Si l’on consulte le dictionnaire Robert, on trouve cette définition pour "camelot du Roi" : « militant royaliste ». "Camelot du Roi" est en effet devenu un nom commun après son apparition à l’automne 1908. La première fois que les camelots du Roi sont officialisés, c’est dans L’Action Française du 16 novembre 1908.
L’ouvrage de Maurice Pujo Les Camelots du Roi, publié en 1933, raconte leur première année d’existence, en 1908-1909, une année riche en actions de toutes sortes.
La création des "Camelots" fut spontanée et leur développement rapide, au rythme des manifestations qui se succédèrent. Toute une jeunesse accourut alors pour répondre aux mots d’ordre de l’Action française ; des étudiants mais aussi des jeunes travailleurs. De cette époque date l’emprise de l’AF sur le Quartier latin, emprise qui devait durer longtemps.
Nouveau style
Avant la création des "Camelots", il y avait, bien sûr, des militants royalistes, mais ceux-ci se bornaient souvent à des conciliabules de salon et s’interdisaient d’affronter les autorités républicaines et leur police. Avec les camelots, le combat change de style : on fixe des objectifs à atteindre et pour cela, on recourt aux moyens de force sans peur d’affronter la police et les tribunaux. L’offensive contre le régime est continuelle et se développe dans une exaltation joyeuse malgré les coups reçus.
Les camelots ne se livrent pas à de simples chahuts : ils mènent des batailles selon une stratégie qui a été arrêtée par leurs chefs. Ils expliquent au public les raisons des actions entreprises et ripostent aux arguments de leurs adversaires acculés à la défensive. Ils adopteront la maxime « La violence au service de la raison ». De nos jours, la violence fait peur car on pense aux attentats terroristes. La violence des camelots du Roi était toujours mesurée et proportionnée au but à atteindre. Ils n’ont jamais tué personne ; En revanche, ils eurent des morts dans leurs rangs, tels Marius Plateau assassiné en janvier 1923 ou Ernest Berger assassiné en mai 1925.
En 1908, la France est aux mains de ceux qui se sont servis de l’affaire Dreyfus pour mener une campagne antipatriotique et antimilitariste. Le service de renseignement de l’armée a été supprimé, ce qui nous coûtera cher en vies humaines en 1914. C’est le pouvoir en place qui a déclenché au début du siècle la lutte contre l’Église catholique au nom de la laïcité. C’est lui aussi qui ne craint pas de faire tirer par l’armée sur les terrassiers en grève à Draveil-Vigneux. Tel est le visage de la République. On comprend le succès remporté par les camelots du Roi qui bousculent les autorités établies et bafouent avec entrain leurs représentants et leurs symboles.
L’acte de naissance des camelots du Roi est le 16 octobre 1908. Ce jour-là un étudiant des Beaux-Arts, âgé tout juste de vingt ans, Maxime Real del Sarte, interrompt le discours du président de la Cour de Cassation le jour de la rentrée judiciaire. Après avoir crié « Et l’article 445 ? » (violé par la Cour de Cassation en 1906 pour innocenter le capitaine Dreyfus) il poursuit : « Magistrats indignes et faussaires, il ne sera pas dit qu’un Français ne vous crachera pas au visage votre forfaiture et votre infamie ! » Il est arrêté, mais bientôt relâché. Il va passer un concours à l’école des Beaux-Arts puis rejoint les bureaux de l’Action française où l’on fête son exploit qui aura un énorme retentissement.
Fessé en Sorbonne
À partir du 2 décembre 1908 jusqu’au 17 février 1909, se développe« "l’affaire Thalamas", du nom d’un professeur du lycée Charlemagne qui avait insulté la mémoire de Jeanne d’Arc devant ses élèves et qui a été chargé de donner une série de cours à la Sorbonne sur La pédagogie de l’Histoire. C’en est trop pour l’Action française qui chaque mercredi – jour où officie Thalamas – appelle à manifester contre le professeur indigne. La première fois ses amis n’ont pas de mal à pénétrer dans l’amphithéâtre Michelet où ils couvrent de leurs cris la voix de Thalamas et le bombardent d’oeufs, de même que le doyen Croiset venu à la rescousse. Les semaines suivantes la Sorbonne sera filtrée et bouclée, mais l’AF organise des manifestations à l’extérieur qui prennent de plus en plus d’ampleur. Maurice Pujo s’impose naturellement comme leur organisateur. La campagne entreprise est expliquée dans L’Action Française et des affiches placardées au Quartier latin. Chaque mercredi, la manifestation se termine au pied de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides. Le récit alerte de la campagne contre Thalamas, sous la plume de Maurice Pujo, est toujours aussi captivant aujourd’hui. Il est plein d’imprévus et de rebondissements.
Le 17 février, les camelots se sont enfermés dans la Sorbonne et, à l’heure du cours de Thalamas, ils pénètrent dans son amphithéâtre. Ils étendent l’insulteur de Jeanne d’Arc sur la chaire, relèvent sa redingote et lui administrent une fessée mémorable. Il n’y aura pas d’autre cours de "pédagogie de l’Histoire"...
Toutes ces actions, et bien d’autres, se soldent par de nombreuses arrestations et condamnations par des magistrats qui ne manifestent aucune mansuétude à l’égard des camelots. Maurice Pujo, pour sa part, sera emprisonné plusieurs mois.
Maurice Pujo arrête son récit en juin 1909, et l’on regrette de ne pas lire la suite des exploits des Camelots du Roi. Hélas, il n’a jamais écrit le second tome qu’il avait pourtant annoncé.
Gendarmes supplémentaires
C’est en 1908-1909 que les principes directeurs de l’action des camelots ont été définis : recours à une violence mesurée, c’est-à-dire à un désordre passager pour rétablir l’ordre véritable bafoué par les hommes du régime, discipline, persévérance et non des protestations sans lendemain. Les Camelots du Roi se proclament des « gendarmes supplémentaires ».
Être aujourd'hui fidèle à l’esprit des Camelots du Roi, c’est essentiellement rester disponible pour toute action que requiert le service du pays, fût-elle modeste et obscure. Les humbles tâches de militantisme quotidien, notamment la vente à la criée du journal, préparent à mener les actions plus importantes qu’imposeront les circonstances. La France a toujours besoin de camelots du Roi !
Pierre PUJO L’Action Française 200 du 3 au 16 novembre 2005
culture et histoire - Page 1884
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Les Camelots du Roi de Maurice Pujo
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Sur MZ : offensive générale du Système
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HISTOIRE ET SYMBOLISME DE LA CROIX CELTIQUE
Comme l'écrit Thierry Bouzard dans l'introduction de son livre consacré à la croix celtique, cette dernière est « un symbole sur lequel courent de notnbreuses légendes souvent erronées ». De fait, ayant acquis depuis plus d'un demi-siècle une notoriété remarquable, « la croix celtique rayonne sur tous les continents » et elle est souvent présentée par les adversaires de la tradition nationale comme un avatar d'un autre symbole cruciforme qui puise ses sources dans la tradition indo-européenne ... Dans cet ouvrage de plus de cent vingt pages, richement illustré et bien documenté, les lecteurs peuvent, soit parfaire leurs connaissances, soit découvrir l'histoire et la signification de ce symbole qui a traversé les siècles sans prendre une ride. Avec ce premier ouvrage, Thierry Bouzard rentre dans la grande famille des témoins de la mémoire nationale. Ce nouvel ouvrage de la belle collection Prolégomènes qui a déjà à son actif une histoire des Camelots du Roi marque l'originalité de cette collection enracinée.
National Hebdo - Comment vous est venue l'idée de consacrer un ouvrage à l'histoire de la croix celtique ?
Thierry Bouzard - Après quelques années de militantisme, il y a déjà un certain temps, j'ai voulu comprendre d'où venait l'engouement des nationalistes pour ce symbole. Mes premières recherches m' ont rapidement fait apparaître qu'aucune étude n' avait été consacrée à ce sujet et que les utilisateurs en avaient des conceptions variées et parfois contradictoires. J' ai donc décidé d'en faire l'étude moi-même car je considère qu'il est important de connaître les raisons qui motivent l'engagement des individus. Le symbolisme constitue un vecteur puissant qui synthétise en quelques traits précisément tracés un concept complexe. Il est considéré comme le langage privilégié de l'esprit, le plus apte à appréhender des réalités inaccessibles au langage ordinaire. C'est un moyen universellement utilisé pour entraîner les hommes.
Mais la croix celtique ne voulait pas livrer facilement ses secrets. Les ouvrages sur le symbolisme ne l'évoquent que superficiellement et souvent comme un simple dérivé de la croix grecque ou de la croix latine.
Je me suis donc lancé dans mes recherches sans idée préconçue et je dois dire que je ne m'attendais absolument pas à ce que j'allais mettre au jour. L'aspect de plus étudié concerne les célèbres croix irlandaises. Son utilisation politique moderne est aussi assez connue depuis la réactualisation qu'en a fait Pierre Sidos, mais pas la genèse de celle-ci.
Ce sera aux lecteurs de dire. si j'ai atteint mon objectif qui était de présenter une vision complète et synthétique de la croix celtique et de son symbolisme.
- Quel est le lien entre les Celtes pré-chrétiens et la croix celtique chrétienne ?
- Ce sont les druides irlandais qui font le lien entre l'ancienne religion et le christianisme et c'est probablement par eux que le symbole a été transmis. Il faut savoir que les Celtes irlandais sont le seul exemple de populations qui se soient converties au christianisme sans avoir été préalablement conquises par les armées romaines. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les Celtes ne faisaient pas un usage graphique de la croix celtique. En effet, aucun objet précédant la conversion de l'Irlande ne représente le symbole. Par contre je mentionne l'usage qui en est fait dans la géographie sacrée des Celtes irlandais et des Gaulois, ce qui n'est pas étonnant quand on sait que les druides transmettaient leur enseignement exclusivement oralement. Mais c'est en Irlande que la mutation du symbole s'est effectuée, Sans y voir forcément un lien, de cause à effet, on constate que la caste sacerdotale, les druides, ont embrassé la nouvelle religion presque naturellement et quoi de plus logique qu'ils aient voulu enrichir la symbolique de leur nouvelle religion par une lecture originale d'un motif qui leur était familier et dont on trouve la trace en Europe dès le néolithique.
Concrètement, on constate que la croix celtique, avant de servir dans le cùlte public sous la forme des grandes croix de pierre, a d'abord été utilisée dans le culte privé, gravée sur les pierres tombales. On la retrouve aussi dans l'orfèvrerie.
- Pouvez-vous retracer l'épopée du père Doncœur qui a redonné vie à la croix celtique ?
- C'est en effet le père Doncœur qui est à l'origine de l' emploi moderne de la croix celtique. Il en avait fait son symbole personnel sous le nom de "croix cadet". Il est une figure méconnue mais attachante de cette première moitié du XXe siècle. S'il reste méconnu, ses chansons le sont moins et notamment le célèbre Kyrie des gueux qui est devenu un classique du répertoire des Saint-Cyriens. Il est extrait de son carnet de chants le Roland dont plusieurs pages sont illustrées avec la croix celtique.
C' est la loi sur les congrégations religieuses de 1902 qui oblige le jeune Paul Doncœur à s'exiler. C'est en 1912 qu'il est ordonné prêtre en Belgique. En août 1914, il marche au canon pour partager le sort des soldats français sur le front. Blessé, prisonnier, décoré, c'est surtout après la guerre qu'il se fera remarquer en prenant une part éminente dans la campagne qui va faire céder le gouvernement Herriot en 1924. Le cartel des gauches voulait remettre en application la loi de 1901 et de nouveau expulser les congrégations religieuses. Parallèlement, le père Doncœur participe à la création du mouvement scout en France et spécialement des routiers. En 1939, il devient l'aumônier général de la branche Route et c'est certainement sous son influence qu'est choisi l'emblème des cadets d'Algérie en 1940, puis des Equipes nationales en 1943. Ces deux organisations vont utiliser comme emblème officiel la croix celtique telle que nous la connaissons.
- Que représente à vos yeux le symbolisme de la croix celtique ?
- On peut y distinguer plusieurs significations. Tout d'abord, il est incontestable que la croix celtique est une représentation du "signaculum domini", c'est-à-dire des cinq plaies du Christ en croix. Symbole très courant au Moyen Age et connu depuis le IVe siècle. Cette signification méconnue est pourtant explicite sur les premières croix en pierre irlandaises. D'ailleurs, les spécialistes de l'art irlandais ne qualifient-ils pas les cinq cabochons qu'ils remarquent sur ces croix de "têtes de clous" ?
La croix celtique est aussi l'héritière des anciennes roues solaires de l'âge de bronze. Par là, elle intègre le symbolisme solaire et elle l'enrichit en étant aussi une représentation du cœur. Sans entrer dans tous les détails, on peut dire que lorsque le soleil réchauffe et éclaire, il n'agit que dans un seul. sens tandis que le cœur exerce la même fonction dans les deux sens, par un mouvement à la fois centripète et centrifuge. C'est une image classique du Sacré-Cœur représenté très souvent entouré de rayons solaires.
- Comment est-elle présente dans nos chants de tradition ?
- Collectionneur de recueils de chants, je me devais de mentionner, en annexe de mon livre, les chants qui citent la croix celtique dans leurs paroles. S'il est probable qu'il devait exister des chants religieux glorifiant ce type de croix, ils ont apparemment disparu. Il ne reste donc que des chants plutôt militaires et militants. Je les publie avec leurs partitions et ce que je connais de leur historique. Le plus célèbre est Les Lansquenets, moins connu est le chant des mercenaires Le vent menait. Bien entendu, on trouve le chant officiel de l'Œuvre française écrit par Pierre Sidos.
Propos recueillis par Françoise MONESTIER National Hebdo mai 1998
La croix celtique, Collection Prolégomènes, Editions Defi, 1 Place Paul-Verlaine, 92100 Boulogne Billancourt. -
Dans l’Hexagone de François Hollande par Georges FELTIN-TRACOL
Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs du site,
Une regrettable coquille, la semaine dernière, a légèrement modifié le nom de famille du camarade Valorgues qui s’écrit avec un seul l.
Le responsable de cette faute majeure a été sévèrement châtié : il doit apprendre par cœur et à l’envers les œuvres complètes de Najat Vallaud-Belkacem.
Nous vous rappelons la parution :
— aux « Bouquins de Synthèse nationale » du nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, Bardèche et l’Europe. Son combat pour une Europe « nationale, libérée et indépendante », 2013, 18 € + 3 €. À commander au :
http://synthesenationale.hautetfort.com/media/00/02/2350097485.pdf
— du n° 31 de Synthèse nationale vient de paraître avec de nombreuses contributions dont celle de Georges Feltin-Tracol :
Sachez par ailleurs que le « Libre-Journal des Lycéens » du samedi 4 mai, animé par Pascal Lassalle, sur Radio Courtoisie recevait le journaliste indépendant, Jean-Loup Izambert, et Georges Feltin-Tracol, rédacteur en chef d’Europe Maxima, pour évoquer des « Liaisons coupables entre islamisme radical et puissances occidentales » et « Alexandre Loukachenko et la troisième voie biélorusse ». L’émission peut être réécoutée à la demande sur le site officiel de Radio Courtoisie qu’il faut soutenir.
Signalons enfin que le Cercle Eurasia organise une conférence consacrée à « La voie eurasiste » avec les interventions d’Alexandre Douguine, « L’eurasisme hier et aujourd’hui », et d’Alain de Benoist, « L’eurasisme contre le libéralisme », le samedi 25 mai à partir de 16 h 00, 4, place Saint-Germain, Salle Lumière, 75006 Paris (7 €; 5 € pour les étudiants et les chômeurs).
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Dans l’Hexagone de François Hollande, il ne fait pas bon être opposant. Ce triste constat se vérifiait déjà au temps de l’atlantiste Nicolas Sarközy. À cette époque oubliée par quelques demeurés droitards sans cervelle, ni mémoire, désormais fans d’une véritable imposture appelée la « Droite forte », C.R.S. et gendarmes arrêtaient avec une violence certaine les manifestants hostiles aux pièces de théâtre blasphématoires, en particulier la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu. Des manifestants courageux tentèrent d’interrompre certaines représentations et se firent arrêter. Prévenus d’entraves de manière concertée à la liberté d’expression, par voies de fait, destruction ou dégradation et violence, ces victimes du politiquement correct risquent d’après l’article 431 – 1 du Code pénal 45 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement. Qu’en pensent Amnesty International, la Ligue internationale des droits de l’homme et Human Rights Watch si prompts en général à dénoncer les législations iranienne, russe et bélarussienne ?
Pigiste à l’hebdomadaire bourgeois mondialiste Charlie Hebdo, Sigolène Vinson rapporte que « leur action se doublait d’actes subversifs constituant à balancer des poules puantes ou à souffler dans des sifflets à roulette (1) ». De vrais actes terroristes… « À l’audience, la présidente rappelle les termes de la commission rogatoire, faisant état de propos tenus par les manifestants : “ Le Seigneur vous pardonne ” “ Allez au diable ”, etc. (2) ». De pareils mots bafouent vraiment la sacro-sainte (sic !) laïcité républicaine et la dignité de policiers guère habitués à de telles « injures » probablement plus scandaleuses que les insultes proférées par la racaille des banlieues de l’immigration…
Ce « deux poids deux mesures » est une caractéristique constante de la part des pseudo-autorités ripoublicaines. Alors que quatre militants de Génération Identitaire pâtissent de conditions draconiennes inacceptables de contrôle judiciaire parce qu’ils ont osé organiser l’occupation pacifique du chantier de la future grande mosquée de Poitiers, les FemHaine qui investissent, seins nus, la nef de Notre-Dame de Paris, beuglent leur joie à l’abdication de Benoît XVI et saccagent les nouvelles cloches, n’ont qu’un simple contrôle d’identité…
Ces faits ne sont pas isolés; ils se répandent plutôt. Le 18 octobre 2012, le président d’Entraide-Solidarité, François Maris, fut placé en garde à vue pendant dix-sept heures. Pourquoi ? Parce qu’il défendait un couple de harkis à Gorniès dans l’Hérault. Les gendarmes l’accusèrent d’« installation en réunion sans autorisation d’un mobil-home » (un délit puni de six mois de prison !), et de… « génocide » ! Vite conscients de l’absurdité des accusations, les pandores enquêtèrent alors sur le « vol d’une banderole » ! Puis, comprenant que l’objet du délit avait été récupéré dans une décharge, ces Sherlock Holmes de bas-étage retinrent finalement une banale « installation d’une habitation légère en un lieu non autorisé ».
Le Régime aime terroriser. Outre des pressions psychologiques et sociales sur l’entourage de ses proies, il n’hésite pas à instrumentaliser le fisc contre ceux qui lui tiennent tête. Suite à un redressement fiscal, l’humoriste Dieudonné a été condamné à une amende d’un million d’euros. On cherche ainsi à museler les grandes gueules. À leur faire peur aussi. Le 18 novembre 2012, les FemHaine agressaient les paisibles manifestants de Civitas qui, voyant l’inaction des policiers, réagirent avec vigueur. Or, raconte Aurélien, l’une des victimes de ces hystériques, « le mercredi 28 novembre à six heures précise, j’ai été réveillé par les forces de l’ordre (le S.I.T. [Service d'investigation transversale, une unité de la police nationale hexagonale chargée des enquêtes pour motif politique] plus précisément) qui m’ont menotté dans mon lit, une arme à feu braquée sur ma tempe. J’ai ensuite fait quarante-huit heures de garde à vue et quinze heures de dépôt (une sorte de prison sous le tribunal de Paris) et je suis désormais sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir du territoire Français, et l’obligation de pointer tous les quinze jours au commissariat de ma ville, tant que le jugement ne sera pas rendu. J’ai un travail, je n’avais pas de casier judiciaire, j’ai été traité comme un terroriste, alors que c’est nous qui avons été agressés ! Il y a eu quatre autres interpellés ce même jour… […] Nous risquons 45 000 € d’amende et trois ans de prison, sans compter les dommages et intérêts (3) ».
L’action policière contre des personnes solvables et honnêtes a atteint son point culminant au moment des démonstrations de force de la « Manif pour tous ». Suite à des manœuvres provocatrices d’agents infiltrés parmi les manifestants, le 24 mars 2013, des enfants ont été gazés par les lacrymogènes des forces du « désordre » établi ! Conditionné à s’élever à la seconde près contre les soi-disant violences policières à l’Est ou ailleurs dans le monde, le Parlement européen, cette pétaudière inutile, a gardé un silence éloquent et n’a nullement protesté contre la centaine d’interpellations et les six gardes à vue ! La République a maintenant ses prisonniers politiques.
Quant aux prisonniers d’opinion, après l’historien dissident Vincent Reynouard, voici le président de l’Œuvre française, Yvan Benedetti, et le responsable des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac, d’être poursuivis pour des motifs futiles par une justice devenue par enchantement d’une rare intransigeance. Incapables d’empêcher les « nouvelles attaques de diligence » dans le R.E.R. D en Île-de-France ou des T.E.R. en Provence – Alpes – Côte d’Azur ou l’épidémie de kalachnikovite aiguë dans les quartiers marseillais, le Pouvoir préfère réprimer les « factieux ». Il faut dire que les risques sont souvent bien moindres face aux familles, aux jeunes gens sympathiques et aux « veilleurs » que devant la voyoucratie des banlieues lourdement armée.
Les responsables du désordre public légal ont en effet reçu des consignes précises, iniques et grotesques. Le 1er avril dernier, venu depuis l’Aisne pour passer quelques jours dans la capitale avec son épouse et leurs six enfants, Franck Talleu est arrêté par les agents du parc du Luxembourg, conduit une heure au poste et poursuivi par le ministère public. Qu’a donc commis cet honorable père de famille ? A-t-il agressé une personne âgée qui promenait son chien sous le contrôle vigilant des pervenches des caniveaux ? Entraîné ses enfants dans une salle de shoot ou bien payé son séjour parisien grâce au compte singapourien de Jérôme Cahuzac ? Non, Franck Talleu a fait pire. Il portait, ce jour-là, un maillot de corps sans slogan, ni inscription, de la « Manif pour tous ». Il a d’abord été verbalisé pour « port d’une tenue contraire aux bonnes mœurs ». On hallucine ! Voilà pourquoi la Gay Pride ne passe jamais par ces jardins… Devant l’énormité du motif, le procès-verbal a ensuite été modifié (4). Fort de ce précédent incroyable, les gendarmes ont ensuite réprimé une douzaine de personnes au même endroit pour le port de maillots semblables. « Interpellés, emmenés au poste, écrit Delphine de Mallevoüe, certains ont été fouillés et ont subi un interrogatoire de une à deux heures, avant de recevoir un P.V. [pour] organisation d’une manifestation ludique sans autorisation spéciale [ou] gêne à la tranquillité des promeneurs par affichage ostentatoire d’éléments relatifs à une manifestation interdite (5) ». Ces zélés fonctionnaires auraient-ils ainsi agi devant les solides gaillards des Jeunesses nationalistes, de Génération Identitaire, du Renouveau français ou du G.U.D. ?
Une telle entrave à la liberté d’expression réelle (on n’est pas dans un théâtre subventionné !) est somme tout cohérente venant d’un Système mortifère qui proscrit le voile intégral musulman. La police du vêtement et des tenues va de pair avec le flicage de la pensée. La peste du politiquement correct contamine tout. En raison d’un risque supposé de troubles à l’ordre public (toujours la même rengaine), la journée régionale de Synthèse nationale dans le Nord a été interdite, Synthèse nationale devant même payer un millier d’euros au maire U.M.P. de Marcq-en-Barœul. Fort heureusement, l’équipe nordiste a pu trouver une autre salle, ailleurs, et la réunion prévue du 28 avril s’est bien tenue. Elle a été un succès. Le fait est révélateur qu’il est maintenant difficile pour les résistants au Nouvel Ordre mondial d’organiser des réunions publiques et de trouver des salles.
Sous le prétexte fallacieux de maintenir la « légalité républicaine », le Régime entend frapper fort afin de contenir, voire d’étouffer, tout mouvement protestataire durable. Dans la nuit du 14 au 15 avril, soixante-sept « campeurs illégaux », les « veilleurs », âgés de 18 à 25 ans, ont été raflés et placés en garde à vue. Stéphane Kovacs évoque des gardes à vue de quarante-quatre heures ! Outre « la fouille – intégrale -, la prise d’empreintes, les photos de face et de profil, “ comme des criminels ” (6) », ces nouveaux prisonniers politiques « ont dû se soumettre à des tests A.D.N. et seront inscrits au fichier (7) ». Or le fichage génétique ne concernait à l’origine que les affaires de terrorisme et les crimes sexuels. « La Manif pour tous n’est pas du tout appréciée en haut lieu… » avance Amicie, une étudiante de 25 ans interpellée qui a eu droit à une confidence de policier (8). Sur la même place près du Palais-Bourbon se tiennent régulièrement des manifestations d’étrangers clandestins sous l’œil placide des policiers. « Les délinquants sont ici ceux qui ont le front de s’opposer au Pouvoir pour des raisons de conviction », écrit la philosophe Chantal Delsol (9). Taubira adore tellement les délinquants qu’elle en crée de nouveaux…
Les exactions policières témoignent de l’étroite connivence de l’appareil d’État aux mains de l’hyper-classe mondialiste avec les racailles allogènes des banlieues annoncée en son temps par Éric Werner qui voit son hypothèse validée. La protection des sites officiels implique pour l’heure « moins de sécurisation des cités et plus de mission pour protéger les palais nationaux (10) », affirme un officier des forces mobiles.
Un an après l’élection du « capitaine de pédalo (heureuse expression de Jean-Luc Mélenchon) » « Flamby le Pépère », une ambiance de fin de règne s’installe dans la population. Des comités de hués de ministres se lèvent partout dans le pays. Certes, les conditions de 1992 quand les membres du gouvernement socialiste ne pouvaient plus circuler ne sont pas encore réunies. En outre, parier sur une convergence des luttes entre les opposants de l’Ayraultport à Notre-Dame des Landes, la colère sociale incitée par la fermeture massive d’entreprises et l’Accord national interprofessionnel (A.N.I.) qui nie les droits des salariés, et le combat sociétal contre le mensonger « Mariage pour tous » relève de l’impossibilité tactique, faute d’investissements militants tangibles dans le syndicalisme et l’action écolo-agricole. Les tensions actuelles traduisent néanmoins un ras-le-bol patent du pays réel. Son réveil pourrait à terme provoquer un anti-Mai 68 ou un contre-4 Septembre 1870. On comprend que pour les hiérarques faillis du Pouvoir, la répression, c’est maintenant !
Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/Notes
1 : dans Charlie Hebdo, 6 février 2013.
2 : Idem.
3 : entretien d’Aurélien avec Laurent Bayard, La Voix de la Russie, 13 décembre 2012.
4 : La contravention porte sur « organisation d’une manifestation ludique dans le jardin du Luxembourg sans autorisation spéciale », dans Emmanuel Ratier, Faits & Documents, du 15 au 30 avril 2013, p. 9.
5 : dans Le Figaro, 9 avril 2013.
6 : Stéphane Kovacs, dans Le Figaro, 24 avril 2013.
7 : Stéphane Kovacs et Jean-Marc Leclerc, dans Le Figaro, 16 avril 2013.
8 : Stéphane Kovacs, dans Le Figaro, 24 avril 2013.
9 : dans Le Figaro, 25 avril 2013.
10 : cité par Jean-Marc Leclerc, dans Le Figaro, 16 avril 2013.
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Un exemple de lutte culturelle
Keith Haring, importateur en France des graffitis étatsuniens.
Si Keith Haring, ce médiocre artiste contemporain, barbouilleur prolixe, trivial et primaire, actuellement étalé sur les murs du Musée d’art moderne de la ville de Paris (1), reste dans la mémoire de l’histoire de l’art officiel et subventionné, ce sera grâce à un court article paru dans le magazine Beaux Arts Magazine du mois de mai (2). Parva sed apta !… court mais bon, puisque l’article peint en quelques lignes le portrait idéal de l’artiste modèle, de l’icône à révérer et à imiter si l’on veut s’attirer les bonnes grâces de la critique conforme et du juteux et gras marché. Suivez le guide ! A.L.
Au commencement le petit Keith n’a pas été verni puisqu’il a subi « une enfance passée à dessiner, à l’étroit dans une petite ville américaine de Kutztowm ». Pensez donc, le pauvre gamin a dû apprendre les règles bourgeoises du dessin sous la férule d’un trivial professeur de province qui devait sans doute lui demander d’être à l’heure et de respecter les maîtres : quelle misère, ça nous rappelle les heures les plus sombres !
Heureusement, Keith était doué et la férule castratrice n’a pas réussi son coup puisque ses « études d’art (…) le mènent à l’invention de sa calligraphie si personnelle ». Effectivement, notre prodige réinvente la lettre bâton creuse, ce qui est un apport déterminant à l’histoire de l’écriture : Champollion en est encore tout retourné.
Ensuite, il y a « la découverte de ses aînés Alechinsky ou Dubuffet », un parrainage substantiel qui résume bien l’essentiel de la riche histoire de l’évolution artistique de l’humanité…
« Puis, les années euphoriques dans un New York vivant au rythme des night-clubs et du graffiti, où son homosexualité peut s’affirmer librement. » Là, chapeau bas, on touche au sublime, circulez, il n’y a rien à dire sous peine de poursuites.
« Et enfin la consécration, les grandes commandes à travers le monde entier, les engagements humanitaires. » Evidemment Keith n’est pas un cuistre, il partage la manne financière éclairée qui reconnaît en son œuvre une pierre utile à la décomposition créatrice d’un autre monde. Ah la belle âme ! Elle méritait bien d’être entourée par « les amis célèbres, les soirées déjantées ».
Mais, hélas, c’est toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers : « la tragédie du sida, la disparition brutale. (…) »
« Et la fin d’une époque mythique (…), mélange de liberté explosive et de fausse insouciance (…), des années incarnées par un art généreux, populaire et complexe. » Là, nos deux journalistes auteurs de ce sublime portrait moderne et édifiant nous emportent dans un tourbillon politico-philosophique maniant l’art du paradoxe et du… foutage de gueule !
Bravo encore, vous aurez bien amusé la galerie !
Antoine Laroc
Notes :
(1) Exposition Keith Haring, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 19 avril 2013 – 18 août 2013.
(2) Article du magazine Beaux Arts Magazine (mai 2013, page 42), « Keith Haring, icône des années 1980 », par Florence Guillaume et Mahaut Bourgeois.Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, culture et histoire, international, tradition 0 commentaire -
Le Bréviaire des patriotes - Entretien avec Olivier Perceval : « La destinée d’un pays comme la France se joue sur le temps long »
Olivier Perceval est le Secrétaire Général de l’Action Française.
L’Action Française est un mouvement royaliste « animé par une double préoccupation : elle entend préparer la restauration de la monarchie et, dans l’attente du retour du roi, œuvrer pour la défense de l’intérêt national. »
► Pouvez-vous nous présenter, en quelques lignes, l’Action Française ?
C’est une vieille dame. Très brièvement, l’Action Française était à l’origine une revue patriotique et républicaine devenue quotidienne et monarchiste sous l’influence de Charles Maurras , au début du siècle précédent, porteuse des idées du mouvement d’Action française (ligue, camelots..). Elle a dominé intellectuellement toute la première moitié du 20eme siècle et s’est écroulée sous deux coups de boutoirs terribles, d’abord la condamnation par l’Eglise en 1926 et ensuite la seconde guerre mondiale qui la vit se diviser entre pro et anti Vichy.
Aujourd’hui nous sommes dans une phase de nouveau départ, où les acteurs du passé ont pratiquement disparus et les passions sont retombées. Nous prônons la pensée de Maurras mais avec le regard à la fois bienveillant et critique que pouvait avoir un Pierre Boutang par exemple.
Ne pensez-vous pas que les liens de parenté entre les différents souverains européens sont un obstacle au seul intérêt national ?
Je ne crois pas. S’ils peuvent renforcer une entente et accroitre les capacités de négociation d’une nation à l’autre, l’expérience des capétiens montre avec la construction du « pré carré » qui s’est établi en particulier contre les ambitions de l’Empire austro-hongrois, que leur volonté politique n’a nullement été altérée par les liens familiaux des royautés d’Europe.
Toute la subtilité de cette parentèle est qu’elle donne peu ou prou des limites aux débordements guerriers tels que nous avons pu les voir exploser après la révolution, guerres totales, guerres mondiales. La haine de l’ennemi au sang impur.
► Quel regard portez-vous sur Henri VII, comte de Paris, duc de France et actuel chef de la Maison de France ? [...]
La suite sur Le Bréviaire des Patriotes
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Vincent Peillon nous fait la morale !
par Stéphane Blanchonnet *
Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a annoncé qu’un cours de "morale laïque" serait dispensé dans l’ensemble du système scolaire, de la maternelle au baccalauréat, dès la rentrée 2015.
Dans la foulée du vote de son projet de loi sur la « refondation de l’école » et à l’occasion de la remise du rapport qu’il avait commandé à Alain Bergounioux, Laurence Loeffel et Rémy Schwartz, Vincent Peillon a donné de nouvelles précisions sur sa "marotte", l’instauration d’un cours de morale laïque dans l’ensemble du système scolaire, de la maternelle au baccalauréat. Ce nouvel enseignement, qui ne sera pas une nouvelle discipline et fera donc appel aux professeurs des matières existantes, aura toutefois des horaires dédiés (il ne sera pas simplement ajouté aux contenus des programmes des différentes matières) et fera son apparition à la rentrée 2015. C’est du moins ce qu’affirme M. Peillon dans un con-texte où il paraît peu probable que lui-même ou le gouvernement auquel il appartient puisse seulement passer l’année !
Un machin de plus
Avant de passer à une critique de fond de l’intérêt de cette morale laïque, on peut faire remarquer que ce nouvel objet pédagogique non identifié (OPNI ?) vient s’ajouter à une longue liste de "machins" (ECJS, aide individualisée, TPE...) qui viennent alourdir un temps scolaire que l’on veut par ailleurs raccourcir, et réduire la part réservée aux enseignements disciplinaires, donc au véritable savoir. On peut aussi s’amuser de voir un nouveau ministre pressé comme tous ses prédécesseurs de "laisser sa trace" dans les programmes ou encore de voir un socialiste surfer assez démagogiquement sur la vague du retour à un certain ordre moral (extérieur et superficiel) qui avait porté au pouvoir Nicolas Sarkozy en 2007 et qui traverse incontestablement l’opinion comme le montrent toutes les enquêtes. Sur le fond, la morale laïque est une impasse : dans le moins pire des cas (on n’ose dire le meilleur !), elle se résumera à une sorte de plus petit dénominateur commun ("la civilité" mais pas la belle, la grande politesse française, dont la galanterie est la fine fleur et qui repose sur des distinctions que l’idéologie dominante assimile à autant de discriminations) ; dans le pire des cas, elle redeviendra l’arme de guerre civile anti-religieuse qu’elle était au début du XXe siècle.
À la différence qu’hier, en attaquant le catholicisme et non l’islam, elle était aussi un crime contre les fondements de la civilisation française. Maurras décrivait ainsi la mise en œuvre de ce crime dans un remarquable texte de 1928 (paru dans l’Almanach de l’Action française et disponible sur maurras.net) : « Oui, nous payons des prêtres, et de véritables congrégations de prêtres et de docteurs, dans les écoles normales primaires, pour entretenir cette religion d’État contre l’État. » La différence étant que les prêtres et les docteurs laïcs d’aujourd’hui ne véhiculent plus ce que le Martégal appelait joliment « ce stoïcisme germanique de Rousseau et de Kant », une morale abstraite, déracinée mais une morale tout de même ! On lui a substitué une moraline libérale-libertaire, sorte de hideuse tambouille dont les ingrédients sont des résidus de pensée soixante-huitarde mêlés au politiquement correct importé d’Amérique, le tout assaisonné d’une pincée de féminisme du genre...Embrigadement
Maurras dans son texte de l’almanach soulève d’autres aspects de la question : l’obligation faite à tous les Français de financer cet embrigadement des esprits et l’inégalité entre les enfants du peuple, contraints d’ingurgiter la propagande laïciste, et les "fils de famille" qui peuvent y échapper en payant : « Du point de vue de la justice, il suffit pour con-damner cette école que, enseignant la doctrine de quelques-uns, elle soit payée par tous et obligatoire pour tous, en particulier pour ceux qui n’ont aucun moyen de se défendre contre ses inventions, ses conjectures, ses frénésies et ses fanatismes. » En attendant le retour d’un État légitime qui aura pour finalité la perpétuation de notre civilisation française et non son éradication, il convient d’insister sur ce dernier point en militant, par exemple, pour l’amélioration de la situation des écoles hors contrat, voire pour l’instauration du chèque scolaire.
Stéphane Blanchonnet - L’Action Française n°2862 - www.a-rebours.fr
* Stéphane Blanchonnet, président du comité directeur de l’Action française, est spécialiste des questions de société.
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7 mai 1954 : la chute de Diên Bien Phu
« Le Soldat n'est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d'aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu'il est voué à l'oubli » (Antoine de Saint-Exupéry)
Diên Bien Phu, le « grand chef-lieu d'administration frontalière », est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l'opium, et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu'à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C'est une cuvette de 16 kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.
Au début de l'été 1953, l'Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu'il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l'aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l'armistice, le 27 juillet 1953. C'est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu'en attaquant » et il décidera de créer à Diên Bien Phu une base aéroterrestre pour couper au Vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant. Quand les responsables français décident d'investir la cuvette de Diên Bien Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu'à cela ne tienne ! L'endroit paraît idéal au commandant en chef. Il est un point de passage obligé pour le Vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner... De plus, il bénéficie d'un aérodrome aménagé durant la Deuxième Guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km2 qui permettra l'emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le Vietminh, vu l'éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Bien Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum... Il en conclut donc qu'il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d'une artillerie limitée qu'il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s'était porté garant.
L'occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l'histoire de la guerre d'Indochine. Vers 11h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : le 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux du commandant Bigeard et le 2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35e RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l'opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5e Bataillon de Parachutistes vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4 195 hommes dans la célèbre cuvette. Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Liliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.
L'offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d'artillerie (près de 9 000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l'éléphant commençait : le tigre tapi dans la jungle allait harceler l'éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d'épuisement.
Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d'autre, Béatrice, tenue par la 3/13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers, dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre-batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s'offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.
Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d'artillerie. À 5h, le 15 mars, le Vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L'artillerie ennemie - que l'on disait inefficace - fait des ravages parmi les combattants sans que l'on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le colonel Piroth, responsable de l'artillerie française, se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade. Cependant, la piste d'aviation, bien que pilonnée quotidiennement - mais aussitôt remise en état - permettait l'arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s'intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. À noter que le 28 mars, l'avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L'infirmière convoyeuse de l'équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu'à la fin parmi les combattants.
Le général vietminh Giap, afin de s'infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d'un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d'appui. Le 30 mars, après une préparation d'artillerie très intense et l'infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane 1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d'appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l'ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l'ennemi, d'autres étaient morts en touchant le sol, d'autres étaient perdus... tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du Vietminh en améliorant son ordinaire.
Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2e Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du commandant Guiraud. Le 4 mai ont lieu les derniers parachutages d'hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtriers en rafales, provoquant d'énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d'avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.
Dans la soirée du 6 mai, c'est le déchaînement de l'artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c'est l'apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s'effondrent, les tranchées s'écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. À 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane 2 une charge d'une tonne de TNT puis se ruent à l'assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu'à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. À l'aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d'être promu général, à 10h du matin, les Viets finissent d'investir les Eliane. Du côté français, il n'y a plus ni munitions, ni réserve d'hommes mais les sacrifices continuent...
Le général Cogny adresse un dernier message au général de Castries, souhaitant qu'il n'y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L'ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Bien Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les viets font irruption dans le PC du général de Castries. Un drapeau rouge à étoile d'or est planté sur le PC français. Diên Bien Phu est tombé mais n'a pas capitulé.
Durant cette bataille, le corps expéditionnaire français comptera 3 000 tués et un nombre très important de blessés. 10 300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3 300 d'entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.
« Le Courage est un embrasement de l'être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent. Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi. Le Courage est ce qu'il y a de plus sacré dans une Armée. Nul n'a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »
José CASTANO. Rivarol du 13 mai 2011 -
Notre Civilisation, détricotée au "forceps".
Notre civilisation est un corpus de coutumes, de cultures, d’apprentissages pour ce qu’il en est, par exemple, de l’agriculture, des arts selon les canons du beau, du bon et du juste et qui évoluent strates après strates, siècles après siècles.
Toutes civilisations s’appuient sur la tradition qui est à son tour poussée par les siècles, telles les vagues de l’océan. Elle se forge au fil de l’expérience , de la connaissance et progresse vers le haut pour ne pas dépérir et se flétrir ainsi qu’une branche qui meurt. L’axe de ses valeurs, tronc immuable, plonge ses racines dans l’apprentissage de chacun et comporte ainsi un lien avec le cosmos, dans la part insondable de l’âme et de l’esprit de chaque être, dont la somme a forgé notre civilisation judéo-chrétienne.Or en ces instants nous subissons plus que nous ne le vivons l’action de scarabées, les Lucanes Cerf-Volants. Ils grignotent, grignotent le tronc de notre civilisation qui bientôt pourrait s’effondrer en poussière, et nous n’y pouvons rien, puisque ces scarabées sont sourds, aveugles et muets.
La modernité actuelle devient triste, laide et asphyxiante. Peu s’y reconnaissent et attendent encore le "miracle". Le progrès, le mondialisme ont métamorphosé nos existences et ne servent qu’une caste de plus en plus riche tandis que les "ilotes" qui produisent ces richesses deviennent de plus en plus pauvres, exploités à mort, ce qui ne semble susciter aucun intérêt. Au final ils sont engloutis par un chômage devenu incontrôlable...
Le progrès pour le progrès, la société de consommation, la civilisation du kleenex jetable engendrent des "bulles" monstrueuses qui nous éclatent à la figure et fissurent les liens sociaux, économiques et même politiques, puisque ces derniers ne peuvent prendre de décision sans en demander la permission à des instances supérieures coupées de toute réalité humaine et tenus en sous main par des groupes d’intérêt, des lobies financiers et industriels confondus. Alors le monde politique perd toute humanité et bien trop souvent, pour ce qui nous concerne, le sens du service de la France et des Français.
Les gens de la rue, les peuples de France ressentent et commencent à comprendre ce qui se passe, ils réagissent en s’abstenant de voter, ce qui n’est pas la meilleure façon de répondre à la privation des libertés, ou bien manifestent pacifiquement dans la rue leur rejet et se font traiter de fachos... Tandis que les élites politiques, médiatiques, économiques et financières continuent de se chamailler sur des sujets qui n’intéressent que leur propre vanité de paraître. Peut être nous faudra-t-il plonger au fond des "écuries d’Augias"pour pouvoir les nettoyer comme le fit Hercule, le demi dieu révéré par les anciens Grecs.
En attendant ce moment, la France soufre. Deviendrons nous orphelins de ce pays que nous aimons tant et qui risque d’être dilué par la tourmente. Souvenez vous du poète Joachin du Bellay , momentanément à Rome sous la "renaissance" qui écrivait sa nostalgie par ce poème qui commençait ainsi :"plus me plaît mon petit Liré que le mont Palatin". Plus proche de nous Charles Trenet chantait :"Douce France, cher pays de mon enfance", et Charles Peguy, grand écrivain, immortalisait la magnifique cathédrale de Chartres qui se mirait au loin dans les blés de la Beauce...
Lorsqu’un enfant va naître il se retourne dans le ventre de sa mère. Bientôt il quittera un monde protégé et clos pour s’affronter au monde. Demain il nous faudra opérer ce terrifiant retournement pour construire ce nouvel avenir qui dépendra de nous tous Françaises et Français, mais aussi de tous les peuples de la Terre. Non pour construire un monde identique et encore plus terrifiant, celui d’un Occident opposé à un Orient dans lequel l’humanité aura abdiqué de toutes ses libertés, un monde gouverné par le Grand Ordinateur, régi par le Ministère de l’Amour Programmé, ou du Ministère de la Bonne Conduite qui surveillera vos faits et gestes d’esclaves jusque dans votre salle de bains.
Ainsi que le disait Malraux le visionnaire, le XXI° siècle sera "spirituel" ou ne sera pas. Je précise que le spirituel dont il est question n’a rien à voir avec quelque religion que ce soit. Pour inventer l’avenir il ne suffit pas d’abolir les ordres établis, il faudra rétablir une nouvelle société à partir des racines anciennes qui,elles, demeurent pérenne et, sans pour autant, faire retour en arrière, telle me parait devoir être la nouvelle équation.
Nous somme dans ce moment "M" où nous avons encore les pieds dans un marécage boueux, mais peut-être déjà la tête et l’esprit clair. A la "Renaissance" le mot couillu désignait l’Homme bien fait dans sa tête, dans son corps et dans son âme, comme un beau chêne pouvait être feuillu. Aujourd’hui le mot couillon a avilit ce terme pour le transformer en insulte infamante. N’oublions pas que la politique, comme l’économie sont faites pour l’Homme et non l’inverse.
Une cathédrale ne se construit pas à partir de sa clef de voute, mais bien sûr par sa base et plus précisément en orientant la pierre angulaire. Ce monument doit être édifié selon la divine proportion ainsi que nous l’indique Léonard de Vinci. Les Pyramides et le Parthénon sont toujours la pour nous le rappeler
L’Histoire nous rappelle que la France a su s’extraire de situations terribles : guerres de religions, guerres meurtrières, génocides fratricides sanglants. Je me sens fier de la France, je suis au côté de mes compatriotes qui, au sortir de l’épreuve, ont su faire preuve d’intelligence, d’un immense courage et de solidarité pour se redresser afin de vivre libres et laisser vivre.
Henri Comte de Paris Duc de France - IMRF
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Maîtres et témoins...(II) : Jacques Bainville.
Parce que "d'un tel esprit, à qui était inné et toujours présent LE PARFAIT, aucun vestige n'est sans prix : tout vaut, tout compte..." écrit Maurras, dans sa Préface aux Lectures, recueil publié juste après la mort de Bainville, et composé d'articles sur des sujets très variés, écrits chaque mois dans La Revue universelle, en alternance avec Henri Massis...
Parce que, comme le dit Abel Bonnard, "...Comment auraient-ils vieilli, ces écrits du Sage, puisque la sagesse est de dire précisément à propos des choses qui passent des choses qui ne passent pas ?"
Mais aussi parce que, tel qu'on est, on voit, on croit, on imagine les autres : si Jacques Bainville a écrit de Paul Bourget - à propos de son livre Sensations d'Italie - qu' "il fait des lecteurs reconnaissants"; et s'il a écrit de Gaston Boissier - à propos de ses Promenades archéologiques - qu'il avait "l'érudition intelligente", c'est tout simplement parce que lui-même, Jacques Bainville, était un familier, un pratiquant au quotidien de l'érudition intelligente, et qu'il faisait chaque jour, lui, Jacques Bainville, des lecteurs reconnaissants; c'est parce que ces deux grandes qualités lui étaient familières, intimes, qu'il savait les reconnaître chez les autres...
Pour ces raisons, et tant d'autres encore, voici un Album qui n'a d'autre prétention que d'offrir à ceux qui ne le connaissent pas une première approche d'une étoile incontesté de l'Intelligence française, stupidement ignorée et bannie par les tenants de l'Histoire officielle du Système idéologique qui nous gouverne, et par une Université qui ne s'honore pas en ne donnant pas à celui qui la mérite avec une telle évidence, la place qui lui revient : l'une des toutes premières, sinon la première....
Avec notre Album Mistral, cet Album Bainville a toute sa place dans la catégorie "Maîtres et témoins", référence au titre de l'ouvrage de Maurras, "Maîtres et témoins de ma vie d'esprit".
Si Bainville ne fut pas un "maître" pour Maurras - qui le reconnaissait, cependant, "maître" en ses domaines - historique, économique, diplomatique... - Bainville fut bien, de toute évidence, "témoin" de la vie d'esprit de Charles Maurras :
"...Au bon temps, nous nous voyions tous les jours..." écrit celui-ci, dans la préface émouvante des Lectures, livre publié juste après la mort de Bainville; une préface dans laquelle apparaît, d'une façon profondément humaine et aux accents bouleversants, l'amitié profonde qui unissait les deux hommes.....
Illustration : Collection particulière Hervé Bainville, portrait de Jacques Bainville par Marie-Lucas Robiquet; couverture de "Jacques Bainville, La Monarchie des Lettres, Histoire, Politique et Littérature", Edition établie et présentée par Christophe Dickès, Bouquins, Robert Laffont (1.149 pages).
