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élections - Page 470

  • Bis repetita : François Hollande, le président qui s’était fait élire grâce aux fonctionnaires, aux musulmans et aux habitants des Dom-Tom, entend bien rééditer le même exploit

    La tactique de François Hollande pour tenter de « s’incruster » cinq ans de plus à l’Elysée a fait l’objet d’un affichage sans vergogne salle Wagram, le 8 septembre dernier.

    1 – Cœur de cible

    La tactique mou-présidentielle pour tenter de s’incruster cinq ans de plus à l’Elysée a fait l’objet d’un affichage sans vergogne salle Wagram, le 8 septembre dernier, devant la claque de ministres au garde-à-vous et les maigres troupes des fondations Jean-Jaurès et Terra Nova.

    Pour espérer figurer au second tour et l’emporter face à Marine Le Pen, au milieu des trémolos et des beuglements droits-de-l’hommistes, François Hollande doit impérativement remonter à 20 ou 22 % des suffrages.

    Pour cela, il cible le cœur de son électorat de 2012. A l’époque, il avait fait la différence grâce à trois groupes principaux : les fonctionnaires, les musulmans et les Domiens (les habitants des Dom-Tom).

    Son discours de la salle Wagram est donc centré sur ces trois clientèles.

    Aux fonctionnaires, il vante la défense du modèle social français qui a fait de notre pays celui où les dépenses publiques sont les plus élevées des nations occidentales. Que ce record s’accompagne de performances en termes de croissance parmi les pires, depuis 2012, de ces mêmes nations n’est évidemment pas mentionné. Le pseudo modèle social français n’est que la défense d’une bureaucratie obèse de petits privilégiés dont les rentes s’étiolent et qui pourtant, par la charge fiscale et la dette qu’elle crée, empêche le développement d’initiatives privées qui permettraient de stimuler la croissance. C’est un système funeste, un jeu perdant-perdant dont le seul gagnant est un président qui se nourrit des échecs de son pays.

    Beaucoup de fonctionnaires ne sont pas dupes, sentant qu’il ne s’agit que de miettes et de poudre aux yeux. Mais sait-on jamais …

    Aux musulmans, François Hollande dit que leur religion est compatible (*) avec la République dès lors qu’elle en respecte les lois et qu’il convient de ne rien changer au droit actuel. « Rien dans l’idée de laïcité ne s’oppose à la pratique de l’islam en France pourvu qu’elle se conforme à la loi et nos lois suffisent » a-t-il asséné.

    Qu’après chaque crime et attentat, le port du voile bigot se soit répandu comme une affirmation communautaire bravache ne lui pose pas de problèmes. Que des accoutrements destinés à tester la résistance républicaine s’affichent jusque sur les plages ne l’émeut pas.

    Précisément, l’état de droit actuel ne protège pas la France contre cet ennemi. Il faut donc le changer, interdire les manifestations ostentatoires d’appartenance religieuse dans l’espace public, réformer le droit du sol, les conditions d’entrée et de séjour en France, l’attribution des aides sociales qui permettent aux femmes musulmanes de rester confinées à un rôle archaïque et favorisent le dynamisme démographique de communautés séparatistes, rétablir la double peine et expulser tous ceux qui ne se conformeront pas aux nouvelles lois.

    De tout cela, bien sûr, notre Enfumeur ne veut pas entendre parler et il badigeonne son clientélisme de références à la liberté et à la tolérance.

    Aux Domiens, François Hollande n’a rien dit de spécifique salle Wagram mais il les a déjà à maintes reprises assurés de sa sollicitude et recommencera bientôt à le faire.

    Ajoutez à ces cajoleries des crédits miraculeusement augmentés pour la presse et les milieux culturels, un peu de chance et la discorde chez les Républicains et vous obtiendrez, espère notre rafistoleur de pédalos, une élection ric-rac.

    C’est beau d’avoir de l’ambition pour son pays.

    2 – Arrêtez de décoder !

    Les décodeurs auto-proclamés du Monde et de Libé s’épuisent à dissiper la moindre intox venant de la droite et à défendre leurs vaches sacrées, au nombre desquelles figurent Hillary Clinton ou Anne Hidalgo en tête de troupeau.

    Concernant la première, les « journalistes » du Monde n’avaient pas de mots suffisants pour dire à quel point les doutes sur son état de santé étaient des affabulations fachosphériques et, pis encore, trumpistes.

    Las ! La candidate de l’oligarchie à la Maison Blanche cache manifestement quelque chose d’assez grave pour la faire plusieurs fois vaciller. Mais on attend toujours le décodage des décodages précédents. Au contraire, leMonde persiste. Il passe des : « invraisemblables intox sur la santé de Hillary Clinton » à « Hillary Clinton : une vraie pneumonie après des semaines d’intox sur sa santé. » Elle a donc quelque chose qui cloche Hillary ! Avouer qu’on s’est fait enfumer, c’est délicat pour un décodeur.

    Quant à la mairesse de Paris, ses mensonges éhontés sur la pollution et la congestion créées par la fermeture de la voie expresse Rive-droite et les énonciations pourtant extrêmement précises et étayées de la Commission d’enquête publique qui a rendu un avis défavorable n’ont bizarrement jamais suscité de décodages dans ces colonnes de vertu.

    3 – Les recasés de l’oncle Alstom

    Obliger la SNCF à commander des équipements inutiles, mettre en péril une entreprise au prétexte de sauver une usine dont la logique industrielle veut qu’elle évolue voire qu’elle ferme : toute la nocivité d’un interventionnisme impécunieux et émotionnel s’étale de nouveau au grand jour de Belfort.

    Mou-président est décidément sur de bien mauvais rails et il n’a même plus Montebourg pour lui servir de paravent. C’est du reste pour couper l’herbe sous le pied de ce rival qu’il s’excite autant. Et puis cette histoire risque d’occulter la baisse traficotée du nombre de chômeurs. Cela sert à quoi de se décarcasser et de créer 500 000 emplois bidons ?

    A moins qu’il ne s’agisse d’empêcher Chevènement, ancien élu du coin, de faire un dépôt nerveux et de prendre en otage sa Fondation pour l’islam de France en suggérant, qui sait, que le site industriel d’Alstom soit reconverti en mosquée géante où tous les musulmans manquant de discrétion seraient concentrés pour entendre des prêches étroitement surveillés.

    Atlantico.fr 14-15/09/2016

    Note :
    (*) voir : «L’islam n’est compatible ni avec la République, ni avec l’esprit français, ni avec la civilisation européenne».

    Source : Atlantico.fr

    http://www.polemia.com/bis-repetita-francois-hollande-le-president-qui-setait-fait-elire-grace-aux-fonctionnaires-aux-musulmans-et-aux-habitants-des-dom-tom-entend-bien-reediter-le-meme-exploit/

  • Des élections ou la Révolution ?

    Bernard Plouvier

    L’année 2017 s’annonce grandiose… dans la nullité ! Quels que soient les candidats désignés de la droite molle et de la droite dite « dure », un honnête Européen de souche ne peut guère espérer d’heureuse surprise.

    Idem d’ailleurs du côté de la pseudo-gauche friquée. Comment pourrait-on en attendre de ce bord ? Puisque les chefs socialistes et du soi-disant « Parti de gauche » sont des millionnaires en euros, tout juste capables de promettre la lune : augmenter les dépenses publiques et, parallèlement, réduire les impôts… ce qui rappelle les contorsions verbales d’un certain Tsipras en Grèce, officiellement ex-communiste, en pratique tout dévoué à la finance internationale.

    À dire vrai, tous nos beaux candidats font la révérence aux merveilleuses notions d’économie globale – qui détruit l’industrie et l’agriculture européennes et crée un chômage de masse – et de mondialisation de la vie politique – ce qui implique de suivre les yeux fermés les dirigeants fous furieux de Washington et de New-York dans leurs entreprises guerrières et d’accueillir toujours plus d’immigrés-réfugiés d’origine extra-européenne… avec la bénédiction pontificale.

    On discute, entre sages candidats, des conditions dans lesquelles on pourrait, éventuellement et à très-très long terme, aménager l’Union Européenne dans un sens qui soit plus favorable aux travailleurs et aux entrepreneurs européens, voire envisager l’ombre d’une velléité de quitter l’euro et ses contraintes. On ergote sur les minimes difficultés nées de l’islam en Europe occidentale et scandinave. Bref, on refait – mais sur un mode ultra-mineur - la campagne électorale britannique du brexit.

    Et les brillants commentateurs des media conventionnels d’avoir des vapeurs, voire même de se pâmer parce que tel candidat ultra-hyper-engagé envisage la possibilité, au moins théorique – sinon virtuelle –, de réexpédier à l’envoyeur tel uléma enragé ou tel complice de terroriste islamiste, ou encore promet d’agiter un doigt - le petit - devant la face molle et inexpressive des tyranneaux de Bruxelles « pour défendre les intérêts de la France »… on connaît les trémolos d’indignation des brillants journalistes lorsqu’ils sont confrontés à une situation risquant d’amoindrir les revenus de leurs maîtres et, par ricochet, leurs émoluments.

    Aucun candidat, même la Dame du nouveau centre-droit, dite droite tellement dure qu’elle en serait extrême (ce qui fait hurler de rire qui a soutenu son père autrefois), n’ose envisager le retour des millions d’immigrés extra-européens dans leurs continents d’origine. Puisqu’après tout, la France est riche de 5 millions de chômeurs, on ne voit guère de nécessité d’importer des « travailleurs », mais l’on en voit beaucoup de réexporter les indésirables.

    Aucun, même la Dame ci-dessus évoquée, n’ose proclamer cette évidence historique, géographique et sociale : la France étant située en Europe, continent d’origine de la race blanche, ne devrait être peuplée, en toute logique, que de Blancs… ce qui ne signifie pas que l’on rejette les diplomates, touristes, affairistes, étudiants et stagiaires extra-européens, mais on ne les accepte que pour une durée de séjour limitée.

    Autrement dit, après la comédie électorale des présidentielles et des législatives – où seront élus de gentils toutous des vrais maîtres du monde -, si l’on veut réellement résoudre les multiples problèmes auxquels les vrais Français sont confrontés, il faudra faire la Révolution.

    Le mot implique destruction, reconstruction et remise au goût du jour d’anciens usages. Il est évident qu’il faut nettoyer le pays de la racaille politicienne, corrompue et parfois crapuleuse (les exemples ne manquent pas), qu’il faut enrichir l’Afrique et les Antilles, le Moyen et le Proche-Orients par le retour au pays des merveilles immigrées. Les islamistes en terre de charî’a et les Africains en Afrique, ce sont deux slogans inattaquables aux plans éthique, logique et géographique. Il est non moins évident qu’il faut rompre l’allégeance de la France (et d’une manière générale de l’Europe) aux requins d’affaires des multinationales.

    Enfin, dans notre continent exclusivement peuplé d’Européens de souche, il faudra mettre en place un régime populiste, soit un type de gouvernement où le travail est honoré, rétribué à sa juste valeur, où la paresse mène à la mort par inanition, où les assassins sont exécutés, où les voleurs doivent travailler pour rembourser ce qu’ils ont dérobé… en bref, le retour à un grand classique de la réflexion politique européenne : « À chacun selon son dû ».

    http://synthesenationale.hautetfort.com/tribune-du-dr-bernard-plouvier/

  • « Sarko en prison » : à Tourcoing, Sarkozy a subi les quolibets

    Lors du déplacement de Nicolas Sarkozy à Tourcoing, où il était annoncé pour une séance de dédicaces dans une librairie, plusieurs opposants – parmi lesquels de nombreux militants de la CGT – sont venus perturber ce qui devait être une démonstration de l’intérêt que les Français lui portent. “Sarko en prison”, “escroc” ou encore “Sarko, déjà vu, on n’en veut plus”, scandaient les opposants à Nicolas Sarkozy, faisant référence aux multiples affaires dans lesquelles son nom est cité.

    Les partisans du président des Républicains ont répondu par des “Nicolas, Nicolas”, “Sarkozy président!”.

    Précisons que Tourcoing est administrée par Gérald Darmanin, le coordinateur de la campagne de Sarkozy.

    http://www.medias-presse.info/sarko-en-prison-a-tourcoing-sarkozy-a-subi-les-quolibets/61489

  • Le Brexit analysé par un britannique

    Le Brexit, ses causes et conséquences, présentés par John Laughland, intellectuel et militant du combat contre l'oligarchie mondialiste, que votre blog a déjà plusieurs fois évoqué. Cohérence et fluidité de la pensée et de l'expression.

    Paula Corbulon

  • Sarkozy : faites ce que je dis, pas ce que je fais !

    Les ancêtres gaulois, c’est une référence à une communauté en mal d’union nationale qui arrive à se réunir autour d’un héros pour se battre.

    Il y a des coïncidences qui ne trompent pas : entre Foncia qui veut empêcher de braves gens d’afficher le drapeau tricolore à la fenêtre de leur logement et la classe politique qui s’ébranle à l’évocation des « ancêtres gaulois » de Nicolas Sarkozy, c’est un sale temps pour l’Histoire de France.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit : regarder dans le rétroviseur, trouver ce qui nous unit à nos voisins de palier et à cette terre que l’on appelle France. Bien que biaisé et d’une profondeur historique très peu rigoureuse, Nicolas Sarkozy n’a pas tout à fait tort : il s’agit bien de trouver une image pour rassembler et fédérer. Quel dommage que cette pensée ne lui reste que le temps d’une campagne…

    Cependant, même si la substance historique est fausse, l’idée est juste : pour être français, il faut reconnaître que nous faisons partie d’un passé spécifique avec une histoire et une culture spécifiques.

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  • Les convictions avant les calculs

    Jean-Frédéric Poisson est interrogé dans le JDD. Extrait :

    Hervé Mariton, dont certaines idées sont proches des vôtres, n'a pas été qualifié pour la primaire. Espérez-vous un ralliement?

    Il faut qu'on en discute, mais je n'oublie pas que derrière la candidature invalidée, il y a un homme qui s'est pris un coup dur sur la tête. Pour avoir perdu des combats difficiles, je sais ce que ça coûte. Après, je ne veux pas faire de calculs stratégiques ou politiciens. Je suis un homme de convictions qui veut d'abord mettre en avant un projet.

    Vous êtes le candidat le plus fermement opposé au mariage pour tous. Avez-vous été déçu que le mouvement Sens commun, né après les manifestations de 2013, ait choisi de soutenir François Fillon?

    Ça m'a surtout surpris. Sens commun et François Fillon sont dans des univers programmatiques et intellectuels assez différents, et en particulier sur le mariage. Il y a une seule vertu à la loi Taubira : elle rappelle que filiation et mariage sont liés. Or,François Fillon envisage de dissocier filiation et mariage, une manière de planter lui-même le clou sur le cercueil des institutions matrimoniales. Ceci dit, Sens commun semble avoir fait un choix tactique. Je considère pour ma part que la primaire est d'abord un lieu de débat et doit permettre de défendre ses convictions. Si c'est pour faire de la stratégie, autant se rendre directement au second tour de l'élection présidentielle.

    Vous allez participer à la manifestation du 16 octobre, organisée par le collectif Manif pour tous. Cela peut-il porter votre candidature?

    La manifestation en tant que telle, j'y serai présent mais le plus important, c'est d'abord ma constance sur le sujet. Depuis quatre ans, une partie des électeurs sont attentifs et connaissent ma position. C'est même l'un des rares dossiers sur lequel tout le monde connaît mon avis. Maintenant, le collectif Manif pour tous va publier un comparatif des programmes des candidats à la primaire et, bien sûr, si je fais partie des candidats plébiscités, cela sera toujours bénéfique. [...]"

    Michel Janva

  • Immigration : les mensonges de Sarkozy

    Alors qu’il a débuté sa troisième campagne présidentielle, celui qui appelait en 2007 au « métissage de la France » a affirmé vouloir la suspension provisoire du regroupement familial…

    L’un de ses proches, Eric Woerth, a quant à lui été contredit par le journaliste Jean-Jacques Bourdin au micro de la radio RMC, ce dernier assurant que les lois mises en cause n’avaient fait entrer que 20 000 personnes sur le territoire national en 2015. Les chiffres du ministère de l’Intérieur donnent une autre image.

    L’immigration légale issue d’un rapprochement familial a ainsi représenté 45 % des entrées l’an dernier. On peut obtenir un premier visa de longue durée en France pour rejoindre un membre de sa famille naturalisé (54 000 personnes), mais aussi en habitant chez un proche ne possédant lui-même qu’un titre de séjour temporaire (43 000).

    Les autres sources d’immigration légale sont les visas étudiants (70 000 jeunes, en forte hausse), les visas économiques (21 000 personnes) et les visas liés à une demande dite humanitaire (26 000 titres délivrés sur une demande totale de 80 000 pour la seule année 2015). Cette immigration légale est issue de pays situés en dehors de l’espace économique européen.

    Si les visas de longue durée atteignaient déjà les 150 000 unités annuelles à la fin de la décennie 90, ils se sont élevés l’an dernier à près de 215 000, soit l’équivalent d’une ville comme Bordeaux. Les délivrances de titres de séjour avaient notamment augmenté de 17 % entre 2007 et 2012 sous la mandature de l’actuel président des Républicains, Nicolas Sarkozy… 

    Consulter le site de Politique magazine - S'abonner

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/09/21/immigration-les-mensonges-de-sarkozy-5850037.html

  • Cinq enseignements après le raz-de-marée pro-Poutine à la Douma

    Au terme d’un scrutin boudé par les Russes, le parti de Vladimir Poutine obtient plus des trois-quarts des sièges à la Douma: une majorité inquiétante, craint l’opposition, le choix de la « stabilité », estime le président russe. Voici les cinq enseignements de ces élections.

    Une majorité stratosphérique

    La crise, quelle crise? La Russie a beau être plongée dans sa plus longue récession depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ce dernier a remporté une victoire éclatante: son parti Russie Unie dispose désormais des trois-quarts des sièges à la chambre basse du Parlement.

    Pour Mark Ournov, de la Haute école d’économie de Moscou, « le système est conçu de telle sorte qu’il n’y a pas d’alternative ».

    Le nouveau mode de scrutin a largement bénéficié à Russie Unie. Car si le parti pro-Kremlin a recueilli 54% des voix pour la moitié des députés élus à la proportionnelle, il en a gagné énormément grâce à l’autre moitié élus eux au suffrage majoritaire. Conséquence, Russie Unie a gagé plus de 100 sièges par rapport à 2011 et monopolise 343 des 450 sièges à la Douma.

    « C’est un vote de confiance massif », a commenté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, évoquant un résultat « plus qu’éloquent ».

    Faible participation

    Seuls 47,8% des électeurs ont voté aux législatives, contre 60% lors des précédentes législatives. Un fait que Vladimir Poutine a préféré passer sous silence dimanche soir, affirmant que la participation « n’a pas battu de record mais reste haute ».

    C’est à Moscou et Saint-Pétersbourg que le désintérêt des électeurs a été le plus flagrant: la participation a été de 35% dans la capitale russe, de 30% à peine dans la deuxième ville du pays.

    Pour justifier cette abstention, le chef de la commission électorale de Moscou, Valentin Gorbounov, a évoqué… « la pluie torrentielle et le vent ».

    Marc Ournov estime lui que cette abstention était « prévisible », notamment dans les grandes villes. « Les gens n’ont pas voulu jouer à ce jeu », assure-t-il.

    Mais pour Konstantin Kalatchev, qui dirige le Groupe d’analyse politique, cette participation « comparable aux pays européens » n’est pas nouvelle. Elle était seulement « artificiellement élevée » lors des précédentes élections, quand les administrations forçaient leurs employés à voter, estime-t-il.

     Pas d’opposition

    Poutine n’a pas matière à s’inquiéter: il dispose de la majorité absolue et les autres partis parlementaires, votant généralement à l’unisson de Russie Unie, ne peuvent être considérés comme des formations d’opposition.

    Reste que les deux autres grands partis russes connaissent une dynamique inverse. Pour les communistes, c’est un échec sans précédent: avec 13,5% des
    voix, ils perdent cinq points et surtout 50 sièges par rapport à 2011. L’an prochain, ils ne seront que 42 députés, total le plus bas depuis la chute de l’Union soviétique, à célébrer le centenaire de la Révolution d’octobre.

    Le parti d’extrême droite LDPR améliore son score de trois points (13,2%) et limite la casse  avec 39 députés élus. Surtout, la formation du populiste Vladimir Jirinovski, qui promettait dans son programme de « revenir aux frontières de l’URSS », a séduit les jeunes.

    Les fraudes

    Même s’il y a eu « moins de falsifications grossières et directes qu’en 2011 », le scrutin est toujours « loin de pouvoir être qualifié de libre et juste », a estimé après le vote l’ONG de défense des droits des électeurs Golos, pour qui le résultat était « connu d’avance ».

    En vrac, Golos dénonce la formation de commissions électorales régionales favorables au pouvoir, des électeurs conduits en bus d’un bureau de vote à l’autre, mais aussi des bourrages d’urnes enregistrés dans une vingtaine de régions.

    Pour l’OSCE, les élections ont été « gérées de façon transparente » par la commission électorale en dépit de « limitations des droits civiques et politiques (…) et d’une emprise ferme sur la société civile ».

    Tous s’accordent toutefois pour reconnaître que la Commission électorale centrale, dirigée par l’ex-commissaire du Kremlin aux droits de l’Homme Ella Pamfilova, a joué son rôle en dénonçant les infractions. Mais ce n’était pas suffisant.

    Objectif 2018  

    Pour Vladimir Poutine, ces élections législatives étaient le dernier scrutin national avant la présidentielle de 2018. Avec 76% des députés acquis à sa cause, il peut se préparer sereinement à un quatrième mandat.

    « Mais Russie Unie devra faire des gestes en direction des autres partis car ils seront considérés comme responsables de tout », reprend Konstantin Kalatchev, évoquant la question sociale, la seule pour laquelle Russie Unie a parfois dû faire face à une réelle opposition au Parlement.

    En position de force, Poutine n’a d’ailleurs pas manqué lundi d’affirmer la nécessité d’être à l’écoute de tous les partis, « y compris ceux qui n’ont pas pu entrer au Parlement ».

    Al Manar

    http://www.voxnr.com/3675/cinq-enseignements-apres-raz-de-maree-pro-poutine-a-douma

  • Une identité existentielle

    Ainsi la question de l’identité est sans cesse exposée dans le débat pré-présidentiel. François Hollande s’est exprimé à ce propos dans le grand entretien qu’il a donné à Pierre Nora et à Marcel Gauchet pour leur revue Le Débat. Nicolas Sarkozy a mis le feu aux poudres avec son intervention lundi soir sur « nos ancêtres les Gaulois ». Il est terriblement difficile d’exprimer une opinion sur l’identité française et même sur l’identité européenne.

    Les bazookas sont prompts à sortir pour abattre l’adversaire accusé de tous les maux. Pour une raison simple. Ce qui relève de l’identité est éminemment existentiel. Et de ce point de vue, il est vain de se raccrocher à l’histoire comme science certaine et impartiale. Bien sûr, il y a des disciplines scientifiques indispensables à l’historien, mais toute histoire est un récit reconstruit par un auteur qui met en jeu toute sa sensibilité et sa propre situation dans le temps et l’espace.

    Philippe Ariès, un des fondateurs de l’histoire moderne, celle des mentalités et des mœurs, ne craignait pas de l’affirmer : « Désormais, l’Histoire cesse d’être une science sereine et indifférente. Elle s’ouvre au souci contemporain dont elle est une expression. Elle n’est plus seulement une technique de spécialiste, mais elle devient une manière d’être dans le temps de l’homme moderne. » On objectera que le souci critique est aujourd’hui prédominant, avec sa volonté de déconstruire les récits fondateurs et les romans nationaux. Mais le sens critique est loin d’être innocent, il est lui-même lié à une certaine philosophie et s’inscrit dans une polémique incessante. [....]

    Gérard Leclerc

    La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Une-identite-existentielle