Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

économie et finance - Page 892

  • L'Assemblée Nationale roule sur l'or – par Ligne de mire

    Je vous résume ce que j'ai lu il y a deux jours, dans un article de Christelle Bertrand pour VSD. Hé bien figurez-vous  que les huissiers et secrétaires de l'Assemblée gagnent plus que les collaborateurs des députés. Elle n'est pas belle la vie à l'Assemblée.
    Alors que tous les ministères doivent se serrer la ceinture, à les entendre, et les Français aussi doivent se la serrer un peu plus chaque année qui passe, voilà donc que ces messieurs les huissiers et secrétaires qui font partie du simple corps des agents, finissent leurs carrières à plus de 5000 euros. Les secrétaires de services perçoivent 2800 euros net au début et peuvent finir à 5000 euros en fin de carrière.
    Les collaborateurs des députés font figure de parents pauvres : les élus disposent de 9138 euros par mois pour les payer. Chacun d'eux gagne en moyenne 2000 ou 2500 euros net alors qu'ils sortent pour la plupart de science-po. Les deux secrétaires généraux disposent chacun d'un magnifique 400m2.
    Autres découvertes : la politique de « mécénat artistique » pour laquelle 313 188 euros ont été dépensés en œuvres et objets d'art et en 2010.
    Et ce n'est pas fini. Voilà encore à quoi servent nos impôts : aménagement de nouvelles salles de commissions, achat de 55 véhicules et 6 monospaces, 14 véhicules de services, 11 véhicules de réserve garées dans l'un des parkings récemment rénovés pour 4 millions d'euros. Et que dire des facture de taxi ont atteint en 2010 la somme de 1,28 millions d'euros. De plus, l'assemblée règle chaque année à la RATP 230 000  euros pour les « pass navigo ».
    Et ce n'est pas tout chers amis Gaulois. Cette vénérable assemblée réalise chaque année un bénéfice de 26,56 millions d'euros, que le palais Bourbon se garde bien de restituer à Bercy au titre de trop perçu , alors que le trésor public lui verse chaque année plus de 500 millions d'euros en une fois, qui sont placés de suite et qui leurs rapportent plusieurs millions d'intérêts. Au total le Palais Bourbon dispose d'un tas d'or de 300 millions.
    La crise ce n'est pas pour tout le monde, alors que le Français de souche se levant tous les matins pour aller bosser et gagner le SMIC ou à peine et ayant bien du mal à boucler les fins de mois, elle est belle notre démocratie, notre république qui dilapide le fruit du labeur des honnêtes citoyens, permettant à certains de gagner  des salaires au-delà du raisonnable.
    Allez une bonne révolution, histoire de remettre tout cela à plat et de chasser tous ces parasites. Oui car se sont bien des parasites bouffant le gâteau France. Ils sont comparables aux autres allogènes qui ne produisent rien mais qui finissent par nous coûter très cher.
    Allez, les Patriotes il est temps de se réveiller et de se bouger.
    Vive la France et Vive les Vrais Patriotes.

  • Les tentatives de sauvetage de l'euro ont plombé la compétitivité de l'ensemble des pays de la zone

    Dans une analyse publiée par La Tribune, Hans-Werner Sinn estime que l'appréciation de l'euro met en lumière l'énorme dommage collatéral provoqué par le sauvetage de l'Euro. Les mesures adoptées jusqu'à présent ont ouvert des canaux de contagion depuis les économies périphériques noyées dans la crise vers les économies encore saines du centre, plaçant un considérable risque financier sur les contribuables et les retraités de ces dernières, tout en sapant la perspective d'un rétablissement à long terme des économies en difficultés. Il est vrai que le sauvetage de l'Europe a permis de stabiliser les finances publiques avec des taux d'intérêt plus bas pour les économies surendettées, reconnaît M. Sinn. Mais il a aussi entraîné une appréciation de la monnaie, et donc affaibli la compétitivité de l'ensemble des pays de la zone euro. En résumé, le sauvetage de l'Euro rend le problème le plus sérieux de la zone euro - la profonde perte de compétitivité des économies troublées - d'autant plus difficile à résoudre, conclut l'auteur.

  • Y a-t-il trop d’avions dans le ciel ?

    L’Union européenne prévoit que le nombre d’avions aura doublé d’ici 2020. Notre planète peut-elle supporter une telle augmentation ? Si elle n’est responsable que de 2 % du total mondial des émissions de CO2, l’aviation commerciale sait qu’il va falloir faire mieux.

     

    Identifiez les couloirs aériens au dessus de chez vous – flightradar24.com

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Conférence de Frédéric Lordon et Fabien Danesi

    Le 22 février 2013, la galerie VivoEquidem recevait Frédéric Lordon qui s’est entretenu avec Fabien Danesi lors de la conférence “Les paysages affectifs du capitalisme contemporain”.

  • CROISSANCE OU ES-TU ?

    Si ce n'était tragique, ce serait vraiment un spectacle du plus grand comique. Chacun des acteurs plus ou moins officiels brandit son chiffre au sujet de la croissance. C'est l'occasion d'un nouveau couac dans le gouvernement. Laurent Fabius, dont personne ne comprend ce qu'il vient faire dans cette galère, minore les chiffres du gouvernement. Moscovici bien dans son rôle proteste vigoureusement. Décidément, le chef d'orchestre Jean-Marc Ayrault a bien du mal avec ses musiciens. La Cour des Comptes s'en mêle et affiche son pessimisme. Quant à l'Europe, elle a communiqué ses prévisions le 22 février et elle écrase tous les chiffres avec mépris : son pouvoir en extension permanente lui permet de jouer les gendarmes. Comme la France aux yeux de tout le monde ne se réforme pas, elle la menace de sanctions financières ce qui est aberrant et insupportable. Ces péripéties montrent une fois de plus que l'adhésion à la CEE conduit à une destruction lente mais régulière des nations, ce que beaucoup de peuples ne veulent pas malgré les votes plus ou moins truqués ici ou là.
    De toute façon et quelles que soient les nuances tous les chiffres annoncés sont ridiculement bas. La sainte croissance disparaît sous le tapis. L'Europe, dans son ensemble, est presque en récession et cela montre aussi son rôle négatif sur le plan économique sans parler du reste. Un vrai gendarme doit être au-dessus de tout soupçon. Or la situation est si grave que les autres continents qui sont plus prospères se plaignent de la faiblesse du nôtre. Pendant ce temps plusieurs pays sont l'objet d'émeutes. Personne ne comprend l'austérité imposée par l'Europe et la rigueur qui s'ensuit. Des dirigeants corrompus échappent eux-mêmes à la rigueur et le fossé se creuse entre les classes politiques et les simples citoyens.

    LA FOLIE TAXATIVE
    Le pire si l'on peut dire est que le pouvoir, tout en versant légitimement des larmes sur la croissance perdue, organise tout ce qu'il faut pour l'assassiner. Dès la préparation du tsunami fiscal que ce pouvoir avant l’élection avait promis, chacun des acteurs, que ce soit une entreprise ou un particulier, a commencé à lever le pied. Ensuite quand la menace est passée dans les faits ce fut terrifiant ; malheur aux riches, chasse aux entrepreneurs, actionnaires punis, retraités rognés, classe moyenne étranglée. S'ajoute une inventivité fiscale délirante. En dernière nouvelle il est question d'attaquer les familles. Le Président, en visite au salon de l'agriculture, a prévu un nouveau tour de vis fiscal pour 2014 !
    Globalement la chasse aux riches fabrique des pauvres et la paupérisation est bien le signe de la faible croissance. Le prétexte invoqué est qu'il faut équilibrer les comptes ou au moins revenir dans la règle du 3 %. Bien que ce 3 % soit un objectif très insuffisant nous l'enregistrons. Croire que l'ouragan fiscal équilibrera les comptes est une funeste illusion : trop d'impôts tue l'impôt. En outre, le Président et son entourage sont drogués à la dépense publique et ils volatilisent l'argent de tous côtés contrairement à leur objectif prétendu.
    Dans cette situation délétère et tout soudain, le même pouvoir se réveille sentant le parquet qui s'effondre et il commande un rapport. L'auteur, Louis Gallois, est un haut fonctionnaire socialiste n'ayant pas l'expérience de la direction d'entreprises capitalistes, mais uniquement d’entreprises publiques comme la SNCF. Il ne peut donc connaître le fonctionnement réel des entreprises privées.
    Il a, d'ailleurs, montré son incompétence en brandissant son rapport sur le perron de l'Elysée avec 22 mesures. Ces 22 mesures ne sont que du copier coller de nombreux rapports antérieurs sur le même sujet et ressemblent toutes à des usines à gaz. Elles ne peuvent remédier à la désindustrialisation, au chômage et à la paupérisation.
    Le pouvoir sans rire du tout a proposé 35 mesures pour restaurer la compétitivité perdue ! Il n'est plus question de choc : les principales mesures concernent le budget 2013. Alors que des entreprises meurent tous les jours, on leur promet des lendemains qui chanteront en 2014 ! L'illisibilité est totale dans un nuage d'usines à gaz, le nuage voguant selon le vent des déclarations et des votes.

    LA SOLUTION
    La solution pour restaurer la croissance perdue et la compétitivité des entreprises, uniques créatrices de richesses est connue des économistes.
    Il faut pour l'essentiel libérer fiscalement les entreprises par la suppression totale de deux ou trois grands impôts. Pour au minimum équilibrer les comptes, il s'impose de faire des économies. Celles-ci ne doivent pas se limiter à des mesurettes. Elles doivent être liquides, immédiates et massives. Dans un pays socialisé à 75 % le champ est immense.
    Très rapidement alors le peuple français retrouvera la prospérité à laquelle il a droit au lieu d'une austérité qui lui est imposée par la force
    Michel de Poncins  http://libeco.net

  • L'EDF, UN CONTE FANTASTIQUE

    La Cour des Comptes vient de jeter tout tranquillement un pavé dans la mare à l'occasion de son rapport annuel paru le mardi 12 février. C'est la totale. L’EDF est théoriquement privée et cotée en bourse. Dans les faits, elle est jalousement gérée par l'État, lequel est rempli de camarades des dirigeants. Or le rapport est très critique sur les pratiques de ces dirigeants. Les salariés bénéficient de salaires et d'avantages très généreux sans lien évident avec la performance de l'entreprise. De ce fait et contrairement aux salariés du secteur privé, ils n'ont pas subi de ralentissement de la progression de leur rémunération globale depuis 2008 en dépit des résultats contrastés d'EDF. Parmi les heureux bénéficiaires de ce généreux mouvement, il est évident que le groupe des hauts dirigeants est amplement gâté. Il se trouve aussi que de proche en proche tout le personnel se trouve favorisé. Parmi les avantages divers se trouvent de fastueuses retraites. Parmi les coûts, ne pas oublier les niches confortables offertes à des camarades en panne dans leur carrière.
    La Cour pousse son analyse dans le détail. Elle pointe de nombreux avantages pour les salariés comme des tarifs avantageux ou des abonnements gratuits. Espérons modestement que cette possibilité pour une dépense essentielle ne conduit pas certains agents particulièrement serviables et peu scrupuleux à faire bénéficier leurs gentils voisins de cette aubaine !

    LES ORIGINES HISTORIQUES
    Le conte fantastique a des racines historiques profondes. Après la guerre, le premier acte fut une opération de banditisme d'État, par laquelle le pouvoir politique nationalisa les diverses compagnies d’électricité qui remplissaient parfaitement leur office et auraient pu continuer ainsi à la satisfaction générale.
    Malgré l’ambiance révolutionnaire de l’époque, une indemnisation des actionnaires fut prévue sous forme d'un titre donnant droit à 1% du chiffre d'affaires pendant de longues années. Le banditisme initial conduisait inévitablement à des problèmes, car on n’imagine pas facilement une entreprise rembourser ses actionnaires par un pourcentage sur le chiffre d'affaires tout en continuant son développement. Les titres spéciaux ont été considérés longtemps comme des placements de pères de famille atteignant des valeurs inattendues : pour certains, la rapine initiale fut une véritable chance !
    Parallèlement, un autre 1% du chiffre d’affaires était dévié vers les syndicats sous couleur d'action sociale. Ces sommes énormes ont été captées, illico presto, par la CGT et ont servi clairement à l'enrichissement des syndicats et donc des chefs syndicalistes et de leur entourage. Le comité d'entreprise, plaque tournante de cet argent avait été accroché durement pat la Cour des comptes en 1990 et 2007. La richesse du syndicat lui a permis d'acheter et d'entretenir plusieurs luxueux châteaux dans la France profonde. Les camarades qui dirigent ces demeures doivent bénéficier de jobs fort sympathiques !
    Au premier acte de banditisme, il s'en est ajouté un deuxième par un prélèvement abusif de 2% du chiffre d'affaires. L'énormité des sommes a pesé pendant des années sur les utilisateurs du courant, donc sur toute la France : un calcul honnête devrait tenir compte des intérêts composés et des variations monétaires ; il est impossible à faire mais il montrerait sur des décennies l'immense déperdition de richesse qui en est résulté. Un principe financier veut que les dégâts initiaux ne se réparent jamais. C'est comme si des paquets de billets avaient été déchirés.

    LE MONOPOLE
    De toute façon, la brutalité du monopole assurait les arrières. Bien sûr et, mensongèrement, la propagande dira que la France fut ainsi équipée et que sa technique était « enviée dans le monde entier ». L'information dans le cadre du monopole étant télécommandée par EDF, personne ne saura jamais la vérité.
    Pendant des lustres, les pouvoirs successifs logèrent dans ce fromage très républicain leurs amis et connaissances. C'était la belle époque où, à l’échelon d’en-dessous, les fils d'EDF devenaient facilement EDF. Nous ignorons si ce système perdure.
    Il faut rappeler le temps pas si lointain où les énarchos-socialos au pouvoir avaient imaginé investir en Amérique latine. L'idée géniale consistait à se rattraper sur les populations de ces pays en leur faisant supporter la mauvaise gestion de l'EDF en France. Trois pays d'Amérique latine furent visés : Brésil, Mexique, Argentine ; Il a fallu plier bagage après des milliards d'euros de pertes.
    L'action EDF fut introduite à la cotation en novembre 2005 au cours de 25, 54 et se retrouve aujourd'hui à 14,65. Si l'on tient compte de la dépréciation monétaire la chute est sévère.
    Pour les économistes, une nationalisation ouvre dès le début la porte à diverses causes de ruine. Quand, plus tard, un autre pouvoir veut légitimement dénationaliser, la ruine s'inscrit dans les faits. Des exemples de ce type ont foisonné dans les pays de l'Est !
    Michel de Poncins http://libeco.net

  • Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (27/02/2013)

    Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 27 février 2013

    Nouveau : écouter l’émission au format mp3

  • Bruxelles : la ville où plusieurs milliers de lobbies dirigent l’Union européenne !

    Aux abords des institutions européennes, il existe 2500 structures de groupes de pression et plus de 15 000 lobbyistes : ce qui fait de Bruxelles le deuxième pôle de lobbying après Washington. Pour mieux comprendre ces réseaux d’influences, les réalisateurs de la vidéo ci-dessous ont rencontré certains de leurs membres. Pascal Keineis représente à lui seul quarante multinationales dans le secteur des services, des banques et des assurances et du tourisme, soit 50% du PNB de l’UE. A l’opposé, Olivier Hoedeman a créé il y a vingt ans un observatoire pour cerner l’influence de l’industrie sur les décisions de Bruxelles. Au début de ses recherches, il avait notamment découvert l’existence de l’ERT, groupe de pression réunissant les plus gros industriels européens.

    http://www.contre-info.com/

  • Cameron : un « référendum » en forme de promesse électorale

    Parce que David Cameron a promis à la fraction la plus conservatrice de ses concitoyens d'envisager la possibilité d'un référendum d'ici la fin de l'année 2017 sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, ses partenaires européens poussent des cris d'orfraie. Pourtant, où est la surprise ?
    Les déclarations du Premier ministre britannique du 23 janvier, concernant l'éventuelle organisation d'un référendum sur les liens qui doivent unir ou séparer le Royaume-Uni de l'Union européenne, aurait d'autant moins dû surprendre ses « partenaires européens » que ce discours était prévu - et reporté régulièrement - depuis plus de six mois. Sa teneur, confirmée notamment par ces reports successifs, était un secret de Polichinelle.
    Dernier report en date, le 18 janvier. Alors que David Cameron devait s'exprimer, à Amsterdam, devant un parterre d'hommes d'affaires et de diplomates européens, son déplacement est annulé au dernier moment en raison de la prise d'otages qui se déroule en Algérie. Manifestement, c'est là une opportunité pour le Premier ministre britannique. Son entourage annonce en effet un report sine die, précisant que les date et lieu de la prochaine occasion seront annoncés « au moment opportun. »
    Or, cinq jours plus tard, David Cameron prend de court ses partenaires européens en prononçant finalement son discours depuis le centre de la City. D'un exposé sur la scène européenne, le Premier ministre a fait un programme national ; ce qui constitue, pour lesdits partenaires, un véritable pied de nez !
    A mieux y regarder, pourtant, David Cameron, au-delà du projet de référendum, s'est en réalité pleinement déclaré en faveur de l'Europe, dont il souhaite qu'elle soit un « succès », et a dénoncé la velléité d'« isolationnisme » que d'aucuns croient pouvoir lui prêter. À rebours des inquiétudes qui se font jour ici et là, la Commission européenne a d'ailleurs bien compris le message, et applaudit « la déclaration sans équivoque du Premier ministre indiquant qu'il veut maintenir la Grande Bretagne dans l'Union européenne ».
    Pour quelles raisons David Cameron envi-sage-t-il, dès lors, de proposer un référendum?
    Tout d'abord, sous la pression eurosceptique qui, depuis des mois, gagne l'opinion publique chez nos voisins britanniques.
    Sous la pression des eurosceptiques
    Ensuite, et surtout, parce que Cameron dénonce, avec des accents qui ne sont pourtant que de pâles échos de ceux de Margaret Thatcher, le fossé qui se creuse toujours davantage entre l'Europe et ses « citoyens ». C'est là, bien sûr, que réside le principal écueil du système européen, qui ne conçoit la démocratie que comme un totalitarisme. Mais on ne va quand même pas l'admettre devant le peuple !
    Sitôt posée la délicate question de ce référendum, le Premier ministre britannique s'ingénie d'ailleurs à en supprimer tous les risques éventuels. Tout d'abord, en le reportant, sinon aux calendes grecques, du moins à la fin de l'année 2017.
    Cette date a une raison électorale. D'ici là, aura eu lieu le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, dont le résultat pourrait bien affaiblir la politique du Royaume-Uni. Mais aussi, en 2015 prochaines élections, aux termes desquelles David Cameron espère bien conserver Downing Srteet. En promettant la lune à sa droite eurosceptique, il espère élargir ainsi sa base électorale. Non qu’elle soit si naïve... Mais il est le seul, aujourd’hui, à envisager un référendum...
    Entre-temps, le Premier ministre réussira bien quelque tour de passe-passe qui, en rendant l’Europe plus acceptable, supprimera tout risque référendaire. Passe-passe, parce qu'il est impossible d'obtenir les « rapatriements de compétences » qu'il promet. Tout au plus peut-il envisager d’obtenir de nouvelles exceptions britanniques, lesquelles, depuis l'origine, Londres a construit sa politique européenne - qui se réduit au marché unique. Comme cela a été fait début janvier, par exemple, lorsque son Parlement a rejeté, au nom du principe de subsidiarité, le projet de directive européenne sur les quotas de femmes dans les conseils d'administration.
    Après cela, David Cameron n'a plus qu’aller se faire applaudir à Davos, en déclarant : « Il ne s'agit pas de tourner le dos à l’Europe bien au contraire. »
    Olivier Figueras monde & vie 5 février 2013