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culture et histoire - Page 564

  • Le poids des civilisations dans l’Histoire

    La notion de « choc des civilisations », popularisée par Huntington, continue à servir de repère, qu’ils y adhèrent ou la réfutent, aux spécialistes des relations internationales.

    Le 24 décembre dernier s’éteignait Samuel Huntington, qui avait accédé à la notoriété mondiale, fait rare, grâce à un livre. En 1993, professeur à Harvard depuis un demi-siècle, il avait publié un article dans Foreign Affairs, la revue diplomatique américaine : « The Clash of Civilizations ? » Trois ans plus tard, l’article était devenu un ouvrage et le point d’interrogation avait disparu. Le Choc des civilisations, traduit en 39 langues (en français aux éditions Odile Jacob en 1997), lance alors une formule qui fera florès – fût-ce pour être vilipendée.

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  • « Léon Bloy l’Intempestif » de Luc-Olivier d’Algange

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    « Il est indispensable que la Vérité soit dans la Gloire » (Léon Bloy)

    L%C3%A9on-Bloy-Le-d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9.jpg« Tout ce qui est moderne est du démon », écrit Léon Bloy, le 7 Août 1910. C’était, il nous semble, bien avant les guerres mondiales, les bombes atomiques et les catastrophes nucléaires, les camps de concentration, les manipulations génétiques et le totalitarisme cybernétique. En 1910, Léon Bloy pouvait passer pour un extravagant ; désormais ses aperçus, comme ceux du génial Villiers de L’Isle-Adam des Contes Cruels, sont d’une pertinence troublante. L’écart se creuse, et il se creuse bien, entre ceux qui somnolent à côté de leur temps et ne comprennent rien à ses épreuves et à ses horreurs, et ceux-là qui, à l’exemple de Léon Bloy vivent au cœur de leur temps si exactement qu’ils touchent ce point de non-retour où le temps est compris, jugé et dépassé. Léon Bloy écrit dans l’attente de l’Apocalypse. Tous ces événements, singuliers ou caractéristiques qui adviennent dans une temporalité en apparence profane, Léon Bloy les analyse dans une perspective sacrée. L’histoire visible, que Léon Bloy est loin de méconnaître, n’est pour lui que l’écho d’une histoire invisible.

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  • Peut-on ne pas avoir d'ennemi ?

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    La réflexion sur le pacifisme ouverte par Flora Montcorbier et Robin Turgis nous amène à cette question peut-on vraiment supprimer la guerre et la mettre « hors la loi », comme le stipulait le pacte Briand-Kellogg, signé en 1928, par une soixantaine de nations, dont la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon, l'Allemagne et l'Union soviétique ? Éléments de réponse.

    Flora Montcorbier et Robin Turgis ont écrit un bel article sur les dérives et les impostures du pacifisme « à géométrie variable ». Ils ne se prononcent pas sur le fond du débat, mais on sent bien, en les lisant, qu'ils en tiennent pour le « choix de la paix », c'est-à-dire pour un pacifisme intégral « s'opposer à la guerre non pas seulement à l'ennemi, mais aux bellicistes des deux camps »). N'importe quelle paix, autrement dit, vaudra toujours mieux que n'importe quelle guerre. Est-ce une position tenable ?

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  • Australopithecus sediba, le chaînon manquant

    Australopithecus sediba, le chaînon manquant.jpegEn août 2008 et mars 2009, Lee R. Berger et ses collègues de l'Université du Witwatersrand, en Afrique du Sud, avaient découvert sur le site de Malapa deux squelettes incomplets (MH1 et MH 2) d'un jeune mâle et d'une femelle adulte appartenant à une espèce d'australopithèque jusque-là inconnue, à laquelle a été attribué le nom d’Australopithecus sediba. Leurs caractéristiques, et celles de deux autres spécimens retrouvés depuis, ont été présentées pour la première fois en avril 2011, à la rencontre annuelle de l'American Association of Physical Anthropologists. Certaines d'entre elles ont ceci de remarquable qu'elles tendent à placer cet australopithèque parmi les lointains ancêtres de l'espèce humaine. Australopithecus sediba, qui vivait au début du pléistocène, il y a entre 1,95 et 1,78 million d'années, avait une capacité crânienne estimée à seulement 420 cm3 (environ le tiers de celle des humains actuels), mais le lobe frontal de son petit cerveau était déjà structuré d'une façon assez proche de celle du cerveau humain, ce qui donne à penser que la taille et l'organisation du cerveau n'ont pas évolué simultanément. Il avait également des dents et des doigts de petite taille, ainsi qu'un pouce allongé, et son pelvis présentait lui aussi certains traits annonçant le genre Homo. Australopithecus sediba pourrait donc avoir constitué un chaînon intermédiaire entre l’Australopithecus africains et l’Homo abilis, ancêtre direct de l'Homo erectus.

    (Sources : Science, 19 avril 2011; Physorg.com, 20 avril 2011)

  • La Petite Histoire : 1918, le second miracle de la Marne

    La Marne. C’est là où tout a commencé. C’est aussi là où tout finit. En juillet 1918, les Allemands lancent leur grande offensive sur le front avec pour objectif de franchir la Marne et de s’ouvrir la route de Paris. Leurs maréchaux sont confiants, comme hypnotisés par la capitale. Très vite, la rivière est franchie, mais de l’autre côté, les véritables lignes de défenses françaises et alliées se dévoilent. C’est ici que débute la grande contre-offensive qui, comme en 1914, mettra les Allemands en déroute. Une déroute inarrêtable, marquant l’approche de la fin de ce conflit meurtrier. Retour sur cette seconde bataille de la Marne, éclipsée par la première, mais tout aussi décisive.


    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-1918-le-second-miracle-de-la-marne

  • Un nouveau Hors-série de Présent consacré aux dessins de presse

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    Comme dans beaucoup d’autres matières, l’entre-deux-guerres a provoqué une rupture fondamentale dans le domaine de l’illustration de presse. Le caricaturiste à moments perdus ou professionnel, le peintre qui faisait bouillir la marmite en illustrant des journaux et le dessinateur besogneux qui avait rêvé d’être un artiste n’auraient plus rien à voir avec le journaliste-dessinateur – de presse, l’expression date des années 1970.

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  • Région lyonnaise, samedi 17 octobre : Rencontre du Pays réel avec Valérie Laupies

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  • Le culte de l'aurore chez les Indo-Européens

    Aurore

    Éos, déesse de l'aurore, par Arno Breker, 1941 [photo : Charlotte Rohrbach]. Un hommage à cette divinité indo-européenne en plein XXe siècle. D'après Richard Stoneman (Greek Mythology : An Encyclopedia of Myth and Legend, Harper-Collins, 1991), Éos est sœur du Soleil et de la Lune. Parmi ses enfants, on dénombre plusieurs vents et l'étoile du Matin. Parmi ses amants, on dénombre Cephalus et Orion. Mais l'amour le plus tenace, le plus long, fut celui qu'elle éprouva pour Tithonus, un prince de la famille royale de Troie. Elle obtint même de Zeus qu'il accorde l'immortalité à Tithonus, mais elle oublia de demander d'accorder aussi à son favori l'éternelle jeunesse. Au bout d'un millénaire, Tithonus se rabougrit à l'extrême et devint une lamentable épave, sans plus aucune vigueur physique, ne cessantplus de pousser cris et gémissements. Eos l'éloigna pour ne plus entendre sa voix et, à la fin, le transforma en cigale. De Tithonus elle eut deux enfants, Memmon et Emathion.

    ♦ À côté du dieu du soleil, les Indo-Européens avaient une déesse de l'aurore. Les attributs de l'un et de l'autre s’échangeaient assez facilement, mais, malgré cela, l'aurore avait son caractère propre.

    DKRsBnsDx0h-f0qT9iK1C2nUBv0.jpgElle s'appelle Ushas dans le Rig-Veda et les hymnes les plus poétiques de ce recueil lui sont dédiés. Cela est d'autant plus naturel que le chantre qui offrait son sacrifice de grand matin voyait se dérouler devant lui toutes les splendeurs de la divinité qu'il célébrait dans ses vers. Ushas est jeune, belle et bonne, elle charme toute la nature de son réveil. Comme le soleil, elle apparaît sur un char brillant aux cavales blanches. Elle est plus essentiellement femme que le soleil. Elle sourit à l'homme et lui présente son sein brillant. Aussi les poètes védiques la comparent-ils à une femme légère, à une aventurière. Cela était d'autant plus naturel qu'elle était une bayadère, une danseuse. Ce dernier trait est fort ancien.

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