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entretiens et videos - Page 924

  • Grèce – Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : “Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans” (1/2)

    Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…

    Bonjour Dimitrios, pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de Novopress ?

    Eh bien, comme disent les Chinois, « je vous maudis à vivre en des temps intéressants ». Être un journaliste à une époque intéressante, je pense que c’est une double malédiction. Car la Grèce traverse des temps “intéressants” en effet. J’ai 32 ans, je travaille dans deux journaux grecs, je suis l’éditeur de Patria Magazine et également, de temps à autre, producteur d’émissions radios. J’ai été engagé dans des mouvements patriotes depuis mes 15 ans et j’ai passé 6 mois, 2 jours et deux heures en prison après avoir été la cible d’un groupe de gauchistes. Mon projet principal est Patria Magazine, qui est bimensuel. J’écris aussi de temps en temps en anglais pour www.alternativeright.com.

    D’après vous, quels sont les principaux responsables de la crise grecque ?

    Cela dépend de jusqu’où vous souhaitez remonter dans l’histoire de la Grèce. Si vous allez suffisamment loin, vous pouvez blâmer l’occupation turque. La Grèce n’a pas connu de révolution industrielle et c’est une société largement agricole jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Ensuite, nous avons subi une longue guerre civile qui détruisit la plupart des infrastructures existantes. Puis est venue la “libération démocratique” qui a mené à la corruption et au triomphe idéologique de la gauche. Si vous ne voulez pas remonter aussi loin dans le passé, les années après la junte militaire était un désastre économique total. Népotisme, corruption et bien sûr l’immigration constituent ce que Guillaume Faye appelle la “convergence des catastrophes”. La crise mondiale actuelle a amené la situation à un point de non-retour et notre économie s’est effondrée. Nous verrons si cela est bon ou mauvais, car la crise économique a réussi à saper le bipolarisme politique en Grèce. Les gauchistes comme les nationalistes sont en pleine croissance, nous verrons qui sera le plus fort, et si le système y survivra.

    Que pensez-vous de la jeunesse grecque

    La jeunesse grecque est à l’image de la jeunesse européenne. Le chômage et l’apathie sont la normale. Bien que de récentes formations politiques radicales aient de plus en plus de supporters. Personnellement, je pense que c’est un phénomène éphémère. Si vous prenez dix jeunes à Berlin, Rome, Paris ou ailleurs, vous trouverez la même personnalité qu’à Athènes. Bien sûr, la jeunesse est notre seul espoir. Mais si nous parlons des jeunes qui ne sont pas engagés dans un mouvement ethnique ou nationaliste, je dois dire que la jeunesse grecque est perdue entre un nationalisme d’avant-guerre et la réalité en cours. Malheureusement, en Grèce, ces cercles n’ont pas une “tradition” ou une école de pensée comme la France en a. Pour beaucoup, le “nationalisme” se réduit au combat contre les Turcs et les Albanais. Bien sûr, c’est mieux que d’être communiste… Mais cela demeure problématique.

    Comment définiriez-vous l’identité grecque ? Est-elle menacée ? Si oui, pourquoi ?

    Un poète grec prix Nobel a dit un jour que si vous « démontiez » le pays, vous vous retrouveriez avec un olivier, un vignoble et un bateau. Mais cela décrit à peu près chacun des pays méditerranéens et je pense que cela pourrait s’adapter à la France bien entendu. Pour moi, l’identité grecque a quelque chose à voir avec une “mentalité de frontière”. Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans. Notre identité est cette Frontière. Les Français peuvent comprendre cela au travers de leur histoire. Notre déclin fut celui de l’Europe. Nos heures de gloire furent celles de l’Europe. Dans ces conditions, et après avoir survécu en tant que peuple depuis si longtemps, notre identité est un mélange de “survivances” pendant les heures sombres. Aujourd’hui, l’identité grecque est très touchée par toutes ces saloperies américanisées que vous observez également dans votre pays. Mais nos racines sont toujours là. Vous pouvez les voir dans les traditions que notre peuple continue de suivre, vous les voyez dans les petites choses.

    Avez-vous de l’espoir pour le futur ? Pourquoi ?

    Bien sûr que j’en ai. Le futur a toujours été du domaine de “l’imprévu”. Quand j’étais ado, les “nationalistes” n’étaient qu’une fraction des marginaux. Les temps durs, comme ceux que nous vivons en ce moment, produisent des gens plus durs. Dans ce sens-là, la crise économique peut être une bonne chose. Les Grecs commencent à comprendre qu’ils doivent bâtir leur futur à nouveau. Et ils le feront certainement de la bonne manière.

    Que pensez-vous du mouvement identitaire français ?

    La France a toujours été à l’avant-garde du combat politique ethnique. J’ai été très impressionné quand j’ai découvert les actions telles que celles de Génération Identitaire, mais aussi le travail accompli lors de vos camps d’été. Je suis très impressionné par votre esthétique, domaine que je considère très important. Je suis avec beaucoup d’intérêt ce que vous faites et je suis heureux de voir que vous avez réussi à répondre très rapidement aux nécessités d’un environnement politique qui change rapidement.

    Vous dites qu’il n’y a pas eu de véritable révolution industrielle en Grèce au XIXème siècle, à l’inverse des autres nations européennes. J’ai lu dans la presse française que beaucoup de Grecs ont encore de la famille à la campagne et peuvent y retourner en cas de pénurie énergétique et de graves tensions sociales. N’est-ce pas une certaine force que d’avoir cette possibilité de maintenir le contact avec sa terre à notre époque ?

    En effet. C’est toujours bon d’avoir la possibilité de revenir en arrière. La semaine dernière, j’ai eu la chance de manger les légumes que mon père et ma mère ont fait pousser dans leur jardin. C’est une force mais ça a surtout à voir avec la survie. L’industrie, de nos jours, ne tourne pas autour du textile. Être capable de relocaliser la production de nourriture est important. Mais je souhaite que la Grèce ait une industrie informatique, un programme spatial, etc. Survivre dans des conditions extrêmes est importants. Mais nous avons aussi besoin de garder un œil sur l’avenir que nous voulons bâtir.

    Un dernier mot pour nos lecteurs français ?

    Les Français, les Grecs, les Italiens ont les mêmes problèmes. Je suis autant Européen que je suis Grec, et Athénien. Pour moi, chacune identitaire est le même que chaque activiste grec. Votre combat est le mien.

    http://fr.novopress.info/157895/dimitrios-papageorgiou-patria-magazine-avons-ete-frontiere-leurope-mille-ans/

  • Crime organisé et religion : d’étroites liaisons dangereuses…

    Entretien avec Xavier Raufer

    Le pape François s’en prend ouvertement à la ‘Ndrangheta, la puissante mafia calabraise. Quelles sont ses chances de réussite ?

    D’abord, un mot sur cette « puissante » mafia calabraise. Est-elle « puissante » ou pas ? Nul ne sait – surtout pas ceux qui répandent ces bobards. Comment, en effet, mesurer la « puissance » d’une mafia ? Lors d’un concours de boules ? Non : des journalistes (italiens) disent « puissante »… ou « la plus forte des trois mafias du sud de l’Italie » (Cosa Nostra, Camorra, ‘Ndrangheta), car la police le leur affirme. Mais quelle est l’objectivité de l’anti-mafia quand elle « informe » ainsi des journalistes ? Nulle : la police n’est pas une agence de presse, mais une instance répressive dont les chefs font carrière et doivent donc satisfaire leur ministre de tutelle.

    Le cynique stratagème est le suivant : on choisit une mafia, une « famille » mafieuse ou un chef mafieux, sur lesquels on est bien informé, qu’on est sûr de « dégringoler » dans l’avenir.

    Lire la suite

  • Le concept de Français est-il devenu une fiction ?

    "Le concept de Français est devenu une fiction qui n’est plus tenable" déclare Renaud Camus sur Boulevard Voltaire

    Selon une enquête “Génération quoi ?”, initiée par France Télévisions, 46 % des 18-34 ans ne font plus confiance aux politiques (qu’ils trouvent corrompus et pour qui gauche et droite se valent). C’est inquiétant ?

    Renaud Camus - Non, c’est assez rassurant sur le bon sens des sondés. La caste politique est un des groupes les plus déculturés, décivilisés, désélitisés de la société française. Elle est noyée dans la société du spectacle ou plus exactement du show-business et se confond avec elle, à un rang inférieur à celui des “artistes”. Rien n’est plus instructif à cet égard que de voir qui épouse qui, qui prend où ses maîtresses et ses amants, qui passe avec qui les fêtes de fin d’année. Après la présidence Jean Clavier, voici la présidence Gérard Jugnot. Pendant ce temps-là ces gens s’occupent (mal) de petites misères tandis que survient dans un silence imposé la plus formidable commotion de toute notre histoire, le Grand Remplacement.

    Un tiers des 210.000 répondants envisagent que des emplois puissent être réservés aux Français. Cela vous étonne ? [..]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-concept-de-Francais-est-il

  • Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “L’anthropologie montre que l’homme est un animal social” (2/2)

    Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience. Nous l’avons rencontré.

    Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


    Venons-en maintenant à la préparation concrète. J’ai pris conscience de la gravité de la situation actuelle, de la fragilité du système auquel je suis relié et je souhaite me préparer, retrouver une certaine autonomie, par où commencer ?

    La prise de conscience est déjà une grande étape. Après, pas besoin de voir grand, de planifier des stratégies très complexes. L’important est de démarrer, quitte à ce que ce soit à petits pas. J’explique dans mes livres qu’une bonne approche est celle qui est équilibrée entre les sept grands points que sont l’autonomie et la préparation pour l’eau, la nourriture, l’hygiène et la santé, l’énergie, la connaissance, la défense et le lien social. Beaucoup de choses peuvent se préparer chez-soi, par soi-même, en lisant, en prenant connaissance de techniques et d’outils et en faisant l’acquisition d’un peu de matériel et de réserves. Dans « Rues Barbares » nous donnons la marche à suivre sur comment démarrer en 30 jours, et à petit budget !

    Il n’y a cependant pas de préparation efficace sans changement des modes de vie, vouloir retrouver son autonomie passe donc inévitablement par diminuer ses besoins et revoir son rapport au monde ?

    C’est la démarche idéale oui. Une réelle prise de conscience nécessite des changements. Toutefois, ces changements peuvent ne pas être radicaux. Pas besoin de vivre avec des chèvres dans le Larzac, pas besoin de se faire construire un abri antiatomique.

    L’équilibre est essentiel. Equilibre dans son travail, entre ses besoins de revenus et ses aspirations personnelles, entre désir d’indépendance et le confort qu’offrent les systèmes d’infrastructure de la civilisation, entre désir de vie saine et d’harmonie avec la nature et l’environnement et nos désirs de consommateurs. Tout cela peut se faire progressivement, petit à petit, sans frénésie et sans panique. Le résultat est au final des besoins plus modestes et plus de bonheur, comme en témoignent de nombreuses personnes et comme c’est le cas pour moi.

    Vous insistez dans Rues barbares sur le fait que l’environnement urbain est particulièrement inadapté aux situations de crise et à la recherche d’autonomie. Dès que cela est possible, il faut donc s’installer en campagne ?

    Certainement ! Les Romains avaient déjà théorisé qu’une ville de plus de 30 000 habitants n’était plus viable. La campagne comporte beaucoup d’avantages – eau, nourriture, lien social, défense – mais aussi des inconvénients – moins de métiers possibles, moins de soins médicaux, un certain isolement social. Mais on voit que pendant les grandes crises, comme pendant l’Occupation en France, ce sont les habitants de campagnes qui s’en sortent le mieux. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’en sortir en ville, simplement cela est plus difficile et demande une préparation un peu différente. L’étude de crises urbaines, comme l’accident chimique de Bhopal, l’ouragan Katrina ou Sandy, les sièges de Leningrad, Stalingrad, Berlin ou Sarajevo nous donnent de bons indices sur ce qui est le plus important à faire.

    Lorsque l’on découvre le prepping, une tentation peut être de travailler en tous sens et de déséquilibrer notre préparation, ce qui est un réel danger. Que conseillez-vous pour y remédier ?

    C’est là, modestement, la grande valeur de ces livres : structurer la démarche dans quelque chose de cohérent et d’équilibré. Parfois des gens s’arment jusqu’aux dents mais n’ont pas une bouteille d’eau chez eux. D’autres se dévouent corps et âme à leur potager ou à tisser des liens sociaux et altruistes très forts, mais ne savent pas ou ne veulent pas se défendre. Il faut de la réflexion, de la méthode, de l’équilibre et faire toute chose avec calme. Il faut également, ce qui peut paraître paradoxal dans ces cas de figure un peu anxiogènes, de la sérénité.

    L’auto-suffisance semble être une utopie, elle pourrait également faire croire que l’on peut vivre sans l’aide de la communauté, qu’en est-il réellement ?

    L’anthropologie montre que l’homme est un animal social et ce, depuis des millions d’années. Nous n’existons pas naturellement en tant qu’individus. Nous n’existons qu’en groupe, en clan, en tribu, en ethnie. On peut le regretter, mais c’est comme ça. C’est bien pour cela que, à long terme, toute tentative d’autosuffisance doit s’inscrire, dans un cadre d’une communauté – la famille, le village, le quartier, le clan, la nation. Etant citoyen suisse, j’espère que mon pays, pourra mettre en place les mesures nécessaires pour devenir ce que j’appelle une Base autonome durable dans son entièreté. Ce concept, qui est valable pour un individu, pour une famille, pour un groupe, peut l’être pour une ntion.

    Comment faire participer toute la famille (conjoint et enfants) à la recherche d’autonomie, sans faire peser un climat anxiogène ?

    Comme pour tout ce qui est anxiogène dans la vie (départs en vacances, courses du samedi, perte d’un emploi, décès d’un proche) : avec pédagogie, tact, humour, et même de manière ludique. Encore une fois, le maître-mot est équilibre.

    Pour conclure, quel message souhaitez-vous transmettre à ceux qui seraient découragés par l’ampleur de la tâche ?
    La tâche peut sembler ardue et vaste, mais ce qui compte c’est de s’y mettre, petit-à-petit. Etre prêt à 1% est déjà infiniment mieux que ne pas être prêt du tout. En réalité, avec un petit budget et un petit effort on peut déjà faire énormément pour prévenir les effets de la plupart des crises.

    Au-delà de mes livres, de nombreux Etats ont d’ailleurs des sites d’information où ils indiquent ce que les citoyens peuvent faire pour se préparer. Même nos gouvernements sont survivalistes !

    Piero San Giorgio, merci !

    http://fr.novopress.info/158067/piero-san-giorgio-lanthropologie-montre-lhomme-animal-social/

  • Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “Aider le maximum de gens à prendre conscience” (1/2)

    Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio (photo) a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience.

    Propos recueillis par Pierre Saint-Servan

    Comment un cadre dirigeant parfaitement intégré professionnellement à la superclasse mondialisée se retrouve un jour frappé par “le monde tel qu’il ne va pas” et s’interroge sur “l’effondrement qui vient” ?

    C’est le cumul d’expériences et de ressentis personnels. D’une part j’ai eu la chance de beaucoup voyager, notamment en Afrique, et de voir la réalité de notre monde : la surpopulation, les vagues migratoires, l’urbanisme dément, la consommation énergétique… Et d’autre part, je suis féru d’histoire et les effondrements économiques, civilisationnels, etc… sont relativement fréquents et sont passionnants, même si tragiques. Enfin, ma curiosité à essayer de comprendre le « comment ça marche » de notre monde moderne m’a fait prendre conscience que nous sommes au cœur d’une convergence de tendances lourdes aux conséquences catastrophiques : surpopulation, tarissement des ressources naturelles notamment pétrole et minerai, surexploitation et pollution de nos écosystèmes notamment pénuries des sols fertiles et de l’eau potable, économies globalisées et financiarisées, crise structurelle du chômage avec perte de valeurs morales en Occident … La liste est longue et tout nous amène à rendre très fragile et imprévisible un système économique déjà trop complexe et en perte de contrôle.

    Bien que cadre supérieur, je n’étais qu’un tout petit rouage dans la machine. Malgré un bon salaire – qui parfois me manque, je l’avoue – je n’avais rien pour m’en sortir réellement, si l’effondrement de notre système arrivait, comme je pense qu’il arrive dans la décennie.

    Depuis 2011, ce que vous observez corrobore-t-il vos prévisions ?

    Que la crise, commencée en 2007-2008 persiste et dure, malgré tous les plans de « relance » et les injections de liquidités dans le système financier. L’économie réelle reste stagnante un peu partout dans le monde, à part quelques exceptions comme certains pays d’Europe Orientale, dont la Russie notamment, et d’Asie, dont la Chine, mais dans l’ensemble rien n’est fait pour changer les mouvements de fond. Bien peu de ressources sont investies dans les énergies renouvelables, dans le localisme, dans la lutte contre la natalité galopante des pays les plus pauvres… Les hommes et femmes politiques de l’Occident ne sont préoccupés que par leurs petites affaires et leur réélection, à plaire à leurs « maîtres » qui ne sont pas le peuple, déchu de sa souveraineté théorique, comme le montre le fonctionnement totalitaire de l’Union Européenne ou Etats-Unis. Deux entités qui n’ont plus rien à envier dans le fonctionnement de leurs institutions à l’ex RDA, ou à la Bulgarie communiste, la morale en moins !

    Certains reprochent, peut-être à raison, un discours égoïste et anxiogène chez certains survivalistes. Vol West avec lequel vous avez co-écrit votre deuxième livre, préfère pour cela insister sur les “petites crises” que nous pouvons rencontrer dans notre quotidien et utiliser le terme de “prepper”, qu’en pensez-vous ?

    Sans doute certains comprennent mal le discours ou sont-ils programmés par une sorte d’altruisme malsain de notre monde moderne où il faut croire que c’est le rôle de l’Etat de sauver tout le monde, tout le temps. Les personnes qui, au contraire, pensent qu’être un adulte et un citoyen responsable c’est tendre à l’autonomie et à l’indépendance vis-à-vis des systèmes et des infrastructures de support, pensent qu’il faut d’abord pouvoir compter sur soi-même au lieu de devenir un problème pour la société.

    Ensuite, une personne prête, capable de tenir le coup en cas de crise, peut venir en aide aux démunis. C’est donc tout le contraire d’un égoïsme. Charité bien ordonnée commence par soi-même. C’est vrai que si mon premier livre parle de problèmes macro-économiques et en donne des solutions “stratégiques”, quelqu’un comme Vol West parlent sur son blog (lesurvivaliste.blogspot.ch) de “tactique” et c’est donc tout naturellement que nous avons co-écrit un livre sur la survie dans la ville, environnement bien plus difficile en cas de “rupture” de normalité.

    Vous avez fait le choix de rendre publique votre propre préparation et donc de vous exposer médiatiquement. Dans quel état d’esprit avez-vous fait ce choix ?

    Mon état d’esprit est celui d’aider le maximum de gens à prendre conscience. C’est une démarche qui n’est pas altruiste en réalité : plus les gens se préparent, plus on mitige les effets et les conséquences d’une crise, et donc moins il y aura de chaos à gérer… donc cela est bon pour moi ! Après, c’est certain que lorsque l’on ne crie pas avec les loups que “tout va très bien madame la marquise…” on s’expose aux idéologues, aux médias dominants, au pouvoir en place. C’est tout à fait acceptable pour moi. J’ai la peau dure, notamment grâce à mon métier précédent dans le marketing.
    Votre premier livre a rencontré un succès réel, ce qui est assez rare dans l’édition de ce type d’ouvrages, comment expliquez-vous cette réussite ?
    Probablement que le temps pour ce livre était venu. Les gens croient de moins en moins à ce qu’ils entendent, voient ou lisent dans les grands médias, dont l’audience ne cesse de décroître. Il y a également une vraie défiance vis-à-vis de la classe politique. Les gens sentent dans leur portefeuille et dans leur chair que la crise les affecte eux, en premier, et non les membres de l’hyperclasse. Ils sont pris dans leur quotidien, ils sont tendus, ils ont peur mais n’arrivent pas à comprendre, à synthétiser la cause de tous ces problèmes. Ce livre leur donne cette synthèse, mais aussi et surtout des solutions au niveau individuel, des choses réalisables, pas des « plans sur la comète ». Je crois que le succès de ce livre n’en est qu’à son début, car aucun – AUCUN – grand média n’en a parlé en France. Le livre sort aux Etats-Unis en ce moment et sortira aussi en Italie dans le courant de l’année, et j’espère dans d’autres langues également.

    Dans la suite de “Survivre”, vous avez publié “Rues barbares”. Qu’est ce qui a suscité ce deuxième projet ? Quelle est la spécificité de cet ouvrage ?

    Je souhaitais écrire un livre qui aille plus loin et plus dans le détail quant à l’environnement urbain, où la plupart des gens habitent. Or, j’ai quitté la ville pour m’établir en montagne, et j’ai proposé à Vol West, qui à longtemps vécu à Los Angeles de coécrire ce livre. Ensemble nous avons traité des problématiques spécifiques à la ville en cas de crise – coupures d’eau ou d’électricité, en cas de rupture des chaînes logistiques (les légumes ne poussent pas dans les supermarchés), de criminalité, etc. De plus, nous en avons profité pour étudier dans le détail les outils et démarches que chacun peut faire pour améliorer son autonomie, sa résilience en cas de crise.

    Concentrons-nous quelques instants sur la convergence des crises actuelle, quoi de neuf sur le plan économico-financier ?

    Tout empire. La machine s’affole et l’on sent que nos gouvernants « gagnent du temps » en imprimant de la monnaie fiduciaire et en l’injectant dans le système boursier et financier. Ils espèrent que par miracle – car ce n’est certainement pas par l’austérité que cela arrivera – la croissance revienne. Or, si l’on regarde au-delà des chiffres aussi maquillés qu’une vieille prostituée de 70 ans, il n’y a pas de croissance. Or, sans croissance, tout s’effondre. Mais il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde où les ressources sont, elles, finies, c’est à dire, limitées physiquement.

    On constate également un déclin réel de la puissance américaine, qui ne peut même plus lancer des attaques directes contre des pays du tiers-monde pour le contrôle de ressources stratégiques, mais qui finance, avec son vassal, l’Union Européenne, des déstabilisations meurtrières, en Libye, en Syrie, en Afrique sahélienne, en Ukraine. C’est à la fois irresponsable et très dangereux, car ces crises, ces déstabilisations, peuvent précipiter l’effondrement dont je parle dans mon livre, voire se transformer en guerre.

    Quant à l’insécurité et aux tensions multi-ethniques, la situation ne semble pas s’améliorer…

    En temps “normal”, lorsque tout va bien, les sociétés multiculturelles peuvent exister soit en vivant côte-à-côte, comme c’est le cas dans le modèle anglo-saxon, soit à coup de subventions et de manipulation émotionnelle comme c’est le cas en France. En cas de crise lourde, quand les estomacs sont vides, les sociétés multiculturelles et multi-ethniques rentrent rapidement dans un scenario “à la rwandaise”. Ce n’est pas ce que je souhaite, mais c’est ce que l’histoire nous montre. L’insécurité et la criminalité que nous constatons ces dernières années n’en sont que le prémices.

    Il y a une “coagulation” intéressante en cours de formation : celle d’un regain populiste qui manifeste une volonté de reprendre “son destin en main” et l’engouement pour la quête d’autonomie, le “prepping”. Le survivalisme semble, en ce sens, dépasser largement sa dimension technique pour s’inscrire dans un vrai courant d’évolution des modes de vie, un virage métapolitique. Confirmez-vous cette analyse ?

    Oui, un changement certain est en cours, surtout si l’on inclut dans cette prise de conscience les médecines alternatives et naturelles, la capacité d’auto-information grâce à internet. Mais restons modestes et réalistes, si chez les jeunes une grande partie a compris qu’il y a pas de solutions à attendre d’un système corrompu et corrupteur, la majorité de la population reste enfermée dans un modèle consumériste, aliénant, abrutissant, déresponsabilisé et décérébrant. L’immense majorité pense que tout ira toujours bien. J’espère qu’ils ont raison, mais l’histoire nous démontre que les crises ne se terminent jamais bien.

    http://fr.novopress.info/157859/piero-san-giorgio-aider-maximum-gens-prendre-conscience/

  • Pierre-Antoine Cousteau : « Fidèle à ses idées, à ses amitiés, à son passé, » (Le Monde)

    « Collaborateur au journal Je suis partout
    en compagnie de Lucien Rebatet et de Robert Brasillach,
    Pierre-Antoine Cousteau (PAC)
    dirigera ce journal jusqu’en 1944.

    C'est un « ultra de la Collaboration ».
    Libéré en 1954, après neuf ans de bagne,il est accueilli à l’hebdomadaire Rivarol.
    Au lendemain de sa mort de (1906-1958),
    le journal Le Monde écrivait :
    « Fidèle à ses idées, à ses amitiés, à son passé,
    il avait conservé tout son talent de polémiste. »

     (propos sélectionnés par Fabrice Dutilleul)

    Comment Pierre-Antoine Cousteau (PAC) a-t-il appris sa condamnation à mort ?

    « Le 23 novembre 1946, un grand monsieur glabre, revêtu d’une ravissante robe rouge agrémentée de lapin blanc m’annonça assez sèchement que j’étais condamné à mort. C’était déplaisant, mais c’était sérieux. Très sérieux. Je ne connais rien de plus sérieux que des canons de fusil convenablement orientés.

    Cinq mois plus tard, un petit monsieur glabre – mais sans robe, celui-là – vint m’informer dans ma cellule que, tout bien réfléchi, la République ferait l’économie de ses douze balles et que ma peine était commuée en travaux forcés à perpétuité.

    C’était plaisant. Mais ça n’était pas sérieux. Plus sérieux du tout. Avec cette « grâce », on retombait lourdement dans les fariboles. Le langage de mes tourmenteurs avait cessé d’être plausible. Je pouvais croire à la réalité du peloton d’exécution. Je ne pouvais pas croire à ma « perpétuité » : à moins d’endosser la bure à un âge très avancé, on finit bien par sortir du bagne. »

    PAC a donc été épargné par l’épuration sauvage de 1944-45

    « À la minute même où le petit monsieur m’annonça que j’allais vivre (et finir ma vie au bagne, mais cela c’était tout à fait incroyable), je compris que, dans mon cas du moins, l’épuration était ratée. Dès cette minute, il était clair que, dès ma levée d’écrou, je récidiverais. Non point – je me hâte de le dire – par ressentiment : cette longue détention m’a plutôt flatté qu’aigri. Et point, non plus, dans l’espoir tout à fait utopique de dissiper les ténèbres contemporaines. Simplement parce que je suis ainsi fait qu’à la longue j’en arrive à ne plus pouvoir supporter d’entendre rabâcher que la terre est plate et que j’éprouve l’irrésistible besoin d’affirmer qu’elle est ronde. »

    PAC n’est pas devenu démocrate pour autant…

    « C’est cela, la démocratie : le rabâchaqe tenace d’un copieux assortiment de contre-vérités. C’est de cela que la France s’alimente depuis près de deux siècles. C’est de cela qu’elle a fini par se pénétrer à force d’entendre les pontifes présenter comme des évidences ce que rejetterait le simple bon sens d’un gamin de dix ans ou d’un « bon » sauvage.

    Des contre-vérités de base – celles des immortels principes – découlent au surplus, tout naturellement, d’autres contre-vérités circonstancielles que leur actualité rend encore moins comestibles, mais qu’il faut avaler en vrac avec tout le reste. Car les mythomanes ne font pas le détail. Du même souffle, ils nous assènent que les triangles ont quatre angles, que De Gaulle est intelligent, que les hommes sont naturellement bons, que Paris s’est libéré tout seul, que les Russes protègent la Hongrie, que les Boches ont la tête carrée, qu’un cannibale vaut bien un Breton, que le parlement est une auguste institution, que les Anglais sont nos amis, que la gué-guerre de 39 était indispensable et qu’une majorité d’imbéciles a toujours raison.

    Les éditions Déterna ont réédités les 3 principaux livres de Pierre-Antoine Cousteau dans la collection « En ce temps-là », dirigée par Marc Laudelout.

    En ce temps-là…, 224 pages, 23 euros.

    Publié un an après sa disparition prématurée, contient, outre ses souvenirs de journaliste, son journal de condamné à mort. Un document rare, réédité pour la première fois avec, en guise de préface, ce poignant « Testament et tombeau de Pierre-Antoine Cousteau » dû à son compagnon d’infortune, Lucien Rebatet.

    Mines de rien, 138 pages, 21 euros.

    Il y a des mystifications qui aboutissent à des apothéoses, dans les hymnes, les drapeaux, les processions, les défilés, les discours, etc. C’est de ces « plaisanteries » que Pierre-Antoine Cousteau, nous entretient ici…

    Après le déluge, 350 pages, 31 euros.

    Libéré en 1954, après neuf ans de bagne, P.-A. Cousteau est accueilli par René Malliavin à Rivarol qu’il a fondé après les Écrits de Paris, en 1950. La prose est plus apaisée, mais, dégagée d’un combat plus immédiat, l’esprit ruisselle, sans la moindre amertume.

    www.francephi.com.

  • Les gauchistes voulaient la plage sous les pavés : ils ont eu Paris Plages !

    Entretien avec Alain de Benoist

    Nouvelle antienne de la droite de la droite, que de dénoncer la gauche de la gauche. Mais aujourd’hui, que représente exactement le « gauchisme » ?

    Pas grand-chose. Ce qu’on appelle de façon sommaire les organisations « gauchistes » (situées à la gauche du PC) ont connu leur heure de gloire à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Dès 1974, les obsèques de Pierre Overney, militant maoïste tué aux portes des usines Renault de Boulogne-Billancourt, avaient marqué la fin d’une époque. Certaines de ces organisations étaient bien structurées, beaucoup s’inscrivaient dans une filiation remontant à l’entre-deux-guerres. Il n’en reste presque plus rien. Le maoïsme a disparu, à la possible exception d’Alain Badiou. Les sectes trotskistes parlent de moins en moins de Trotski, et bien des anarchistes se sont coupés de ce qu’il y avait de meilleur dans la tradition libertaire. En marge de ces marges, il y a aujourd’hui des petits groupes d’« antifas », des jeunes gens qui se trompent d’époque (ils n’ont toujours pas compris que nous sommes sortis des années 30) et qui ont recours à la violence pour dissimuler leur absence d’audience dans l’opinion. Ils se font objectivement les chiens de garde de l’ordre en place, c’est-à-dire du désordre établi, voire la police supplétive du ministère de l’Intérieur. Dimension historique de leurs psychodrames : néant.

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  • Quelle convergence entre Civitas et Farida Belghoul ? Entretien avec Alain Escada

     

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    MPI – Nous voudrions revenir avec vous sur la conférence de presse de mercredi dernier afin d’éclairer nos lecteurs sur le contexte qui a permis que Farida Belghoul et vous soyez à la même table que Christine Boutin, Albert Ali, le Dr Dickès et bien d’autres pour lancer un appel convergent pour l’interdiction de la théorie du genre à l’école. D’abord, expliquez-nous pourquoi cette conférence de presse était réservée aux médias alternatifs.

    Alain Escada – L’idée, excellente, est venue de Farida Belghoul. Puisque les médias du système (journaux, radios, télés) sont tous complices des mensonges d’Etat, tout particulièrement dans ce dossier de théorie du genre, à quoi bon les inviter ? Nos propos seraient immanquablement déformés pour donner de nous une image caricaturale.

    En refusant les médias officiels, nous lancions déjà un premier message d’une grande importance : ne faîtes plus confiance aux médias du système car ils vous mentent, comme les politiciens vous mentent. Il existe des médias alternatifs et courageux (dont Médias-Presse.Info) qui consentent beaucoup d’efforts pour offrir une information libre. Cette conférence de presse a voulu les privilégier et leur assigner une mission : répandez la vérité !

    Que tous ceux qui en ont assez d’être désinformés se tournent vers ces quelques publications écrites et ces sites qui proposent des radios ou des télévisions alternatives. Il existe en réalité une grande diversité de médias alternatifs qui méritent notre considération bien plus que ces journaux qui ont pignon sur rue et dont on sait qu’ils sont de simples pions de la pensée unique.

    D’autre part, la conférence de presse était également accessible à quelques grands médias étrangers dont la voix est discordante par comparaison à l’uniformité des médias français au service du mensonge.

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  • Vladimir Poutine, fou de rage contre Ianoukovitch…

    Entretien avec Pierre-Alexandre Bouclay

    Au vu des événements en Ukraine, Vladimir Poutine va-t-il lâcher Ianoukovitch pour jouer la carte Timochenko ?

    Poutine est un pragmatique, qui souhaite avant tout la stabilité à ses frontières – principalement avec l’Ukraine, pièce centrale de sa géopolitique vers les mers du Sud et l’Europe, notamment pour l’acheminement des hydrocarbures.

    Il est fou de rage contre Ianoukovitch, qui a saboté les Jeux olympiques auxquels il accordait la plus grande importance, en précipitant la révolution par des maladresses en cascades. En faisant tirer sur le peuple, Ianoukovitch a déclenché une crise irréversible. Poutine a refusé de lui accorder une audience la semaine dernière, se contentant de le saluer entre deux tribunes, dans un stade, alors que le président ukrainien avait fait le déplacement à Sotchi. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev l’aurait engueulé, le traitant d’incapable et lui demandant où étaient passés les milliards d’euros versés à l’Ukraine par la Russie. De fait, au lieu d’être employé pour prendre des mesures sociales d’urgence dans ce pays au bord de la faillite, l’argent s’est volatilisé.

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  • Bernard Lugan : Centrafrique: point de situation

    Philippe Meunier, député du Rhône, Secrétaire de la commission Défense rentre d’une mission parlementaire en RCA effectuée le 17 février dernier. L’Afrique Réelle lui a demandé un point de situation au moment où les organisations humanitaires parlent d’une "épuration" des musulmans par les chrétiens.

     

    Quelle est aujourd’hui la situation sécuritaire à Bangui ?

    Philippe Meunier : Une sécurité précaire est revenue à Bangui grâce et uniquement à la présence de nos militaires français, même si certains groupes sous couvert d’anti balakas commettent des délits. La tension reste néanmoins palpable et des incidents peuvent éclater à tout moment.

    A lire les médias, ce sont les chrétiens qui massacrent les musulmans alors que pendant un an, ces derniers les martyrisèrent. Avez-vous pu mesurer le degré de haine entre les communautés ? Pourquoi les chrétiens en veulent-ils à ce point aux musulmans ?

    Philippe Meunier : Les islamistes du Seleka, avec la complicité de leurs collaborateurs, ont procédé à Bangui et dans l’ensemble du pays à des massacres sans nom des mois durant à l’encontre des chrétiens. Conséquence de ces viols et massacres de masse, les chrétiens ne veulent et ne peuvent plus aujourd’hui vivre avec et aux côtés des musulmans. [...]

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