Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

entretiens et videos - Page 887

  • Independenza webtv s'entretient avec Adrien Abauzit : "L'anti-France est au pouvoir"

     

    http://www.scriptoblog.com/index.php/notes-de-lecture/geopolitique/1836-independenza-webtv-s-entretient-avec-adrien-abauzit-l-anti-france-est-au-pouvoir

  • ZOOM - Jean-Marie Le Pen :"En matière d'immigration, notre pays est "full up"." (plein)

  • Francis Cousin - Spinoza, Theodore Kaczynski, Survivalisme, Eurasisme et lutte des classes...

  • Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

    Source : Boulevard Voltaire

    BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
    AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
    Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

    Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
    Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
    BV : Emmanuel Macron semble pourtant bien vu par une partie de la droite.
    AdB : Chez beaucoup de gens de droite, le sens de la justice sociale tient à l’aise sur un confetti. Ils veulent défendre la nation, mais se soucient finalement fort peu du peuple. Ils n’ont pas encore compris que le capitalisme est intrinsèquement mondialiste, puisqu’il exige l’abolition des frontières (« Laissez faire, laissez passer » !), qu’en raison de sa propension à l’illimitation il ne peut exister sans révolutionner constamment les rapports sociaux ni voir dans les identités nationales autant d’obstacles à l’expansion du marché globalisé, que le modèle anthropologique dont il est porteur (celui d’un individu fondé à maximiser en permanence son avantage) est à l’œuvre dans le libéralisme économique aussi bien que dans le libéralisme sociétal, et que l’axiomatique de l’intérêt et la machinerie du profit sont les piliers de la dictature des valeurs marchandes.

    À un moment où le vote Front national traduit de plus en plus un « vrai conflit de classe », comme le dit Christophe Guilluy – pour qui « c’est en travaillant sur la question sociale que l’on arrive à la question identitaire » —, à un moment où la majorité des classes populaires ne vivent plus là où se créent la richesse et l’emploi, ce qui n’était jamais arrivé dans l’Histoire, ce sont bien sûr les mêmes qui trouvent que le programme économique du FN est « trop à gauche » ou qui s’enthousiasment pour ce clown pathétique de Donald Trump (l’équivalent américain du Russe Jirinovski), qui pense que le fait de « savoir faire de l’argent » suffit à le qualifier pour diriger les États-Unis.

    Depuis les années 1990, la désespérance sociale ne cesse de s’étendre : 6,5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, 8,5 millions de pauvres au seuil à 60 % du revenu médian, 6 millions d’abonnés aux minima sociaux, 2,3 millions de foyers bénéficiaires du RSA, 3,8 millions de mal-logés, 3,9 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire, 810 000 sans-domicile, dont 100 000 obligés de dormir dans des caves ou dans la rue…
    Face à ce tournant de l’histoire sociale de notre pays, certains s’obstinent à ne rien voir. Ils comprennent les paysans qui multiplient les actions illégales parce que le monde rural est en train de mourir, ils comprennent les Corses qui vont exercer des représailles contre les exactions des racailles qui ont agressé des pompiers, mais quand huit salariés de l’usine Goodyear d’Amiens sont condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, pour avoir séquestré pendant trente heures deux dirigeants d’une entreprise qui a supprimé 1 100 emplois et fait 800 chômeurs (douze suicides depuis la fermeture) – neuf mois de prison contre trente heures ! —, ils ne cachent pas leur joie de voir ces « voyous » envoyés « au gnouf ».
    Les Corses et les Bonnets rouges d’accord, mais pas les travailleurs ! Pas un mot, en revanche, sur les voyous en col blanc qui délocalisent à tour de bras et multiplient les « plans sociaux » pour permettre à leurs actionnaires de se goinfrer toujours plus ! Moi qui dois beaucoup à la grande tradition du syndicalisme révolutionnaire (Georges Sorel et Édouard Berth, Émile Puget et Victor Griffuelhes, Arturo Labriola et Filippo Corridoni), cela me soulève le cœur.
    Certes, on peut bien entendu en tenir pour une « droite thatchérienne », comme Éric Brunet, de Valeurs actuelles, ou comme le député de l’Yonne Guillaume Larrivé, porte-parole des Républicains, pour qui le « marinisme » est un « néocommunisme antinational ». Mais cette droite-là, ce sera sans moi.

    BV : Que vous inspire cette récente déclaration de Jean-Luc Mélenchon : « Nous vivons une période d’obscurantisme social. Dans cette cour des Miracles qu’est le gouvernement, M. Gattaz joue le chef des capons, ces mendiants d’autrefois qui faisaient les poches dans les lieux publics. Il encaisse les milliards du gouvernement, sans que cela ne réduise en rien le nombre des chômeurs et dès que les coffres sont pleins, il retend sa sébile. En France, le grand patronat est une classe d’assistés très parasitaire » ?
    AdB : Parasites est tout à fait le mot qui convient.

    http://fr.novopress.info/197873/entretien-alain-benoist-droite-veut-defendre-nation-se-soucie-pas-du-peuple/#more-197873

  • Interview de Christine Tasin : un 6 février pour dire non

    8538P1.jpgPrésent : Ce samedi 6 février, dans quatorze pays européens, vont se tenir les Journées européennes, contre l’invasion migratoire et l’islamisation de nos pays. D’où vient cette initiative et qu’espérez-vous de cette mobilisation ?
    Christine Tasin : Il s’agit d’une initiative de Tommy Robinson et de PEGIDA Allemagne qui, pendant le dernier trimestre 2015, ont demandé à des responsables de mouvements anti-islam des pays européens s’ils voulaient s’associer à une journée européenne « Sauvons notre pays, sauvons notre culture, sauvons notre futur ». Pierre Cassen et moi avons été sollicités pour organiser cela en France.
    À notre tour nous avons sollicité les associations françaises susceptibles de proposer dans plusieurs régions un rassemblement ou une manifestation. L’idée était de proposer un choix pluriel aux Français, et géographique et de sensibilité politique, afin qu’il n’y ait pas d’exclusions à cause d’étiquettes ou de divergences politiques et que tous puissent dire non, clairement, à l’islamisation et à l’invasion de nos pays, parce que, comme l’a dit Tommy Robinson : « L’islam ne dort jamais pour ce qui est des possibilités de terreur. »

    P. : Il y aura simultanément le 6 février des manifestations à Montpellier, à Bordeaux, à Calais, dont une est déjà interdite comme à Saint-Brieuc… Le préfet des Côtes-d’Armor représentant le gouvernement, Pierre Lambert, a d’ailleurs exposé ses motivations militantes pour l’interdire : « L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante. Je ne suis pas en phase avec ces thèses racistes, provocatrices et xénophobes. » Que va-t-il se passer ?
    C.T. : Nous ne pouvons pas accepter une interdiction fondée sur une motivation personnelle, politique ou idéologique du préfet, chargé de traiter également tous les citoyens, qu’ils soient de son bord ou pas.
    Notre avocat a pris langue avec les services préfectoraux afin d’éclaircir cela, mais on ne voit pas pourquoi ni comment on pourrait nous interdire de manifester quand en Bretagne, comme dans le reste de la France, il y a manifestation sur manifestation, y compris celle de gens défendant des illégaux, donc des délinquants, accompagnés de ces délinquants eux-mêmes…
    Les patriotes français se doivent donc, quoi qu’il arrive, d’être présents à Saint-Brieuc, Bordeaux, Montpellier et Calais, samedi et dimanche à Rungis, pour dire leur volonté sans faille de sauver leur pays.

    P. : À Paris, c’est vous, présidente de Résistance républicaine et Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, qui coordonnez le mouvement, avec un meeting le lendemain, le dimanche 7 février, à l’espace Jean Monnet à Rungis (47 rue des Solets) où vous attendez le plus grand nombre de participants. Qui prendra la parole ?
    C.T. : Oui, nous avons choisi de réunir les manifestants potentiels dans une salle privée, ne voulant pas les exposer, comme ce fut le cas deux fois l’année dernière, à une interdiction préfectorale de dernière minute pour une manifestation de rue.
    Nous aurons à la tribune des hommes politiques, un général en retraite, des militants associatifs, des intellectuels, des hommes et des femmes de terrain, par exemple Karim Ouchikh, président du SIEL et conseiller régional Ile-de-France, le général Martinez, Renaud Camus, mais aussi un « Calaisien en colère » et Ghislaine Dumesnil, ex-machiniste de la RATP ayant dû quitter son entreprise à cause de son islamisation…

    P. : Le site de Riposte laïque doit faire face à une offensive judiciaire sans précédent, avec une salve de plaintes et de procès en accélération ces deux derniers mois. On veut vous faire disparaître ?
    C.T. : Comment expliquer autrement un pareil acharnement ? Nous sommes en guerre, selon les mots mêmes du président de la République. Les terroristes sont partout, cachés notamment au milieu des migrants, comme vient enfin de la reconnaître Le Drian, l’armée est appelée en renfort à Calais, les agriculteurs et les taxis sont dans la rue, les migrants aussi d’ailleurs, histoire de faire bonne mesure… Et le ministre de l’Intérieur aurait du temps et de l’énergie à consacrer spécifiquement à l’un des multiples journaux de réinformation pour y surveiller ce que l’on dit de lui ?
    Au moment où son impéritie est raillée partout, sur tous les sites, dans tous les commentaires, sur Facebook et twitter, seule Riposte laïque ferait l’objet non pas d’une, mais de quatre plaintes de sa part ? Quand on ajoute, entre autres, les deux plaintes d’Anne Hidalgo contre Riposte, on se dit que les « Je suis Charlie » ont une drôle de conception de la liberté d’expression.
    Là où les frères Coulibaly sortent la kalash, Cazeneuve et Hidalgo sortent la plainte pour blasphème contre leur auguste personne…
    Insensé.
    Sauf à comprendre que la vraie lutte menée par notre gouvernement n’est pas celle contre le terrorisme, mais contre les anti-islam. Comment interpréter d’ailleurs autrement les perquisitions contre les patriotes, les appels du parquet contre les mêmes « islamophobes » et les condamnations ahurissantes faisaient suite à des réquisitions encore plus ahurissantes de procureurs à la solde du pouvoir ?
    Il est clair que le pouvoir en place sent monter l’exaspération des Français, appréhende une révolte, une révolution ou une guerre défensive contre l’ennemi de l’intérieur et qu’au lieu de désarmer les ennemis qui sont sur notre sol, il a décidé de leur faciliter la tâche en nous empêchant de nous défendre, avec des mots comme avec des armes.
    C’est pourquoi les manifestations du week-end prochain sont si importantes, elles doivent montrer au pouvoir en place que nous sommes déterminés et que nous ne nous laisserons pas faire. Nous ne sommes pas des moutons à égorger…

    Propos recueillis par Caroline Parmentier

    • Pour tous renseignements sur les horaires et le détail des manifs, voir sur les sites de Riposte laïque et de Résistance républicaine.

    http://fr.novopress.info/197775/interview-christine-tasin-6-fevrier-dire/#more-197775

  • Entretien avec Renaud Camus : « Le réensauvagement de l’espèce est en marche »

    L’ONU vient de publier un rapport sur les « migrations de remplacement ». Selon l’Organisation, « le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité ». Cela rejoint votre idée de « Grand Remplacement » ?

    Ce rapport n’est pas le premier. Il y a très longtemps que l’ONU et ses commissions tournent autour du concept de remplacement, ce qui évidemment me fait bien rire, mais jaune, alors que je me fais traiter, y compris par certains de nos amis, de complotiste et d’illuminé. Le point de vue de l’ONU empile deux aberrations, dont la première est au moins une grave erreur d’appréciation et la seconde une monstruosité morale.

    La première est la conviction qu’il faut enrayer le déclin démographique des populations et le vieillissement qui l’accompagne nécessairement. Or, l’un et l’autre, surtout le premier, sont la sagesse même. Toutes les politiques écologiques qui prétendent sauver la Terre sans tenir compte de la désastreuse explosion démographique sont un vain et ruineux bavardage. Les peuples les plus développés, dans leur tréfonds, sont bien conscients de cette donnée-là et évolueraient naturellement, si l’immigration d’abord, l’invasion migratoire ensuite, n’intervenaient pas, vers une décroissance démographique naturelle et modérée, parfaitement raisonnable, et qui ne menacerait en rien leur existence, d’autant qu’eux-mêmes n’ont jamais été si nombreux. Cette légère décroissance entraînerait, c’est vrai, un inévitable vieillissement de la population, auquel on a parfaitement les moyens de faire face, qui n’implique en rien le moindre empêchement de faire des enfants ou la disparition de la jeunesse mais qui pourrait, n’était la Grande Déculturation, être l’occasion d’un progrès de la vie de l’esprit.

    Lire la suite

  • Jean Cau : "Toute décadence est féministe, féminoïde et infantile"

    Le texte "Entretiens-souvenirs avec Jean Cau", reproduit ci-dessous, doit être lu.

    À ma grande honte, jusqu'à aujourd'hui et la publication d'extraits de ce texte parZentropista, je ne connaissais pas cet homme et ses écrits. Ce texte et donc un choc conséquent.

    Ce document est un extrait de Vouloir, n° 105/108, juillet-septembre 1993. A priori il semblerait que ce magazine soit ultra-confidentiel. Quelques informations ici :http://www.archiveseroe.eu/accueil-c18369603
    Quoi qu'il en soit, cet entretien avec Jean Cau n'est disponible que sur ce support et l'on doit s'en contenter.
    En préambule à cet entretien, Jacques Vanden Bemden narre ses rencontres avec cette personnalité atypique à la vie bien remplie.
    Entretiens-souvenirs avec Jean Cau
    J'ai connu Jean Cau par L'Express où il était grand reporter. Comme on vous envoie au front, on l'avait envoyé couvrir la dolce vita à la française. Dans un chapeau ouvrant l'enquête, L'Expressexpliquait qu'on l'avait choisi, lui plutôt qu'un autre, pour affronter les nuits d'alcool et de débauche, en raison de sa grande
    santé morale. Il en fallait certes pour ne pas se perdre dans ce monde à la Fellini. Jean Cau, faut-il le dire, en sortit indemne. Plus tard, L'Express – qu'il avait quitté – ne manqua pas de lui reprocher de n'avoir pas céder au vertige de la décadence. Le magazine, pour sa part, en avait fait ses choux gras.
    Plus tard, je retrouvai Jean Cau au fil du Meurtre d'un enfant [1965]. Tout homme, tôt ou tard, étrangle son enfance et l'enterre dans son jardin secret. Jean Cau aimait à y retourner et, même, à le retourner. En surgissaient les gamins et les fillettes des Culottes courtes[1988] ou, comme dans Le Meurtre…, l'image effrayante, terrible, fascinante, entrevue sur les routes de l'été 1940, de ce tankiste allemand, torse nu, bronzé, appuyé contre sa machine et coupant une miche de pain avec son poignard. Et le petit Français contemplait, stupéfait, le jeune dieu victorieux un instant apaisé. Et l'enfant Cau, à qui l'on avait dit que l'Allemand était le Mal découvrait que le Mal était beau. Fabuleuse révélation !
    Plus tard encore, j'allai écouter Jean Cau aux Grandes conférences catholiques, à Bruxelles, à l'automne 68. On finissait à peine de réparer les rues du Quartier latin et les sociologues s'appliquaient à tirer des leçons de ce qu'on nommait pompeusement les "événements de mai". En attendant le conférencier, les abonnés parlaient à mi-voix de révolution sexuelle et se demandaient si, au fond, les jeunes n'avaient pas raison de vouloir faire l'amour et non la guerre. Ils faillirent tomber de leurs chaises quand Jean Cau mit en pièces ce qu'il appela ce "slogan judéo-chrétien". "Non ! s’exclamait-il. Faites la guerre ! Faites la guerre à vos lâchetés, à votre paresse, à votre inculture, à votre prétention, à votre malheur ! Faites d'abord la guerre et l'amour vous sera donné de surcroît".

    Lire la suite