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culture et histoire - Page 571

  • “Charles de Gaulle, mythifié mais trahi” [I/III], par Arnaud Imatz 2 partie

    Toujours le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain s’adresse aux Français à la radio : « Je fais à la France le don de ma personne ». Le lendemain, 18 juin, la BBC ouvre ses studios à de Gaulle qui lance un premier appel aux militaires Français, resté célèbre dans l’histoire même si peu de français l’ont entendu, « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». L’armistice est signé le 22 juin 1940 avec l’Allemagne (d’un coté, par le général Charles Huntzinger et l’ambassadeur Léon Noël, et de l’autre, par le général Wilhelm Keitel) et le 24 avec l’Italie (par le général Huntzinger, le maréchal Pietro Badoglio et le ministre Galeazzo Ciano). Le 23 juin, la nomination de Charles de Gaulle au grade de général à titre temporaire est annulée pour être sorti de France sans autorisation et avoir fait un acte politique à la radio de Londres. Rétrogradé au rang de colonel, de Gaulle est mis à la retraite d’office par un décret signé du président de la République Albert Lebrun. Mais le 28 juin 1940, le gouvernement britannique de Churchill reconnaît de Gaulle comme « chef des Français libres ».

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  • ““Charles de Gaulle, mythifié mais trahi” [I/III], par Arnaud Imatz”

    À 130 ans de la naissance, 80 ans de l’ « Appel » et 50 ans de la mort

    I. Le militaire, l’homme de lettres et le Chef de la France libre

    Depuis le début de la pandémie, essayistes, journalistes et politiciens répètent en boucle qu’« une nouvelle page de l’histoire s’est ouverte », « que rien ne sera plus comme avant » et qu’« il faut préparer le monde d’après ». Courtisans et flagorneurs médiatiques laissent accroire que la crise a été gérée de main de maître par les autorités, sans parvenir à endiguer le déluge de critiques acerbes. L’imprévoyance, l’irresponsabilité, la gestion tardive et erratique de la crise sanitaire ont été constamment pointées du doigt. Beaucoup d’observateurs ont annoncé la fin de la mondialisation heureuse et de la dictature des marchés, la mort de Maastricht, de l’Europe néolibérale et de la globalisation, le glas du capitalisme financier, l’effondrement écologique, pire, le signal de la « convergence des catastrophes ». Des pessimistes, tels le philosophe Marcel Gauchet ou l’écrivain Michel Houellebecq, présagent que « rien ne changera », bien au-contraire, « nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde », mais « ce sera le même, en un peu pire ».

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  • Sur l’Inquisition et la chasse aux sorcières

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    Sur l’Inquisition et la chasse aux sorcières

    Ce qu’on dit de la chasse aux sorcières, – ce qu’on croit en savoir -, peut tenir en une phrase : au Moyen âge l’Inquisition a brulé un million de sorcières.

    Les contrevérités contenues dans cette assertion sont quatre :

    – la chasse aux sorcières n’a pas eu lieu au Moyen âge mais pendant la période qui suit et qu’on dit « moderne ».

    – L’Inquisition, tribunal ecclésiastique, n’a rien à voir avec les procès en sorcellerie qui furent le fait de juridictions locales entièrement laïques. On en a d’ailleurs une illustration évidente dans le fait que les pays protestants, non soumis à l’autorité de l’Église donc exempts de tribunaux ecclésiastiques, ont également brulé des sorcières à la même époque.

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  • Entretien sur le Génocide vendéen - toujours nié deux siècles et demi après - dans Valeurs actuelles

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     Quand la France reconnaîtra le génocide vendéen, elle sera réconciliée avec son histoire. C'est le but que poursuit l'historien Jacques Villemain, qui apporte dans Génocide en Vendée les preuves irréfutables de son déroulement (entretien mené par Solange Bied Charreton) :

    https://www.valeursactuelles.com/lincorrect/1793-1794-est-un-episode-terroriste-et-genocidaire-123200

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2020/09/07/entretien-sur-le-genocide-vendeen-toujours-nie-deux-siecles-6261552.html

  • La Ligue du Midi a fêté son dixième anniversaire avec Valérie Laupies en vedette

    Ces 5 et 6 septembre 2020, la Ligue du Midi a fêté son dixième anniversaire en Petite Camargue gardoise. Pour l’occasion, plus de 300 personnes avaient répondu à l’appel de ce mouvement identitaire occitan fondé par Richard Roudier.

    Dimanche, l’élue régionale Valérie Laupies était la vedette de ce sympathique rassemblement.

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  • Sainte Geneviève, la dentelle du rempart

    Sainte geneviève, la dentelle du rempart.jpegCe n'est pas à une sainte ordinaire que Mgr Aupetit a voué le diocèse de Paris pour l’année 2020. À l’heure où le cœur de la capitale a perdu son toit, il s'agit là d'une belle occasion de revenir aux racines : Geneviève nous montre le chemin.

    L’image a fait le tour du monde. Deux jours avant le 14 juillet, une foule de clandestins envahissait le Panthéon et utilisait le monument comme toile de fond à leurs revendications : la régularisation pour tous. Ils étaient près de sept-cents « Gilets noirs », dit-on, étrangers en situation irrégulière et militants confondus, à avoir gravi la colline Sainte-Geneviève de Paris pour investir son « temple républicain », universel, inclusif. Une revendication bruyante dans un lieu symbolique et national, quoi d'étonnant ?

    À quatre-vingts mètres du sol, la croix coiffant le dôme témoigne pourtant de la vocation chrétienne originelle de l'édifice. Conçue par Soufflot au XVIIIe, c'est une église dédiée à sainte Geneviève, dont elle doit accueillir la châsse. Mais à compter de la Révolution, le monument épouse le sort de la nation, et le voilà ballotté de régime en régime, au gré des lubies des loges et des humeurs des barricades. Dans les années 1880, après maints soubresauts, l'église, « déconfessionnalisée », devient définitivement le sanctuaire des grands hommes du régime. Pour retrouver le fil de Geneviève, il faut franchir la rue Clovis pour rejoindre Saint-Étienne-du-Mont. C'est là, dans l'une des plus belles églises lutéciennes, qu'est exposée la châsse de la sainte. Elle demeure le témoin des dévotions des Parisiens de jadis.

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  • Pour redécouvrir le Second Empire, à travers ses oppositions

    Pour redécouvrir le Second Empire à travers ses oppositions.jpegMalheur au vaincu ! Comme le règne de Napoléon Ier celui de Napoléon III s'acheva par la défaite et l'invasion. Mais, tandis que la relégation à Sainte-Hélène et le malheur avaient servi la légende de l'oncle, c'est l'opprobre qui accompagna la mémoire du neveu. Comme l'écrit Eric Georgin dans la préface du remarquable ouvrage publié sous sa direction, « Les oppositions au Second Empire, du comte de Chambord à François Mitterrand », le règne de Louis-Napoléon a longtemps pâti d'une légende noire, alimentée par les œuvres de grands écrivains - Victor Hugo, Alphonse Daudet, Emile Zola. - et longtemps entretenue par les manuels d'histoire. Une historiographie hostile au Second Empire a toutefois cédé la place à une relecture de cette période, d'abord réalisée par des historiens d'origine anglo-saxonne. Le 2 décembre 2016, l'Institut Catholique d'Enseignement Supérieur (ICES) de La Roche-sur-Yon a souhaité y participer en organisant un colloque sur le thème « Combattre le Second Empire », auquel ont contribué dix-huit chercheurs et universitaires Eric Anceau, Arnaud Bertinet, Pascal Cauchy, Henri Courrière, Stéphane Courtois, Olivier Dard, David Delpech, Eric Derennes, Jean-Pierre Deschodt, Jérôme Grévy, Alain Lanavère, Alain Laquièze, Benoît Le Roux, Hervé Robert, Simon Sarlin, Jean-Noël Tardy et, bien sûr, Eric Georgin.

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  • Quand l’histoire fait dates : -52 Alésia

    La défaite d’Alésia, en 52 avant J.-C., met fin à la guerre des Gaules, immortalisée par son vainqueur, Jules César. Année zéro de notre roman national, la bataille d’Alésia est devenue l’acte fondateur d’une unité gauloise improbable, personnalisée par un héros impossible, Vercingétorix. Mais cette séquence militaire ne constitue en réalité qu’un acte de pacification de provinces gauloises, alors largement romanisées depuis deux siècles au moins. Les Gaulois étaient-ils des Gréco-Romains comme les autres ? 


    https://www.fdesouche.com/2020/09/06/quand-lhistoire-fait-dates-52-alesia/