Patrick Libbrecht, président honoraire de l’ISSEP, l’Institut de Sciences politiques créé par Marion Maréchal, a pour mission d’apporter un esprit entrepreneurial au projet. Pour autant, l’ISSEP est-il un projet politique ? Un marchepied pour Marion Maréchal ? Une école qui va former les nouvelles élites de la Nation ? Les réponses sont sur tvlibertes.com.
culture et histoire - Page 851
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Zoom – Patrick Libbrecht : L’Institut créé par Marion Maréchal
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Sur le site EuroLibertés, un grand entretien avec Jean-François Touzé, directeur de la revue "Confrontation"
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L’histoire n’est pas écrite et les jeux ne sont pas faits […]
C’est pour cette raison que, plus que jamais,
le combat politique est nécessaire.Vous le voyez, nous sommes tous des lépreux européens ». L’Union européenne semble depuis quelques semaines au bord de la crise de nerfs. Comment jugez-vous les réactions de ses dirigeants confrontés à la fois à la déferlante migratoire et à la montée en puissance de ceux qui s’y opposent ?
La multiplication des « sommets européens », du tête à tête franco-allemand de Heidelberg à la réunion en urgence convoquée par la Commission à Bruxelles en attendant le Conseil des 28 et 29 juin, témoigne de la panique qui a saisi l’UE confrontée au risque d’une dislocation définitive par les effets conjugués du Brexit que le Premier ministre anglais, Theresa May, envisage désormais complet, intégral et brutal, et du réveil des peuples face à la déferlante migratoire.
Une Union Européenne contrainte de réagir dans l’urgence, non contre les causes du mal mais contre ses conséquences thérapeutiques, et surtout bien décidée à tout faire pour assurer les conditions de sa survie en s’opposant à ce qu’elle considère comme le vrai danger qui la menace, cette « terrifiante » montée en puissance des droites nationales qualifiées par l’apprenti Raoul Follereau de l’Élysée, Emmanuel Macron, de « lèpre populiste ».
Le même Macron qui, recevant le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, a réclamé des sanctions financières contre les pays réfractaires au « Bienvenue chez nous », et proposé « l’européisation de l’accueil, de l’asile et de la reconduite des migrants », montrant ainsi on ne peut plus clairement où est sa priorité : l’accueil.
En prononçant ces mots « lèpre populiste », Emmanuel Macron ne tente-t-il pas de s’imposer comme le leader de la résistance aux mouvements nationaux qui s’imposent dans plusieurs pays européens ?
Sans nul doute. Constatant l’affaiblissement de Madame Merkel, le président de la République française se voit en sauveur de la technostructure mondialo-européiste.
Se dessine ainsi un autre visage d’Emmanuel Macron. Non plus celui de l’homme de la (très relative) rigueur de la loi Collomb, mais celui de l’immigrationniste en chef de l’Europe, ouvreur en 2018 des voies maritimes, comme Merkel le fut en 2015 des voies terrestres.
À Heidelberg, l’essentiel était d’afficher l’unité franco-allemande. Unité factice d’un couple artificiel que les sourires de circonstances, les déclarations pathétiques d’intention et les annonces dérisoires n’auront pas suffi à rendre plus crédible, tout cela relève du traitement de la gangrène par un cautère sur une jambe de bois.
Mais on l’aura compris : aucune de ces réunions n’a pour but de répondre au défi immense que représente pour l’Europe le traitement réel du tsunami migratoire qui déferle sur elle. Il s’agit seulement de mettre en œuvre les moyens de juguler la colère des peuples et de casser la dynamique identitaire qui se fait jour en usant, en particulier à l’encontre des Pays de l’axe de la résistance (Vienne/Rome/Munich) ajouté au Groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie) – auxquels Macron voudrait opposer l’axe de l’abdication (Paris/Berlin/Madrid) –, de toutes les méthodes et de toutes les armes que l’union européenne pense nécessaires à sa pérennisation : le mensonge, les promesses, la ruse, la séduction, l’intimidation, le chantage, la diffamation, l’illusion, la menace et la corruption.
La coalition qui dirige désormais l’Italie ouvre-t-elle, d’une certaine manière, une voie à suivre ?
Les déclarations du nouveau ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, par ailleurs, comme on le sait, leader de la Lega, ne peuvent que nous réjouir et ses positions ne peuvent que susciter notre plein assentiment. Je ne suis, pour autant, pas sûr qu’il ait choisi la voie juste. Le caractère hétéroclite, voire contre nature, de l’alliance gouvernementale conclue entre la Ligue et le Mouvement Cinq étoiles porte en effet les germes d’un possible échec à moyen terme.
On peut, en effet compter sur le Système pour enfoncer les coins en jouant Guiseppe Conte, le très propre sur lui Président du Conseil, contre Matteo Salvini marqué du signe indélébile de la bête immonde.
Ma conviction est que les droites nationales doivent s’imposer en position de force pour ne laisser aux manœuvres de l’Union que le moins de prises possible. Je pense que de nouvelles élections auront lieu en Italie à plus ou moins brève échéance. Rien ne dit que la Ligue ne l’emportera pas seule.
Vous restez donc optimiste ?
Raisonnablement. L’Europe peut disparaître, submergée par la déferlante migratoire. Je rappelle qu’en 2050, c’est-à-dire demain, l’Afrique comptera 3 milliards d’habitants, l’Asie 4,7 milliards et L’Union européenne seulement cinq cent millions dont 7 % de « néo-Européens » si je puis m’exprimer ainsi, tandis que la Russie ne cesse de reculer démographiquement.
Le nombre de musulmans présents sur notre continent devrait tripler dans le même temps et, selon la Banque mondiale, le chiffre potentiel de « réfugiés climatiques » dans les cinquante ans à venir peut être évalué à 400 millions.
Et pourtant je garde l’espoir. L’histoire n’est pas écrite et les jeux ne sont pas faits. La vraie réponse européenne, celle par laquelle nos vieilles nations et notre civilisation sortiront victorieuses de la confrontation mortelle dans laquelle nous sommes engagés, c’est l’union des droites nationales et leur arrivée aux responsabilités du Pouvoir dans chacun des États de notre continent. C’est pour cette raison que, plus que jamais, le combat politique est nécessaire. Vous le voyez, nous sommes tous des lépreux européens.
CONFRONTATION N°4La revue qui dénonce l’islamisation de l’Europe
Eté 2018 – 80 pages – 12 € (+ 4 € de port)
Pour commander cette revue, cliquez ici.
Jean-François Touzé, délégué national du Parti de la France aux études et argumentaires, est également le rédacteur en chef de la revue « Confrontation »
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Balzac et la prophétie du déclin de la France

par Nicolas Bonnal
Reparlons de la fin de l’histoire…
La catastrophe est arrivée avec Louis-Philippe, tout le monde devrait le savoir (cela me rappelle je ne sais quel journaliste royaliste qui me demandait si j’étais orléaniste ou légitimiste. On est légitimiste ou on n’est pas monarchiste, voilà tout). Depuis, on barbote. Voyez l’autre avec sa banque Rothschild et sa soumission aux patrons anglo-saxons.
Balzac c’est la comédie humaine et c’est aussi la recherche de l’absolu qui n’aboutit plus - et on n’a rien fait de mieux depuis. Car Balzac a compris mieux que tout le monde le monde moderne, peut-être mieux que Guénon même (à savoir que les résurrections et recommandations spirituelles seraient des potions, des simulacres).
Extraits de Z. Marcas, petite nouvelle méconnue, prodigieuse. On commence par la chambre de bonne :
« Comment espère-t-on faire rester les jeunes gens dans de pareils hôtels garnis ? Aussi les étudiants étudient-ils dans les cafés, au théâtre, dans les allées du Luxembourg, chez les grisettes, partout, même à l’École de Droit, excepté dans leur horrible chambre, horrible s’il s’agit d’étudier, charmante dès qu’on y babille et qu’on y fume. »
Les études professionnelles comme on dit au Pérou, de médecin, d’avocat, sont déjà des voies bouchées, observe le narrateur avec son ami Juste :
« Juste et moi, nous n’apercevions aucune place à prendre dans les deux professions que nos parents nous forçaient d’embrasser. Il y a cent avocats, cent médecins pour un. La foule obstrue ces deux voies, qui semblent mener à la fortune et qui sont deux arènes… »
Une observation sur la pléthorique médecine qui eût amusé notre Céline :
« L’affluence des postulants a forcé la médecine à se diviser en catégories : il y a le médecin qui écrit, le médecin qui professe, le médecin politique et le médecin militant ; quatre manières différentes d’être médecin, quatre sections déjà pleines. Quant à la cinquième division, celle des docteurs qui vendent des remèdes, il y a concurrence, et l’on s’y bat à coups d’affiches infâmes sur les murs de Paris. »
Oh, le complexe militaro-pharmaceutique ! Oh, le règne de la quantité !
Les avocats et l’Etat :
« Dans tous les tribunaux, il y a presque autant d’avocats que de causes. L’avocat s’est rejeté sur le journalisme, sur la politique, sur la littérature. Enfin l’État, assailli pour les moindres places de la magistrature, a fini par demander une certaine fortune aux solliciteurs. »
Cinquante ans avant Villiers de l’Isle-Adam Balzac explique le triomphe de la médiocrité qui maintenant connaît son apothéose en Europe avec la bureaucratie continentale :
« Aujourd’hui, le talent doit avoir le bonheur qui fait réussir l’incapacité ; bien plus, s’il manque aux basses conditions qui donnent le succès à la rampante médiocrité, il n’arrivera jamais. »
Balzac recommande donc comme Salluste (et votre serviteur sur un plateau télé) la discrétion, l’éloignement :
« Si nous connaissions parfaitement notre époque, nous nous connaissions aussi nous-mêmes, et nous préférions l’oisiveté des penseurs à une activité sans but, la nonchalance et le plaisir à des travaux inutiles qui eussent lassé notre courage et usé le vif de notre intelligence. Nous avions analysé l’état social en riant, en fumant, en nous promenant. Pour se faire ainsi, nos réflexions, nos discours n’en étaient ni moins sages, ni moins profonds. »
On se plaint en 2018 du niveau de la jeunesse ? Balzac :
« Tout en remarquant l’ilotisme auquel est condamnée la jeunesse, nous étions étonnés de la brutale indifférence du pouvoir pour tout ce qui tient à l’intelligence, à la pensée, à la poésie. »
Liquidation de la culture, triomphe idolâtre de la politique et de l’économie :
« Quels regards, Juste et moi, nous échangions souvent en lisant les journaux, en apprenant les événements de la politique, en parcourant les débats des Chambres, en discutant la conduite d’une cour dont la volontaire ignorance ne peut se comparer qu’à la platitude des courtisans, à la médiocrité des hommes qui forment une haie autour du nouveau trône, tous sans esprit ni portée, sans gloire ni science, sans influence ni grandeur. »
Comme Stendhal, Chateaubriand et même Toussenel, Balzac sera un nostalgique de Charles X :
« Quel éloge de la cour de Charles X, que la cour actuelle, si tant est que ce soit une cour ! Quelle haine contre le pays dans la naturalisation de vulgaires étrangers sans talent, intronisés à la Chambre des Pairs ! Quel déni de justice ! quelle insulte faite aux jeunes illustrations, aux ambitions nées sur le sol ! Nous regardions toutes ces choses comme un spectacle, et nous en gémissions sans prendre un parti sur nous-mêmes. »
Balzac évoque la conspiration et cette époque sur un ton qui annonce Drumont aussi (en prison, Balzac, au bûcher !) :
« Juste, que personne n’est venu chercher, et qui ne serait allé chercher personne, était, à
vingt-cinq ans, un profond politique, un homme d’une aptitude merveilleuse à saisir les rapports lointains entre les faits présents et les faits à venir. Il m’a dit en 1831 ce qui devait arriver et ce qui est arrivé : les assassinats, les conspirations, le règne des juifs, la gêne des mouvements de la France, la disette d’intelligences dans la sphère supérieure, et l’abondance de talents dans les bas-fonds où les plus beaux courages s’éteignent sous les cendres du cigare. Que devenir ? »
Les Français de souche qui en bavent et qui s’expatrient ? Lisez Balzac !
« Être médecin n’était-ce pas attendre pendant vingt ans une clientèle ? Vous savez ce qu’il est devenu ? Non. Eh ! bien, il est médecin ; mais il a quitté la France, il est en Asie. »
La conclusion du jeune grand homme :
« J’imite Juste, je déserte la France, où l’on dépense à se faire faire place le temps et l’énergie nécessaires aux plus hautes créations. Imitez-moi, mes amis, je vais là où l’on dirige à son gré sa destinée. »
Homo festivus… Chez Balzac il y a toujours une dérision bien française face aux échecs de la vie et du monde moderne et déceptif.
Il y a une vingtaine d’années j’avais rappelé à Philippe Muray que chez Hermann Broch comme chez Musil (génie juif plus connu mais moins passionnant) il y avait une dénonciation de la dimension carnavalesque dans l’écroulement austro-hongrois.
Chez Balzac déjà on veut s’amuser, s’éclater, fût-ce à l’étranger. Il cite même Palmyre :
« Après nous être longtemps promenés dans les ruines de Palmyre, nous les oubliâmes, nous étions si jeunes ! Puis vint le carnaval, ce carnaval parisien qui, désormais, effacera l’ancien carnaval de Venise, et qui dans quelques années attirera l’Europe à Paris, si de malencontreux préfets de police ne s’y opposent. On devrait tolérer le jeu pendant le carnaval ; mais les niais moralistes qui ont fait supprimer le jeu sont des calculateurs imbéciles qui ne rétabliront cette plaie nécessaire que quand il sera prouvé que la France laisse des millions en Allemagne. Ce joyeux carnaval amena, comme chez tous les étudiants, une grande misère… »
Puis Balzac présente son Marcas – très actuel comme on verra :
« Il savait le Droit des gens et connaissait tous les traités européens, les coutumes internationales. Il avait étudié les hommes et les choses dans cinq capitales : Londres, Berlin, Vienne, Petersburg et Constantinople. Nul mieux que lui ne connaissait les précédents de la Chambre. »
Les élites ? Balzac :
« Marcas avait appris tout ce qu’un véritable homme d’État doit savoir ; aussi son étonnement fut-il excessif quand il eut occasion de vérifier la profonde ignorance des gens parvenus en France aux affaires publiques. »
Il devine le futur de la France :
« En France, il n’y aura plus qu’un combat de courte durée, au siège même du gouvernement, et qui terminera la guerre morale que des intelligences d’élite auront faite auparavant. »
Les politiques, les sénateurs US comme des marionnettes, comme dans le Parrain. Balzac :
« En trois ans, Marcas créa une des cinquante prétendues capacités politiques qui sont les raquettes avec lesquelles deux mains sournoises se renvoient les portefeuilles, absolument comme un directeur de marionnettes heurte l’un contre l’autre le commissaire et Polichinelle dans son théâtre en plein vent, en espérant toujours faire sa recette. »
Corleone Marcas est comme un boss, dira Cochin, qui manipule ses mannequins :
« Sans démasquer encore toutes les batteries de sa supériorité, Marcas s’avança plus que la première fois, il montra la moitié de son savoir-faire ; le ministère ne dura que cent quatre-vingts jours, il fut dévoré. Marcas, mis en rapport avec quelques députés, les avait maniés comme pâte, en laissant chez tous une haute idée de ses talents. Son mannequin fit de nouveau partie d’un ministère, et le journal devint ministériel. »
Puis Balzac explique l’homme moderne, électeur, citoyen, consommateur, politicard, et « ce que Marcas appelait les stratagèmes de la bêtise : on frappe sur un homme, il paraît convaincu, il hoche la tête, tout va s’arranger ; le lendemain, cette gomme élastique, un moment comprimée, a repris pendant la nuit sa consistance, elle s’est même gonflée, et tout est à recommencer ; vous retravaillez jusqu’à ce que vous ayez reconnu que vous n’avez pas affaire à un homme, mais à du mastic qui se sèche au soleil. »
Et comme s’il pensait à Trump ou à nos ex-vingtième siècle, aux promesses bâclées des politiciens, Balzac dénonce « la difficulté d’opérer le bien, l’incroyable facilité de faire le mal. »
Et comme s’il fallait prouver que Balzac est le maître :
« …il y a pour les hommes supérieurs des Shibolet, et nous étions de la tribu des lévites modernes, sans être encore dans le Temple. Comme je vous l’ai dit, notre vie frivole couvrait les desseins que Juste a exécutés pour sa part et ceux que je vais mettre à fin. »
Et sur l’éternel présent de la jeunesse mécontente :
« La jeunesse n’a pas d’issue en France, elle y amasse une avalanche de capacités méconnues, d’ambitions légitimes et inquiètes, elle se marie peu, les familles ne savent que faire de leurs enfants ; quel sera le bruit qui ébranlera ces masses, je ne sais ; mais elles se précipiteront dans l’état de choses actuel et le bouleverseront. »
Vingt ans plus tard Flaubert dira que le peuple aussi est mort, après les nobles, les clercs et les bourgeois, et qu’il ne reste que la tourbe canaille et imbécile qui a gobé le Second Empire, qui marque le début de notre déclin littéraire. Si on sait pour qui vote la tourbe, on ne sait toujours pas pourquoi.
Balzac rajoute :
« Louis XIV, Napoléon, l’Angleterre étaient et sont avides de jeunesse intelligente. En France, la jeunesse est condamnée par la légalité nouvelle, par les conditions mauvaises du principe électif, par les vices de la constitution ministérielle. »
C’est JMLP qui disait un jour à notre amie Marie que 80% de nos jeunes diplômés fichent le camp. On était en 2012 ! Circulez, y’a de l’espoir…
Le piège républicain expliqué en une phrase par notre plus garnd esprit moderne (royaliste et légitimiste comme Tocqueville et Chateaubriand et Baudelaire aussi à sa manière) :
« En ce moment, on pousse la jeunesse entière à se faire républicaine, parce qu’elle voudra voir dans la république son émancipation. »
La république donnera comme on sait le radical replet, le maçon obtus, le libéral Ubu et le socialiste ventru !
Z. Marcas. Lisez cette nouvelle de seize pages, qui énonce aussi l’opposition moderne entre Russie et monde anglo-saxon !
On laisse le maître conclure : « vous appartenez à cette masse décrépite que l’intérêt rend hideuse, qui tremble, qui se recroqueville et qui veut rapetisser la France parce qu’elle se rapetisse. »
Et le patriote Marcas en mourra, prophète du déclin français :
« Marcas nous manifesta le plus profond mépris pour le gouvernement ; il nous parut douter des destinées de la France, et ce doute avait causé sa maladie…Marcas ne laissa pas de quoi se faire enterrer…
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Refonder la citoyenneté
Georges Feltin-TracolDans nos sociétés ultra-modernes, hyper-individualistes et fortement travaillées par le numérique et le médiatique, la citoyenneté est devenue un mot galvaudé. S’en référer implique dorénavant à bénéficier des aides sociales, à (sur)consommer et à s’endetter. Deux Suisses, Bernard Wicht, philosophe en stratégie, et le lieutenant-colonel de l’infanterie de montagne Alain Baeriswyl, s’élèvent avec force contre cette conception pervertie dans un court essai ô combien riche et stimulant publié par les remarquables Éditions Astrée, Citoyen-soldat 2.0. Mode d’emploi (2017, 89 p., 12 €).
Les auteurs observent que la stratégie clauswitzienne n’opère plus à l’heure des cyberconflits et de la « guerre moléculaire ». La lourdeur administrative des forces armées professionnelles (ou de conscription), leur verticalité bureaucratique, leurs réticences à l’innovation technique et intellectuelle rendent les États occidentaux vulnérables aux assauts terroristes répétés. Alors que l’Union pseudo-européenne veut désarmer les honnêtes gens, les auteurs proposent « une tentative de réponse à l’affaissement de l’État-nation et à l’inadaptation de la démocratie libérale (p. 40) », soit le réarmement moral et matériel des citoyens du Vieux Monde.
Parce que nous entrons dans un nouveau Moyen Âge qui se caractérise par « une mutation des formes d’organisation socio-politiques (p. 33) », nos contemporains doivent se préparer à de futures situations conflictuelles. « Le territoire national se fracture et se zèbre sous la pression de ces nouvelles féodalités que sont les gangs, les mafias, les narco-terroristes et les diasporas militairement encadrées (p. 32). » Dans ce contexte troublé surgit le citoyen-soldat. Il « est là pour maintenir les valeurs civiques nécessaires à la survie de la cité. Par conséquent, lorsqu’il tend à disparaître, lorsqu’il est remplacé par des militaires professionnels ou des contractors, alors c’est toute la cité qui, à terme, est menacée d’effondrement (p. 35) ».
Le citoyen-soldat « dispose d’un permis de port d’arme et de la formation nécessaire pour s’en servir le cas échéant (p. 46) ». Il ne remplace pas le militaire de métier, il l’épaule en cas d’urgence dans son quartier ou dans son village. Nullement combattant solitaire, le citoyen-soldat agit en réseau avec ses voisins. Ce n’est plus un simple contribuable, vraie vache à lait de l’assistanat et potentielle victime, mais un être prêt à défendre farouchement sa terre et les siens.
Bonjour chez vous !
• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°84. sur Radio Libertés et sur Europe Maxima cliquez ici
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Cette année là n°4 : 2008, "Aristote au Mont Saint-Michel"
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Perles de culture n°174 : Pablo Picasso et l’imposture de Guernica ?
Anne reçoit Maître Jacques Trémolet de Villers qui présente son livre « En terrasse avec Cicéron », terrasse se situant à Vivario, en Corse. Une remarquable conversation sur la mort et la vieillesse, le bonheur et la souffrance.
C’est ensuite Françoise Monestier qui dresse un portrait sans concession de Pablo Picasso. -
LES GRECS & LA MER DANS L’ANTIQUITÉ | 2000 ANS D’HISTOIRE | FRANCE INTER
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Camp Maxime Real del Sarte 2018, Université d’Été d'Action française, du 19 au 26 août

150 nuances de Maurras ...
Des repères pour le XXIe siècle.
Camp de formation Maxime Real Del Sarte, pour étudiants, lycéens et jeunes travailleurs (15-35 ans)
Conférences magistrales, cercles d'étude, ateliers pratiques, sport et camaraderie !
Renseignements inscriptions : ACTIONFRANCAISE.NET
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L’identité avant la souveraineté
Analyse de Ligne Droite :"Comme le faisait remarquer le grand dissident soviétique Alexandre Soljenitsyne, il est plus grave pour un peuple de perdre son identité que sa souveraineté : la souveraineté étant de nature politique, on peut toujours la recouvrer un jour, comme le montrent la Russie et les pays de l’ex-pacte de Varsovie. En revanche, si un peuple perd son identité, il disparaît tout simplement. Aussi, pour Ligne droite, l’impératif d’identité doit-il passer avant celui de souveraineté. Et la droite nouvelle doit se positionner clairement, non comme souverainiste, mais comme défenseur de notre identité.
Notre identité en péril
Car aujourd’hui notre identité, tant française qu’européenne, est gravement et mortellement menacée. Elle est menacée par l’immigration de peuplement qui provoque une substitution de population en Europe occidentale, accentuée par l’effondrement de la natalité autochtone et par la propagande du Système en faveur du métissage et de la « diversité ». Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, d’ici une vingtaine d’années les Européens deviendront minoritaires dans un nombre croissant de leurs villes.
Elle est aussi menacée par le développement de l’islamisation, conséquence de l’immigration. Car l’islam est une religion prosélyte qui contredit les valeurs de notre civilisation et qui s’impose de plus en plus dans l’espace public. Alors même que les prétendus « laïcs » ravivent une attitude intolérante vis-à-vis du catholicisme.
Notre identité européenne est également menacée au plan culturel par l’américanisme, véhiculé par la publicité et les grandes entreprises mondialisées, ainsi que par le système médiatique. Au surplus, le politiquement correct diabolise de plus en plus notre identité comme notre histoire. Il somme les Européens de se repentir de tous les crimes possibles, y compris celui de vouloir, comme les autres peuples, préserver leur identité, de même qu’il somme les Européens de se plier aux mœurs et aux usages des allogènes. Il véhicule le nihilisme et la haine de soi.
Le souverainisme, séduisant mais trompeur
Dans ce contexte, une partie de l’opinion européenne est aujourd’hui tentée par le discours et les solutions souverainistes, qui proposent notamment de s’abstraire de l’Union européenne. Cela s’est déjà traduit par le vote britannique en faveur du Brexit, par la progression des revendications régionalistes indépendantistes (la Catalogne, l’Écosse ou la Corse) et, d’une façon générale, par le vote en faveur des candidats souverainistes. En France, le thème de la sortie de l’euro, qui a notamment été porté par le Front national, se rattache aussi à cette idéologie. Mais si le discours souverainiste séduit, il est malheureusement trompeur.
Nous vivons en effet dans un âge multipolaire marqué par le retour des grands blocs civilisationnels, économiques et militaires ainsi que par la marginalisation inexorable des Européens qui constituent une part déclinante de l’humanité. En 2100, ils représenteront seulement 10% de la population mondiale, Russie comprise, d’après les projections démographiques moyennes de l’Onu. Face à des nations rassemblant des centaines de millions, sinon des milliards, d’hommes et de femmes, comme la Chine et l’Inde, seuls auront la parole les grands blocs civilisationnels, économiques et militaires. Pas les micro-régions ou les micro-États arc-boutés sur un patriotisme de pacotille ou de restriction. Comme ceux dont rêvent ces régionalistes qui veulent la souveraineté de leur contrée mais ne trouvent rien à redire à l’immigration qui la submerge.
L’idéologie souverainiste fait croire qu’il serait possible d’inverser le cours de l’histoire et de retrouver les grandes nations européennes des siècles passés, lorsque les Européens étaient plus nombreux que les Africains, mais ce temps ne reviendra pas.
Le défi est civilisationnel, pas seulement national
Les migrations de peuplement correspondent en outre à un phénomène civilisationnel et pas seulement national. Car tous les pays du Nord se trouvent confrontés au même défi, celui des migrations croissantes en provenance du Sud. Face à ce défi, comme face à celui qu’annonce le terrorisme islamiste, tous sont irrémédiablement solidaires. Comme ils sont aussi solidaires face aux conséquences économiques et sociales désastreuses de la dérégulation du marché mondial. Or, cette réalité est complètement ignorée par les souverainistes qui refusent de voir que la souveraineté nationale ou régionale dans une Europe impuissante, tiers-mondisée, vassalisée ou islamisée n’existerait tout simplement pas. Ce type de souverainisme incarne chez nous le retour du vieux paradigme de « la France seule », dans un monde qui s’écroulerait autour d’elle. Mais ce patriotisme nostalgique n’est qu’une duperie.
Seule la puissance garantit l’identité
La souveraineté ne garantit en effet l’identité que si elle est associée à la puissance. C’est pourquoi l’avenir des Européens ne peut plus résider dans le repli sur leurs petites patries, sortes de futures « réserves indiennes », mais doit au contraire s’affirmer dans la constitution d’une Europe puissance, une Europe cuirassée, seule capable de nous permettre d’exister dans le monde dangereux qui vient. Aujourd’hui, des milliards d’hommes et de femmes se trouvent en concurrence les uns avec les autres et en mouvement les uns contre les autres : dans ce monde-là, la puissance en Europe ne peut plus être seulement régionale ou nationale mais doit devenir continentale. Le souverainisme n’a désormais de sens qu’au plan civilisationnel et continental, c’est-à-dire pour assurer le retour de la puissance, de la liberté et de la prospérité de tous les Européens ainsi que la sauvegarde de leur identité.
La droite nouvelle dont la France a besoin doit donc se positionner clairement sur cet enjeu majeur en portant ce message simple mais vital : on ne préservera pas notre identité par le retour à la souveraineté de nos petites patries mais on sauvera notre civilisation par la constitution d’une Europe puissance.
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Une plaquette envoyée par Synthèse nationale à 5000 lecteurs dans les jours qui viennent...
Message de Roland Hélie
Directeur de Synthèse nationale
Un an après l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, les choses vont de mal en pis.
Alors qu’on nous annonçait une ère nouvelle, débarrassée de la pesanteur des partis et reposant sur le renouveau et l’efficacité, force est de reconnaître que rien ne s’est arrangé. La France reste soumise aux diktats des lobbys mondialistes et les Français continuent à subir les effets dramatiques de la récession et de l’immigration.
A vrai dire, cette situation ne nous étonne pas vraiment, nous autres nationalistes et identitaires. Macron a été propulsé au printemps 2017 pour être la roue de secours du Système. Après la calamiteuse gouvernance hollandesque, consciente que le peuple français était de moins en moins réceptif à ses injonctions, l’hyper-classe aux affaires a lancé le « gadget Macron » pour sauver ses prébendes en l’imposant comme étant le seul « rempart » face à une hypothétique « menace » mariniste.
Macron, en bon transfuge de la Banque Rothschild et en tant qu’ancien ministre d’un gouvernement socialiste, était le meilleur garant de la continuité pour ceux qui veulent instaurer un vaste marché aux dimensions planétaires dans lequel l’homme ne serait plus qu’un consommateur docile. Ce projet passe bien entendu par la destruction des nations, des civilisations et des identités. Quant à la « menace » mariniste, celle-ci relevait, hélas, plus du phantasme collectif que d’autre chose…
Quelle supercherie !
Quoiqu’il en soit, un an après, les Français se réveillent confrontés à une série de problèmes dont ils se seraient bien passés. La précarité augmente de jour en jour, l’insécurité due en grande partie à l’immigration prend des proportions jamais atteintes, la soumission de la France à Bruxelles et à la politique étrangère américaine, en particulier au Proche et au Moyen-Orient, est la même et notre indépendance nationale relève aujourd’hui du passé. Et pour tenter d’amadouer ceux qui seraient tentés de s’opposer, le pouvoir laisse s’agiter le pantin Mélenchon et ses gauchistes de pacotille qui se croient encore en Mai 1968… Face au mondialisme libéral, rien de tel que l’internationalisme marxiste pour faire illusion.
Ce qui semble paradoxal dans tout cela, c’est que, malgré la puissance du Système pour broyer la dissidence et le formatage du prêt à penser institutionnel, jamais les idées de la Droite nationale, sociale, populaire et identitaire ont été aussi partagées par nos compatriotes. Ceux-ci sont de plus en plus nombreux, et on le voit tous autour de nous, à admettre la clairvoyance de nos analyses et à souhaiter l’application de nos propositions. De même, un peu partout en Europe, les peuples reprennent en main leurs destins. Ce n’est donc pas le moment pour nous de flancher, l’espérance doit guider notre combat.
Depuis 12 ans, un seul objectif
Synthèse nationale est, depuis sa création il y a douze ans et comme son nom l’indique, le point de rencontre des différentes forces politiques, militantes et associatives de la Droite nationale. En multipliant les rencontres, que ce soit dans notre revue ou à l’occasion de nos Journées annuelles (la prochaine aura lieu le dimanche 14 octobre à Rungis), nous œuvrons pour que l’ensemble des forces qui constituent notre famille agissent et combattent dans le même sens.
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