Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 572

  • Révolution : des traces de sang dans notre mémoire

    Révolution des traces de sang dans notre mémoire.jpegTout a-t-il été dit sur la Révolution française ? Sans doute, mais on en oublierait l’essentiel : au nom du peuple et du rasoir national, pendant plusieurs années, toutes les valeurs ont été inversées. C'est ce que Xavier Martin, le spécialiste bien connu, appelle La France abîmée. Son dernier livre vient d'être publié en collection de poche.

    Il ne s agit pas d'une nouvelle chronologie de la Révolution française et de ses convulsions successives, mais d'une étude sur l’âme révolutionnaire, à travers les témoignages des contemporains. Sébastien Mercier est célèbre pour avoir écrit ces fameux Tableaux de Paris à la fin du règne de Louis XVI. On connaît moins un petit texte abondamment cité par Xavier Martin et dont le titre offre le programme de ce livre La France abîmée : « Précis de l'influence des révolutions sur le caractère moral des Français ». Voilà le projet de Xavier Martin : montrer comment « le caractère moral des Français » s’est ressenti de deux ans de terreurs et de massacres. Et pour cela citer des contemporains, la plupart du temps des témoins qui ont pris fait et cause pour la Convention, ou qui sympathisent avec le mouvement des Lumières et son aboutissement révolutionnaire. Parmi ces témoins, l’avis de Madame de Staël, célèbre pour la manière dont elle soutient les idées nouvelles, est particulièrement éloquent : « Toute morale d'amitié, de société de bonté est-elle finie ? » se demande la fille de Necker en 1800; et elle ajoute : « Après une longue révolution, les cœurs se sont singulièrement endurcis ». On peut se demander pourquoi elle se pose encore une telle question quelque cinq ans après la fin de la Terreur comme si les cœurs n’avaient pas encore cicatrisé. Xavier Martin répond, citant Stendhal : « La malhonnêteté et la licence effrénée furent les traits dominants de la société de 1797 à 1800 ». Avec son cynisme ordinaire, Napoléon nous donne la clé qui manifeste à quel point la France est abîmée par la Révolution : en 1798, il confie à son frère Joseph son intention de devenir « bien vraiment égoïste » parce que, dit-il, « je suis ennuyé de la nature humaine ». Cet ennui produira plus tard des centaines de milliers de morts...

    Lire la suite

  • Les Cahiers de psychologie politique : Samuel Tomei, « Du bon usage du populisme », compte-rendu de l’ouvrage « Faut-il avoir peur de l’homme providentiel ? » d’Alexandre Dorna

    Homme-providentiel-Dorna.pngLes démocraties vacillent et ceux qui les gouvernent semblent aussi impuissants que craintifs face au bruit et à la fureur, au tumulte et au fracas – la paraphrase est tentante… Et, après Hugo, on pourrait, pour résumer le sentiment des élites, solliciter Marx – « un spectre hante le monde : le spectre du populisme » – ou encore Jaurès : « le populisme porte la dictature comme une nuée dormante porte l’orage »… Car « populisme », « charisme », « homme providentiel » ont mauvaise presse. Autant de notions dont se sert l’oligarchie régnante pour disqualifier ses adversaires quand ils l’accusent de trahir les intérêts du peuple – notions utiles car efficaces et dispensant de toute réflexion.

    Cependant, la caricature est-elle sans le moindre fondement ? Certainement pas, répond Alexandre Dorna à la fin de son dernier ouvrage, Faut-il avoir peur de l’homme providentiel ? (1), mais les détracteurs du populisme « non seulement excluent les causes et déforment les faits, mais également se dispensent de l’examen des conséquences ».

    Lire la suite

  • Pierre SIDOS, combattant historique de la cause nationaliste, est décédé

    2010_06_22_23h18h54_Ronchons_Dîner_Sémis_Pierre_Sidos.jpg

    Pierre Sidos en juin 2010 lors d'un banquet organisé par Synthèse nationale à Paris.

    A la fin des années 1940, Pierre Sidos fut (avec ses frères François, Jacques et Henri) l'un des premiers à relever l'étendard du camp nationaliste en créant le mouvement Jeune nation. Celui-ci fut dissous, alors qu'il était à la pointe du combat pour l'Algérie française, à la fin des années 1950. Pierre Sidos participa alors au lancement du Mouvement Occident puis, en avril 1968, il créa l'Œuvre française qu'il présida jusqu'en 2010, année au cours de laquelle il en confia la direction à Yvan Benedetti. Fidèle à sa ligne nationaliste et catholique, il défendit toute sa vie les idées de sa jeunesse ainsi que la mémoire de sa famille qui a beaucoup donné pour la France. 

    Un an jour pour jour après son frère François cliquez ici, il est décédé vendredi muni des sacrements de l'Eglise et entouré de sa famille.

    A plusieurs reprises, il participa à nos réunions de Synthèse nationale et il m'invita aussi à certaines qu'il avait organisées.

    Lire la suite

  • Guerre de 1870 : Bazeilles, la dernière cartouche

    800px-alphonse-marie-adolphe_de_neuville_-_les_dernieres_cartouches_1873-800x475.jpg

    Il y a 150 ans, les 31 août et 1er septembre 1870, s’est déroulée la bataille de  qui allait donner ses lettres de gloire et de noblesse aux troupes de marine. Pour les historiens, elle fonde le mythe des troupes de marine, comme Camerone, sept ans plus tôt, avait forgé celui de la Légion.

    Le 1er septembre, au son de la musique, le général Ludwig von der Tann-Rathsamhausen (1815-1881) et ses Bavarois pénètrent sur la place de l’église de Bazeilles tandis que, dans les rues voisines, ses soldats, munis de torches incendient les maisons bazeillaises. 423 maisons sur 463 que compte la petite bourgade sont détruites par les Prussiens. Les Bavarois passent 43 habitants par les armes. Cependant, les combats ne sont pas terminés. Bien que grièvement blessé, le commandant Lambert organise une ultime résistance. Sur ses ordres, les marsouins de la division bleue transforment l’auberge Bourgerie en un bastion retranché, en fortin, pour enrayer la progression des troupes prussiennes, les Bavarois. Cette maison est la dernière encore debout sur la route qui mène à Sedan. Au-dessus de la porte, une enseigne : « Bourgerie, vin, bière, eau de vie ». Avec le capitaine Delaury et les sous-lieutenants Escoubet et Saint-Félix, le capitaine Bourgey organise la défense, cependant que le mouvement général continue.

    La dernière cartouche

    Pour les marsouins, il s’agit de tenir le plus longtemps possible afin de protéger le repli et de retarder l’avance ennemie jusqu’au retour offensif de la division depuis Balan.

    Lire la suite

  • 2-4 septembre 1870 : la chute du Second Empire

    charge-des-chasseurs.png

    Après la bataille de Bazeilles, certains tentent, non sans panache, de se libérer. C’est le cas de Gaston de Gallifet (1831-1909), nommé général de brigade le 30 août. Commandant le 3e régiment de chasseurs d’Afrique (3e RCA), il entraîne ses troupes à cheval à travers des reliefs escarpés de Floing, au nord de Sedan, sous le feu roulant de l’ennemi, appuyé par le 1er RCA.

    La première charge est un échec. Le 3e RCA a déjà perdu le tiers de ses effectifs. Une seconde charge, menée par le 1er RCA, avec le 3e RCA en appui, se solde en fin de journée par une nouvelle défaite tout aussi cuisante. Le roi de Prusse, Guillaume Ier (1797-1888), qui observe la bataille à la lorgnette, s’écrie : « Oh les braves gens ! » Mais c’est un massacre. À la fin de la journée, le 3e RCA a perdu 248 hommes (dont 17 officiers) sur 476, le 1er RCA a vu disparaître 223 hommes (dont 15 officiers) sur 4331. Sedan est encerclé.

    Lire la suite

  • Abbé Raffray - Aristote et Saint Thomas d'Aquin : maîtres politiques pour notre temps

  • La Petite Histoire : Denain, la France sauvée de l’invasion

    En juillet 1712, alors que les coalisés entrent en France et qu’une seule place forte les sépare de Paris, Louis XIV confie une ultime armée au maréchal de Villars. Se portant au devant de l’ennemi, largement supérieur en force et en nombre, celui-ci va parvenir grâce à ses talents de manoeuvrier et de tacticien à tomber sur ses arrières. C’est la bataille de Denain, où les coalisés menés par le Prince Eugène, surpris et dépassés, n’eurent d’autre choix que de se replier. Ainsi Villars sauva-t-il la France d’une invasion certaine, permettant au roi d’obtenir une paix honorable et une fin de règne stable. Retour sur une victoire inespérée comme seule la France sait en produire.


    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-denain-la-france-sauvee-de-linvasion

  • 50 ANS DES JOURNÉES CHOUANNES LES 5 ET 6 SEPTEMBRE

    I-Grande-38184-journees-chouannes-2020-les-5-et-6-septembre-50-ans-des-journees-chouannes-1.net.jpg

    Ne manquez pas nos cinquantièmes Journées Chouannes. Ces deux jours que nous vous proposons vous permettent de rencontrer de nombreux auteurs, et conférenciers, qui toute l'année, se battent pour vos idées. 

    Plus d'infos et le programme des deux jours ICI