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écologie et environnement - Page 173

  • La Cop21, grand-messe du réchauffisme

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    La grand-messe sur le réchauffement climatique dite « Cop21 » se tient depuis dimanche au Bourget. François Hollande, non sans fierté, a réuni 195 pays et 150 chefs d’État. Ils sont venus de toute la planète par les moyens de transport les plus rapides et les plus polluants pour discuter de l’urgence du moment.

    Ce faisant, ils sacrifient à l’idéologie « réchauffiste »
    La prétention de cette idéologie à détenir l’unique vérité et sa manière d’argumenter à coups de gourdin en brandissant des images d’apocalypse relèvent d’une même tentation totalitaire. Attribuer à une cause unique le relatif réchauffement climatique, en l’occurrence à l’activité humaine créatrice de CO2, devrait pouvoir être raisonnablement contesté. D’autant que, depuis dix-huit ans, d’autres scientifiques font remarquer (mais qui les écoute ?) que le climat de la planète s’est stabilisé. Quant à la quantité de glace en Antarctique, elle n’a cessé de croître depuis plus de trente ans. Jamais il n’y a eu autant de glace au pôle Sud !

    Faire ce constat ne dispense pas de lutter contre les pollutions ou de promouvoir une consommation économe des ressources naturelles ?
    Il faut bien sûr réduire les pollutions dues à l’utilisation du charbon, du gaz, du pétrole lorsque c’est possible, mais ce bon sens ne mérite pas cette comédie mondialiste.
    La prétention à vouloir réguler la température du globe au degré près est une tartufferie puisque le climat est difficilement prédictible et que les émissions de CO2 n’ont qu’une incidence marginale sur le climat.

    Selon Dominique Jamet, la COP21 devrait se terminer par un laborieux « document final plein de bonnes résolutions »
    À n’en pas douter, il prévoira des aides aux pays les plus défavorisés, et accordera des dérogations aux pays émergents. In fine, alors que la France espérait promouvoir son industrie nucléaire en jouant sur les peurs de réchauffement climatique, elle risque surtout de mettre la main au portefeuille !

     

    http://fr.novopress.info/

  • Cop 21 ou écologie véritable?

    La COP 21, c’est-à-dire a 21ème édition de la conférence sur le climat, a débuté comme chacun le sait ce début de semaine à Paris, en présence de très nombreux chefs d’Etat et de gouvernement. Une Cop présidée par Laurent Fabius qui a dit, comme François Hollande, qu’il entendait parvenir à un accord «universel et contraignant» avec les 196 pays signataires. « Nous avons une obligation de succès» car «l’enjeu est beaucoup trop important et la menace climatique beaucoup trop grande pour que nous puissions nous contenter d’un accord minimal»a expliqué M. Fabius. «Il n’y aura pas d’objectifs de réduction juridiquement contraignants » déclarait cependant le secrétaire d’Etat John Kerry dans le Financial Times le 12 novembre dernier. Le Sénat et la Chambre des représentants des Etats-Unis, dominés par des Républicains, pourraient refuser de ratifier un éventuel traité, comme ce fut le cas pour les accords de Kyoto en 1997. Quant au Premier ministre indien, Narendra Modi, il a de nouveau rappelé que la communauté internationale doit laisser «de la place pour la croissance des pays développés» et ne peut «imposer la fin» des énergies fossiles. ««La justice climatique demande qu'(…)on laisse suffisamment de place pour la croissance des pays en développement».

    Les contraintes fiscales liées à la politique dite «écologique» du gouvernement Valls, les Français les subissent déjà pleinement. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, annonçait en octobre «un rapprochement» entre les fiscalités de l’essence et du diesel, en l’espèce «une baisse des taxes sur l’essence et une augmentation corrélative sur le diesel », afin de les «égaliser». Au final, les taxes sur l’essence sont restées les mêmes… et celles sur le gazole augmenteront de 3,5 centimes au 1er janvier 2016.

    François Hollande promettait la main sur le cœur une pause fiscale, la fin de l’envolée des taxes et impôts ? C’était pour rire ! Six milliards d’euros vont être pris dans les poches des contribuables français d’ici 2017 au profit de la taxe carbone, autrement nommée Contribution climat énergie (CCE). Last but not least, il ne faut pas omettre la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), ponctionnée directement sur nos factures d’électricité qui va aller crescendo pour atteindre 1,1 milliard l’année prochaine. Une taxe (une «contribution» en novlangue socialo-fiscaliste) qui servira nous dit-on à financer les surcoûts liés aux obligations d’achat de l’électricité d’origine renouvelable (biomasse, éolien, photovoltaïque…) produite par les particuliers.

    Au sujet des énergies renouvelables, István E. Markó, professeur et chercheur de chimie organique à l’Université catholique de Louvain (Belgique), président de l’European Chemical Society, souligne sur son blogue qu’elles ne sont pas en l’état, « compétitives avec les énergies fossiles et nucléaires. Sans les gigantesques subventions étatiques payées par les contribuables, ces énergies intermittentes au coût exorbitant n’auraient jamais vu le jour (…). Le scandale du transfert des taxes des pauvres vers les plus nantis, qui peuvent se payer des panneaux solaires et des Tesla S, des compagnies électriques qui s’enrichissent grâce aux certificats verts, et des banques qui prennent au passage leur obole, n’a que trop duré. Le Groupe Intergouvernemental pour l’Étude du Climat, (GIEC) a organisé, avec la complicité de certains politiques, un gigantesque transfert d’argent de tous les citoyens vers quelques heureux bénéficiaires. C’est une honte éthique… Le pire est que cela a été orchestré par des partis de gauche ».

    « Il est triste que la climatologie, cette jeune et belle science, soit ainsi dévoyée à des visées politiciennes et au dogmatisme idéologique » note encore ce scientifique, catalogué comme un affreux et dangereux déviationniste puisque à l’instar du géochimiste Claude Allègre, du géophysicien Vincent Courtillot, des astrophysiciens Willie Soon et Sallie Baliunas, il relie les modifications climatiques essentiellement aux cycles du soleil et très peu à l’activité humaine.

    Nous l’avons déjà, dit, les dogmes du GIEC qui impute à la seule activité humaine le réchauffement climatique, sont remis en question, en tout ou partie, par une large fraction de la communauté scientifique qui a peu, ou très rarement, accès à la parole médiatique. Outre ceux déjà cités ici, nous évoquions les noms de Sami Solanki, spécialiste de physique solaire, du météorologiste Henrik Svensmark, de Gerd Wendler, directeur du Centre de recherche climatique de l’université d’Alaska, du mathématicien Benoît Rittaud, du polytechnicien Christian Gerondeau…Pour ne rien dire de Philippe Verdier chef du service météo de France Télévisions, écarté de son poste à cause de son livre relayant le scepticisme sur la doxa officielle et obligatoire sur le climat, ce qui fait donc de lui aux yeux de nos dirigeants, un mauvais citoyen du monde…

    «Les déclarations alarmistes se succèdent à un rythme effréné, entretenu par la colossale machine de propagande de l’ONU écrit le professeur Markó. Rien ne nous est épargné, ni la sècheresse et les feux de forêts en Californie, ni le dernier ouragan traversant l’Asie. Tout événement météorologique pouvant inquiéter un tant soit peu le public est immédiatement relié au changement climatique anthropique (…). Le vice-président du GIEC, le Professeur Jean-Pascal van Ypersele, n’a pas hésité à nous promettre l’apocalypse finale : des sécheresses et des pluies extrêmement intenses, des récoltes de céréales en chute libre, une montée catastrophique du niveau des océans… et de blâmer le CO2 produit par l’homme. Et d’exiger que l’on arrive à une décarbonisation totale de notre société d’ici 2100 ! Sinon, la température de la Terre augmentera de plus de 2°C, niveau au-delà duquel une fin atroce nous attend ».

    « Le vice-président du GIEC semble ignorer (?) que cette limite de +2°C dans l’élévation de la température moyenne de notre planète ne repose sur aucune preuve scientifique. Ce chiffre a été lancé par des climatologues allemands dirigés par le Pr Schellnhuber, directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, sous la pression d’Angela Merkel. Plus tard, le Pr. Schellnhuber déclarera : Cette limite de +2° n’a rien de magique ; c’est seulement un but politique. Le monde ne disparaîtra pas immédiatement, même en cas de réchauffement plus puissant ».

    Or «de nombreuses publications scientifiques récentes revoient à la baisse l’impact du réchauffement dû au doublement de la quantité de CO2 atmosphérique. Le Pr Jean Jouzel, également vice-président du GIEC, affirmait récemment que le réchauffement observé de la Terre était de l’ordre de 0,01°C par an ! D’ici 2100, la Terre verrait sa température augmenter de 0,85°C si rien ne changeait. On est loin, très loin, des +2°C politiques et des +4 à +5°C extravagants issus des modélisations les plus folles. La non-fiabilité des modèles climatiques a été clairement dénoncée par Hans von Storch, l’un des plus éminents climatologues allemands, qui n’hésite pas à déclarer : « Les modèles climatiques sont faux à plus de 98% ! Et pourtant, ce sont les résultats erronés de ces modèles non fiables qui servent de base de travail aux décideurs politiques ».

    « Le coupable est, évidemment, le CO2 émis par l’homme, et uniquement celui-là. Rappelons qu’il n’y a aucune preuve scientifique de l’influence du CO2 sur la température du globe (…). Toutes les prédictions effectuées par les climatologues modélisateurs se sont toujours révélées erronées. Toutes, sans exception! Le nombre et la violence des ouragans a diminué au lieu d’augmenter, les glaces en Antarctique ne cessent de croître depuis près de 30 ans, la banquise arctique qui devait disparaître depuis 2008 est toujours là et elle récupère admirablement, la vitesse de montée des océans a fortement diminué, les ours polaires qui étaient en voie de disparition ont vu leur population multipliée par 7 depuis 1970 et la planète a verdi de 21%, en partie grâce à la croissance du taux de CO2 atmosphérique. »

    Ce qui est pour le coup certain et ne souffre pas de remise en cause, c’est que ce sont, ces dernières décennies, l’explosion démographique, l’extension aux pays émergents des modes de consommation et de développement propres jusqu’alors aux pays occidentaux, qui ont fortement impacté les équilibres environnementaux.

    Dans un communiqué publié à l’occasion du lancement de la COP 21, le Front National a opportunément rappelé que « la réduction des gaz à effet de serre serait en décuplée si l’on acceptait de remettre en cause un modèle économique de libre-échange mondialisé, structurellement mauvais pour l’environnement ». Dans la même optique écologiste, le FN est aussi favorable au rétablissement de nos frontières qui permettent notamment d’imposer des droits de douane spécifiques sur les marchandises produites dans les pays ne respectant pas les normes environnementales. «Produire à un point A, dans des pays ne respectant aucune norme environnementale, transformer à un point B, acheminer chez nous ces productions pour les consommer, puis renvoyer nos déchets à l’autre bout du monde : c’est cela qui nuit à la planète.»

    « À l’inverse produire au plus près des lieux de consommation est l’assurance d’une diminution immédiate des émissions polluantes, ne serait-ce que par la réduction des flux de transport, et la garantie, d’un bout à l’autre de la chaîne, du respect des normes environnementales (…). Lutter contre les dérives clairement identifiées du libre-échange mondialisé pourrait également commencer par l’arrêt immédiat des négociations autour du TAFTA, le Traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Le nivellement par le bas des normes sanitaires et environnementales qui découlerait de ce Traité serait dramatique, aussi bien pour la nature que pour nos populations. »

    Bruno Gollnisch l’a souvent dit et rappelons-le une nouvelle fois ici, « le patrimoine de la France s’incarne dans un peuple et dans une civilisation, mais aussi dans un terroir, avec ses paysages, sa faune et sa flore. Il y a une cohérence complète entre la vision du monde qui est celle du FN et les questions écologiques, le lien évident entre la défense de l’identité nationale et celle de notre environnement. Les valeurs portées par le FN, son refus de la marchandisation du monde, en font par essence un mouvement écologiste, l’écologie étant la défense de l’harmonie entre la nature et l’activité humaine. » Or, comme le relevait Jean-Marie Le Pen, « le matérialisme effréné qui inspire depuis des décennies la politique gouvernementale a détruit cette harmonie. Ceux qui se réclament aujourd’hui de l’écologie n’ont pas arrêté ce phénomène, car ils utilisent le mot pour recycler trois idéologies particulièrement toxiques : le communisme, le mondialisme et le nihilisme».

    Les ravages de ce matérialisme nous les connaissons: pollution de l’air, de l’eau, des sols; une agriculture vouée au productivisme ; des conditions d’élevage effrayantes, le mépris de la vie animale avec des conséquences désastreuses sur la santé humaine ; la transformation de certains villages en cités dortoirs; la volonté d’étendre l’immigration à des communes jusqu’à présent préservées; la remise en cause par Bruxelles des libertés traditionnelles; la construction de grands ensemble sans âme et criminogène par les technocrates et les grands groupes du BTP, bailleurs de fonds des partis du Système ; la prolifération de grandes zones commerciales…

    Pour autant, le FN ne souhaite pas le retour au néolithique, ne vit pas dans la nostalgie stérile et incapacitante du « monde d’avant ». Nous avons confiance dans le génie créatif de l’homme, -notamment dans sa capacité à faire émerger des sources d’énergie viables et non polluantes- quand celui-ci est guidé par le principe du respect de l’ordre naturel, par le bon sens, susceptible de mettre en œuvre une authentique politique écologique.

    C’est pourquoi nous invitons également les Français à se méfier des prévisions apocalyptiques qui se succèdent depuis vingt ans. Sous prétexte de protection et de défense (légitimes) des ressources naturelles, elles tendent à conduire à l’établissement d’un système totalitaire mondial: la volonté d’amener les Européens à renoncer à leur liberté personnelle et à l’indépendance de leur pays.

    Ce qui est aussi le but plus ou moins explicite des grandes messes environnementales qui imposent l’idée d’une collaboration obligatoire, « contraignante et universelle » de toutes les nations, sous le contrôle d’institutions internationales et d’un pouvoir mondial fort. Les louables intentions écologiques ainsi travesties étant alors le masque, le vecteur d’une idéologie révolutionnaire antinationale.

    http://gollnisch.com/2015/12/02/cop-21-ou-ecologie-veritable/

  • COP21 : le saccage du mémorial place de la République suscite l’indignation

    Le vrai visage de l’extrême-gauche : des manifestants saccagent le mémorial dédié aux victimes des attentats.

    Le sol est jonché de débris de bougies et de fleurs provenant du mémorial et jetés sur la police.

    Des militants qui manifestaient contre l’état d’urgence et la COP21 ont jeté les bougies du mémorial aux victimes des attentats sur les CRS. Près de 300 personnes ont été interpellées.

    Place de la République ce dimanche après-midi, des militants d’extrême gauche, écolos, anarchistes et libertaires - entre 200 et 300 - avaient décidé d’en découdre « contre l’interdiction de manifester » pendant la COP21. Au début de l’après-midi, un habitué des manifestations confiait : « Ça ne débordera pas, il y a rien à balancer sur la place, pas de projectiles.. ». Mais les militants, les plus remontés, ont vite trouvé ce qu’ils pouvaient lancer sur les CRS : en plus des bouteilles de bières et des chaussures, ils ont pillé le mémorial aux victimes des attentats du 13 novembre au pied de la statue pour jeter les bougies aux policiers. Certains se sont même saisi des bouquets et les ont brandi face à la police.

    Une militante qui s’est ruée sur des individus qui se servaient dans les hommages aux victimes leur a crié : « Mais ça va pas la tête, vous n‘avez aucun respect ! » Un jeune homme lui a alors répondu : « C’est arrivé dans mon quartier, mais les policiers aussi tuent, ils tuent plein de gens ! » Un autre a tenté de mettre le feu à un drapeau français pris sur le mémorial. Pour l’allumer, il se sert de dessins d’enfants posés là en hommage. Horrifiés, ses camarades l’arrêtent. Finalement, plusieurs personnes parviennent à former une chaîne humaine autour du mémorial pour protéger les fleurs et les bougies, bientôt rejoints par les CRS. Le sol est jonché de bouts de verre, d’éclats de bougies et de fleurs qui étaient destinés aux victimes des attentats. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?COP21-le-saccage-du-memorial-place

  • COP21 : Philippe Verdier rebondit sur RT France, tape sur Hollande et le GIEC

    L’ex-chef du service météo de France 2 assurera quotidiennement une chronique sur le climat.

    « Bonjour, je suis très heureux de vous retrouver pour vous parler de la COP21 quotidiennement en toute liberté« , lance Philippe Verdier face caméra. Comprenez qu’il ne pouvait pas le faire sur France 2, chaîne qui l’a licencié après la sortie de son ouvrage, « Climat Investigation« . L’ex-chef du service météo rebondit donc sur RT France, l’antenne parisienne de la chaîne Russia Today. Il livrera chaque jour une chronique sur la COP21, baptisée « Verdier Libre ».

    Pour cette première, Verdier dénonce (avec un énorme micro) une urgence politique et diplomatique, plus qu’une urgence climatique. Il tape aussi sur les experts du GIEC. « En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué à Al Gore et au GIEC, les experts du changement climatique. Ils nous ont dit ‘si on ne s’occupe pas du changement climatique, on aura de plus en plus de risques d’avoir des guerres’. Mais depuis 20 ans, nous vivons les années les plus chaudes et nous avons en parallèle une baisse des guerres et une baisse des victimes de conflits« , explique-t-il.

    Il livre aussi son analyse politique, n’hésitant pas à taper sur François Hollande, à qui il avait adressé une lettre assassine apès la sortie de son livre. « Le climat est une occassion rêvée de terminer l’année en beauté en évitant de trop parler des sujets qui peuvent fâcher, dont le chômage dont les derniers résultats sont très mauvais« . puremedias.com vous propose de voir la première chronique de Philippe Verdier.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Le réchauffisme présente tous les caractères d'une idéologie

    Professeur émérite à l'Université de Paris XII, Rémy Prud'homme déclare auFigarovox :

    "[...] La distinction entre réchauffement et réchauffisme est plus importante. Le réchauffement est un phénomène physique, l'élévation des températures sur la terre, qui a été de 0,6-0,8 degrés au cours du XXème siècle, avec alternance d'augmentations et de diminutions, et qui est un objet d'études scientifiques. 

    Le réchauffisme est un phénomène social qui s'est construit à partir du réchauffement, et qui comprend une explication, des projections de castastrophes, la désignation d'un coupable - le CO2 - promu au statut d'ennemi public n°1, la mise en œuvre de politiques révolutionnaires.Le réchauffisme présente tous les caractères d'une idéologie identifiés par Hanna Arendt: un système monocausal, une révérence/référence à la science, le contrôle par des Etats, la lutte contre un ennemi unique, l'adhésion des masses. Bien entendu, le réchauffisme n'a pas le bilan abominable des idéologies analysées par Arendt: d'où l'appellation de mini-idéologie.

    Selon vous la climatologie est encore une science en formation, aux contours incertains...

    Le climat est un objet scientifique très complexe, largement ignoré jusque dans les années 1980. Pour que l'étude de cet objet devienne une science comme les autres, il faut beaucoup de temps (un demi-siècle, peut être) et beaucoup d'indépendance. La climatologie n'a eu ni l'un ni l'autre. Le thème a été pris en main par des organisations internationales et des des politiciens, qui ont créé une organisation à leur main chargée de «montrer le caractère anthropique du réchauffement»; trois ans plus tard, le GIEC remettait sa copie; la science avait parlé. [...]

    La COP21 sera évidemment un échec. L'objectif visé, décrété par le G8, est de diminuer de 50% les rejets de CO2 du globe d'ici 2050; c'est ça ou la fin du monde, comme on nous l'a assez seriné. La quasi totalité des pays en développement, qui rejettent actuellement bien plus de CO2 que les pays développés, ont affiché par écrit leur intention d'augmenter de beaucoup plus de 50% leurs émissions de CO2 d'ici 2030. Il sera amusant de voir comment les politiciens, les diplomates, et les médias vont s'y prendre pour présenter cet échec comme un grand succès. 

    Comment expliquer les anathèmes lancés sur ce qu'il est convenu d'appeler les «climato-sceptiques»? Le débat est-il encore possible? 

    Ces anathèmes sont faciles à comprendre. Les climato-crédules sont absolument persuadés de connaître, de détenir, et de défendre le Vrai et le Bien, et que leur croyance est la clé de la survie de l'humanité. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont donc dans le Faux et le Mal, et menacent la survie de l'humanité. Les réchauffistes se font donc un devoir moral de maudire et de faire taire les sceptiques. C'est la logique de l'inquisiteur. Ce n'est pas par méchanceté, qu'il torture le mécréant. C'est par bonté, pour le sauver des flammes éternelles.Evidemment, cette attitude ne prédispose pas au débat. Le climato-crédule n'éprouve pas le besoin de débattre, puisqu'il sait ; il éprouve au contraire l'envie de censurer, pour empêcher le doute et le mal de se répandre. [...]

    Pour chacun des rapports quinquenaux du GIEC, le pluriel est de mise. Il y en a en effet trois. Le rapport proprement dit, en trois volumes de 1500 pages chacun, assez indigeste, et que presque personne ne lit, qui est principalement écrit par des scientifiques (même si ceux-ci sont choisis par les gouvernements, et si des militants peu ou pas scientifiques se glissent parmi eux). Un rapport résumé, d'une centaine de pages, préparé conjointement par des bureaucrates et des scientifiques. Et un résumé pour décideurs d'une trentaine de pages, pratiquement rédigé uniquement par des diplomates et des militants, qui est le seul document effectivement lu. Dans ce texte, ce sont les gouvernements qui se parlent à eux-mêmes: ils s'écoutent en effet. Il arrive que ce résumé pour décideur contredise le rapport technique. C'est ainsi, par exemple, qu'un rapport technique écrit que l'aggravation des événements extrêmes n'est généralement pas prouvée ; son résumé sur décideur en parle comme d'une certitude, et c'est ce que médias et gouvernements en retiennent.

    [...] Le réchauffisme est une idéologie née, développée et répandue dans les pays riches: États-Unis, Royaume-Uni (Margaret Thatcher fut le premier leader politique converti), Allemagne, France, pays scandinaves. Le spectacle des G8 qui se réunissent, et qui décident - vous avez bien lu: décident - pas seulement pour leurs propres pays, mais bien pour l'ensemble de la planète, la réduction de moitié des émissions de CO2, sent son néo-colonialisme à plein nez. Pendant trop longtemps, le fossé entre pays riches et pauvres a été terrible, effrayant, et croissant. Depuis une trentaine d'années, il a enfin commencé à se combler. Aujourd'hui, les pays pauvres se développent plus vite que les pays riches. Contrairement à ce que beaucoup (le pape par exemple) pensent et disent, la misère, la faim, l'illettrisme, la maladie, la mort reculent partout, y compris au Bangladesh, en Inde, en Afrique. Au cours des 20 dernières années, la mortalité infantile (bon reflet des revenus, de leur répartition, de l'hygiène, de l'accès aux soins, de l'éducation des femmes, de la production de nourriture) a diminué de 70% en Afrique et de 50% en Asie. Si tout s'explique par le réchauffement, comme on veut nous le faire croire, alors: vive le réchauffement! Bien entendu, le combat contre la pauvreté, qui reste encore dramatique pour bien trop de millions de personnes, est loin d'être achevé, et doit rester notre première préoccupation. Il est la priorité des pays pauvres, bien avant le combat contre le CO2. La volonté des pays riches de réduire à tout prix les rejets de CO2 partout est donc en conflit avec la volonté des pays pauvres de se développer. Ce conflit est particulièrement aigu en matière d'électricité. Sans électricité, pas de développement. Et en Afrique ou en Inde, sans centrales à charbon, pas d'électricité. Au nom du CO2, les pays riches prétendent empêcher les pays pauvres de construire des centrales à charbon. Ils ont tous interdit à leurs agences d'aide, et aux banques de développement internationales qu'ils contrôlent, de prêter un sou à cet effet. Et en prime les ONG environnementales des pays riches s'opposent souvent aux barrages hydro-électriques. Laissons la parole à un Africain, Donald Kaberula, président de la Banque Africaine de Développement: «Les gouvernements occidentaux sont hypocrites; eux qui se sont enrichis avec les combustibles fossiles, disent maintenant aux pays africains: vous n'avez pas le droit de construire des barrages, ni des centrales à charbon, contentez-vous de ces renouvelables hors de prix. Les pays africains ne les écouteront pas». Avec d'autres mots, l'Inde dit exactement la même chose. On a là les germes d'un véritable et dramatique conflit qui va éclater dans les prochaines semaines à la COP21 à Paris."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • JT du Lundi 30 Novembre 2015 - COP21 : beaucoup de bruit pour rien

  • Les grands projets inutiles - Orages d'acier - 22/11/15

  • Les OGM en France, c’est pour bientôt !

    L’Assemblée nationale a de nouveau voté, mardi 17 novembre, le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d’autorisation de mise en culture des OGM.

    Vous avez bien compris, il s’agit d’autoriser la culture OGM sur le sol français. Ce texte sera définitivement adopté par le Sénat le 14 décembre, puisque députés et sénateurs se sont déjà entendus sur la rédaction de ce texte en commission.
    Le texte de ce projet de loi, consultable sur le site du Sénat, prévoit de nombreuses mesures encadrantes. Et en cas de contamination de parcelles non OGM non souhaité par l’exploitant, l’Etat proposera une indemnisation financière…

    http://fr.novopress.info/

  • Les thèses du GIEC encore contredites par les faits

    Contrairement aux prévisions alarmistes du GIEC, les glaciers de l’Antarctique ne cessent de s’étendre depuis plus de 20 ans. Ce sont les conclusions d’une étude publiée dans le journal of Glaciology. D’après les données obtenues par satellite, l’Antarctique a gagné 200 milliards de tonnes de glace entre 1992 et 2008.

    La thèse du réchauffement climatique semble faire de moins en moins l’unanimité. Ainsi, un article de Météo France relativise la vague de chaleur de novembre en Europe occidentale, soulignant que celle-ci est localisée tant dans le temps que dans l’espace. Malheureusement, devant les intérêts financiers en jeu, la théorie du réchauffement climatique demandera encore de nombreux faits contraires avant de rendre les armes.

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  • Le véhicule électrique : panacée écologique ?

    Frédéric Malaval, essayiste, s’interroge sur les réelles performances des véhicules électriques.

    ♦ Diesel et SurEnvironnement

    Aujourd’hui, la singularité du diesel semble davantage préoccuper nos dirigeants que la vague migratoire. Sa taxation va augmenter. Les Verts veulent la suppression de ce carburant d’ici à 2025. La création de pastilles écologiques apposées sur les pare-brise des voitures est une des dernières mesures pour favoriser les véhicules « propres ». Aujourd’hui, le véhicule électrique est plébiscité. L’attribution de subventions importantes cherche à motiver l’acheteur.

    Or, nous verrons que, loin d’être écologiquement vertueux, ce type de véhicule est plus polluant qu’un véhicule thermique. Ce texte fournira quelques arguments issus d’une approche écologique, donc écosystémique. On y parlera de gaz carbonique (CO2), de rendement de conversion, de SurEnvironnement, de Valeur écosystémique, etc.

    En conclusion de ce texte, nous constaterons qu’en matière d’énergie, le chien ne cesse de se mordre la queue.

    Les pastilles Royal.

    En ouvrant la réunion du Conseil national de l’air, Ségolène Royal a présenté, le 2 juin 2015, un ensemble de mesures de lutte contre la pollution de l’air. Parmi elles, la mise en place de pastilles de couleur à apposer sur le pare-brise des voitures.

    En isolant les véhicules électriques des véhicules thermiques hiérarchisés selon leur degré de pollucivité, le but est de franchement favoriser les premiers dans des centres-villes à terme inaccessibles aux véhicules thermiques.

    Sur le fond, cette mesure paraît salutaire. En effet, il est plus agréable de se trouver à vélo derrière un véhicule électrique qu’au cul d’un bon vieux diesel rejetant de la suie dans les bronches. C’est un fait incontestable. Malgré cela, les arguments à l’origine de cette politique soulèvent de nombreuses interrogations que nous allons exposer ci-après.

    Parmi celles-ci : considérer les véhicules électriques comme éco-vertueux, assimiler le gaz carbonique (CO2) à un polluant, etc.

    Le CO2

    Avant d’avancer des arguments un peu plus techniques sur la pollucivité du véhicule électrique, intéressons-nous en préambule au CO2 accusé aujourd’hui d’être un polluant majeur.

    Rappelons d’emblée que toute substance est un polluant potentiel, un polluant étant défini comme une substance qui par sa nature ou par sa quantité perturbe les grands cycles écologiques ou se révèle inassimilable par eux, constituant ainsi un danger pour les humains en particulier et la Vie en général. Ainsi, l’oxygène est vital pour vivre, mais trop d’oxygène (hyperoxie) tue.

    La stigmatisation de CO2 est récente. Dans les années 1980, il était enseigné que tout devait être fait pour réaliser des combustions complètes dans les cycles thermiques, combustion aboutissant idéalement à de l’eau et à du… gaz carbonique. Par exemple, l’oxydation du méthane (CH4) donne du gaz carbonique et de l’eau (H2O) :

    CH4 + 2O2 → CO2 + 2H2O

    Paradoxalement, les filtres à particules (FAP) rendus obligatoires sur les véhicules diesel depuis 2011 ont un cycle de régénération pour brûler les suies piégées aboutissant à l’émission d’eau et de… gaz carbonique.

    Tout étudiant en biochimie apprend très vite que le CO2 est un composant fondamental, le carbone étant dans un état réduit ou oxydé dans les cycles biologiques. On apprend aussi très vite que la photosynthèse à l’origine des plantes, et donc de la productivité végétale des écosystèmes, repose sur le CO2. Or, les plantes sont à la base des chaînes trophiques. Donc, sans plantes, pas de philosophie possible. Et plus généralement, sans CO2, pas de vie car celle-ci repose sur le cycle du carbone.

    Si le véhicule diesel a été favorisé pendant ces dernières années, c’est parce que, justement, son cycle thermique reposant sur la compression est plus proche d’une combustion complète que celui d’un moteur à essence à explosion. Donc à performances similaires, il est plus efficace physico-chimiquement qu’un moteur à essence.

    De la difficulté de disposer d’indicateurs environnementaux incontestables.

    L’affaire du CO2 est révélatrice de la difficulté des environnementalistes à s’appuyer sur des certitudes incontestables. Il y a plus de trente ans, le CO2 était envisagé comme une substance vertueuse, mais aujourd’hui, au nom dont on ne sait quelle motivation, il est stigmatisé. Moins les voitures en émettraient, mieux ce serait. Sa contribution au réchauffement climatique est souvent invoquée pour justifier cette politique. Or, l’effet de serre, à l’origine du réchauffement de l’atmosphère, nous protège du rayonnement solaire direct délétère. Le seul débat envisageable ne concerne donc que l’effet de serre additionnel d’origine anthropique.

    D’autres substances ont eu la vedette comme polluants majeurs depuis que nous nous intéressons à cela. Dans les années 1970, les oxydes de souffre (SOx) ou d’azote (NOx) ne souffraient d’aucune concurrence. Puis, les pluies acides les ont remplacés. Mais celles-ci étaient dues à ces SOx et NOx, elles-mêmes écartées par les gaz fragilisant la couche d’ozone. D’autres substances ont eu la vedette puis, comme des artistes dépassés, ont disparu de la scène. A chaque fois, les médias ont amplifié jusqu’à la démesure des réflexions de scientifiques, généralement habitués à des affirmations très prudentes.

    Aussi, se focaliser sur l’une ou l’autre molécule comme nous le faisons aujourd’hui sur le CO2 limite la prise en compte d’autres substances, moins médiatiques, certes, mais potentiellement plus dangereuses.

    Face à ces incertitudes, les environnementalistes cherchent à établir des indicateurs d’impact environnementaux absolus lisibles par tous. Or, celui qui s’impose à tous aujourd’hui est le prix. Dans un monde financiarisé, tout est ramené à un prix. D’où la nécessité d’établir une relation entre prix et impact environnemental. Le recours à des approches reposant sur les acquis de l’Ecologie ouvre des pistes prometteuses.

    Dans cet esprit, considérer le CO2 comme un polluant est une hérésie. C’est le premier point relativisant les vertus du véhicule électrique. Le CO2 est le constituant pivot du cycle du carbone sur lequel repose la vie. Impossible de s’en passer, sauf à éliminer la biosphère.

    Les préliminaires sur le CO2 étant faits, et ayant permis d’introduire à la nécessité de disposer de grilles de lecture ne se focalisant pas sur telle ou telle molécule, quelques notions de thermodynamique vont permettre de comprendre pourquoi les véhicules électriques sont plus impactant environnementalement que les véhicules thermiques.

    Rendement de conversion.

    Le rendement de conversion d’une chaîne énergétique est un nombre positif défini comme le rapport de l’énergie exploitable sur l’énergie utilisée. Ce nombre est toujours inférieur à 1. Cela signifie qu’il existe une différence entre l’énergie introduite dans un système thermodynamique et l’énergie utilisée. Cette différence est formalisée dans le Premier Principe de la thermodynamique dissociant le travail (énergie utile) de la chaleur (énergie inutile) à évacuer pour optimiser le rendement du moteur. Le cycle de Carnot établit les concepts pour optimiser cela. Plus tard, cette énergie inutilisable a été qualifiée d’entropie dans le Second Principe de la thermodynamique.

    Tout système est l’association de parties reliées par des couplages modifiant les quantités et la nature de l’énergie y circulant. Le rendement de conversion global d’un système est le produit des rendements de conversion opérés en son sein. C’est sur le fondement de ces notions que le moteur électrique va se révéler plus impactant environnementalement que le moteur thermique, toutes choses étant égales par ailleurs.

    Ainsi, dans un moteur thermique, le pétrole, après avoir été plus ou moins raffiné, est mis en l’état dans les cylindres, eux-mêmes à l’origine du mouvement mécanique. Sur cette base, nous obtenons un rendement de conversion donné. Dans le cas du moteur électrique, et toujours en utilisant du pétrole, ce dernier est mis dans une centrale, converti en électricité transportée dans le réseau de distribution jusqu’à l’endroit servant à recharger les batteries dont le contenu sera transformé en énergie mécanique. Sans entrer dans les détails, il apparaît que le nombre de conversions énergétiques à réaliser dans le second processus est très supérieur à celui du premier centré sur le recours à un moteur thermique. Or, ce qui a été perdu est : de la chaleur, selon le Premier Principe de la thermodynamique ; de l’entropie, selon le Second Principe de la thermodynamique.

    Sur le fondement que l’impact environnemental est assimilé aux conséquences d’une production d’entropie, l’usage d’un véhicule électrique est donc plus impactant qu’un véhicule thermique.

    Alors que la première partie de la démonstration est triviale, la seconde bien évidemment soulève des interrogations. En effet, en refusant l’identification de l’impact environnemental aux conséquences d’une production d’entropie, il est difficile de relativiser les bienfaits du véhicule électrique. Or, ce principe de fonctionnement des écosystèmes est admis désormais, mais uniquement dans des cercles restreints. Ce point est donc en discussion et nécessite, d’une part, de le faire connaître et, d’autre part, de recourir à des éléments plus hermétiques pour le démontrer.

    Comment comparer l’impact environnemental des énergies fossiles, du nucléaire et des énergies renouvelables ?

    Un autre point litigieux est que, dans le modèle exposé, il est comparé deux types de moteur fonctionnant à partir de la même énergie primaire, à savoir une énergie fossile : charbon, pétrole, gaz. Qu’en est-il de l’électricité issue du nucléaire ou des énergies renouvelables : eau, air, soleil ? Pour résoudre cette interrogation, nous sommes alors obligés de raisonner à partir de catégories éligibles à toutes les formes d’énergie. C’est ainsi que procèdent les thermodynamiciens pour qui les notions d’énergie, de chaleur, de travail, d’enthalpie, d’exergy, d’entropie, etc. sont communes à tous les systèmes. Les environnementalistes, eux, travaillent à partir de la notion d’impact environnemental. Celui-ci est envisagé comme la conséquence d’une artificialisation. Or, le modèle politique ayant poussé à son paroxysme la création d’artefacts est la société industrielle désignée responsable de la crise écologique actuelle. Mais tout cela est très récent. Ces interrogations associant connaissances scientifiques, philosophie et tout ce qui contribue à clarifier les enjeux écologiques contemporains animent les spécialistes de ces domaines depuis seulement une cinquantaine d’années.

    De tout ceci est cependant issue la relation entre production d’entropie et impact environnemental avec comme constat concernant le véhicule électrique qu’une fois de plus la campagne, ou mieux encore, la nature est envisagée comme l’exutoire naturel de ce qu’il faut évacuer de ces écosystèmes hyper-artificialisés que sont les villes pour garantir leur pérennité. Pour preuve, les filtres à particules sont conçus pour se régénérer en dehors des villes.

    Se pose alors une question fondamentale à l’origine du modèle philosophique reposant sur la notion de SurEnvironnement. Que se passera-t-il lorsque l’écosphère entière aura été artificialisée ? Or, c’est prévu pour demain.

    La ville a besoin d’un SurEnvironnement pour exister.

    Comme exposé dans d’autres écrits, le fondement essentiel de la Modernité est de recourir à des SurEnvironnements pour fonctionner. Le SurEnvironnement fondamental que la Modernité a créé est la Nature conçue comme l’ensemble des biens inappropriés ou res nullius (choses nulles ou choses de personne). Là sont extraites les ressources nécessaires aux systèmes dont la Modernité est la référence idéologique ultime, que ce soit dans des versions religieuses ou profanes ; là est l’espace où l’entropie sera rejetée. Comme déjà écrit, le défi actuel de nos sociétés contemporaines est d’intégrer les SurEnvironnements dans nos pratiques sociales. L’artificialisation de l’écosphère faisant que le SurEnvironnement fondamental s’étiole de jour en jour, il n’y aura bientôt plus de SurEnvironnement sur l’écosphère.

    Or, retenir le véhicule électrique comme moyen de lutter contre la pollution en centre-ville consiste à déplacer les pollutions dans d’autres espaces. Cela revient à recourir à un SurEnvironnement pour favoriser la pérennité du système fragilisé par son activité. Là est l’essence de la crise écologique actuelle contrevenant ainsi à ce qu’il faudrait faire pour réaliser une véritable politique écovertueuse.

    Dans la littérature anglo-saxone, ce phénomène est résumé par l’expression d’effet Nimby (Not in my back yard – pas dans mon dos). Cela revient à rejeter les pollutions issues d’une activité donnée dans un autre espace, loin et inconnu, pollutions pouvant mettre en péril l’activité. Nous avons formalisé cette situation en distinguant l’Environnement du SurEnvironnement dans un modèle philosophique associant d’autres termes.

    Or, une véritable politique environnementale exclut de recourir au lointain et à l’inconnu pour évacuer ses miasmes. Ce principe constitue un des fondements d’une politique écologique sincère. Les spécialistes parlent d’économie bouclée, de localisme, etc., pour résumer cela à l’origine de l’écoconception, de l’écologie industrielle, etc., toutes constitutives d’une approche écosystémique de nos sociétés. Cela impose un profond changement de paradigme.

    Vision holiste versus vision réductionniste.

    Beaucoup des éléments à charge concernant le véhicule électrique ne sont envisageables que dans un cadre écosystémique. Cela illustre la différence fondamentale entre une approche écologique, fondamentalement holiste, et les méthodes d’analyse en cours aujourd’hui d’essence réductionniste. En effet, la promotion du véhicule électrique est justifiée par la volonté de diminuer la pollution dans le centre des grandes villes. C’est tout à fait louable pour les personnes y vivant. Le véhicule électrique leur garantira un air débarrassé des produits de combustion des moteurs thermiques. Mais comme le rendement thermodynamique des moteurs électriques, ainsi que la complexité de leur cycle de vie produisent plus d’entropie, cela signifie qu’ils génèrent plus d’impacts environnementaux que les véhicules thermiques, mais en les externalisant des lieux de circulation auxquels ils sont destinés. Cela revient à surpolluer la banlieue, la campagne et la nature pour la diminuer dans les centres-villes. Les ours polaires vont en souffrir.

    Seule une approche holiste permet d’entrevoir ce paradoxe entretenu au nom de la protection de l’environnement. Evidemment cela est dénoncé par les environnementalistes sincères considérant que la diminution d’un impact local ne doit pas être fait au prix de l’augmentation ailleurs. Ce raisonnement est à l’origine de la définition résumant les enjeux actuels par la nécessité d’intégrer les SurEnvironnements dans nos pratiques sociales. Or, le véhicule électrique est, au contraire, la manifestation de postures à l’origine de la crise écologique actuelle ; une forme d’égoïsme, alors qu’il faudrait être écoïste.

    Prix et impact environnemental.

    Le véhicule électrique, en effet, est vendu à un prix très largement supérieur à celui des véhicules thermiques. Et encore, le service offert est loin d’être égalé. L’autonomie est très faible. L’espace disponible dans le véhicule l’est aussi car au lieu de passagers ou de bagages, on transporte des batteries. Donc, toutes choses étant égales par ailleurs, le véhicule électrique est beaucoup moins utile et efficace qu’un véhicule thermique.

    Le prix d’un véhicule électrique étant plus élevé, cela signifie que l’impact écologique de son cycle de vie est lui aussi plus élevé. Le cycle de vie intègre tout ce qui contribue à l’existence, à la vie et à l’obsolescence de l’artefact dans le temps et dans l’espace. Ceci n’est envisageable que par référence à une approche économique reposant sur la notion de valeur écosystémique, subsumant toutes les autres conceptions de la valeur : valeur-travail, valeur d’échange, valeur d’utilité, valeur symbolique, etc.

    Cette affirmation repose sur la proportionnalité entre prix et impact écologique. Celle-ci est issue d’une mise en perspective du prix d’un artefact selon une approche écosystémique reposant sur l’identification de l’écosystème à une structure dissipative. Schématiquement, le maintien en non-équilibre thermodynamique d’une structure passe par la dissipation de flux d’informations, d’énergie et de matières. Plus le système considéré est complexe, plus la quantité et la nature des flux est importante et diversifiée. Dans les écosystèmes artificiels, la circulation monétaire correspond à ces transferts d’énergie, de matières et d’informations entre les composantes de l’écosystème. Or, la dissipation de ces flux est à l’origine d’une production d’entropie qui, comme mentionné ailleurs, est proportionnelle à l’impact environnemental d’une chose pendant son cycle de vie. Là est un principe de fonctionnement des écosystèmes fondamental: la proportionnalité entre production d’entropie et complexité du système dissipatif en référence.

    Or, à valeur d’utilité égale, à ce jour, un véhicule électrique est plus cher qu’un véhicule thermique, obligeant les Etats à les subventionner pour déclencher leurs achats. Cela signifie donc que nonobstant la démonstration purement thermodynamique du faible rendement énergétique de ces véhicules, leur cycle de vie est lui aussi à l’origine d’une production d’entropie supérieure à celle d’un véhicule thermique.

    En conclusion sur le véhicule électrique.

    Ces quelques arguments liminaires obligent à des raccourcis incompatibles avec l’ampleur du sujet. Dont acte. Ils ont cependant le mérite d’appeler l’attention sur ces arguments relativisant des certitudes incontestables dorénavant. Qui ose montrer du doigt un véhicule électrique ? C’est le but de cet article appelant à relativiser leurs vertus écologiques. A charge au lecteur voulant aller plus loin de se rapprocher d’une littérature plus élaborée.

    Celle-ci aboutira à la conclusion que le cycle de vie d’un véhicule automobile mû par un moteur électrique est plus « entropique » que, toutes choses étant égales par ailleurs, celui d’un véhicule mû par un moteur thermique. Certains aspects seront améliorés dans le temps par des effets d’échelle ou des améliorations technologiques. En revanche, sauf à changer les lois de la Thermodynamique et les principes de fonctionnement des écosystèmes, il est et restera plus impactant environnementalement.

    Un bon indicateur sera l’évolution de son prix de vente débarrassé de toutes les subventions et avantages divers pour créer le marché.

    D’autres arguments à charge ou à décharge sur la pollucivité du véhicule électrique sont envisageables. Néanmoins, ces quelques arguments ont pour but de montrer qu’en changeant de paradigme et en s’appuyant sur des connaissances peu diffusées, certes, mais validées, paradoxalement, le véhicule électrique apparaît comme un véhicule plus polluant que le véhicule thermique. Faisant fi des arguments bio-physico-chimiques, le seul argument du prix suffit à s’en convaincre dès lors que sa proportionnalité aux impacts environnementaux générés dans son cycle de vie s’impose. Mettre le nez à la sortie d’un pot d’échappement qui n’existe plus dans un véhicule électrique ne suffit pas pour évaluer correctement ses vertus écologiques. Un peu de recul est nécessaire.

    Encore faut-il s’extraire des modèles dominants en en adoptant d’autres plus pertinents au regard des défis que nos sociétés globalisées du troisième millénaire ap.JC doivent relever. L’Ecologie envisagée comme la science de référence permettra alors de subsumer toutes les conceptions contemporaines issues du paradigme classique.

    Une certitude en conclusion.

    Le véhicule électrique est bien une création de la Modernité car sa justification repose sur le recours à un SurEnvironnement pour exister. Or, la PostModernité devra se construire sans recourir à des SurEnvironnements. Ceci pour une raison simple : il n’y en aura plus dans un monde saturé d’humains et sur-artificialisé.

    Frédéric Malaval, 6/11/ 2015

    http://www.polemia.com/le-vehicule-electrique-panacee-ecologique/