• Analyse : Markus OSTERRIEDER, Sonnenkreuz und Lebensbaum. Irland, der Schwarzmeer-Raum und die Christianisierung der europäischer Mitte, Urachhaus, Stuttgart, 1995, 368 p.
Au IXe siècle, les missions irlando-écossaises, porteuses d’une vision panthéiste, et les missions inspirées par les héritages helléno-persans et byzantins de Cyrille et de Méthode se rencontrent au centre de l’Europe. Peu dogmatiques, ces courants qui n’ont finalement de “chrétien” que le nom, auraient parfaitement pu fusionner et donner à l’Europe une spiritualité plus conforme à ses aspirations profondes. Le moyen-âge post-mérovingien avait en effet été marqué par une imprégnation religieuse d’origine irlandaise, où, sans heurts, le passé druidique et panthéiste avait accepté en surface un christianisme non autoritaire, mêlant sans acrimonie deux traditions aux origines très différentes. Avec une politique systématique d’immixtion dans les affaires religieuses des peuples européens, avec la théologie augustinienne et les armées des Carolingiens, la Papauté, autoritaire et césarienne, éradiquera tant les acquis de la chrétienté irlando-écossaise que les paganismes résiduaires de Frise et de Saxe et que les fondations de Cyrille et de Méthode en dehors de la sphère byzantine (en Pannonie et en Moravie).
L'une des illustrations les plus saisissantes des dangers que recèlent les nouveaux programmes est fournie par l'histoire-géographie. Aperçus sur un naufrage accéléré.
Analyse : Ian BRADLEY, Der Keltische Weg, Knecht, Frankfurt am Main, 1996.


De l'époque de La Tène jusqu'à l'emprise décisive de Rome et des Germains, les Celtes furent pendant le demi-millénaire qui précède notre ère l'ethnie prédominante en Europe dans une zone s'étendant, entre le monde nordique et le monde méditerranéen, de l'Atlantique jusqu'aux Carpates, avec un noyau central formé par les territoires s'étendant entre la Bourgogne, la Champagne et la Bohême actuelles.