quasi-double des réquisitions du procureur (chose rare). Procès politique ? Certainement car, le lendemain, mon avocat m’appelait pour me signifier que le parquet faisait appel de cette décision. Sans doute ont-ils jugé cette dernière peine trop légère !

    Pour l’instant, j’ai réussi à faire face aux frais d’avocat, très lourds pour un apprenti comme moi dont le salaire n’est qu’à 80% du SMIC (soit environ 1000 euros par mois), grâce l’aide de Solidarité Pour tous.

    En appel, malgré l’excellente défense de mon avocat, Maître Frédéric Doyez (un des ténors du barreau de Lyon que j’ai pu solliciter toujours grâce à l’aide de Solidarité pour Tous), les juges sont allés encore plus loin! Dix-huit mois de prison, dont six mois fermes sans aménagement de peine, plus environ 10.000 euros d’amende et de frais et trois ans d’interdiction de stade et de participation à toute manifestation.

    http://fr.novopress.info/159109/maxime-justice-socialiste-frappe-nouveau-tres-fort/

  • Manifestation du 9 mars à Paris : le Bloc identitaire appelle à un référendum sur l’immigration

    Manifestation du 9 mars à Paris : le Bloc identitaire appelle à un référendum sur l'immigration

    Dimanche 9 mars à Paris, le Bloc identitaire a participé à une manifestation appelant à un référendum sur l’immigration, à l’image de celui qui s’est déroulé en Suisse. Le cortège qui réunissait 400 personnes selon les chiffres de la police, 700 selon les organisateurs (Rispote Laïque et Résistance Républicaine), a défilé de la place Denfert-Rochereau à la place d’Italie où différents orateurs ont pris la parole. Christine Tasin a lu un message de soutien de l’homme politique suisse Oscar Freysinger (à l’origine de la votation sur les minarets et du référendum sur l’immigration en Suisse). Fabrice Robert, président du Bloc identitaire a également pris la parole. Cette manifestation était notamment soutenue par l’écrivain Renaud Camus, le député Jacques Bompard ou encore Paul-Marie Couteaux, président du SIEL et Administrateur du Rassemblement Bleu Marine.

    http://fr.novopress.info/

  • Comprendre Maïdan, par Jonathan Goddard

    Les évènements ukrainiens des dernières semaines (photo de la place Maïdan à Kiev pendant les émeutes) font l’objet de nombreuses analyses contradictoires et/ou tronquées. Il convient de rappeler quelques éléments historiques et géopolitiques afin de saisir la complexité de la crise en cours.

    1) L’Ukraine, terre déchirée

     

    L’Ukraine est une terre déchirée entre Orient et Occident. Longtemps capitale de la Russie kiévienne, aux portes du puissant empire byzantin, l’Etat ukrainien se morcèle dès le XIIème siècle en grandes principautés. Ces dernières noueront des alliances avec les différentes puissances frontalières : diète lituano-polonaise, Russie, empire Austro-Hongrois.

     

     

     

    Ses alliances ne furent pas toutes heureuses, loin de là, chaque puissance cherchant à faire basculer définitivement l’Ukraine dans son camp. Le traité de Pereïslav, de 1653, qui rattachait les puissants cosaques ukrainiens à l’empire russe eut ainsi pour conséquence une russification intense de la société ukrainienne (interdiction de la langue ukrainienne, etc.)

     

    L’Etat ukrainien moderne n’eut qu’une existence fort brève, entre 1917 et 1920 profitant de la révolution bolchévique et de la dislocation de l’Empire Austro-Hongrois. L’Ukraine retomba vite entièrement sous la botte soviétique qui sut calmer ses espoirs d’indépendance avec l’habituelle magnanimité communiste : en 1933, une gigantesque famine organisée depuis Moscou entraîna la mort de plus de 6 millions d’Ukrainiens. Cet épisode, connu sous le nom d’Holodomaur, laissa un lourd traumatisme dans la mémoire ukrainienne.

     

    L’arrivée de l’armée allemande en 1941 fut ressentie comme une libération par la population ukrainienne. Elle déchanta vite, les nazis agissant davantage en colon qu’en libérateurs. Ainsi, Stepan Bandera, indépendantiste ukrainien, fut arrêté par la Gestapo et déporté en camp de concentration dès le début de la guerre. Cela n’empêcha pas les nationalistes ukrainiens de fournir un fort contingent de volontaires aux Allemands, qui formèrent la SS-Division Galicie, forte de 26 000 hommes essentiellement composée de Ruthènes et de Galiciens (partie ouest de l’Ukraine).

     

    La défaite allemande signifie le retour du joug soviétique, qui se montre implacable. Une organisation de Résistance, l’UPA, dont les effectifs maximum atteignirent 80 000 hommes, lutte farouchement jusqu’en 1955.

     

    2) Ukraine moderne et évènements de Maidan

     

    Ce rappel historique est nécessaire pour comprendre le déroulement actuel des évènements. Tiraillé entre l’ouest et l’est, constitué d’une population hétéroclite, qui fit des choix très différents face aux évènements de l’histoire, l’Ukraine est un pays compliqué, qui nourrit des espoirs, des rancœurs, des haines et des fidélités très différentes.

     

    L’effondrement de l’Union soviétique annonce le retour de l’indépendance ukrainienne. Cette indépendance va retrouver ses sempiternels tiraillements avec le retour de la puissance russe qui correspond à l’arrivée de Vladimir Poutine à la présidence, en 2000. Trois courants politiques ukrainiens se démarquent alors, dont Maidan nous donne un éclairage saisissant :

     

    -          Un courant atlantiste qui cherche à se rapprocher de l’Otan et de la diplomatie américaine. Ce courant est illustré par la « révolution orange » de 2004 qui voit propulsé le candidat Ioutchenko à la tête de la présidence ukrainienne. Cette révolution a été en grande partie financée et soutenue par des fonds américains, qu’ils s’agissent d’organisations étatiques (en particulier la NED New Endowment for Democracy, crée par Reagan en 1982) ou non étatiques (Open Society Institute de Goerges Soros). Elle s’inscrit dans une série de « révolutions colorées » qui sont apparues dans les pays satellites de la Russie (Géorgie, Ukraine, Kirghistan, ainsi qu’une tentative en Biélorussie) depuis 2004. Les médias occidentaux ont souvent présenté ces leaders « pro-Europe » (atlantistes en réalité) comme des héros, luttant contre la corruption des élites en place. Cette vision est mensongère, ces nouveaux dirigeants sont aussi corrompus que les anciens, si ce n’est qu’ils n’ont pas les même maîtres. Le scandale de la famille Ioutchenko en Ukraine, qui s’est arrogé une fortune de plus de 100 millions d’euros en se réservant les droits d’auteurs de la « révolution orange » est un exemple assez parlant du problème.

     

    -          Un courant russophile qui mise sur un rapprochement de l’Ukraine avec la Russie. C’est la position de Ianoukovitch, le président ukrainien forcé à l’exil par les évènements récents. Il a retiré la demande de l’Ukraine de rentrer dans l’Otan tout en revenant à un « non alignement » sur le plan international. Non alignement un peu biaisé puisqu’il a renouvelé jusqu’en 2030 les accords avec la Russie concernant la très importante base navale de Sébastopol, en Crimée.

     

    -          Un courant nationaliste, hostile à la Russie comme à l’Union Européenne et qui cherche avant tout à créer une nation ukrainienne forte et indépendante. Ce sont les partis Svoboda (ancien Parti National-Socialiste d’Ukraine) et Pravii Sektor, dont on a beaucoup entendu parler ces dernières semaines. Il ne s’agit que d’un courant minoritaire (10% à 12% des voix) mais les évènements de Maidan pourraient bien leur faire jouer un rôle prépondérant dans un avenir proche. Leur engagement très fort et violent dans les manifestations, leur activisme social, l’occupation des bâtiments officiels par leurs militants montrent leur rôle de premier plan. Le nouveau gouvernement formé à la chute du président Ianoukovitch a offert des ministères clés à ces mouvements : l’agriculture (50% du PIB d’exportation ukrainien), la défense, l’intérieur, le poste de procureur général de l’Ukraine et le poste de vice premier ministre.

     

    3) Qu’en est-il à l’heure actuelle ?

     

    La chute de Ianoukovitch a vu l’accès à la présidence par interim de OleksandrTourtchinov, pasteur d’une Eglise baptiste américaine et soutien de Ioulia Timochenko, dont le parti « Patrie » ne cache pas ses aspirations atlantistes. Le pays reste très fracturé et des tentatives de manifestations « pro-Europe » dans l’est du pays ont tourné à l’émeute avec la population locale.

     

    La population russophone, majoritaire à l’est, voit d’un très mauvais œil l’alignement atlantiste prit par le pouvoir à Kiev. Ils craignent que le pouvoir cède aux revendications territoriales des Tatars de Crimée, minorité musulmane indépendantiste soutenue par la CIA pour nuire à la Russie.

     

    La Russie, quant à elle, se sent dans l’obligation d’agir si elle entend conserver son statut de puissance mondiale. La base militaire de Sébastopol est vitale pour lui assurer un accès à la méditerranée. C’est un emplacement-clé et l’abandonner réduirait grandement les capacités de la marine russe sans parler du prestige de la Russie à l’international. L’hypothèse d’une adhésion à l’Otan de l’Ukraine n’est pas envisageable pour les Russes qui ont déjà du mal à empêcher l’installation de missiles balistiques en Pologne et de radars militaires en République Tchèque.

     

    En conclusion, comprenons que la situation en Ukraine est bien plus compliquée que « gentils européens libéraux » contre « méchants russes staliniens ». Ce qui se joue là-bas doit être regardé avec une analyse géopolitique avant d’être morale. Pour ma part, l’embrasement actuel de l’Ukraine pose deux questions :

     

    -          L’Ukraine a-t-elle pour destin d’être une nation indépendante ? Depuis le XIIème siècle, cela n’a été le cas qu’une seule fois, entre 1917 et 1920. Le séparatisme poserait alors un nouveau problème : si les populations de l’est de l’Ukraine se rattacheraient volontiers à la Russie, que deviendrait la partie ouest ?

     

    -          Quel rôle devons-nous jouer en tant que Français ? Depuis le retour de la France dans l’OTAN en 2009, la diplomatie française semble n’être qu’une base avancée de la politique américaine. Nous avons pu le constater avec la Lybie, la Syrie et maintenant l’Ukraine. Je ne pense pas qu’il soit idéaliste d’imaginer une diplomatie réellement indépendante, qui serve avant tout les intérêts de notre peuple avant celui de nos alliés. Nous ne sommes pas, comme l’a dit récemment Barack Obama, « une fille des Etats-Unis », nous sommes des Français par notre héritage et des Européens par notre civilisation.

     

    Jonathan Goddard pour Novopress

    http://fr.novopress.info/158885/comprendre-maidan-jonathan-goddard/#more-158885