Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe et Union européenne - Page 865

  • Mariage : le peuple slovène s'est exprimée. Que cet épisode inspire la France

    Arnaud Bouthéon, consultant en communication, engagé dans la Manif pour Tous, cofondateur de Sens Commun, revient dans Le Figarovox sur la victoire du non à la dénaturation du mariage en Slovénie :"[...] Les médias occidentaux, toujours «éclairés» n'ont pas manqué de relever l'événement, nous offrant entre les lignes, des raccourcis assez attendus pour décrire un peuple passéiste, tenu par les institutions religieuses rétrogrades, en clair, résolument homophobe. En somme, les Slovènes, comme leurs voisins des Balkans et de la vieille Europe libérée du joug communiste, représenterait un reliquat de peuple certes européen, mais peu évolué, de pauvres indigènes empoussiérés, ennemis de la pensée et de la liberté car rétifs à la prospérité hédoniste.

    Pourtant, la démocratie slovène semble fonctionner, ayant permis l'organisation d'un référendum populaire mobilisant plus de 35% du corps électoral. A l'initiative de l'opération, les opposants au «droit à l'enfant» et donc au mariage homosexuel ont ainsi dépassé le quorum requis et remporté une victoire incontestable, rassemblant plus de 60 % des suffrages exprimés.Contre les gouvernants et les élites, la mobilisation populaire s'est exprimée.

    Surtout, dans un pays ayant déjà reconnu l'union civile, le référendum slovène atteste de façon lumineuse que la revendication du mariage homosexuel est moins une mobilisation en faveur de l'union, déjà acquise, qu'en faveur de la filiation et du droit à l'enfant. La preuve est ainsi faite que la reconnaissance des droits d'union pour les personnes homosexuelles ne satisfait pas les lobbies mobilisés de façon planétaire dans ce combat. C'est le droit à l'enfant qu'ils exigent, à travers le véhicule du mariage pour tous. C'est en effet lui seul qui offre et consacre ce droit permettant l'adoption plénière, et déjà la PMA et la GPA. [...]

    Ce sursaut de démocratie populaire, n'est pas sans rappeler le formidable élan qui avait permis de rassembler au printemps 2013, plus de 700 000 pétitions déposées au Conseil Économique Social et Environnemental. Là aussi, la mobilisation fut inédite et historique, saine interpellation du peuple envers ses élites, en activant les leviers légaux offerts par la démocratie. Malheureusement, en pure perte. Parce que des instructions furent données en haut-lieu aux dirigeants du CESE aux ordres. Il fallait étouffer la voix de la démocratie vivante, l'ignorer, la mépriser afin de mieux poser le piège politique qui depuis, se déploie en plusieurs étapes. [...]

    La loi dite du «mariage pour tous» a été un révélateur de l'état d'angoisse identitaire et d'insécurité culturelle de la société française. N'oublions jamais que plus de 95 % des parlementaires UMP et UDI ont voté contre cette loi. Par opportunisme électoraliste ou par conviction? Sa réforme sera un marqueur pour la reconquête et sa réécriture en profondeur reste attendue toujours par près de deux tiers des électeurs de la droite et du centre.

    Le débat n'est plus là, nous répondent les édiles. Dorénavant le nécessaire front uni contre le terrorisme islamiste doit se prolonger contre la peste frontiste, porteuse de tous les passéismes. Et nous voyons émerger la nouvelle équipe des «castors» de ceux qui font barrage, pour reprendre l'excellente expression de Laurent Bouvet. Rassemblant les forces - plutôt amorties - de la démocratie, les castors unissent à bâbord et à tribord tous les beaux esprits, les plus piteusement élus, qui ont choisi donc, de faire barrage. Contre la barbarie, contre «les heures les plus sombres de notre histoire» en recyclant les vieux totems éculés des années 80, ils font barrage. Pour conserver les avantages acquis, ils font barrage. Pour éviter d'écouter le peuple et la démocratie, ils font barrage. Pour ignorer une jeunesse généreuse et exaspérée, les «castors seniors» font barrage. [...]

    La voix du peuple slovène s'est exprimée. Nous souhaitons que cet épisode inspire la France ; non seulement sur la vitalité de la démocratie à travers le recours au référendum et le respect de son verdict ; mais aussi sur le refus du droit universel à l'enfant. Nous avons été des millions à promettre de ne jamais lâcher nos convictions. Avec lucidité, restons fidèles à cette promesse. Les enjeux démocratiques et anthropologiques s'inviteront dans les débats à venir et seront des marqueurs pour le rebond et la reconquête. Ne les éludons pas."

    Michel Janva

  • Réflexions sur un futur indéterminé… mais peut-être proche

    On peut espérer que les stratèges civiques ont tiré l’unique leçon des « Régionales » récentes… des élections où, à l’exception du particularisme corse, tout s’est joué à Paris, à la direction des partis et des media efficaces (télévision, radio et réseaux du Net), où l’on a reçu des ordres précis de nos véritables maîtres : barrage absolu au mouvement populiste.
    L’on comprend bien la raison de la peur grandissante des empereurs de l’économie. Un peu partout en Europe occidentale, les partis populistes atteignent des scores qui rappellent ceux des années 1920-35. Les raisons de ce succès sont voisines, sinon identiques. Et si nos maîtres étaient autre chose que des virtuoses de la spéculation tous azimuts et du maniement des opinions publiques (ce qui est facile quand on dispose de beaucoup d’argent et de tous les types de media), ils auraient quelques connaissances historiques et sauraient qu’à trop opprimer, pressurer, désespérer le peuple, l’on aboutit constamment à une réaction populiste : on leur conseillerait volontiers de se pencher sur les cas antiques (qui, donc, ne fâchent plus personne ou presque) de Pisistrate, de Denis Ier tyran de Syracuse, voire de ce Néron stupidement sali par d’ineptes pseudo-historiens.
    L’arrogance et le trop plein de richesses des maîtres sont d’autant plus mal supportés que les conditions de survie du bon peuple deviennent mauvaises, non pas seulement dans le présent - le peuple a l’habitude de souffrir et d’encaisser les coups -, mais pour l’avenir. Ne pas offrir une perspective de vie meilleure pour les enfants et petits-enfants, c’est cela qui révolte le bon peuple et le rend mauvais, voire violent.
    Tout le monde le sait : l’Europe, continent civilisateur par excellence, est en voie de désindustrialisation accélérée, de régression inédite en matière d’instruction publique, de ruine culturelle. À ce désastre, se surajoute l’invasion de la partie occidentale du continent par des dizaines de millions d’immigrés, dont beaucoup sont brutaux, avides et conquérants, provenant d’Afrique noire et maghrébine, du Proche et du Moyen Orients (on en dénombrait 55 millions en 2013 ; probablement 60 de nos jours), véhiculant une religion de haine pour l’infidèle, une religion médiévale, n’ayant pas connu de Renaissance… ce qui ramène les Européens un demi-millénaire en arrière et leur promet des guerres de religions en plus de l’inévitable guerre entre autochtones et envahisseurs.
    Grâce à des milliards d’unités de compte habilement dépensés, nos maîtres sont parvenus jusqu’ici à hypnotiser leurs victimes. Depuis les années 1980, ils ont toujours réussi à maîtriser les gouvernements, les faisant agir dans le sens des seuls intérêts des bénéficiaires d’une production économique délocalisée en des zones de faibles exigences salariales et de protection sociale nulle et du brassage des races pour annihiler les velléités de protestations de la majorité des peuples occidentaux… majorité composée de sous-doués, tellement stupides qu’ils ne perçoivent pas jusqu’à présent le double risque de paupérisation et de substitution de populations en Europe.
    Aucune consultation électorale ne pourra changer quoi que ce soit à cet état de fait. La politique est le règne des habiles manœuvrant une majorité de médiocres… sauf à bénéficier d’un chef authentiquement dévoué à la Nation, agissant dans un État doté d’une Constitution où les votes sont soumis au régime de la proportionnelle intégrale. Il ne faut pas rêver : nos bons maîtres l’ont compris depuis fort longtemps et aucun pays n’élit ses représentants de cette façon. Quant aux présidentielles, la propagande des maîtres est tellement approvisionnée en argent que les manipulateurs d’opinions publiques font élire n’importe quelle nullité pourvu qu’elle soit totalement inféodée aux puissances d’argent, par sa faiblesse, sa vénalité ou ses antécédents douteux.
    Un régime favorable au peuple, défendant farouchement ses intérêts culturels autant qu’économiques et spirituels, prônant ses valeurs identitaires et respectant son histoire, ne peut s’instaurer par une consultation électorale en « période molle » - c’est-à-dire lorsque le peuple est massivement composé d’individus veules et amollis : ce que de Gaulle appelait un « peuple de veaux ».
    Le rôle des hommes et des femmes sincèrement et farouchement attachés aux valeurs nationales est de travailler inlassablement l’opinion locale pour qu’une forte minorité agissante soit prête à se lever lorsque le système amoral actuel craquera, sous le poids de la Dette des États et du vide sidéral des caisses sociales, ou par l’effet d’une guerre des races et des religions débutée par nos hôtes, nos immigrés-envahisseurs, faussement rassurés par leur surarmement (via les rois et princes du pétrole et de la drogue) et par la veulerie des gouvernants-collaborateurs.
    C’est agir avec beaucoup d’intelligence que de laisser à son ennemi mortel la responsabilité de tirer le premier coup de fusil ou de canon. En temps de guerre, se trouver en situation d’agressé confère à la fois ardeur et légitimité. Franklin Delano Roosevelt l’avait compris et cela ne lui a pas trop mal réussi.

    Docteur Bernard Plouvier

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuVpyAVEkAxbGflGUz.shtml

  • La presse nationaliste en Grèce – Entretien avec Irène Dimopoulou-Pappa

    Alain Escada interroge Irène Dimopoulou-Pappa, journaliste grecque, proche d’Aube Dorée sur la presse nationaliste en Grèce.

    http://www.medias-presse.info/la-presse-nationaliste-en-grece-entretien-avec/46002

  • Autriche : « Avec l’immigration, le christianisme va disparaître »

    Manfred Haimbuchner, vice-gouverneur de Haute-Autriche, s’élève contre les catholiques dhimmisés qui veulent toujours plus d’immigration… ce qui conduirait à la disparition du catholicisme.

    Manfred Haimbuchner est président du FPÖ (Parti de la liberté) de Haute-Autriche. En septembre dernier, il a conduit son parti à un succès électoral sans précédentaux élections au Parlement du Land : les Freiheitlichen ont doublé leur score pour atteindre 30 % des voix. Grâce à un accord avec les conservateurs – qui, en Autriche, ne pratiquent pas le « cordon sanitaire » –, Manfred Haimbuchner est aujourd’hui, à tout juste 37 ans, vice-gouverneur de Haute-Autriche.

    Le 13 décembre, il a accordé une longue interview au quotidien viennois Der Kurier, qui lui a notamment objecté les propos du nouvel évêque de Linz, la capitale de la Haute-Autriche, Manfred Scheuer : « Il est contre les plafonds de migrants. Il rejette ce que vous demandez ». À peine arrivé dans son diocèse, l’évêque Scheuer avait effectivement tenu une conférence de presse pour dire son opposition catégorique à tout plafonnement de l’immigration : « Je suis de l’avis de la chancelière allemande Angela Merkel. L’asile est un droit de l’homme, on ne peut pas lui mettre de limites ».

    En réponse, Manfred Haimbuchner a développé une opposition fondamentale – et qui ne vaut certes pas que pour l’Autriche – entre deux catholicismes : le catholicisme identitaire des peuples et le catholicisme dhimmisé des princes des prêtres.

    Si nous n’introduisons pas de plafonds de migrants, le christianisme disparaîtra en Autriche. Je ne crois pas que ce soit l’objectif de l’évêque. Si chaque année des centaines de milliers de musulmans arrivent dans le pays, nous autres catholiques disparaîtrons. Je suis bouleversé par ce que dit sur ce point une partie de l’Église catholique. Car il s’agit aussi du fait que nous soutenons le christianisme. J’ai du mal à comprendre que l’on ne reconnaisse pas les proportions de l’immigration. L’Église catholique se croit sauvée en faisant venir dans ce pays le plus possible de gens d’une autre religion, parce qu’elle perd toujours davantage sa crédibilité auprès de la population de souche. C’est très inquiétant. Autrefois, l’Église essayait d’évangéliser les autres. Aujourd’hui une partie de l’Église soutient une politique qui fera de notre propre pays une terre de mission. […] Je suis moi-même catholique, mais un catholique carré. Je ne suis pas un catholique du Secours catholique [Caritas-Katholik], je fais partie des chrétiens qui sont capables de se défendre.
    Qu’est-ce que c’est qu’un catholique du Secours catholique [Caritas-Katholik] ?
    Ce sont ceux qui défendent une politique de l’accueil mal comprise. La paix en Europe n’est pas seulement menacée par les attaques terroristes, mais par les sociétés parallèles. La liberté, la sécurité, la paix ne vont pas de soi. Ce qui va s’imposer de plus en plus au centre de la réalité politique, c’est qu’il faut se battre pour elles.

    http://fr.novopress.info/196420/autriche-limmigration-christianisme-va-disparaitre/

  • Victoire du non à la dénaturation du mariage en Slovénie

    En début d’année 2015, les députés slovènes votaient une loi dénaturant le mariage. Les défenseurs de la famille ont obtenu un référendum pour décider de l’application, ou pas, de la loi. Le scrutin se déroulait ce dimanche. 

    La constitution slovène permet ce genre de consultation, à condition de recueillir 40.000 signatures (pour deux millions d’habitants). Signatures qui ne sont pas jetées à la poubelle... L’opposition de droite et l’Eglise ont apporté leur soutien aux défenseurs de la famille. Le pape François a invité les Slovènes à «soutenir la famille, structure de référence de la vie en société».

    Première conséquence de ce référendum, la loi votée en mars 2015 a été suspendue. Et si le non l’emporte avec un taux de participation d’au moins 20%, la Slovénie abrogera cette loi. Vendredi un dernier sondage donnait le non gagnant à 55%.

    Ce soir, le non l'emporte à plus de 63%.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Garde-frontières européens : le putsch légal de la Commission européenne

    La commission européenne veut mettre en place un corps de garde-frontières pour lutter contre la vague migratoire. Problème : la commission pourra décider sans l’État concerné de faire intervenir ces forces de l’ordre.

    Sous couvert de répondre (enfin !) aux préoccupations soulevées par l’invasion migratoire, la Commission européenne veut dynamiter ce qui reste de souveraineté aux États.
    L’UE veut en effet créer une véritable agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, constituée de milliers de personnels mobilisables rapidement en cas de menace grave à une frontière de l’Union. Ce serait via une refonte de Frontex, l’agence européenne que naîtraient les premières forces de l’ordre de l’Union Européenne. Dotée d’un personnel permanent de 1  000 agents (contre 400 actuellement), et d’un corps de réservistes de 1  500 personnels (composé de garde-côtes et de garde-frontières nationaux), cette force serait mobilisable en deux ou trois jours.
    Comment parvenir à de telles performances alors qu’actuellement il faut plusieurs semaines pour rassembler les renforts dépêchés par les États en cas de crise ? Simple : en passant par dessus leur tête.

    En cas de crise, la Commission pourrait demander à un comité d’experts de valider en urgence une intervention du corps de garde-frontières. La procédure, rapide, mais opaque, relève de la « comitologie », un mode de décision bruxellois particulièrement décrié, puisqu’il relève du putsch légal à l’encontre des États. Récapitulons :
    1/La commission se saisit d’un dossier, par exemple la trop grande porosité des frontières grecques.
    2/Elle décide d’envoyer les garde-frontières européens. Devant « l’urgence », elle ne demande pas son avis à la Grèce.
    3/Cette décision doit être entérinée par un comité, composé de représentants des États-membres, mais présidé par la Commission (on devin ou va l’allégeance des experts…). La réunion peut être convoquée en urgence et se tenir par téléphone.
    4/Refuser cette proposition relève pour le comité de la gageure, car ils doivent rassembler une «  majorité qualifiée inversée  », d’au moins 73 % des voix contre.
    5/La commission, à la fois organe décisionnaire et partie prenante dans son propre organisme de contrôle, peut ainsi facilement imposer sa volonté, dans le respect des procédures, qui tient lieu à Bruxelles de légalité kafkaïenne.
    Ainsi, selon un diplomate de haut rang,

    Cette proposition de la commission va trop loin notamment la partie sur la cosmétologie. Décider d’une invasion en comitologie ? C’est une plaisanterie.

    Si la France et l’Allemagne sont pour – et pour cause, elles sont à l’origine de l’idée, surtout l’Allemagne, cela fait longtemps que la France n’est plus à l’origine de quoi que ce soit — les petits pays européens freinent des quatre fers. La Pologne et la Hongrie ne veulent pas en entendre parler, les Tchèques et les Slovaques sont très critiques, l’Espagne et Chypre sceptiques.
    Le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, a qualifié l’initiative de « non démocratique. »

    Cela signifie qu’une institution serait créée, qui déciderait de manière arbitraire de son action sans la participation des États-membres

    Belle définition d’un putsch « légal ». Espérons que ces États qui parlent avec la voix de la raison sauront se faire entendre au Conseil européen, qui devra valider ce projet à la majorité qualifiée et que le parlement européen saura se lever contre la dérive autoritaire -pas neuve, hélas- de la Commission.

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/196409/garde-frontieres-europeens-putsch-legal-commission-europeenne/

  • Garde-frontières européens : le putsch légal de la Commission européenne

    La commission européenne veut mettre en place un corps de garde-frontières pour lutter contre la vague migratoire. Problème : la commission pourra décider sans l’État concerné de faire intervenir ces forces de l’ordre.

    Sous couvert de répondre (enfin !) aux préoccupations soulevées par l’invasion migratoire, la Commission européenne veut dynamiter ce qui reste de souveraineté aux États.
    L’UE veut en effet créer une véritable agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, constituée de milliers de personnels mobilisables rapidement en cas de menace grave à une frontière de l’Union. Ce serait via une refonte de Frontex, l’agence européenne que naîtraient les premières forces de l’ordre de l’Union Européenne. Dotée d’un personnel permanent de 1  000 agents (contre 400 actuellement), et d’un corps de réservistes de 1  500 personnels (composé de garde-côtes et de garde-frontières nationaux), cette force serait mobilisable en deux ou trois jours.
    Comment parvenir à de telles performances alors qu’actuellement il faut plusieurs semaines pour rassembler les renforts dépêchés par les États en cas de crise ? Simple : en passant par dessus leur tête.

    En cas de crise, la Commission pourrait demander à un comité d’experts de valider en urgence une intervention du corps de garde-frontières. La procédure, rapide, mais opaque, relève de la « comitologie », un mode de décision bruxellois particulièrement décrié, puisqu’il relève du putsch légal à l’encontre des États. Récapitulons :
    1/La commission se saisit d’un dossier, par exemple la trop grande porosité des frontières grecques.
    2/Elle décide d’envoyer les garde-frontières européens. Devant « l’urgence », elle ne demande pas son avis à la Grèce.
    3/Cette décision doit être entérinée par un comité, composé de représentants des États-membres, mais présidé par la Commission (on devin ou va l’allégeance des experts…). La réunion peut être convoquée en urgence et se tenir par téléphone.
    4/Refuser cette proposition relève pour le comité de la gageure, car ils doivent rassembler une «  majorité qualifiée inversée  », d’au moins 73 % des voix contre.
    5/La commission, à la fois organe décisionnaire et partie prenante dans son propre organisme de contrôle, peut ainsi facilement imposer sa volonté, dans le respect des procédures, qui tient lieu à Bruxelles de légalité kafkaïenne.
    Ainsi, selon un diplomate de haut rang,

    Cette proposition de la commission va trop loin notamment la partie sur la cosmétologie. Décider d’une invasion en comitologie ? C’est une plaisanterie.

    Si la France et l’Allemagne sont pour – et pour cause, elles sont à l’origine de l’idée, surtout l’Allemagne, cela fait longtemps que la France n’est plus à l’origine de quoi que ce soit — les petits pays européens freinent des quatre fers. La Pologne et la Hongrie ne veulent pas en entendre parler, les Tchèques et les Slovaques sont très critiques, l’Espagne et Chypre sceptiques.
    Le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, a qualifié l’initiative de « non démocratique. »

    Cela signifie qu’une institution serait créée, qui déciderait de manière arbitraire de son action sans la participation des États-membres

    Belle définition d’un putsch « légal ». Espérons que ces États qui parlent avec la voix de la raison sauront se faire entendre au Conseil européen, qui devra valider ce projet à la majorité qualifiée et que le parlement européen saura se lever contre la dérive autoritaire -pas neuve, hélas- de la Commission.

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/196409/garde-frontieres-europeens-putsch-legal-commission-europeenne/

  • Régions et provinces de l’Europe unie de demain par Thomas FERRIER

    J’évoque souvent sur les réseaux sociaux cette Europe unie, l’Europe-Nation à bâtir, en expliquant qu’elle sera fondée sur le principe de la « subsidiarité identitaire » selon une formule classique de partage des tâches, à savoir « à l’Europe la souveraineté, aux régions l’identité ». Cette vision de la « région » et/ou « province » et/ou « nation »,  qui peut correspondre au cadre national classique ou à des subdivisions nouvelles du dit cadre, mérite d’être explicitée. 

    Deux régions aujourd’hui se battent pour leur indépendance par rapport à un cadre étatique traditionnel. Il s’agit de l’Écosse et de la Catalogne. Il convient de souligner que de nombreuses barrières leur sont opposées. À ceux qui affirment que le mondialisme veut le démantèlement des nations par le régionalisme, ces évènements apportent un démenti catégorique. En effet, ni l’ONU ni l’Union européenne n’encouragent leurs revendications, bien au contraire. Et même si ces régionalismes sont de centre-gauche, qu’ils ne remettent malheureusement pas en question le « multiculturalisme » qui est plus mortifère pour eux qu’un cadre national qui n’a jamais eu depuis les années 70 en tout cas comme volonté de briser leurs identités, ils sont combattus. Il suffit de songer à la mise en examen d’Artur Mas ou au refus de tenir compte de l’appel à l’indépendance d’une majorité de parlementaires catalans. Il faut aussi songer aux nombreuses pressions que le Royaume-Uni et l’Union européenne ont fait peser sur les électeurs écossais, l’indépendance étant refusée par une majorité légère, appuyée par le vote des électeurs issus des minorités d’importation. 

    Pour moi, le cadre politique est moins important que le cadre identitaire, et il est plus important que la Catalogne préserve son identité au sein d’une Espagne unie que par une indépendance théorique. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, peu importe ce cadre, nos identités sont menacées comme jamais elles ne l’ont été. Et une Écosse indépendante ou une Catalogne indépendante demain ne feront pas mieux que le Royaume-Uni et l’Espagne et j’ai peur même qu’elles fassent pire.

    Mais en revanche il existe aussi des aspirations naturelles pour chaque peuple, pour chaque identité d’Europe, d’être respecté. Et si la séparation du cadre national, mais en se maintenant en revanche pleinement dans la construction européenne, peut apaiser les tensions générées par une histoire complexe, alors il faut la faire. Que l’Europe unie demain soit divisée en 46 ou en 150 subdivisions internes n’est en rien problématique s’il y a bien unité et un État européen à la tête du continent, respectueux bien sûr de toutes les identités qui le composent. 

    Dans le cadre de l’Europe de demain à laquelle j’aspire, et qui irait donc des fjords d’Islande aux steppes de Russie, toutes les identités devront être préservées et des pouvoirs spécifiques au niveau le plus près de ces réalités devront exister pour le permettre.

    Voici donc le schéma que je défends concernant les pouvoirs dévolus à chaque niveau administratif et/ou identitaire. 

    Le premier cadre est la cité. Il faut revoir complètement son fonctionnement afin que les citoyens soient pleinement associés à sa vie et à son évolution. Élire un maire et son conseil municipal pour plusieurs années n’est pas suffisant. Une fois le mandat en poche, l’édile fait ce qu’il veut, et bien souvent l’édile de droite appliquera la politique promue par son adversaire de gauche. Ou il sera enchaîné par des règles juridiques l’empêchant de tenir ses promesses. C’est donc aux citoyens de trancher. Le référendum municipal doit être inscrit dans le droit, chaque cité divisée en quartiers ou dèmes élisant chacun ses représentants et instituant un système de rotation. Pas de maire donc, mais un édile choisi par les comités de quartier et représentant leurs intérêts. Et selon un principe de répartition des pouvoirs, les habitants de la cité, pour peu qu’ils y soient installés un temps suffisamment long à définir, décideront de l’avenir de leur ville. Par exemple, ce ne sera pas au maire, ni au préfet, ni au conseil d’État, et encore moins au gouvernement, de décider si une mosquée, ou n’importe quel autre temple d’ailleurs, doit être construite dans les frontières de la collectivité territoriale. 

    Le second cadre est celui de la région qui peut correspondre aux anciennes nations (région « Portugal » par exemple) ou à un nouveau cadre décidé par les habitants (région « Catalogne »). Dans tous les cas, ce redécoupage éventuel ne sera pas décidé d’en haut pas devra provenir de l’expression libre du peuple. Bretons, Corses… et autres choisiront librement s’ils voudront faire partie d’une « région » France ou être leur propre région. Ces décisions ne remettront en revanche jamais en cause l’appartenance à l’Europe. Il n’y aura jamais « d’article 50 » dans la (vraie) constitution européenne que j’imagine. La région aura des pouvoirs spécifiques, des sénateurs pour la représenter au Sénat européen, une sorte de Bundesrateuropéen, une assemblée régionale dotée de réels pouvoirs, mais toujours par subsidiarité, et notamment celui de protéger la langue de la région (par exemple le breton en Bretagne), de déterminer les règles d’urbanisme pour respecter l’environnement et les traditions locales, et même éventuellement de décider de l’installation d’Européens issus d’autres régions. La région pourra favoriser le localisme économique, privilégier ainsi la ruralité, et aura en charge des missions nombreuses en matière d’écologie. Ce n’est pas à une commission à Bruxelles ou ailleurs de décider de la façon de fabriquer les produits artisanaux. La limite sera la non-utilisation d’OGM et tout ce qui peut avoir un impact sur les autres régions. La défense du terroir au niveau du terroir. 

    Ainsi, certains Européens sont attachés à leurs figures souveraines. Même si je suis personnellement très républicain, je n’ai pas à juger de cet attachement sincère à ces têtes couronnées. Hors de question de les abolir par décision européenne. Ce seront aux gens concernés de maintenir ou pas ce lien s’ils le souhaitent. Il y a là une indéniable démarche identitaire que je ne saurais vouloir balayer d’un revers de main. On peut penser que les Anglais voudront conserver leur lien avec la dynastie des Windsor par exemple et ils doivent pouvoir le faire. On peut imaginer en revanche que les Gallois voudront rompre et ils auront aussi ce droit. Aux régions concernées d’imaginer librement le statut qu’ils leur conféreront.

    La subsidiarité identitaire comme fondement de l’Europe doit être un principe intangible. Nous aurons tous la même nationalité en commun mais pas nécessairement les mêmes attachements charnels. Il est hors de question de vouloir bâtir une Europe jacobine et encore moins de tenir en suspicion les liens historiques profonds de chaque peuple composant ce grand peuple que sont les Européens.

    Un régionaliste sincère et un patriote attaché à sa patrie historique doivent pouvoir exister pleinement dans l’Europe unie, se reconnaître en elle et s’y épanouir. Les identités ne s’opposent pas mais se renforcent. On doit pouvoir se sentir nancéen, lorrain, français et européen dans l’Europe de demain, mais tout autant si on le souhaite ne se sentir qu’« européen » ou « corse et européen » ou « nantais et européen » ou « français et européen ». En revanche on aura à cœur de conserver toutes les strates qui composent notre européanité, et qui fait la véritable richesse de notre continent. 

    En revanche, ce principe exclut le cadre politique « traditionnel », le droit en vigueur dans un pays européen n’étant pas une « tradition identitaire ». Hors de question de considérer un laxisme « local » comme une règle à préserver. Tout ce qui relèvera du souverain au sens fort sera du domaine de l’État européen. 

    Une euro-région pourra décider de créer une police régionale et même une armée régionale citoyenne, mais l’armée européenne, même divisée en légions « linguistiques », dépendra de l’État européen, de même que la diplomatie, la politique de l’énergie, la justice (dans les domaines où la subsidiarité n’aurait pas de sens) et tout ce qui relève des fonctions dévolues à un État. Là sera le vrai partage des tâches.

    Thomas Ferrier

    • D’abord mis en ligne sur le blogue de Thomas Ferrier, le 12 novembre 2015.

    http://www.europemaxima.com/?p=4644

  • David Cameron dynamite l'Union européenne

    Pour ou contre l’Union européenne ? Telle est la question que l’on se pose depuis que, le 10 novembre, le premier ministre britannique David Cameron a, dans un discours, et dans une lettre adressée au président du conseil européen Donald Tusk, présenté sa vision d’une réforme de l’union européenne.

    Les conditions édictées aujourd'hui par David Cameron ne sont pas nouvelles. Bien que plus précises, elles correspondent aux idées déjà développées le mois dernier dans les colonnes du quotidien conservateur The Telegraph, idées par lesquelles le Premier ministre britannique soulignait sa volonté d'obtenir une dispense de la clause du traité de Rome prévoyant une « union toujours plus étroite » des États ayant adhéré à l'Union européenne.

    Cette remise en cause d'un fédéralisme toujours plus prégnant qui correspond bien à l'esprit de Bruxelles appert plus précisément encore dans le récent de discours de David Cameron, et dans la longue missive adressée à Donald Tusk.

    Une brèche très surveillée

    Si le Premier ministre réaffirme de façon habituelle son soutien à la construction européenne, il observe cependant n'avoir « aucun attachement sentimental aux institutions de l'Union européenne ». Sa démarche se veut une défense contre le risque de Brexit, mais pas au prix de l'équilibre du Royaume-Uni - ni même, sans doute, de sa place à la tête du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté...

    L'idée majeure consiste à préserver autant que faire se peut la place et l'influence britanniques. Et David Cameron le dit on ne peut plus clairement : « Reconnaissons que la réponse à tous les problèmes n'est pas toujours plus d'Europe. C'est parfois moins d'Europe. » Ou, reprenant une formule lapidaire empruntée aux Néerlandais : « L'Europe si nécessaire, le national si possible. »

    On ne saurait marquer moins d'enthousiasme... D'autant que son idée majeure consiste à aller, en définitive, à rebours du sens sinon de l'Histoire, mais de Bruxelles, qui est aussi celui affiché par quelques-uns de ses principaux partenaires : Berlin, Paris, etc.

    Certes, David Cameron se pose en réaliste politique. « Nous ne demandons pas un droit de veto pour chaque État-membre, affirme-t-il. Nous reconnaissons que, dans une Europe à 28, ce serait la paralysie. Mais nous voulons un nouvel arrangement dans lequel les parlements nationaux doivent pouvoir se rassembler et rejeter des règles européennes qui ne correspondent pas à leur intérêt. »

    Le Premier ministre est fin politique. Il ne revendique pas cette exception de fédéralisme pour son seul pays - même si c'est la seule qui l'intéresse - mais pour tout le monde. Nul doute que, ce faisant, il réalimente les mouvements de scepticisme européen qui, un peu partout, se sont fait jour, et qui viendront ainsi apporter leur poids psychologique dans la balance. À commencer, sans nul doute par le groupe de Visegrad - Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie - qui manifeste de plus en plus de difficultés et d'impatience face aux directives de Bruxelles.

    En pratique, cette idée de n'être plus contraint à une « union toujours plus étroite » contrevient non seulement à l'esprit bruxellois, mais plus directement encore aux traités européens.

    Si c'est là le point principal de la réflexion de David Cameron, c'est pourtant loin d'être le seul. Le Premier ministre britannique, en exigeant non seulement une révision du contrôle des flux migratoires au sein de l'Union européenne, mais aussi du principe de libre circulation entre les États-membres, remet directement en cause l'espace Schengen, déjà fortement laminé par les décisions prises dans de nombreux pays pour contrer la crise migratoire.

    Adieu l'euro ?

    Notons, pour finir, le point particulier concernant la monnaie unique, point particulièrement important, puisqu'il a été le point de départ réel de l'existence de l'Union européenne. David Cameron entend tout simplement faire admettre que « l'Union européenne a plus d'une monnaie ».

    Là encore, c'est en contradiction directe avec les traités européens, pour lesquels l'Union n'a qu'une monnaie unique : l'euro, à laquelle doivent, au final, se rallier tous les États-membres. Et ce, dès qu'ils en rempliront les critères d'admission, ce qui est déjà un problème les pays l'ayant déjà adoptée...

    Un peu partout, les réactions se sont voulues apaisées. Paris a prétendu qu'il n'y avait pas de « surprise ». Plus réservée, Angela Merkel a cependant déclaré : « Nous coopérerons de façon constructive à la réforme, mais certains succès comme la libre circulation des personnes et la non-discrimination, ne sont pas négociables. »

    Manifestement plus inquiète, la Commission européenne a jugé de façon plus péremptoire que certaines exigences britanniques étaient « hautement problématiques ».

    De fait, en prétendant vouloir éviter un Brexit, David Cameron propose tout simplement de dynamiter les traités européens. Un « Euro-pexit » en quelque sorte !

    Olivier Figueras monde&vie 23 novembre 2015

  • Le mépris à l'encontre des électeurs du Front national est inconcevable en Scandinavie

    Selon un blogueur sur place où l'union des droites contre la gauche est une réalité :

    "[...] Non seulement le vainqueur ne rafle pas toute la mise, mais on s’interdit les ententes de cartel qui feraient que les mal-nés devraient toujours perdre. Avec prudence, bon sens et pragmatisme, on n’y insulte ni son voisin, ni l’avenir. Aussi, à la différence de madame Michu, madame Jørgensen-qui-vote-mal ne trouve pas dressés devant elle, menaçants ou méprisants, la radio de service public, les journaux, la classe politique, les syndicats et le patronat. Il arrive même que les élus de madame Jørgensen puissent participer à la constitution d’une majorité parlementaire, voire à un gouvernement. Et on n’en fait pas tout un drame.

    Ainsi, depuis juin dernier au Danemark, et pour la deuxième fois dans l’histoire du royaume, s’est constituée une majorité de droite, incluant les populistes du Dansk Folkepartiet (DF, équivalent local du FN). Le gouvernement dirigé par les libéraux du Venstre négocie des accords majoritaires pour tous les grands sujets et reçoit le soutien des parlementaires du DF. Cette droite plurielle est combattue par la gauche, mais on n’a jamais vu là-bas des mobilisations générales contre le danger que le DF ferait courir à la démocratie. Le DF est au contraire l’une des expressions de celle-ci – contestable, contestée, mais respectée et partie intégrante de la nation.

    Quant à la Norvège, en dépit du très lourd discrédit que les attentats du 22 juillet 2011 ont porté aux idées d’extrême-droite,le Fremskrittspartiet (parti du Progrès, droite populiste anti-immigration) participe au gouvernement depuis 2013.Ses représentants occupent sept des dix-huit ministères du gouvernement d’Elna Solberg (Droite). Et non des moindres : Siv Jensen est numéro deux du gouvernement et ministre des Finances, Anders Anundsen, ministre de la Justice, Robert Eriksson, ministre du Travail… Là aussi, cette participation des populistes à la direction des affaires publiques n’a occasionné aucun drame collectif.

    D’où vient cette profonde différence dans la manière d’appréhender le phénomène populiste et son intégration au jeu démocratique ?

    D’abord, il faut noter la pratique de la négociation, du compromis et de l’accord qui régit l’ensemble de la vie publique. En Scandinavie, on n’a jamais les pleins pouvoirs, et il est d’autant plus facile d’entamer des discussions avec des concurrents politiques, qu’on ne risque pas de donner à eux seuls les clés de la maison – chacun dispose d’un double, si l’on peut dire. La pratique du scrutin proportionnel encourage évidemment de telles pratiques.

    [...] Une autre différence particulièrement saillante entre la France et la Scandinavie tient à l’obsession française de la seconde guerre mondiale dès qu’il est question du populisme. Il ne viendrait à l’idée de personne, en Norvège comme au Danemark, d’associer le Fremskritt ou le DF « aux heures les plus sombres de leur histoire ». Or, même si la vulgate privilégie la résistance scandinave à la collaboration, nul ne peut nier que ces heures sombres ont aussi existé. Ainsi, dans le numéro 1 de l’Esprit de Narvik, nous évoquions, avec Monique Zerbib, la rafle de l’automne 42 à Oslo où Ruth Meier fut arrêtée, puis déportée en Pologne et assassinée à Auschwitz, avec un millier d’autres réfugiés juifs. Alors d’où vient que, dès qu’il est question des droites populistes, les élites françaises brandissent le spectre du nazisme alors que Danois et Norvégiens ne le font presque jamais ? Il sera sans doute difficile de répondre avec certitude à cette question, mais je risquerais ceci : le fantôme historique qui nous poursuit, ce n’est peut-être pas l’occupation qu’on nous répète mais la guerre d’Algérie dont nous ne voulons entendre parler. Un mot pour un autre, comme dans un classique phénomène de déni individuel. Il va de soi, ici, que les Scandinaves n’ont pas notre histoire, et que, tranquillement, ils peuvent envisager de collaborer avec leurs propres partis populistes, quand le nôtre, honni et méprisé, vient raviver, jusqu’à l’hystérie collective, la vraie blessure française : 1962."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html