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actualité - Page 5715

  • Entretien avec l’auteur du Nouveau dictionnaire de novlangue

    « Les médias ne diffusent pas des « informations », comme ils le prétendent, mais une idéologie conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent ».
    La novlangue ne correspond pas seulement à un tic ridicule, signe de reconnaissance de l’oligarchie et de la classe médiatique. Elle s’attaque à la pensée, comme l’avait bien vu également G. Orwell. En n’employant plus certains mots elle tente de nous priver de la capacité de conceptualiser, de réfléchir par nous-mêmes. Le débat lancé en 2012 visant à retirer le mot « race » de la constitution n’était pas innocent sur ce plan.

    NOVOpress : Le Nouveau Dictionnaire de novlangue vient d’être réédité. Pouvez-vous revenir sur la genèse de cet ouvrage ? Pourquoi ce livre ?

    Michel Geoffroy : L’idée du Dictionnaire de la novlangue est venue de l’analyse critique de la désinformation médiatique effectuée par la Fondation Polémia dans le cadre de son action de réinformation. Les médias ne diffusent pas des « informations », en effet, comme ils le prétendent, mais une idéologie – c’est-à-dire une vue du monde – conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent et les dirigent : les grandes banques et les grandes entreprises transnationales.

    Pour ce faire les médias sélectionnent les faits qui leur paraissent conformes à ces intérêts, les présentent sous un certain jour et censurent ou diabolisent les autres. Pour ce faire également, ils adoptent une façon politiquement correcte de présenter ce qu’ils ne peuvent taire : en utilisant la novlangue justement.

    Le Dictionnaire de la novlangue vise à traduire et donc à dénoncer cette langue médiatique étrange qui a pour fonction de nous tromper. La novlangue est un bobard permanent qui exprime l’emprise du politiquement correct sur notre société. Dépister la novlangue constitue donc une œuvre de salubrité et contribue à rétablir une liberté essentielle : la liberté de penser.

    Ce que vous appelez « novlangue » n’est-il pas simplement la manifestation d’un appauvrissement intellectuel de nos sociétés ?

    La novlangue n’est pas exactement un appauvrissement du langage. Elle repose plutôt sur une modification – et souvent une inversion – du sens des mots qui traduit plus profondément un processus de renversement volontaire des valeurs. Parce que l’oligarchie cherche justement à faire violence à la société. Comme le disait G. Orwell en novlangue « la liberté c’est l’esclavage » : on s’efforce de désigner des choses différentes par le même mot. Comme, par exemple, lorsqu’on désigne sous le terme de « racisme » la volonté de préserver l’identité française.

    Pour la langue française, qui reposait au contraire sur la précision et le sens des nuances – raison pour laquelle elle a joué longtemps le rôle de langue des diplomates –, la novlangue représente effectivement une régression culturelle majeure.

    Quels sont les critères pour déterminer qu’un mot fait partie de la « novlangue » ?

    Comme le montre le Dictionnaire, la novlangue correspond d’abord aux mots et expressions les plus couramment employés dans le vocabulaire très pauvre des médias, écrits ou audiovisuels, en particulier pour désigner une réalité problématique, donc que le système veut masquer. Pour trouver de la novlangue il suffit par exemple de lire des articles de presse traitant de la délinquance ou de l’immigration !

    La classe politique, soumise aux médias, parle aussi novlangue et constitue un autre gisement. Nous avons enfin ajouté dans la seconde édition du Dictionnaire certains termes utilisés par les publicitaires car la publicité relève aussi de la désinformation.

    Pour mériter d’entrer dans le Dictionnaire il faut qu’un mot ou une expression traduise un décalage manifeste, réducteur ou ridicule avec la réalité qu’il prétend désigner ; ou que l’expression soit particulièrement alambiquée, trahissant la volonté de cacher quelque chose. Les oxymores – genre assez prisé par la classe politique – relèvent aussi de la novlangue puisqu’ils servent à « communiquer » pour ne rien dire. Bref, le ventre du politiquement correct est particulièrement fécond en novlangue, comme l’illustre cette nouvelle édition du Dictionnaire, très enrichie, si l’on peut dire, par rapport à la précédente.

    Le terme « novlangue » fait explicitement référence au livre 1984 de George Orwell. Au-delà des modes qui influencent le langage, pensez-vous que l’usage de certains mots se fait de manière délibérée, dans le cadre de campagnes de publicité par exemple ?

    Bien sûr. La novlangue part de l’idée – initiée par les structuralistes français – que les mots véhiculent des valeurs et qu’en changeant le sens des mots on réussira à changer la réalité des choses : démarche en réalité de nature magique qui repose sur une logique incantatoire, propre aux utopistes. La novlangue a donc pour fonction d’empêcher de penser les choses telles qu’elles sont. Il s’agit d’une désinformation qui a pour finalité de jouer sur les perceptions du sujet qui utilise ces mots. Il est manifeste, par exemple, que la novlangue a été utilisée pour minimiser les réalités dramatiques de l’immigration de peuplement en s’efforçant de nous faire croire qu’il ne s’agissait que de problèmes « sociaux ». Mais cela ne trompe plus personne en réalité car « les faits sont têtus », comme le savait Lénine à ses dépens. Un aveugle ne voit pas mieux au motif qu’on l’appelle un « non-voyant » !

    Journalistes, publicitaires, politiques : leur usage commun de la « novlangue » ne trahit-il pas finalement leur appartenance à un même cercle de pouvoir ?

    Vous avez raison. La novlangue est devenue la langue et donc le signe de reconnaissance de l’oligarchie, comme le latin dans le passé européen, ou le marxisme pour la nomenklatura à la fin de l’Union soviétique.

    Toute l’oligarchie parle novlangue couramment et c’est une des raisons pour lesquelles la coupure avec le pays réel ne cesse de s’approfondir. L’oligarchie et la population ne peuvent pas se comprendre puisqu’ils ne parlent plus la même langue : les uns évoquent la « mondialisation heureuse », « l’immigration-chance pour la France » ou « le mariage pour tous », alors que le reste de la population parle chômage, précarité, impôts, insécurité ou crise de la famille.

    La novlangue exprime la façon dont l’oligarchie voudrait que l’on voie le monde : un monde évidemment conforme à ses intérêts. Mais ce monde n’existe pas aux yeux de la majorité de la population. L’illusion de la novlangue se déchire donc rapidement. Et les Européens se découvrent de plus en plus nombreux à appeler les choses par leur nom.

    Propos recueillis par Yves Lejeune pour Novopress  7/11/2013

    Nouveau Dictionnaire de novlangue/ Plus de 500 mots pour vous manipuler. Ed. Polémia (octobre 2013).
    Cinq cents mots parmi les plus employés par l’oligarchie dirigeante et les médias pour tromper l’opinion : mots tabous, trompeurs, marqueurs, sidérants ou subliminaux passés au décryptage de Polémia.

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    http://www.polemia.com/entretien-avec-lauteur-du-nouveau-dictionnaire-de-novlangue/

  • L'acharnement croissant à l'encontre du Front National: "Les milieux autorisés"

    Chacun sait ce que sont les caractéristiques du monde de la politique politicienne. Ce n’est certes pas dans cette contrée là que la pensée, l’objectivité et l’intégrité sont célébrées. C’est ainsi qu’à peine un nouveau gouvernement nommé, que l’opposition commence à décocher ses flèches. Le fait est d’autant plus ridicule que quelquefois, on ne sait que sur le très long terme si les lois votées au présent, seront effectivement nuisibles ou pas à long terme pour le pays. Autre forme de ridicule, bien souvent l’opposition s’oppose à un projet de loi gouvernemental alors même que si elle avait été au pouvoir, elle eut proposé puis voté ce même projet de loi. Ce jeu de rôle que pratiquent droite et gauche depuis des décennies, les Français, le connaissent depuis fort longtemps.
    Les exemples abondent : si François Mitterrand s’est fait réélire en 1988 en utilisant le slogan « ni, ni » (ni privatisation, ni nationalisation), il n’en a pas moins dès sa réélection, signé des ordonnances de privatisation. Jacques Chirac, surnommé en son temps le bulldozer et très longtemps qualifié de « fasciste » (extrême droite ?), nous a offert une douzaine d’années d’immobilisme selon Nicolas Sarkozy. A l’évidence, on avait omis de faire le plein du bulldozer, et ci le fascisme c’est Jacques Chirac, force est de constater que ça ne casse pas trois pattes à un canard et que ça n’est pas bien méchant. Pour Nicolas Sarkozy, que l’on a coutume de classer à droite – encore faudrait-il spécifier laquelle – il n’était pas bien pertinent de mettre sa candidature lors des élections présidentielles de 2007 dans les pas de Jacques Chirac: d’où le fait de s’auto-qualifier de droite (afin de conserver cet électorat là) mais aussi d’affirmer haut et fort qu’en aucun cas, il ne serait le continuateur du précédent président, qualifié d’immobiliste ( l’objectif est cette fois ci de ratisser plus large que la droite ). Et l’on vit, ce que l’on vit – c'est-à-dire presque rien - une fois le grand homme élu. Après tout, le choix occidentaliste (le fait de rattacher le wagon France à la locomotive américaine), est une option parmi tant d’autres que l’on peut étudier sans préjugés. Et Nicolas Sarkozy, devant le Congrès américain, en langue américaine (on est occidentaliste où on ne l’est pas), de gratifier ses auditeurs d’un discours américanolâtre. Et d’effectuer un parallèle : « Sarkozy like Schwartzenegger ». Mis à part au sujet du gabarit, je ne vois que peu de ressemblance. Peut être une volonté de montrer que l’un et l’autre sont des immigrés de fraîche date, ayant « réussi ». Mais alors pourquoi donc fustiger autant durant la campagne électorale de 2007 la communauté immigrée vivant en France, au point d’évoquer un karcher dont depuis, personne n’a vu la couleur ? Plus grave, il ne fallut pas bien longtemps à Nicolas Sarkozy après ce discours, pour constater que par exemple, dans l’espace sub-saharien, nos amis américains nous envoyaient missiles et peaux de banane. Si d’aventure, le nouveau président avait pris la peine de lire durant les cinq premières décennies de sa vie – un peu – les écrits du général de Gaulle, il eut appris « qu’un Etat digne de ce nom n’a pas d’amis ».
    Il en fut de même au sujet de la crise économique et financière, d’origine américaine (délicieux amis) qui finit par balayer l’Europe. Et le nouveau président élu, très inspiré à l’origine par les thèses atrocement libérales de Gérard Longuet et d’Alain Madelin, de constater que si la France résistait si bien à la tempête, c’était – il y a d’autres raisons – parce qu’il y avait chez nous beaucoup de fonctionnaires : on reconnaitra que pour un libéral autoproclamé, c’est assez… tarte.
    Ainsi va donc va la politique politicienne avec la mauvaise foi ou les stupidités qui la caractérisent. En revanche, on pourrait croire, que dans les secteurs où, de façon ostentatoire, on se réclame de la pensée souveraine, il en est différemment. Malheureusement, c’est bien loin d’être le cas.
    C’est ainsi que sur le site « fragments des temps présents », bêtise et mauvaise foi se conjuguent. Puisque l’objet de ce site est l’étude du monde politique, on y évoque fatalement gauche et droite. Je n’ai jamais compris pourquoi les non-scientifiques de formation agissent de telle sorte que l’on est contraint de constater qu’ils pensent comme si ils n’avaient eu de prédécesseurs ? Qu’est ce donc que la gauche ? Et la droite ? Pourquoi donc continuer d’évoquer ces deux termes au singulier alors que depuis bien longtemps les spécialistes ont, preuve à l’appui, montré qu’on ne pouvait les utiliser qu’au pluriel, sauf à ajouter à chacun des deux termes un adjectif ? On sait pourtant, pour ceux tout au moins qui ont du respect pour le lourd travail réalisé par les anciens, qu’il existe historiquement trois droites et trois gauches ? Encore plus grave – décidément ! – René Rémond que l’on ne peut que considérer au XXX ème siècle que comme le plus grand spécialiste des droites françaises, d’insister dans sa dernière actualisation de son ouvrage majeur, sur le fait que le référentiel gauche-droite n’est aujourd’hui plus opérant. Et aussi que le Front National n’est pas un mouvement d’extrême droite. Comment se fait-il donc qu’ils sont de plus en plus nombreux les Français, sans connaissances livresques d’ailleurs sur le sujet, à le percevoir, alors que les spécialistes semblent en raison de leurs écrits, l’ignorer ? Bêtise ou mensonge ?
    Se voit donc mis en ligne sur le site « fragments des temps présents », un article publié à l’origine en date du 7 octobre et intitulé "FN, un national-populisme", signé Nicolas Lebourg, Joël Gombin, Stéphane François, Alexandre Dézé, Jean-Yves Camus et Gaël Brustier. Avec autant de signataires, on peut s’attendre à un article brillant. Tel n’est malheureusement pas le cas.
    A ceux qui – « avec des cédilles » – se prennent pour des cérébraux, je ferai savoir que dans le monde du football, dont on m’accordera bien volontiers qu’il n’est pas celui des intellectuels, on a au moins le minimum d’intelligence de nommer un arbitre qui n’est pas de la même nationalité que celle d’une des deux équipes présentes sur le terrain, ce afin d’éviter les choix partisans. Or, force est de constater que les contributeurs du site « fragments sur les temps présents », sont viscéralement opposés au Front National. Si c’est bien entendu leur droit, ils ne peuvent plus dès lors se réclamer de l’objectivité ou de la neutralité. Quant à la notion de spectateur engagé – oxymorique – elle contredit tous les travaux et progrès dans des disciplines cette fois ci vraiment SCIENTIFIQUES, effectués aussi bien en neurobiologie qu’en éthologie. Ce que les footeux ont le courage et l’intelligence de faire, des autoproclamés cérébraux, ne le font même pas. La distinction entre juge et partie, quelqu’un ? La notion de conflit d’intérêt, quelqu’un ? La distinction gramscienne entre les deux types d’intellectuels, quelqu’un ?
    L’introduction de l’article donne le ton : « Marine Le Pen a fait savoir qu’elle souhaitait intenter des procès à ceux qui diraient de sa personne ou de son parti qu’il sont d’extrême droite. Elle a, entre autres, prétendu que cette étiquette constituait à ses yeux un fourre-tout, servant à amalgamer le Front national (FN) avec les mouvements radicaux. Cette position implique quelques clarifications de la part de chercheurs en sciences humaines et sociales qui travaillent sur les extrêmes droites et considèrent que le FN fait partie de cet espace. »
    Chacun jugera : le terme « prétendu » n’est-il pas déjà en lui-même péjoratif ? Au sujet de Marine le Pen qui, pourtant nullement chercheur en science politique, est bien plus pertinente dans ses analyses que les « spécialistes », il est écrit: « Elle a, entre autres, prétendu que cette étiquette constituait à ses yeux un fourre-tout, servant à amalgamer le Front national (FN) avec les mouvements radicaux. ».
    Le problème est donc posé. Oui ou non, l’expression « extrême droite » a-t-elle un contenu péjoratif donc partisan ? Un peu ou beaucoup péjoratif ? Chacun jugera. Et si d’aventure l’expression est insultante aux yeux de beaucoup pour ne pas dire de la grande majorité (vrai ou faux ? Chacun jugera), pourquoi donc être surpris que Marine le Pen puisse vouloir déposer plainte parce qu’insultée ? Il va de soi que, là encore et décidément, l’expression « extrême droite » ne peut à la fois être un singulier et un pluriel : cela s’appelle le principe de tiers exclu mes seigneurs ! Question : Peut-on mettre un signe d’égalité entre Mussolini, Franco, Hitler, Pétain, Codreanu, les chouans, ce que semble indiquer le singulier de l’expression « extême droite » ?
    S’il en est pour postuler que Mussolini et Hitler appartiennent à la même famille politique (extrême droite) tout en sachant que le second et nullement le premier est le responsable de la Shoah, force est de constater que ceux là considèrent alors que Shoah ou pas, ça n’est pas essentiel tout en martelant dans le même temps que ça en a : la bêtise, l’incohérence, vous la voyez ?
    Que peut-on dire de quelqu’un qui rassemble sous le même terme païens et chrétiens ? régionalistes et Nationalistes ? Nationalistes hexagonaux et européens ? Cléricaux et anticléricaux ? Racistes et non racistes ? Thuriféraires du processus révolutionnaire entamé en France dès 1787 et opposants forcenés à ce même processus ? Capitalistes et socialistes ?
    Les bras m’en tombent…. Si tous ces gens là sont, malgré la haine qui bien souvent les sépare, sont rassemblés sous le même vocable, c’est que ce dernier est bel et bien – dixit Marine le Pen – un fourre-tout….
    Le fait n’est pas nouveau. Les communistes au pouvoir en leur temps de splendeur faisaient de même. Deux tendances. La bonne – c'est-à-dire la communiste – et la mauvaise accusée de tous les maux et assimilées au capitalisme abominablement réactionnaire, théocratique et féodaliste. Ou on se trouve dans la ligne – la seule qui vaille – ou c’est l’insulte qui prévaut. Que disait-on à Moscou à l’époque à l’époque du pourtant communiste Tito ? : déviationniste ! Sous ce vocable, combien d’hommes aux idées réellement différentes voire opposés furent réunis ? Ce que l’on appelait naguère outre mur « déviationnisme », se nomme depuis bien longtemps de l’autre côté « extrême droite ». Combien de fois fut le général de Gaulle, dont je crois savoir qu’il ne fut pas totalement étranger à la Résistance, accusé de fascisme ou d’appartenance à l’extrême droite ?
    Et puis d’ailleurs (1), puisqu’il faut bien conclure mais aussi imager et justifier, ce n’est nullement moi qui ai mis en ligne sur le site « fragments des temps présents » une video intitulée « quels antidotes au Front National ? » : Juge et partie. Conflit d’intérêt. Ce que L’on dit du Front National dans les milieux autorisés (2) ? Déviationniste !

    Alain Rebours

    http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFluEApAyEiPXWjfGR.shtml

    Notes :

    (1)http://tempspresents.com/2013/11/01/radiographie-du-front-national/

    (2) http://www.youtube.com/watch?v=M-OpqsgZq2s

  • Damien Rieu: « Nous avons pu observer en France une reprise en main de la sécurité par les citoyens eux-mêmes »

    Damien Rieu est porte-parole de Génération Identitaire. Nous lui avons posé des questions sur les actions de l’année passée et la nouvelle campagne qui vient d’être lancée.

    1) Le 20 octobre de l’année dernière, vous avez occupé la mosquée de Poitiers en construction. Une action réussie et médiatisée qui avait provoqué beaucoup d’émoi dans la classe politique, pourriez-vous revenir sur cette journée ?

    Nos objectifs étaient de lancer notre mouvement et de faire passer un message politique fort en réclamant un référendum sur la construction de mosquées et sur l’immigration dans notre pays. En effet, les Français n’ont jamais été consultés sur ces deux questions essentielles.

    Nous avons choisi ce lieu, Poitiers, et cette date, le 22 octobre, en hommage à la bataille qu’a remporté Charles Martel en 732. Un an après, cette action a laissé des traces et reste l’un de nos plus grands coups d’éclat.

    2) Quelques mois plus tard, le 25 mai, vous occupez le siège du parti socialiste, rue Solférino à Paris. Des responsables du Parti Socialiste avaient réclamé votre dissolution pour atteinte à la démocratie. Que répondez-vous à ces accusations ? Avez-vous eu  peur d’être dissous comme les Jeunesses Nationalistes ?

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  • Demain la chrétienté

     

    Le père Michel Viot organise le 24 novembre prochain avec l'abbé de Tanoüarn un colloque en l'église St François-Xavier à Paris sur le thème :  « Fête du Christ-Roi, faut-il faire son deuil de la notion de chrétienté ». Il répond à l'Homme Nouveau :

     

    "[J]e me refuse à être syndic de faillite et que je crois non seulement au retour à la chrétienté mais aussi à cette nécessité. Je ne donnerai que deux exemples mais pourrais en fournir d’autres. La doctrine sociale de l’Église n’est envisageable qu’entre pays chrétiens et dans un monde à majorité chrétienne. Et deuxième exemple, seule la chrétienté peut s’opposer à l’islam radical dans l’intérêt des chrétiens, des juifs et des musulmans modérés qui sont encore en majorité dans notre pays, mais pour combien de temps ? [...]

    Un chrétien se doit de travailler au règne du Christ dès ce monde. S’il peut accepter aujourd’hui un État laïc, ce ne peut être que dans le sens de neutre sur le plan religieux, ne privilégiant pas de religion mais ne se mêlant pas de ce qui les regarde. Je reprendrai une partie de citation de Benoît XVI dans son allocution au Président de la République italienne en 2005. Après avoir reconnu la légitimité d’une saine laïcité de l’État (ce qui suppose qu’il peut en exister une malsaine comme actuellement en France) et accepté des réalités temporelles avec les normes qui leur sont propres, le pape précise « sans exclure toutefois les références éthiques qui trouvent leur fondement ultime dans la religion ».

    Un État incapable d’accepter cette mise au point de notre pape émérite prouverait son incapacité à être laïc et justifierait la revendication chrétienne d’avoir un État plus respectueux de sa religion sans pour autant en faire la religion officielle. Pour être encore plus précis à souhaiter le modèle de Constantin avec l’édit de Milan de 313 et non celui de Théodose avec l’édit de Thessalonique en 380. [...] Le Concile ne prône pas la liberté religieuse au sein de l’Église catholique. Chaque catholique est tenu d’obéir au magistère. Et en rappelant le combat de Pie XI pour la liberté des consciences et non pas la liberté de la conscience comme il aimait à le rappeler, Dignitatis humanæ peut et doit être lue dans la continuité de l’enseignement de ce grand pape. [...]

    Le deuxième chapitre concernant la liberté religieuse à la lumière de la révélation ne signifie pas non plus que l’Église admet le droit à l’erreur. Enseignant la vérité qui est en Jésus-Christ seul elle ne peut bien évidemment reconnaître aucun droit à l’erreur. Elle réprouve simplement la contrainte en demandant de prendre pour modèle Jésus et ses apôtres. La coercition qu’elle ne s’autorise pas, elle ne la demande pas non plus à l’État afin d’éviter tout abus. Le texte conciliaire exprime avec d’autres mots ce que voulait le cardinal Pie que l’on peut considérer comme un père spirituel de Quas Primas. Pour lui, dans les années 1870, le rétablissement du règne du Christ en rendant sa primauté à la religion catholique en France ne voulait pas dire qu’il fallait interdire les autres cultes. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Paris : un 11 novembre sous tension, François Hollande sifflé sur les Champs Élysées

    PARIS (NOVOpress) - Une première pour un Président de la République : le Chef de l’État a été sifflé sur l’ensemble du parcours le menant des Champs Élysées à la place de l’Étoile pour la cérémonie du 11 novembre. Les médias évoquent 70 personnes arrêtées.


    Les cérémonies du 11-Novembre perturbées à... par francetvinfo


    http://fr.novopress.info/

  • Collusion porno-lesbienne étudiante

    La mutuelle étudiante LMDE (ex-MNEF, ayant du changer de nom après des scandales financiers en lien avec le PS), a proposé par courriel à ses adhérents deux places gratuites pour aller voir le film lamentable d’Abdellatif Kechiche, La Vie d’Adèle, afin de le sauver du naufrage.

    Dans le même temps, la LMDE a augmenté ses cotisations de 3,5 % en 2012-2013 et se dit « contrainte » pour 2013-2014 à une augmentation de 7 %.

    http://www.contre-info.com/

  • Communiqué : Les militants d’AF en garde à vue.

    11 novembre, dans la matinée le président normal, qui confond d’ordinaire les deux guerres mondiales, s’était rendu place de l’Etoile pour un hommage aux morts de la grande guerre. Si le soldat inconnu est resté muet, les Parisiens présents bien vivants quant à eux ont conspué ce chef d’État qui n’aime pas la France, ni les Français.

    70 interpellations dont une vingtaine de militants d’AF.

    Les forces de l’ordre n’ont pas fait le détail et ont chargé la foule. De jeunes Français parmi lesquels des militants d’Action française, se sont interposés entre les manifestants et la police républicaine. Bilan : soixante dix interpellations dont une vingtaine de notre mouvement.

    Nous appelons les patriotes français à réagir dès ce soir à 19 heures devant la plaque des étudiants du 11 novembre 1940 en haut des Champs-Élysées. Comme en 1940, pour le salut de la patrie, entrons en résistance, soyons solidaires de nos camarades.

    Olivier Perceval, Secrétaire Général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Les-militants-d-AF-en,6637

  • L’Etat va emprunter 4,5 milliards d’euros pour régler l’ardoise du Crédit Lyonnais

    Vingt ans après le naufrage du Crédit Lyonnais, l’Etat n’a pas fini de payer l’ardoise de la banque publique. Le ministère du Budget a annoncé dimanche 10 novembre que l’Etat allait emprunter en décembre 4,5 milliards d’euros pour rembourser cette opération.

    Cet emprunt, révélé par Le Parisien puis confirmé par le ministère, sera l’un des articles du projet de loi de finances rectificative qui doit être présenté mercredi au conseil des ministres puis débattu au Parlement.

    L’Etat doit honorer avant le 31 décembre 2014 une dernière traite. “On anticipe d’un an sur l’échéance car les conditions de financement sont favorables”, a expliqué le porte-parole du ministère, affirmant qu’il s’agissait d’”une solution conforme à l’intérêt des finances publiques”. Au total, le sauvetage de l’ancienne banque publique aura coûté 14,7 milliards d’euros aux contribuables.

    France Tv info

    http://fortune.fdesouche.com/332649-letat-va-emprunter-45-milliards-deuros-pour-regler-lardoise-du-credit-lyonnais
  • Huées : le président de la République porte sa large part de responsabilité

    D'Ivan Rioufol :

    "La France déchirée? Elle était aussi, ce lundi matin, sur les Champs Elysées. Le chef de l’Etat, venu commémorer le 11-novembre devant la tombe du Soldat inconnu, y a été hué comme aucun président dans un tel moment symbolique d’unité nationale. Le pacte républicain, qui préservait ces recueillements collectifs, n’a pas résisté à la pression d’une colère populaire dont il est difficile, pour l’instant, de faire la part entre la spontanéité et la démonstration concertée. Cette exaspération contre Hollande est-elle pour autant illégitime ? C’est ce que Manuels Valls a tenté immédiatement de soutenir, en accusant l’extrême droite, le Printemps français et le Renouveau français - cités comme acteurs de cette manifestation antigouvernementale - de "s’en prendre aux valeurs de la république". Le ministre de l’Intérieur a également assuré : "Il n’y avait pas de Bretons", en dépit de personnes arborant des bonnets rouges en signe de solidarité avec la contestation sociale née dans le Finistère. L’erreur de Valls serait de sous-estimer un "sentiment pré-insurrectionnel" (Hervé Morin, ce matin), en se contenant d’accuser le FN des turpitudes habituelles. Il y a, derrière ces incidents, une part de réalité dont la gauche ferait mieux de s’inquiéter. A noter que le député-maire UMP de Chateaurenard (Bouches-du-Rhône) et deux autres personnes ont été blessées à coups de couteau, au cours d’une même cérémonie locale, par un individu présenté comme déséquilibré.

    Il est bien sûr regrettable, triste même, que la mémoire de la Grande Guerre ne suffise plus à rassembler le pays. Mais le président de la République porte sa large part de responsabilité dans l’aggravation de l’éclatement de la nation qu’il prétendait apaiser. L’autisme du hollandisme, qui se comporte comme s’il n’entendait rien des souffrances des gens et des difficultés du pays, conduit à des exaspérations inédites et de plus en plus spectaculaires. Elles ne peuvent sérieusement se résumer à des instrumentalisations menées par l’extrême droite. Ce qui s’est laissé voir sur les Champs Elysées est une des expressions de l’insurrection civique qui vient. Et Hollande aurait tort, à son tour, de chercher à récupérer "la grande dynamique mémorielle" autour de la guerre de 14-18, dont il commence à célébrer le centenaire avec un an d’avance. Le chef de l’Etat à tout à perdre à vouloir forcer le parallèle sensé l’identifier en Chef de guerre, mobilisé pour la défense de la patrie et soutenu par une union sacrée. Hollande, l’anti-héros, n’est rien de tout cela. Ce que les Français lui demandent, y compris dans son propre camp, c’est de changer de politique et de reconnaître ses erreurs. Or il se comporte comme ces généraux entêtés qui firent de la "Der des der" une boucherie. S’il veut le bonheur de la France, qu’il le prouve…"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La fin des frères musulmans ? Les islamistes financés par le Qatar dans le mur des réalités

    Au congrès international des Frères musulmans, les dirigeants islamistes se sont récemment inquiétés de l’avenir de la confrérie, parrainée en grande partie par le Qatar. La situation des islamistes sunnites s’est dégradée dans de nombreux pays. Leurs échecs ruinent les espérances de la politique internationale qatari de prendre en main, par l’islamisme des frères, le monde arabo-sunnite.

     

    Ecartés du pouvoir et violemment réprimés en Égypte, ils sont dans une spirale négative. Les Frères musulmans égyptiens ont connu, en deux ans seulement, une ascension aussi fulgurante que leur chute. Encore interdits au moment de la révolution, en janvier 2011, ils sont apparus comme les grands vainqueurs de l’ère ouverte par la chute d’Hosni Moubarak, raflant coup sur coup l’Assemblée nationale, l’équivalent égyptien du Sénat (Majlis Al-Choura) et la présidence de la République. Jusqu’au 3 juillet, lorsque l’armée, encouragée par la mobilisation de millions d’Egyptiens, a déposé le président Mohamed Morsi, élu un an auparavant.

    Marginalisés au sein de l’opposition syrienne ou sur la défensive, ils le sont également en Tunisie et malmenés à Gaza. Les frères redoutent maintenant d’être lâchés financièrement par leur parrain du Qatar comme une équipe de football qui perdrait tous ses matchs. Au point qu’ils mettent toute leur énergie à conserver leur bastion tunisien conquis à l’issue du « printemps arabe ». Depuis l’élection de la Constituante tunisienne en octobre 2011, nanti de 37% des voix, le parti Ennahda de Rached Ghannouchi a repris les rênes du pouvoir laissé vacant par Ben Ali. Avec la bénédiction de l’émir du Qatar, les hommes du parti à la colombe – leur emblème- ont constitué un gouvernement d’union nationale au sein duquel ils contrôlent les postes-clés.

    Pendant que l’Assemblée constituante dissertait sur l’égalité hommes/femmes, la place de la religion dans la société et l’organisation des prochaines élections, Ennahda plaçait ses hommes au sommet du pouvoir, de la Banque centrale au ministère des Affaires étrangères. Plus que son islamisme, le népotisme d’Ennahda et son impéritie lui ont aliéné une bonne partie de la population tunisienne. Ennahda, le parti islamiste au pouvoir et l’opposition sont à couteaux tirés. Deux prétendants au titre de leader sont au cœur de cette situation. D’un côté Ahmed Mestiri, 88 ans candidat du parti islamiste Ennahda et son allié Ettakatol. De l’autre, Mohamed Ennaceur, 79 ans, qui jouit d’un soutien fort des principaux partis de l’opposition. L’une des solutions probables pour désamorcer la tension est que ces deux hommes candidats se retirent de la course au poste principal. Le bloc de l’opposition a adhéré mais à condition que le parti islamiste s’engage à faire de même. Chose que refuse de faire Ennahda et Ettakatol d’après Mourad Amdouni, un membre de l’opposition.

    Cela profite finalement à des islamistes encore plus extrémistes. Les salafistes-djihadistes recrutent dans les milieux populaires. Leur idéologie est perçue comme antisystème. Dans les milieux très défavorisés, Ennahda ne fait plus rêver, et la gauche ou l’extrême gauche sont perçues comme des marginaux.

    Mais cela remet en selle également des nostalgiques de Moubarak et Ben Ali. L’armée en Tunisie n’a certes pas le poids de celle en Egypte mais une reprise en main sécuritaire est possible. La crise actuelle favorise un imaginaire qui dépeint Bourguiba l’autocrate en despote éclairé, artisan de la sortie de la Tunisie du sous-développement, de la libération de la femme. Une partie de l’intelligentsia qui, au moment du soulèvement de 2011, imaginait vivre dans un pays moderne et éduqué, découvre avec dépit que le peuple tunisien ne ” suit pas “. L’alliance de circonstance qui unit depuis quelques mois une partie de la gauche, les libéraux et nostalgiques de l’ancien régime, n’est pas sans évoquer les débuts du règne de Ben Ali.

    L’échec des frères musulmans provoque ainsi de véritables chocs en retour, fortifiés par l’anarchie en Libye et l’instabilité du Sahel.

    Jean Bonnevey

    Source : Metamag.

    http://fr.novopress.info/144584/la-fin-des-freres-musulmans-les-islamistes-finances-par-le-qatar-dans-le-mur-des-realites/