Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

élections - Page 487

  • Continuer à être gouverné par des incapables corrompus est très dangereux !

    Pour Charles de Gaulle, l’élection présidentielle était la clef de voute des institutions. C’était le moment quasiment mystique ou « un peuple rencontrait un homme ». Pour de Gaulle, dont la famille était profondément maurassienne, cette élection correspondait un peu à ce qu’était le couronnement à Reims des rois de France, le moment où la nation s’incarnait en un homme.

    Cet homme, dans la Constitution de la Vème, était en charge des intérêts supérieurs du pays, le Premier ministre conduisant la politique au jour le jour. Au cas où un différent se produisait entre la classe politique et le président, ce dernier pouvait soit avoir recours à l’arme du référendum soit dissoudre le Parlement pour demander au peuple de trancher. En cas de défaite, le président ayant perdu l’onction sacrée devait se retirer.

    Pour être parfaitement honnête, je n’ai jamais aimé cette conception de la démocratie tant elle repose sur l’émergence d’un individu admirable et un peu surhumain. Une Constitution doit être faite pour fonctionner avec des hommes normaux, voire médiocres (les deux vont souvent de pair, comme on le voit en France en ce moment) et non pas pour donner les pleins pouvoirs à un envoyé du destin. Une constitution ne fonctionne en fait que si « le pouvoir arrête le pouvoir », c’est-à-dire si la séparation des pouvoirs y est organisée convenablement.

    Dans un article précédent, j’ai dit tout le mal que je pensais de la constitution de la Vème République et de son rédacteur Michel Debré. Je continue à soutenir que beaucoup des malheurs de la France viennent des institutions mises en place par cet homme. Citons entre autres la concentration du pouvoir dans la fonction présidentielle, une constitution sans réelle séparation des pouvoirs, la création de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature, du Ministère de la Culture et j’en passe.

    Ayant dit cela, je suis prêt à concéder que cette conception du pouvoir ne manquait pas d’une certaine grandeur. Le président était en charge des intérêts supérieurs de la nation et responsable devant le peuple et devant lui seul. Si la confiance entre les deux venait à disparaître, le président, n’ayant plus aucune légitimité, devait s’en aller. La pratique du pouvoir depuis plus de cinquante ans a montré au-delà de ce qui est nécessaire la nocivité de ces institutions.

    Les hommes politiques ont immédiatement adoré le cadeau qui leur était fait d’un pouvoir présidentiel omnipotent (ce qui leur paraissait une très bonne idée), mais ils n’ont jamais très bien compris pourquoi ils avaient besoin de faire appel au peuple fréquemment (par exemple au travers de référendums), ce qui pouvait mettre leur situation en péril. En termes simples, De Gaulle recherchait la légitimité pour gouverner. Ses successeurs se sont contentés de s’appuyer sur la légalité formelle, ce qui n’est pas du tout la même chose.

    Et donc, depuis 1958-1962, tous les changements apportés à notre système politique ont eu comme seul but de réduire les pouvoirs du peuple pour stabiliser autant que faire se pouvait la situation des politiques. C’est-à-dire des deux partis de gouvernement. Nous en avons un exemple parfait avec ce qu’il est convenu d’appeler les primaires.

    Revenons à la définition gaullienne de l’élection présidentielle, moment « où un peuple et un homme se rencontrent ». Le système des primaires en est l’exacte contradiction. Les élections primaires sont organisées sous l’égide des partis politiques existants pour que ceux-ci continuent à être les seuls à fournir au pays l’homme qui occupera la fonction présidentielle. Ce n’est plus du tout la rencontre entre un homme et un peuple, mais une sélection organisée par les deux partis de gouvernement pour se donner la meilleure chance de rester au pouvoir en tant que parti. Nous devrions plutôt parler ici de captation d’héritage plutôt que rencontre entre un homme et un peuple.

    A la question, pourquoi des primaires aujourd’hui et non pas il y a dix ou vingt ans, la réponse est simple: l’émergence du Front national. Le seul but des partis de gouvernement est de fournir un candidat qui sera présent au deuxième tour. Ils sont en effet tous persuadés que le candidat du FN en tout état de cause sera présent(e) au deuxième tour, et qu’il suffira d’être «l’autre» participant au deuxième tour pour être élu, un peu comme Chirac l’avait été. Il faut donc empêcher tout émiettement de son électorat et n’avoir qu’un seul candidat qui loin d’être désigné par le peuple le sera par les militants On voit la différence avec la conception gaullienne.

    Qu’est-ce que cette grosse ficelle peut bien vouloir dire? Une chose toute simple. Celui qui sera élu compte conquérir le pouvoir d’abord en ostracisant environ un tiers du corps électoral (les électeurs FN), puis en faisant voter pour eux un deuxième tiers qui ne le soutiendra que pour empêcher le candidat du FN d’être élu. Le prochain président ne sera donc soutenu dans son action que par un tiers du corps électoral, dans le meilleur des cas. Nous sommes donc dans un système où l’élu ne représente pas le peuple, mais à peine un tiers de celui-ci. Ce qui fait bien sûr que la France restera ingouvernable, ce qui conviendra fort bien à la classe politique traditionnelle puisque rien ne pourra changer.

    Contrairement à ce que nous disent les grands partis, les primaires ne sont donc pas une avancée démocratique, mais un recul considérable tant elles consacrent le contrôle sur les institutions d’une classe politique qui ne représente plus qu’elle. Le but n’est plus d’exercer le pouvoir dans l’intérêt général, mais d’en exclure tous ceux dont cette classe n’approuve pas les idées.

    S’ils étaient le moins du monde intéressés à la démocratie, nos hommes politiques auraient dû changer le système électoral il y a longtemps pour y introduire une dose de proportionnelle, en particulier aux élections législatives. Voilà qui aurait permis l’émergence de nouvelles forces.

    Certes, cela serait risqué, mais n’est-il pas plus dangereux d’être gouverné exclusivement par des gens qui aujourd’hui ne représentent même plus 33 % du corps électoral et donc n’ont plus aucune légitimité?

    Manipuler le système légal pour rester au pouvoir sans avoir aucune légitimité n’est jamais un bon calcul à long terme. Et que l’on ne me dise pas que je fais le jeu du FN. Avoir 33 % du peuple ou peu s’en faut qui ne soit représenté par aucun élu, voilà qui est pire qu’un crime, une faute …

    Nous sommes à l’évidence loin, très loin du gouvernement par le peuple, pour le peuple. Nous avons à l’heure actuelle, un gouvernement de nomenklatura organisée au profit de cette nomenklatura par cette nomenklatura qui pour arriver à ses fins a monopolisé le pouvoir en se servant des institutions.

    Et donc nous ne sommes plus en démocratie, et parler des valeurs de la République sans arrêt ne veut rien dire si ce n’est ajouter l’hypocrisie à la forfaiture.

    Que le lecteur ne croie pas que cette capture du système politique par une nomenklatura soit une dérive purement française.

    Aux USA, les «appareils » des partis démocrate et républicain, ceux que Madame Thatcher appelait les « petits hommes gris », ont depuis longtemps complètement mis sous leur contrôle les « primaires ». Et donc, était élu l’un ou l’autre des candidats qui avaient été d’abord présélectionnés par ces appareils. Il ne s’agissait plus pour le peuple de choisir mais tout au plus d’entériner une sélection avec laquelle le peuple n’avait rien à voir.

    Or que se passe-t-il outre- Atlantique ? Des candidats venus de nulle part sont en train de tailler des croupières aux candidats « officiels », adoubés par les oints du seigneur de chaque parti. Et le plus drôle est que ces rebelles ne dépensent pour ainsi dire aucun argent. Avoir plus d’argent que les autres n’est plus du tout une garantie pour être le candidat officiel. Voilà une bonne nouvelle pour la démocratie, une très mauvaise pour la ploutocratie…Comme le dit plaisamment l’un de mes amis : aux élections, les électeurs vont avoir le choix entre Trump et Goldman-Sachs…On imagine l’enthousiasme des petits hommes gris…

    En Grande-Bretagne, le peuple va être amené à se prononcer sur la sortie des institutions européennes, non pas parce que monsieur Cameron a soudain connu une illumination gaulliste, mais parce qu’un nouveau parti, l’ UKIP, avait fait un tabac aux élections européennes et risquait de mettre en péril les conservateurs aux élections législatives. Cameron a donc jeté un os à cet électorat, en promettant d’organiser un referendum, ce qui lui a permis de gagner haut la main les élections législatives. Je ne suis pas un bon observateur politique, mais je crains pour monsieur Cameron qu’il ne s’agisse d’une élection à la Pyrrhus tant un vote pour le Brexit le forcerait à présenter sa démission à la Reine.

    En France enfin, je viens de voir passer les résultats de sondages semblant indiquer que les Français seraient prêts, enfin, à voter pour des personnalités issues de la société civile, ce qui risque de foutre en l’air tous les beaux calculs de nos élites auto désignées. Présenter en effet des candidatures Juppé, Sarkozy, Hollande, Macron comme des moments où «un homme rencontre un peuple», ce n’est plus prendre les Français simplement pour des veaux, mais pour des ânes. Il n’est donc plus sûr du tout que l’un ou l’autre des candidats des partis dits de gouvernement soit au deuxième tour. Voila qui serait un amusant coup de tonnerre.

    La démocratie a été capturée un peu partout par des forces, ici ploutocratiques, là technocratiques, dont je dirai avec mesure qu’elles ne sont pas toujours «bienveillantes».
    Les peuples, qui découvrent avec effarement l’incompétence inimaginable de ceux qui les gouvernent depuis vingt ans, sont en train de s’ébrouer… et bien sûr les forces dont je viens de parler dans la phrase précédente essaient de nous faire croire qu’un retour à la démocratie et à la souveraineté nationale serait extraordinairement dangereux. A mon humble avis, continuer à être gouverné par des incapables corrompus est infiniment plus dangereux.

    Et donc, ne «les» croyez pas. Ils vont essayer de vous faire peur, ce qui toujours est la réponse de ceux qui ne peuvent répondre à des arguments rationnels. Un retour à la démocratie ne peut qu’être bon…

    « N’ayez pas peur », aurait dit Jean-Paul II.

    Charles Gave

    http://francelibre.tumblr.com/

  • Jacques Sapir : « On ne peut pas exclure une victoire de Marine Le Pen aux présidentielles »

    Economiste et écrivain, Jacques Sapir partage, lors d’une interview à RT France, sa vision du traité Transatlantique et ses pronostics concernant la présidentielle française au vu de la réforme de ses règles.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Union des patriotes, réflexes vitaux

    A la Villette hier, le banquet patriote du 1er mai, le dernier avant l’élection présidentielle,  affichait complet. Les militants frontistes étaient venus nombreux en ce jour d’hommage à Jeanne d’Arc et aux travailleurs français, écouter les présidents des groupes régionaux frontistes mais surtout Marine Le Pen.  La présidente du FN  a noté que  le camp patriotique était porté par une dynamique offrant des  motifs d’espoirs  - la montée en France comme dans beaucoup de pays européens des idées nationales, souverainistes - et a placé son discours sous le signe de l’impérieuse nécessité pour la France de retrouver la maîtrise de son destin,  de « bouter l’Union européenne hors de France ». « Dans un an nous aurons l’occasion de retrouver notre souveraineté et c’est la raison d’être de ma candidature à l’élection présidentielle. » Une victoire qui  ne sera possible que par le  rassemblement de toutes les bonnes volontés, au delà de la  sensibilité des uns et des autres, au nom du plus grand dénominateur commun : l’amour de la patrie,  la volonté de préserver et de transmettre à nos enfants  notre identité,  nos  valeurs culturelles,  nos spécificités, nos libertés françaises. Marine a donc lancé de nouveau un « appel » à « tous les patriotes. » « Le besoin impérieux du pays, c’est l’union des patriotes pour constituer cette majorité dont la France a besoin ». « Je continuerai d’en appeler à l’ensemble des Français sans exception, qu’ils viennent de la gauche ou de la droite, pour peu qu’ils aient la France au cœur » (L’intégralité du discours de Marine est consultable sur le site du FN). Si l’opposition nationale est prête à assumer demain la responsabilité du  pouvoir, Manuel Valls  a confessé les erreurs (à l’entendre surtout celles de ses amis, pas le siennes…) de la gauche au gouvernement depuis 2012, dans un long entretien au magazine Society, paru  vendredi,  

    « La gauche s’est mal préparée à l’exercice du pouvoir » et n’a pas été en mesure de se positionner clairement sur  « toute une série de questions : l’Europe, la place de l’État et des services publics, la question migratoire » a affirmé Manuel  Valls. Des  questions qu’il s’agissait de trancher dans quel sens? Le Premier ministre donne un indice en regrettant  que  François Hollande n’ait  « pas tendu la main à François Bayrou »  en 2012. Erreur qu’ « il ne faudra pas répéter » en 2017, M. Valls estimant que Marine a des chances sérieuses d’être élue en 2017. En agitant le « danger Le Pen », le Premier ministre entend souder autour du candidat du PS à la présidentielle les  différentes chapelles de la gauche et autres frondeurs qui dénoncent sa dérive libérale, sécuritaire, voire  ses discours d’exclusions et de stigmatisation des musulmans.

     L’ex maire d’Evry a ainsi tenu ces derniers temps des propos fustigeant le communautarisme,  le voile, les tendances, les  sectes   extrémistes à l’oeuvre au sein de l’islam de France. Invitée mardi sur Radio classique et Paris Première, la présidente du FN n’a pu que constater  que les frontistes  ont eu « raison dix ans trop tôt, comme d’habitude. (Manuel Valls) découvre l’eau tiède. Entre-temps, c’est le chaos qui s’est installé. Quand Manuel Valls découvre le salafisme, il le découvre avec quinze ans de retard. Cela fait quinze ans que nous tirons la sonnette d’alarme, que nous disons que se développent sur le territoire des réseaux de salafisme. »  « Sous Nicolas Sarkozy et François Hollande, ils se sont organisés, ces salafistes, ainsi que les Frères musulmans, ils ont pris en main des quartiers, imposé la loi religieuse. »

     Un constat qui ne  sous-entend pas  que le FN met tous les « musulmans » vivant en France dans le même panier;  ils sont nombreux à aimer la France, à la respecter, à  vivre leur foi de manière pacifique, dans le respect de notre  culture, de nos coutumes, de nos usages . Marine l’écrivait en  2005 : « Certains posent la question de savoir si l’islam est compatible avec la République, c’est aux musulmans de répondre.  » Propos qui font écho à cette réflexion de Bruno Gollnisch: « il n’y a peut être pas d’islam modéré mais il y a des musulmans modérés. »

    Certes,  la montée en puissance d’une  radicalité mahométane,  à dimension révolutionnaire, au   discours anti-assimilationniste,   se nourrit mécaniquement de la poursuite des flux migratoires légaux ( dont la légitimité n’est jamais remis en cause par la gauche et la droite) laisse  à penser que le pire est à venir si un coup d’arrêt  très ferme n’est pas donné à ce processus.  La présidente du FN a eu raison de rappeler que le  problème de l’immigration est  « prégnant, terrible. »  » Ce n’est pas le seul, mais c’est un problème majeur en France. »

    Jean-Marie Le Pen le disait  aussi il y a déjà fort longtemps, « quand les musulmans n’étaient q’un million en France, l’islam n’était pas un problème. » Bref, répétons cette évidence, sans immigration de masse, le danger djihadiste, les dérives communautaristes ne se poseraient pas  ou de manière très  marginale et facilement  contrôlable . Plus largement le racisme anti de souche,   les délinquances, les  violences ordinaires  qui pourrissent la vie des Français comme de nombreux autres Européens, ne sont pas toutes  réductibles à la présence musulmane.  On l’a constaté de manière emblématique,  lors des  impressionnantes émeutes ethniques qui ont ravagé  plusieurs quartiers de  Londres en 2011, dont la dimension anti blanche n’était pas absente,  qui  étaient menées très majoritairement par des bandes  issues de la communauté haïtienne… qui n’est pas  de religion  musulmane.

    Ajoutons encore que  les casseurs d’extrême gauche  qui l’on voit à l’oeuvre ces dernières semaine dans les manifs contre la loi El khomri qui  saccagent, détruisent,  blessent souvent  gravement de nombreux policiers ( voyous  auxquels les  les dirigeants du Front de Gauche notamment trouvent de nombreuses excuses), hier encore dans les défilés syndicaux du 1er mai, ne sont pas des jeunes musulmans. Les policiers l’ont constaté,  la très grande majorité sont  des de souche,  renforcés par des contingents de militants itinérants  d’ultra gauche  allemands, britanniques, néerlandais…

    Reste que le poids démographique de l’immigration musulmane, la  situation géopolitique, le terrorisme, un extrémisme communautaire en progression   visible  (et   très médiatisée par les « grands » médias) en font un sujet d’inquiétude, ô combien légitime pour nos compatriotes. Le Figaro relayant un sondage Ifop sur l’image de l’Islam en France et chez nos voisins allemands le constate aujourd’hui.  Il y a six ans, 55 % des Français estimaient que « l’influence et la visibilité de l’islam étaient trop importantes dans notre pays. Ils sont aujourd’hui 63 %, soit une hausse de huit points ».  Précision expliquant  (en partie)  les raisons de la  montée au créneau d’une partie du PS sur cette question de l’islam, Le Figaro » souligne que cette hausse vient « de la gauche ». « En 2010, 39 % des électeurs du Parti socialiste pensaient que la place de l’islam était trop importante. Ils sont 52 % désormais, selon l’Ifop. »

    Comme en 2010,  nos compatriotes interrogés  sont 68%  à affirmer que « les musulmans et les personnes d’origine musulmanes ne sont pas bien intégrés dans la société, 32% (=)  pensent le contraire.  Outre-Rhin,   71% des Allemands (-4 par rapport à 2010)  pensent  qu’ils ne sont pas bien intégrés contre 29% (+4). 47% des sondés  Français estiment  que la « présence d’une communauté musulmane est plutôt une menace » (+5, par rapport à 2010), moins d’un sur cinq (19%) considère  que cette présence est « plutôt un facteur d’enrichissement culturel », 34% (-2) qu’elle n’est « ni l’un ni l’autre ». En Allemagne, les chiffres sont respectivement de 43% (+3), 20% (-4) et 37% (+ 1).

    A dire vrai le Système se trouve coincé entre les immortels principes  universalistes, cosmopolites  qui  sont sa boussole, forment  le fond de sauce de son idéologie,   et le dur retour au réel. Il est d’ailleurs assez éclairant qu’un humaniste, qu’un prophète du messianisme internationaliste comme Jean-Luc Mélenchon  tienne sur « les valeurs » exactement les mêmes propos qu’une NKM, qu’un Juppé, qu’un Sarkozy, qu’un Valls.

    Dans un   entretien accordé  à  l’Obs et  diffusé vendredi, M. Mélenchon s’interroge : « Comment combattre Marine Le Pen autrement que par des idées profondément raisonnées ? Deux logiques sont à l’oeuvre. Celle des Lumières, l’humanisme universaliste, l’égalité, la fraternité; et de l’autre côté, celle de l’ethnicisme » (sic). « Tout se joue entre ces deux logiques. Le fond de l’affaire, c’est la question de la souveraineté. Il y a ceux qui pensent que le peuple n’est pas raisonnable, que des vérités s’imposent contre lesquelles il ne peut rien : les lois de la nature, de l’économie, du libéralisme. Moi, je pars des conditions sociales d’existence et de la culture collective des Français pour prôner la souveraineté du peuple. » Mais un peuple abstrait,  fantasmé par M. Mélenchon comme par d’autres figures de ce Systéme   et   qui se détourne d’eux.  Politiciens du sérail  pour qui la fameuse réflexion de   Jules Renard est taillée sur mesure :   « Oui, le peuple. Mais il ne faudrait pas voir sa gueule. » Et même idéalement le priver de ses réflexes de survie vitaux, dont le vote FN est une des manifestations. 

    http://gollnisch.com/2016/05/02/union-patriotes-reflexes-vitaux/

  • Norbert Hofer (FPÖ) donné vainqueur de la présidentielle en Autriche

    Hofer-Affiche-Heimat.jpeg

    Selon l’institut Gallup, Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est désormais le favori du second tour de l’élection présidentielle en Autriche. Un sondage publié le 30 avril le donne à 56 % des voix contre 44 % à son rival, le candidat écologiste Alexsander Van der Bellen. Le candidat du Parti de la liberté est en progression de six points par rapport à la précédente étude qui donnait les deux candidats à égalité.

    Dans une interview à un journal dominical autrichien, Norbert Hofer estime pouvoir être élu avec 55 à 60 % des voix : « Je pense qu’un tiers des électeurs de [la candidate indépendante] Irmgard Griss vont se reporter sur moi, ainsi que des deux tiers de ceux qui ont voté pour [le candidat conservateur] Andreas Khol et jusqu’à la moitié des électeurs [du candidat social-démocrate] Rudolf Hundstorfer. » Norbert Hofer estime également que près de 50 000 électeurs du FPÖ ne sont pas allés voter dimanche dernier.

    Le deuxième tour de l’élection présidentielle autrichienne aura lieu le 22 mai.

    http://fr.novopress.info/

  • Carl Lang a-t-il de l'avenir dans le "camp national" ?

    Bruno Larebière est interrogé sur Atlantico. Extrait :

    "Jean-Marie Le Pen n'est pas éternel. Sa fille étant spirituellement déshéritée, quels seront les héritiers de la ligne politique originelle du FN ? Marion Maréchal-Le Pen, qui tente de maintenir les liens entre les deux bords ? L'un des membres de sa garde rapprochée (Bruno Gollnisch, Carl Lang) ? Une nouvelle figure comme le très polémique Henry de Lesquen ?

    [...] Si l’on prend votre question comme celle de la possibilité que l’extrême droite soit fédérée sur le plan électoral, c’est Carl Lang, ancien secrétaire général du FN qui a fondé le Parti de la France (PDF), qui me semble le mieux placé pour réussir cette synthèse. On aura une première occasion de la mesurer avec les élections législatives de 2017, où il est probable qu’il présentera un nombre de candidats suffisant pour partir en quête du financement public et lancer véritablement son parti.

    Si on ne peut pas exclure des candidatures dissidentes de ces dissidents du Front national, Carl Lang est le seul à avoir une personnalité reconnue, en raison de son absolue fidélité militante, et à tenir un discours qui fait consensus dans le "camp national", en plus de disposer de la structure qui lui permettra de partir au combat électoral. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Allemagne: la droite populiste tentée par un cap anti-islam

    Galvanisée par des sondages au zénith, la droite populiste allemande de l'AfD boucle dimanche son premier programme en trois ans d'existence, avec une tonalité anti-islam et l'ambition de "conquérir des majorités".
    "A l'été 2015, on nous donnait pour morts", a rappelé samedi à l'ouverture du rassemblement à Stuttgart (sud-ouest) la coprésidente du parti Frauke Petry, sourire revanchard aux lèvres: l'"Alternative pour l'Allemagne" (AfD) est remontée de 3% à une fourchette de 12 à 14% d'opinions favorables dans les sondages et siège depuis la mi-mars dans la moitié des parlements régionaux du pays.
    Stimulée par le récent succès du parti d'extrême droite FPÖ au premier tour de l'élection présidentielle autrichienne et quelques mois après la poussée du Front National aux régionales françaises, la jeune formation allemande n'entend pas se contenter d'un rôle de "partenaire minoritaire" dans une coalition, ni se résigner à l'opposition, selon Mme Petry.
    Au contraire, le programme que 2.400 membres finiront d'adopter dimanche doit permettre au parti "de conquérir des majorités" pour mettre en oeuvre son "contre-projet face à l'establishment politique", a poursuivi la figure de proue de l'AfD, avec les législatives de l'automne 2017 en vue.
    Cette première journée a été marquée par des manifestations d'opposants au mouvement populiste à Stuttgart, ayant entraîné 500 interpellations pendant quelques heures par la police.
    Le cinquième congrès de l'AfD, sur deux jours, doit définir pour la première fois ce "contre-projet" rêvé par Mme Petry, jusqu'alors aussi flou qu'évolutif, avec une ligne anti-euro devenue antiréfugiés à l'automne 2015 - au plus fort de l'afflux de demandeurs d'asile en Allemagne -, puis anti-islam depuis la fermeture des frontières.
    - 'Infectée par la gauche' -
    Parmi les motions soumises au vote figurent la phrase "l'islam n'appartient pas à l'Allemagne" et l'interdiction des minarets, "symboles de la domination islamique", des appels du muezzin ainsi que du voile, "signe politico-religieux de soumission des femmes musulmanes aux hommes".
    Mais bien que les dirigeants de l'AfD aient multiplié les déclarations sur ce thème avant le congrès, ils ont soigneusement évité samedi ce terrain polémique. "Gardez à l'esprit que toute l'Allemagne nous observe", a lancé à l'ouverture Alexander Gauland, chef de file du parti dans le Brandebourg (est).
    Hôte de la manifestation, le coprésident de l'AfD Jörg Meuthen a défini sa formation comme un mélange de "conservatisme moderne", de "libéralisme conséquent" et de "patriotisme sain, partagé par tous les citoyens de bonne volonté".
    Il a appelé à tourner le dos "à l'Allemagne de 1968 infectée par la gauche rouge-verte" et à valoriser "les aspects positifs de l'histoire allemande et fondateurs de son identité", déplorant que la mémoire officielle se "réduise" au passé nazi.
    - Et l'économie ? -
    Si l'AfD se rassemble autour d'une promotion de la démocratie directe et d'une vision conservatrice de la société, le parti reste divisé sur des sujets majeurs.
    A quel point faut-il flirter avec l'extrême droite ? La question est plus périlleuse en Allemagne qu'ailleurs et oppose depuis la création de l'AfD son aile nationale-conservatrice très implantée en ex-RDA et son aile libérale-conservatrice plus puissante à l'Ouest, soucieuse d'éviter cette étiquette infamante.
    Le parti a évité samedi un vote sur le rapprochement avec le Front national français, initialement prévu et symptomatique de ce débat. Mais l'un de ses députés européens, Marcus Pretzell, a décidé de son propre chef de rejoindre le groupe parlementaire emmené par le FN à Strasbourg.
    Les questions économiques, très présentes à la création du parti, sont aussi très débattues, tant l'AfD rassemble des électeurs aux intérêts différents, populaires à l'Est et plus aisés à l'Ouest.
    Selon les discours, l'AfD prétend tour à tour "défendre les petites gens" ou limiter au maximum les dépenses publiques, un grand écart que Jörg Meuthen a tenté de synthétiser samedi: "Il faut un Etat mince, dont la politique sociale ne consiste pas à arroser tout le monde" mais à "garantir un minimum vital à chacun".

    Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuykpllVFuGdbcnflZ.shtml

  • 3 députés européens FN au rassemblement de Jean-Marie Le Pen

    Ce matin, environ 2000 personnes ont assisté au rassemblement organisé par Jean-Marie Le Pen, en hommage à Sainte Jeanne d'Arc, parmi lesquelles les eurodéputés Bruno Gollnisch, Marie-Christine Arnautu et Mireille d'Ornano.

    Les menaces ne se sont pas faites attendre. D'abord de la part de Nicolas Bay, secrétaire général du FN :

    Puis Gilbert Collard, confirmant l'existence de la règle mentionnée avant-hier sur ce blog et remise en cause par certains du FN (alors qu'il s'agissait d'une consigne de Florian Philippot : "S'il y a des cadres qui iraient là-bas, ce serait un acte d'hostilité vis-à-vis du FN, et donc ils passeraient en commission de discipline"), qui sont visiblement dépassés par la ligne officielle de leur propre parti :

    Jean-Marie Le Pen a constaté l'hostilité de Marine Le Pen et a prédit en conséquence :

    "Puisque aucun signe n'a été mis dans le sens de la conciliation, la présidente du FN sera battue au deuxième tour et peut-être même au premier. On ne peut gagner que dans l'unité du Front national"

    Lire la suite

  • JUPPÉ : ARROGANCE ET AUTISME (billet du président de l’ASAF)

    Nous avons souvent publié sur Minurne des communiqués de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française).
    À Sciences Po, le 25 avril, Alain Juppé s’est fait remarquer par ses propos inacceptables concernant le Général Soubelet, provoquant − entre autres − de nombreuses réactions d’officiers généraux.
    Nous publions ici celle de l’ASAF, qui a été initialement publiée sur le site officiel de cette association.
    En cette période de violence terroriste islamique et de confirmation de menaces sérieuses sur la sécurité intérieure de la France, Minurne observe avec intérêt et bienveillance les prises de position courageuses de chefs militaires et de leurs institutions représentatives, refusant de se taire au motif d’un prétendu “devoir de réserve” qui voudrait leur interdire de faire profiter le pays de leurs expériences stratégiques et politiques au sens noble de ce dernier terme. Surtout quand ceux qui nous gouvernent − ou qui se proposent de gouverner − plutôt que traiter des vrais problèmes de la France, semblent se polariser sur la chasse aux “dissidents”, soutenus en cela par les dirigeants non élus de l’Union Européenne qui pérorent, décident et réglementent quotidiennement avec dogmatisme et idéologie contre les intérêts supérieurs de la Nation de l’Union.

    Marc Le Stahler

    Les propos tenus le 25 avril devant des étudiants de l’IEP de Bordeaux par monsieur Juppé au sujet du Général de corps d’armée Bertrand Soubelet sont parfaitement incongrus et incompréhensibles au regard des responsabilités qui lui ont été confiées dans le passé et de celles auxquelles il aspire pour l’avenir proche.

    « Un militaire, c’est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s’en va. »

    Non, monsieur Juppé, un officier général n’est pas un ministre qui passe d’un ministère à un autre souvent sans connaître grand-chose aux matières qu’il est amené à y traiter.
    Un officier général, en situation de responsabilité, possède une compétence indiscutable et indispensable pour permettre aux dirigeants politiques (Président, ministres et élus) de prendre les meilleures décisions en toute connaissance de cause. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le général Soubelet a été auditionné !

    Lire la suite

    banniere-2016.jpg

     

  • Hervé Mariton : Flat tax et droit du sang : les propositions chocs d’Hervé Mariton

    Hervé Mariton, candidat à la primaire de la droite et du centre, fait deux propositions qui semblent satisfaire une majorité de sympathisants de l’UDI, des Républicains et du Front national : une « flat tax » à la française ainsi que le retour au droit du sang.

    source

    Boulevard Voltaire :: lien