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actualité - Page 5749

  • De « l’abandon des illusions… »

    Alain Finkielkraut en tournée de promotion de son nouveau livre  L’Identité malheureuse, actuellement  en tête des ventes des essais et documents, devant une autre tête de turc de l’ extrême gauche, Lorant Deutsch avec Sur les routes de l’Histoire de France,  était samedi soir l’invité de l’émission de Laurent Ruquier.  Cet ouvrage  en est une nouvelle illustration, M. Finkielkraut, ancien gauchiste maoïste,  est  devenu au fil des années pour les commentateurs l’ exemple un brin caricatural   du   conservateur, voire du réactionnaire bon teint.  Avec 20 ans de retard sur l’opposition nationale, les écrivains et  essayistes appartenant à cette famille de pensée, il est devenu un  contempteur  du modernisme, du multiculturalisme, des dérives de l’Education dite nationale. En 2005, il  apportait  son soutien à  la pétition dénonçant des «ratonnades anti-Blancs»,  lancée  par  l’organisation  Hachomer Hatzaïr et  Radio Shalom et qui fut  signé notamment par l’ex ministre socialo-sarkozyste Bernard Kouchner.  Sensible du fait de  ses origines à ce qu’il  estime  être une résurgence d’un antisémitisme qui découlerait en partie  de la montée en puissance d’un communautarisme arabo-musulman (voir La nouvelle judéophobie, cosigné avec Pierre- André Taguieff en 2002), cet « intellectuel » est désormais sur la sellette. 

     Samedi soir  il faisait état   sur le plateaux sur France 2, de   la charge violente contre son essai paru  notamment dans Le Monde, quotidien de référence du Système.  Jean  Birnbaum, responsable du supplément littéraire de ce journal,  évoquait certes avec  émotion les origines familiales de   Finkielkraut mais pour mieux lui reprocher « d ‘(attiser) le brasier identitaire », « au risque de se brûler », de « (jouer) avec le feu ».  Comme  Aymeric Caron chez Ruquier, M. Birnbaum s’inquiétait dans son article de ce que  M.  Finkielkraut partage les mêmes inquiétudes identitaires et démographiques que son ami  Renaud Camus, auteur du « Grand remplacement » et qui a apporté son soutien  à Marine Le Pen.

    Ce n’est pas une révélation, Alain Finkielkraut est en effet   capable d’outrances.   Nous nous souvenons  qu’il n’avait pas hésité à traiter il y a quelques années   Rony Brauman, un des fondateurs de Médecins sans frontières, homme de gauche antisioniste,  de «  Caniche des goys » au motif qu’il critiquait  certains « excès »  de la politique israélienne. Mais ce n’est pas ce qui lui fut reproché sur le plateau d’On est pas couché. Devant les chroniqueurs Aymeric  Caron et Natacha Polony, Alain Finkielkraut,  agité et ravagé par les tics nerveux,  a énoncé de fortes vérités, mais  aussi   tenu  à se démarquer des soupçons  de proximité avec un FN qui selon lui reste infréquentable et extrémiste.

    Il a donc pris soin d’expliquer qu’il considérait  comme  « insultant  » d’être  comparé à Marine. Une présidente du FN dont le discours laïc et républicain a t-il affirmé, expliquerait  la progression d’un FN  qui aurait été partisan du port du  voile islamique  à l’époque de Jean-Marie Le Pen (!).  Une opposition nationale   qui croit-il encore savoir,   serait restée à son étiage habituel de   »10%- 12% » des suffrages  (plafond enfoncé en fait à de très nombreux reprises par le  FN et JMLP) si « Bruno Gollnisch » avait été élu à sa tête!

    En 2005,  le  « philosophe » Alain Finkielkraut  avait été déjà contraint (?)  de  dire du mal du FN,  s’étant  attiré  les foudres du MRAP à la suite d’un entretien accordé au quotidien de gauche israélien Haaretz dans lequel il analysait les émeutes  des banlieues françaises comme relevant d’une « révolte à caractère ethnico-religieux ». Il évoquait aussi le phénomène annonciateur selon lui que fut « La Marseillaise » huée par des individus brandissant des drapeaux algériens lors du match France-Algérie d’octobre 2001. Et ce, alors « qu’on nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est black blanc beur. En fait aujourd’hui elle est black black black ce qui fait ricaner toute l’Europe », déclarait-il, ajoutant que « si on fait une telle remarque en France, on va en prison ». « Toute cette haine et cette violence s’expriment maintenant dans les émeutes, y voir une réponse au racisme français c’est être aveugle à une haine plus large : la haine de l’occident », affirmait-il avant de faire machine arrière quelques jours plus tard sur Europe 1 devant Jean-Pierre Elkabach.

    M. Finkielkraut  avait alors pris soin d’affirmer qu’il réservait sa « haine » (!)  aux défenseurs de la « préférence nationale », propos là aussi outranciers  dans la bouche d’un  homme qui a certes  beaucoup évolué, et célèbre aujourd’hui les mânes du très catholique et Français Charles Péguy, même si c’est pour mieux fustiger Barrès et sa vision  »déterministe » de l’identité française.  Comme d’autres,  il n’est plus (systématiquement)  dans l’anathème délirant contre le FN et a tourné radicalement la page du cosmopolitisme à tout crin,   de l’apologie de l’immigration,  du métissage généralisé et de la disparition des Etats nations qu’il célébrait encore dans les années 90   aux côtés des  Jacques Attali,  BHL et autres  Alain Minc.

    Comme Elisabeth Lévy,  Eric Zemmour  (et Lionel Jospin!) , les critiques de  Finkielkraut ont  contribué à décrédibiliser (ridiculiser) le  combat antifasciste,  et il affirme avec raison que l’idéologie antiraciste a aujourd’hui pris le relais de l’intolérance communiste. Il  n’est guère plus tendre avec la catastrophique construction bruxelloise. Le 13 octobre dernier, il affirmait dans Le Figaro que « l’Europe n’est plus une construction, ni une civilisation, mais une maison de redressement, et ses commissaires sont des pions aigres et vindicatifs qui, juchés sur les tabourets de ce qu’ils croient être la mémoire d’Auschwitz, font la leçon aux peuples européens ».

    En effet, les leçons de propagande  ne portent plus et se heurtent de plein fouet au réel. Ainsi, samedi, sur Canal plus  cette fois, le vice-président du FN  Florian Philippot fut confronté aux affirmations péremptoires, faussées et tronquées de  François Gemenne professeur à Sciences-Po Grenoble et Bruxelles,  « spécialiste des flux migratoires » (!). Les énormités assenées par ce monsieur,  qui doivent beaucoup au politiquement correct, sont rejetées au nom de la rigueur scientifique par la démographe Michèle Tribalat.  Le site Rue 89  s’est penché sur son cas, actant qu’elle est citée de manière récurrente  par Marine et le FN, notamment sur ce blog,  pour son livre lucide et   courageux Les yeux grands fermés.

    Mme Tribalat qui a le bon goût face à la mauvaise foi hargneuse de ses collègues, comme l’homme de gauche Hervé Le Bras, de  citer George Orwell  (« L’abandon des illusions suppose la publication des faits, et les faits peuvent être désagréables« ),  indique à Rue 89 « sans dénigrer les frontistes » , « plusieurs points de désaccord » avec le   »programme » du FN.

      » L’idée de diviser par vingt le flux d’immigration en cinq ans me paraît absolument extravagante dit-elle. Cela suppose que l’on sorte, pas seulement de l’euro comme le propose le Front National, mais de l’Union européenne qui veille par la Cour de justice européenne à ce que les droits des migrants soient respectés. » Le FN  a  certes toujours évoqué cette possibilité de sortie de l’UE …pour peu que la volonté clairement établie du peuple français soit contestée, bafouée  par les grands prêtres du culte  euromondialiste.

    Mme Tribalat  exprime une autre réserve: « Le Front National décrète que l’assimilation est toujours possible. Ce que je ne crois pas. Ça ne se décrète pas. Ça ne passe pas par des lois, mais par l’action du corps social, avec l’assentiment des élites politiques et intellectuelles. Il y faut la bonne volonté des classes populaires qui est mise à rude épreuve. » Un  pessimisme inquiet  qui rejoint   celui d’un Alain Finkielkraut; ils  ne seront pas le seuls (ex?) membres du sérail  à être amenés à des révisions déchirantes dans les mois et années à venir. Ce n’est pas faute de les avoir prévenus….   

    http://www.gollnisch.com/2013/10/28/labandon-illusions/

  • La grande misère de notre armée

    De même que le visage, dit-on, est le reflet de l’âme, l’armée est celui de la nation. Or, si la nation n’est plus grand-chose, l’armée ne l’est pas non plus. Dès lors, l’armée française, qui est pourtant un des derniers refuges des valeurs fondamentales de la nation, ne serait-elle pas, avant tout, victime de la dégradation de notre société ?

    Pourtant, il ne faut pas se résigner et dénoncer haut et fort, tant qu’il est encore temps, la grande misère de nos armées. Disons-le de suite, la France ne dépense pas assez pour son armée ; du moins au regard des intentions et des ambitions affichées. À titre d’exemple, le budget des armées représente moins de 10 % de celui des États-Unis, à peu près autant que celui du Japon, guère plus que celui d’une « grande puissance » comme l’Arabie saoudite.

    L’armée française est certes, et dans une certaine mesure, victime de la « crise ». Elle est ainsi devenue, au fil des années, la variable résiduelle d’ajustements budgétaires, celle qu’on taille et retaille dans l’espoir, au demeurant toujours déçu, de parvenir à l’équilibre budgétaire. Mais les 23.500 postes supprimés dans l’armée sont plus que compensés par la création, parfaitement démagogique, de 60.000 postes d’enseignants, déjà en surnombre. Car la voix de la grande muette est bien faible en regard des vociférations qui accueillent toute mesure portant atteinte à l’obésité d’autres secteurs de notre société d’abondance.

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  • Double Accueil pour Christiane Taubira Ministre de la Justice - Angers - 25/10/2013

  • Eric Zemmour à Frigide Barjot : "vous séparez le monde entre hétérosexuels et homosexuels"

    Le 11 octobre 2013, Zemmour et Naulleau recevaient dans leur émission ZEN sur Paris Première, Frigide Barjot, ex-Porte-Parole de La Manif pour Tous. Extraits trouvés ici :

    « FB : Nous avons mis dans la rue une France sociale qui admet le couple homosexuel » 

    «EZ : les promoteurs du mariage homosexuel se moquent éperdument du mariage homosexuel et du couple homosexuel… Pierre Bergé l’a dit, Eric Fassin l’a dit… ils veulent détruire l’hétéronorme »… ils ne veulent plus qu’on se distingue entre hommes et femmes… ils veulent qu’on se distingue entre homosexuels et hétérosexuels… pour faire croire qu’il faut donner des droits aux homosexuels que les hétérosexuels ont déjà, or c’est complètement mythique puisque les homosexuels ont évidemment les mêmes droits, puisque c’est des citoyens comme les hétérosexuels »

    FB : « pas dans l’Union »

    « EZ : c’est pas un droit l’Union, arrêtez avec ça, c’est là que je vous attendais… si vous estimez que le mariage n’est pas la consécration d’une histoire d’amour mais la consécration de la famille, … si vous estimez qu’on ne peut faire un enfant qu’entre un homme et une femme, même quand on trafique ça… vous ne pouvez pas faire comme vous le faites c’est-à-dire proposer .. l’Alliance Civile…

    FB : « L’Alliance Civile, proposition de loi de Daniel Fasquelle, NKM"

    EZ : « … parce que là.. vous rentrez dans la même logique que Taubira, dans la même logique que vos adversaires, c’est-à-dire que de nouveau, vous séparez le monde entre hétérosexuels et homosexuels et que vous faites comme si les homosexuels n’avaient pas les mêmes droits que les hétérosexuels… » [...]

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Désinformation sur la manifestation contre Taubira à Angers

    1. Vendredi 17H15 : devant le palais de justice d'Angers 300 manifestants qui se sont déplacés peu après sous les fenêtres où C. Taubira est reçue : une bonne partie des manifestants pourra voir l'impensable : des membres du cabinet et du service de presse du ministre faire des doigts d'honneur et des bras d'honneur à la foule !  
    2. l'info commence à monter et des photos s'échanger; à Paris, on commence à savoir ce qui s'est passé et le cabinet se fait remonter les bretelles 
    3. Devant l'urgence de la rumeur qui enfle, le cabinet téléphone à quelques médias: un local, ce sera Angersmag et un national ce sera: Le Point : le message ? Les slogans de la manif pour tous étaient racistes il y a eu dérapage. Deux avantages :
      1. on détourne la vraie info sur une accusation grave
      2. on discrédite l'opposition à la loi.
     
     

    Michel Janva

  • Non, le problème n’est pas essentiellement lié à l’islam

     

    Suite à une information parue sur Novopress concernant le Secours Islamique en France, « Métro, R.E.R. … Jusqu’au 12 août, le Secours islamique en France (S.I.F.) s’offre une campagne de publicité massive dans les gares, sous-sols parisiens et lyonnais. Soit six cents affiches jouant la carte de l’action humanitaire », voici  une courte réaction répondant à ceux qui ne voit que le problème de l’Islam sans comprendre qu’il est beaucoup plus large.

     

    Pourquoi s’étonner de l’islamisation de la France, vieille terre chrétienne et précédemment païenne, quand l’on se réjouit de la christianisation de l’Afrique dont Bernard Lugan, non suspect de refléter un discours « mondialiste », a montré le rôle qu’elle avait tenu dans l’ethnocide de ce continent de pair avec son islamisation ?

     

    L’immigration de masse qui touche l’Europe occidentale est principalement africaine, et donc essentiellement musulmane. L’idée selon laquelle ces populations devraient « s’assimiler » pour « s’intégrer » et perdre progressivement leurs usages religieux est une vieille lune qui faisait partie, autrefois, de l’évangile républicain.

     

    Mais si le catéchisme républicain a fonctionné tant que l’immigration ne révélait pas une trop grande distance culturelle entre le milieu d’accueil et la représentation du monde que se faisait les nouveaux arrivants, il n’en va plus de même aujourd’hui. La République s’est en effet heurtée depuis une trentaine d’années à une vive résistance des milieux immigrés. Cette résistance « identitaire » est liée au nombre bien sûr, mais aussi à d’autres facteurs parmi lesquelles l’islam-civilisation joue un grand rôle.

     

    Aujourd’hui, la République a abandonné son discours assimilationniste et encourage une immigration qu’elle n’a plus le courage d’affronter, multipliant les concessions et inventant de toutes pièces une doxa de la « diversité » d’autant moins diverse qu’elle cache un alignement sur l’homogénéisation marchande.

     

    Qu’il y ait maintenant un « Secours Islamique » actif en France ne doit pas nous surprendre. N’y-a-t-il pas de nombreuses O.N.G. occidentales, chrétiennes ou laïques, qui agissent en Afrique au nom de l’humanitaire ?

     

    Notre situation serait-elle différente si au lieu d’être gratifiés d’une immigration principalement musulmane, nous admettions sur notre territoire des Africains chrétiens ? Certains traditionalistes, toujours partisans de « leur » prosélytisme, se plaisent à le croire. Mais les rares statistiques disponibles infirment leur point de vue et montrent que nos hôtes africains d’origine chrétienne produisent les mêmes pathologies sociales liées au déracinement.

     

    Non, le problème n’est pas essentiellement lié à l’islam.

     

    Le changement de peuple, selon l’ancienne plaisanterie de Brecht, est maintenant devenu notre réalité quotidienne. Je ne pense pas que l’on puisse mettre fin à ce cauchemar en désignant l’islam comme nouveau défi à affronter pour les européens et puisque on ne peut s’engager sans identifier son adversaire; dénommons-le exactement.

     

    C’est en dernière instance l’immigration ainsi que ces complices, comme ceux qui parmi nous la veulent expressément (par impuissance, jobardise ou calcul) et qui ont entrepris une guerre de longue durée contre notre identité afin de nous livrer sans défense à la déréliction d’un individualisme narcissique où s’abolit tout sens de la communauté.

    Pierre Bérard http://www.europemaxima.com/

     

    • D’abord mis en ligne sur La Droite strasbourgeoise, le 15 août 2013.

  • Il y a urgence à restaurer le sens des mots !

    L’identité nationale de la France repose principalement sur deux piliers : son histoire et sa langue. La première est sourdement minée par une absurde repentance. La seconde se corrompt jour après jour.

    Dans De l’universalité de la langue française (1783), Rivarol soulignait un élément qui ne dépend pas du nombre des francophones, la qualité intrinsèque du français : « Ce qui n’est pas clair n’est pas français. » Disant cela, il faisait écho au classique Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Mais Rivarol ajoutait : « Les langues passent et se dégradent en suivant le déclin des empires. » À entendre le débat politique actuel, nous y sommes.

    Au sabir de Leonarda et de sa famille, dont on aimerait savoir quelle est la langue familière, répond le délire verbal des politiques. L’inflation lexicale chasse les mots justes et subvertit le sens des discours. Lorsqu’un député socialiste parle de « rafle » à propos de l’interpellation de la jeune Kosovare, il use d’un terme impropre puisqu’une rafle est une arrestation massive, mais il le fait avec perversité : l’arrestation de jeunes devant leurs camarades, ça ne vous rappelle rien ? [...]

    Christian Vanneste - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Il-y-a-urgence-a-restaurer-le-sens

  • La publicité élément clé de l’idéologie dominante (3/5)

    C) Bombardement et bobardement publicitaire
    C.1. Il y a des bobards publicitaires tout comme il y a des bobards médiatiques. D’une certaine façon la publicité n’est d’ailleurs qu’un bobard continuel, alors qu’il arrive parfois au système médiatique de délivrer une véritable information.
    Exemples de bobards publicitaires :
    - la valorisation de qualités imaginaires (ex. le cas célèbre des épinards… en boîte qui seraient bons pour la santé car ils contiendraient… du fer !, les produits bio, les jus de fruits en boîte qui contiendraient des vitamines…, les boissons énergisantes, etc.) ; le syndrome de Findus (« On est très à cheval sur la qualité de nos produits »). Voir aujourd’hui l’accent mis sur les produits « sans », en particulier dans l’agro-alimentaire (sans colorant, sans additif, sans sel ajouté, etc., y compris sur des produits qui n’en avaient pas de toute façon comme les soupes « sans conservateur » Liebig ; voir aussi le « zéro bla-bla » de MMA Assurances – Enjeux Les Echos de septembre 2013) ;
    - les techniques de reconstruction du corps humain dans les photos publicitaires (cf. J.-P. Goude à propos de l’image de Grace Jones : « J’ai modifié une figure de la danse classique, l’arabesque, en lui ajoutant le pied flexe, qui est utilisé dans la danse africaine », « Je ne retouche pas, je n’aime pas ce mot … je déconstruis pour mieux reconstruire », Le Monde du 11/2/2012) ;
    - les faux experts qui servent à donner une coloration pseudo-scientifique aux effets supposés des produits ou des faux témoignages (en fait, des photos issues des banques d’images – notamment Getty Images ou iStockphoto – où l’on voit que les mêmes personnes sont utilisées sous des identités différentes [« chercheur », « éleveur », « client »] pour des publicités différentes) ;
    - faux avis de consommateurs sur Internet (ces avis influenceraient 70% des internautes, selon l’étude de l’agence Easy Panel/Testntrust d’août 2012 [LeMonde.fr du 3 juillet 2013]) ;
    - la publicité rédactionnelle clandestine (ex. les magazines auto, les fausses consommations de carburant affichées par les constructeurs automobiles : des résultats obtenus en réalité dans des conditions limites) ;
    - l’espace des appartements témoins artificiellement augmenté avec du mobilier qui n’est pas aux normes, etc.
    Ces tromperies sont néanmoins dangereuses pour les agences publicitaires quand elles sont découvertes (notamment par les mouvements consuméristes) car elles peuvent tomber sous le coup de la loi et finalement nuire à l’annonceur, c’est-à-dire lui faire une mauvaise publicité (exemple : condamnation récente de la Caisse d’Epargne Loire-Drôme-Ardèche pour publicité mensongère concernant six de ses placements – LeMonde.fr du 19 septembre 2013). Mais le public, soumis au bombardement publicitaire, a heureusement la mémoire courte !
    C.2. La publicité comme les médias agit prioritairement sur la sensibilité du récepteur et non sur son sens critique.
    Le développement de la logique de marques – qui est une tendance publicitaire contemporaine forte – vise justement à créer une relation émotionnelle avec le consommateur/cible afin de réduire son sens critique.
    Cette évolution a notamment été mise en lumière par Naomi Klein dans son essai célèbre No Logo paru en 2000 au Canada.
    C.2.1. De nombreuses études montrent la réalité de l’influence de la reconnaissance des marques sur la perception des consommateurs.
    Au début des années 1980 une étude montrait que des personnes souffrant de maux de tête se sentaient plus soulagées en prenant un cachet d’aspirine d’un groupe pharmaceutique connu, plutôt que d’un autre moins connu mais de même composition.
    Les travaux de McLure publiés en 2004 montrent de même l’influence de la marque sur l’appréciation explicite du produit par les consommateurs. Ils confirment les analyses plus anciennes, déjà citées par V. Packard en 1957, notamment sur les consommateurs de cigarettes (« Lors des tests ils ne sont pas capables de distinguer leur marque de cigarettes des autres. Ils fument donc vraiment une image », op.cit., page 48).
    Les travaux des neuro-psychologues sur IRMF (Imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle) le confirment : en l’absence de marque reconnue, les zones du cerveau sont plus activées que dans le cas contraire, comme si le sujet devait faire un effort supplémentaire pour apprécier la qualité du produit ; l’anticipation du résultat « grande marque » a notamment influencé le traitement de l’information gustative dans le cas d’expérience portant sur les boissons (Etude PLos One citée par Pierre Barthélémy, 18/6/2013).
    C.2.2. Le « branding » – la promotion des marques plutôt que des produits –traduit une inversion du rapport au produit. C’est le produit qui est un outil du marketing et non l’inverse. Le vrai produit c’est désormais la marque. Comme l’écrit le publicitaire américain Peter Schweitzer, « un produit c’est ce qui se fabrique en usine, une marque c’est ce qu’achète le consommateur » (cité par N. Klein, op. cit., page 304).
    La publicité met de moins en moins l’accent sur la valorisation de la qualité intrinsèque du produit et du service qu’il est censé rendre, comme dans les années 1950 (ex. la machine à laver Machin libère la femme des tâches ménagères), que sur le « style de vie » censé découler de la possession de ce produit (ex. « des voitures à vivre » de Renault, « mon smartphone ma vie » selon Samsung ; Nike se présentait comme « une société de sport », qui ne vend pas des chaussures mais « améliore la vie des gens par le sport et la forme physique », d’après Phil Knight, son président (N. Klein, op. cit., page 57). Le bourgeois gentilhomme disait la même chose quand il affirmait que son père n’était pas marchand mais qu’il était fort obligeant en donnant des étoffes en échange d’argent !
    Joule et Beauvois soulignent d’ailleurs l’importance de l’étiquetage comme moyen de manipulation : l’étiquetage consiste à doter la personne que l’on veut manipuler d’une qualité fictive (ex. la générosité, le souci des pauvres, la clairvoyance, etc.) pour l’inciter à se comporter dans le sens voulu par le manipulateur ; cela conduit la personne à tisser un lien entre ce qu’elle est (en fait ce que le manipulateur dit qu’elle est censée être) et son comportement (ce que le manipulateur attend d’elle).
    L’orientation de la publicité vers le « style de vie » plutôt que le produit lui-même s’inscrit dans cette mécanique d’étiquetage : elle consiste à faire croire que l’achat de tel ou tel produit recèlerait en lui-même de grandes valeurs de vie. Ainsi, dans les années 1990 il y a eu la mode de ce qu’on désignait ironiquement comme des « produits de bonté » (en achetant cette bouteille d’eau on versait quelques centimes à une noble cause humanitaire) ou, de nos jours, les produits « verts » (en achetant ceci… je sauve la planète) ou de « commerce équitable ».
    Avec les « marques » on achète non plus un produit mais tout un environnement émotionnel fictif et un style de vie (lifestyle) associé à ce produit (« Ma crème, c’est tout moi », « Shopi : Tout un état d’esprit pour vous guider vers les produits qui vous ressemblent » ; publicité Buick : « Elle vous donne le sentiment d’être l’homme que vous êtes », etc.).
    Le branding/style de vie aimerait enfin que le consommateur vive dans une marque, c’est-à-dire en étant soumis à une marque. Cela conduit à ce qu’on nomme la « voûte de marque », c’est-à-dire la vente d’une pluralité de produits n’ayant rien en commun, sinon de relever d’une même marque. Disney est le prototype de cette évolution : que la marque devienne la vie même. Walt Disney avait compris en effet que les gens qui regardaient ses films avaient envie de passer de l’autre côté de l’écran : d’où le premier Disneyland.
    Les marques s’efforcent ainsi de se glisser dans le quotidien des gens pour qu’ils consomment, c’est-à-dire qu’elles cherchent à accompagner le consommateur partout et tout le temps. Ainsi Nike se positionne comme coach virtuel des consommateurs avec le slogan « On va vous aider à vivre votre passion » : le running et le fitness (passions créées par la publicité en réalité).
    Scott Bedbury, vice-président marketing de Starbucks, déclarait ainsi que « Les consommateurs ne voient pas de différences énormes entre les produits » ; c’est pourquoi les marques doivent « établir des liens émotionnels » avec leurs clients : au moyen de « l’expérience Starbucks » (cité par N. Klein, op. cit., page 53). Voir aussi ce que déclarait l’auteur de la publicité de la Légende de Shalimar pour Guerlain, Brunon Aveillan : « J’aime faire rêver les gens avec des univers qui ne sont pas simplement centrés sur un produit » (Le Monde du 5 octobre 2013).
    Le branding est donc un moyen de conquête de l’imaginaire personnel et de la culture (on parle alors d’halogo), notamment grâce au sponsoring d’institutions publiques et de manifestations culturelles ou sportives.
    Michel Geoffroy, 6e Journée de la réinformation, 26/10/2013
    http://www.polemia.com/polemia-6e-journee-de-la-reinformation-la-publicite-element-cle-de-lideologie-dominante-35/

  • Cours d’histoire : les élèves de 5ème doivent savoir se repérer dans une mosquée

    BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – Il faut désormais vous y faire. Nos chères têtes blondes doivent connaitre l’islam. Cet apprentissage n’est pas le fait de leurs camarades de classe, toujours plus nombreux, adeptes de cette religion, mais des manuels d’histoire au programme de la classe de 5ème. L’histoire se passe dans un collège de Bordeaux, et est narrée par nos confrères d’Islam Confidentiel, lettre hebdomadaire « dédiée à la question de l’islam, en France et dans le monde ».

    « Le document que nous reproduisons est un exercice exigé par un professeur d’une classe de 5e – les enfants ont autour de 13 ans – dans un collège de Bordeaux ! L’enfant doit apprendre à « se repérer dans une mosquée » !

    Il doit donc situer, sur le plan fourni, qui est celui de la mosquée de Kairouan, en Tunisie, l’emplacement de la qibia (le mur indiquant la direction de La Mecque…), du minaret, du mirhab (« cavité symbolisant la présence de Mohammed », le nom de Mahomet étant ici orthographié au plus proche de sa transcription de l’arabe), ou encore le minbar (l’équivalent de la chaire pour l’imam), ce qui est aussi l’occasion pour les enfants d’apprendre plein de mots nouveaux…

    Cours d’histoire : les élèves de 5em doivent savoir se repérer dans une mosquée

    Une initiative (malheureuse) du professeur ? Même pas. Celui-ci n’a fait qu’utiliser le manuel d’histoire-géographie de 5e publié par les éditions Belin, qui s’ouvre par un chapitre consacré aux débuts de l’islam. On y lit que cette religion a produit une « civilisation brillante », on y apprend la liste des « premiers califes » (jusqu’au XIIIe siècle…), on y découvre que, sous domi­nation mahométane, « les autres religions sont autorisées et encadrées par certaines règles contrai­gnantes », ce qui pourrait être l’occasion d’apprendre aux élèves le sens du mot euphémisme… Après quoi on peut passer à « l’Occident féodal », où l’on voit que les paysans ne travaillaient toute l’année que pour payer les impôts que les seigneurs (chrétiens) exigeaient d’eux.

    Mémoricide d’un côté, construction d’une mémoire factice sur des bases erronées de l’autre. Il n’y manque que l’adresse de l’imam le plus proche, pour la conversion ».

    http://fr.novopress.info/142726/cours-dhistoire-les-eleves-5em-doivent-savoir-se-reperer-mosquee/