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culture et histoire - Page 1878

  • Les nouveaux visages de l’extrême droite

    En ces temps où règnent l’Internet à haut débit, le 2.0 et la 4G, nous sommes sans cesse confrontés a de promptes évolutions techniques qui rendent un outil à la pointe de la technologie il y a 6 mois encore, pour un dinosaure qu’il convient de remplacer au plus vite, sauf à passer pour ringard absolu devant ses potes lors d’un dîner festif dans votre Mac Do préféré.

    Il semblerait qu’une semblable évolution touche maintenant la sphère politique, au risque de grandement perturber notre entendement républicain et fraternellement égalitaire.

    On ne remerciera jamais assez Jean-Christophe Cambadélis (député de Paris) pour nous avoir alertés sur la brusque, profonde, pour ne pas dire invraisemblable mutation qui s’est opérée chez des militants que l’on qualifie d’extrémistes de droite au sein de la droite républicaine, de fâchistes chez la gauche morale et de nazis à la senestre de Mélenchon.

    Cette « révélation » fait suite à la tentative de putsch de milices en uniforme au Trocadéro lundi dernier, quand des factieux se sont sournoisement incrustés dans une fête de quartier en l’honneur d’un club local de balle au pied (entrisme, quand tu nous tiens). Je cite la parole de notre nouveau Prophète, visionnaire illuminé par le Verbe Divin Républicain, à la suite de ces gais débordements que n’auront qu’assez peu apprécié les riverains du Palais de Chaillot :

    « On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations contre le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à cœur joie » (Jean-Christophe Cambadélis)

    Pour expliciter la pensée de l’extatique ex-Strauss-Kahnien, J2C affirme que ici que les fachos qui ont osé défier par de pacifiques manifestations en mars dernier un gouvernement voulant instituer de force le mariage homo, appartiennent à la même mouvance que les barbares qui ont saccagé les vitrines et les magasins des Champs-Elysées. Puissant et prodigieusement imparable. Mais pas évident à constater au premier coup d’œil.

    Cette métamorphose sociologique, voire morphologique, pourrait en surprendre plus d’un, à droite comme à gauche. Mais notre habitué des tribunaux de la république (oh, pour des broutilles : prison avec sursis pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos, idem dans le cadre du scandale de la NMEF), notre repris de justice est donc soutenu dans cette idée novatrice par une pointure, un cador, un ponte de la connaissance de la mouvance fâchiste, Roger Bruno-Petit, spécialiste on ne peut plus pointilleux et surtout totalement neutre sur le sujet « Ordre Noir ». Si vous l’avez raté, Soudarded vous conseille de visionner l’émission « Le match des éditorialistes » sur I-Télé du 14 mai, c’est à mourir de rire ou à s’étrangler de rage comme failli le faire Philippe Tesson. BRP y manie l’allusion perfide à la mode gauchiasse, soutenant qu’en gros, les militants anti-mariage homo sont venus s’échauffer avant la grande manif du 26 mai prochain (http://www.itele.fr/chroniques/le-match-des-editorialiste... ). Et ce turlupin est diplômé de l’IEP…

     La preuve par l’image. Si, si, puisqu’on vous le dit…

    Comme vous allez pouvoir le constater plus bas, il va falloir faire un petit effort pour casser vos repères habituels sur le sujet « extrême droite », si tant est que vous pensiez connaître le sujet. Pour suivre J2C, un peu de pédagogie par l’image s’impose donc.

    Malgré un œil aiguisé, Soudarded à sa grande honte n’avait pourtant pas réalisé que les fafs version 2013 n’avaient plus grand-chose à voir avec les gudards d’Assas, ces gravures de modes cravatées de l’Œuvre Française ou les Malliarakisistes de Troisième Voie (ndlr : certains se revendiquant Malliarakiniens, ont fait scission pour fonder un nouveau groupuscule mouvement : Troisième Voie 2.0). Tout va si vite de nos jours…

    Voilà donc selon J2C,  à quoi ressemblent de nos jours, les nervis de l’ordre brun, les fachos en uniforme et autres nostalgiques d’un IIIème Reich que l’on disait millénaire :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 1.jpg

    L’extrême droite avant Cambadélis, défilait comme ça (à noter : sobriété vestimentaire, très propres sur eux et marchant en bon ordre) :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 2.jpg

    Maintenant, ce serait plutôt comme ça (moins sobres côté frusques et largement moins disciplinés) :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 3.jpg

    A noter également, la profonde évolution de la symbolique fâchiste. Elle semble délaisser les croix celtiques traditionnelles et autres runes germaniques, pour des graphismes plus hauts en couleur et surtout beaucoup moins connotés « Europe ». Un vent de fraicheur (jasmin, musc, santal, chichons, beuh) soufflerait-il enfin sur la fachosphère ?

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 4.JPG

    Même l’encadrement fait des efforts conséquents pour permettre à leur message nauséabond de passer sur des médias habituellement hors de portée des fachos d’hier :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 5.jpg

    Un monde en perte de repères

    De quoi être quelque peu déstabilisé par ce bouleversement sociologique et anthropologique, que jamais un Goebbels ou un Rosenberg n’auraient pu imaginer. Le choc est rude et nous allons devoir revoir tous nos codes habituels (encore qu’un certain antisionisme semble avéré chez ces nouveaux extrémistes de « droite »…). Le sweat à capuche, les breloques bling-bling, la lippe pendantes et une démarche chaloupée seront, entre autres, des signes qui ne trompent pas sur leurs penchants idéologiques. Si vous croisez nuitamment ces fafounets new age, vous les blancs, les blonds aux cheveux courts, ne tentez pas de scander des « Oï, oï ! » ou autres « France Jeunesse Révolution ! », la méprise peut être fatale.

    De même les anciens hymnes et chants qui égayaient les veillées autour de feux de camps auraient été remplacés par d’autres mélodies, rythmées certes, mais faisant assez peu référence aux exploits des lansquenets d’antan (« ce monde vétuste et sans joie, faïlala… »).

    En vous baladant dans certains quartiers parisiens (Belleville, Barbès, Bâb el Oued) ou dans les banlieues de nos grandes métropoles (Bobigny, Montreuil, les Tarterêts…), vous constaterez par vous-même que cette mouvance « extrême droite 2.0 » a de bâti de solides bases arrières et que l’hydre brune (très brune) semble prête à fondre sur nos richesses, comme les raids de la semaine dernière semblent l’attester. Mais traîner dans ces repaires reste assez peu prudent pour des réacs « old school » n’ayant pas anticipé ce glissement ethnologique.

    Remercions donc comme il se doit, les Lumières citoyennes qui guident gaillardement notre pays vers l’abîme le bonheur pour tous et qui nous éclairent sur cette nouvelle version du paysage politique français.

    Il ne reste plus qu’à refonder l’ensemble du paysage politique français à l’aune de cette révélation (appelée aussi « révolution cambadéliscienne » en référence à la révolution copernicienne), car nos références passées doivent être oubliées. Après tout, le modèle héliocentrique ne succéda t-il pas au modèle géocentrique, il y a cinq cents ans de cela.


    L'extrême droite pour les nuls (version 2013)

    Histoire de se détendre, voici un petit quiz destiné à se remettre les idées à l’endroit au vu de ce nouveau contexte (évidement, il y a des pièges) :

    • Le sigle CRAN signifie :
      • Carrément Rigolo et Anti-Neurasthénique
      • Centre Réellement Apathique et Neutre
      • Conseil Représentatif des Associations Noires (il n’y a plus d’espoir…)
      • Centre de Recherche en Automatique de Nancy
    •  Petit brun et moustachu, avec un accent germanique, je suis :
      • National-socialiste, donc de droite ?
      • Socialiste-national, donc de gauche ?
      • Adenoid Hynkel ?
    •  L’OAS était :
      • Un gang de fâchistes assassins et exploiteurs ?
      • Des résistants ?
      • Une ONG ?
    •  Qui a écrit : « Parmi tous les mouvements politiques connus jusqu'à présent, le fascisme est peut-être celui qui a tendu, qui s'est attaché le plus sciemment à produire des impressions sensibles, sensorielles, laissant en tous cas un immense matériel photographique »
      • Jules César (Rome)
      • Ernst Nolte (Berlin)
      • Boubacar Mbiwa Touré (hall 3, bat. Les glycines, av. Maurice Thorez, Aubervilliers)
    •  Chez les centristes :
      • Borloo est-il encore à droite de Bayrou ?
      • Bayrou est-il à gauche de Fillon, plus à droite que Morin, mais plus centro-fâchiste que Jean Christophe Lagarde (hein ? qui ça ?) ?
      • Baroin a-t-il terminé sa mue ?
      • Pour eux, rien ne change fondamentalement…
    •  Quel fâchiste a chanté (attention, un repenti s'est glissé dans cette liste) :

    « Tu as tué l’enfant d’un amour

    Je veux ta mort

    Je suis pour »

      • Henri Dès
      • Michel Sardou
      • Sexion d’Assaut
    •  Je porte des bottes, un couvre-chef et je marche au pas sur de la musique. Je suis :
      • Le Maréchal Ludwig Von Apfelstrudel ?
      • Un membre des Jeunesses Socialistes en 1935 ?
      • Une danseuse du Crazy-Horse ?

    http://soudarded.hautetfort.com

  • Dominique Venner : entretien accordé à L’AF en novembre 2011 : "La tradition chemine en nous à notre insu."

    Venner l’Eveilleur

    Historien, directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, Dominique Venner publie un passionnant recueil d’entretiens, Le Choc de l’Histoire (Editions Via Romana) dans lequel il fait le point sur son itinéraire et sa pensée.

    - Vous vous définissez, cher Dominique Venner, comme un « historien méditatif ». Qu’entendez-vous précisément par cette formule ?

    Dominique Venner : Ce qui m’étonne toujours c’est à quel point on s’étonne peu. Surtout en matière historique. Et pourtant l’étonnement est la condition première de la pensée. Dans l’interprétation conventionnelle de l’Histoire, on décrit la succession des événements comme nécessaire ou évidente. Mais c’est faux. Il n’y a jamais rien de nécessaire ni d’évident. Tout est toujours suspendu à l’imprévu. Ni Richelieu ni Mazarin, par exemple, ni César ou Octave, ni l’empereur chinois Shi Huangdi, le grand fondateur, n’étaient nécessaires ou programmés par la Providence. Les uns et les autres auraient pu ne pas exister ou disparaître avant l’œuvre accomplie. Devant les faits et les imprévus historiques, je me pose les questions que l’histoire paresseuse ne pose pas, je médite. Exemple : Louis XIV était appelé le Roi Très Chrétien. En dépit de quoi, il fit bâtir Versailles et son parc comme un hymne aux divinités du paganisme antique. Surprenant, non ? Et source de réflexions nouvelles sur les représentations du Roi et sur la religion de son temps, sans rapport avec une histoire pieuse inventée au XIXe siècle. Restons un instant sur le Grand Roi, témoin de la révolution anglaise et de l’exécution de Charles Ier en janvier 1649. Etonnante révolution ! Au siècle suivant, Edmund Burke a pu opposer la Glorious Revolution de 1688 à la Révolution française de 1789. Pourquoi en Angleterre une « révolution conservatrice » et pourquoi en France une révolution destructrice ? Bonne question et cent réponses. Voilà de quoi méditer. Comme, par surcroît, je suis né dans une époque inquiétante pour un Français et un Européen, une époque qui a vu l’effondrement de notre ancienne puissance et la ruine de certitudes réputées éternelles, je médite en étudiant l’Histoire hors de toute convention. À l’exemple d’Ulysse, je crois que la pensée est un préalable à l’action. Je crois même qu’elle est action.

    -  L’Europe – non, évidemment, au sens technocratique – est aujourd’hui « en dormition », écrivez-vous joliment. Pour quelles raisons ?

    Quand je pense Europe, je ne pense pas à des structures politiques ou technocratiques, je pense à notre civilisation multimillénaire, à notre identité, une certaine façon « européenne » de penser, de sentir et de vivre qui traverse le temps. Oui, l’Europe est entrée « en dormition » historique. Quand ? Dans la seconde moitié du XXe siècle, après les catastrophes que furent pour elle les deux guerres qui ont commencé en 1914 et se sont terminées en 1945. Quand s’ouvrit l’Exposition universelle de Paris, en 1900, l’Europe était le centre intellectuel et spirituel du monde. Elle dominait tout presque partout. Les Etats-Unis n’étaient encore qu’une puissance marginale. Cinquante ans après, quel retournement ! Après Yalta, l’Europe exsangue était divisée entre les deux nouvelles puissances surgies du Siècle de 1914, les Etats-Unis et l’URSS. Deux puissances messianiques qui voulaient imposer leurs modèles : américanisme et communisme. J’ajoute que l’Europe n’a pas seulement perdu sa puissance et ses colonies, elle a plus encore perdu foi en elle-même, rongée par une crise morale et une culpabilisation dont il n’y a pas d’exemple. Elle est entrée « en dormition ».

    -  Vous vous montrez cependant optimiste quant à son réveil identitaire. Quelles sont donc, cette fois, les raisons d’espérer ?

    Ces raisons tiennent d’abord au « choc de l’Histoire » que nous vivons sans le savoir. Ce « choc » annonce une rupture d’époque. Il a commencé avec l’implosion de l’URSS et du communisme en 1989. Simultanément, d’anciennes puissances et d’anciennes civilisations que l’on croyait mortes connaissaient une renaissance spectaculaire, la Chine, l’Inde, l’Islam (malgré ses divisions), l’Amérique du Sud, pour ne parler que de grandes entités. Au monde unipolaire voulu par la puissance du dollar, succède un monde multipolaire qui redonnera ses chances à l’Europe. Pourtant celle-ci est confrontée à un péril historique inédit et géant, l’immigration massive de populations portant en elles une autre civilisation. L’immigration de masse produit sur le sol européen un choc de civilisation qui pourrait être mortel. Mais, par un formidable imprévu historique, il pourrait aussi se révéler salvateur. De l’altérité représentée par les populations immigrées et leurs mœurs, leur traitement de la femme qui nous choque au plus profond, on voit naître une conscience nouvelle de l’identité que les Européens eurent rarement dans le passé. J’ajoute qu’en dépit de tous les périls, je crois aussi à la survie des qualités fondamentales d’énergie et d’innovation des Européens. Pour le moment, elles ne s’exercent pas en politique, c’est pourquoi on ne les voit pas.

    - En quoi les leçons de ces grands maîtres matinaux que furent Hésiode et Homère peuvent-elles être salutaires ?

    Homère nous a légué à l’état pur les modèles d’une morphologie mentale spécifique, la nôtre, avant les corruptions d’influences contraires. Nous avons besoin de nous en imprégner pour renaître spirituellement, préalable aux autres formes de renaissance. Les conséquences du Siècle de 1914 ont jeté les Français et les Européens dans un trouble immense. Rien n’y échappe. Ce trouble atteint aussi bien les Eglises que les laïcs. C’est si vrai que l’on assiste à des tentatives de rapprochement apparemment stupéfiantes entre le sommet de l’Eglise et l’Islam immigré. Ces tentatives choquent à juste titre beaucoup de catholiques. Elles ne relèvent pas seulement du « devoir d’accueil » qu’invoque une pastorale de soumission, mais aussi d’une sorte de solidarité entre « croyants » monothéistes face à l’indifférence religieuse croissante de la société. C’est le sens explicite de rencontres comme celles d’Assise. Bref, quand le trouble est général, il faut en revenir au tout à fait pur, aux sources fondamentales de notre civilisation qui sont antérieures au christianisme, ainsi que l’a rappelé Benoît XVI à Ratisbonne. Il faut donc en revenir à Homère et aux fondements granitiques des poèmes fondateurs, la nature comme socle, l’excellence comme principe et la beauté comme horizon. C’est une vérité qu’avait fortement perçue Charles Maurras dès sa jeunesse.

    - Vous évoquez, non sans admiration, le « caractère intraitable » de Maurras. Le Martégal vous a-t-il influencé sur un plan intellectuel ?

    Je n’ai jamais caché mon admiration pour le courage de Maurras face aux épreuves. Mais j’ai également été un lecteur attentif des ses écrits de jeunesse et un observateur de son évolution. J’ai lu encore récemment la Correspondance entre Charles Maurras et l’abbé Penon (1883-1928), publiée chez Privat en 2008. Il s’agit d’un document de première main. On sait que l’abbé Penon, futur évêque de Moulins, avait été le précepteur puis le directeur de conscience du jeune Maurras. Il vit sa tâche compromise par l’évolution de son élève et l’autonomie inflexible de son esprit. L’abbé avait introduit le garçon à la connaissance des Lettres antiques, ce qui le détourna peu à peu du christianisme. Le séjour du jeune Maurras à Athènes pour les premiers Jeux olympiques de 1898, acheva cette évolution. Tout est résumé dans sa lettre du 28 juin 1896 que je peux vous citer : « Je reviens d’Athènes plus éloigné, plus ennemi du christianisme qu’auparavant. Croyez-moi, c’est là-bas qu’on vécu les hommes parfaits… » Après avoir évoqué Sophocle, Homère et Platon, le jeune Maurras conclut : « Je reviens d’Athènes en polythéiste tout pur. Ce qui était à l’état vague et confus dans ma pensée s’est précisé avec éclat... » Jusqu’à sa mort en 1928, l’abbé Penon tentera de faire revenir Maurras sur cette conversion. Il n’obtiendra que des concessions de pure forme mais aussi l’argument par lequel Maurras dira qu’à ses yeux l’Eglise catholique avait jadis corrigé par son principe d’ordre ce qu’il y avait de pernicieux dans le christianisme originel.

    - Vous êtes un adepte jüngerien du « recours aux forêts ». Y avez-vous trouvé la paix et/ou les moyens de préparer les guerres à venir ?

    Avant de beaucoup écrire, Ernst Jünger avait commencé par vivre dans les tranchées de la Première Guerre mondiale certaines idées qu’il a émises par la suite. Jünger était authentifié par sa vie. Ce qui m’a fait prendre au sérieux ses écrits. J’ajoute que l’image du « recours aux forêts » éveille en moi un écho très fort. Je n’y vois pas une incitation à prendre le maquis, mais à découvrir la haute spiritualité portée par les arbres et la nature, ainsi que le disait Bernard de Clairvaux : « Tu trouveras plus dans les forêts que dans les livres. Les arbres t’enseigneront des choses qu’aucun maître ne te dira ». Preuve que vivait encore en lui, la spiritualité de ses ancêtres francs et gaulois. C’est ce que j’appelle la tradition. Elle chemine en nous à notre insu.

    Entretien réalisé par Louis Montarnal L’AF n° 2827 - Novembre 2011

  • Entretien de Gabriele Adinolfi aux Non-Alignés: "L’Imperium contre l’Empire"

     

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    Gabriele Adinolfi est l’auteur de Pensées Corsaires, abécédaire de lutte et de victoire et de Nos belles années de plomb en français, ainsi que de Nuovo Ordine Mondiale et Quel domani che ci appartienne. Il est aussi l’auteur de deux documents politiques d’importance : Le api e i fiori et Sorpasso neuronico. Il dirige le centre Polaris, think tank qui travaille dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales, principalement au niveau méditerranéen et européen.

     Figure éminente de la droite radicale italienne, cofondateur de l’organisation Terza Posizione brisée par la répression du système dans les années 70, exilé politique en France pendant vingt ans, il est l’un des initiateurs du renouveau de la droite radicale italienne, notamment par son implication auprès du mouvement d’orientation alter-nationale et sociale : Casapound Italia.

     Réalisé en parallèle de la conférence commune avec Alain Soral à Nice de mars 2013, cet entretien est le cinquième que nous accorde notre camarade italien Gabriele Adinolfi. Si certaines thématiques ont déjà pu être traitées lors de la conférence ainsi qu’au cours du dîner militant avec la section d’E&R Nice, d’autres sont ici creusées plus en profondeur.

     Après avoir évoqué en profondeur le modus operandi et les raisons de la stratégie de la tension qui ensanglanta l’Italie des années 70, Gabriele Adinolfi développe ensuite les bases de ce qu’on a longtemps appelé le nationalisme européen. Nationalisme européen qui pose comme idée centrale de sa vision du monde que la seule dimension valable pouvant permettre aux nations européennes de peser à l’échelle de la mondialisation et d’œuvrer à l’émergence d’un monde multipolaire reste la dimension continentale. La dimension européenne et carolingienne.

     L’élaboration d’une Europe-puissance autonome et solidaire étant la seule perspective permettant, à terme, de contrer l’Europe ploutocratique de Bruxelles et l’impérialisme « otanien ». Idée tant civilisationnelle que géopolitique face aux périls qui nous guettent et qui insiste sur l’impérieuse nécessité de dépasser les querelles de clocher intra-européennes. Ceci afin de nous consacrer à la seule tâche qui doit vraiment compter pour nous : le salut et la transmission du dépôt sacré de la civilisation européenne dont la France – plus ancienne nation organisée d’Europe – est l’héritière privilégiée et comme le centre de gravité avec l’Allemagne. Héritage qu’elle ne pourra réussir à sauver seule. Ainsi une Europe réellement carolingienne – comme la voulait De Gaulle à l’origine – organisée en cercle concentrique d’intégration progressive comme la conceptualise Henri De Grossouvre par exemple, avec comme partenaire privilégié une Russie émancipée de l’Occident, pourrait constituer à terme les bases d’un nouveau « nomos de la terre ». Cette alliance eurasiatique étant la crainte fondamentale de l’impérialisme thalassocratique anglo-saxon depuis toujours.

     Alors Europe-puissance ou indépendance nationale totale sur un modèle souverainiste façon Asselineau ? Protectionnisme européen ou (et) souveraineté nationale ? Le débat reste ouvert pour nous et nous publierons prochainement des articles de fond sur ces thématiques.

     Une question nous hante cependant : pourquoi les nationalistes français devraient-ils s’interdire une réflexion de fond sur la question fondamentale d’une Europe alternative ? Surtout dans la mouvance alternationale dans laquelle nous nous vantons de n’avoir aucun tabou. Des initiatives comme la coopération sud-américaine promue par le Venezuela de Chavez ou encore la coopération eurasiatique souhaitée par la Russie de Poutine ne constituent-elles pas l’exemple qu’il ne peut y avoir d’émancipation nationale sans coopération continentale ? N’était-ce pas aussi le souhait de la Libye de Kadhafi par exemple ? Pourquoi en parallèle d’un nécessaire panafricanisme ou panarabisme les alternationalistes français ne pourraient-ils pas, avec leurs camarades européens, concevoir un paneuropéisme qui leur soit propre et qui serait comme l’antithèse exacte de l’idéologie actuelle de Bruxelles et de l’oligarchie ? L’idée européenne n’est-elle pas à l’origine, la fille aînée de Verdun et du deuil terrible de la guerre civile européenne de 14-18 ? Cette idée, qui hier était promue par la fine fleur de l’intelligence française anticonformiste de Céline à Drieu La Rochelle, pourquoi devrions-nous la laisser aux ploutocrates et aux libéraux ?

     Nous traçons ici, avec Gabriele Adinolfi, des pistes de réflexion sur ces questions géopolitiques fondamentales mais aussi sur d’autres comme par exemple l’essence et la mystique du mondialisme et les alternatives populaires imaginables face au chaos organisé et à l’émergence d’un État mondial des multinationales. Autant de thèmes déjà évoqués et creusés longuement au cours de nos précédents entretiens réalisées avec Gabriele depuis le début des Non-Alignés. L’ensemble de ce travail vidéo constituant une base de réflexion essentielle sur ces questions fondamentales de notre temps et pour notre avenir.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • La Manif pour Tous est déjà un mouvement politique

     Guillaume Bernard analyse le mouvement né de La Manif pour Tous dans Atlantico. Extraits :

    "Il s’agit déjà d’un mouvement politique. C’est une simplification de croire que la politique se résume à la concurrence électorale entre les partis ; la politique, c’est aussi (et peut-être surtout) ce qui précède et ce qui suit les élections, en particulier le lobbying. Le mouvement de « La manif pour tous » est né de la conjonction de plusieurs organisations aux sensibilités diverses qui avaient, bien entendu, en leur sein des militants, mais finalement assez peu nombreux. La nouveauté de ce mouvement, c’est que des militants sont nés à cette occasion : des jeunes (étudiants pour la plupart) ont commencé leur apprentissage politique, des pères et mères de famille, dans la force de l’âge, qui étaient jusqu’à présent très dociles, se sont mis à manifester. Le débat sur le mariage homo a politisé des personnes (essentiellement issues des classes moyennes) pour qui le militantisme était étranger. Cela n’aura peut-être pas d’impact immédiat, mais cela laissera des traces : une « conscience politique » est en train de naître au sein de la « France silencieuse ». [...]

    Or, les hommes politiques, de gauche bien entendu, mais aussi de droite (quand ils déclarent ne pas avoir l’intention de revenir sur les dispositions récemment votées alors même qu’ils s’y sont opposés) ne comprennent pas la réalité du mouvement de fond actuel dont « La manif pour tous » est l’un des symptômes : ils interprètent l’opposition au mariage homo comme une émotion réactionnaire (quelque peu épidermique) qui s’émoussera avec le temps. Dans le fonds, ils sont soit prisonniers soit persuadés de la légitimité du « sinistrisme » qui a fonctionné pendant deux siècles. Ils analysent donc ce mouvement populaire comme une simple droitisation, une radicalisation d’une partie de la droite sous la pression encore conquérante des idées de gauche. Or, quand les militants anti-mariage homo disent « On ne lâche rien ! » (qu’ils en aient ou non aujourd’hui les moyens est une autre question), cela signifie qu’ils ne sont pas seulement en opposition ou sur la défensive, mais qu’ils opposent un modèle de société à un autre, qu’ils entendent reconquérir le terrain perdu. Ce mouvement semble relever de ce que j’ai appelé le « dextrogysme », c’est-à-dire que (grosso modo depuis la chute du mur de Berlin et les attentats du 11-Septembre) les nouvelles tendances politiques apparaissent par la droite de l’échiquier politique, indépendamment des partis classés à droite. Si l’idée du « mouvement dextrogyre » se révèle exacte, ce qui est apparu au grand jour avec « La manif pour tous » n’est pas prêt de disparaître et continuera d’exister sous une forme ou une autre. [...]

    En elle-même et dans l’état actuel des choses, « La manif pour tous » ne paraît, a priori, pas vraiment armée pour devenir un parti politique. En revanche, dans sa globalité, ce mouvement a théoriquement la capacité de devenir un lobby (dans le domaine des mœurs et de la bioéthique) pour faire battre ou élire un candidat, pour faire avancer dans l’opinion et dans les assemblées ses positions et propositions. Cet objectif là paraît atteignable. Si les catholiques veulent peser en politique, ils doivent, d’une part, ne pas se sanctuariser eux-mêmes (en cautionnant d’ailleurs le communautarisme) et, d’autre part, cesser d’être un électorat captif pour devenir un électorat flottant (mais ceci nécessiterait d’autres développements)."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Conférence d’Alain Soral, Marion Sigaut et Stéphane Blanchonnet à Bordeaux

    France-Monarchie-150x150.jpgE&R Aquitaine et l’Action française Bordeaux invitent Alain Soral (président d’Égalité & Réconciliation), Marion Sigaut (historienne et écrivain) et Stéphane Blanchonnet (président du Comité Directeur de l’Action française) pour une conférence sur le thème : “France – Monarchie, remparts au libéralisme ?”.

    Le samedi 1er juin 2013, à 19h.

    Athénée Municipale de Bordeaux, Place Saint-Christoly

    Entrée : 5 €. plus d’info ICI

  • Dominique Venner, la lueur sacrée de l’arme

     Dominique Venner, la lueur sacrée de l’arme Le mardi, Dominique Venner s’est tiré une balle dans la bouche, peu après 16 heures, dans le chœur de Notre-Dame de Paris, ce haut monument de la grandeur française, de sa spiritualité, de son génie, après avoir glissé un message sur l’autel. On a retrouvé sur lui six enveloppes cachetées adressées à ses proches. La presse, rapidement, a identifié le « désespéré » comme étant un « essayiste et ancien membre de l’OAS, proche de la mouvance des anti-mariage gay ». Fiche signalétique un peu courte. Dominique Venner était, par ses ouvrages historiques, la Nouvelle Revue d’Histoire, qu’il animait, ses interventions, sa personne, son personnage, une figure importante de la constellation nationale, un phare pour certains, un témoin capital pour tous.

    Sa mort volontaire le transfigure. Par-là, il accomplit le temps, sa durée d’homme, celle d’une période qui semble clore la deuxième partie du XXe siècle, tout ce dont on est comptable devant l’éternité. Son geste, dont l’ostentatoire théâtralité s’inscrit dans une Antiquité pérenne, le fait cousiner avec des monstres héroïques comme Hannibal, Caton d’Utique, Sénèque, Mishima, Drieu, Montherlant, au-delà de la prose mondaine, pour le faire pénétrer dans la poésie sacrée de la longue mémoire. Il s’est réalisé, il s’est parfait, il est devenu ce en quoi l’éternité l’a fait advenir par sa volonté propre.

    « Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d’une statue… Comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre …, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue…

    Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables …, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu’elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n’as pas plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois. »

    PLOTIN

    — Ennéades, I, VI.

    Les derniers hommes, les lilliputiens, ont donné, en réaction, la mesure de leur petitesse morale. Frigide Barjot, jument efflanquée mangeant au râtelier le plus opulent, habituée des noces parisiennes gaies et raisonnablement camées, a parlé d’un « monsieur dérangé qui mélangeait tout, (...) qui n'allait pas bien, qui était dans une idéologie mortifère". Le député UMP Guillaume Peltier, a déclaré : «  C’est un drame humain » mais « c’est du grand n’importe quoi ! ».

    D’aucun ont ressorti de leurs tiroirs freudiens l’inévitable haine de soi. On se tuerait parce qu’on ne s’aime pas. Toutefois, chez les païens (dont je suis), on ne quête pas des raisons de vivre (ou de mourir), dans l'affect, mais dans le sacré, c'est-à-dire le Beau supra-humain. Venner était au service de forces qui transcendent l'ego. C'est impensable qu'il ait abordé le problème sous l'angle de l'amour ou de la détestation de soi. Ridicule. De la psychologie pour magazine féminin.

    Dans le dernier texte paru sur son blog, après avoir encore une fois condamné la "loi infâme du mariage pour tous », il offrait, à mi-mot, l’une des raisons de son acte, en avançant que nous entrions dans une époque où, pour "secouer les consciences anesthésiées, les paroles doivent être authentifiées par des actes."

    S’est-il perçu comme le Mohamed Bouazizi de l’identité française ? Peut-être. Sans doute. Venner fut soldat. A ce titre, toute action doit porter son efficace. Un soldat n’aime pas le gaspillage. Surtout des vies humaines. L’avenir nous dira si la résistance à la fatalité n’est pas un vain mot.

    Il est aussi nécessaire de faire la part du désespoir. Non qu’il faille l’interpréter de façon petite bourgeoise, empreinte de ce narcissisme pathologique qui dissout maintenant les personnalités. Notre désespoir n'est pas lâche. Il est celui d'êtres qui aiment, et qui aiment peut-être trop. Nous plaçons haut la France, et c'est pourquoi nous sommes désespérés. Mais c'est un désespoir viril.

    Dominique Venner fait penser à ces consuls qui se dévouaient, qui allaient se faire tuer dans les rangs des ennemis, pour les emporter avec soi dans les enfers.

    Il sera donc nécessaire, en bons légionnaires, de le venger, d’une façon ou d’une autre. Il est mort au combat, en service commandé, et c’est lui-même, en samouraï, qui s’est ordonné cette tâche. Puisque ainsi le veut notre temps, auquel manquent les chefs. Il faut le venger. En se bagarrant, en nous aimant, nous, les patriotes, au lieu de nous foutre des bâtons dans les pattes, en haïssant nos vrais ennemis, en ne se laissant pas abattre, en ayant du courage, en réfléchissant, en retrouvant l'amour de la France.

    Qui n'a pas pensé à se faire sauter face à l'immonde ruine de notre pays ? Qui ne souffre pas de l'abjection présente n'a ni coeur, ni âme. Ce qui nous laisse en vie, c'est la rage. Le combat, seul, soutient l'esprit, et le peu de goût pour vivre. Vivre pour nos enfants et notre patrie, pour qu'ils existent encore dans l'honneur et la grandeur !

    La patrie est en danger, comme jamais elle ne l'a été. C'est le message de Dominique Venner. Sa mort est une Révolte face au désastre que connaît notre patrie, qui est en voie de disparaître de la pire des façons, dans le grotesque, le ridicule, le déshonneur et l'abjection marchande.

    « Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable », clame-t-il dans l’un de ses testaments. « Sacrifice », devant un autel chrétien, lui qui fit porter au christianisme la lourde responsabilité de la décadence européenne. Toute l’ambiguïté du geste sacrificiel est là, à la frontière conflictuelle entre Jérusalem et Athènes. Paradoxe vain, en vérité, car tout païen sait que le christianisme historique a modelé l’Europe avec le matériau antique, et que le paganisme a toujours rayonné sur la tunique du Christ. Mot pourtant chargé de sens. Le sacrifice relie avec le monde des dieux, et les appelle. Un Dieu viendra, dit Heidegger. Encore faut-il que les hommes crient leur besoin des dieux, du sens. Venner, l’avant-garde ? Cela lui ressemblerait.

    Mais pas un martyr. Il ne faut pas faire de Venner un martyr (je donne mon sang, donc j'ai raison - version chrétienne - Je donne mon sang, donc j'ai des couilles - version fasciste). Il nous appelle à nous-mêmes, son geste assumé, libre, exige des hommes libres.

    À quoi servirait de nous battre, d’affronter la servilité d’une société d’universel esclavage, si nous ne cherchions la liberté ? « Franc » signifie libre. Ceux qui ont fait Sparte et Rome ont, par le courage citoyen, craché à la mort et à la lâcheté la virilité de l’homme libre. Et ce n’est pas déconsidérer un homme, l’insulter, que de prendre au mot ce pour quoi il a donné sa vie, le désir, la nécessité d’être soi.

    Non que j’aie quelque ambition d’être l’égal de Dominique Venner. Mais que faire d’autre, pour mériter l’honneur de le suivre, que de dire franchement, loyalement ce que l’on pense, ne pas le cacher comme un valet, le déployer à la lumière du soleil, hardiment, contre, peut-être, l’incompréhension de ceux qui confondent la soumission à un dogme, et l’adhésion rationnelle à une thèse ?

    Voici donc : je prends des distances par rapport à son "dernier message" écrit. Je ne dis pas que l'islam est un problème à éluder. Je dis que le combat est un tout, le combat contre le capitalisme postmoderne, dont l'islamisme est une déclinaison. Je dis que le Français, tel qu'il est, tel que je le vois, américanisé, corrompu, oublieux de la gloire nationale, est un danger pire que l'islam. On ne peut pas se battre quand on a pour soldats des pourceaux. Il faut se redresser soi-même. Le combat est une éthique avant d'être une croisade. La première croisade, c'est d'abord de se défaire des poisons inoculés par le colonialisme yankee.

    Le peuple français n'a pas attendu les immigrés pour connaître la "substitution". On dirait qu'un peuple français en a remplacé un autre. Je suis en face d'une autre race, presque d'une autre espèce. Moi qui ai connu la France des années soixante, je constate qu'elle a bel et bien disparu. Ne reste qu'un magma qui s'agite, ou un cadavre qui file dans le courant, et ne semble seulement "vivre" que quand des sollicitations commerciales lui triturent les chairs pourries.

    C'est une raison suffisante pour quitter cette scène de boulevard.

    Dominique Venner, à mon sens, a été trop aveuglé par sa haine d’ancien de l’Algérie française. Son ouvrage sur de Gaulle est pétri de malentendus, d’incompréhensions, et d’erreurs évidentes. Je ne le place pas pour autant, il va de soi – mais il est bon de le rappeler – au même niveau qu’une Christine Tasin ou que fdesouche, qui, par la culture, l’intelligence et la qualité d’être, ne lui arrivent pas à la cheville.

    Mais qu’importe, pour l’heure ! A chaque jour suffit sa peine, et demain, il sera temps de polémiquer.

    Dominique Venner nous a parlé. il faut lui être fidèle. Luttons ! Plus de pitié, surtout pour soi-même. De la rage, de la fureur, du courage !

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com/

  • Les raisons d'une mort volontaire

    Les raisons d'une mort volontaire « Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

    Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

    Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

    Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

    Dominique Venner  http://www.voxnr.com

  • Frigide, tais-toi et mets-toi à genoux devant ce qui te dépasse !

    « C’est un monsieur qui n’allait pas bien et qui était dans une idéologie mortifère », voilà ce que Frigide Barjot trouve à dire, entre autre âneries et écœurantes jocrisseries, alors qu’un très grand bonhomme, dont je ne partageais pas toutes les positions, vient de se suicider. 
    Voilà ce que cette cervelle de poule, qui ne sera jamais capable de saisir le millième de la beauté et de la puissance de l’œuvre de Venner, est capable de produire alors que dans un geste hideux mais puissant, cet homme s’est tiré une balle dans la bouche en pleine cathédrale. Voilà ce que cette fille, qui se prétend catholique, produit en exemplaire sale relais de toutes les pourritures satisfaites de notre temps
    Voilà l’égérie que tant de jeunes nigauds pleins de bonne volonté ont choisie. 
    Frigide Barjot, tu n’as ni décence, ni profondeur, ni épaisseur. Tu es l’image parfaite de cette époque, bruyante, insane et creuse. Tu aurais pu te taire, ignorant tout de cet être profond qui vient de mourir, éclaboussant les pierres de Notre Dame d’un sang que Dieu chérit infiniment, malgré le refus même de Venner d’être chéri. Non, tu as choisi de parler, de parler sans savoir, sans comprendre, te servant de façon ignoble de cette mort comme d’un repoussoir, usant de ce suicide pour paraître plus lisse, plus normale, plus conforme, plus « irréprochable » que jamais
    Si le sang de Venner doit retomber sur quelqu’un, qu’il retombe sur toi, qu’il t’inonde de sa culture, de sa finesse, de sa grâce et de son amour de la France, et que tu apprennes, enfin, à te taire, et à te mettre à genoux devant ce qui te dépasse.

    Source  http://www.oragesdacier.info/