
par Karine Bechet-Golovko.
Alors que la Seconde Guerre mondiale est devenue un enjeu géopolitique, devant permettre 75 ans plus tard aux États-Unis, après la chute de l’URSS, de réécrire l’histoire pour devenir les « sauveurs » exclusifs du monde libre, la Russie publie régulièrement des documents d’époque rappelant les faits, rappelant l’histoire. Dernier en dates, un télégramme chiffré rendu public par le Renseignement extérieur prouvant la tentative par les États-Unis et la Grande-Bretagne de signer une paix séparée et de collaborer avec l’Armée nazie, qui devait en contrepartie continuer le combat contre l’armée soviétique. L’Opération « Crossword », appelée « Sunrise » par les Américains, a été connue par les Soviétiques grâce au Renseignement et court-circuitée. Mais cela fait des épisodes peu glorieux, dont les Alliés préfèrent ne pas se souvenir. Et ne pas trop parler. Car, finalement, la collaboration de l’Occident avec les SS était tout à fait acceptable lorsqu’elle servait les intérêts politiques.