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culture et histoire - Page 1652

  • Le choix de la contestation du pouvoir ukrainien à l'aune de l'histoire de France

    Le fait ukrainien a séparé la mouvance en deux parties, non égales d'ailleurs.
    Si certains, majoritaires au demeurant, ont cru bon - on peut les qualifier d'identitaires et ils se recrutent bien au delà du Bloc - de soutenir les nationalistes ukrainiens agissant contre le pouvoir le pouvoir en place, d'autres ont préféré effectué le choix inverse. Leur choix fut la conséquence de leur appartenance identitaire, mais aussi de leur sympathie bien naturelle pour les croix celtiques arborées et portées par leurs camarades ukrainiens, présents sur place et d'opposition au pouvoir en place.
    Les seconds, quant à eux, se refusèrent à soutenir les porteurs de croix celtiques ukrainiennes, non au motif qu'elles leur déplaisaient, mais sûrement en raison d'un choix d'ordre géopolitique.
    Si à l'évidence les premiers se prononcent pour – la croix celtique en l'occurrence - les seconds ont effectué un choix qui presque toujours n'est pas d'approbation mais de répulsion : c'est ainsi que ceux qui ont opté pour Kiev et/ou pour Moscou, le plus souvent, n'apprécient pas particulièrement les deux capitales ou plus exactement, les deux modèles sociétaux qu'elle représentent.
    C'est parce qu'il n'a duré que fort peu – les trois quarts d'un siècle normal - que les grands historiens, de façon presque consensuelle, ont décidé d'appeler le dernier siècle précédent « le court vingtième siècle » : 1914 -1989 . Il n'est pas certain que la valeur historique de ce dernier ait été véritablement comprise puisqu'il ne faudrait pas omettre que pendant environ les huit mille ans de l'histoire qui ont précédé, les hommes très majoritairement, élevèrent et cueillirent. Si cela ne signifie pas que dans les grands pays, l'industrie n'existait pas avant 1914, il n'en reste pas moins que la quasi-totalité des contrées furent encore à l'époque campagnardes. En tant que tel, le vingtième siècle marque une évolution-révolution dans l'histoire humaine.
    De ce « court vingtième siècle », il n'est pas impossible et c'est même même probable que la seconde guerre mondiale en fut l'événement le plus marquant : les trois grandes idéologies de l'époque s'y affrontèrent avec à leur tête trois personnages historiques phares : Rossevelt pour la démocratie libérale, Staline pour le communisme, et enfin Hitler pour le fascisme, ce dernier considéré au sens générique du terme. Il faut bien évidemment prendre garde aux nuances : tous les démocrates ne se reconnurent pas dans l'action, les choix politiques de Roosevelt ; pas plus que Staline ne fit l'unanimité chez les communistes ou Hitler pour les nationalistes de toute obédience. Cependant, à la tête de puissances aussi majeures que les Etats-Unis, L'Union soviétique et l'Allemagne, ces trois hommes d'Etat furent historiquement incontournables, ce au point qu'il fallait en choisir un, malgré toutes les objections de type idéologique que l'on pouvait émettre, au sujet des uns comme des autres...
    Vivants aux 21 ème siècle depuis environ vingt-cinq ans, même si la donne a bien changé, les choix à effectuer de nos jours sont tout aussi nécessaires qu'ils le furent à l'époque. Plus exactement, à l'échelle planétaire, il n'existe plus de personnage histoirique majeur incarnant aujourd'hui le mode de pensée de Hitler ou Mussolini. Quelque part aussi, alors que nous nous avions annoncé « la fin de l'histoire », celle-ci s'est, peu de temps après la levée du rideau de fer, remise en route : nous voici à nouveau en présence de deux blocs – le troisième a disparu en 1945 – même si contrairement à naguère, ils n'ont plus la cohérence interne qui fut auparavant la leur. Si, côté libéral, les sociétés se ressemblent par tant, tel n'est plus le cas pour celles qui s'opposent au nouvel ordre mondial ; d'une part, parmi les deux cents pays qui composent le monde, elles sont anormalement peu nombreuses, d'autre part, elles sont radicalement différentes, d'un point de vue idéologique : mis à part en effet, leur opposition au nouvel ordre mondial, quoi de commun d'un point de vue idéologique entre la Chine, la Russie, la Corée du nord, l'Iran ou la Syrie ?
    Voilà pourquoi, sachant ces deux facteurs majeurs, on ne peut plus se permettre un choix confortable qui soit tout simplement conforme aux intérêts bien particuliers des uns et des autres. De surcroît, j'ai eu l'occasion de lire que l'Ukraine n'était pas la Russie. C'est omettre qu'elle en est beaucoup plus proche que la Tchéchénie.
    Et même dans le cadre de l'histoire française, il n'est pas bien difficile d'imaginer le choix de ceux qui défendent aujourd'hui l'Ukraine : qu'eurent-ils donc fait entre 1946 et 1954 en Indochine ? Ou entre 1954 et 1962 durant la guerre d'Algérie ? Quel camp eut été choisi au motif du respect des identités locales ?
    Et ce malgré tous les sacrifices des Anciens ...

    Alain Rebours

    http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFAFlVkApuuWnyzhVY.shtml

  • L’archipel Humain (1/3) : Titans et effondrements

    « Chaque chose et chacun, âme, être, objet ou nombre,
    Suivra son cours, sa loi, son but, sa passion,
    Portant sa pierre à l'œuvre indéfinie et sombre
    Qu'avec le genre humain fait la création ! »
       Victor HUGO, Les Rayons et les Ombres, 1839.

    A l’horizon du prochain siècle se profilent d’inquiétants nuages noirs: pénurie énergétique ou minérale, crise démographique et agricole, changements climatiques, acidification des océans, déforestation, menaces sur les écosystèmes et les réserves halieutiques. Dans le même temps, le monde occidental subit, depuis bientôt un siècle, une crise idéologique et sociale, à laquelle s’ajoutent des crises économiques à répétition, qui ne vont qu’en s’aggravant. Il apparaît donc que notre situation ressemble en certains points à celle de civilisations antiques disparues, atteignant une démographie trop importante pour prospérer dans leur environnement, et faisant face à des conflits potentiels pour s’approprier les dernières richesses. A ceci près que l’échelle concernée n’est plus régionale mais planétaire, compte tenu de l’interconnexion entre les sociétés humaines, et de la globalisation des problèmes environnementaux. Nous ne pouvons donc pas nous permettre simplement de migrer pour changer de milieu de vie.

     1.   Anthropocène: le réveil des Titans.

    Homo sapiens, rules the world.L’Anthropocène, c’est ce terme désignant une nouvelle époque géologique1. Ce qui signifie que nous ne sommes plus dans la continuité de la précédente et que l’écosystème global a été perturbé dans sa globalité, par notre espèce devenue dominante à l’échelle de la planète2-6. On peut aussi bien en situer l’origine au début de l’ère industrielle, ou au moment de la maîtrise du feu.

    Les Titans approchent. Le problème de notre époque, le défi de ce siècle, n’est pas simplement climatique, énergétique, ou démographique : il est systémique. Des chasseurs cueilleurs, nous sommes passés aux organismes génétiquement modifiés et peut être demain à la géoingénierie. En l’espace de quelques millénaires, notre espèce a obtenu un pouvoir fabuleux, qui, associé à une conscience, nous donne aussi des devoirs. L’adaptation à une catastrophe sera d’autant plus douloureuse que moins préparée. Entre les couches sédimentaires, les changements les plus abrupts sont associés aux crises du vivant. Ainsi, les titans prédits par Jünger approchent,  s’incarnant en des avatars menaçants : la faim, la sécheresse, les guerres, enfin la nuit, par pénurie d’énergie.

    Le paradigme de la main invisible. C’est une erreur de croire que l’évolution est toujours positive. La queue du paon est peut-être un avantage adaptatif en séduction, mais complètement inutile, voire néfaste du strict point de vue de ses capacités de survie.  Ainsi en est-il également de notre progrès technologique. Croire au progrès technologique comme solution à tous nos défis est une erreur fondamentale dans un monde globalisé, avec des ressources limitées. Car pour obtenir de l'innovation il faut investir dans la recherche, et pour investir, il faut un capital qui, en dernière analyse, est issu des ressources naturelles. Ce qui signifie que toute l'activité économique se fait en puisant dans le capital naturel. Donc une pénurie impliquerait non seulement un ralentissement de la croissance, mais aussi de l’innovation, menant à une spirale de dépression. Le développement des technologies doit évoluer avec la connaissance que nous avons de notre propre écologie, afin de mieux faire la part des choses, et de distinguer le vain de l’utile, rendant l’exploitation des ressources souhaitable. Il ne suffit pas de tendre notre effort vers l’adaptation, mais il faut également connaître une direction. En ce sens, il s’agit de privilégier l’information et de ralentir la consommation.

    2.     Effondrements et adaptations.

    De l’Expérience... L’étude croisée des sciences naturelles et de l’archéologie donne des exemples de civilisations soumises à des défis, ayant réussi ou non à s’adapter et à perdurer. La civilisation Maya, après avoir atteint son apogée autour de l'an mil, s'effondra entre 750 et 900. En moins d’un siècle, la population régionale passa de trois millions d'habitants à environ quatre cent cinquante mille. Différentes hypothèses sur cet effondrement ont été avancées: guerres, mauvaise gestion des sols ou appauvrissement des ressources agricoles et hydriques 7. Ce sont les causes internes. Le climat, cause externe, pourrait en être la cause primaire 8, influant sur toutes les autres, en menant à une réaction en chaîne, causant des difficultés dans l’approvisionnement et la gestion de l’eau 9. Dans un tel contexte, les conflits entre Cités-Etats, donc les guerres pour les ultimes ressources, étaient  favorisées.

     

    ...à la Conscience. On peut ainsi faire un lien direct entre stress environnemental et désordres politiques. Nous apprenons, à travers l’exemple des Mayas, que l’exploitation maximale du milieu naturel et la dépendance des ressources ont conduit leur civilisation à une grande fragilité. En reprenant l’exemple des Mayas, accompagné, entre autres, de celui des Anasazis, des Vikings du Groenland, des sociétés polynésiennes et de l’île de Pâques 10, auquel nous pourrions rajouter ceux, plus actuels, de Nauru et Kiribati,  Jared Diamond (« Effondrement ») présente une liste de cinq facteurs entrant en compte dans ces effondrements ou sauvegardes de société : (i) les dommages environnementaux, (ii) les changements climatiques, (iii) les voisins hostiles, (iv) le rapport de dépendance avec les partenaires économiques, et (v) les réponses apportées par la société à ces problèmes, selon ses valeurs culturelles 11. Ainsi l’approche top-down peut s’avérer aussi efficace (comme le montre l’exemple du Japon sous l’ère Tokugawa) que nuisible (dans le cas des Vikings, voulant conserver un lien avec la « base européenne », déconnectée des problèmes du Groenland).

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  • 2014 : 800e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE SAINT LOUIS !

    Saint-Louis

    Plus d’information des activités de l’association Oriflamme ICI

  • « I-Media » spécial Bobards d’Or: avec Jean-Yves Le Gallou

  • L’Action francaise chez Radio Courtoisie

    L’Action francaise est invité lors de la prochaine émission d’Albert Salon sur Radio Courtoisie, le lundi 24 mars 2014 de 10h45 à 11h45 sur le thème du "français en partage"

    Prochaine émission à Radio Courtoisie (95,6 Mhz) : Le français en partage dirigée par Albert SALON, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur, prix Jean Ferré 2008 des auditeurs de Radio Courtoisie, Président d’Avenir de la langue française ; avec l’assistance de Mme Lydie CASSARIN-GRAND :

    Lundi 24 mars 2014 : « L’Action française, les royalistes et les langues du royaume » avec MM. Olivier PERCEVAL, Secrétaire général de l’Action française, François MARCILHAC essayiste et directeur éditorial de l’AF 2000, et Joël BROQUET, président du Carrefour des Acteurs sociaux, ancien président de l’Agence de la Langue française créée par Philippe de Saint Robert.

    Lundi 24 mars 2014 de 10h45 à 11h45 ; puis rediffusions la même semaine : lundi 24 à 14h, mardi 25 à 6h, samedi 29 mars à 10h45.

  • Les nouveaux bien-pensants

    Le 04 mars, Patrick Péhèle et Pascal Eysseric recevaient sur Radio Courtoisie, Michel Maffesoli et Hélène Strohl pour leur livre “Les nouveaux bien-pensants” éditions du moment. Un pamphlet virulent et acerbe.

    Avant d’être économique, la crise actuelle est morale. Aujourd’hui, les élites – ceux qui ont le pouvoir de faire et de dire – semblent de plus en plus déconnectées de la vie de tous les jours. Le bavardage des journalistes, politiques, hauts fonctionnaires et « experts » n’intéresse plus grand monde. La dévaluation de la parole publique est inquiétante, car c’est elle qui suscite l’émergence des discours démagogiques, ceux des extrêmes, gauche ou droite. À partir de quelques exemples précis et emblématiques (Attali, Minc, Badiou, Plénel…), il s’agit d’analyser et de dénoncer les racines du conformisme propre au dangereux « entre-soi » caractérisant la pensée « officielle ». Il faut chercher les sources de ce décalage et montrer en quoi les « nouveaux bien-pensants », dont le moralisme conforte le politiquement ou le théoriquement « correct », suscitent les multiples incivilités sociales.

    Michel Maffesoli, membre de l’Institut universitaire de France, Professeur à la Sorbonne est le théoricien, internationalement reconnu, de la postmodernité. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, traduits en de nombreuses langues, parmi lesquels : L’Ombre de Dionysos (1982), Le Temps des tribus (1988), Du Nomadisme (1997), Sarkologies ( 2011).

    Hélène Strohl, ancienne élève de l’ENA, Inspectrice générale des affaires sociales honoraires, a publié L’État social ne fonctionne plus (2010) et deux romans.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Les Etats-Unis face à l’islam politique - Samedi 8 mars - Université populaire

     

    Les Etats-Unis face à l’islam politique - Samedi 8 mars - Université populaire
    Université populaire, samedi 8 mars 2014
    Séance 1 (10h30-12h30)

    Dialogue introductif, avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur des Universités, directeur de l’iReMMO et de la revue Confluence Méditerranée, et Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique et animateur du blog Nouvelles d’Orient.
    Séance 2 (14h-16h)

    Le tournant de la guerre en Afghanistan, avec Gilles Donrrosoro, professeur en science politique à l’Université Paris I.
    Séance 3 (16h-18h

    Positionnement politique des Etats-Unis face aux gouvernements post révoltes arabes, avec Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l’IRIS.

     

    notes

     

    Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org
    Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi) ; carte Intégrale 145/90€
    Lieu : iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)
    http://www.voxnr.com/cc/di_antiamerique/EFAFluFZukUHBVVpab.shtml