culture et histoire
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Natalia Routkevitch pour son livre "Le recommencement de l’Histoire"
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La République est une utopie mortifère

« Une communauté subsiste tant que parmi ses membres les causes d’amitié et d’union restent supérieures aux causes d’inimitié et de division. Les tribunaux sont établis pour châtier, réprimer et, s’il le faut, exclure ceux de chaque communauté qui montrent envers leurs confrères ce visage de loup qu’ils doivent réserver à l’ennemi commun. De même les honneurs anthumes ou posthumes ont servi de tout temps à récompenser ceux des membres de la communauté qui se sont montrés les plus “loups” envers l’ennemi ou, s’il est permis d’ainsi dire, les plus “dieux” envers leurs amis et compatriotes. Beaucoup de héros ont été déifiés ainsi, à titre militaire ou civil. » (Charles Maurras, Mes idées politiques).
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Géopolitique de la troisième guerre mondiale

Alexandre Douguine
De nombreux analystes avancent actuellement l’hypothèse que la troisième guerre mondiale a déjà commencé et que nous en sommes à sa première phase. Que ce soit vrai ou non, nous le saurons dans un avenir proche, mais supposons pour l’instant que cette hypothèse est fondée et tentons d’en examiner les contours géopolitiques.
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Qu'est-ce que la politeia dans la Grèce antique ?, avec Christel Müller
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Remigration, de Jean-Yves Le Gallou : l’audace d’un projet civilisationnel
Dans un paysage intellectuel français souvent engoncé dans la pensée unique, l’essai de Jean-Yves Le Gallou, Remigration, publié en 2025 aux éditions de La Nouvelle Librairie, arrive comme un pavé dans la mare. Loin de se limiter à un énième constat alarmiste sur les dérives migratoires, cet ouvrage propose une rupture stratégique. Avec une rigueur l’auteur n’offre pas seulement un diagnostic ; il propose des solutions. En s’appuyant sur l’histoire longue, le droit et une vision politique claire, Le Gallou livre un véritable manuel de survie pour les peuples européens. Cet article se propose d’en restituer les propositions essentielles, qui font de ce livre un événement intellectuel majeur de cette année 2026.
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« La résolution de l’ONU omet la traite arabo-musulmane et, plus encore, celle intra-africaine. Bien avant l’arrivée des Européens, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines (…) »

TRIBUNE – La résolution votée le 25 mars dernier par l’assemblée générale de l’ONU pour qualifier la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité » omet curieusement la traite arabo-musulmane et, plus encore, la traite intra-africaine.
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Des gouvernants et des gouvernés

Un trentième–cinquième texte de notre rubrique « Souvenez-vous de nos doctrines » est à retrouver aujourd’hui, un extrait de Pierre Boutang tiré de Reprendre le pouvoir, paru en 1978.
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La prudence, l'art de gouverner depuis l'Antiquité, avec Catherine Van Offelen et Ilaria Taddei
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La Commune de Paris : la guerre civile des Français, avec Michel Winock
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Les communes et le roi

par François Marcilhac
Dans Ouest France du 24 février 2026, en vue du premier tour des élections municipales, le comte de Paris rendait hommage aux élus municipaux en rappelant que « ces artisans du bien commun incarnent à la fois l’âme de notre pacte social et l’expression de notre diversité ». Et d’appeler à élargir leurs compétences. Malheureusement, le pays légal républicain est indifférent à cette dimension essentielle de cette « démocratie de proximité », la seule qui pourrait véritablement refléter le souci politique en dehors de toute autre considération. Parce que le régime des partis politise tout, au mauvais sens du terme, parce qu’il fait de chaque enjeu électoral un enjeu de pouvoir oligarchique, parce qu’il est incapable de s’affranchir de ses propres démons politiciens, il abîme ces élections et le rapport entre le maire et ses « administrés » en y insufflant des préoccupations étrangères aux affaires municipales. C’est ainsi que la seule question que se sont posés politistes, journalistes et politiciens était de savoir si les municipales de 2026 préfigureraient les luttes à venir pour la présidentielle de 2027, alors que, comme le comte de Paris l’écrivait également, « si les Français plébiscitent les communes, c’est parce qu’elles sont naturellement l’espace des avancées concrètes et de la solidarité réelle ».