Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 577

  • CADOUDAL : CELUI QUI DIT NON

    Chef de l’Ouest royaliste, doué d’une belle intelligence et d’une force herculéenne, le « gros Breton », selon le mot de Bonaparte, refusera de se soumettre au Premier consul, complotera contre lui, et finira sur l’échafaud.

    Le 5 mars 1800, aux Tuileries, Bonaparte reçoit les chefs de l’Ouest royaliste. En Bretagne, en Normandie, en Anjou et dans le Maine, les derniers chouans viennent de se soumettre. La délégation qui s’est rendue à Paris comprend notamment le général de Bourmont, le comte de Châtillon, le chevalier de Saint-Hilaire et un colosse au type paysan : Georges Cadoudal. En fin de journée, le Premier consul dicte un billet au futur maréchal Brune, qui dirige les troupes chargées de pacifier les Côtes-du-Nord, le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Inférieure : « J’ai vu, ce matin, Georges ; il m’a paru un gros Breton dont peut-être il sera possible de tirer parti pour les intérêts mêmes de la patrie » . Le 12 février précédent, en échange d’une amnistie totale, Cadoudal a déposé les armes et accepté de se rendre dans la capitale. Lassitude ? Calcul ? Curiosité de voir de près ce Bonaparte qui a pris le pouvoir trois mois plus tôt et qui vient de désamorcer un conflit intérieur qui durait depuis dix ans ?

    Lire la suite

  • La Vierge Marie, de Tino Rossi à Eric Clapton en passant par les Beatles ? Comme une chanson populaire !

    statue-holy-virgin-2710070_640-640x475.jpg

    « Vierge Marie », de Tino Rossi (1941)

    On en sait assez peu sur cet hymne du Corse roucouleur ; si ce n’est qu’il en aurait écrit les paroles : « Toi qui toujours dans mon enfance/Toi qui toujours m’as protégé/Sur ma douleur, sur ma souffrance/ […] Je mets en toi mon espérance/Ne m’abandonne pas/Reine des cieux. » Dans un semblable registre, Tino Rossi a repris L’Ave Maria de Schubert, avec un certain talent, voir un talent certain, pour qui apprécie le registre pâtissier collant à la fois aux dents et aux oreilles. Mais comme seule compte l’intention, respect et absolution.

    Lire la suite

  • Bernard Lugan : “Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli”

    Bernard Lugan : “Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli”

    livre-esclavage-1-couv.jpgLe nouveau livre de Bernard Lugan est disponible sur son site. Voici la présentation qu’il en fait :

    Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer. Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.
    Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation.
    Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006).
    Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes. A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ». Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ». Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?

    Lire la suite

  • Dans Présent de vendredi dernier, Francis Bergeron commente le livre de Michel Vial, "La chute de l'empire occidental"

    3590419268.2.jpgFrancis Bergeron, Présentcliquez ici

    Il y a quelques mois, Michel Vial était venu proposer un article à Présent. Mais à la vérité, il s’agissait d’une étude d’une certaine densité, faite pour être publiée dans une revue pas dans un quotidien d’actualité générale et politique, qui plus est à la pagination réduite. Nous avons donc décliné son offre. Mais à quelque chose malheur est bon : il a revu son travail, pour en faire un essai de 130 pages, intitulé La Chute de l’empire occidental. Et c’est cet essai qui vient de paraître chez Synthèse, dans la collection « Idées ».

    MICHEL VIAL ET MOI, nous nous étions croisés au cours de notre jeunesse militante. Le Liban, où nous avons l’un et l’autre crapahuté (pas tout à fait pendant la même période de 1976), nous a plus récemment rapprochés, grâce à la constitution de l’Association des anciens volontaires français du Liban. En bref une connivence politique née dans les années 1970, et concrétisée… 40 ans plus tard.

    Lire la suite

  • LA FEMME GAULOISE (CELTE)

    La femme celte n'était ni effacée ni passive, elle ne jouait pas un rôle secondaire, comme à Rome ou en Grèce. Cet aspect des choses est inhérent à la nature de la culture celtique, dans la spiritualité qui servait jadis de ciment à celle-ci, le principe divin supérieur n'était pas masculin mais bien féminin. Les Celtes avaient un grand respect de la femme qu'ils ont toujours considérée comme un être moralement supérieur, tandis que les Germains et les Romains en ont fait un être hypocrite et mensonger.
    La femme gauloise jouit d'un statut particulier, exceptionnel même si on le compare à celui de la femme romaine dont la dépendance à l'égard du mari est non seulement morale mais aussi économique. La Gauloise, au contraire, dispose d'une certaine indépendance financière et assume une part de son destin à la mort de son mari. Ce privilège, qu'il faut malgré tout relativiser, a un prix : cette place dans la société et dans l'économie de la maison a été acquise par des générations de femmes qui, d'une manière générale, ont travaillé plus que les hommes. Strabon présente cette évidence comme un topos, un lieu commun qui caractérise les civilisations barbares : « Le fait qu'entre les hommes et les femmes les travaux sont distribués à l'inverse de ce qu'ils sont chez nous (c'est-à-dire en Grèce et à Rome) est commun à beaucoup d'autres peuples parmi les barbares. » Mais Poseidonios qui, le premier, donne cette information, l'accompagne d'exemples qui confirment cependant sa profonde réalité. Lui-même, lorsqu'il était hébergé chez un riche propriétaire terrien, a vu des femmes travailler aux champs (d. Naissance, ch. 5). Mais surtout sa description générale de la société gauloise met particulièrement en évidence la répartition générale des activités. Aux hommes sont réservés la guerre, son entraînement, l'équitation, la chasse, les pratiques cultuelles, l'exercice de la politique, du droit et de l'éducation, certains métiers artisanaux (les métiers du feu et des métaux entre autres). Aux femmes reviennent la plupart des tâches domestiques, c'est-à-dire une bonne part des travaux des champs, la gestion des troupeaux, la réalisation de certains types d'objets, tels que la céramique, les vêtements, peut-être la cordonnerie, la bourrellerie, la tabletterie. Le travail à la maison et à la cuisine était considérable du point de vue du temps passé et de l'énergie déployée.

    Lire la suite

  • La Terreur blanche

    La Terreur blanche.jpeg

    La Terreur blanche 1.jpegInventé par les partisans de la République et de l'Empire pour faire contrepoids à la Terreur de 1793-1794, la Terreur blanche est une dénomination particulièrement malhonnête. En effet, en termes de victimes, si la première fit plus de 40 000 morts dans la France entière, la seconde n'en fit qu'au maximum 500, et ce uniquement dans le Sud de notre pays.

    Cependant, l'étude de ce moment historique, facilité par la reparution aux éditions Ars Magna de La Terreur blanche d'Ernest Daudet (frère d'Alphonse et oncle de Léon), est particulièrement intéressante pour tout ce qu'elle révèle et annonce.

    Le peuple occitan se soulève

    L'historien André-Jean Tudesq a analysé la Révolution dans le Midi comme une «une promotion bourgeoise et protestante» et attiré l'attention sur l'élite marchande et manufacturière qui a entre ses mains les plus grosses fortunes de l'aire occitane. Par un effet mécanique, la contre-révolution est le fait des élites anciennes (l'aristocratie) et des classes dominées (petits agriculteurs et ouvriers). Guerre de classe, la Révolution est dans le même temps vécue comme un nouvel épisode des guerres de Religion, tant et si bien qu'en 1791 les catholiques fêtent ostensiblement la saint Barthélémy ! Dans le même temps dans les zones montagneuses, où la guérilla est plus facile à se manifester que dans les plaines, se multiplient les soulèvements et les «Vendées» locales avec leurs héros maintenant bien oubliés le Grand Chanéac, le Donnât Duny, Claude Brun, l'abbé Pialat, Jean-Louis Solier dit Sans Peur, etc.

    Lire la suite

  • Suite au drame de Beyrouth, retour sur la Guerre de 1976...

    2555498534.2.jpgSource Furia francese cliquez ici
    Nous avons posé quelques questions à Emmanuel Albach concernant son engagement au Liban et nous le remercions pour ses réponses riches d'enseignements !
    Vous êtes parmi les deux premiers volontaires Français à partir pour le Liban, quelles ont été vos motivations ?
    La honte de voir la France abandonner encore un peuple ami auprès duquel notre honneur était engagé depuis mille ans, probablement, a été le déclencheur. Mon camarade Philippe, et moi, qui militions depuis déjà trois ans au Groupe Action Jeunesse - et pour ma part au Mouvement Jeune Révolution (NDLR SN : mouvements solidaristes des années 1960-1970) avant - nous sommes retrouvés un matin de début décembre à une terrasse de café, près de notre fac. Il avait acheté Paris-Match. S’y étalaient, en doubles pages intérieures, des photos des grands hôtels où des poignées de combattants chrétiens luttaient contre des hordes de « palestino-progressistes ».
    Nous avons dit ensemble : « Et la France les laisse tomber ! Et le serment de Saint Louis est bafoué, sur la terre des croisades ! ». L’évidence nous est apparue. Je crois que j’ai dit : « L’histoire ne doit pas pouvoir écrire qu’aucun Français n’est venu combattre avec eux. Il faut y aller. » Et Philippe a dit : « Chiche ? On part ? Je vais cet après-midi au bureau de la MEA, à l’Opéra. » « J’ai simplement dit : oui, vas-y ! ». J’ai pensé : « Si moi, je n’y vais pas, avec la conscience que j’ai du devoir qui nous incombe, qui ira ? ».

    Lire la suite

  • Zoom – Christophe Levalois : Le Loup et son mystère – Histoire d’une fascination

    À travers un ouvrage complet abordant la question du loup sous son aspect historique, sociologique ou encore symbolique, Christophe Levalois casse les idées reçues sur celui qui est indirectement le meilleur ami de l’Homme. Un livre passionnant présenté par un auteur qui travaille sur ce sujet depuis plus de trois décennies… Près de 30 ans qui ont permis d’observer le retour de cette bête mythique en France.


    https://www.tvlibertes.com/zoom-christophe-levalois-le-loup-et-son-mystere-histoire-dune-fascination

  • DIMANCHE 6 SEPTEMBRE : RENDEZ-VOUS BRETON

    2020 09 FETE BRETAGNE.jpg

     

    RENSEIGNEMENTS - RÉSERVATIONS :

    pdfbretagne@orange.fr