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culture et histoire - Page 1879

  • Esclavage : ils salissent la France pour un peu de fric !

    Le CRAN récidive. Une nouvelle fois, il cherche à humilier la France en lui réclamant des réparations, non pour les victimes de l’esclavage mais pour les descendants des victimes de l’esclavage. À ce titre, la Caisse des dépôts a été assignée en justice.

    Taubira, de son côté, va encore plus loin dans le grotesque en évoquant des réparations foncières.

    Si tout cela est une aberration juridique — en droit, seule la victime peut réclamer, en justice, réparation pour le préjudice qu’elle a subi — le plus insupportable est l’ingratitude incroyable dont la France fait l’objet sur cette question. Car il est tout de même temps que la chose soit dite : la France est le premier pays de l’histoire de l’humanité à avoir aboli l’esclavage.

    En effet, par un édit du 3 juillet 1315, Louis X le Hutin abolit l’esclavage sur le sol de France, au motif que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». De ce principe est né l’adage : « Le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. » Dès lors, il suffisait de faire un pas sur le sol de France pour que sa condition d’esclave soit aussitôt anéantie. Ainsi, en 1571, sur le fondement de l’édit de 1315, des esclaves sont affranchis à Bordeaux après avoir mis pied à terre. Les magistrats du Parlement de Bordeaux exigeront leur libération, concluant dans leur arrêt que « jamais une terre française ne connaîtra cet odieux trafic ». [...]

    Adrien Abauzit - La suite sur Boulevard Voltaire

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  • 5 janvier 1720 : La spéculation, miroir aux alouettes

    LE 5 JANVIER 1720 est le jour de gloire pour John Law : il est nommé contrôleur général des Finances du royaume de France. Quelle ascension pour ce fils d'un orfèvre d'Edimbourg qui, après avoir dissipé sa fortune à Londres entre 1691 et 1695, a entrepris de courir l'Europe pour étudier les divers systèmes financiers et bancaires des pays visités ! De retour dans son Ecosse natale, il publie le fruit de ses cogitations dans un livre intitulé Considérations sur le numéraire et le commerce, dont l'idée centrale est révélatrice d'une mentalité typiquement libérale: il faut émettre du papier monnaie garanti sur les terres du pays (le papier monnaie, emblématique de ce "nomadisme" qu'un Jacques Attali exalte comme étant le fin du fin de la civilisation, au détriment d'un enracinement dans le terroir qu'un Bernard-Henri Lévy dénonce, dans L'idéologie française (Grasset, 1981) comme la matrice de la "barbarie ").
    Soucieux d'appliquer sa théorie, Law adresse un mémoire au gouvernement français, empêtré dans le difficile financement de la coûteuse et interminable guerre de Succession d'Espagne (1701-1714). Il voudrait obtenir l'autorisation d'ouvrir une banque d'émission à Paris.
    L'Europe se débat alors dans un marasme économique marqué par une dépression générale des prix, qui provoque accroissement de la rente, recul du profit, augmentation du coût du capital. La France est particulièrement touchée: les dépenses de l'Etat ont doublé de 1689 à 1697 puis doublent à nouveau de 1701 à 1714. Spirale vicieuse, entraînant des expédients douteux qui sont autant d'aveux de faiblesse de l'Etat: emprunt, refonte des espèces monétaires, émission de papier monnaie dont la valeur chute rapidement. Le poids très lourd de la dette publique semble devoir plomber toute tentative de redressement.
    Selon Law, la clef est dans la monnaie : l'insuffisance monétaire bloque la croissance, il faut donc démultiplier l'instrument monétaire. En créant une institution publique de crédit, calquée sur la Banque d'Angleterre (fondée en 1691), qui émettra un papier solide, on restaurera la confiance et on pourra résorber la dette publique. Il y a, dans ce raisonnement, un élément très important, que les économistes ont eu et ont encore tendance à trop négliger : le facteur psychologique, c'est-à-dire l'état d'esprit optimiste ou pessimiste - des producteurs-consommateurs est déterminant dans l'évolution d'une situation économique (mais échappe très largement aux calculs trop mathématiques, trop rationnels : la confiance - ou la défiance - ne se met pas en équation, quoiqu'en pensent polytechniciens et énarques).
    En exposant son projet dans son Essai sur un nouveau système de finances, Law gagne la confiance du Régent, qui l'autorise à créer une banque privée d'escompte et d'émission. Son caractère privé ne l'empêche pas d'avoir un solide appui de l'Etat: alors qu'elle émet des billets au porteur, 75 % de son capital est en billets d'Etat et le pouvoir autorise le paiement des impôts en billets. Après une phase d'attentisme face à cette nouveauté, le public et les professionnels de la banque font un succès aux billets de la banque Law. Le financier peut alors passer à la réalisation d'une autre idée qui lui est chère: créer une compagnie de commerce pour mettre en valeur la Louisiane récemment acquise par la France (1682).
    La réussite semble sourire à Law : sa banque transformée en banque royale, l'appel au crédit et l'émission continuelle de monnaie fiduciaire prennent des proportions spectaculaires. L'apogée est son accession au contrôle général des Finances. Le désastre suit de peu. Le volume excessif des émissions, la fureur spéculative, le climat de surexcitation entretenu au siège de la banque, rue Quincampoix (atmosphère bien rendue dans les versions filmées successives du roman de Féval Le Bossu) contribuent au caractère artificiel du système Law. Quand les premiers signes de défiance apparaissent, Law croit trouver la parade en dévaluant. Cela ne fait qu'augmenter l'inquiétude. Beaucoup cherchent à se débarrasser de billets devenus suspects. Le coup de grâce est donné par le duc de Bourbon et le prince de Conti qui se défont des sommes considérables qu'ils avaient en billets et actions. Law multiplie les mesures déflationnistes mais il est trop tard pour inverser la tendance.
    Les décrets d'octobre et de décembre 1720 suppriment le billet et la banque de Law qui, pour éviter d'être lynché, doit s'enfuir en catastrophe et se réfugier à Bruxelles puis en Italie, où il finit dans la misère. Mais il n'est pas le seul à avoir été ruiné par son système, qui va laisser de si mauvais souvenirs que les Français garderont longtemps une grande méfiance à l'égard de la spéculation. Ce qui ne les empêchera pas d'en être à nouveau régulièrement victimes ... jusqu'à nos jours.
    Pierre VIAL. RIVAROL janvier 2008

  • L'Eglise en berne ? Les chiffres montrent l'inverse

    Ce matin, le cardinal Secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, et le Substitut aux affaires générales, Mgr. Angelo Becciu, ont présenté au Pape l'édition 2013 de l'Annuaire Pontifical et de l'Annuaire statistique de l'Eglise. On y enregistre la création de

    • 11 nouveaux sièges épiscopaux,
    • 2 ordinariats personnels,
    • 1 vicariat apostolique
    • 1 préfecture apostolique.

    Quleques chiffres :

    • 1.214 millions de catholiques en 2011 contre 1.196 millions en 2010, soit une augmentation de 1,5%, soit 18 millions de fidèles en plus.
    • la proportion des catholiques dans le monde est restée stable, autour de 17,5 %. Le nombre des catholiques a augmenté en Afrique de 4,3%, 2% en Asie et 0.3% en Amérique et en Europe.
    • Le nombre des évêques a augmenté de 5.104 à 5.132.
    • Au 31 décembre 2011, on comptait 413.418 prêtres, contre 405.067 en 2001. En Afrique et en Asie, l'accroissement est respectivement de 39,5% et de 32% (avec une augmentation de plus de 3000 prêtres pour la seule année 2011). En Amérique, la situation est stationnaire (122.000) alors que l'Europe a connu une diminution de plus de 9% du nombre de prêtres.
    • Le nombre des religieux profès non prêtres se consolide et dépasse légèrement les 55.000.
    • Forte diminution des religieuses professes : 713.000 contre 792.000 en 2001.
    • Les candidats au sacerdoce, diocésains et religieux, sont passés de 112.244 en 2001 à 120.616 en 2011 avec une augmentation de 7,5%.

    Michel Janva http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Découverte d’un nouveau talent grâce à… Twitter

     

    Découverte d’un nouveau talent grâce à… Twitter

    WASHINGTON (NOVOpress) - … et aux séries télévisées ! Comme quoi, tout est possible : l’amour des séries télé et des réseaux sociaux peut aussi susciter des génies. De quoi faire taire les grincheux qui vivent dans la nostalgie d’une époque ancienne où les jeunes ne perdaient par leur temps à ne rien faire sur l’ordi, mais qu’ils étaient bien éduqués et sérieux. D’ailleurs pour information, Socrate se plaignait déjà des jeunes gens de son siècle…

    Toujours est-il qu’aux Etats-Unis, une jeune lycéenne de 17 ans, Jennie Lamere, utilisatrice de Twitter et passionnée de séries, en avait assez d’apprendre la fin de ses séries préférées par des messages sur le réseau social, qui lui enlevaient alors tout le plaisir de la surprise. Elle a donc mis au point un module complémentaire, qui grâce à un système de mots-clés définis par l’utilisateur, intercepte les tweets contenant ces mots-clés, et permet à l’utilisateur d’éviter les messages indésirables. Jennie a appelé son invention Twivo, et c’est grâce à une compétition informatique à Boston, le “TVnext Hackathon”, que sa découverte a été connue et récompensée. Elle était de plus la seule compétitrice féminine du concours !

    La jeune fille ne s’arrête pas là dans ses recherches : elle est actuellement en train de peaufiner son application pour proposer des versions pour Google Chrome et Mozilla Firefox, et elle espère un jour entrer à Google. Pas de problème d’orientation chez les petits génies de l’informatique !

    Marie Vermande http://fr.novopress.info/

    Crédit photo : DR

  • Une excellente nouvelle : le site des Manants du Roi reparaît !

    Nous avions tous regretté l’interruption du site des Manants du Roi. Aussi est-ce avec une grande joie que de nouveau reçoivent sa lettre quotidienne ... les privilégiés qui se sont inscrits... Un privilège que chacun peut partager. Il suffit d’un simple clic !

    Rénové et toujours aussi intéressant.

    Les Manants du Roi

  • 14 mai : conférence de Béatrice Bourges sur Le Printemps français

    RDV avec Béatrice Bourges et l'Abbé de Tanoüarn pour une conférence sur Les premières leçons du Printemps français à 20h15 Centre St Paul 12 rue Saint-Joseph 75002 PARIS Métro Sentier (ligne 3) ou Grands Boulevards (lignes 8 et 9).

     

    Béatrice Bourges apparaît dans les médias comme l’un des porte-parole de ce mouvement spontané que l’on appelle le Printemps français. Elle est certainement l’une des mieux habilités aujourd’hui à tirer les leçons de la grande protestation des jeunes Français face au nihilisme politique des socialistes, tout en fournissant des pistes et des repères pour l’avenir. Béatrice Bourges signera son livre De la théorie du genre au mariage de même sexe à l’issue de la conférence.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Jeanne d’Arc : La prière de Bernanos

    Un très beau texte de Bernanos rappelé et commenté hier sur l’excellent site Nouvelle Revue Critique.

    Demain, comme chaque deuxième dimanche de mai, nous célébrerons Jeanne d’Arc. On fleurira ses statues un peu partout en France, des prise d’armes ou des festivités civiles auront lieu dans la plupart des grandes villes et ceux d’entre nous qui habitent Paris...

    ... ou qui s’y trouveront pour l’occasion auront à cœur de défiler comme chaque année devant la sainte à cheval, casquée et vêtue d’or, de la place des Pyramides.

    L’an dernier la fête de Jeanne d’Arc aurait du prendre un relief particulier puisqu’elle coïncidait à la fois avec le six centième anniversaire de la naissance de Jeanne et avec le cent cinquantième anniversaire de son mentor moderne, M. Maurice Barrès. Mais la République ne l’entendait pas de cette oreille. Elle ne s’est mise en frais ni pour l’un, ni pour l’autre. Nos deux lorrains n’ont eu droit à aucune commémoration officielle. Il est vrai que nous étions en pleine séquence présidentielle et que le culte de la Pucelle n’a jamais fait bon ménage avec la démocratie. Les deux candidats qui cherchèrent, bien timidement d’ailleurs, à récupérer l’image de Jeanne, n’en tirèrent aucun avantage et c’est tant mieux.

    Cette année, il serait bien venu de placer l’hommage à Jeanne sous le patronage de Georges Bernanos. Ses textes johanniques sont moins connus que ceux de Barrès, de Péguy ou de Claudel mais ils sont souvent d’une grande beauté. Qui peut lire Jeanne relapse et sainte sans être pris par la force du texte, sa puissance poétique et par sa profonde vérité ? Le petit document que nous publions ci-dessous est une prière des jours sombres. Il vient du Brésil. Bernanos, après avoir connu l’amertume de l’exil et pleuré sur sa patrie défaite, recouvre progressivement l’espoir. Il pensait être venu en Amérique du Sud pour y cuver sa honte. Or, comme il le dit dans sa Lettre aux Anglais, "je n’y ai pas cuvé ma honte, j’y ai retrouvé ma fierté, et c’est le peuple du Brésil qui me l’a rendue". [...]

    La suite sur La Nouvelle Revue Critique

    http://www.actionfrancaise.net

  • Mystique ou adulation cytologique, par Jacques-Yves Rossignol

    Je me trompe peut être, mais on n'entendait plus parler de la Création et des créatures de Dieu dans l'Église du Christ. En tous cas, je n’avais pour ma part aucun écho de ces paroles essentielles à travers les homélies, encore moins à travers la « presse catholique ».

    Quelle joie d'entendre à nouveau cela de la bouche du pape François : les créatures de Dieu ! Comme c'est beau et évocateur ! Et juste, puisqu'il y aussi les bêtes, la nature !
    Depuis des années, je t'entendais parler que de la "vie", du "respect de la vie" et c’était là un discours rien moins que clair. Il y aurait énormément à dire. Mais, en gros, on avait l’impression que « la vie », cette vie martelée jusqu’à saturation par un certain catholicisme, elle était de plus en plus étrange, de plus en plus réduite et pour tout dire, de plus en plus morte ! La vie, c’était d’abord la vie exclusivement humaine (tant pis pour les autres créatures de Dieu !) puis on comprenait implicitement que la vie, c’était avant tout celle de l’embryon, et pour finir on apprenait que la vie à défendre, c’était celle des cellules embryonnaires !
    C’est à dire que la vie, c’était tout sauf la réalité de la Création dans sa totalité et dans sa réalité naturelle et historique. On était donc en plein réductionnisme glacé, à la remorque des définitions les plus contingentes et les plus passagères de la vie par les biologistes, les biochimistes, les généticiens qui, eux, sont, heureusement, parfaitement conscients du caractère approché, régional et provisoire de leurs conceptualisations et donc de la contingence historique de leurs paradigmes.
    Cette réduction de la religion au « respect de la vie » à l’embryolâtrie, à la cytolâtrie (je rappelle que la cytologie est la science qui étudie le vivant au niveau de la cellule), son origine historique et ses fonctions ne sont que trop évidentes. La cellule vivante que nous devrions adorer et respecter, elle est effectivement vivante mais comme l’individu du capitalisme pourrissant : elle se nourrit, elle excrète, et basta ! Cette vie de type embryonnaire ou cellulaire, évidemment inconsciente et apathique, promue jusqu’à l’obsession, c’est bien celle qui est imposée aux hommes adultes par l’industrie culturelle du capitalisme pourrissant.
    Et c’est effectivement le modèle de vie que nous proposait depuis trente ans peut être l’Église qui avait choisi, consciemment ou non, d’ignorer la complexité proprement épistémologique et historique des conceptions de la vie pour être à la traîne et à l’affût des analyses partielles et régionales de la biologie.
    Alors, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour commencer à percevoir par quel truchement cette conception étrange de la vie a pris la place de la vie réelle, historique dans la théologie contemporaine.
    C’est un résultat parmi bien d’autres de la glaciation mentale générale qu’a induit peu à peu le capitalisme le plus âpre, et que l’on désigne habituellement par le concept de réification. On pourrait citer par exemple l’animal de ferme devenu une pure machine à produire de la viande et on a confirmation d’une profonde cohésion dans l’horreur de la réification en remarquant que la divinisation de la vie cellulaire est corrélative du plus profond oubli et mépris de l’animal de laboratoire pour lequel la gent pseudo-catholique dressée (il n’y a pas d’autre mot à ce niveau de non-pensée) à l’adoration des cellules n’a jamais, jamais eu la moindre trace de compassion. Il y aurait encore beaucoup à dire en suivant le chemin que je viens de tracer mais cela serait long et complexe. Je dois, en conclusion, aller à l’essentiel.
    On avait cru comprendre que le christianisme était la religion de la divinisation de l’homme lors de son retour à Dieu par la médiation de Jésus christ et à travers les acquis de l’expérience mystique. C’est peut-être par le rappel de cette expérience mystique que l’Église aurait pu éviter de se donner le ridicule de l’adoration des cellules embryonnaires et de l’oubli corrélatif d’une création, hommes et bêtes, qui vit certes mais dans un tout autre sens, phénoménologique et existentiel, et qui, souvent, souffre. Mais peut être aussi que certains avaient intérêt à faire oublier l’expérience mystique et à transmuter l’Église en une confrérie proposant pour tout objet à ses fidèles l’adoration pleurnicharde des cellules « humaines ».
    Difficile de trouver un meilleur moyen de crétinisation et d’infantilisation, il faut l’avouer.
    Espérons que le cauchemar de la prosternation devant les cellules embryonnaires va prendre fin avec le pape François. Il semble, lui, se souvenir que les Évangiles, ce n’est pas une adoration figée et stuporeuse de la matière, fut-elle organique, mais une histoire pathocentrée qui se passe entre des êtres vivants et souffrants et leur Créateur.
    Jacques-Yves Rossignol
  • 11 mai 330 Naissance de la future Constantinople

    Le 11 mai 330, l'empereur Constantin donne une nouvelle capitale à l'empire romain sous le nom officiel de «Nouvelle Rome». Cette cité prendra le nom de l'empereur après la mort de celui-ci. C'est sous ce nom, Constantinopolis ou Constantinople, qu'elle restera dans l'Histoire.

    Jean-François Zilberman

    Trop vaste empire

    L'empire romain avait atteint ses plus grandes dimensions au siècle précédent. Il était devenu ingouvernable et résistait mal à la pression des Barbares.

    En 293, l'empereur Dioclétien déplace le siège du gouvernement dans quatre villes proches des frontières les plus exposées (Milan, Nicomédie, Sirmium et Trèves). Il instaure un gouvernement collégial pour mieux tenir les frontières mais sa tentative fait long feu. Son successeur Constantin 1er s'établit à Nicomédie (aujourd'hui Izmit, au fond du golfe du même nom, sur la mer de Marmara) après avoir rétabli à son profit l'unité de l'empire.

    Constantin cherche un site propice à une nouvelle capitale et en 324, jette son dévolu sur la ville de Byzance. Le choix est judicieux. Byzance a été fondée 1000 ans plus tôt, en 667 avant notre ère, par des colons venus de Mégare, sur les détroits qui séparent l'Europe de l'Asie.

    La ville est située sur un promontoire à l'entrée du Bosphore. Cet étroit chenal ouvre sur la mer Noire (le Pont-Euxin en grec ancien), au nord, et sur la mer de Marmara, au sud.

    Cette mer fermée débouche elle-même sur la mer Égée et la Méditerranée par le détroit des Dardanelles (l'Hellespont des Grecs anciens).

    La nouvelle capitale surplombe la mer de Marmara et le Bosphore.

    Elle est délimitée à l'est par un estuaire étroit qui remonte vers le nord et auquel sa beauté a valu d'être appelé la Corne d'Or (aujourd'hui, les bords de l'estuaire sont devenus une zone insalubre).

    Contantinople commande les passages entre l'Europe et l'Asie. Elle est également proche des frontières du Danube et de l'Euphrate. Elle est enfin située au coeur des terres de vieille civilisation hellénique.

    Comme il en est allé de Rome à ses lointaines origines, le périmètre de la ville a été d'abord délimité par un sillon tracé à la charrue. Puis, des dizaines de milliers de terrassiers se sont mis à l'oeuvre.

    Dédicace

    L'inauguration solennelle (ou «dédicace») est empreinte de rites païens, avec un sacrifice à la Fortune et une dédicace du philosophe néoplatonicien Sopâtros. Mais Constantinople naît à l'époque où le christianisme s'impose dans l'empire romain et, à la différence de Rome, elle sera dépourvue de temples païens et presque exclusivement chrétienne.

    Les habitants reçoivent les mêmes privilèges que les Romains, notamment l'exemption de l'impôt et les distributions gratuites de froment. Un Sénat est constitué à l'image du Sénat romain. Des patriciens romains et grecs bénéficient de palais. Constantin lui-même réside dans la nouvelle capitale jusqu'à sa mort en 337.

    Un empire de mille ans

    Mêlant avec bonheur les cultures hellénique et latine, la ville se développe très vite et surpasse Rome. En 395, avec la scission de l'empire romain entre un empire d'Orient et un empire d'Occident, elle devient la capitale de l'Orient. Sa population atteint un million d'habitants à son apogée deux siècles plus tard, sous le règne de l'empereur Justinien.

    Le 27 décembre 537, celui-ci dote la ville de son joyau : la basilique Sainte Sophie (Haghia Sofia ou Sainte Sagesse comme l'appellent encore les Turcs).

    Avec l'empereur Héraclius, Constantinople abandonnera ses références latines et deviendra exclusivement grecque. L'empire prendra alors l'appellation de byzantin, en référence au nom grec de la ville.

    Après plus de mille ans d'existence (un record !), l'empire byzantin cèdera le pas à l'empire ottoman. Constantinople en deviendra la capitale sous le nouveau nom d'Istamboul.

    De Byzance à Istamboul

    Après la prise de la ville par les Turcs en 1453, la cité devient la capitale de l'empire ottoman et la résidence officielle du calife musulman. Dans l'usage courant, elle prend alors le nom d'Istanbul (ou Istamboul en français). Selon une thèse très répandue, ce serait une déformation populaire de l'expression qu'employaient les Grecs pour dire : (je vais) eis tin Polin (à la Ville).

    Selon une autre thèse, ce nom viendrait d'une altération populaire progressive de «Konstinoupolis» en Konstantinopol (comme Sevastopolis est devenue Sébastopol) puis Stantinopol. Comme la phonétique turque ne peut prononcer un st sans le faire précéder d'un i (ainsi stylo devenant istilo), on a donc eu Istantinopol puis, la paresse aidant, Istantpol, Istanbul (Istamboul en français littéraire).

    D'après une aimable contribution de Jean-Marc Meyer, byzantiniste

    http://www.herodote.net

  • Les relations familiales, partie 1

     Dans le registre de la génération Y décadente, évoquons les relations entre les enfants et leurs parents.

    Force est de constater que la dégradation des relations des enfants avec leurs parents est désastreuse pour la pérennité de l’Homme Européen. En plus du manque de structuration apporté par la sphère familiale, un autre épineux problème est à relever : le problème culturel. Il n’y a plus de valeurs transmises par les parents, plus de partage au sein de la structure familiale, plus d’éducation. Tous ce que nos grands parents ont pu nous apprendre ne sera pas transmis aux générations suivantes. Phénomène naturel au demeurant puisqu’une valeur, une idée ou une information est amenée à être déformée voire oubliée en changeant d’interlocuteur - d’où la nécessité de l’écrit. Ajoutons à cela qu’il est nécessaire voire vital de se tenir au goût du jour en matière de savoir… Néanmoins, l’idée avancée ici est la transmission du patrimoine culturel propre à l’Homme libre qui devra se battre toute sa vie pour acquérir une réelle culture et non une culture que tout le monde acquiert sur le marché au rabais de l’éducation (anti)nationale.

    Le problème de fond n’est donc que l’abandon de l’enfant et de son éducation au sein de la structure familiale au profit de l’école (donc du système) et du cercle de camarades dont l’enfant s’entoure. Les « programmes scolaires déseuropéanisés » sont une réalité effrayante, les éléments qui aujourd’hui nous scandalisent seront au fur et à mesure des générations normalisés et sans intérêt pour un être qui pensera d’avantage à  la façon de survivre plutôt  qu’à celle d’aider son frère. Le libéralisme faisant de l’Homme un esclave qui s’ignore crée en réalité un individu qui survit et non qui vit à travers : une communauté, un savoir qu’il enrichira sans cesse, une culture inégalable. En bref, la recherche du surhomme est complètement désuète, « has been », pas à la mode (donc ringard. )L’être riche d’esprit et d’intellect n’intéresse pas le grand capital car cette personne est coupable de penser, elle pourrait d’ailleurs se révéler dangereuse à plus ou moins long terme : il faut donc la décridibiliser. La figure de l’intellectuel, de l’homme qui réflechit est d’ailleurs de plus en plus raillé dans l’ensemble de la société comme « intello », « pompeux » etc.

                    Les difficultés de la vie qui s’aggravent et qui poussent l’homme à s’individualiser l’écartent d’une sphère de survie primordiale pour la préservation d’un capital culturel. La banalisation de la drogue et de l’avachissement de la jeunesse est un drame pour la bonne transmission des valeurs européennes. Ceci peut également se traduire par la désolidarisation entre Hommes, plus de partages concrets si ce n’est pour des discutions d’ascenseurs au sujet des dernières DSKries ou Cahuzaqueries. Qu’en est-il de la transmission des valeurs fondamentales de notre peuple ?

    Dandy http://cerclenonconforme.hautetfort.com/